Table des matières
Jean-Marc Besse
Préface. L’autochtonie comme question géographiqueBastien Sepúlveda et Éric Glon
Introduction. Pour une approche géographique de la question autochtonePremière partie. Revendiquer son droit (à accéder) au(x) territoire(s)
Irène Bellier
« Une relation spéciale » : les droits des peuples autochtones aux terres, territoires et ressources- La place des droits autochtones au territoire dans le droit international
- Une spécialité des peuples autochtones dans les outils du droit international
- Territoire et gouvernance de soi
- Territoires autochtones et conflits de légalité
- Gouvernance globale : respecter les droits des peuples autochtones, à l’échelle de la planète ?
- Le plan d’action à l’échelle du système
- Les objectifs du développement durable – Agenda 2030
- La lutte contre le changement climatique et les savoirs traditionnels
- Conclusion
Étienne Rivard
L’enclave métisse : le morcellement (post) colonial des territorialités autochtones- La légitimité : outil de calibration des souverainetés
- Légitimité et minorités nationales
- Régime territorial et légitimité
- Des contrastes rigides et leurs mécanismes de légitimation
- La Nation : seule voie légitime de reconnaissance ?
- Légitimité territoriale comme assise nationale
- La « communauté » locale comme chemin de traverse à la légitimité
- Le homeland : il plie, mais jamais ne casse
- Un fondement territorial coulé dans l’imaginaire géohistorique
- Le difficile contrôle d’un homeland en dérouine
- Le spectre de la « légitimité de convenance »
- Conclusion
Bastien Sepúlveda
Un droit autochtone à la ville ?Considérations à partir du cas mapuche au Chili
- Fondements d’un droit autochtone à la ville
- Genèse et nature de la ville coloniale
- Une enclave « assiégée »
- Revendiquer le « droit à (exister dans) la ville »
- Ville et autochtonie au Chili : le cas des Mapuches
- L’insertion des Mapuches dans les villes du Chili
- La constitution d’une citoyenneté mapuche urbaine
- Déclinaison mapuche du « droit à (exister dans) la ville »
- Une place au sein de l’administration municipale
- La formation d’espaces identitaires collectifs
- Conclusion : un droit recouvré ?
Pierre-Christophe Pantz
Géopolitique kanakQuand le territoire devient un outil de décolonisation et de reconquête spatiale
- Le territoire, fil conducteur de rivalités géopolitiques en Nouvelle-Calédonie
- L’attachement fondamental des Kanak à leur terre
- Le territoire, un outil de domination et d’impérialisme colonial
- La décolonisation, une reconquête du vieux pays ?
- Pluralité d’une reconquête territoriale kanak
- La recomposition électorale, boîte de résonance de la reconquête foncière
- Reconquête foncière et lien à la terre
- Mobilités et recompositions urbaines
- Conclusion
Deuxième partie. Clamer son être au monde
Éric Glon
Ce que nommer les lieux nous dit du territoire autochtoneUn exemple canadien
- Nommer les lieux pour se réapproprier un être au monde et raconter sa présence sur Terre
- Qu’est-ce qu’un lieu ?
- Pourquoi nommer les lieux est-il aussi particulier dans les cultures autochtones ?
- Nommer les lieux et les cartographier chez les Lil’wat en Colombie-Britannique (Canada)
- Q̓ewq̓ewtsín
- L’histoire du canoé de cuivre
- Une résurgence culturelle pour un mieux-être au monde
- Nommer les lieux : une étape au cœur d’un processus d’innovation sociale territorialisée
- Une innovation sociale territorialisée
- Un processus pour spécifier une ressource patrimoniale territorialisée
- Conclusion
Fabrice Dubertret
De la carte à la réappropriation territorialeEnjeux et modalités d’usages des contre-cartographies autochtones
- Quand le « blanc des cartes » prend la parole
- Géographie coloniale et effacement de la présence autochtone
- Contre-cartographie et réaffirmation territoriale autochtone
- Vers une cartographie globale des territoires autochtones
- Transparence d’information et responsabilisation
- Réinscription des territoires autochtones sur la mappemonde
- Une réelle redistribution du pouvoir des cartes ?
- Un empowerment cartographique paradoxal …
- … sous le contrôle de l’État
- Conclusion
Fabienne Joliet et Laine Chanteloup
Nuna (ᓄᓇ) aujourd’hui, entre inuititude et altérité ?Arrêt sur images
- Nuna ou le territoire inuit montré du « dedans » : les ressorts méthodologiques de l’image
- Cosmovision inuit : une nature socialisée
- Quelles territorialités inuit ?
- Nourrir le corps, apaiser l’âme
- Éphémères et adaptations quotidiennes
- Grandeur du territoire, héritage du peuple inuit
- Les mutations territoriales selon les Nunavimmiuts
- Conclusion
Sylvain Guyot
Les Griqua de Kranshoek (Plettenberg Bay, Eastern Cape, Afrique du Sud)De la structuration coloniale itinérante d’une autochtonie sud-africaine à une reterritorialisation post-apartheid in situ
- La question autochtone dans l’Afrique du Sud contemporaine
- Une loi de reconnaissance des autochtones sud-africains en demi-teinte
- Quelle reconnaissance spécifique des droits fonciers autochtones en Afrique du Sud ?
- Une structuration territoriale itinérante au cœur de la griquaness
- xviiie siècle : de l’exode du Cap Occidental à la création du Griqualand occidental
- xixe siècle : d’un Griqualand à l’autre
- xxe siècle : nouveau départ et retour vers le Cap Occidental ?
- Montrer et partager son territoire comme mode de réappropriation autochtone : tourisme et valorisation culturelle en territoire griqua
- Le cas de Kranshoek
- Le cas de Ratelgat
- Conclusion
Benjamin Leclère
Les Ohlone de la baie de San Francisco et les Noongar de l’agglomération de PerthDes peuples autochtones en lutte pour « décoloniser » la ville
- Les Noongar de Perth et les Ohlone de la baie de San Francisco, victimes du passé colonial et de sa résilience
- Des Noongar de Perth face à une ségrégation marquée au passé comme au présent
- Les Ohlone, des groupes assimilés et décimés qui ont pu laisser croire à leur disparition
- L’occupation : action collective privilégiée pour revendiquer la souveraineté
- D’Occupy à Decolonize : des « reborn Ohlone » en quête de visibilité
- La « Tente-Ambassade » d’Heirisson Island : expression de la souveraineté noongar
- Conclusion : un combat qui continue pour une autodétermination choisie et non subie
Troisième partie. Conquérir sa place : enjeux de gouvernance territoriale et politiques publiques
François-Michel Le Tourneau
Les territoires autochtones et l’équation du développement : comparaison entre le Brésil et les États-Unis- Au commencement était la terre : structures foncières comparées des territoires autochtones au Brésil et aux États-Unis
- Extension et distribution régionale
- Des statuts fonciers très différents qui influent sur le développement
- Souveraineté et autodétermination
- Les défis du développement économique
- Valoriser les ressources naturelles sans détruire l’environnement
- Une relation complexe avec la protection de l’environnement
- Les difficultés du développement économique
- Conclusion
Marta de Azevedo Irving
Droit des populations et peuples traditionnels et aires protégéesTensions et contradictions dans les politiques publiques de protection de la nature au Brésil
- La notion controversée de « populations et peuples traditionnels »
- La Convention 169 de l’OIT et la Convention des Nations unies sur la diversité biologique : points de départ du débat proposé
- Tensions dans l’affirmation du droit des populations et peuples traditionnels dans le contexte des aires protégées à l’échelle mondiale
- Contradictions et paradoxes dans la compréhension du droit des populations et peuples traditionnels relativement aux aires protégées : des tendances mondiales au cas du Brésil
- La reconnaissance juridique des populations et peuples traditionnels et les politiques publiques de protection de la nature au Brésil
- Considérations finales
Stéphane Héritier
Peuples autochtones dans la gouvernance des espaces protégésQuel renouvellement des politiques publiques ?
- Des régimes de conservation tardivement et inégalement intégrateurs
- L’implication des peuples autochtones dans la gestion des espaces protégés : un renforcement graduel du soutien international
- Durban 2003 : un tournant tardif marquant le recul d’une conservation biocentrée
- Le prolongement des acquis de Durban : l’intégration des sociétés locales comme horizon
- Évolution des conditions politiques et agentivité des Autochtones au Canada
- Un changement des pratiques à Parcs Canada à partir des années 1970 : des ententes aux formes partenariales de gestion des espaces protégés
- Un pas plus loin… de la cojuridiction à l’autonomie dans la gestion des espaces protégés ?
- Conclusion : vers un horizon de souveraineté autochtone dans les espaces protégés ?
Simon Maraud
L’intégration des autochtones dans la gestion des aires protégéesVers de nouveaux territoires ? La nature et la culture comme outils décoloniaux chez les Samis
- La participation pour des aires protégées décolonisées ?
- Des formes de gouvernance inclusive ?
- La conservation dans le paradigme du capitalisme
- Le Sápmi, l’imposition d’une territorialité occidentale
- Le Sápmi : terre ancestrale des Samis
- La « réduction » comme outil d’expansion de la territorialité suédoise
- Laponia : la constitution d’un espace décolonial ?
- Du Laponiatjuottjudus au Searvelatnja
- Un processus décolonial maîtrisé
- Conclusion : appréhender les champs de pouvoir pour décoloniser la protection de la Nature
Caroline Desbiens et Carole Lévesque
Villes en vue : nouvelles géographies culturelles de l’autochtonie au Québec, CanadaÉric Glon et Bastien Sepúlveda
Conclusion. AutochtonieS
