Introduction à la première partie

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Texte intégral

1Le paysage religieux, en côtoyant la postmodernité, dans un monde sécularisé, L est l’objet de recompositions à l’échelle sociale, spatiale et culturelle. Si le religieux est « en vadrouille1 » comme le pensait Jean Séguy, nous devons alors nous demander où il réside désormais. Tout laisse à penser que la centralité physique, traduisant la centralité sociale de l’institution religieuse dans la société, a cédé le pas à des formes religieuses plus dispersées, socialement et spatialement. La perte de vitesse du catholicisme étant notable, celle-ci n’aurait cependant pas creusé son tombeau, comme l’ont exprimé certains sociologues. En zone urbaine ou dans les villages, l’Église offre à la fin du xxe siècle de nouveaux visages pastoraux et militants. L’exemple du diocèse d’Autun, Chalon et Mâcon, marqué par le vieillissement et son réseau de petites villes, pourra présenter les défis de la gouvernance diocésaine face à l’enclavement des campagnes et l’hémorragie du clergé, malgré des pôles rayonnants comme Paray-le-Monial et Taizé. Les relations entre le catholicisme et la question urbaine pourront être mises en exergue dans le diocèse de Rennes, ainsi que les nouvelles dynamiques laïques via l’évolution des mouvements et les associations militantes (Action catholique spécialisée, associations familiales). La métropolisation de Rennes sur l’ensemble du territoire, sa croissance démographique avec ses phénomènes de périurbanisation et de rurbanisation, impactent notoirement les pratiques des fidèles et les choix de l’Ordinaire.

Notes de bas de page

1Séguy Jean, « Religion, modernité, sécularisation », Archives de sciences sociales des religions, no 61, 1986, p. 184.


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