Introduction
p. 17-22
Texte intégral
1Dans l’abondante historiographie des villes et de l’Atlantique, le présent ouvrage entend souligner les liens entre la cité, lieu emblématique de pouvoirs, les acteurs qui la dynamisent et l’imprègnent, les traces patrimoniales qui en résultent à l’échelle locale comme intercontinentale.
2Les Horizons atlantiques, titre de cet ouvrage choisi en reflet des travaux de Guy Saupin, rendent aussi hommage à son ancrage ligérien autant qu’à son goût des ailleurs, l’un ne venant pas en contradiction de l’autre, bien au contraire. Né à Oudon en 1947, sur les rives de ce fleuve ample et majestueux qu’il aime tant, Guy Saupin en descend le cours pour étudier à Nantes puis s’installer à La Baule, vivre et travailler dans la lumière d’un espace fluvio-maritime marqué par l’histoire locale autant que par celle des échanges internationaux. Ce parcours de quelques dizaines de kilomètres s’effectue en plusieurs étapes et révèle une fidélité locale constante. Après son cursus en histoire à l’université de Nantes et les concours de l’enseignement obtenus en 1971 et 1972, Guy Saupin entame une carrière de professeur au lycée Grand Air de La Baule, lieu où se déroule aussi la vie de famille. Parallèlement, il prépare, toujours à l’université de Nantes, un doctorat de troisième cycle1 avant de s’inscrire en doctorat d’État à l’université Paris IV et de le soutenir en 1992 sous la direction du professeur Yves Durand2.
3Nommé maître de conférences en histoire moderne dans sa bonne université d’origine en 1989, il y devient professeur en 1996 et y reste fidèlement en poste jusqu’en 2015 où il quitte ses fonctions pour l’éméritat. Choisir de dérouler toute sa carrière dans le même établissement supérieur pourrait paraître le choix de la commodité ou le signe d’absence d’audace, de prise de risque. Il n’en est rien. Et ce serait commettre une grossière erreur que d’interpréter ce choix comme un refus de se confronter à d’autres horizons. En effet, et à y regarder de près dans l’itinéraire de Guy Saupin, des indices laissent au contraire apparaître sa curiosité et son goût pour d’autres lieux, d’autres expériences « hors sol » dès le plus jeune âge. Ainsi, l’agrégation d’histoire obtenue, il choisit d’effectuer son service militaire, alors obligatoire, au titre de la coopération internationale en exerçant pendant deux ans comme professeur à l’université Gazi d’Ankara (1972-1974). Pour la préparation de son doctorat d’État, il opte pour la prestigieuse université Paris-Sorbonne-Paris IV (aujourd’hui constitutive de la COMUE Sorbonne-Université), marquant ainsi un souci d’ouverture aux domaines scientifiques abordés par d’autres équipes de recherche afin d’y façonner ses propres travaux. Ceux-ci, menés dans la thématique de l’histoire sociale du politique à travers l’exemple de la municipalité nantaise, l’ont inévitablement mené aux études comparatives, dans le cadre français, puis européen et enfin atlantique bordant trois continents. Cette ouverture internationale a, en conséquence, nourri les contacts, tissé les liens y compris amicaux, provoqué les invitations à colloque, permis l’enseignement en espagnol dans les masters de plusieurs universités hispaniques (Pays basque, Asturies, Cantabrie, Andalousie) ou encore les cotutelles de thèses (Côte-d’Ivoire) et explique, pour partie, la masse impressionnante de ses publications.
4Outre sa fidélité locale néanmoins ouverte au monde, un trait fort de l’itinéraire professionnel de Guy Saupin réside dans sa disponibilité et son engagement pédagogiques. À ses yeux, le service public consiste à œuvrer au bénéfice des étudiants et de la communauté universitaire. Ayant commencé sa carrière par quinze ans d’enseignement en lycée, Guy Saupin a ensuite assuré dans le cadre universitaire et pendant plus d’un quart de siècle une présence bienveillante et efficace auprès des étudiants, en assurant de nombreux enseignements à tous les niveaux du cursus en histoire. Il n’a jamais hésité à former ces étudiants de première année dont il connaissait si bien l’itinéraire scolaire, les éventuelles lacunes mais aussi les formidables potentiels. Son attention ne s’est jamais démentie non plus auprès de leurs « aînés », jusqu’aux candidats aux concours – il a été membre, de 1999 à 2001, puis vice-président, de 2003 à 2006, du jury du CAPES externe d’histoire-géographie – ou aux doctorants, sans oublier ceux préparant un master.
5Cet investissement se mesure aux 124 maîtrises, DEA puis masters 1 et 2 encadrés entre 1991 et 2017, ainsi que 12 thèses, avec une décennie particulièrement dense entre 1995 et 2005. Par ailleurs, créateur en 2003 et directeur jusqu’à sa retraite d’un master professionnel sur la valorisation du patrimoine économique et culturel (VALPEC), Guy Saupin le conçoit et le développe dans le souci d’offrir des débouchés originaux à des étudiants peu tentés par les carrières de l’enseignement. Ce faisant, il prouve, s’il en était besoin, combien il s’attache et participe à l’augmentation de l’offre des formations universitaires nantaises dans un contexte évolutif où se développent les liens entre université et sphère économique.
6Ces investissements pédagogiques constants se couplent alors avec de lourdes responsabilités administratives que Guy Saupin assume pendant de longues années, dans ce cas-là aussi soucieux de participer au fonctionnement complexe des structures universitaires que d’assurer la meilleure place possible à l’histoire dans les offres de formation de son université. Au sein de l’UFR histoire, histoire de l’art et archéologie, il a été directeur du département d’histoire de 2000 à 2003. Mais il a surtout pris en charge simultanément et pendant une douzaine d’années trois fonctions administratives majeures. Il a cumulé la responsabilité de la formation des moniteurs de l’enseignement supérieur, la direction de l’école doctorale (ED 496) Sociétés, Cultures, Échanges et, enfin, le rôle de membre élu au conseil scientifique de l’université de Nantes. Toutes tâches où son énergie, ses compétences et sa courtoise discrétion l’ont fait apprécier de tous, étudiants, collègues et personnels administratifs. L’expérience ainsi acquise sur le terrain au cours de ces années lui a valu d’être nommé conseiller scientifique histoire et géographie au ministère de l’Enseignement supérieur (2010-2013).
7Ces impressionnants « états de service », qui laissent percevoir des journées bien remplies, ne sont cependant pas complets, car il faut y ajouter l’activité scientifique de Guy Saupin et les voies prises par ses recherches. Celles-ci suivent une intéressante évolution depuis les premiers travaux à l’origine de la thèse soutenue en 1992 et publiée quatre ans plus tard aux Presses universitaires de Rennes dans une collection histoire qui en était alors à ses débuts3. Comme il le reconnaît dans l’introduction de cet ouvrage, « lorsque le projet de recherche a été conçu, l’histoire politique ne jouissait pas d’une excellente image ; à dire vrai, le genre faisait passablement démodé4 ». Guy Saupin a ainsi contribué au renouvellement de l’histoire politique et institutionnelle par le biais de l’histoire sociale. Il s’en est d’ailleurs expliqué dans un autre livre qu’il a dirigé :
« Étudier le politique revient surtout à questionner la nature de l’action des organismes de pouvoir chargés d’organiser la vie quotidienne de populations socialement diversifiées selon des normes se référant à un système de valeurs produit par l’institution afin qu’il soit intériorisé par les individus. […] Jusqu’à la fin des années 1980, l’histoire sociale a principalement été conceptualisée à travers les grilles d’analyse des catégories sociales […]. Cette méthode, qui valorise l’appartenance professionnelle dans la construction des liens sociaux et de l’identité collective, n’est pas sans mérite à condition de ne pas s’enfermer dans une approche du seul métier, pour s’inscrire dans des niveaux plus larges regroupant des activités assurant normalement un certain niveau de revenu et une certaine réputation dans l’échelle commune des états sociaux5. »
8Reconnu comme un des fins spécialistes d’histoire urbaine, il élargit progressivement son propos nantais à l’histoire des villes portuaires atlantiques, en abordant de multiples facettes comme le soulignent ses nombreuses directions et participations à des ouvrages collectifs6.
9Par ses propres travaux, dont il ne faut pas évacuer les publications traitant de la révocation de l’édit de Nantes, par l’organisation de colloques, par les encadrements de masters et de thèses, Guy Saupin a balayé l’histoire des petits ports de l’estuaire ligérien, de leurs élites ou des communautés rurales environnantes, enfin des réseaux de commerce nantais à l’échelle européenne. Ainsi, sans abandonner ses thématiques initiales, Guy Saupin y a agrégé de nouvelles recherches que les travaux de ses étudiants avaient permis d’ébaucher. Dès le début des années 1990, il a en effet encadré des mémoires sur les familles de négociants armateurs nantais, sur les gens de mer, sur les sociétés de Pornic ou Guérande ou encore sur les négociants étrangers présents à Nantes, pour ne citer que ces quelques exemples. La cohérence de l’approche laisse entrevoir le virage pris par Guy Saupin et son intérêt grandissant pour l’histoire du commerce atlantique en général et celle de la traite des Noirs en particulier.
10Les contributions de Guy Saupin à l’histoire de ce commerce atlantique commencent il y a plus de vingt ans avec un article consacré à l’ouverture de la route antillaise à Nantes, peu avant le milieu du xviie siècle7. Elles se poursuivent jusqu’à aujourd’hui avec des articles concernant d’autres secteurs géographiques tels que l’Amérique du Nord ou les Pays-Bas, plaçant souvent Nantes au cœur d’expérimentations de contacts puis d’échanges avec ces territoires. Dans ce foisonnement de publications8 apparaît progressivement l’intérêt pour d’autres thèmes. Si Nantes expérimente et envoie ses marchands, négociants, négriers vers de multiples destinations, la ville accueille, héberge et bénéficie des « colonies » étrangères qui s’y implantent depuis le xvie siècle. Ces étrangers venus d’ailleurs, Portugais, Espagnols, Hollandais, défilent sous la plume de Guy Saupin qui sait aussi quitter l’observatoire privilégié de Nantes pour d’autres ancrages nécessaires à son goût de l’histoire comparative. L’Espagne constitue une de ses escales de prédilection. Il y consacre ainsi de nombreuses publications, synthèses ou manuels qu’il dirige pour répondre aux questions des concours9. Ces dernières années, l’intérêt pour la traite des Noirs et l’Afrique se développe encore, comme le signalent les contributions à colloque à paraître dont celle sur « La traite atlantique et la naissance des villes portuaires en Afrique noire à l’époque moderne » (université de Las Palmas, Gran Canaria, 2017).
11De Nantes à toutes les rives atlantiques, des structures financières des grandes maisons de commerce atlantique nantais à l’activité négrière et son potentiel économique, des réseaux commerciaux à la violence à bord des navires négriers, il est difficile de citer toutes les focales utilisées par Guy Saupin pour décrypter les facettes de cette histoire atlantique dont il s’est emparé avec talent. Par ce concept, il faut entendre « l’étude des systèmes relationnels entre des espaces relevant des trois continents bordant l’océan éponyme, dans une perspective globale intégrant les sociétés, leurs productions matérielles et spirituelles, y compris leurs systèmes politiques, sur l’hypothèse d’un tout structuré par cette relation10 ». Même si le caractère intégré et uniforme de ce monde atlantique est discutable, dans la mesure où des spécificités perdurent en fonction des territoires, cette large approche du point de vue thématique s’attache aux circulations, aux transferts et aux appropriations, principalement aux effets aller-retour. Ces différents travaux lui faisant croiser toutes les formes d’expression des populations de notables, gens de mer, petits peuples ou grands industriels dans leur besoin de reconnaissance et d’identité sociales ont naturellement porté Guy Saupin vers l’étude des notions de patrimoine.
12Dernier volet, à ce jour, de l’évolution de ses recherches, cet intérêt donne naissance à un éventail d’actions et de productions scientifiques. Outre son double rôle de créateur et de directeur du master professionnel VALPEC déjà évoqué, Guy Saupin s’est résolument orienté vers l’étude des nouveaux patrimoines culturels et de leurs usages en termes de reconnaissance identitaire pour les populations concernées participant à leur mise en valeur. Pour approfondir les réflexions sur l’importance de ces patrimoines dans le développement économique des territoires, il a répondu, avec deux collègues des universités du Mans et d’Angers, à un appel d’offres régional. Ainsi est né le programme interdisciplinaire de recherche NEOPAT, financé par la région des Pays-de-la-Loire, qui s’est déroulé pendant trois ans (2011-2014) et a abouti à la publication d’un ouvrage collectif abondamment illustré11. La réflexion ne s’est pas interrompue avec la fin du programme régional puisqu’une autre publication des trois mêmes auteurs est sortie chez le même éditeur deux ans plus tard sur les mutations de la culture patrimoniale. Est-il nécessaire de souligner qu’outre la codirection de ces opérations, Guy Saupin y participe activement en offrant plusieurs contributions à chaque ouvrage, dans lesquels sa connaissance fine du territoire local est mise au service de la communauté scientifique et des publics intéressés. Et sa prospection continue, preuve s’il en était besoin que l’éméritat n’est pas synonyme d’inactivité, avec six articles à paraître, où mémoire et construction identitaire sont habilement convoquées dans plusieurs exemples emblématiques de l’histoire des villes et des territoires. De Gorée « haut lieu africain de la mémoire internationale de la traite atlantique » à la « construction de l’image de Saint-Nazaire » ou encore à l’architecture négociante dans les villes européennes, Guy Saupin mobilise toute la profondeur de ses connaissances des milieux urbains, accumulées depuis le début de ses recherches, pour restituer dans le cadre des préoccupations actuelles de dynamisation des villes toute l’importance de la trace des activités humaines passées.
13Soucieux d’apporter sa contribution dans ce domaine, lesté de tout son bagage d’expériences, il sort aussi de la sphère universitaire et participe aux structures de réflexion locale et nationale en étant membre du conseil scientifique de la DPARC (service du patrimoine et de l’archéologie) de la ville de Nantes et de la commission de révision de son secteur sauvegardé. Par ailleurs membre du GIS histoire et sciences de la mer (anciennement GIS histoire maritime), il s’y active au sein d’un projet de programme INTERREG sur le patrimoine portuaire et l’outil numérique. Dans ce domaine-là aussi, il peut offrir sa compétence en matière d’expérimentations patrimoniales.
14Guy Saupin est donc un savant nourri par ses propres recherches et ses nombreux échanges scientifiques, riche d’un savoir qu’il a mis et met toujours au service des autres. Sa générosité intellectuelle signe son souci constant de transmettre son savoir aux nouvelles générations de chercheurs. Ce relais fortement volontariste est illustré par le nombre déjà signalé de masters et de thèses encadrés, sur les thématiques de sa compétence y compris la plus récemment acquise dans le domaine du patrimoine. Le bel et cohérent itinéraire de Guy Saupin, sa disponibilité et sa courtoisie constantes, sa richesse humaine surtout, expliquent le nombre et l’enthousiasme de ses collègues nantais, français, étrangers, de ses amis, de ses élèves à contribuer à ces Horizons atlantiques, en remerciement et hommage à sa générosité jamais démentie. Le choix des Presses universitaires de Rennes pour publier ce volume n’est évidemment pas anodin puisque Guy Saupin a siégé de 2004 à 2013 au sein du comité éditorial de cette maison d’édition alors dirigée par Pierre Corbel.
15Les 48 textes qui constituent le présent ouvrage se déclinent en cinq thématiques reflétant celles abordées par Guy Saupin : villes, pouvoirs et dominations sociales ; être et faire sociétés atlantiques ; circuler dans le monde atlantique et ses périphéries ; territoires, dynamiques économiques et financières ; figures et discours du patrimoine.
16Dans la première partie, les jeux et représentations du pouvoir sont analysés par les contributeurs dans le cadre urbain, que la ville soit atlantique, méditerranéenne, à proximité ou non du domaine maritime. Le fil conducteur est le rapport que les citadins – simples habitants, bourgeois, édiles – établissent entre eux et avec les horsains, dans des stratégies complexes de dominations. Entre exercices du pouvoir, révoltes, concessions, harmonisations, tous se positionnent dans le périmètre urbain et ses périphéries, en raison d’intérêts spécifiques qui les rassemblent ou les opposent. De l’époque médiévale au siècle des Lumières, les mutations politiques, sociales, économiques et les représentations de la ville offrent un spectacle de coexistences évolutives où chaque groupe joue un rôle, volontairement ou à son corps défendant.
17La deuxième partie regroupe des études d’itinéraires individuels ou collectifs se déroulant sur les rives atlantiques. Chaque cas souligne le lien fort avec cet espace où se croisent les destins professionnels, les engagements politiques, les rivalités et les accommodements économiques. Il y est question de formations et de compétences maritimes ou marchandes, du rôle de chacun dans la chaîne des savoirs, mais aussi de liens, parfois négociés, parfois contraints, dans le cadre de sociétés atlantiques mutantes.
18Le thème des circulations est abordé dans la troisième partie par le biais des pratiques de navigation, en Atlantique et en Méditerranée depuis la fin du Moyen Âge jusqu’à la Révolution française, des rivages d’Aunis au port de Marseille, de Nantes, de Lorient à Cayenne et – pourquoi pas – de Paris au Lot-et-Garonne, tant il est fécond de comparer les motivations, les modalités et les conséquences des déplacements humains, animaliers, matériels ou architecturaux.
19Les affaires, les stratégies commerciales, les bénéfices et le poids de la fiscalité, en résumé le monde du grand négoce transatlantique et des ressources que chacun – y compris l’État – tente d’en tirer, forment la quatrième partie de notre ouvrage collectif. Les études qui le constituent traitent du navire de commerce, véhicule indispensable aux échanges océaniques, et des pratiques d’enrichissement, qu’il s’agisse de la course, de l’armement, de l’interlope, de l’exploitation sucrière ou de l’agriculture côtière. À l’échelle de l’Europe atlantique, les alliances et les opportunités saisies sont aussi visitées au prisme des espoirs que suscite l’économie antillaise.
20Dans la cinquième et dernière partie, le registre de l’histoire atlantique s’ouvre au domaine du patrimoine que la ville de Nantes « ouverte sur le monde et la modernité » a cultivé à sa façon par ses expositions du xixe siècle, ses productions artistiques, l’action de ses négociants. Mais les figures du patrimoine évoquées dans ce chapitre jouent aussi de la comparaison avec l’analyse de cas espagnols où le patrimoine est convoqué comme élément de redynamisation d’espaces économiques ayant perdu leur vocation première. Histoire et patrimoine, autant de traces pour une réflexion sur la transmission des savoirs et la formation des sociétés contemporaines, thématiques chères à Guy Saupin.
Notes de bas de page
1Saupin Guy, La vie municipale à Nantes sous l’Ancien Régime 1565-1789, thèse de troisième cycle en histoire, dactyl., dir. Yves Durand, université de Nantes, 1981, 2 tomes, 436 p.
2Saupin Guy, Nantes au xviie siècle : vie politique et société urbaine 1598-1720, thèse d’État en histoire, dactyl., dir. Yves Durand, université Paris-Sorbonne-Paris IV, 1992, 5 tomes, 1 584 p.
3Saupin Guy, Nantes au xviie siècle. Vie politique et société urbaine, Rennes, PUR, 1996, 523 p.
4Ibid., p. 11.
5Saupin Guy (dir.), Histoire sociale du politique. Les villes de l’Ouest atlantique à l’époque moderne, Rennes, PUR, 2010, introduction, p. 9-10.
6Saupin Guy (dir.), Le pouvoir urbain dans l’Europe atlantique aux Temps modernes, Nantes, Ouest Éditions, 2002 ; Id., Villes atlantiques en Europe occidentale du Moyen Âge au xxe siècle, Rennes, PUR, 2006.
7Saupin Guy, « Les marchands nantais et l’ouverture de la route antillaise (1639-1650) », in Sanchez Jean-Pierre (éd.), Dans le sillage de Colomb : l’Europe du Ponant et la découverte du Nouveau Monde, Rennes, PUR, 1995, p. 173-184.
8Voir la bibliographie de Guy Saupin dans le présent volume.
9Saupin Guy (dir.), La péninsule Ibérique et le monde, 1470-1640, Rennes, PUR, 2013.
10Saupin Guy (dir.), Africains et Européens dans le monde atlantique, xve-xixe siècle, Rennes, PUR, 2014, introduction, p. 7.
11Morice Jean-René, Saupin Guy et Vivier Nadine (dir.), Les nouveaux patrimoines en Pays de Loire, Rennes, PUR, 2013.
Auteurs
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Martine Acerra
Université de Nantes.
Martine Acerra est professeure émérite d’histoire moderne, Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA-EA 1163), université de Nantes.
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Bernard Michon
Université de Nantes.
Bernard Michon est maître de conférences en histoire moderne, Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA-EA 1163), université de Nantes.
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