L’envers du décor
La ville de Rochefort vue du marais (1690-1700)
p. 65-74
Texte intégral
1Comme dans toutes histoires des représentations à l’époque moderne, celles des villes correspondent à des discours et fournissent en conséquence des cartes, plans, élévations, dessins qui répondent au souci de donner à voir un espace bâti dont les particularités symboliques, les beautés architecturales ou les emblèmes des pouvoirs flattent les acteurs de l’urbanisme et du dynamisme local qui les ont commanditées. Le portrait de ville sollicite tous les supports, tous les graphismes et tous les points de vue mettant en valeur l’ensemble ou une partie de ses aménagements symboliques que renforce la présence de personnages évocateurs1. Artiste renommé ou dessinateur anonyme, modeste voyageur ou ingénieur savamment formé, proposent un éventail de figurations où l’exactitude n’est pas forcément le principe majeur. Leur interprétation plus ou moins réaliste de la ville pose le problème de la commande. Qui veut son portrait et pourquoi ? Les villes à fonction politique majeure telles que les capitales sont surreprésentées comme elles sont aujourd’hui les plus photographiées du monde. Mais pour les autres cités, hors des capitales régionales à vocation parlementaire ou négociante, quelles chances ont-elles de se « faire tirer un portrait » dont l’historien pourrait aujourd’hui faire matières à recherches ? Parmi toutes ces villes, certaines ont de la chance. Le pouvoir royal y met la patte sous prétexte militaire, qu’il s’agisse de villes-frontières, de garnisons ou de villes-arsenaux. Stratégiques, elles font les soins de l’État jaloux d’un espace qu’il considère comme sien, au point que tout homme saisi à proximité d’une citadelle ou d’une fortification urbaine en possession de crayons et papiers est immédiatement considéré comme un espion.
2Lors du règne de Louis XIV, la façade océanique alors en plein décollage économique possède une remarquable couverture cartographique, avec levés de côtes et plans de ville, associés ou non à des mémoires descriptifs. Dans cet ensemble, trois groupements urbains se distinguent par la masse des documents iconographiques qui les représentent comme villes où le roi impose la présence de sa flotte de guerre : Dunkerque, Brest, Rochefort2. Cette figuration massive s’explique par le besoin constant d’adaptation de l’outil militaire à ses missions. Qu’il soit hérité ou créé, l’arsenal exige des infrastructures performantes, en permanente mutation, afin de projeter toujours plus de puissance à la face des ennemis. En conséquence, la masse documentaire concerne majoritairement le port et arsenal mais peu la ville elle-même. À quelques belles exceptions près, nombre de cartes et plans opposent le foisonnement informatif de l’espace militaire au vide de l’espace urbain où quelques îlots bâtis peinent à en représenter la structure précise.
3L’arsenal est en effet une ville dans la ville. Aux représentants du roi revient l’espace juridique particulier de l’enceinte militaire ; aux édiles, la gestion de la ville elle-même. La juxtaposition des deux autorités n’allant pas toujours sans heurts. Dans le cas de Rochefort, arsenal expérimental installé à compter de 1666, tout est à faire sur un site marécageux à 25 km de l’embouchure de la Charente. Les projets et réalisations vont bon train et donnent naissance à un dossier iconographique abondant. Plans généraux et particuliers ou élévations d’édifices référencent la croissance rapide du périmètre militaire. Ces documents n’ignorent pas la ville naissante dont le tracé apparaît rapidement avec son plan orthonormé et son parcellaire intra-muros aujourd’hui encore intact. En ce domaine, les plans de 1677 et 1688 peuvent être convoqués pour exemples3. Le premier propose en sa partie inférieure le complément d’une coupe de la ville selon l’axe de sa rue principale. Elle permet de visualiser les façades des premières maisons construites sur cette voie qui mène à l’entrée de l’arsenal. Le second, dont le graphisme élégant et la qualité d’exécution signalent sa destination royale, offre un foisonnement de détails urbains, entre îlots bâtis ou à bâtir, jardins intérieurs, puits, fontaines, places, cimetières des huguenots, butte de tir pour l’épreuve des canons ou encore vestige d’un projet abandonné de chenal creusé à travers les marais environnants.
4De la même époque, un dessin remarquablement précis daté de 1690 et dû à Berquin figure la zone sud du chantier de construction où sont en cours d’achèvement les fameuses quinze galères construites à Rochefort au début de la guerre de la Ligue d’Augsbourg4. L’exploit technique motivant le dessin n’oblitère pas le décor. Tous les bâtiments de l’arsenal s’élèvent en arrière-plan tandis que l’animation en rivière révèle l’intensité fonctionnelle de l’espace militaire. Vingt ans plus tard, une autre élévation légendée prend le relais et fait défiler sous les yeux du spectateur le cordon vital du fleuve longeant l’arsenal où s’active la masse des ouvriers5. De la ville même, ces deux documents ne disent rien, non plus que les autres représentations ultérieures y compris le tableau de Vernet de 1762 ou celui de Garneray du début du xixe siècle, tous deux se concentrant sur le fleuve et l’arsenal au niveau de la corderie. Les plans produits par les services de l’État permettent de suivre cependant l’érection de nouveaux édifices dépendant de la marine, intra et extra-muros, tel que l’hôpital pavillonnaire de Pierre Toufaire établi sur le glacis ouest des anciens remparts. Il faut attendre le plan-relief de Touboulic de 1835 pour voir s’élever le panorama complet de la ville. À une exception près, semble-t-il.
Figure 1. – Rochefort vue du côté de Martrou.

BnF Richelieu, estampes, Va 629 format 6.
5Un étonnant dessin, officiellement anonyme et non daté vient rompre le silence sur la ville d’Ancien Régime6. Référencée comme « vue de Rochefort du côté de Martrou », cette représentation pose de nombreuses questions concernant son auteur, la date de réalisation, l’éventuel commanditaire et surtout la raison qui a poussé au choix de l’angle de vue si étrange et en apparence inintéressant.
6Placé sur la rive droite de la Charente, l’arsenal de Rochefort regarde le fleuve et la plaine marécageuse de Rosne qui lui fait face. Situé en aval du port fluvial de Tonnay-Charente et en amont du franchissement médiéval de Soubise, l’arsenal occupe 2,5 kilomètres de rives boueuses au nord du méandre de Martrou. L’auteur du dessin s’est placé sur la rive gauche de cette vaste boucle pour représenter, au-delà du fleuve et du marais, en arrière-plan lointain, la partie sud de la ville enserrée dans ses remparts. Le premier coup d’œil sur l’œuvre ne détecte pas immédiatement la ville et procure une sensation de vide que le premier plan surmonté d’un vaste ciel vient en partie combler. Le fleuve et les huit embarcations qui y circulent attirent d’abord le regard. Puis, entre le ciel délicatement nuageux et le grand espace presque nu du marais, apparaît au loin le fin cordon de la ville, courant sur toute la longueur du dessin mais n’en occupant que le dixième en hauteur.
7Dans un second temps, l’observation attentive de la vue de Martrou révèle nombre de détails permettant une datation approximative, l’identification de l’auteur, la confirmation de la qualité informative de l’œuvre par confrontation avec d’autres représentations dont le plan de 1688 déjà cité. Les embarcations présentes sur le fleuve à marée haute appartiennent à trois catégories différentes. Il s’agit de trois navires de guerre reconnaissables à leurs batteries de canons ; d’une gabarre et son annexe ; d’un canot vide et de deux autres transportant des passagers. Une particularité du gréement des vaisseaux et de la gabarre fournit un premier élément de datation. Le mâtereau de beaupré, typique du xviie siècle, tend à l’obsolescence dès 1700 et disparaît au cours de la décennie 1710-1720. Sa présence sur des vaisseaux de taille moyenne portant de 42 à 46 canons permet donc de situer l’exécution du dessin au cours des années 1690-1700. Cette datation se trouve confirmée par la représentation, à droite du dessin, d’une partie du magasin général et de l’arrière des magasins particuliers de l’arsenal. Les cours de ces deux imposants édifices apparaissent en partie refermées par des bâtiments annexes attestant l’état d’avancement des travaux d’aménagement de l’arsenal visibles sur le plan de 1688. Par ailleurs, le rempart n’est pas encore achevé dans la partie ceignant le parc de construction, élément supplémentaire qui permet de resserrer la période chronologique d’exécution du dessin aux années 1690-16957. Pour ce qui est de l’auteur, son nom se cache au premier plan dans les cailloux du chemin figurant la rive gauche du méandre de Martrou : Raffin fecit8. À ce jour, il demeure un inconnu dont le nom ne figure pas dans les différentes livraisons du Bénézit9.
8Avant d’aborder ce que la vue montre de la ville, il convient d’évoquer son environnement géographique extra-muros ainsi que la modeste place tenue par l’arsenal, pourtant raison majeure de la naissance de la ville trente ans auparavant. La zone sud du parc de construction est représentée en contre-champ de sa façade prestigieuse sur le fleuve. Raffin montre l’envers des grands magasins servant à serrer les pièces et matériaux de chaque navire. Il ne manque pas d’y figurer les élégantes charpentes à double pente permettant l’utilisation des greniers et soupentes. Bien attestés, ces bâtiments à corps de logis et pavillons apparaissent ici dans leur état d’origine. Au-dessus de leurs toits pointe le gréement de vaisseaux désarmés ou en cours d’armement, que l’on retrouve aussi dans un foisonnement de lignes verticales à l’arrière des deux hangars aux bois. Ces mâtures lointaines permettent aussi de simuler la courbe invisible du fleuve au niveau des chantiers de construction. Quelques autres éléments ponctuent par touches légères ce modeste tableau de l’activité de l’arsenal : un groupe d’ouvriers portant une pièce de bois ; le parc aux ancres ; le bâtiment des forges reconnaissable à ses hautes cheminées. Au-dessus de celles-ci, dans le lointain et couronné des frondaisons du jardin du roi, apparaît le haut de la toiture de la corderie royale, bâtiment emblématique de Rochefort dû à l’architecte Blondel. Ce splendide bâti est ici effacé, caché, négligé voire inexistant, en tout cas invisible.
9En fait, la fonction navale de la ville est symbolisée par les trois vaisseaux de guerre du premier plan. Seul celui de droite, qui entre dans le dessin par sa partie avant, est sous voiles et descend le fleuve plein et calme où aucun courant de jusant n’est visible. Les voiles gonflées par un curieux et rare vent d’est, le vaisseau à deux ponts commence sa descente vers la mer. Les deux autres semblent à l’amarre dans le courant du fleuve, gréements nus et sans équipage à bord. Il en est de même de la gabarre pourtant placée en plein axe de navigation. La finesse du dessin permet de distinguer des détails qui soulignent les qualités d’observation de Raffin. Les navires de guerre portent des sabords à leur batterie basse mais pas à leur seconde. La poupe de celui du milieu est dessiné avec goût, depuis l’unique fanal, le couronnement et les galeries en retour, jusqu’au gouvernail et aux sabords de fuite dont la hauteur sur l’eau suggère que le navire est lège. Quant à eux, les deux canots à passagers remontent le courant à la rame. L’un est visiblement plus modeste que l’autre. Lourdement chargé d’hommes, d’un cheval et d’un mouton, il est manœuvré par quatre rameurs qui le guident vers le port marchand. Plus près de la rive, le second canot est orné d’un grand tissu rouge à son arrière. Il est plus haut sur l’eau et est dirigé par un homme tenant un bâton de commandement. Il transporte des passagers élégants dont une femme. Ces différents voyageurs sur l’eau illustrent le système de navigation local le plus efficace mais aussi différentes catégories de population qui habitent ou fréquentent la ville.
10L’environnement de celle-ci occupe le tiers « vide » du dessin dans lequel apparaissent aussi des personnages, des animaux et quelques bâtis. Sur le plan de 1688, le marais de Martrou est sillonné d’étiers naturels et entretenus qui servent à en évacuer les eaux. Rien de cela n’est visible sur le vaste espace dessiné par Raffin, sauf à considérer que les zones ombrées indiquent la terre « ferme » et les plus claires, les secteurs inondés. Seul un petit pont de bois à droite de la chaussée de Martrou semble signaler une zone humide infranchissable à pied. Cette chaussée mène à la porte du même nom ouverte dans les remparts. À gauche de la chaussée se dressent les bâtiments d’une ferme antérieurs à l’édification de la ville. Cette ferme a son pendant à l’extrême sud du rempart. Ces bâtiments agricoles renvoient, ainsi que la présence de moutons, bœufs, chevaux, accompagnés de leurs bergers, bouviers et chiens, à la richesse locale de l’élevage aux portes même de la ville.
Figure 2. – Détail central de la vue de Martrou, avec la porte, l’enceinte et la ferme hors les murs.

11Sur la vue de Martrou la ville est en arrière-plan, prise entre ses remparts et la canopée de la forêt proche. L’enceinte, dont se moquait fort Vauban en clamant qu’un pet de vache l’écroulerait, semble en effet assez médiocre. Elle est ponctuée de trois échauguettes, de la porte de Martrou et d’un alignement d’arbres bien visibles. Il s’agit d’ormes d’Orléans plantés depuis 1689 dans le but de protéger la ville de l’insalubrité des marais environnants, causes des fièvres locales10.
12Le terrain de la ville naturellement en petite pente orientée vers le sud permet à Raffin de situer les principaux édifices de Rochefort, quitte à en accentuer un peu une toiture ou un clocher. À la jonction entre l’arsenal et la ville, là où le rempart n’est pas encore construit, une petite rue longe de modestes masures construites de plain-pied. Cette rue débouche sur l’arrière du château de Cheusses, ancienne résidence du seigneur local, dont la toiture en ardoises grises se découpe sur les frondaisons. Derrière le début du rempart, la grande poudrière, reconnaissable à ses puissants contreforts, apparaît. Puis, à sa proximité immédiate et à celle de la porte de Martrou est dessiné l’imposant quadrilatère encore inachevé des casernes. On y retrouve les belles et typiques charpentes à double pente des pavillons d’entrée. La rue de Martrou est également visible avec son alternance de maisons basses et à un étage. En glissant le regard vers la gauche du dessin, deux édifices attirent l’attention : l’église des Capucins pointe son clocher vers le ciel à l’arrière d’une belle bâtisse dont le chaînage d’angle en pierre de taille indique la qualité de construction. Cette maison à deux étages et grenier au-dessus témoigne de l’exécution des lettres patentes du 24 octobre 1689 exigeant que les maisons de Rochefort édifiées sur les parcelles d’angle de rues aient cette structure afin que la ville s’assainisse, s’embellisse, efface ses oripeaux de bois et de torchis d’origine pour devenir une ville de pierre digne de son souverain. Cette maison a fait l’objet en 1693 d’un devis avec plan dressé par l’ingénieur Dubuisson qui est aussi l’auteur du plan de 1688. Le service du roi n’est pas incompatible avec les commandes privées et la présence de cette maison renforce la datation du dessin.
13Jusqu’à la partie non bâtie qui occupe le sud-ouest de la ville, l’amas des maisons de hauteurs différentes, dont certaines semblent excessives, contraste par la densité du parcellaire avec l’espace vide le long du rempart. Cette représentation est conforme aux plans d’époque qui montrent un découpage plus serré des îlots à bâtir. Cette partie basse de la ville accueille les populations les plus modestes constituées d’ouvriers, de matelots et de petits artisans urbains.
« La ville de Rochefort était alors toute naissante et son établissement encore brut, pour ainsi dire. Les maisons qui ne commençaient qu’à prendre figure étaient fort basses et peu ouvertes, et ne contenaient qu’un air renfermé et mal sain. Les rues qui n’étaient point pavées et qui étaient remplies d’une boue empoisonnée exhalaient une odeur funeste à la plupart des habitants. Une multitude de gens réfugiés dans cette nouvelle Colonie, flattés par l’espérance de l’impunité ou attirés par le désir de faire fortune, étant mal logés, mal nourris et mal pourvus, s’infectaient réciproquement ; et les soldats des Compagnies franches de la marine, qui logeaient dans la ville, augmentaient l’embarras des maisons et la corruption de l’air qui les remplissait. Tant de mauvais principes réunis rendaient la maladie générale et la mortalité commune11. »
Figure 3. – Détail gauche de la vue de Martrou, avec la zone non construite et la vieille paroisse extra-muros.

14Cette description de la ville en 1688 dresse un sombre tableau que le délicat dessin de Raffin souligne par une discrète allusion aux masures basses, sans cheminée et ayant le marais à leur porte. Au-delà du rempart sud-ouest, enserrant l’espace vierge de construction qui sera progressivement loti à la fin du règne de Louis XIV, est figurée l’ancienne paroisse de Rochefort. Entourée de son village d’origine, sa présence indique combien la ville n’est pas sortie d’une terre vierge de toute occupation humaine. Le premier plan connu de la terre de Rochefort daté de mai 1666 représente d’ailleurs un ensemble de champs, prés, moulins, fermes dispersés aux alentours du château de Cheusses et de l’ancienne motte médiévale. L’église et le village y sont figurés. Ils se retrouvent sur les plans suivants avec l’indication du cimetière d’origine, invisible sur le dessin de Raffin.
⁂
15À l’étonnement du premier coup d’œil succède l’enthousiasme pour une représentation inversée et unique de Rochefort « arsenal modèle de Colbert ». Pour le xviie et le xviiie siècle rien de semblable n’existe dans les dépôts documentaires et musées. À chaque fois que la ville apparaît, elle est placée à l’arrière de l’arsenal ouvert sur le fleuve. L’espace militaire coupe la ville de la Charente et demeure le principal personnage voire l’unique face au groupement urbain. Raffin s’émancipe totalement de cette représentation convenue. Il reste à comprendre pourquoi. Rien n’indique à ce jour ses intentions. Aucune archive ne documente cette œuvre dont l’origine et le parcours restent à découvrir. Pour autant, le vaste panorama, un peu raidi par une animation artificielle de navires, et de groupes humains ou animaliers répartis presque régulièrement dans le paysage, laisse une impression de familiarité. Fleuve, terre, ville, ciel rappellent la composition de certaines œuvres hollandaises du Siècle d’or. Au regard de l’histoire des villes, la vue de Martrou n’est cependant pas qu’un beau et élégant dessin. Elle tire le portrait d’une ville jeune – Sire, votre ville a vingt ans – cernée de son écrin fluvial ; une ville en pleine croissance dont la population passe de 13 000 à 20 000 habitants pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg (1688-1697) ; une ville à la mono-activité attractive dont le gonflement démographique provoque l’expansion urbaine au-delà des remparts sauf du côté marécageux de Martrou, encore aujourd’hui vierge de construction mais qui accueille l’écologique station de lagunage.
Notes de bas de page
1Ainsi en est-il du port de Marseille peint par Joseph Vernet en deux toiles (1753-1754).
2Dévolue à la Compagnie des Indes orientales, Lorient peut être associée à ce groupe.
3SHD Vincennes, fonds Nivard, no 138, plan de 1677, Clément d’Assincourt ; BnF Richelieu, département des estampes, Va 429, format 6, plan de la ville et du port de Rochefort en l’état qu’il était en 1688 (vus de basse mer).
4Burlet René, « Les galères du ponant », in Rochefort et la mer, journée d’histoire et d’archéologie maritime, t. 7, Jonzac, Bordessoules, 1992, p. 9-22.
5Rochefort, musée d’Art et d’Histoire, Vue des chantiers de constructions de Rochefort tant pour les vaisseaux que pour les galères, fait par Berquin, 1690 ; Rochefort, chambre de commerce et d’industrie, Vue panoramique de Rochefort, Edelinck, circa 1718-1720.
6BnF Richelieu, département des estampes, Va 629, format 6.
7Le plan de 1688 représente comme en projet cette portion de rempart. Un plan ultérieur de 1695 l’indique comme étant fait (archives du génie, article 8, section 1, Rochefort, carton 1).
8Il est à droite de la dernière pliure de gauche du dessin.
9Benezit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs et graveurs de tous les temps, Grund, 1999.
10Bloys Théodore de, Histoire de Rochefort contenant l’établissement de cette ville, de son port et arsenal de marine, les antiquités de son château, Blois, Masson, 1735, p. 40.
11Ibid., p. 79.
Auteur
-
Martine Acerra
Université de Nantes.
Martine Acerra est professeure émérite d’histoire moderne, Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA-EA 1163), université de Nantes.
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