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    Plan détaillé Texte intégral Puissance de Dieu, misère et liberté de l’homme Les voies du salut La représentation des destinées dans l’au-delà Notes de bas de page Auteur

    Un Moyen Âge en partage

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Propos sur les préambules insérés dans leurs testaments par quelques chanoines de Rouen de la fin du xve siècle

    Vincent Tabbagh

    p. 75-80

    Texte intégral Puissance de Dieu, misère et liberté de l’homme Les voies du salut La représentation des destinées dans l’au-delà Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Les testaments ont peu à peu pris place parmi les démarches salutaires des fidèles, devenant même par la volonté du magistère de l’Église la condition nécessaire d’une inhumation en terre bénie. Affirmations de foi, recommandations aux saints, demandes de services et de messes, générosités diverses et aumônes multiples y expriment les choix spirituels de ceux qui les dictent ou les rédigent, laïcs ou clercs. Dans cet acte éminemment personnel, le fidèle peut s’affranchir des formules inlassablement répétées qui s’imposent à lui depuis son enfance, par un mouvement qui l’éloigne de cet ensemble contraint de paroles et de gestes dont l’essentiel de la pratique religieuse de la communauté chrétienne s’est trouvé constitué par les siècles. Cette possible prise de distance, cette liberté offerte rencontrent cependant de solides limites. Le testament est aussi un acte public, prononcé ou lu devant des témoins, souvent rédigé par un notaire, dont l’approbation puis la mise en œuvre relèvent d’une juridiction ecclésiastique, l’officialité diocésaine par exemple. Dans les chapitres cathédraux, l’ouverture des dernières volontés d’un chanoine décédé consiste en leur lecture devant la communauté réunie. Ces écrits deviennent alors le témoignage d’une appartenance à celle-ci par la conformité aux règles et aux coutumes qu’elle a peu à peu mises en place, d’une adhésion à un ensemble de dispositions spirituelles qui édifient une culture religieuse partagée. En leurs préambules, pour le petit nombre de ceux-ci qui atteignent un certain développement, avant le long exposé des services et prières qu’ils fondent et des générosités qu’ils accordent, s’exprime cependant la déclinaison des croyances unanimes en une réflexion personnelle à laquelle sa publication donne une dimension exemplaire. Les testaments de quatre chanoines de la cathédrale de Rouen à la fin du xve siècle, formés en théologie jusqu’au doctorat pour trois d’entre eux, Jean Blondel (1474), Nicolas Dubois (1486), Robert du Quesnay (1490) et Michel Petit (1499), présentent quelques contenus de cette réflexion, d’une manière particulièrement explicite1. Les dignités qu’ils ont détenues dans cette communauté, ou les fonctions que celle-ci leur confia, attestent de leur capacité d’influence. Dubois et Petit furent en effet doyens du chapitre, Jean Blondel pénitencier de l’archevêque et titulaire de cette prébende théologale que Robert du Quesnay tint après lui, avec la fonction de lecteur qui lui donnait une responsabilité d’enseignement à l’égard du clergé de la cathédrale. Tous quatre paraissent donc représentatifs des orientations théologiques du milieu des chanoines séculiers de cette époque. L’écriture de leurs testaments, dans la gravité qu’imposent la proximité de la mort et la perspective du Jugement, résonne cependant d’une tonalité plus spontanée que les traités, commentaires ou sermons que ces grands clercs ont pu élaborer ; en ces quelques phrases, nulle démonstration, nul raisonnement argumenté selon les méthodes de la scolastique, mais plutôt, comme rarement dans les sources de la vie religieuse à cette époque, une voix intérieure qui laisse entendre les conceptions ayant animé toute une vie. Alors qu’en 1368 le chanoine juriste Barthélemy Raynaud citait ouvertement Sénèque pour sa perception de la mort comme un lent et régulier processus de dégradation qui y plonge chacun tout au long de son existence, l’inspiration de ces textes s’abreuve aux sources chrétiennes2. Reprenant le récit évangélique, aux invitations duquel Jean Blondel déclare vouloir se conformer, Michel Petit évoque par exemple des scènes de la Passion du Christ3. Aux fondements scripturaires s’est ajoutée, à travers les pratiques de dévotion, la fréquentation des images dont l’influence vient donc ici se faire sentir, quoique Robert du Quesnay se contente de faire référence à un sermon de saint Bernard au sujet des apôtres Pierre et Paul4. Les formules issues de la liturgie, que ces chanoines ont intensément fréquentée, n’apparaissent guère, mais le musicien et chapelain de la cathédrale Jean de Saint-Gilles, testant en 1500, énumère les hiérarchies angéliques et invoque tous les saints dont les noms figurent, dit-il, dans le canon de la messe et dans la litanie5. Une longue vie intellectuelle et spirituelle, avec ses lectures, ses méditations, ses prières de contemplation, trouve en ces préambules un écho synthétique et ultime.

    Puissance de Dieu, misère et liberté de l’homme

    2La conception de Dieu qu’ils expriment repose évidemment sur le dogme de la Trinité. Robert du Quesnay l’énonce comme l’unique majesté et la toute-puissance de Dieu, sagesse et providence, et Michel Petit comme l’unité des trois personnes et des trois essences, ce second terme apparaissant déjà dans le préambule de Blondel, qui le couplait avec celui de nature. Ces propos prennent ainsi une dimension philosophique et non seulement théologique, cette dernière se manifestant cependant dans la reprise par Petit de la formule du Credo sur la procession de l’Esprit à la fois du Père et du Fils. La seconde personne de cette Trinité fait l’objet de considérations nettement plus développées, personnelles et originales que les deux autres. Blondel qualifie le Christ de docteur de la vie éternelle, tandis que Petit souligne son lien avec l’Église en le désignant comme prince, chef et recteur de tous les chrétiens. Ces théologiens voient en lui le modèle de l’enseignant, du maître qu’ils ont eux-mêmes été et valorisent donc pour tous l’acquisition de savoirs et la soumission du disciple dans l’accès au salut. En regard de la puissance divine, l’anthropologie de ces testateurs affirme à la fois, non sans quelques nuances entre eux, la misère de l’homme et sa liberté dans son lien personnel à Dieu. Ils le pensent tiré du néant, mais cette création concerne l’homme en son entier pour du Quesnay quand Michel Petit qualifie le corps d’ergastule ou le déclare composé de cendre et de poussière, et Nicolas Dubois limite à l’âme la ressemblance de Dieu en lui6. Bérenger Le Marchand, lui aussi chanoine, qui fut longtemps maître régent en théologie à Paris, déclare la sienne créée à l’image de la Trinité7. Le premier serait-il moins marqué par l’opposition traditionnelle entre la chair et l’âme que ses trois confrères, sans que Dubois conteste ouvertement les affirmations de la Genèse ni que du Quesnay exprime une forte conscience de sa faiblesse lorsqu’il évoque son très pauvre esprit, pensant peut-être davantage à lui-même, dans un sentiment d’humilité, qu’à l’homme en général ? Attribuant ses fautes à sa fragilité, son ignorance et la dépravation de sa volonté en face du lion rugissant qui rode en cherchant qui dévorer, Michel Petit noircit les traits de sa représentation de l’homme. Pour du Quesnay, en revanche, est présent en chacun un œil intérieur que Dieu illumine, parlant à son intelligence pour lui suggérer ce qu’il doit faire afin de s’engager dans la voie du salut8. Dieu concède à l’homme le libre arbitre, il le conseille afin qu’il ne s’abandonne pas à son émotion et à son instinct en abusant de cette liberté ; il ne permet pas qu’il soit tenté au-delà de ce qu’il peut soutenir : effaçant quelque peu la figure du Diable et de ses tentations, ce théologien porte donc une image valorisée de l’être humain, créé à l’image d’un Dieu qui l’inspire mais ne le contraint pas.

    Les voies du salut

    3Le caractère inéluctable de la mort conduit ces auteurs vers des formules abstraites et générales à son sujet, au contraire de l’agonie à laquelle ils donnent un poids spirituel en en précisant les démarches. Moment particulièrement périlleux selon Michel Petit, ils l’imaginent, sous l’influence des Artes moriendi, comme un combat entre les anges de Dieu et ceux de Satan autour de leur âme. Aux premiers, en leur milice que ce même Petit voit conduite par son saint patron, ou plus particulièrement à l’ange que Dieu a spécialement commis à la protection de son âme tout au long de sa vie, selon Jean Blondel, ils attribuent une victoire qu’assure la confession de leur foi, cette vera fides que mentionne ce dernier et dans laquelle Nicolas Dubois affirme avoir toujours vécu, à laquelle il adhère et croit tout comme il a toujours cru, et qu’il atteste encore au moment de sa mort. En qualifiant cette foi tout ensemble d’implicite et d’explicite, Dubois reprend une distinction qui résonnait dans la théologie du xve siècle, l’implicite, à laquelle tout chrétien adhère par son baptême, qualifiant les vérités affirmées par l’Église depuis des siècles, et l’explicite celles que chacun peut préciser pour en inspirer sa vie, de manière libre, engageant ainsi sa destinée éternelle9. L’adhésion affirmée à toutes les expressions de la foi chrétienne, en cette étape de l’agonie, semble d’ailleurs en ces textes peser davantage que le Jugement : deux n’en parlent pas, Dubois le cite sans préciser ses modalités, seul Blondel dit la crainte que lui inspire ce moment où il devra rendre raison de ses actes, en une formule proche de celle qu’un autre chanoine de Rouen, Jean de Laitre, bachelier en droit civil, utilise en 150510. Dans le souci accentué du dernier moment en face de l’ultime Jugement peuvent s’exprimer une personnalisation du sentiment religieux et une conscience de la responsabilité de chacun dans son propre salut, à l’encontre de la seule confiance dans les appartenances et les conformités imposées par des communautés plus ou moins étendues. Ce mouvement de culture spirituelle ne conduit pas jusqu’à la mise en exergue d’un jugement particulier et immédiat de chacun après son décès, construction théologique étrangère aux conceptions habituelles des Rouennais que ces théologiens de la fin du xve siècle ne remettent pas en cause.

    4Comme étouffés par la demande de pardon, que Richard Ango, chanoine testant en 1508, pousse jusqu’aux larmes, ni l’aveu des fautes ni le repentir ne suggèrent en ces cédules la rédaction de formules développées11. Robert du Quesnay, par exemple, n’utilise qu’un vocabulaire général lorsqu’il fait état de ses sordides péchés ou des offenses qu’il a commises contre Dieu et ses prochains, Nicolas Dubois voyant lui aussi son âme souillée de nombreuses taches. Le préambule n’est pas le lieu d’une vraie confession, quoique bien des générosités demandées dans les lignes qui le suivent puissent paraître comme des recherches plus ou moins explicites de réparation, étape nécessaire dans la réception du sacrement de pénitence selon la théologie de cette époque. Plus généralement, la pratique sacramentelle, du baptême ou de l’eucharistie, ne fait pas même l’objet d’allusions. L’ordination non plus : le terme presbiter qui apparaît à la suite de la nomination du testateur, joint éventuellement à un statut ecclésiastique et à un grade universitaire, exprime davantage son identité sociale qu’il n’affirme une sacralité particulière constituant le gage d’une éternelle félicité. Le service divin, auquel ces chanoines ont donné bien des heures de leur existence quotidienne, tâche que l’Église leur avait confiée, et non le soin des âmes remis aux curés, ne leur assure apparemment pas de mérites propres, du moins n’en font-ils pas état. D’une façon générale, les œuvres que chacun peut accomplir, marquées d’indignité aux yeux de Nicolas Dubois, ne peuvent mener au salut : le fidèle ne peut acquérir aucun mérite par et pour lui-même, seuls d’autres peuvent en revanche lui en partager. Apparaît ici comme décisive l’association à la mort du Christ, à sa Passion salvatrice, dans l’affirmation d’une totale confiance dans sa miséricorde infinie. Les préambules expriment précisément cette démarche de mémoire et de contemplation. Michel Petit la vit en s’introduisant lui-même dans cette scène de l’Évangile, au pied de la croix avec la Vierge et saint Jean, puis regardant le Christ mort porté par Nicomède et Joseph d’Arimathie, comme un donateur agenouillé dans un tableau ou un retable, l’écrit prenant ici la place du dessin et des couleurs. En tant que membre de l’Église, le testateur, en l’occurrence encore une fois Michel Petit qui le rappelle explicitement, participe immédiatement au Corps mystique du Sauveur, donc à sa mort et à sa résurrection, mais aussi aux mérites des saints et à ceux que recueillent auprès de la bonté de Dieu les prières et suffrages des fidèles, comme le relève Nicolas Dubois. Après le sacrifice du Christ, l’invocation des saints, saints universels et saints patrons du testateur, ou encore ceux à qui l’unit sans doute une dévotion personnelle, comme Cécile et Catherine pour Michel Petit, cette dernière et Marie-Madeleine pour Nicolas Dubois, puis les multiples demandes de messes que développe ensuite le corps du testament, constituent les plus efficaces voies de salut. L’incessante réitération de la mort et de la résurrection du Christ dans la célébration de l’eucharistie, les prières de l’Église triomphante et celles de l’Église militante introduisent chacun dans la béatitude éternelle, non les œuvres qu’il a pu accomplir durant sa vie. Aux yeux de ces chanoines profondément insérés dans la société de leur temps, la foi dans le Christ, les rites qui permettent la participation aux mérites de l’Église suffisent, la sainteté est un don qui se reçoit dans l’au-delà, non une exigence qui se vit ici-bas.

    La représentation des destinées dans l’au-delà

    5De la gloire céleste au lieu des peines, les représentations de l’au-delà ne manquent ni de variété ni de précision dans le vocabulaire employé, quoique certaines élaborations de la théologie savante n’y trouvent qu’une place limitée. Seul Robert du Quesnay cite le très intense feu purgatoire que la justice divine peut infliger. Il ne l’imagine que transitoire, conduisant nécessairement à la béatitude, et susceptible d’être abrégé et rendu plus tolérable par ces prières des pauvres que le Rédempteur écoute largement, cette célébration des humbles ne se trouvant d’ailleurs que sous sa plume. Ses confrères limitent à deux possibilités la destinée de leur âme, l’enfer ou le paradis, deux vocables qu’ils n’utilisent cependant pas. Dans le premier, lieu des peines où le diable conduit les pécheurs selon Michel Petit, Jean Blondel voit un gouffre inférieur. Si du Quesnay n’oublie pas de faire mention de ce baratrum espace de supplices, Nicolas Dubois ne semble pas y penser. La compagnie des saints caractérise le second. Petit reprend pour définir le royaume des cieux la vieille image du sein d’Abraham, en lequel il espère prendre sa place parmi eux, quand Blondel y voit la grande Cène où les esprits bienheureux partagent les nourritures célestes. D’après la représentation que s’en font ces chanoines, la préfiguration du paradis se trouve bien ici-bas dans la communauté ecclésiale rassemblée et ordonnée en un chœur pour célébrer l’eucharistie.

    6Leur réflexion prend forme également au sujet de la destinée de leur corps après la mort. Un débat porte sur les honneurs qui doivent lui être rendus : les funérailles doivent-elles s’imprégner de solennité ou d’humilité ? Contemporain des pestes du xive siècle et lecteur des auteurs anciens, païens ou chrétiens comme Sénèque et saint Augustin, le chanoine Barthélemy Raynaud avait repris la position critique de ce dernier au sujet de la pompe des obsèques. Michel Petit, au contraire, se référant à la pieuse tradition des saints Pères comme à la coutume observée dans l’Église de Rouen, y sollicite un certain apparat qui cependant devra porter davantage sur la prière et la dévotion des présents que sur le chant, les sonneries de cloches et le luminaire. Une certaine réticence se fait donc jour devant des pratiques courantes que les trois autres théologiens testateurs semblent accepter simplement puisqu’elles n’appellent de leur part ni remarques ni demandes. Chacun d’eux élit sépulture dans une chapelle de la cathédrale, quitte à en laisser parfois le choix au chapitre lui-même, mais aucun des quatre ne précise d’exigences en matière de monument ou d’inscription, se conformant ainsi aux habitudes du clergé rouennais. Petit semble établir un lien entre la conservation de son corps, revenu à la cendre, dans cette église, au milieu de ses confrères chanoines, au lieu précis qu’ils choisiront, et la résurrection de ce corps qu’il attend, en laquelle il croit fermement et qu’il est seul à mentionner. Pour les autres, leur destinée dans l’au-delà ne concerne que leur âme. Guillaume Dantigny, chanoine licencié en théologie, rédigeant en 1501, bien avant son décès, un préambule plutôt succinct, remet sa pauvre âme aux ordres angéliques, aux saints martyrs et confesseurs, aux saintes vierges12. C’est elle que les paroles et les gestes des testaments, annonçant ceux des agonies, doivent conduire en la compagnie de ces bienheureux dont ils ont vénéré les reliques corporelles conservées ici-bas13.

    7Les premières lignes de ces testaments de chanoines théologiens montrent toute la richesse et les difficultés de la réflexion sur les fins dernières et les moyens du salut dans une communauté pourtant restreinte en ses effectifs et soudée par sa longue histoire, son statut prestigieux, l’homogénéité de son recrutement et ses lourdes responsabilités pastorales. La liberté de chacun, affirmée philosophiquement, ouvre la possibilité d’une certaine diversité des accentuations personnelles de la croyance commune. Au cœur de celle-ci, l’assurance du salut par les mérites du Christ et de son Église, unanimement partagée, limite fortement le poids des œuvres dans l’accès à la gloire éternelle.

    Notes de bas de page

    1Les données prosopographiques concernant ces quatre chanoines, comme les autres cités dans ce texte, se trouvent dans Tabbagh Vincent, Fasti Ecclesiæ Gallicanæ, t. 2, Diocèse de Rouen, Turnhout, Brepols, 1998. L’un de leurs confrères, le pénitencier du chapitre Nicolas Grenier, licencié en théologie, ne jugea pas utile de développer le préambule de son testament de 1498, se contentant de remettre son esprit à Dieu, à la Vierge et aux saints : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3431.

    2Testament de Barthélemy Raynaud, acte notarié en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3440.

    3Testament de Jean Blondel, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3424. Testament de Michel Petit, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3439.

    4Testament de Robert du Quesnay, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3439.

    5Testament de Jean de Saint-Gilles, olographe, composé de 287 vers français : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3446.

    6Testament de Nicolas Dubois, acte notarié en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3429.

    7Testament de Bérenger le Marchand, en latin, 1504 : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3435.

    8Cette image de l’œil trouve sans doute sa source en Matthieu 6, 22.

    9Cette distinction se trouve développée notamment dans les réflexions théologiques des années 1450 au sujet de Jeanne d’Arc, par exemple par Jean de Montigny : Duparc Pierre, Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc, Paris, Klincksieck, 1977-1989, t. II, p. 268.

    10Testament de Jean de Laitre, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3428.

    11Testament de Richard Ango, bachelier en droit canon, olographe en français : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3423.

    12Testament de Guillaume Dantigny, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3428.

    13Dans son testament de 1506, leur confrère Richard Perchart, licencié en droit canon, demande à Dieu de recueillir sa pauvre et chétive âme et de la mettre au nombre des sauvés et des fils de l’Église catholique de Jésus-Christ. Testament de Richard Perchart, olographe en français sur un cahier de papier : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3439.

    Auteur

    • Vincent Tabbagh

      Université de Bourgogne.

      Professeur émérite en histoire médiévale, université de Bourgogne.

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    1Les données prosopographiques concernant ces quatre chanoines, comme les autres cités dans ce texte, se trouvent dans Tabbagh Vincent, Fasti Ecclesiæ Gallicanæ, t. 2, Diocèse de Rouen, Turnhout, Brepols, 1998. L’un de leurs confrères, le pénitencier du chapitre Nicolas Grenier, licencié en théologie, ne jugea pas utile de développer le préambule de son testament de 1498, se contentant de remettre son esprit à Dieu, à la Vierge et aux saints : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3431.

    2Testament de Barthélemy Raynaud, acte notarié en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3440.

    3Testament de Jean Blondel, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3424. Testament de Michel Petit, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3439.

    4Testament de Robert du Quesnay, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3439.

    5Testament de Jean de Saint-Gilles, olographe, composé de 287 vers français : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3446.

    6Testament de Nicolas Dubois, acte notarié en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3429.

    7Testament de Bérenger le Marchand, en latin, 1504 : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3435.

    8Cette image de l’œil trouve sans doute sa source en Matthieu 6, 22.

    9Cette distinction se trouve développée notamment dans les réflexions théologiques des années 1450 au sujet de Jeanne d’Arc, par exemple par Jean de Montigny : Duparc Pierre, Procès en nullité de la condamnation de Jeanne d’Arc, Paris, Klincksieck, 1977-1989, t. II, p. 268.

    10Testament de Jean de Laitre, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3428.

    11Testament de Richard Ango, bachelier en droit canon, olographe en français : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3423.

    12Testament de Guillaume Dantigny, olographe en latin : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3428.

    13Dans son testament de 1506, leur confrère Richard Perchart, licencié en droit canon, demande à Dieu de recueillir sa pauvre et chétive âme et de la mettre au nombre des sauvés et des fils de l’Église catholique de Jésus-Christ. Testament de Richard Perchart, olographe en français sur un cahier de papier : Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3439.

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    Tabbagh, V. (2024). Propos sur les préambules insérés dans leurs testaments par quelques chanoines de Rouen de la fin du xve siècle. In I. Mathieu & T. Pécout (éds.), Un Moyen Âge en partage. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/12dhv
    Tabbagh, Vincent. « Propos sur les préambules insérés dans leurs testaments par quelques chanoines de Rouen de la fin du xve siècle ». In Un Moyen Âge en partage, édité par Isabelle Mathieu et Thierry Pécout. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2024. doi:10.4000/12dhv.
    Tabbagh, Vincent. « Propos sur les préambules insérés dans leurs testaments par quelques chanoines de Rouen de la fin du xve siècle ». Un Moyen Âge en partage, édité par Isabelle Mathieu et Thierry Pécout, Presses universitaires de Rennes, 2024, https://doi.org/10.4000/12dhv.

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    Mathieu, I., & Pécout, T. (éds.). (2024). Un Moyen Âge en partage. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/12dij
    Mathieu, Isabelle, et Thierry Pécout, éd. Un Moyen Âge en partage. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2024. doi:10.4000/12dij.
    Mathieu, Isabelle, et Thierry Pécout, éditeurs. Un Moyen Âge en partage. Presses universitaires de Rennes, 2024, https://doi.org/10.4000/12dij.
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