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    Plan détaillé Texte intégral Quelles sources archivistiques ? Tableau analytique des documents Une place à trouver dans l’historiographie Conclusion Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression

    Ce livre est recensé par

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    Tracts, inscriptions : les premiers marqueurs de la Résistance en Isère vus depuis les archives de la police et de la gendarmerie, 1940-1941

    Olivier Vallade

    p. 183-192

    Texte intégral Quelles sources archivistiques ? Tableau analytique des documents Une propagande communiste dominante Une propagande gaulliste plus diffuse et plus tardive Une diffusion en zone urbaine Une place à trouver dans l’historiographie Conclusion Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Après l’armistice de 1940, le département de l’Isère est situé en zone sud. Il a été relativement épargné par les combats de mai et juin 1940. L’administration du nouveau gouvernement de Vichy s’installe alors sur ce territoire étiré entre la banlieue lyonnaise et les Hautes-Alpes, politiquement plutôt radical socialiste dans sa partie sud et Grenoble, et plutôt conservateur au nord, dans les Terres froides, à l’exception de Vienne et des communes limitrophes de Lyon. Le Parti communiste, s’il n’a pas d’élu avant-guerre, est implanté dans les communes et quartiers ouvriers autour de Grenoble, dans le bassin minier de la Mure et les communes ouvrières de la banlieue lyonnaise.

    2Paul et Suzanne Silvestre, correspondants du Comité d’Histoire de la Seconde Guerre mondiale ont assez bien décrit la situation du département à l’été et l’automne 1940, entre sidération et reprise de la vie « normale » dans l’ensemble des corps sociaux1. Les archives témoignent néanmoins de la diffusion, à partir de fin septembre début octobre 1940 d’un certain nombre d’écrits contestataires figurant un soutien à de Gaulle et au communisme qui seront les objets de cette étude. Il s’agit là évidemment de formes d’opposition en réalité de natures très différentes même si Vichy les classe dans la catégorie des menées « anti-nationales ». L’activité clandestine menée par le parti communiste possède sa logique propre et échappe à la chronologie des autres organisations résistantes. Le parti entre en clandestinité non pas après la défaite mais du fait de son interdiction par le gouvernement Daladier en septembre 1939 dans le contexte du pacte germano-soviétique. Et jusqu’au printemps 1941, le PC s’en prend assez peu à l’occupant allemand, privilégiant ses attaques contre la politique répressive et antisociale de Vichy. Le parti ne soutient pas non plus les Alliés puisqu’il dénonce la poursuite d’une guerre qualifiée « d’impérialiste ». Les choses basculeront totalement avec le déclenchement de l’opération Barbarossa qui amène le PC à renouer avec une ligne antinazie claire et à mettre en place une stratégie dite de front national.

    3Les archives départementales renferment quatre cotes contenant les rapports des différentes autorités (préfet, police, gendarmerie) constatant la présence et circulation de ces écrits, ainsi bien sûr que les rapports des préfets et les documents administratifs qui ont servi à les constituer. Nous reviendrons sur une présentation du contenu de ces cartons dans la première partie de cette contribution.

    4Il est établi que ces écrits clandestins ont fait l’objet d’une traque durant toute la période de la guerre, jusqu’en 1944, mais c’est bien les tout premiers temps qui nous intéressent ici, à savoir de fin septembre 1940, date des premières traces répertoriées par les autorités, à l’été 1941, où ces écrits vont se faire les vecteurs éponymes des mouvements de résistance émergents. Quelles sont la nature, la fréquence de diffusion, les lieux de diffusion que les archives nous donnent à voir de ces premiers écrits contestataires ? c’est ce qui sera étudié dans un second temps.

    5Enfin, dans ce département, dont l’historiographie a fait la part belle aux groupes-francs et aux maquis alpins, quelle place a pris, ou peut prendre l’étude de ces sources sur ce segment chronologique ?

    Quelles sources archivistiques ?

    6Peut-être s’agit-il d’une banalité mais c’est du côté des archives de l’administration publique, et particulièrement des services de police et de gendarmerie en lien avec la Préfecture qu’il faut aller chercher les éléments pour faire l’histoire de la traque de ces premiers tracts et écrits. Aux archives départementales de l’Isère, quatre cotes des séries M et R sont particulièrement dédiées à ces sources : les cartons 77M3 et 4 (répression des menées communistes 1936-1940 et 1940-1943) ; 13R932 (propagande gaulliste, tracts, répression 1940-1943) et 933 (tracts et journaux clandestins, rapports de police 1941-1944). À la mention de ces documents, il faut ajouter les cotes 52M 412-418 renfermant les rapports du préfet2.

    7En 2017, à l’occasion d’un appel à projet de la MSH-Alpes sur les humanités numériques, en partenariat avec les Archives départementales de l’Isère et le musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère, nous avons numérisé les contenus de ces cotes relatives à la presse clandestine, ce qui représente 3 097 vues3. Elles contiennent donc les rapports de police et de gendarmerie transmis au préfet et constatant la découverte ou la remise d’écrits (papillons, tracts, journaux) et d’inscriptions murales (V ou croix de Lorraine…) en précisant les dates, lieux et circonstances (dans la rue ou boîte à lettres), autant de données précieuses pour analyser ces documents, même si les informations sur les auteurs de leur confection et diffusion sont lacunaires. Voici ci-dessous un exemple illustrant le contenu de ces rapports :

    « Commissariat central au Préfet, le 21 mai 1941
    J’ai l’honneur de vous adresser :
    1) un tract gaulliste trouvé place Condorcet ;
    2) la copie de deux autres tracts déposés dans des boîtes aux lettres, rue Thiers.
    Tous ces tracts manuscrits et polycopiés ont pour en-tête : Honneur et Patrie ils se terminent, le 1er, par les mots : la liberté, la fraternité, – le 2e par Vive la France et le 3e par préparez-vous. Ils paraissent écrits de la même main. Je fais procéder à une enquête afin d’en déterminer la provenance4. »

    8À noter que les autorités distinguent très rapidement la propagande communiste et gaulliste, qualifiée d’« antinationale », tant dans les rapports préfectoraux que dans les libellés des rapports de police.

    9Autre intérêt de ces sources, et non des moindres, les documents collectés ou remis sont la plupart du temps, annexés au rapport les concernant, et lorsqu’ils ont été affichés, ils sont parfois recopiés. Cela sans doute en vue d’une hypothétique instruction contre les auteurs ou diffuseurs. Cet archivage confère aujourd’hui à ces documents, outre une valeur de source historique, une dimension patrimoniale de par leur unicité et leur état de conservation.

    10Enfin, même s’ils ne concernent pas directement cette étude, les quatre cotes renferment d’autres types de rapports : instructions générales du ministère de l’Intérieur sur l’organisation de la répression des menées gaullistes et communistes, rapports de surveillance et recherche d’individus suspectés d’être à l’origine des diffusions, lettres anonymes, quelques rapports de perquisition ou d’arrestations. Ces fonds ne concernent qu’assez peu la diffusion des écrits à laquelle nous allons nous intéresser à présent.

    Tableau analytique des documents

    Une propagande communiste dominante

    11Même si fin septembre 1940 marque le point de départ de diffusion de ces écrits clandestins pour les deux courants idéologiques, la propagande communiste prend le pas. Sur 207 rapports étudiés, près des deux tiers, soit 144, la concernent.

    12Bien qu’officiellement dissout depuis le 26 septembre 1939, le parti ne semble rien avoir perdu de sa logistique. L’Humanité clandestin est diffusé dès novembre 1940, en même temps que l’organe régional du PC : le Travailleur alpin, dont le no 1 est daté d’octobre 19405 ; un exemplaire est découvert le 7 novembre.

    Fig. 1. – Le Travailleur alpin no 1.

    Fig. 1bis. – Rapport de police indiquant sa découverte.

    Archives départementales de l’Isère – 77M3.

    13La diffusion de ces organes est accompagnée de nombreux tracts et papillons reflétant la ligne neutraliste vis-à-vis du Reich dans le cadre du pacte germano-soviétique, mais vigoureusement hostile au régime de Vichy défendue alors par le parti. Sans surprise, ces écrits sont découverts essentiellement à Grenoble et dans son agglomération, dans les communes de la banlieue ouvrière lyonnaise et souvent aux abords des usines ; parfois, ce sont ces établissements qui communiquent au préfet ou à la police les tracts distribués.

    14Comme indiqué par le diagramme ci-dessous, la fréquence de découverte de ces documents émanant de militants communistes n’est pas linéaire ; si la diffusion semble élevée entre novembre 1940 et janvier 1941 (39 rapports en novembre, 27 en décembre, 27 en janvier) elle ralentit sensiblement ensuite.

    Fig. 2. – Fréquence de découverte de documents de propagande communiste (en nombre de documents).

    15Ce ralentissement paraît lié aux vagues d’arrestations des cadres locaux du parti, conformément aux décisions préfectorales : 48 militants, dont plusieurs anciens cadres le 29 novembre 1940, 45 entre janvier et juin 1941. Malgré cela, les forces de l’ordre rendent régulièrement compte de la difficulté de traquer la diffusion de ces écrits, ainsi qu’en témoigne ce rapport de gendarmerie du 24 janvier 1941 :

    « S’il est parfois possible de saisir 1 ou 2 maillons de la chaine, il reste par contre beaucoup plus difficile de remonter à la source d’où proviennent les mots d’ordre ou cerveau de cette organisation qui reste en partie intacte même à la suite des récentes mesures administratives, et cela se comprend aisément si l’on considère que dans le seul canton de Grenoble qui compte 600 militants communistes, une bonne centaine seulement ont été mis hors d’état de nuire. »

    Une propagande gaulliste plus diffuse et plus tardive

    16Si les traces de la propagande gaulliste sont plus faibles (63 rapports), elles témoignent d’une plus grande variété. Variété qui reflète qu’il n’y a clairement pas les moyens de la propagande communiste et que leur production et diffusion sont le fait d’initiatives isolées non structurées. Les premières traces découvertes en témoignent, tels ces petits bandeaux de papier découverts par la police le 20 septembre 1940 à Grenoble ou cet autre tract manuscrit reprenant les propos des émissions françaises de la BBC.

    Fig. 3. – Papillons de propagande gaullistes découverts à Grenoble en septembre 1940.

    Archives départementales de l’Isère – 13R932.

    17Globalement, la découverte de cette propagande reste faible jusqu’en mai 1941, ce mois marque un « pic » correspondant au début de la « campagne des V » lancée par la BBC, qui incite ses auditeurs à tracer des V et des croix de Lorraine sur les murs. L’ampleur que prend cette campagne en France motive d’ailleurs un rapport du ministère de l’Intérieur en date du 18 avril 1941 demandant aux services de police de relever et effacer systématiquement ces inscriptions6.

    Fig. 4. – Tract manuscrit reproduisant une émission de la BBC.

    Archives départementales de l’Isère – 13R932.

    Fig. 5. – Fréquence de découverte de documents et de traces de propagande gaulliste (en nombre de documents et de traces).

    18Vingt rapports de police et surtout de gendarmerie témoignent de cette campagne et retranscrivent ces inscriptions, qui ne se limitent souvent pas à ces symboles mais sont accompagnées de slogans. Elles sont le plus souvent découvertes dans les villes et gros bourgs du département : Grenoble, Vienne, Bourgoin, La Mure, Péage de Roussillon…

    19L’une de ces enquêtes mérite une attention particulière car elle offre un témoignage visuel – et ils ne sont pas courants – de cette campagne. En avril 1941, la police intercepte un courrier en provenance de Cavalaire-sur-Mer, adressé à un certain Jean-Pierre Hammel7, Ce courrier contient des photos d’édifices de la localité « tagués » avec des V, croix de Lorraine et slogans hostiles au gouvernement.

    20Le dossier contient les copies de ces photos annexées aux rapports et dont voici deux reproductions.

    Fig. 6. – Photo prise à Cavalaire-sur-Mer (gare), interceptée par la police en avril 1941.

    Archives départementales de l’Isère – 13R932.

    Fig. 6bis. – Photo prise à Cavalaire-sur-Mer (local de la Légion française des combattants), interceptée par la police en avril 1941.

    Archives départementales de l’Isère – 13R932.

    Une diffusion en zone urbaine

    2180 % des rapports étudiés font état de découvertes de ces écrits pionniers en milieu urbain, qui se soldent parfois (mais rarement) par des arrestations, une trentaine au total entre décembre 1940 et août 1941, essentiellement pour propagande communiste. Les prévenus sont déférés devant le Tribunal correctionnel de Grenoble et écopent d’amendes ou de peine de prison avec sursis. Six d’entre eux sont toutefois renvoyés devant le Tribunal militaire de Lyon. Échaudés par les interpellations de fin 1940 et début 1941, puis par celles de militants pris en flagrant délit de distribution de tracts, les communistes vont privilégier l’envoi de ces écrits par courrier (52 sur 144 rapports concernant la propagande communiste)

    22Dans le prolongement de cette propagande, c’est également dans les villes et agglomérations qu’apparaissent les premiers journaux éponymes des mouvements en formation, qui marquent le bornage de cette étude. La première découverte du journal Liberté, « ancêtre » de Combat est attestée le 26 juin 1941, celle de Libération l’est le 20 octobre 1941. Concernant le Parti communiste, on observe les premières traces de diffusion d’un tract annonçant la création du Front national, attestée le 6 novembre 1941 et dont la force de frappe de propagande, basée sur celle du PC va se déployer dès 1942 en Isère et dans la région. Cette résistance organisée, mieux identifiée, donne lieu à une historiographie plus riche : histoire des mouvements, biographies des fondatrices et fondateurs, voire expositions dans les musées. Quelle place est accordée à cette résistance pionnière, à la lumière de l’étude de ces marqueurs ?

    Une place à trouver dans l’historiographie

    23La prise en compte de ces sources n’est pas absente d’un certain nombre d’études existantes. Des articles, consacrés à l’histoire du Parti communiste en Isère durant la guerre8, les présentent comme constituant un élément essentiel pour analyser le positionnement du Parti avant la rupture du pacte germano-soviétique de juin 1941, et notent la réapparition clandestine dès l’automne 1940 des organes de presse du parti ; nationaux (L’Humanité, L’Avant-Garde, La Vie ouvrière) et régionaux (le Travailleur alpin) qui observent scrupuleusement la ligne neutraliste de la direction clandestine.

    24Concernant les marqueurs liés aux partisans de de Gaulle, leur utilisation est plus rare, hormis les écrits répétant que la Résistance a commencé par la diffusion de tracts sans aller plus loin, il n’y a guère que l’article des Silvestre9 qui offre une brève mise en contexte les concernant. Les auteurs mentionnent notamment les groupes d’étudiants ou de lycéens qui recopient à la volée les émissions de la radio anglaise et les diffusent dans les vestiaires ou poches de manteaux. Faits mentionnés également par les rapports préfectoraux. Assez curieusement à l’inverse, l’article reste lacunaire sur la première propagande communiste.

    25Au final, un regard empirique porté sur l’historiographie de la période à l’échelle du département ne laisse pas apparaître d’étude sur cette résistance pionnière prise dans sa globalité ; les actions de groupes-francs, des maquis, et particulièrement la « montagne de papier » consacrée au Vercors10 ayant la part belle. Cette préhistoire des mouvements de résistance n’est donc pas encore écrite. Très modestement, cette étude s’en veut une ébauche, à l’échelle d’un corpus de sources qui mériterait d’être croisé à d’autres et d’être comparé à la situation d’autres départements.

    Conclusion

    26Certes, le département de l’Isère était relativement loin des fronts et situé en zone non occupée entre 1940 et 1941. Il n’en reste pas moins que, même si elle peut paraître mineure par rapport à d’autres territoires, une résistance pionnière est avérée par le biais de ces écrits clandestins. La Résistance et les engagements qui la sous-tendent étant profondément humains, au-delà de la froideur de rapports de police et de gendarmerie, on ne peut s’empêcher d’être interpellé par les motivations de ces femmes et de ces hommes qui, bien qu’assommés par le choc de la défaite et sans qu’ils soient réellement encadrés – de Gaulle était loin et beaucoup de militants communistes avaient perdu le contact avec les dirigeants arrêtés – ont rédigé leur hostilité au régime de Vichy, leur attachement à de Gaulle ou au communisme sur tous types de supports ou avec une simple craie. Sans doute forment-ils le socle de celles et ceux qui se sont engagés « à combattre pour la liberté », comme l’ont exprimé de nombreux témoins, la liberté d’expression étant l’une des premières à reconquérir.

    Bibliographie

    Archives départementales de l’Isère : Vivre libre ou mourir. Tracts de la Résistance en Isère 1940-1944. Dossier commenté, Grenoble, 1997.

    Vallade Olivier, « FTP et lutte armée à travers la presse clandestine locale », in Histoire de Francs-Tireurs et partisans. Isère, Savoie, Hautes-Alpes, Grenoble, PUG, 2017.

    Notes de bas de page

    1Silvestre Paul et Suzanne, « Les premiers pas de la Résistance en Isère », in Chronique des maquis de l’Isère, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, coll. « Résistances », 1997.

    2ADI cote 52M412-418 État d’esprit de la population : rapports bimensuels du préfet au ministère de l’Intérieur, rapports mensuels des services départementaux et rapports circonstanciés, 1940-1941.

    3Seuls les documents correspondants à la période 1940-1941 sont pris en compte dans cette étude.

    4ADI cote 13R 932.

    5Ce journal existe depuis 1928, il s’agit ici du premier numéro de son édition clandestine.

    6ADI cote 13R932.

    7Étudiant à l’Institut électrotechnique de Grenoble, il est condamné à un mois de prison avec sursis par le Tribunal militaire de Lyon. De retour à Grenoble, il rejoint le nouveau mouvement Combat puis part à Lyon en mai 1943 où il devient le responsable des Forces unies de la jeunesse (FUJ).

    8Broué Pierre, Le parti communiste et la lutte armée à Grenoble pendant la guerre 1939-1945, s. d., 21 pages dactylographiées ; Desvages Henri, « Les communistes de l’Isère dans la Résistance », Cahiers d’Histoire, t. XXV, 1980, p. 299-327.

    9Silvestre Paul et Suzanne, Les premiers pas de la Résistance en Isère, op. cit.

    10Expression employée par Gilles Vergnon, auteur de nombreux ouvrages et articles sur ce territoire et son historiographie.

    Auteur

    • Olivier Vallade

      CNRS-Maison des sciences de l’homme Alpes.

      Olivier Vallade est ingénieur d’études CNRS-Maison des sciences de l’homme Alpes.

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    1Silvestre Paul et Suzanne, « Les premiers pas de la Résistance en Isère », in Chronique des maquis de l’Isère, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, coll. « Résistances », 1997.

    2ADI cote 52M412-418 État d’esprit de la population : rapports bimensuels du préfet au ministère de l’Intérieur, rapports mensuels des services départementaux et rapports circonstanciés, 1940-1941.

    3Seuls les documents correspondants à la période 1940-1941 sont pris en compte dans cette étude.

    4ADI cote 13R 932.

    5Ce journal existe depuis 1928, il s’agit ici du premier numéro de son édition clandestine.

    6ADI cote 13R932.

    7Étudiant à l’Institut électrotechnique de Grenoble, il est condamné à un mois de prison avec sursis par le Tribunal militaire de Lyon. De retour à Grenoble, il rejoint le nouveau mouvement Combat puis part à Lyon en mai 1943 où il devient le responsable des Forces unies de la jeunesse (FUJ).

    8Broué Pierre, Le parti communiste et la lutte armée à Grenoble pendant la guerre 1939-1945, s. d., 21 pages dactylographiées ; Desvages Henri, « Les communistes de l’Isère dans la Résistance », Cahiers d’Histoire, t. XXV, 1980, p. 299-327.

    9Silvestre Paul et Suzanne, Les premiers pas de la Résistance en Isère, op. cit.

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    La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression

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    Vallade, O. (2025). Tracts, inscriptions : les premiers marqueurs de la Résistance en Isère vus depuis les archives de la police et de la gendarmerie, 1940-1941. In G. Eismann & F. Grenard (éds.), La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/14be3
    Vallade, Olivier. « Tracts, inscriptions : les premiers marqueurs de la Résistance en Isère vus depuis les archives de la police et de la gendarmerie, 1940-1941 ». In La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression, édité par Gaël Eismann et Fabrice Grenard. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2025. doi:10.4000/14be3.
    Vallade, Olivier. « Tracts, inscriptions : les premiers marqueurs de la Résistance en Isère vus depuis les archives de la police et de la gendarmerie, 1940-1941 ». La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression, édité par Gaël Eismann et Fabrice Grenard, Presses universitaires de Rennes, 2025, https://doi.org/10.4000/14be3.

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    Eismann, G., & Grenard, F. (éds.). (2025). La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/14bf0
    Eismann, Gaël, et Fabrice Grenard, éd. La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2025. doi:10.4000/14bf0.
    Eismann, Gaël, et Fabrice Grenard, éditeurs. La Résistance pionnière en France au prisme des archives de la répression. Presses universitaires de Rennes, 2025, https://doi.org/10.4000/14bf0.
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