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    Plan détaillé Texte intégral De l’expérimentation de l’air control à l’affirmation de la « méthode Glubb », pratiquer et théoriser le renseignement Écrire, traiter et transmettre l’information : la singularité des “Glubb’s reports” Glubb, au service de quelle couronne ? Être agent de renseignement dans les mandats britanniques au Moyen-Orient Notes de bas de page Auteur

    Histoire du renseignement en situation coloniale

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    « Glubb of Transjordania », de Special Service Officer en Irak à commandant de la Légion arabe transjordanienne (1922-1939)

    Clothilde Houot

    p. 125-133

    Texte intégral De l’expérimentation de l’air control à l’affirmation de la « méthode Glubb », pratiquer et théoriser le renseignement Écrire, traiter et transmettre l’information : la singularité des “Glubb’s reports” Glubb, au service de quelle couronne ? Être agent de renseignement dans les mandats britanniques au Moyen-Orient Brève chronologie Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Lorsqu’en 1920, John Bagot Glubb, alors âgé de seulement vingt-trois ans, arrive en Mésopotamie, rien ne semblait le prédestiner à intégrer le monde du renseignement. Lassé de la monotonie de son quotidien militaire en Grande-Bretagne et attiré, comme d’autres avant lui, par l’« exotisme » d’une mission outre-mer, il œuvre deux années durant comme officier-ingénieur chargé de travaux de construction et de maintenance. Durant cette période, il se distingue de ses coreligionnaires par son intérêt pour les populations et sa maîtrise rapide de la langue locale, ce qui lui vaut d’être détaché à la Royal Air Force (RAF), en tant que Special Service Officer (SSO). Cinq ans plus tard, il démissionne de l’armée régulière britannique, afin de prendre un poste civil d’Administrative Inspector des déserts irakiens, avant de parvenir en Transjordanie, second en chef de la Légion arabe, force armée locale, où il deviendra le « deuxième homme » de l’Émirat.

    2Si Glubb semble être relativement méconnu de l’historiographie francophone – au même titre que l’est l’impérialisme britannique1 – Glubb est loin d’avoir été délaissé par la recherche académique anglosaxonne2. Il ne s’agit donc pas ici de proposer une énième contribution biographique, mais plutôt de lire la trajectoire de Glubb, au regard du renseignement « mandataire » au Moyen-Orient. La période considérée est ainsi réduite aux années 1922 à 1939, où il appartient, tout du moins de manière officielle, au monde du renseignement. Car, le « cas Glubb », permet en lui-même d’éclairer ce système politique et militaire méconnu, tout en montrant les singularités de ce personnage, qui finit, de lui-même, par s’émanciper de cette casquette d’« officier de renseignement » en parvenant, en 1939, au poste ultime de Commandant de la future armée nationale jordanienne.

    3J. B. Glubb s’impose comme un personnage clé de l’histoire du renseignement dans les mandats britanniques au Moyen-Orient. L’étude de son parcours de vie professionnelle permet, tout en donnant à voir les stratégies de contrôle de ces territoires, de découvrir un cas très singulier voire unique d’impérialisme3. Premièrement, parce qu’il fut lui-même l’un des premiers maillons de la chaîne officielle durant les années 1920 en tant que SSO en Irak. Deuxièmement, parce qu’en plus d’avoir été directement intégré au système impérial, il a graduellement remis en cause les méthodes de contrôle pratiquées dans la région, en mettant au point sa propre méthode de domination militaire en Irak, qu’il parfait et impose ensuite en Transjordanie.

    4Il s’illustre ainsi, en praticien du contrôle et du renseignement, mais il en est aussi un théoricien, influant directement sur les stratégies mises en place et destinées à protéger les intérêts de l’Empire. Enfin, son parcours atypique, ainsi que son positionnement ambigu face aux multiples couronnes qu’il fut amené à servir – britannique et hachémite – autant que son inscription dans la lignée d’agents de renseignement, beaucoup plus médiatisés, tel que Lawrence d’Arabie, viennent questionner l’ethos de l’agent impérial-espion dans une région que Priya Satia appelle l’« Arabian spyspace4 ».

    De l’expérimentation de l’air control à l’affirmation de la « méthode Glubb », pratiquer et théoriser le renseignement

    5Lorsque Glubb entre dans le monde du renseignement, l’application de la doctrine de l’air power aux mandats moyen-orientaux vient d’être officialisée. En effet, alors que la Grande-Bretagne est sortie exsangue de la Première Guerre mondiale et que l’opinion publique est de plus en plus critique vis-à-vis de nouvelles responsabilités impériales, se met au point une stratégie de contrôle et de défense plus économique, qui requiert un nombre minimal de forces au sol en privilégiant l’emploi de l’aviation et a fortiori des bombardements5.

    6La trajectoire de J. B. Glubb dans les déserts irakiens et transjordaniens, qui subissent, du milieu des années 1920 à 1932, date officielle du dernier raid en Transjordanie, les assauts répétés des Ikhwans d’Ibn Saud6, est centrale pour comprendre l’évolution opérée par cette stratégie de contrôle, de ses premiers succès jusqu’à son abandon définitif lors de la révolte palestinienne de 19367. En effet, c’est son action, autant que son discours dissonant face au consensus général, qui marque un tournant dans le recours à l’Air power.

    7Si l’action de Glubb dans les déserts irakiens relativise l’omnipotence de la Royal Air Force dans le contrôle des mandats, c’est davantage en Transjordanie qu’une véritable autonomisation des forces au sol s’affirme. En effet, bien qu’il critique la légitimité de certaines pratiques courantes de l’aviation destinées à mettre fin aux razzias frontalières, Glubb rappelle le recours nécessaire à cette force, seule capable de mettre fin à l’insécurité. Son ouvrage biographique consacré à la pacification des déserts irakiens War in the Desert est d’ailleurs sous-titré, de manière plus qu’évocatrice : An R.A.F Frontier Campaign.

    8En Irak, ce n’est donc pas le recours à la puissance aérienne que Glubb critique directement, mais davantage l’inadéquation des méthodes de renseignement qu’il considère comme superficielles, comme les erreurs de cible durant les opérations de bombardement. Lorsque J. B. Glubb devient SSO en 1922, il est à peu près le seul officier avec une connaissance du terrain et de la langue, acquise lors de ses nombreux « tours » et qui en font le spécialiste des affaires bédouines. « J’étais auparavant le seul SSO à faire mes tournées correctement et sans aucun doute le seul à avoir une connaissance adéquate des bédouins », précise-t-il dans son journal personnel manuscrit, daté de 19258. Dans les multiples rapports qu’il transmet à la branche des renseignements de la RAF à Bagdad, ou ‘I’ Branch, il va au-delà de la transmission simple d’information en rédigeant des réflexions théoriques sur le contrôle et l’administration des déserts9.

    9Il parvient à influer et à moduler les pratiques de contrôle en levant une force exclusivement bédouine, le Southern Desert Camel Corps10, dont le pendant transjordanien fut la Desert patrol, destinée non seulement à mettre fin à l’insécurité frontalière mais aussi à intégrer les populations bédouines au processus d’étatisation en cours. Une fois la situation des déserts irakiens pacifiée, c’est dans ceux de Transjordanie qu’il reproduit une méthode identique, mais qui donnera lieu, dans ce cas, à une montée en puissance des forces locales, renversant ainsi la position prioritaire de la RAF.

    10Glubb s’affirme alors comme une figure clé de l’administration mandataire, ainsi que dans la mise en place d’un système de renseignement efficace. En Irak et en Transjordanie, il dote les forces armées, qu’il a créées, de leur propre service de renseignement, dont il gère lui-même le budget11, considérant que les difficultés que rencontre l’aviation pour mettre fin aux raids viennent des lacunes dans leur collecte et leur traitement de l’information12. S’illustre ainsi la « méthode Glubb13 », qui vient supplanter celle de l’Air control au profit d’une pratique de terrain plus traditionnelle.

    11Alors qu’il retourne initialement dans le monde du renseignement à son arrivée en Transjordanie en novembre 1931 – il est nommé Intelligence ou Tribal Officer14 – il finira par définitivement s’émanciper de cette étiquette en 1939, en accédant au poste ultime de Commandant de la Légion arabe. À partir de cette date, il inscrit en en-tête de ses rapports « these reports are not intelligence summaries15 », se chargeant lui-même de l’analyse, la hiérarchisation et l’organisation des informations collectées, tâche traditionnellement assumée par le QG de la ‘I’ Branch, la branche renseignements.

    Écrire, traiter et transmettre l’information : la singularité des “Glubb’s reports”16

    12Dans son introduction à l’un de ses ouvrages autobiographiques, Arabian adventures, J. B. Glubb parle en ces termes de son enthousiasme scriptural : « J’ai toujours été un scribouilleur invétéré. Toute ma vie j’ai écrit des journaux, des descriptions d’événements marquants, des rapports et des essais, sur tout ce qui pouvait arriver17. »

    13En entamant des recherches sur celui que M. H. Norton appelle le « dernier Pacha », on est d’emblée frappé par la surabondance de ses écrits, non seulement publiés, mais aussi contenus dans les archives nationales, ainsi que dans ses archives privées, versées en 1986 puis en 2006 au Middle East Centre Archives d’Oxford (MECA)18.

    14Son œuvre se divise entre des productions autobiographiques et des publications à proprement parler scientifiques, notamment d’histoire. Sa passion de l’écriture l’aurait même amené à remettre en question son engagement militaire au profit d’une carrière littéraire19. J. B. Glubb semble parfaitement incarner cette posture de l’officier-écrivain que l’on peut retrouver dans d’autres espaces impériaux. Certains allant même jusqu’à considérer qu’il était beaucoup plus intellectuel qu’il n’était militaire : « Mais même dans cet uniforme, il ne ressemble en rien à un militaire, et encore moins à un guerrier bédouin. Glubb est plutôt un universitaire de cœur. Il aime à se considérer comme un politiste entraîné20. »

    15Ce trait majeur de sa personnalité influa fortement ses rapports rédigés en poste au Moyen Orient. Le terme « rapport » est ici employé pour parler de l’ensemble des productions écrites de J. B. Glubb dans le cadre de ses différentes affectations dont l’essentiel se divise entre des rapports de situation, des notes d’information et des memoranda, souvent écrits spontanément, sans demande préalable des autorités mandataires.

    16Si les rapports de Glubb consacrés à l’administration des déserts transjordaniens abondent dans les archives des Colonial et Foreign Office, cette pratique remonte à ses premières années irakiennes. En effet, dès son arrivée à Ramadi en tant que SSO, il s’émancipe des traditionnels bulletins de renseignements et de leur forme imposée. La consultation de ses archives privées permet de mieux envisager son processus de travail. La majeure partie de ses rapports typographiés consultables aux archives nationales était d’abord écrite à la main avant transmission. Cependant, alors qu’il prend l’habitude de photographier régulièrement les paysages et les personnes qu’il rencontre lors de ses différents « tours », ce n’est qu’à partir de son arrivée en Transjordanie que leur intégration à ses rapports devient régulière.

    17Mais la spécificité la plus notable, au-delà de ses réflexions sur les théories de contrôle déjà évoquées, reste la critique ouverte que J. B. Glubb se permet à l’encontre du système impérial britannique. À la fois appréciée de ses partisans – un agent du CO proposera même d’en publier un de manière officielle dans le Times21 – qui lui reconnaissent des talents littéraires, la liberté de ton qu’il y emploie a pu aussi largement déplaire, ne se cachant pas pour critiquer frontalement les priorités de Londres quant aux affaires moyen-orientales22 : « il a toujours été privilégié dans la rédaction de ses rapports sur la Transjordanie où il écrit librement et sans contrainte. Il a les idées bien arrêtées et n’a pas peur de les exprimer23 ».

    18En plus de pointer ce qu’il estime être des défaillances du système impérial, il se hisse au rang de conseiller aux affaires orientales en proposant, sans qu’on lui demande, des alternatives aux stratégies en place24.

    Glubb, au service de quelle couronne ? Être agent de renseignement dans les mandats britanniques au Moyen-Orient

    19En partant du prisme biographique, on ne pouvait faire l’économie de revenir sur l’ethos fantasmé de l’agent impérial-espion largement popularisé dans cette région par des figures mythiques et légendaires, qui marquent encore les esprits. Pour le journaliste Didier François, qui consacre en 1997, un portrait à J. B. Glubb dans un numéro de Libération, sa qualité d’« agent secret au service de sa Majesté », selon ses propres mots, ne fait aucun doute. Le titre même de son article le qualifie d’« espion qui vient du sable25 ». Mobilisant ce stéréotype populaire et, peignant Glubb comme l’incarnation de l’impérialisme britannique au Moyen-Orient, il tait, au service de son argumentation, les ambiguïtés de ce personnage.

    20L’engagement de Glubb dans cette région renvoie de manière presque systématique, et ce encore de nos jours, à la figure de Lawrence d’Arabie. À ce titre, le portrait de François débute sur une comparaison purement physique entre les deux hommes. « On espère un mirage. Un Lawrence d’Arabie, ascète fantomatique. Et l’on découvre Glubb Pacha. Bouille avenante, rondeur de bon aloi, sanglée dans un uniforme de simple toile26 », écrit-il. Ce raccourci illustre l’omniprésence et la survivance du cliché lawrentien dans l’imaginaire collectif. Déjà à l’époque de J. B. Glubb, les jeux de mots sur le complément du nom « of Arabia-Transjordania » étaient légion27.

    21Une coupure de presse conservée par J. B. Glubb, datant vraisemblablement d’avant 1939, résume bien cette domination du spectre lawrentien, quant au parcours des agents de l’Empire au Moyen-Orient : « De nos jours, aucun administrateur blanc ne peut se distinguer dans le monde arabe sans qu’il ne soit appelé le “nouveau Lawrence d’Arabie”28. »

    22À ce titre il est intéressant de voir que Glubb lui-même, conscient de ce lourd héritage, compare son action à celle de Lawrence durant la Révolte arabe29. Cependant, Glubb s’émancipe catégoriquement du legs de la Grande Guerre, en se comparant à une génération plus ancienne, celles des « Arabian explorers » : « Je dévorais les œuvres des explorateurs de l’Arabie […] et était déterminé à les imiter30 » ; et en se référant dans sa politique bédouine de pacification des déserts à l’œuvre de R. Sanderman au Baluchistan31 à la fin du xixe siècle.

    23À la même période, s’illustre une autre figure majeure des renseignements du monde arabe, Harry St. John Philby, père du célèbre agent double Kim Philby, que le Représentant britannique à Djeddah définit en ces termes en 1948 : « cet opposant malveillant de la Couronne britannique, le renégat musulman Hajji Abdulah32 ».

    24Alors que Glubb est de manière presque systématique présenté comme un énième Lawrence, la comparaison avec Philby, moins commune, n’en est pour autant pas moins intéressante. Engagé dans les affaires orientales à partir de la Première Guerre, Philby devient le premier résident britannique à Amman, mais finit par démissionner de son poste en même temps que du service civil de l’Empire en 1924. Il s’installe peu de temps après à Djeddah et s’implique dans les affaires politiques et diplomatiques saoudiennes. En se mettant au service d’Ibn Saud, mais surtout, en se convertissant à l’Islam en 1930, Philby est rendu coupable du crime impérial d’avoir « tourné arabe33 » remettant en question les présupposés de l’époque quant à la supériorité culturelle, raciale, mais aussi dans ce cas précis, religieux des Britanniques sur les populations arabo-musulmanes.

    25Cette expression, qui n’est ici qu’une transformation pour le monde arabe d’un phénomène mieux connu sous le nom de « going native », semble, de manière surprenante, difficile à appliquer au monde colonial francophone, dont on ne trouve que de très lointains équivalents34. Largement décrié pour cette « déviance » par les officiels de Londres, mais aussi par la presse, Philby finit par être considéré comme une « victime du désert », tandis que son pendant positif, Glubb, en aurait lui triomphé, selon les dires du journaliste français René Branellec. Glubb, à l’inverse de Philby serait donc parvenu à assimiler toutes les caractéristiques du « devenir arabe/bédouin » en conservant celles nécessaires pour servir de l’Empire. Personnalité complexe et dotée de sa propre légende noire, Glubb s’est imposé comme une figure emblématique de l’impérialisme britannique. S’il serait simpliste et surtout erroné de chercher à trancher entre l’appartenance de Glubb au système impérial britannique et sa supposée naturalisation transjordanienne, il est intéressant de se pencher sur ses contradictions et ambiguïtés.

    26Il résuma ainsi son parcours : « J’avais l’habitude de les amuser en racontant que j’étais né Anglais, que j’avais grandi Irakien puis devenu Jordanien naturalisé. Finalement, j’ai été renvoyé par le Gouvernement jordanien et devint une fois de plus anglais. La vie est emplie de vicissitudes35. »

    27Au sein de ses écrits, on peut trouver deux interprétations relatives aux conditions de son action en (Trans) jordanie. En effet, il écrit en 1951 à son supérieur et ami A. Kirbride : « Je suis au service du Gouvernement britannique dans mes fonctions actuelles. Si je n’en étais pas persuadé, je ne pourrai pas rester ici36. » Tandis que trente ans plus tard, il déclare : « J’ai servi plus de vingt ans le roi Abdullah I. Je n’étais pas un officiel britannique mais un officier indépendant au service du Gouvernement jordanien37. » Ces deux affirmations peuvent sembler contradictoires mais, lorsqu’on les replace dans leur contexte de production, elles illustrent davantage la construction littéraire de son alter ego transjordanien. Finalement, l’enjeu n’est pas de savoir si oui ou non J. B. Glubb fut un agent de l’Empire avant de servir l’Émir ou inversement, mais plutôt d’observer l’ambivalence presque intrinsèque aux fonctions de ces officiers spécialisés, animés par une « mission sacrée de civilisation ».

    Brève chronologie

    28– 1920 : arrivée de Glubb en Mésopotamie/Irak ;

    29– 1922 : nomination en tant que SSO (la fonction vient juste d’être mise en place au sein de la RAF) à Nasiriyah, Ramadi ;

    30– RAF en charge du contrôle et de la défense des mandats moyens-orientaux ;

    31– création de la Légion arabe sous la direction de F. G. Peake (aussi surnommé « Peake Pasha ») ;

    32– nommé SSO Ikhwan Defence (fonction créée spécifiquement pour lui afin qu’il soit en charge de l’intégralité de la zone frontalière désertique) ;

    33– 1926 : démission de l’armée britannique et se met au service du gouvernement irakien en tant qu’inspecteur administratif ;

    34– nommé Administrative Inspector of the Southern Desert ;

    35– 1928-1932 : période de forte instabilité aux frontières transjordaniennes, durant laquelle se multiplient les raids entre tribus « transjordaniennes » et « saoudiennes » ;

    36– hiver 1930 : arrivée en Transjordanie, en tant que second au commandement de la Légion arabe et première tournée aux frontières et dans le désert transjordanien ;

    37– création par Glubb d’une nouvelle branche de la Légion arabe destinée à pacifier la zone désertique, la Desert patrol, qui deviendra quelques années plus tard la Desert police ;

    38– date officielle du dernier raid tribal et affirmation de la spécificité du désert trans-jordanien dans l’administration de l’Émirat (zone sous autorité de la Desert police)

    39– 1939 : suite au départ à la retraite de F. G. Peake, J. B. Glubb est promu à la tête de la Légion arabe ;

    40– 1941 : campagnes militaires de la Légion arabe en Syrie et en Irak durant la Seconde Guerre mondiale ;

    41– 1956 : le jeune roi Hussein arrivé au trône en 1955 congédie J. B. Glubb qui doit quitter le territoire jordanien.

    Notes de bas de page

    1Daguzan Jean-François (coord.), dossier : « Le colonialisme britannique », Maghreb-Machrek, no 204, février 2010, suite, no 205, mars 2010, p. 53-138.

    2Côté français, hormis la récente thèse de Myriam Yakoubi sur la relation anglo-hachémite (1914-1958) qui s’intéresse de près au cas Glubb, le seul article sur le sujet est en fait le fruit d’une traduction de l’anglais. Outre-Manche, Glubb a fait l’objet de trois thèses de doctorat, de deux biographies et est au cœur de plusieurs ouvrages.

    3Alon Yoav, « Tribal Shaykhs and the Limit of Imperial Rule in Transjordan 1920-1946 », The Journal of Imperial and Commonwealth History, vol. 32, no 1, p. 70 ; Alon Yoav, « Glubb Pacha (1930-1946) et le colonialisme britannique en Transjordanie », Maghreb-Machrek, mars 2010, no 205, p. 87.

    4Satia Priya, Spies in Arabia : the Great War and the Cultural Foundations of Britain’s Covert Empire in the Middle East, Oxford/New York/Auckland, Oxford University Press, 2008, p. 4.

    5La création et l’évolution de la doctrine militaire d’Air control sont intimement liées au terrain irakien, considéré comme un « splendide terrain d’entraînement » pour les jeunes pilotes. À la faveur des innovations technologiques en matière d’aviation, confirmées durant la Première Guerre mondiale, une partie des dirigeants britanniques voit d’un œil favorable le recours à l’aviation dans le cadre du contrôle colonial, car il permet d’économiser le déploiement de troupes au sol. Les premières expériences d’application de cette doctrine remontent à la reconquête du Somaliland au début des années 1920, mais c’est véritablement dans le cadre moyen-oriental que cette doctrine se voit mise en pratique permettant à la Royal Air Force de se doter d’un ministère autonome. Il s’agit d’utiliser l’outil aérien à la fois dans des opérations de reconnaissance et de relevés de renseignement, autant que dans la mise en place du contrôle effectif en ayant recours à l’effet moral de la menace, parfois appliquée, des bombardements. Pour plus de précisions lire Omissi David, Air Power and Colonial Control : The Royal Air Force, 1919-1939, New York, Manchester University Press, 1990 ; Ritchie Sebastian, The RAF, Small Wars and Insurgencies in the Middle East 1919-1939, Royal Air Force Leadership Centre, 2011.

    6Les Ikhwân (terme arabe signifiant « frères ») formaient alors une force paramilitaire religieuse d’abord soutien puis en opposition à l’autorité d’Ibn Saoud.

    7Thomas Martin, Empire of Intelligence, p. 246 ; Omissi David, op. cit., p. 213.

    8Middle East Centre Archives d’Oxford (MECA), Glubb’s papers (GP) (2006), Box no 43 : journal personnel manuscrit de J. B. Glubb, 30-11-1925 ; citation originale traduite par l’auteure : « I used to be the only SSO who really toured thoroughly and certainly the only one who knew anything of bedouin. »

    9MECA, GP (1986), Box no 2, dossier 3 : « Memorandum on Iraq Nejd Situation after Jidda », 21-5-1928.

    10Certainement inspiré du « Somaliland Camel Corps » créé en juin 1912.

    11MECA, GP (1986), Box no 6, dossier « Correspondance Arab Legion, 1930-1931 » : lettre manuscrite de F. G. Peake à J. B. Glubb, 9 mars 1931.

    12TNA, AIR 23/3 : Notes de J. B. Glubb SSO Nasiriyah à Air HQ, ‘I’ Branch, Arabia reports, janvier 1925.

    13Cette méthode et son évolution sont étudiées en profondeur dans les chapitres iii à v de la thèse de Maureen Norton, The Last Pasha, John Hopkins University, 1997, p. 60-199.

    14TNA, CO 831/10/1 : Télégramme du Haut-Commissaire en Palestine au Secrétaire d’État aux Colonies, 8-10-1930.

    15MECA, GP (2006), Box no 92 : « A Periodical Report on Trans-Jordan and the Arab Legion », août 1945 ; TNA, CO 831/58/6 : « A Periodical Report on Public Security for the Month from February to May 1942 » ; trad. : « ces rapports ne sont pas des notes de renseignement ».

    16L’originalité de ces rapports leur a valu d’être compilés et publiés après sélection dans un ouvrage de 2016 édité par Tancred Bradshaw, The Glubb’s Reports : Glubb Pasha and Britain’s Empire Project in the Middle East, 1920-1956, Palgrave MacMillan.

    17Citation originale traduite par l’auteure : « I have always been an inveterate scribbler. All through my life I have written diaries, descriptions of notables events, reports and essays, on anything and everything that happened. »

    18Du fait de leur importance, ces deux versements n’ont été inventoriés que temporairement et rendent le travail de recherche très fastidieux, notamment pour la collecte de 2006 qui est encore dans les boîtes d’archivage ayant servi lors du transfert.

    19Norton Maureen, 1997, op. cit., p. 5.

    20MECA, GP (2006), Box no 102 : Brandt Albert A., « Glubb of the Arab Legion », The British Digest, condensed from the Amercian Mercury, novembre 1944, p. 52 ; citation originale traduite par l’auteure : « But even in this uniform [ celui de la Légion arabe ] he does not look like a military man, still less a Beduin warrior […] Glubb is really a scholar at heart.[…] He likes to consider itself like a trained political scientist. »

    21TNA, CO 831/58/7 : de B. Walter à A. Eden, 7 août 1941.

    22Ibid. Note adressée au SECO, 4 août 1941.

    23Citation originale traduite par l’auteure : « He [Glubb] has always been privileged in his reports from Trans-Jordan, that is to say, he writes freely and without restraint […]. He has definitive view and is not afraid of express them. »

    24MECA, GP (2006), Box no 25 : « A Note on Post-War Settlement in the Middle-East », « A Further Note on Peace Terms in the Middle-East », 25 mai 1943 ; Box no 87 : « Note on the Northern Saudi Frontier », novembre 1941 ; TNA, CO 831/55/12 : « A Monthly Report on Trans-Jordan for the Month of June 1940 ».

    25François Didier, « PALESTINE 1947 : L’espion qui vient du sable. Glubb Pacha, l’officier anglais qui dirige la Légion arabe, veille sur le découpage colonial du Levant », Libération, 29-11-1997.

    26Ibid.

    27IMW, FGP 78/73/1 : Albert Harold A., « New Lawrences of Arabia », The Star, novembre 1940 ; MECA, GP (2006), Box no 6 : « Glubb of Trans-Jordan », SALT (The Australian Army Education Journal), vol. 4, no 6, 10 août 1942, p. 12.

    28Citation originale traduite par l’auteure : « No white administrator can nowadays distinguish himself in the Arab world without being called “a second Lawrence of Arabia”. »

    29MECA, GP (1986), Box no 2, dossier 4 : notes manuscrites pour un ouvrage.

    30Glubb J. B. cité dans Massad Joseph, 2001, Colonial Effects, p. 112. J. Massad y consacre une réflexion sur cette comparaison ; citation originale traduite par l’auteure : « I devoured the works of the explorers of Arabia – Burkhardt, Doughty, Blunt and Palgrave-and determined to imitate them. »

    31Tripodi Christian, « “Good for one but not the other” : The “Sandeman System” of Pacification as Applied to Baluchistan and the North-West Frontier, 1877-1947 », Journal of Military History, 73 : 3, 2009, p. 767-802.

    32TNA, FO 905/50 : Lettre confidentielle d’A. C. Trott (Représentant britannique à Djeddah) à son homologue américain M. Child ; citation originale traduite par l’auteure : « Evil-minded hater of His Majesty’s Government, the moslem renegade Hajji Abdullah. »

    33Les sources anglaises emploient l’expression « to turn arab ».

    34On trouve en effet les expressions « ensauvagé » relatives aux Amériques, mais dont la définition est beaucoup plus ambiguë ou « tropicalisée » dans le cas africain.

    35MECA, GP (2006), Box no 207, dossier « Légion arabe » : « Note on tribal visitors from Iraq to Amman », 1942 repris, et complété dans Glubb J. B., Arabian Adventures : Ten Years of Joyful Service, 1978, Londres, Cassell, p. 210-211 ; citation originale traduite par l’auteure : « I used to amuse them [ses visiteurs irakiens à Amman] by saying that I was born an Englishmen, grew up an Iraqi and had become a naturalized Jordanian. In the end, I was dissmissed by the Jordan Government and became once more an Englishmen. Life is full of vicisssitudes. »

    36TNA, FO 371/91821 : Glubb à Kirbride, Amman, 7 août 1951 ; traduction : « I am serving the British government in my present post. If I did not believe that, I should not remain here. »

    37MECA, GP (2006), Box no 10, File 8 : notes manuscrites de J. B. Glubb, lettre à G. Grant, juin 1982 ; citation originale traduite par l’auteure : « I served for some twenty years under King Abdullah. I was not a British official, but a freelance officer serving the Jordan government. »

    Auteur

    • Clothilde Houot

      Doctorante en histoire contemporaine du monde arabe à l’université Paris 1 (Sirice). Elle a coécrit avec Jean-Baptiste Bégat un ouvrage de synthèse destiné au grand public Moyen-Orient et Occident au xxe siècle, Levallois-Perret, Bréal, publié en octobre 2017 puis réédité en 2019 et 2020.

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    1Daguzan Jean-François (coord.), dossier : « Le colonialisme britannique », Maghreb-Machrek, no 204, février 2010, suite, no 205, mars 2010, p. 53-138.

    2Côté français, hormis la récente thèse de Myriam Yakoubi sur la relation anglo-hachémite (1914-1958) qui s’intéresse de près au cas Glubb, le seul article sur le sujet est en fait le fruit d’une traduction de l’anglais. Outre-Manche, Glubb a fait l’objet de trois thèses de doctorat, de deux biographies et est au cœur de plusieurs ouvrages.

    3Alon Yoav, « Tribal Shaykhs and the Limit of Imperial Rule in Transjordan 1920-1946 », The Journal of Imperial and Commonwealth History, vol. 32, no 1, p. 70 ; Alon Yoav, « Glubb Pacha (1930-1946) et le colonialisme britannique en Transjordanie », Maghreb-Machrek, mars 2010, no 205, p. 87.

    4Satia Priya, Spies in Arabia : the Great War and the Cultural Foundations of Britain’s Covert Empire in the Middle East, Oxford/New York/Auckland, Oxford University Press, 2008, p. 4.

    5La création et l’évolution de la doctrine militaire d’Air control sont intimement liées au terrain irakien, considéré comme un « splendide terrain d’entraînement » pour les jeunes pilotes. À la faveur des innovations technologiques en matière d’aviation, confirmées durant la Première Guerre mondiale, une partie des dirigeants britanniques voit d’un œil favorable le recours à l’aviation dans le cadre du contrôle colonial, car il permet d’économiser le déploiement de troupes au sol. Les premières expériences d’application de cette doctrine remontent à la reconquête du Somaliland au début des années 1920, mais c’est véritablement dans le cadre moyen-oriental que cette doctrine se voit mise en pratique permettant à la Royal Air Force de se doter d’un ministère autonome. Il s’agit d’utiliser l’outil aérien à la fois dans des opérations de reconnaissance et de relevés de renseignement, autant que dans la mise en place du contrôle effectif en ayant recours à l’effet moral de la menace, parfois appliquée, des bombardements. Pour plus de précisions lire Omissi David, Air Power and Colonial Control : The Royal Air Force, 1919-1939, New York, Manchester University Press, 1990 ; Ritchie Sebastian, The RAF, Small Wars and Insurgencies in the Middle East 1919-1939, Royal Air Force Leadership Centre, 2011.

    6Les Ikhwân (terme arabe signifiant « frères ») formaient alors une force paramilitaire religieuse d’abord soutien puis en opposition à l’autorité d’Ibn Saoud.

    7Thomas Martin, Empire of Intelligence, p. 246 ; Omissi David, op. cit., p. 213.

    8Middle East Centre Archives d’Oxford (MECA), Glubb’s papers (GP) (2006), Box no 43 : journal personnel manuscrit de J. B. Glubb, 30-11-1925 ; citation originale traduite par l’auteure : « I used to be the only SSO who really toured thoroughly and certainly the only one who knew anything of bedouin. »

    9MECA, GP (1986), Box no 2, dossier 3 : « Memorandum on Iraq Nejd Situation after Jidda », 21-5-1928.

    10Certainement inspiré du « Somaliland Camel Corps » créé en juin 1912.

    11MECA, GP (1986), Box no 6, dossier « Correspondance Arab Legion, 1930-1931 » : lettre manuscrite de F. G. Peake à J. B. Glubb, 9 mars 1931.

    12TNA, AIR 23/3 : Notes de J. B. Glubb SSO Nasiriyah à Air HQ, ‘I’ Branch, Arabia reports, janvier 1925.

    13Cette méthode et son évolution sont étudiées en profondeur dans les chapitres iii à v de la thèse de Maureen Norton, The Last Pasha, John Hopkins University, 1997, p. 60-199.

    14TNA, CO 831/10/1 : Télégramme du Haut-Commissaire en Palestine au Secrétaire d’État aux Colonies, 8-10-1930.

    15MECA, GP (2006), Box no 92 : « A Periodical Report on Trans-Jordan and the Arab Legion », août 1945 ; TNA, CO 831/58/6 : « A Periodical Report on Public Security for the Month from February to May 1942 » ; trad. : « ces rapports ne sont pas des notes de renseignement ».

    16L’originalité de ces rapports leur a valu d’être compilés et publiés après sélection dans un ouvrage de 2016 édité par Tancred Bradshaw, The Glubb’s Reports : Glubb Pasha and Britain’s Empire Project in the Middle East, 1920-1956, Palgrave MacMillan.

    17Citation originale traduite par l’auteure : « I have always been an inveterate scribbler. All through my life I have written diaries, descriptions of notables events, reports and essays, on anything and everything that happened. »

    18Du fait de leur importance, ces deux versements n’ont été inventoriés que temporairement et rendent le travail de recherche très fastidieux, notamment pour la collecte de 2006 qui est encore dans les boîtes d’archivage ayant servi lors du transfert.

    19Norton Maureen, 1997, op. cit., p. 5.

    20MECA, GP (2006), Box no 102 : Brandt Albert A., « Glubb of the Arab Legion », The British Digest, condensed from the Amercian Mercury, novembre 1944, p. 52 ; citation originale traduite par l’auteure : « But even in this uniform [ celui de la Légion arabe ] he does not look like a military man, still less a Beduin warrior […] Glubb is really a scholar at heart.[…] He likes to consider itself like a trained political scientist. »

    21TNA, CO 831/58/7 : de B. Walter à A. Eden, 7 août 1941.

    22Ibid. Note adressée au SECO, 4 août 1941.

    23Citation originale traduite par l’auteure : « He [Glubb] has always been privileged in his reports from Trans-Jordan, that is to say, he writes freely and without restraint […]. He has definitive view and is not afraid of express them. »

    24MECA, GP (2006), Box no 25 : « A Note on Post-War Settlement in the Middle-East », « A Further Note on Peace Terms in the Middle-East », 25 mai 1943 ; Box no 87 : « Note on the Northern Saudi Frontier », novembre 1941 ; TNA, CO 831/55/12 : « A Monthly Report on Trans-Jordan for the Month of June 1940 ».

    25François Didier, « PALESTINE 1947 : L’espion qui vient du sable. Glubb Pacha, l’officier anglais qui dirige la Légion arabe, veille sur le découpage colonial du Levant », Libération, 29-11-1997.

    26Ibid.

    27IMW, FGP 78/73/1 : Albert Harold A., « New Lawrences of Arabia », The Star, novembre 1940 ; MECA, GP (2006), Box no 6 : « Glubb of Trans-Jordan », SALT (The Australian Army Education Journal), vol. 4, no 6, 10 août 1942, p. 12.

    28Citation originale traduite par l’auteure : « No white administrator can nowadays distinguish himself in the Arab world without being called “a second Lawrence of Arabia”. »

    29MECA, GP (1986), Box no 2, dossier 4 : notes manuscrites pour un ouvrage.

    30Glubb J. B. cité dans Massad Joseph, 2001, Colonial Effects, p. 112. J. Massad y consacre une réflexion sur cette comparaison ; citation originale traduite par l’auteure : « I devoured the works of the explorers of Arabia – Burkhardt, Doughty, Blunt and Palgrave-and determined to imitate them. »

    31Tripodi Christian, « “Good for one but not the other” : The “Sandeman System” of Pacification as Applied to Baluchistan and the North-West Frontier, 1877-1947 », Journal of Military History, 73 : 3, 2009, p. 767-802.

    32TNA, FO 905/50 : Lettre confidentielle d’A. C. Trott (Représentant britannique à Djeddah) à son homologue américain M. Child ; citation originale traduite par l’auteure : « Evil-minded hater of His Majesty’s Government, the moslem renegade Hajji Abdullah. »

    33Les sources anglaises emploient l’expression « to turn arab ».

    34On trouve en effet les expressions « ensauvagé » relatives aux Amériques, mais dont la définition est beaucoup plus ambiguë ou « tropicalisée » dans le cas africain.

    35MECA, GP (2006), Box no 207, dossier « Légion arabe » : « Note on tribal visitors from Iraq to Amman », 1942 repris, et complété dans Glubb J. B., Arabian Adventures : Ten Years of Joyful Service, 1978, Londres, Cassell, p. 210-211 ; citation originale traduite par l’auteure : « I used to amuse them [ses visiteurs irakiens à Amman] by saying that I was born an Englishmen, grew up an Iraqi and had become a naturalized Jordanian. In the end, I was dissmissed by the Jordan Government and became once more an Englishmen. Life is full of vicisssitudes. »

    36TNA, FO 371/91821 : Glubb à Kirbride, Amman, 7 août 1951 ; traduction : « I am serving the British government in my present post. If I did not believe that, I should not remain here. »

    37MECA, GP (2006), Box no 10, File 8 : notes manuscrites de J. B. Glubb, lettre à G. Grant, juin 1982 ; citation originale traduite par l’auteure : « I served for some twenty years under King Abdullah. I was not a British official, but a freelance officer serving the Jordan government. »

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    Houot, C. (2021). « Glubb of Transjordania », de Special Service Officer en Irak à commandant de la Légion arabe transjordanienne (1922-1939). In J.-P. Bat, N. Courtin, & V. Hiribarren (éds.), Histoire du renseignement en situation coloniale. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/13706
    Houot, Clothilde. « “Glubb of Transjordania”, de Special Service Officer en Irak à commandant de la Légion arabe transjordanienne (1922-1939) ». In Histoire du renseignement en situation coloniale, édité par Jean-Pierre Bat, Nicolas Courtin, et Vincent Hiribarren. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2021. doi:10.4000/13706.
    Houot, Clothilde. « “Glubb of Transjordania”, de Special Service Officer en Irak à commandant de la Légion arabe transjordanienne (1922-1939) ». Histoire du renseignement en situation coloniale, édité par Jean-Pierre Bat et al., Presses universitaires de Rennes, 2021, https://doi.org/10.4000/13706.

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    Bat, J.-P., Courtin, N., & Hiribarren, V. (éds.). (2021). Histoire du renseignement en situation coloniale. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/13769
    Bat, Jean-Pierre, Nicolas Courtin, et Vincent Hiribarren, éd. Histoire du renseignement en situation coloniale. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2021. doi:10.4000/13769.
    Bat, Jean-Pierre, et al., éditeurs. Histoire du renseignement en situation coloniale. Presses universitaires de Rennes, 2021, https://doi.org/10.4000/13769.
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