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Cahier d'illustrations
p. I-XVI
Texte intégral
Fig. I. – Estampe titrée « Le Maître de danse », gravée par Jacques-Philippe Le Bas (1707-1783) en 1745, à partir d’un tableau de Philippe Canot (v. 1715-1783), gravure en taille-douce, format 32,8 × 26,2 cm.

Dans un salon, le maître à danser, pochette et archet en mains, explique un pas de danse à une fillette très droite qui l’écoute attentivement en pinçant sa robe. Par la porte ouverte s’éloigne un garçon, peut-être le frère de l’écolière, qui viendrait de prendre lui-même sa leçon ? Sous la gravure, deux quatrains signés Moraine : « Maître habile en cet art, qui plaît tant au bel âge / N’es-tu point gagé par l’Amour / Pour que la jeune Iris ait la puissance un jour / De mettre tous les cœurs dans un doux esclavage… »
Coll. part., colorisation numérique Patrick Bollier, 2018.
Fig. II. – Le rébus du bon garçon, plat supérieur du carnet d’Orléans.

Médiathèque Orléans, collection Jarry, Mn 1954
Fig. III. – Page de titre du Répertoire des Bals gravée par Delafosse utilisée en ouverture du carnet d’Orléans.

Fig. IV. – La succession des feuilles gravées et des copies manuscrites dans le carnet du bon garçon.

IVa. – L’Espagnolette, contredanse théoriquement anonyme mais en vente chez l’auteur rue Banier à Orléans (page de titre et partition).
Fig. IV. – La succession des feuilles gravées et des copies manuscrites dans le carnet du bon garçon.

IVb. –Les Spectacles, copiée à la main, p. 31 et 32.
Fig. V. – La contredanse à la française : quatre couples disposés en carré.

« Cette contredanse a été faite en 1760 par Mr Perrin, Maître de Danse, et fut nommée Griel du nom d’un portier du Parc de St-Cloud à qui était accordée la permission de faire le Bal de St-Cloud, dont tout Paris a connu le brillant » explique Delacuisse en introduction à son dépliant (fin 1761 ou début 1762).
Va. – La Griel (détail : les deux premières figures d’une danse qui en compte huit).

Les deux couples placés dans l’axe de l’image font la figure dite d’allemande, les deux autres « la pirouette aux dames » (J.-M. Guilcher, La Contredanse …, op. cit., p. 236).
Vb. – Le Bal paré, dessin d’Augustin de Saint-Aubin (1736-1807), exposé au Salon de 1773, gravé en 1774 par Antoine-Jean Duclos (1742-1795). Format de la gravure originale : 30 × 42,5 cm. Exemplaire en couleurs (coll. part., détail).

VIa. – Pendant la première année de publication, titre et musique figurent ensemble sur la page de titre (ici : Les Amusemens de la Loire, feuille no 22, musique de Marie-Louise Robert).

VIb. – À partir de 1763, la page de titre met en valeur les noms des compositeurs, dédicataires et dépositaires (ici : Les Spectacles ou La Salle des Spectacles, feuille no 34).
Fig. VI. – L’évolution des pages de titre du Répertoire des Bals.

VIc. – Lorsque la partition est placée en ouverture, la page 4 offre un « Couplet sur l’air de la Contredanse » dont on peut supposer qu’il était fabriqué sur mesure, peut-être par une officine spécialisée du Pont-Neuf, à la demande du sieur Delacuisse. Toutefois le couplet des Amusemens de la Loire pourrait – hypothétiquement – avoir été fait à Orléans même, éventuellement dans l’entourage proche de la compositrice de la musique, Marie-Louise Robert. Les informations font trop défaut sur ce sujet pour émettre autre chose que des hypothèses.
Fig. VII. – « Description des figures » et « Plan des figures de la Contredanse » : la complémentarité des explications verbales et des schémas au cœur des feuilles du Répertoire des Bals (Les Amusemens de la Loire, feuille no 22 : « La contredanse… du Sieur Robert Maître de Danse à Orléans et la Musique de Mlle sa Fille »).

Fig. VIII. – La Jolie d’Orléans, Le Répertoire des Bals, feuille no 23, 1762.

Musique : Marie-Louise Robert. On ignore qui a composé les paroles du couplet.
Fig. IX. – Plan de la ville d’Orléans gravé en 1759 par Moithey, « ingénieur géographe du Roi », et imprimé en 1775.

Médiathèque Orléans, H 4616.
Fig. X. – Vue de la ville depuis la rive gauche de la Loire (détail).

À partir du dessin de Desfriches (1761) fut gravée une estampe en 1766 par Pierre-Philippe Choffard (1730-1809) qui connut un grand succès : plus de 300 exemplaires furent vendus en souscription au profit de la ville d’Orléans en 1767 par Charles-Nicolas Cochin, dit le Jeune (1715-1790) qui tenait boutique à Paris aux galeries du Louvre.
On remarque au loin le nouveau pont jeté sur le fleuve, et l’intense activité de la batellerie de Loire.
Médiathèque Orléans : ICO P 100.
Fig. XI. – Ce qu’on voyait depuis le Café du Midi :Vue du Martroy dédiée à Monsieur de Cypierre, Intendant d’Orléans, par Charles Campion, vers 1770 (détail).

Médiathèque Orléans, CP 1064.
Fig. XII. – Les signatures des Robert, père et fille.

XIIa. – Au bas de l’acte de mariage de Marie-Louise Robert, son père signe, en compagnie de l’organiste Christophe Moyreau et d’autres amis (BMS Saint-Pierre-Ensentelée, 8 février 1763).
Fig. XII. – Les signatures des Robert, père et fille.

XIIb. – Après le décès de son père, la signature de Marie-Louise Robert et de son mari Jacques Geuffroneau, au bas de l’inventaire effectué au Café du Midi (Ad Loiret : 3E 4138, 28 mars 1771).
Fig. XIII. – Un maître à danser chorégraphe des ballets dansés au collège jésuite : Jacques-Regnault Darnault a composé les danses du ballet Les Avantages de la vie pastorale [1759 ?].

Médiathèque Orléans : Res. E 18148.11.
Fig. XIV. – Illustration issue du traité de Kellom Tomlinson, The Art of dancing explained by Reading and figures …, Londres, printed for the author, 2 vol., 1735.

Jean Robert avait alors une trentaine d’années. On remarque que les deux danseurs – admirablement croqués – semblent suivre au sol un itinéraire figuré en écriture Feuillet, allusion ludique plutôt que scientifique à ce système d’écriture de la danse publié en 1700.
Fig. XV. – L’Allemande orléanoise en 16 pages publiée par Jean Robert chez Le Gall à Orléans en 1769 ressemblait-elle à cela ?.

Images extraites de l’Almanach dansant de Guillaume pour l’année 1770.
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