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    Plan détaillé Texte intégral Vincennes, 1993 De Moscou I à Moscou II « Fossile archivistique » ou archives recomposées Notes de bas de page Auteur

    Les « fonds de Moscou »

    Ce livre est recensé par

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    Les archives rapatriées de Moscou au Service historique de la Défense ou le retour d’Hibernatus

    Thierry Sarmant

    p. 19-26

    Texte intégral Vincennes, 1993 De Moscou I à Moscou II « Fossile archivistique » ou archives recomposées Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Pour les archives de la Défense, l’arrivée des fonds dits de Moscou est le principal événement survenu depuis la décolonisation, depuis le rapatriement à Vincennes des archives des guerres d’indépendance d’Indochine et d’Algérie.

    2C’est un événement vieux maintenant de plus de vingt ans, mais qui dure encore, puisque le Service historique n’est pas encore venu à bout des masses d’archives qui lui sont parvenues de Russie à partir de 1993.

    3Pour expliquer cet état de fait, il faut d’abord revenir sur la situation des archives de la Défense au début des années 1990. Dans un second temps, il convient d’évoquer les opérations menées depuis deux décennies pour traiter les dossiers revenus de Moscou, puis les grands partis pris qui ont présidé à la conduite de ce chantier.

    Vincennes, 1993

    4Au début des années 1990, les archives de la Défense étaient dispersées entre plusieurs organismes relevant de différentes institutions1. Les services historiques de l’armée de Terre, de la Marine et de l’Armée de l’Air dépendaient de leurs états-majors respectifs. Ils étaient regroupés géographiquement au château de Vincennes, mais œuvraient séparément et conservaient jalousement leur indépendance les uns à l’égard des autres. En 1995, fut constitué un quatrième service historique, celui de la Gendarmerie nationale. Ces services historiques étaient eux-mêmes loin de régir l’ensemble des archives de la Défense puisque les administrations de l’armement, du service de santé et de la justice militaire géraient leurs propres dépôts. La tendance était même à la balkanisation, car la Légion étrangère ou les troupes de marine tendaient à constituer des services historiques particuliers.

    5Dans cet ensemble balkanisé, il y avait pourtant un primus inter pares, le Service historique de l’armée de Terre (SHAT), créé trois siècles plus tôt sous le nom de Dépôt de la Guerre2. Le SHAT dépendait de l’état-major de l’armée de Terre, mais comme il conservait les archives du secrétariat général de la défense nationale, du cabinet du ministre de la Défense et de l’administration centrale de ce ministère, il était actionné, de fait, pour les dossiers importants, par le cabinet du ministre.

    6Il existait donc une profonde dissymétrie entre les services historiques, derrière leur appellation commune. Nolens volens, le SHAT était un embryon de Service historique de la Défense, tandis que les autres organismes ne portaient que les couleurs d’une portion de ce ministère.

    7Au début des années 1990, le SHAT menait de front trois grands chantiers de traitement d’archives : celui des fonds militaires de la IIIe République, de 1870 à 1940 ; celui des fonds issus de l’ancien empire colonial (Indochine et Afrique du Nord, pour l’essentiel) ; celui des versements de l’administration centrale de la Défense et de l’armée de Terre pour la tranche chronologique 1945-1969.

    8Le premier de ces chantiers touchait à sa fin. Les archives de la IIIe République formaient la série N du cadre de classement du SHAT, elle-même séparée en deux sous-ensembles, 1870-1919, et 1920-1940. Il s’agissait d’une masse considérable, grosse de 4 kilomètres linéaires environ, dont le traitement se poursuivait depuis quatre décennies sous l’égide de Jean Nicot, dont toute la carrière après 1960 se déroula au SHAT3.

    9Au regard de cette masse, l’absence des fonds pillés par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale passait à peu près inaperçue. On savait qu’il y avait eu des destructions, d’initiative française, en mai-juin 1940, des saisies allemande en 1940 ; on imaginait les dossiers saisis par les Allemands détruits ou dispersés. Le classement même de la série N, qui ventilait les documents suivant leurs émetteurs plutôt que d’après leurs destinataires, oblitérait la disparition de fonds entiers.

    10C’est dire l’effet de surprise produit par l’apparition des fonds de Moscou. Ceux revenant aux services historiques de la Marine et de l’armée de l’Air comportaient quelques dizaines de cartons (56 mètres linéaires à la Marine, 21 mètres à l’armée de l’Air) ; ils ne modifiaient pas sensiblement l’équilibre interne de ces séries4. Ceux orientés vers l’armée de Terre comportaient 3 kilomètres linéaires, soit plus d’un dixième des 27 kilomètres linéaires conservés par le centre des archives spéciales de Moscou. Avec l’arrivée des archives rapatriées de Russie, la série N, qui était déjà la plus importante du SHAT, doublait potentiellement de volume. Le déséquilibre entre l’importance du SHAT et celle des autres services historiques s’en trouvait encore accentué. Par comparaison, les archives conservées par le Service historique de la Marine (Vincennes et ports inclus) ne dépassaient pas alors les 12 kilomètres linéaires.

    De Moscou I à Moscou II

    11Pour la Marine et l’armée de l’Air, l’arrivée des fonds de Moscou revêtait un caractère anecdotique. Leur traitement ne fut jamais une priorité de ces services jusqu’à leur fusionnement en 2005 au sein du Service historique de la Défense.

    12Il en allait différemment pour le SHAT. La masse des documents arrivant de Moscou par camion en 1993 et 1994 – 2 kilomètres linéaires environ – imposait une action immédiate. Or le Service n’avait à sa disposition ni locaux ni moyens matériels et humains spécifiques pour affronter ce défi.

    13Les solutions apportées furent d’ordre pragmatique5. Les fonds arrivés de Moscou furent considérés comme des versements. Comme eux, ils furent traités en premier lieu au pavillon du Harnachement, le seul bâtiment du service à offrir de vastes espaces de tri de plain-pied. Leur responsabilité incomba non au conservateur chargé de l’inventaire des fonds, Jean Nicot, occupé par les grands chantiers évoqués plus haut, mais à la jeune conservatrice responsable de la collecte des archives, Claire Sibille. Le stockage des boîtes russes se dispersa entre plusieurs magasins, notamment ceux de l’ex-poste de commandement du général Gamelin, dit « PC Gamelin ». Par une ironie de l’histoire, les fonds français de 1940 revenaient dans un des hauts lieux de la défaite de 1940 !

    14Les inventaires remis par nos homologues post-soviétiques se révélèrent rapidement inutilisables. Les dossiers ne formaient pas de séries cohérentes et les analyses pêchaient par méconnaissance de l’organisation militaire française. Un dossier analysé par les Soviétiques comme provenant de l’« administration de l’artillerie » pouvait venir aussi bien de la direction centrale de l’artillerie que d’un commandement régional ou d’un régiment d’artillerie. Tout le travail de classement et d’inventaire était à reprendre de la base.

    15Faute de pouvoir recruter une équipe ad hoc, le SHAT mit à la disposition de l’opération « Moscou » l’ensemble de ses archivistes, pour des plages de temps plus ou moins prolongées, depuis la conservatrice en chef du service, Marie-Annick Hepp, jusqu’aux appelés du contingent fraîchement débarqués de leurs classes à Montlhéry.

    16Rapidement, l’examen des dossiers contenus dans les cartons russes permit d’identifier quatre grandes origines dans les spoliations effectuées par les Allemands : les villes de province, à mesure de leur occupation par l’envahisseur ; Paris, où l’ensemble des sites occupés par le ministère de la Guerre paraissent avoir été mis au pillage en 1940 et 1941 ; un train arrêté à La Charité-sur-Loire pendant la débâcle de juin 1940, qui contenait les archives du Grand Quartier général français ; enfin, une saisie ou un ensemble de saisies effectuées après l’occupation de la zone libre en novembre 1942, qui permit aux Allemands de mettre la main sur les archives des services de renseignement, y compris ceux de l’État français entre 1940 et 1942.

    17Les fonds de Moscou parvenus à Vincennes comportaient ainsi des documents provenant de presque tous les organismes militaires, depuis les hautes instances de la Défense nationale jusqu’aux unités régimentaires. Plus surprenant, on y trouvait des archives des xviie et xviiie siècles, notamment les dossiers des places fortes de l’est de la France et de l’Allemagne dans ses frontières de 19416. Très vite, il se révéla que les archives dites techniques, c’est-à-dire celles relevant du génie militaire, qu’il s’agisse de la direction centrale ou des directions locales, ne pouvaient être traitées que par des spécialistes de la section des archives du génie, alors dirigée par Nicole Salat. Cela conduisit à isoler un fonds « Moscou-génie » au sein de l’ensemble Moscou ; le traitement de ce fonds s’achève aujourd’hui7.

    18En dehors de ces fonds du génie, les dossiers arrivés de Moscou en 1993 et 1994 furent traités avec une célérité exceptionnelle, en trois années, entre 1994 et 1997, sous la direction de Claire Sibille. Les instruments de recherche correspondants, en quatre volumes, trois d’analyse et un d’index, furent publiés en 19978.

    19Mais entre-temps les autorités russes avaient interrompu le processus de restitution. Celui-ci ne reprit qu’en 1999 et 2000. Ce fut l’arrivée de ce que l’on appela à Vincennes « Moscou II », soit environ un kilomètre linéaire9. Moscou II révélait lui aussi des surprises : on y trouvait en effet des documents provenant de la plupart des organismes représentés dans « Moscou I ».

    20Fallait-il créer une nouvelle série consacrée à la IIIe République ? On aurait eu alors trois séries : la série N, une série « N Moscou I » et une série « N Moscou II ». La question fut tranchée en 2005, peu après la création du Service historique de la Défense. Il fut décidé de fusionner « Moscou I » et « Moscou II », de reprendre à nouveaux frais les analyses rédigées dans les années 1990 et de revoir entièrement le classement et la cotation de ces fonds. Ces opérations furent effectuées sous la direction de Thierry Sarmant, puis sous celle d’Emmanuel Pénicaut, de Bertrand Fonck, de Frédéric Quéguineur et d’Hélène Guillot.

    21Par rapport à la première époque de l’opération Moscou, ce virage de la politique de traitement impliquait de renoncer à une issue rapide. Elle correspondait aussi à un constat : les historiens, qui trouvaient depuis des décennies des sources abondantes pour leurs travaux dans la série N « traditionnelle », ne s’étaient pas précipités sur les fonds de Moscou. La demande n’était pas telle que l’on dût mener à bien la seconde opération dans un laps de temps aussi bref que celui qui fut consacré à la première. Et de fait, dix ans plus tard, le Service historique n’est pas encore venu à bout de « Moscou II ». Aussi, plutôt que de remettre indéfiniment la parution d’un inventaire général, il a choisi de mettre régulièrement à la disposition des chercheurs des inventaires partiels des séries dont le traitement venait de s’achever10.

    « Fossile archivistique » ou archives recomposées

    22Au-delà des circonstances particulières provoquées par l’arrivée de « Moscou I » et « Moscou II », le traitement s’est infléchi suivant le tempérament de ses responsables successifs et simultanés. Il y a eu un « Moscou-Sibille », un « Moscou-Sarmant », un « Moscou-Pénicaut » comme il y a aujourd’hui un « Moscou-Fonck » ou un « Moscou-Guillot ».

    23Mais si l’on prend un peu de distance, on s’aperçoit que, d’une direction à l’autre, du Service historique de l’armée de Terre au Service historique de la Défense, le grand choix de départ reste inchangé. Pour une grande partie d’entre eux, les dossiers issus des fonds de Moscou représentaient ce que l’on peut désigner comme un « fossile archivistique », c’est-à-dire que des milliers d’entre eux étaient demeurés strictement dans l’état où ils se trouvaient au moment où les soldats allemands les avaient extraits des bureaux des ministères ou des états-majors. On y trouvait des comptabilités régimentaires trimestrielles, des dossiers de travail d’avancement, des dossiers de proposition à la Médaille militaire, des registres du petit matériel. Le moindre écrou, le moindre boulon, le moindre sac de ciment figuraient dans les archives du génie de l’entre-deux-guerres. On assistait à une sorte de résurrection de la bureaucratie militaire des années 1930, qui sortait de la glace russe ou soviétique comme l’Hibernatus du film d’Édouard Molinaro. On aurait pu décider de conserver tel quel, comme un témoignage exceptionnel, cet ensemble fossilisé, en se contentant de le distribuer suivant l’organigramme du ministère de la Guerre et les attributions de ses bureaux.

    24Tel n’a pas été le cas. Le parti retenu a été de traiter les fonds de Moscou comme des versements ordinaires et d’y pratiquer des tris et éliminations presque identiques à ceux qu’auraient subis des archives récentes. C’est ainsi que nous avons éliminé jusqu’ici un kilomètre linéaire, soit un tiers des fonds militaires conservés en Russie, pour mieux nous consacrer à une analyse pertinente des dossiers dont nous jugions qu’ils méritaient d’être conservés.

    25Ce choix a correspondu à la fois à des contraintes matérielles et à une philosophie de l’archivistique. La contrainte matérielle, ce fut et c’est encore le manque d’espace et le manque de bras. Le premier était tel, lors de l’arrivée de « Moscou II », qu’il fallut stocker les fonds russes dans un mess du Fort-Neuf, à peine désaffecté, dont les hottes faisaient pleuvoir de la graisse refroidie sur les piles de cartons… Ce manque d’espace a conduit à pratiquer, tout au long de la campagne de traitement, de pénibles opérations de refoulement des dossiers traités ou à traiter en un monstrueux jeu de chaises musicales à travers le château et le Fort-Neuf de Vincennes.

    26Le manque de bras, ou plutôt de cerveaux, tient, lui, à ce que le fonds de Moscou n’a pu et ne peut être la seule préoccupation du SHD. En même temps que Moscou, il y a eu l’achèvement de l’inventaire des archives coloniales, il y a encore le classement des archives des services de renseignement de Londres et d’Alger, et celui des armées françaises pendant la guerre froide. Les ressources mobilisables pour les « fonds Moscou » sont donc forcément limitées. Le premier classement de « Moscou II » n’a pu être mené à bien en 2002-2003 que grâce à l’aide d’un prestataire extérieur, la société Alti-Consultants.

    27Mais le choix du SHD tient surtout à une philosophie du métier d’archiviste. Archiver, ce n’est pas essentiellement gardienner, c’est choisir et donc éliminer les matériaux à trop faible teneur. Était-il pertinent de conserver des documents qui ne seraient pas ou peu consultés, pour des historiens potentiels, des historiens de l’avenir qui pourraient bien ne jamais exister ? Les archivistes qui se sont succédé à Vincennes depuis bientôt un quart de siècle ne l’ont pas cru possible ni souhaitable. Ils ont préféré livrer aux historiens actuels des matériaux directement utilisables.

    28Après tris et éliminations, la masse demeure telle que son exploration est encore à peine commencée. La conviction des archivistes du SHD, forgée par le passage sous leurs yeux de milliers de dossiers, est que l’histoire politico-militaire, l’histoire sociale et l’histoire des opérations des deux guerres mondiales et celle de l’entre-deux-guerres en sortiront profondément renouvelées. Le Grand Quartier général de 1917, l’occupation française en Allemagne, les relations internationales durant les années trente, les troupes coloniales, les services secrets de Vichy, autant de sujets qui trouveront dans « Moscou I » et « Moscou II » des aliments entièrement neufs.

    29Le propre de l’opération « Moscou » telle qu’elle a été menée à Vincennes est de n’avoir jamais perdu de vue cette exploitation historique. C’est peut-être le génie propre du concept de « service historique », organisme sui generis qui unit intimement le traitement des archives à l’animation de la recherche.

    Notes de bas de page

    1Le Guide des archives et de la Bibliothèque du Service historique de 2001 présentait les différents fonds du ministère de la Défense à cette époque. Pour une vue d’ensemble actualisée des fonds et de l’organisation du SHD, on peut désormais se référer à Henri Zuber, Thierry Sarmant et Bertrand Fonck (dir.), Guide des archives et de la bibliothèque du Service historique de la Défense, Vincennes, SHD, 2017.

    2Thierry Sarmant, « Mars archiviste : département de la Guerre, dépôt de la Guerre, archives de la Guerre, 1630-1791 », Revue historique des armées, no 1, 2001, p. 113-123.

    3L’Inventaire sommaire des archives de la Guerre, série N 1872-1919 a été publié en six tomes entre 1968 et 1995 ; l’Inventaire des archives de la Guerre, série N 1920-1940, en cinq tomes, entre 1975 et 1995.

    4Pour les fonds Marine, on se reportera à Sébastien Carganico, Le traitement des fonds russes : la prise en charge des archives de la Marine rapatriées de Russie, mémoire de DESS de l’université d’Angers, 2001.

    5Claire Sibille, « Les archives du ministère de la Guerre récupérées de Russie », La Gazette des archives, 1997, no 176, p. 64-77, et « Les archives du 2e bureau SR-SCR récupérées de Russie », dans Olivier Forcade et Georges-Henri Soutou (dir.), L’exploitation du renseignement en Europe et aux États-Unis des années 1930 aux années 1960, Paris, Economica/Institut de stratégie comparée, 2001, p. 27-47.

    6Plans des fortifications de l’espace germanique (1698-1870) ou les archives militaires retrouvées, catalogue d’exposition sous la direction de Nicole Salat et Martin Barros, Vincennes, Service historique de l’armée de Terre, 2001. Voir la contribution de Martin Barros dans le présent volume.

    7Archives rapatriées de Russie, direction du génie. Sous-série GR 9 NN 4, répertoire numérique détaillé, Vincennes, SHD, 2017, sous la direction de Nicolas Salat et Claude Ponnou.

    8Inventaire des archives de la Guerre, supplément de la série N 1920-1940, 1997.

    9Voir l’étude de Ninon Séguin, Historique des fonds rapatriés de Moscou, Moscou 1 et 2 (séries « N supplément ») ; NN et NNN, Vincennes, 2004.

    10Voir à titre d’exemple les inventaires des archives de la direction du contrôle par Emmanuel Pénicaut et Maud Brebel, de la direction du service de santé et de la direction de l’artillerie par Frédéric Quéguineur, de la direction de l’infanterie et de la région militaire de Paris par Hélène Guillot, de la direction de la cavalerie par Magalie Moysan, du Grand Quartier général 1914-1918 par Benoît Lagarde, du cabinet du ministre de la Guerre par Bertrand Fonck (inventaires en ligne sur le site internet du SHD).

    Auteur

    • Thierry Sarmant

      Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne.

      Thierry Sarmant, archiviste paléographe, docteur habilité de l’université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne et conservateur en chef du patrimoine, est directeur des collections du Mobilier national. Il a travaillé à la BNF, au musée Carnavalet et au SHD. Spécialiste d’histoire administrative et d’histoire de l’État, il a publié ou dirigé de nombreux ouvrages dont Les Demeures du Soleil, Louis XIV, Louvois et la surintendances des Bâtiments du roi (Champ Vallon, 2003), Les ministres de la Guerre, 1570-1792 : histoire et dictionnaire biographique (Belin, 2007), et Régner et gouverner : Louis XIV et ses ministres (Perrin, 2010).

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    1Le Guide des archives et de la Bibliothèque du Service historique de 2001 présentait les différents fonds du ministère de la Défense à cette époque. Pour une vue d’ensemble actualisée des fonds et de l’organisation du SHD, on peut désormais se référer à Henri Zuber, Thierry Sarmant et Bertrand Fonck (dir.), Guide des archives et de la bibliothèque du Service historique de la Défense, Vincennes, SHD, 2017.

    2Thierry Sarmant, « Mars archiviste : département de la Guerre, dépôt de la Guerre, archives de la Guerre, 1630-1791 », Revue historique des armées, no 1, 2001, p. 113-123.

    3L’Inventaire sommaire des archives de la Guerre, série N 1872-1919 a été publié en six tomes entre 1968 et 1995 ; l’Inventaire des archives de la Guerre, série N 1920-1940, en cinq tomes, entre 1975 et 1995.

    4Pour les fonds Marine, on se reportera à Sébastien Carganico, Le traitement des fonds russes : la prise en charge des archives de la Marine rapatriées de Russie, mémoire de DESS de l’université d’Angers, 2001.

    5Claire Sibille, « Les archives du ministère de la Guerre récupérées de Russie », La Gazette des archives, 1997, no 176, p. 64-77, et « Les archives du 2e bureau SR-SCR récupérées de Russie », dans Olivier Forcade et Georges-Henri Soutou (dir.), L’exploitation du renseignement en Europe et aux États-Unis des années 1930 aux années 1960, Paris, Economica/Institut de stratégie comparée, 2001, p. 27-47.

    6Plans des fortifications de l’espace germanique (1698-1870) ou les archives militaires retrouvées, catalogue d’exposition sous la direction de Nicole Salat et Martin Barros, Vincennes, Service historique de l’armée de Terre, 2001. Voir la contribution de Martin Barros dans le présent volume.

    7Archives rapatriées de Russie, direction du génie. Sous-série GR 9 NN 4, répertoire numérique détaillé, Vincennes, SHD, 2017, sous la direction de Nicolas Salat et Claude Ponnou.

    8Inventaire des archives de la Guerre, supplément de la série N 1920-1940, 1997.

    9Voir l’étude de Ninon Séguin, Historique des fonds rapatriés de Moscou, Moscou 1 et 2 (séries « N supplément ») ; NN et NNN, Vincennes, 2004.

    10Voir à titre d’exemple les inventaires des archives de la direction du contrôle par Emmanuel Pénicaut et Maud Brebel, de la direction du service de santé et de la direction de l’artillerie par Frédéric Quéguineur, de la direction de l’infanterie et de la région militaire de Paris par Hélène Guillot, de la direction de la cavalerie par Magalie Moysan, du Grand Quartier général 1914-1918 par Benoît Lagarde, du cabinet du ministre de la Guerre par Bertrand Fonck (inventaires en ligne sur le site internet du SHD).

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    Sarmant, T. (2019). Les archives rapatriées de Moscou au Service historique de la Défense ou le retour d’Hibernatus. In B. Fonck, S. Cœuré, & H. Servant (éds.), Les « fonds de Moscou ». Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/14dlh
    Sarmant, Thierry. « Les archives rapatriées de Moscou au Service historique de la Défense ou le retour d’Hibernatus ». In Les « fonds de Moscou », édité par Bertrand Fonck, Sophie Cœuré, et Hélène Servant. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2019. doi:10.4000/14dlh.
    Sarmant, Thierry. « Les archives rapatriées de Moscou au Service historique de la Défense ou le retour d’Hibernatus ». Les « fonds de Moscou », édité par Bertrand Fonck et al., Presses universitaires de Rennes, 2019, https://doi.org/10.4000/14dlh.

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    Fonck, B., Cœuré, S., & Servant, H. (éds.). (2019). Les « fonds de Moscou ». Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/14dmq
    Fonck, Bertrand, Sophie Cœuré, et Hélène Servant, éd. Les « fonds de Moscou ». Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2019. doi:10.4000/14dmq.
    Fonck, Bertrand, et al., éditeurs. Les « fonds de Moscou ». Presses universitaires de Rennes, 2019, https://doi.org/10.4000/14dmq.
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