• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16479 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16479 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires de Rennes
  • ›
  • Histoire
  • ›
  • Les poches de l’Atlantique 1944-1945
  • ›
  • Quatrième partie. Libérations, épuration...
  • ›
  • Les projets de l’armée française dans la...
  • Presses universitaires de Rennes
  • Presses universitaires de Rennes
    Presses universitaires de Rennes
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Une rédaction dans un contexte difficile Les militaires aux commandes : l’état de siège Le rétablissement de l’autorité républicaine La sécurisation des territoires libérés Notes de bas de page Auteur

    Les poches de l’Atlantique 1944-1945

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Les projets de l’armée française dans la perspective de la libération des poches de l’Atlantique

    Michaël Bourlet

    p. 205-214

    Texte intégral Une rédaction dans un contexte difficile Les militaires aux commandes : l’état de siège Le rétablissement de l’autorité républicaine La sécurisation des territoires libérés Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Malgré une difficile retraite derrière la Seine à la fin août 1944, l’armée allemande parvient néanmoins à prolonger la défense de plusieurs poches sur le littoral français et belge. Toutefois, les poches tombent les unes après les autres : Saint-Malo le 17 août 1944, Toulon et Marseille à la fin août 1944, Bordeaux le 28 août 1944, Anvers le 4 septembre 1944, Ostende le 9 septembre 1944 et Brest le 18 septembre 1944. Devant Dunkerque, les Alliés ne laissent que quelques milliers d’hommes face à une garnison nombreuse mais isolée et qui ne capitule que le 9 mai 1945. En revanche, la situation est plus complexe autour des poches qui se sont formées sur le littoral atlantique (Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle, Royan et la pointe de Grave). Le 17 août 1944, les troupes allemandes isolées dans les forteresses (festungen) et les secteurs de défense (verteidigungsbereiche) des côtes ouest et sud de la France reçoivent l’ordre d’Hitler de tenir jusqu’au bout et jusqu’au dernier homme. Les soldats allemands sont nombreux et ils contrôlent encore des positions stratégiques à l’instar des bases sous-marines de Lorient et Saint-Nazaire et de l’estuaire de la Loire. Cependant, le haut commandement allié renonce à attaquer ces positions fortifiées. Pourtant, les Français espèrent prendre rapidement l’initiative militaire sur ce front. En dépit des difficultés, nombreuses, ils se préparent consciencieusement et méticuleusement à se battre et à réoccuper ces zones, voyant dans ce combat un moyen de restaurer la souveraineté française.

    2Dès la fin de l’été 1944 et dans le contexte difficile de la libération de la France, le haut commandement français entame une réflexion visant à planifier un plan de « réoccupation des poches ». Deux options sont envisagées par les militaires : une réoccupation après une libération par la force ou une réoccupation après une reddition des armées allemandes. Pendant plusieurs semaines, des officiers d’état-major travaillent activement à la publication d’un document de synthèse. Le 12 mars 1945, les réflexions aboutissent à la publication d’un mémento par le 3e bureau de l’état-major du détachement d’armée de l’Atlantique1. Ce Mémento des dispositions à prendre au moment de l’occupation des poches de l’Atlantique et des dispositions préparatoires est une sorte de mode d’emploi de la réoccupation. Par définition, un mémento est un aide-mémoire, un résumé, destiné à être appliqué. Prenant en compte la situation de la France au moment de la Libération, ce document a vocation à être appliqué au moment de la prise de contrôle des poches2. D’une part, ce document unique permet de mieux comprendre le travail de planification qu’effectuent les militaires avant une opération. D’autre part, le mémento montre combien les relations entre le pouvoir politique et l’autorité militaire sont intenses en temps de guerre.

    3Ce document est aujourd’hui conservé au Service historique de la Défense dans la série P (Seconde Guerre mondiale), sous-série 10 (archives des unités) sous le numéro 3733. Les archives des Forces françaises de l’Ouest puis du détachement d’armée de l’Atlantique puis du IIIe corps d’armée sont d’une grande variété. Elles sont constituées de journaux des marches et opérations, de courriers, de télégrammes, de bulletins d’information, de communiqués de presse, de notes et de comptes rendus de renseignements, d’ordre de bataille, de tableaux d’effectifs, de rapports divers, d’ordres et comptes rendus d’opérations, de cartes, de croquis, de photographies et d’archives allemandes (documentation sur les forteresses et les défenses des poches, ordres d’opérations)4.

    Une rédaction dans un contexte difficile

    4Les premiers travaux de réflexion en vue de la réoccupation des poches par les Français sont entrepris dès la fin de l’été 1944. Ils se poursuivent jusqu’au début de l’année 1945. La rédaction de ce document s’intègre donc dans un contexte difficile tant au niveau local qu’au plan national.

    5Depuis juin, la France est redevenue un champ de bataille. Les combats, souvent très durs, provoquent des pertes importantes parmi la population civile et engendrent des destructions gigantesques jusqu’au début de l’année 1945. De plus, la libération du territoire national s’accompagne d’une période de chaos5 marquée par l’épuration sauvage, c’est-à-dire extrajudiciaire, et des luttes politiques féroces dont les excès effraient les alliés6.

    6Au plan local et militaire, l’armée française est impatiente d’agir dans les poches de l’Atlantique. Cependant, pour les Américains, elles ne constituent pas une priorité. Les raisons sont d’abord militaires. Les flux logistiques sont organisés principalement à partir du port artificiel d’Arromanches et du port de Cherbourg. De plus, au lendemain de la bataille de Normandie, les Alliés privilégient le dégagement des ports de la mer du Nord dans le but de fondre ensuite sur l’Allemagne nazie afin de terminer la guerre au plus vite7. Néanmoins, des troupes alliées sont envoyées sur le littoral atlantique pour faire face aux troupes allemandes isolées. Le théâtre d’opération au nord de la Loire relève des troupes débarquées en Normandie, celui au sud de la Loire dépend des forces débarquées en Provence, mais l’investissement des poches revient principalement aux Forces françaises de l’intérieur (FFI), mal équipées et mal armées. À l’été 1944, ces troupes n’ont pas les moyens d’agir immédiatement alors que dans le même temps, les troupes allemandes réfugiées autour des bases sous-marines se retranchent derrière les défenses du mur de l’Atlantique et s’activent à consolider leurs positions.

    7L’armée française manque d’hommes, de véhicules, de ravitaillement et d’armement et elle reste tributaire du soutien américain. Toutefois, à partir de l’automne 1944, les Français prennent le temps de s’organiser et de s’installer devant les poches. Le 14 octobre 1944, les Forces françaises de l’Ouest (FFO) sont créées avec des hommes venant principalement des Forces françaises de l’intérieur (FFI) et dont la mission principale est de faire face aux réduits allemands de la côte française de l’Atlantique. En novembre 1944, le général de Gaulle confie le commandement de ces troupes de l’Atlantique au général de Larminat. Ce saint-cyrien combat dans les rangs de la France libre depuis 1940. Rattaché au commandement américain, il relève du ministre de la Guerre français. L’organisation des FFO se poursuit jusqu’en décembre 1944. Larminat dispose de 50 000 hommes, mais le gouvernement français prépare l’endivisionnement de 200 000 hommes supplémentaires issus également des FFI. Il est aussi prévu de mettre quelques unités françaises et alliées à la disposition des FFO. La création des FFO répond à un impératif politico-militaire qui consiste à achever la réorganisation de l’armée française, à combattre l’ennemi, à donner à cette armée la confiance et la cohésion et à imposer la restauration républicaine.

    8Larminat crée cinq secteurs de bataille, répartis en deux zones : d’une part le Morbihan et la Loire-Inférieure, qui dépendent pour les opérations de l’armée américaine et, d’autre part l’Aunis, Royan et la pointe de Grave aux FFI du Sud-Ouest. Ces secteurs sont commandés par des chefs prestigieux appartenant à l’armée active à l’instar du général Henri Borgnis-Desbordes (1895-1982) ou du colonel Henri Adeline (1898-1971). Au début de l’année 1945, les Français planifient de passer à l’offensive contre les poches de La Rochelle, Royan et la pointe de Grave pour le 10 janvier (opération Indépendance). La 1re division française libre (DFL) doit être la cheville ouvrière de cette attaque. Toutefois, suite à la dégradation de la situation de la 1re armée française dans l’est de la France, la 1re DFL est renvoyée en renfort en Alsace et l’opération dans l’ouest est suspendue. Néanmoins, la ville de Royan est rasée après un raid meurtrier de l’US Air Force le 5 janvier 1945 (1 800 civils tués, blessés et disparus).

    9Mûri et rédigé dans un contexte incertain et difficile, le mémento est publié le 12 mars 1945, quelques jours après le changement d’appellation des FFO en Détachement d’armées de l’Atlantique (DAAtl) le 1er mars 19458. Le mémento porte le timbre de cette grande unité. Cette nouvelle organisation intervient alors même que les Américains souhaitent disposer de Bordeaux et que le général de Gaulle entend bien réduire les poches de la Gironde avec des troupes françaises. L’assaut de la poche de Royan a finalement lieu le 14 avril 1945.

    Les militaires aux commandes : l’état de siège

    10Signé par le général de Larminat, commandant le détachement d’armée de l’Atlantique, ce mémento, classé « secret défense », est uniquement destiné aux autorités politiques et aux cadres sur le terrain, chargé de le faire appliquer. Le mémento est aussi un document typique des états-majors. Structuré, hiérarchisé et détaillé, le mémento se caractérise aussi par sa clarté. Il doit être simple à comprendre et permettre d’aider, sans ambiguïté, les officiers, chargés de commander les opérations militaires puis d’assurer la réoccupation de ces zones.

    11Il se décompose en douze sections :

    • section I : capture, désarmement et internement des ressortissants ennemis ;

    • section II : déminage ;

    • section III : Transmissions ;

    • section IV : organisation de résistance ;

    • section V : récupération et sauvegarde des matériels et approvisionnements (dispositions générales, matériel du génie, matériel transmissions, matériel et approvisionnements de l’intendance, matériel et approvisionnements de la santé et stocks et dépôts d’essence) ;

    • section VI : mesures de sécurité ;

    • section VII : recherche des renseignements ;

    • section VIII : rétablissement des communications ;

    • section IX : ravitaillement ;

    • section X : service de santé ;

    • section XI : mesures administratives ;

    • section XII : marine.

    12La légitimité de l’action des militaires repose sur la déclaration de l’état de siège, prévue dans le mémento, immédiatement après la libération des poches. Ce dispositif particulier donne aux militaires les moyens d’assurer la transition entre l’instabilité liée à la guerre et le rétablissement de l’autorité républicaine. L’état de siège signifie que tous les pouvoirs doivent être confiés à l’autorité militaire. L’armée a donc pour objectif de fractionner le territoire en sous-secteurs commandés par un officier, qui doit mettre en œuvre et respecter l’ensemble des mesures du mémento. La mission de ce dernier est de prendre officiellement possession du territoire, de capturer et désarmer les soldats allemands, de faire garder les armes et le matériel, d’assurer le maintien de l’ordre et de garantir l’installation rapide et régulière des autorités administratives et judiciaires du Gouvernement provisoire de la République française.

    Le rétablissement de l’autorité républicaine

    13Le rétablissement de l’autorité républicaine demeure la principale préoccupation. L’état-major juge que trois étapes préalables sont nécessaires : occuper les lieux, prendre langue avec l’armée allemande et la Résistance et assurer le maintien de l’ordre.

    14L’occupation des lieux consiste à investir les nombreuses installations militaires allemandes. Les bases navales, les aérodromes, les casernes et les centres de transmission sont visés en priorité. Toutefois, les fortifications, les postes de commandement, les observatoires, les positions de DCA ne sont pas négligés. Les unités françaises de l’armée de terre, de la Marine et de l’aviation sont chargées des zones qui correspondent à leur spécialité. En outre, les centres de pouvoirs civils et certains lieux sensibles (caisses publiques, banques, consulats, stocks de ravitaillement, centrales électriques, usines, gares, installations portuaires) sont également sur la liste des sites à occuper dès le début de la reconquête9.

    15Une fois les lieux tenus et sécurisés, le haut commandement français souhaite discuter avec les « autorités militaires allemandes ». Ces contacts ne sont pas nouveaux puisque quelques accords locaux, comme à Saint-Nazaire en septembre 1944, ont permis l’évacuation de civils français10. De plus, dans certains secteurs, des conventions signées entre les Alliés et les Allemands depuis plusieurs mois garantissent diverses installations et infrastructures de la destruction, à condition que les Alliés n’attaquent pas. Pour l’état-major français, cette phase d’échange est capitale pour la stabilisation de la situation, la protection des infrastructures, la sécurité des populations et la protection des prisonniers de guerre.

    16En revanche, avec les autorités civiles, la situation est de nature différente. L’administration qui subsiste dans les poches et les lois qui s’appliquent sont héritées de Vichy. L’état-major du détachement des armées de l’Atlantique possède une bonne connaissance des autorités civiles françaises dans les poches, notamment grâce aux renseignements fournis par la Résistance et à laquelle certains fonctionnaires appartiennent. Mais le 2e bureau du détachement reçoit l’ordre, une fois les poches libérées, d’établir des listes de fonctionnaires en fonction de trois critères : « à maintenir, à remplacer ou à arrêter ». De cette façon, les militaires comptent d’emblée organiser l’épuration de l’administration et sélectionner les individus sur lesquels il faudra s’appuyer rapidement. Les commandants de secteur ont aussi pour mission de garantir l’installation rapide et régulière des autorités administratives et judiciaires du GPRF.

    17La troisième étape de ce rétablissement républicain consiste à assurer le maintien de l’ordre. Il est intéressant de noter que ces mesures ne s’adressent pas uniquement aux civils mais qu’elles sont d’abord destinées aux troupes libératrices. Depuis juin 1944, et malgré la liesse de la Libération, l’arrivée des troupes alliées en France a provoqué un choc avec les populations civiles (accidents, pillages, tensions, viols, etc.). Souhaitant éviter ces débordements, le commandement français prend des dispositions. Les troupes libératrices doivent être consignées dans les cantonnements. Il ordonne des contrôles très étroits pour les mouvements et la circulation des troupes, des plans de circulation et d’occupation sont dressés dans ce sens. Le commandement a également pour mission de définir précisément les missions, les attributions et les responsabilités des chefs militaires sur le terrain.

    18Ces mesures s’adressent aussi aux différents mouvements de la Résistance. Le commandement demande à ses subordonnés de les reconnaître. Puis, il est prévu que les groupes actifs des organisations de résistance se mettent aux ordres des commandants militaires. Enfin, les groupes de résistance doivent participer à la mise en œuvre du plan de protection avant d’être incorporé dans l’armée. Tout est prévu, y compris la fourniture des uniformes et des insignes de grades. Enfin, la question des armes préoccupe l’état-major du détachement qui ordonne que seuls les policiers, les agents des services publics ou administratifs sont autorisés à porter des armes parmi les populations libérées après la libération.

    19Ces dispositions ont pour but d’éviter les débordements de 1944 et en particulier assurer une épuration officielle en retrouvant les miliciens, les collaborateurs et les Allemands camouflés. Une campagne d’affichage est préparée pour informer la population des choix décidés par l’état-major du détachement dans ce domaine. Enfin, cette épuration doit s’effectuer à l’aide de deux outils : d’une part les fichiers du 2e bureau du détachement pour l’élimination des miliciens et des collaborateurs et d’autre part grâce à un bureau de déclaration, un poste de commandement et un centre de rassemblement organisés spécialement pour recevoir les dénonciations. Ainsi, le mémento prépare soigneusement la libération immédiate des poches. Les dispositions ont pour objectif d’éviter les exécutions sommaires et les arrestations arbitraires qui sont prohibées. Le commandement privilégie un examen minutieux de chaque cas en distinguant bien deux groupes de prévenus : les délinquants et les collaborateurs. Là encore, des affiches sont imprimées pour prévenir la population que justice sera faite.

    La sécurisation des territoires libérés

    20La sécurisation des territoires libérés passe d’abord par la gestion des prisonniers de guerre. L’état-major du détachement sait qu’ils sont nombreux. Près de 25 000 soldats allemands sont réfugiés dans la poche de Lorient. La poche de Saint-Nazaire est défendue par près de 27 000 hommes. Environ 16 000 soldats allemands occupent La Rochelle et l’île de Ré. Enfin, l’estuaire de la Gironde est tenu par 15 000 soldats allemands11. Ces troupes sont marquées par une forte hétérogénéité. Quelques bonnes troupes cohabitent avec des soldats moins aguerris de la Kriegsmarine ou des troupes auxiliaires de l’Est (Osttruppen) composées de Biélorusses, d’Ukrainiens, de Cosaques et d’autres nationalités du Caucase. Enfin, de nombreux civils allemands sont toujours dans les poches12.

    21Comment les Français anticipent-ils la gestion de tous les ressortissants allemands ? Les militaires comme les civils doivent être considérés comme des prisonniers de guerre. Sur ce point, les ordres sont précis : les accords internationaux doivent être respectés. À nouveau, il faut éviter les exactions commises contre les soldats allemands au cours des semaines précédentes, notamment parce qu’elle compte sur la collaboration de ces soldats pour assurer la stabilité dans ces zones reconquises. L’armée française a donc pour mission de désarmer, de garder et de recenser les prisonniers allemands. Elle se prépare à organiser l’accueil de ces hommes dans des points de regroupements de 1 000 à 1 500 hommes. Des troupes françaises sont prévues pour le gardiennage et la subsistance de ces hommes en les nourrissant avec des stocks militaires allemands et français. Ces hommes doivent être ensuite triés et répartis en trois groupes : les hommes bons pour effectuer des travaux (déblaiement, manutention, déminage, etc.) dans les poches et participer à la reconstruction de la France, les criminels de guerre et les agents de la Gestapo qui doivent être traduits devant la justice. Un second triage, plus fin, doit par la suite permettre d’identifier les étrangers, en particulier les auxiliaires des troupes de l’Est, les malades et les blessés pour qu’ils reçoivent des soins dans le but d’éviter la propagation des maladies. Enfin, il est crucial pour l’état-major français d’identifier certains « spécialistes », en particulier du génie ou des transmissions, et de les interroger voire de les mettre à contribution pour aider au déminage, en particulier des routes. En raison des nombreux accidents qui ont eu lieu précédemment en France, le commandement français souhaite un rétablissement rapide des voies de communication afin d’assurer la circulation et la sécurité des populations et des troupes. Ce préalable garantit aussi le ravitaillement à court terme, la reconstruction à moyen terme et la reprise de l’activité économique à long terme. Une partie du mémento s’adresse aux Allemands qui doivent fournir les plans de tous les champs de mines et guider les Français dans toutes les zones considérées comme dangereuses. Enfin, des contingents de prisonniers de guerre doivent être chargés du déminage. Mais le mémento s’adresse aussi aux Français. Les soldats français auront ordre de pénétrer dans les ouvrages allemands accompagnés de prisonniers allemands. Une fois les pièges et mines découverts, des repères doivent être placés pour attirer l’attention de la population.

    22Les populations civiles font l’objet d’une attention particulière. Les militaires prennent en compte la douleur de cette population toujours soumise à l’occupant alors qu’une grande partie du territoire est libérée. Par conséquent, l’état-major du détachement considère que cette population doit être au cœur des préoccupations. Il faut neutraliser l’armement, sécuriser le territoire et assurer le ravitaillement de ces populations. Évidemment ces mesures s’appliquent aussi aux troupes libératrices. Par exemple, en ce qui concerne l’armement, l’état-major sait que des milliers d’armes légères (armes de poing, fusils, mitrailleuses, etc.), des grandes quantités de munitions, de matériels et d’engins sont stockés dans les poches et qu’ils risquent au lendemain des combats d’être éparpillés. Là encore les militaires français font preuve de pragmatisme en s’appuyant sur leur expérience. Dans un premier temps, des détachements spécialisés ont pour mission d’accompagner les premières troupes d’assaut pour neutraliser l’armement. Ensuite, les Français imaginent la création de dépôt pour faciliter la centralisation et le stockage de cet armement. Enfin, des hommes doivent en assurer la garde et dresser l’inventaire complet. Le but est d’éviter les accidents, d’empêcher la dispersion de cet armement dans la population et de prendre possession de ces armes comme une prise de guerre et l’intégrer dans l’arsenal de l’armée française. Les officiers chargés de la rédaction du mémento s’appuient sur ce point sur un mémorandum administratif du GQG américain d’avril 1944. Enfin, l’état-major anticipe les besoins de la population et plusieurs directives, à appliquer au moment de la réoccupation des poches, sont préparées. Ainsi, avant même le début des combats, l’ordre est donné de constituer des réserves de nourriture et de médicaments. La population doit être recensée ainsi que les locaux d’habitations dans le but de subvenir aux besoins des populations restées dans les poches et de celles qui ont fui l’année précédente et dont le retour est à attendre.

    ⁂

    23Le mémento montre que le pouvoir politique et l’autorité militaire français œuvrent de concert et qu’ils ne négligent pas la reconquête militaire des poches. Les objectifs d’un tel document sont politiques. Le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF) cherche à imposer l’autorité républicaine dans une période incertaine. Il souhaite également montrer aux Alliés que les Français sont capables d’administrer la France en garantissant la reprise de la vie quotidienne, la protection des personnes (civils français et ressortissants allemands) et la sécurité des territoires libérés (munitions, maintien de l’ordre, déblaiements, etc.). Il entend empêcher absolument les débordements, les exactions et les accidents qui ont caractérisé les premiers mois de la Libération. Enfin, le GPRF espère achever la réorganisation de l’armée française, c’est-à-dire convertir les FFI en fantassins. L’action peut permettre de souder un effectif marqué par l’hétérogénéité. Pour terminer, la reconquête et la réoccupation des poches sont l’occasion de marquer la supériorité des FFO devant l’ennemi.

    24Les dispositions prévues dans le mémento ont-elles été appliquées après la libération des poches du Royan et de la Pointe du Gavre en avril, puis la reddition des poches de La Rochelle, Lorient, Saint-Nazaire et Dunkerque en mai ? Les archives du Service historique permettent d’obtenir quelques éléments de réponse. Conformément aux ordres figurant dans le mémento, l’action des troupes françaises a été soigneusement encadrée. Les journaux des marches et opérations ne font pas état d’exactions commises par les militaires à l’encontre des civils ou des prisonniers de guerre. La circulation des forces armées dans le secteur du détachement d’armée de l’Atlantique a bien été encadrée au moins jusqu’en novembre 1945. Des rapports précis concernant le matériel et les munitions sont établis par les officiers de l’état-major dans le but d’avoir une vision précise de la situation. Le ravitaillement en essence et vivres a été immédiatement organisé après la libération.

    25Ce document typique de la planification pré-opérative englobe tous les aspects de la réoccupation et de la pacification d’un territoire reconquis. Tout est organisé dans le détail, de la confection des panneaux ou affiches à la distribution de l’aide alimentaire. Cette réflexion relève du bon sens. Mais ce travail a été effectué par des officiers formés, avant la guerre, aux techniques d’état-major tout en s’inspirant des méthodes américaines, en particulier dans le domaine de la logistique et du soutien. De nombreux renseignements ont été exploités pour préparer dans les meilleures conditions la réoccupation des poches pour un objectif unique : éviter les écueils des mois précédents et montrer aux Alliés que l’armée française est capable de se battre seule et que le GPRF impose l’autorité républicaine dans ces territoires libérés. Ce mémento est, semble-t-il, un document unique dans les archives militaires françaises. Il a été élaboré par des militaires français qui se préparent à occuper des territoires français occupés certes par des Allemands mais dans lesquels vit une importante population française. La situation particulière des poches et le contexte national expliquent, notamment, pourquoi les militaires français prennent grand soin à préparer « l’après ». Cet exemple prouve que la gestion d’une opération est cruciale et que sa négligence à forcément des conséquences néfastes sur la suite. Ce mémento, qui a fait l’objet de toutes les attentions, est un outil remarquable, prenant en compte toutes les problématiques liées à la Libération.

    Notes de bas de page

    1Le 3e bureau d’un état-major est notamment chargé de la planification des opérations. Il est donc parfaitement dans son rôle ici.

    2Cette communication fait écho à l’exposé de Marc Bergère (université Rennes 2) : « Les poches de l’Atlantique et le processus d’épuration ».

    3SHD/Terre, 10 P 373 (dossier 1) : mémento des dispositions à prendre au moment de l’occupation des poches de l’Atlantique.

    4Corvisier de Villèle Marie-Anne, Inventaire des archives de la Guerre. Série P, Grandes unités, tome II, Château de Vincennes, 1998, p. 79 et suiv.

    5Voir à ce sujet Lowe Keith, L’Europe barbare, 1945-1950, Paris, Perrin, 2012.

    6Bergère Marc, Une société en épuration. Épuration vécue et perçue en Maine-et-Loire de la Libération au début des années 50, Rennes, PUR, 2004, 424 p., et Baruch Marc-Olivier (dir.), Une poignée de misérables. L’épuration de la société française après la Seconde Guerre mondiale, Paris, Fayard, 2003.

    7Noguères Henri, Histoire de la Résistance en France, juin 1944-mai 1945, tome 5, Paris, Laffont, 1981, p. 694 et 695.

    8Le détachement d’armée de l’Atlantique est dissous le 15 juillet 1945 et donne naissance au IIIe corps d’armée, composé des 19e et 23e divisions d’infanterie, lui-même dissous le 15 décembre 1945. Pendant la guerre, il est rattaché au 6e groupe d’armées américain.

    9SHD/Terre, 10 P 399, dossier 1, archives du 5e bureau : instructions relatives au contrôle de la circulation ; arrêtés d’expulsion, protection des points sensibles (décembre 1944-juin 1945).

    10Sicard Daniel, Saint-Nazaire : la guerre, l’occupation, la Libération, 1939-1945, Rennes, Éditions Ouest-France/Mémorial de Caen/Ville de Saint-Nazaire, 1994.

    11SHD/Terre, Forces françaises de l’Ouest, 10 P 357 : synthèses de renseignement sur la situation des Allemands dans les secteurs de La Rochelle, Royan et la pointe de Grave, l’île d’Oléron, Lorient et Saint-Nazaire, émanant du 2e bureau du détachement d’armée de l’Atlantique et reçus des différents secteurs (août 1944-mai 1945). 10 P 358 : renseignements généraux sur l’ennemi, notamment identification d’unités allemandes, effectifs ennemis dans les poches de l’Atlantique, notes et documentation sur les installations et le matériel ennemi et interrogatoires de prisonniers de guerre et de déserteurs. 7 P 151 : effectifs des troupes allemandes des poches de l’Atlantique et de Dunkerque, 15 février 1945, synthèse de renseignements, FFO.

    12Voir à ce sujet l’article de Frédéric Dessberg dans cet ouvrage.

    Auteur

    • Michaël Bourlet

      Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan ; Centre de recherche des écoles de Coëtquidan.

      Le commandant Michaël Bourlet, docteur en histoire, est chef du département histoire et géographie des écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan et membre du Centre de recherche des écoles de Coëtquidan. Sous la direction de Jacques Frémeaux (université Paris IV-Sorbonne), il a soutenu sa thèse de doctorat d’histoire contemporaine intitulée Les officiers des 2e et 5e bureaux de l’EMA (août 1914-juin 1919). Contribution à l’histoire du renseignement pendant la Première Guerre mondiale en novembre 2009. Il a publié Petites Patries dans la Grande Guerre, PUR, 2013, La Belgique et la Grande Guerre, Éditions SOTECA, 2012, et L’armée américaine dans la Grande guerre, Ouest-France, 2017. Enfin, il est l’administrateur du blog [Sourcesdelagrandeguerre.fr].

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Creative Commons - Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International - CC BY-NC-ND 4.0

    Le texte seul est utilisable sous licence Creative Commons - Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International - CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Paysans des Alpes

    Paysans des Alpes

    Les communautés montagnardes au Moyen Âge

    Nicolas Carrier et Fabrice Mouthon

    2010

    Pérégrin d’Opole

    Pérégrin d’Opole

    Un prédicateur dominicain à l'apogée de la chrétienté médiévale

    Hervé Martin

    2008

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Samuel Gicquel

    2008

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    La Société Auxiliaire d'Entreprises (SAE) et la naissance de la grande entreprise française de bâtiment (1924-1974)

    Pierre Jambard

    2008

    Ouvriers bretons

    Ouvriers bretons

    Conflits d'usines, conflits identitaires en Bretagne dans les années 1968

    Vincent Porhel

    2008

    L'intrusion balnéaire

    L'intrusion balnéaire

    Les populations littorales bretonnes et vendéennes face au tourisme (1800-1945)

    Johan Vincent

    2008

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    D'après l'œuvre d'Ambroise de Milan

    Dominique Lhuillier-Martinetti

    2008

    L'éveil politique de la Savoie

    L'éveil politique de la Savoie

    Conflits ordinaires et rivalités nouvelles (1848-1853)

    Sylvain Milbach

    2008

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    Impact et réalité de la conquête spirituelle (xvie siècle)

    Éric Roulet

    2008

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    Présence, attitudes, perceptions

    Laurence Moal

    2008

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Le glaive à deux tranchants

    Bernard Merdrignac

    2008

    Les miroirs du silence

    Les miroirs du silence

    L'éducation des jeunes sourds dans l'Ouest, 1800-1934

    Patrick Bourgalais

    2008

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Paysans des Alpes

    Paysans des Alpes

    Les communautés montagnardes au Moyen Âge

    Nicolas Carrier et Fabrice Mouthon

    2010

    Pérégrin d’Opole

    Pérégrin d’Opole

    Un prédicateur dominicain à l'apogée de la chrétienté médiévale

    Hervé Martin

    2008

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Prêtres de Bretagne au xixe siècle

    Samuel Gicquel

    2008

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    Un constructeur de la France du xxe siècle

    La Société Auxiliaire d'Entreprises (SAE) et la naissance de la grande entreprise française de bâtiment (1924-1974)

    Pierre Jambard

    2008

    Ouvriers bretons

    Ouvriers bretons

    Conflits d'usines, conflits identitaires en Bretagne dans les années 1968

    Vincent Porhel

    2008

    L'intrusion balnéaire

    L'intrusion balnéaire

    Les populations littorales bretonnes et vendéennes face au tourisme (1800-1945)

    Johan Vincent

    2008

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    L'individu dans la famille à Rome au ive siècle

    D'après l'œuvre d'Ambroise de Milan

    Dominique Lhuillier-Martinetti

    2008

    L'éveil politique de la Savoie

    L'éveil politique de la Savoie

    Conflits ordinaires et rivalités nouvelles (1848-1853)

    Sylvain Milbach

    2008

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    L'évangélisation des Indiens du Mexique

    Impact et réalité de la conquête spirituelle (xvie siècle)

    Éric Roulet

    2008

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    L'étranger en Bretagne au Moyen Âge

    Présence, attitudes, perceptions

    Laurence Moal

    2008

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Les saints bretons entre légendes et histoire

    Le glaive à deux tranchants

    Bernard Merdrignac

    2008

    Les miroirs du silence

    Les miroirs du silence

    L'éducation des jeunes sourds dans l'Ouest, 1800-1934

    Patrick Bourgalais

    2008

    Voir plus de chapitres

    Les périphéries européennes dans les archives de la guerre (1850-1914)

    Michaël Bourlet

    Équiper l’armée et fortifier le territoire

    Michaël Bourlet, Mathieu Stoll et Bertrand Fonck

    Le recrutement

    Michaël Bourlet et Alain Morgat

    La formation des militaires

    Michaël Bourlet et Bertrand Fonck

    Introduction. L’approche régionale de la Grande Guerre, un chantier à rouvrir ?

    Michaël Bourlet, Yann Lagadec et Erwan Le Gall

    L’expérience de la guerre des soldats du Nord et du Pas-de-Calais : Chtimi s’en va-t-en guerre…

    Michaël Bourlet

    Voir plus de chapitres
    1 / 6

    Les périphéries européennes dans les archives de la guerre (1850-1914)

    Michaël Bourlet

    Équiper l’armée et fortifier le territoire

    Michaël Bourlet, Mathieu Stoll et Bertrand Fonck

    Le recrutement

    Michaël Bourlet et Alain Morgat

    La formation des militaires

    Michaël Bourlet et Bertrand Fonck

    Introduction. L’approche régionale de la Grande Guerre, un chantier à rouvrir ?

    Michaël Bourlet, Yann Lagadec et Erwan Le Gall

    L’expérience de la guerre des soldats du Nord et du Pas-de-Calais : Chtimi s’en va-t-en guerre…

    Michaël Bourlet

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    Presses universitaires de Rennes
    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    ePub / PDF

    1Le 3e bureau d’un état-major est notamment chargé de la planification des opérations. Il est donc parfaitement dans son rôle ici.

    2Cette communication fait écho à l’exposé de Marc Bergère (université Rennes 2) : « Les poches de l’Atlantique et le processus d’épuration ».

    3SHD/Terre, 10 P 373 (dossier 1) : mémento des dispositions à prendre au moment de l’occupation des poches de l’Atlantique.

    4Corvisier de Villèle Marie-Anne, Inventaire des archives de la Guerre. Série P, Grandes unités, tome II, Château de Vincennes, 1998, p. 79 et suiv.

    5Voir à ce sujet Lowe Keith, L’Europe barbare, 1945-1950, Paris, Perrin, 2012.

    6Bergère Marc, Une société en épuration. Épuration vécue et perçue en Maine-et-Loire de la Libération au début des années 50, Rennes, PUR, 2004, 424 p., et Baruch Marc-Olivier (dir.), Une poignée de misérables. L’épuration de la société française après la Seconde Guerre mondiale, Paris, Fayard, 2003.

    7Noguères Henri, Histoire de la Résistance en France, juin 1944-mai 1945, tome 5, Paris, Laffont, 1981, p. 694 et 695.

    8Le détachement d’armée de l’Atlantique est dissous le 15 juillet 1945 et donne naissance au IIIe corps d’armée, composé des 19e et 23e divisions d’infanterie, lui-même dissous le 15 décembre 1945. Pendant la guerre, il est rattaché au 6e groupe d’armées américain.

    9SHD/Terre, 10 P 399, dossier 1, archives du 5e bureau : instructions relatives au contrôle de la circulation ; arrêtés d’expulsion, protection des points sensibles (décembre 1944-juin 1945).

    10Sicard Daniel, Saint-Nazaire : la guerre, l’occupation, la Libération, 1939-1945, Rennes, Éditions Ouest-France/Mémorial de Caen/Ville de Saint-Nazaire, 1994.

    11SHD/Terre, Forces françaises de l’Ouest, 10 P 357 : synthèses de renseignement sur la situation des Allemands dans les secteurs de La Rochelle, Royan et la pointe de Grave, l’île d’Oléron, Lorient et Saint-Nazaire, émanant du 2e bureau du détachement d’armée de l’Atlantique et reçus des différents secteurs (août 1944-mai 1945). 10 P 358 : renseignements généraux sur l’ennemi, notamment identification d’unités allemandes, effectifs ennemis dans les poches de l’Atlantique, notes et documentation sur les installations et le matériel ennemi et interrogatoires de prisonniers de guerre et de déserteurs. 7 P 151 : effectifs des troupes allemandes des poches de l’Atlantique et de Dunkerque, 15 février 1945, synthèse de renseignements, FFO.

    12Voir à ce sujet l’article de Frédéric Dessberg dans cet ouvrage.

    Les poches de l’Atlantique 1944-1945

    X Facebook Email

    Les poches de l’Atlantique 1944-1945

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Les poches de l’Atlantique 1944-1945

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Bourlet, M. (2019). Les projets de l’armée française dans la perspective de la libération des poches de l’Atlantique. In M. Catala (éd.), Les poches de l’Atlantique 1944-1945. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/14qam
    Bourlet, Michaël. « Les projets de l’armée française dans la perspective de la libération des poches de l’Atlantique ». In Les poches de l’Atlantique 1944-1945, édité par Michel Catala. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2019. doi:10.4000/14qam.
    Bourlet, Michaël. « Les projets de l’armée française dans la perspective de la libération des poches de l’Atlantique ». Les poches de l’Atlantique 1944-1945, édité par Michel Catala, Presses universitaires de Rennes, 2019, https://doi.org/10.4000/14qam.

    Référence numérique du livre

    Format

    Catala, M. (éd.). (2019). Les poches de l’Atlantique 1944-1945. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/14qcz
    Catala, Michel, éd. Les poches de l’Atlantique 1944-1945. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2019. doi:10.4000/14qcz.
    Catala, Michel, éditeur. Les poches de l’Atlantique 1944-1945. Presses universitaires de Rennes, 2019, https://doi.org/10.4000/14qcz.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires de Rennes

    Presses universitaires de Rennes

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Flux RSS

    URL : http://www.pur-editions.fr

    Email : pur@univ-rennes2.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement