Lectures d'Edith Wharton
The House of Mirth
The House of Mirth est sans doute le plus célèbre des romans d’Edith Wharton. Publié en 1905, il s’inscrit à la charnière de deux siècles, et par conséquent au début de la carrière de son auteur. L’entreprise est avant tout réaliste – roman de mœurs, peinture sociale de la haute société new-yorkaise au Gilded Age. Dernière phase du pendant américain de l’ère victorienne, il s’agit d’une époque étroitement corsetée – du moins dans sa représentation littéraire – qui permet la mise en scène de tous...
Éditeur : Presses universitaires de Rennes
Lieu d’édition : Rennes
Publication sur OpenEdition Books : 11 septembre 2025
ISBN numérique : 979-10-413-0928-3
DOI : 10.4000/14n69
Collection : Univers anglophones
Année d’édition : 2013
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-7535-2868-0
Nombre de pages : 218
Marc Amfreville
Avant-propos. Une maison hantéeGeneviève Brisac
Edith Wharton et sa truelle fictiveAnne-Marie Paquet-Deyris
Davies’s Opening Sequence in The House of Mirth [00:36-8:46]: an American Tragedy in the MakingEmmanuelle Delanoë-Brun
L’image au filtre de l’écran : Edith Wharton, Terence Davies et le charme discret de la représentationZachary Baqué
“Better than doing cowboys de chic”: American Social Classes and Space in Terence Davies’s The House of Mirth (2000)Jocelyn Dupont
Dignité des corps et rectitude du cadre dans The House of Mirth (Edith Wharton, 1905 et Terence Davies, 2000)Anne Ullmo
The House of Mirth ou la poétique du ressacGuillaume Tanguy
The Age of RootlessnessBrigitte Zaugg
”the word which made all clear”? The Implicit and the Unsaid in Edith Wharton’s The House of MirthManuel Jobert
« “Do you want to marry me ?” she asked ». Quelques réflexions sur le dialogue whartonienRichard Anker
The Question of Mediation and the “Oddly” Touching Nature of the Jewish Rosedale in The House of MirthThe House of Mirth est sans doute le plus célèbre des romans d’Edith Wharton. Publié en 1905, il s’inscrit à la charnière de deux siècles, et par conséquent au début de la carrière de son auteur. L’entreprise est avant tout réaliste – roman de mœurs, peinture sociale de la haute société new-yorkaise au Gilded Age. Dernière phase du pendant américain de l’ère victorienne, il s’agit d’une époque étroitement corsetée – du moins dans sa représentation littéraire – qui permet la mise en scène de tous les drames poignants du conformisme et de la révolte étouffée. L’histoire de Lily Bart, cette protagoniste à la fois tellement désireuse de se faire une place dans le monde où elle n’est qu’un pauvre satellite, et si attachante dans son désir de vérité et la passion qu’elle fait taire, tient de la tragédie et du mélodrame. Edith Wharton sait se trouver une voix propre, même si ses recherches stylistiques se situent à la marge d’une écriture réaliste, voire picturale et même pointilliste, et d’une aventure formelle qui préfigure le modernisme par le recours au monologue intérieur et à la focalisation interne.
Le film éponyme réalisé en 2000 par Terence Davies est une adaptation de grande qualité qui revendique la fidélité au roman, tout en réussissant à se créer un univers propre. Attentif à restituer l’atmosphère si particulière d’une haute société à la violence aussi feutrée qu’implacable, il sait, sans mièvrerie, donner accès au contenu sentimental et profondément émouvant du roman, et se trouver une langue cinématographique, alternant lenteur statique et accélérations elliptiques, décors surchargés et épures des visages.
Le volume rassemble quatorze contributions sur le roman et le film.
Qu’il s’agisse des unes ou des autres, du regard d’une écrivaine à celui des spécialistes de chacun des champs représentés, l’essentiel nous a paru devoir être une véritable interrogation des œuvres, qui certes favorise le travail de compréhension, mais ne cède jamais sur l’ambition interprétative, sur la recherche des enjeux les plus universels.
Marc Amfreville (dir.)
IdRef : 029629918
Professeur de littérature américaine à l’université Paris-Sorbonne. Il y a créé l’Atelier de Recherches sur le Trauma et ses Écritures. Président d’honneur de l’AFEA, il est l’auteur de trois ouvrages : C. B. Brown, la part du doute (Belin, Voix américaines, 2000) ; Pierre ou les ambiguïtés de Melville : l’ombre portée (Ellipses, Marque-Pages, 2003) ; et Écrits en souffrance (Michel Houdiard, 2009), co-auteur (avec Antoine Cazé et Claire Fabre) de L’Histoire de la littérature américaine (PUF, 2010), ainsi que de nombreux articles sur les romans du XIXe siècle. Il a participé aux éditions de Melville et de Fitzgerald dans la bibliothèque de la Pléiade. Il a traduit une trentaine de romans contemporains (Th. McGuane, Bass, J. A. P hillips, M. Truong (prix Coindreau 2006), Chang Rae Lee, B. Machart…).
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