Le hasard comme méthode
Figures de l’aléa dans l’art du xxe siècle
Cet ouvrage explore les démarches d’artistes qui ne recourent jamais au hasard « par hasard ». Ils le pratiquent et le pensent au contraire à travers des méthodes rigoureuses où l’activité artistique croise la philosophie et les sciences. Le hasard est appréhendé en situation, dans sa dimension opératoire, à travers l’analyse des œuvres, des méthodes et des textes d’une dizaine d’artistes et de musiciens dont les figures principales sont André Breton, Max Ernst, Marcel Duchamp, Pierre Boulez, Jo...
Note de l’éditeur
Publié avec le soutien :
– du Centre de philosophie contemporaine de Paris 1 (PhiCo), équipe Culture, Esthétique et Philosophie de l’Art (CEPA) ;
– de l’EA 1279 – Histoire et critique des arts de l’université Rennes 2 ;
– de l’EA 3208 – Arts : pratiques et poétiques de l’université Rennes 2.
Éditeur : Presses universitaires de Rennes
Lieu d’édition : Rennes
Publication sur OpenEdition Books : 6 décembre 2024
ISBN numérique : 979-10-413-0288-8
DOI : 10.4000/12v54
Collection : Æsthetica
Année d’édition : 2015
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-7535-3962-4
Nombre de pages : 386
Bernard Sève
PréfacePremière partie. Hasard et mémoire
Deuxième partie. Jeux de hasard
Troisième partie. Hasard et silence
Cet ouvrage explore les démarches d’artistes qui ne recourent jamais au hasard « par hasard ». Ils le pratiquent et le pensent au contraire à travers des méthodes rigoureuses où l’activité artistique croise la philosophie et les sciences. Le hasard est appréhendé en situation, dans sa dimension opératoire, à travers l’analyse des œuvres, des méthodes et des textes d’une dizaine d’artistes et de musiciens dont les figures principales sont André Breton, Max Ernst, Marcel Duchamp, Pierre Boulez, John Cage et François Morellet. Distinct de l’accident et de l’informe, le hasard comme méthode se définit comme un exercice d’attention, une discipline qui interroge les limites de l’invention, le goût, la mémoire et l’oubli, les conditions de la perception. Comprendre ce qui est en jeu lorsque Cage assimile le hasard au silence, lorsque Duchamp le met « en conserve » ou que Breton cherche à « l’objectiver » conduit, dans chaque cas, à restituer un champ théorique spécifique qui permet à cette question de se déployer en dehors des oppositions classiques de l’ordre et du désordre, du contrôle et de la déprise, de la forme et de l’accident.
Université Rennes 2
IdRef : 158702158
Sarah Troche, agrégée et docteure en philosophie, est actuellement ATER au département d’arts plastiques de l’université Rennes 2, où elle enseigne l’esthétique. Membre associée du CEPA de l’université Paris 1, elle intervient également de manière régulière en école d’art.
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