Chapitre 2. Le livre du monde
p. 225-232
Texte intégral
A. Science et littérature
1La pensée scientifique du siècle fait bon ménage avec la divination, recherche l’analogie et les « sympathies » entre les objets du monde ; on réunit dans des cabinets de curiosités des sujets que leurs « singularités » paraissent soustraire aux lois naturelles. Le succès des Histoires prodigieuses (1560) de Boaistuau1 crée un genre qui encourage le grand chirurgien Ambroise Paré à démontrer dans un livre, Des monstres et prodiges (1573), que le monstrueux et le naturel participent, chez l’homme comme dans l’univers, d’un même ordre divin.
2Prophète visité par l’inspiration divine, interprète des secrets de l’univers, dépositaire de toutes sciences, comme le fut Homère : le poète dont la génération de 1550 cultive l’ambitieuse figure pouvait rêver d’un poème scientifique qui fût autre chose qu’un doctrinal versifié. La lyrique amoureuse elle-même devait l’y conduire, puisque la leçon de Platon et de Dante l’invitait à voir dans l’amour le chemin de la connaissance et de la réunion à Dieu : l’œuvre de Pontus de Tyard en témoigne.
3Ami de ce dernier et de Maurice Scève, Peletier du Mans, qui est aussi médecin et mathématicien, se tourne dès 1555 vers la poésie scientifique : sous le patronage poétique d’Uranie, il chante dans ses Amours des amours le chaos, les météores, l’harmonie des planètes. La Savoye (1572) s’ouvre à un sentiment de la montagne passablement neuf : Peletier fournit des avalanches une explication scientifique et sait oublier ses lectures pour tenter un pittoresque croquis des mœurs de la marmotte. Mais l’ensemble manque de souffle et se réduit à une succession de blasons2, l’auteur semblant trop préoccupé d’avoir à choisir, de la science ou de la poésie. Mieux que son ami, qu’il suit de près dans cette carrière (ses Hymnes sont de 1555-1566), Ronsard accorde sa poésie scientifique à ses aspirations les plus permanentes3. De son côté, en publiant en 1562 son Microcosme, Maurice Scève manifeste qu’il est demeuré fidèle à l’humanisme conquérant qui fut celui de sa génération. Il reprend le cadre traditionnel de l’hexaméron (poème consacré, depuis les Pères de l’Église, à la création du monde en six jours) et fait de Dieu la cause efficiente de tout, mais élargit le genre pour magnifier, avec le récit de la création (l’homme, « microcosme » du grand Tout), l’intelligence humaine où se réfracte le dessein divin : le cogito sera au terme de cette synthèse hardie de l’humanisme renaissant et des propositions les plus optimistes de la théologie médiévale (Vincent de Beauvais, Petrus Comestor). Le Microcosme représente un état désuet de la connaissance et abuse du didactisme raboteux ; mais le plan en est ferme, de beaux vers évoquent l’activité technicienne d’un Adam-faber proche parent de Prométhée, et Scève trouve pour célébrer la perpétuation de l’espèce des accents qui rappellent ceux de Rabelais.
4La génération suivante se soucie davantage (les temps l’y invitent) d’assurer l’orthodoxie religieuse des développements scientifiques. Les Météores de Baïf (1565) exposent des contenus aristotéliciens selon un strict providentialisme, Le Fèvre de la Boderie (La Galliade, 1578), hébraïsant lié à Postel, tente d’enrichir le catholicisme des interprétations de la kabbale ; indifférent au mouvement scientifique de son temps, il reste fidèle à la croyance en une langue originelle unique et fonde sur de fragiles spéculations étymologiques la révérence qu’il voue aux antiquités gauloises. Il y a plus d’authentique curiosité scientifique dans les recueils poétiques que Rémy Belleau publie entre 1576 et 15804. Mais les préoccupations militantes paraissent devoir enchaîner la poésie scientifique à l’apologétique. Les auteurs peinent à se détourner de leur bibliothèque et des images mythologiques qu’elle leur propose ; quand ils le font, ce n’est pas pour céder à la leçon des faits et au mouvement scientifique contemporain, mais pour protester d’une orthodoxie religieuse teintée à l’occasion de mysticisme et arc-boutée contre toutes les déviances du siècle (hérésie, athéisme, sorcellerie).
5Souci dont témoignent aussi bien la Semaine de Du Bartas – son entreprise relève d’abord de la poésie religieuse5 – que la Création, poème que ses éditeurs du xixe siècle ont attribué à d’Aubigné, bien que s’y manifeste un prosaïsme inattendu chez l’auteur des Tragiques ; ce n’est guère qu’un manuel où abondent des définitions-énigmes dignes des périphrases de Delille. Contre les tentations parfois confluentes du didactisme versifié et de l’apologétique, la poésie scientifique du xvie siècle a trop méconnu le secours que lui auraient apporté les faits : on voit bien Christophle de Gamon, dans une Semaine (1609) qui veut pourfendre celle de Du Bartas, congédier Pline au nom de « l’expérience seule » et pencher pour le système de Copernic : mais le modeste talent poétique de l’auteur ne pouvait guère changer le cours du genre.
B. Les récits de voyage
6Dans la course aux Nouveaux Mondes, nul doute que la France du xvie siècle fasse figure de parent pauvre en Europe. Jamais ses navires ne suivront le sillage des Portugais, ou plus tard des Anglais et des Hollandais. Jamais non plus ses établissements aux Amériques ne connaîtront la stabilité et la puissance des possessions espagnoles. Il devrait alors en être de la littérature de voyage comme des pérégrinations. Et, de fait, on ne verra pas non plus fleurir de ces collections de récits de voyages qui firent la gloire de Ramusio à Venise (1550-1559), ou des frères De Bry à Francfort, à la fin du siècle. Néanmoins, la littérature géographique en France connaît un développement important ; il faut certes relativiser d’emblée l’intérêt immédiat que les Français de la Renaissance portent au Nouveau Monde. Les regards restent, pour un temps encore, tournés vers l’Orient : là se joue le salut spirituel de tout chrétien ; là aussi se joue le destin politique de l’Occident, depuis que les Turcs ont conquis Constantinople (1453), qu’ils se déploient sur les territoires européens de l’Est (en 1529, Soliman assiège Vienne), et que certains souverains, dont François Ier, jouent la carte d’une alliance avec le grand Turc. Aussi comprend-on pourquoi sortent des presses des imprimeurs deux fois plus d’ouvrages en français sur le monde turc que sur les Amériques, durant le xvie siècle : les Voyages du sieur de Villamont vers la Terre sainte et l’Égypte apparaissent comme le « best-seller » de la fin du siècle avec treize impressions entre 1595 et 1609. En revanche, le Brief Récit, rapportant la seconde expédition de Jacques Cartier sur les rives du Saint-Laurent (1535), ne connaît qu’une édition (1545). Pire encore, la relation du voyage du capitaine malouin au Canada en 1534 ne paraît en français qu’en 1598, après avoir été l’objet d’une édition italienne dans le grand recueil de Ramusio (1556) et d’une édition anglaise (1580) !
1. Le grand voyage de Jérusalem
7Malgré les critiques que les humanistes, dont Érasme et Rabelais, formulèrent contre le pèlerinage, malgré les coups portés par la Réforme aux pratiques de piété populaire, de nombreux voyageurs continuent à s’embarquer chaque année pour la Terre sainte. L’équipée ne dure pas moins de six mois ; attaques de brigands, pestes, tempêtes ponctuent un itinéraire immuable (Jaffa, Jérusalem, Bethléem, les rives du Jourdain) qu’on étend parfois jusqu’aux sanctuaires du Sinaï.
8La forme du récit de pèlerinage évolue sensiblement au long du siècle, même si les informations essentielles, recopiées d’un livre à l’autre, ne varient guère. La relation de Breydenbach, publiée en traduction en France dès 1480, lourd in-quarto, faisait de l’Orient un abrégé du monde ; outre la description des lieux saints, le lecteur y découvrait, dans leur diversité, les peuples du monde connu – Juifs, Sarrasins, Grecs, Indiens de la terre du Prêtre-Jean –, et diverses merveilles : « cocodrilles » et chameaux, fabuleuses licornes, races monstrueuses. Peu à peu, le récit de pèlerinage devient guide de voyage et maître de dévotion. Des témoignages comme ceux de Jacques Lesaige (1520) ou d’Henry Castela (1603) multiplient les indications pratiques : auberges, dépenses, lieux où sont délivrés les indulgences, et même… remèdes souverains contre les poux ! L’influence de la Réforme catholique est sensible dans des ouvrages comme ceux d’Anthoine Regnaut (1573), de Gabriel Giraudet (1575), ou de Jean Zuallart (1608). La relation de pèlerinage, devenue support de la méditation dévote, multiplie alors les oraisons et s’orne d’illustrations où sont retracés les grands épisodes de la geste biblique et évangélique. Les scènes de l’histoire sainte supplantent le spectacle des réalités orientales.
2. Les routes de l’Empire turc
9Si les pèlerins en général n’accordent que peu d’importance aux affaires temporelles de la Terre sainte, les voyageurs dans l’Empire turc, au contraire, manifestent un intérêt certain pour les institutions et les coutumes des nouveaux maîtres du Proche-Orient, jugés dignes d’être admirés pour leur haut degré de civilisation. Le récit de voyage se double souvent d’un traité sur les coutumes des Turcs : ainsi Pierre Belon du Mans, dans ses Observations de plusieurs singularitez (1553), multiplie les notations sur la vie quotidienne, cependant que l’orientaliste Guillaume Postel, dans sa République des Turcs (1560), met en scène la vie privée à Constantinople. Les Navigations et Pérégrinations (1567) de Nicolas de Nicolay en la Turquie complètent la description géographique et ethnologique par le défilé des différents états de la société ottomane, fixée en une soixantaine de dessins croqués sur le vif, qui, sans cesse imités et recopiés, définiront pendant plus d’un siècle l’image du Turc en Europe.
10Aux yeux de l’Occident, la civilisation ottomane apparaît, à certains égards, un modèle digne d’imitation : mœurs policées, charité parfois plus que chrétienne envers les pauvres et les « insensés », n’estompent pas néanmoins la menace que représente un empire musulman qui assied sa puissance sur une armée disciplinée, et sur une administration sans faille des territoires conquis. Objet de fascination, plus que de simple curiosité, l’Orient, limité aux frontières toujours mouvantes de l’Empire turc, apparaît déjà sous les traits que lui prêtera l’imaginaire du xviiie siècle : espace du despotisme absolu qui surveille jusqu’à l’œil du voyageur, mais aussi espace interdit des harems qui stimule la rêverie érotique occidentale.
3. Voyages aux Nouveaux Mondes
11La découverte des Amériques remet en cause la géographie des Anciens qui divisait la terre en trois parties, et sur laquelle s’appuyait le savoir cosmographique. Le récit de voyage qui, à la Renaissance, entretient des ambitions savantes, s’attache à rendre compte de la « quatrième partie du monde », ce continent surgi de l’océan. Nouvel Ulysse qui conquiert son savoir au mépris des dangers et peut vérifier de visu les affirmations de la science livresque, le voyageur est autorisé à élaborer un discours sur le monde. Il surpasse la science livresque par l’autorité du regard.
12Cependant, selon les relations, varient les perspectives sur les nouveaux territoires. Les récits de Jacques Cartier, comptes rendus chronologiques de ses expéditions de 1534, 1535 et 1541 (ce dernier est en grande partie perdu), semblent marqués par le désir de convaincre de la bonté des terres canadiennes. Malgré les différends avec les Indiens de Québec, l’hivernage malheureux de 1535 où le scorbut décima l’équipage, Cartier fait du Canada une terre qui s’ouvre sur des promesses, dès que l’on s’enfonce vers l’Ouest : en des territoires fertiles, des Indiens faciles à convertir montrent le chemin d’un Eldorado du Nord, riche en pierres et métaux précieux. Cette route du rêve ne devait mener nulle part, et les rois de France abandonnèrent bien vite la poursuite de cette chimère.
13Les Français n’occupèrent que fort peu de temps la baie de Rio (1555-1560), d’où les délogèrent bientôt les Portugais. De cette tentative de colonisation avortée subsistent deux relations, différentes à la fois dans la forme et dans l’esprit : le cordelier André Thevet, dans ses Singularisez de la France antarctique (1556), décrit un univers composite habité par la merveille, où la nature déploie sa puissance créatrice dans des ouvrages d’une variété infinie, où les hommes, nus et anthropophages, adoptent des comportements contradictoires (leur « débauche » n’exclut pas leur attachement à certains codes d’honneur, leur cruauté va de pair avec une certaine humanité). De son côté, Jean de Léry, dans l’Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil, ouvrage publié en 1578, compose, selon le mot de Claude Lévi-Strauss, le « bréviaire de l’ethnologue », en décrivant par le menu les coutumes des Tupinamba (il dresse même un dialogue en langue sauvage et livre au lecteur quelques éléments de grammaire), qu’il comparera, dans les éditions ultérieures de son récit, aux mœurs des autres peuples antiques et modernes. Relisant l’expérience américaine à la lumière des guerres religieuses qui embrasent la France, Léry fait des rivages brésiliens un lieu de paix habité par la nostalgie, à l’abri des horreurs de ce temps. L’Indien, quoique enfoncé dans les ténèbres du paganisme et soumis à des habitudes coupables, apparaît déjà doté des traits constitutifs de la figure du Bon sauvage : bénis de la Nature qui leur a prodigué une belle complexion, « nos Amériques », sur fond de paysage généreux, discourent de commerce et donnent des leçons d’éthique aux hommes de par-deçà. Les nouveaux horizons ouverts par les grands voyages vont désormais modifier, outre l’image du monde, l’être du vieux continent qui fait la découverte de l’altérité.
4. Un voyageur à nul autre pareil : Montaigne
14A peine réalisée la publication des deux premiers livres des Essais, Montaigne entreprend son grand voyage en Italie, par la Suisse et l’Allemagne. Son projet ? prendre les eaux pour soigner la gravelle qui le fait souffrir. De juin 1580 à novembre 1581, Montaigne, au fil du chemin, consigne les détails de la route, soit qu’il confie la rédaction de son journal à son secrétaire, soit que, dans un second temps, il assume lui-même cette tâche.
15Le texte devait dormir longtemps à l’abri des regards. Retrouvé en 1772 par l’abbé Prunis, il est enfin publié en 1774 par Meusnier de Querlon. Tour à tour journal de bord, chronique médicale, récit de pèlerinage à Notre-Dame de Lorette et recueil de notes savoureuses, il surprend l’amateur de relations de voyage peu accoutumé à pareil style.
16Rien de commun entre ces « papiers journaux » où Montaigne consigne des impressions cueillies sur le vif, et les ouvrages de la littérature de voyage qui prétendent fixer un savoir géographique. Devant le spectacle du monde, Montaigne se contente de noter, sans hiérarchie aucune, les singularités qui se présentent à ses yeux : curiosités chères aux humanistes et coutumes populaires, rites religieux et superstitions, modes de cultures et manières de table. Voyager, c’est plonger au cœur d’un monde qui séduit d’abord par « la diversité des façons ». Aussi le gentilhomme s’en remet-il au hasard pour guider ses pas, au grand dam de la troupe. Et le secrétaire de relever : « Quand on se plaignait à lui de ce qu’il conduisait souvent la troupe par chemins divers et contrées, revenant souvent bien près d’où il était parti […] il répondait qu’il n’allait, quant à lui, en nul lieu que là où il se trouvait, et qu’il ne pouvait faillir ni tordre sa route, n’ayant nul projet que de se promener par les lieux inconnus. » Montaigne adopte en voyage, comme dans l’écriture, une « allure à sauts et à gambades ». La pérégrination cesse d’être tension vers un but, ou avancée vers une connaissance assurée. Si elle offre cependant les moyens d’une plongée au cœur du réel et un savoir empirique, elle ouvre surtout les voies vers une jouissance d’un monde toujours ouvert, toujours nouveau. L’épaisseur (et la valeur) de la singularité tient à ce qu’elle est délibérément appréhendée dans son caractère fugitif.
Bibliographie
A. Science et littérature
A.-M. Schmidt, La Poésie scientifique en France au xvie siècle, (A. Michel, 1938) – J. Ceard, La Nature et les prodiges. L’insolite au xvie siècle en France (Genève, Droz, 1977) – G. Le Fèvre de la Boderie, La Galliade (éd. F. Roudaut, Klincksieck, 1994) – F. Roudaut, Le Point centrique. Contribution à l’étude de Guy Le Fèvre de la Boderie (1541-1598) (Klincksieck, 1992) – B. Palissy, Œuvres complètes, (éd. M.-M. Fragonard et al., Mont-de Marsan, Editions Interuniversitaires, 1996) – Bernard Palissy 1510-1590. L’écrivain, le réformé, le céramiste (colloque juin 1990), (F. Lestringant éd., Mont-de-Marsan, Editions InterUniversitaires, 1992) – J. Dauphiné, Guillaume de Saluste Du Bartas, poète scientifique, Belles Lettres, 1983 – F. Greiner, Les métamorphoses d’Hermès. Tradition alchimique et esthétique littéraire dans la France de l’âge baroque (1583-1646), (Champion, 2000) – Poésie encyclopédique et kabbale chrétienne. Onze études sur Guy Le Fèvre de la Boderie, (éd. F. Roudaut, Champion, 1999).
B. Récits de voyage
Textes de voyageurs
Nous limitons la liste aux rééditions récentes et facilement accessibles.
J. Cartier, Relations (éd. M. Bideaux, Presses Universitaires de Montréal, 1986) – J. de Léry, Histoire d’un voyage fait en la terre du Brésil (éd. J.-C. Morisot, Genève, Droz, 1975) – M. de Montaigne, Journal de voyage (éd. Fausta Garavini, Paris, Folio, 1983) N. de Nicolay, Dans l’Empire de Soliman le Magnifique (éd. M-C. Gomez-Géraud et S. Yérasimos, Paris, Presses du CNRS, 1989) A. Thevet, Cosmographie du Levant (éd. par F. Lestringant, Genève, Droz, 1985) ID., Les Singularités de la France antarctique (éd. abrégée par F Lestringant, Paris, La Découverte, 1983) J. de Léry, Histoire d’un voyage faict en la terre de Brésil (éd. F. Lestringant, Livre de poche, Bibl. classique, 1994) A. Thevet, Les Singularités de la France Antarctique, (éd. F. Lestringant, Chandeigne, 1997) M.-C. Gomez-Géraud, Le Crépuscule du grand voyage : les récits de pèlerinage à Jérusalem, Champion, 1999
M.-C. Gomez-Géraud, Ecrire le voyage au xviesiècle (PUF, 2000).
Textes critiques
G. Atkinson, Les Nouveaux Horizons de la Renaissance française (Genève, Droz, 1935) F. Lestringant, Le Huguenot et le Sauvage (Paris, Aux Amateurs de Livres, 1990) Voyager à la Renaissance ;, actes du colloque du Centre d’études de la Renaissance de Tours (éd. J. Céard et J.-C. Margolin, Paris, Maisonneuve et Larose, 1987).
Notes de bas de page
1 Boaistuau est également l’auteur, en 1558, de deux traités, le Théâtre du monde et Bref Discours de l’excellence et dignité de l’homme (éd. M. Simonin, Droz, respectivement 1981 et 1982) : deux compilations développant successivement les thèmes (moins opposés que complémentaires) de la misère de l’homme et de sa dignité.
2 Ce terme désigne un bref poème consacré (en général pour le louer) à un objet, animé ou non.
3 Il ne convient donc pas d’en parler hors du chapitre consacré à ce poète : voir p. 186.
4 Sur cet auteur, voir p. 143.
5 Sur La Semaine, voir « La poésie religieuse », pp. 259-262.
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Histoire de la littérature française du XVIe siècle
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