Chapitre 3. Variations allégoriques
p. 195-202
Texte intégral
A. Amour et allégorie
1La caractéristique essentielle de la période de transition qui s’étend des années 1275 aux années 1315 est un développement presque incontrôlé des textes didactiques, consacrés à peu près à toutes les branches du savoir humain, mais plus particulièrement à l’« Art d’Amour », déjà brillamment illustré par le Roman de la Rose 1, mais apparemment perçu comme un sujet inépuisable. Les recueils de recettes, de conseils, de mises en garde, présentés en général sous une forme allégorique avec un support narratif minimal – la fiction du songe, empruntée à Guillaume de Lorris, continue à remporter un grand succès – se multiplient. La Clef d’Amour, que l’on peut dater de 1280, est une sorte d’adaptation-traduction de l’Art d’Aimer d’Ovide, tout à fait représentative de ce genre, héritier d’ailleurs d’une longue tradition de « dialogues » et « disputes » consacrés à un point de casuistique amoureuse. Plus importante, peut-être, est la traduction que donne, en 1290, Drouart la Vache du Tractatus de Amore d’André le Chapelain, qui montre à quel point cette « Bible » très profane de l’amour courtois est encore d’actualité pendant le dernier quart du xiiie siècle. La fascination pour le message d’Ovide en matière de théorie de l’amour conduit à une récupération complète du poète païen par la culture chrétienne et aboutit, dans les années 1325, à la rédaction de l’Ovide moralisé, traduction très libre et relecture dans une optique chrétienne des Métamorphoses : bien évidemment, l’adaptation d’une thématique résolument profane à une glose religieuse exige le même genre de prouesses interprétatives que le Bestiaire d’amour de Richard de Fournival, mais dans le sens inverse. Ce texte paradoxal va constituer l’une des bases de la pensée allégorique jusqu’à la fin du xve siècle, et sera encore souvent mis à contribution par les poètes du xvie siècle.
2Cet essor de la littérature théorisante va de pair avec la disparition à peu près totale du lyrisme proprement dit : les derniers trouvères de la fin du xiiie siècle et du début du xive siècle composent peu de chansons d’amour, et trouvent le meilleur de leur inspiration dans d’autres branches de l’activité littéraire : ainsi le ménestrel Jean de Condé (1305-1315) aborde-t-il tous les genres poétiques mineurs, et passe du poème religieux au roman allégorique sans véritable conviction. Ou bien, Jean Acart, aux alentours de 1330, peut composer un texte comme la Prise amoureuse, poème narratif qui reprend les techniques bien rodées et les thèmes déjà maintes fois exploités de l’allégorie amoureuse : rien de neuf dans de telles œuvres, pas trace d’une poésie véritablement vivante. Dans le même ordre d’idées, Watriquet de Couvins2, auteur de nombreuses pièces poétiques de tonalités diverses, doit l’essentiel de sa réputation à un Fatras comique, qui témoigne de l’incertitude du temps vis-à-vis des valeurs établies, et vis-à-vis des pouvoirs du langage : la poésie se fait pur jeu avec les mots, dérision du sens. Ce goût pour les fatras et fatrasies passe aussi par la destruction du système littéraire antérieur : le principe de la farcissure, consistant à insérer entre les strophes ou les vers d’un poème préexistant des vers impeccablement rimés mais dépourvus de toute signification logique, frappe d’invalidité le texte ancien, soudain suspect lui aussi d’irrationnalité.
3Le même processus est discernable dans le domaine provençal, où la rédaction de textes théoriques succède à la composition du corpus poétique des troubadours. C’est au moment où la lyrique de langue d’oc a presque complètement disparu que de nombreux auteurs, reprenant les textes des générations précédentes, en tirent un ensenhamen désormais obsolète, et d’autant plus précis et complexe que la notion même de fin’amor définie par le code courtois n’est plus vraiment pertinente. Si en apparence, la volonté didactique se manifeste dans le domaine amoureux, on assiste en fait à une dérive de l’enseignement d’Amour vers l’art poétique. L’alliance objective entre l’amour et la poésie est démontrée de manière incontournable par une série de textes qui se présentent à la fois comme des « Arts d’Aimer », et comme des traités de grammaire ou de versification. L’amour de la femme, de la dompna, c’est aussi, peut-être même avant tout, l’amour de la langue. Dans des traités truffés de citations et de références à des textes poétiques antérieurs donnés comme exemples de règles linguistiques, le sentiment amoureux, initialement conçu comme cause première, nécessaire et suffisante, du chant, devient un prétexte très secondaire. Ou plutôt, alors que les troubadours composaient leurs chansons parce qu’ils aimaient, et que l’amour leur donnait en quelque sorte le don des langues, le don de la poésie, c’est désormais le rapport inverse qui s’instaure : l’amour existe s’il se chante bien ; quiconque connaît les règles du trobar peut ipso facto aimer ; au contraire il ne peut y avoir d’amour sans une expression poétique appropriée conforme aux règles de la grammaire et du vers.
4Matfré Ermengau est le premier, aux alentours de 1288, à composer un traité de ce genre, le Breviari d’Amors, qui d’ailleurs ne prend pas seulement en compte l’amour profane, mais tend à englober les vérités de la foi, et à devenir aussi un « sommaire » des connaissances humaines dans tous les domaines. On peut conclure de la présence dans tous ses titres du terme amor, alors même que le sujet de l’œuvre est beaucoup plus vaste, l’importance persistante des catégories du code courtois : d’une part, l’amour est le seul thème possible, d’autre part, tout relève de l’amour. L’encyclopédie imposante des Razòs de Trobar, qui fait son apparition aux environs de 1300, ainsi que la somme incontournable des Leys d’Amor, dont la première version (il y en aura deux autres, élargissant le cadre de l’ouvrage et apportant davantage encore d’informations) date des années 1328-1330, se rapprochent davantage du modèle de l’Art poétique, passant en revue toutes les possibilités de la langue et fondant effectivement une « poétique » en langue vulgaire, ce qui constitue une révolution par rapport aux siècles précédents, pendant lesquels la seule langue théorisée est évidemment la langue latine : on peut considérer que les « Arts de Seconde Rhétorique », et autres Arts poétiques qui vont fleurir au xive siècle et surtout au xve siècle, ont pour ancêtre direct les Leys d’Amor ou les Razós de Trobar, de même que la poésie lyrique des trouvères descend de celle des troubadours.
B. Le triomphe du didactisme
5Si les problèmes théoriques de la courtoisie et de l’art d’aimer retiennent avant tout l’attention des auteurs en cette période de transition, tous les autres domaines de l’expérience humaine font aussi l’objet d’œuvres didactiques nouvelles. Avant tout, le didactisme continue à s’exercer dans le domaine moral, multipliant les « lectures » édifiantes et les « enseignements », qu’ils se présentent sous le masque séduisant de l’allégorie, ou que tout uniment ils consistent en listes de conseils et de recommandations. Très représentative de cette tendance est l’œuvre entière de Guillaume de Digulleville, qui se fait une spécialité de composer des « Pèlerinages », en particulier (en 1330 environ) le Pèlerinage de Vie humaine. Il s’inscrit, comme Baudoin de Condé3, dans la tradition des périples oniriques illustrant les choix moraux offerts à l’être humain. Le concept de « pèlerinage », que ce soit celui de l’âme, celui du corps, celui du Christ (quelques années plus tard), est un élément essentiel de l’imaginaire pour le xive siècle. Pratiquant dans l’ensemble les mêmes genres et les mêmes thèmes, l’un des écrivains les plus intéressants peut-être, et les plus prolifiques sans doute, de cette époque est Nicole Bozon qui, outre des Contes moralises 4 compose de très nombreux poèmes à sujets religieux, comme le Char d’Orgueil, ou la Desputeyson de l’Aime et dou Corps, qui reprend la vieille forme du débat dialogué.
6La grande tradition encyclopédique du xiiie siècle, revue et corrigée par une volonté d’analyse morale, culmine avec la parution en 1280 environ de la Somme le Roi de frère Laurent composée a l’intention du roi Philippe III, et qui englobe tous les sujets depuis la théologie, adaptée, bien sûr, aux besoins des laïcs, jusqu’à la science politique : le confesseur entreprend d’enseigner au roi l’art du « bon gouvernement ». C’est au même type d’ambition, plus modeste toutefois, que correspond la rédaction, en 1283, des Coutumes de Beauvaisis par Philippe de Beaumanoir : première tentative pour rassembler tout un corpus de textes légaux dans un outil de travail en langue vulgaire. Décidément, la science n’est plus le privilège de ceux qui lisent et écrivent le latin ! A partir de là, chaque « métier » peut produire des textes « modes d’emploi », depuis l’Art de chevalerie, quelque peu nostalgique, traduit par Jean de Vignay, jusqu’au traité de Chirurgie d’Henri de Mondeville : la bibliothèque spécialisée des textes latins passe dans le domaine public ; ces premières traductions ou adaptations sont des signes avant-coureurs du grand mouvement de vulgarisation qui poussera, par exemple, un Nicole Oresme à composer une double version latine, et française – de certaines de ses œuvres, et à surveiller la traduction des autres…
7L’un des domaines où la curiosité des écrivains et des « intellectuels » en général est la plus forte est la géographie, ou ce que l’on pourrait qualifier par anachronisme d’ethnologie : on émerge de deux siècles de Croisades avec une fascination intacte pour les prodiges de l’Orient, et en même temps un grand désir de connaissance concrète. Cet intérêt à l’égard des contrées lointaines porte les candidats chroniqueurs à faire feu de tout bois, c’est-à-dire, par exemple, à reprendre dans les textes plus anciens, en latin ou en français5, les descriptions de pays exotiques qu’ils s’efforcent de rationaliser et de rendre plus « scientifiques ». Il va de soi qu’un texte comme le Livre des Merveilles de Marco Polo vient s’inscrire à la perfection dans cette préoccupation pour les « autres mondes ». Le livre du grand voyageur italien6 est un curieux mélange de récits légendaires de seconde ou troisième main et d’observations concrètes extrêmement vivantes (son titre français accentue l’aspect merveilleux de l’œuvre, alors que le titre italien il Millione met l’accent sur la masse d’informations qu’il contient). Bien que le Livre des Merveilles constitue, en raison de ses conditions de rédaction, un phénomène unique, il sera suivi de nombreux textes s’efforçant de répondre à la même curiosité, et aussi à la même angoisse à l’égard de l’inconnu.
C. La satire
8Cette inquiétude qui caractérise l’époque ne se manifeste pas seulement dans la volonté de quadrillage et de classification dont témoignent les traités spécialisés ou les « mélanges » à la mode d’Antoine de la Sale. Elle est tout particulièrement sensible dans la multiplication des textes satiriques. Un grand nombre de pièces, relativement inclassables7, passent en revue, pour les attaquer, tous les types humains, tous les corps de métier. Elles cèdent parfois au charme de la liste pure et simple, comme c’est le cas par exemple pour le Dit des rues de Paris et le Dit des cris de Paris. Mais le plus souvent elles attaquent avec virulence tel ou tel « état du monde ». Certaines catégories sociales ou humaines constituent des cibles toutes désignées pour ce type de littérature : les premières victimes sont les femmes. Peut-être inspiré par les allusions de Rutebeuf à sa vie conjugale désastreuse dans ses « poésies personnelles », un clerc bigame8, Matthieu – Matheolus – compose aux alentours de 1290 son Liber Lamentationum qui énumère les misères de l’homme marié et les vices de la femme. Ce texte, qui sera traduit en 1370 et adapté à plusieurs reprises, sert de modèle à toute une littérature misogyne. Ce courant anti-féministe, en réaction peut-être contre les excès de la courtoisie9, trouve sa contrepartie dans des œuvres comme l’ABC des femmes, qui au contraire chantent les louanges de la femme. Ce débat se poursuivra pendant tout le xive siècle et on peut dire qu’un certain nombre des œuvres de Christine de Pizan s’inscrivent encore dans cette problématique.
9C’est peut-être aussi par l’intermédiaire de Rutebeuf que la figure de Renart, en tant que représentation de l’hypocrisie, le vice à la mode, continue à faire recette dans les textes satiriques. On est bien loin du roman animalier des premières branches. Désormais, les représentations des animaux participent de la lourde machine démonstrative du dit allégorique. C’est l’éternel problème du didactisme, qui nuit au rythme du récit et à la vivacité des péripéties. Quoi qu’il en soit, le « goupil » est au centre du Renart le Nouvel de Jacques Gelée, du Couronnement de Renart, anonyme, de 1295, et de Renart le Contrefait, dont la première version paraît aux alentours de 1327. Dans le premier, long poème de 10 000 vers10 très lourdement moralisateur, Renart est tout simplement l’incarnation du diable. Dans le troisième, il est l’adversaire de la « déesse » Raison. Cependant, le modèle renardien semble quelque peu limité, par rapport à la nouvelle « bête de l’Apocalypse » qui fait son apparition en 1310 : le cheval Fauvel.
10Gervais du Bus, inventeur du « cheval fauve »11, n’est pas un homme d’église, mais un fonctionnaire de la chancellerie royale : nouveau type d’écrivain qui se développera au cours du xive siècle, et qui crée tout naturellement un nouveau type de littérature ; dans le cas de Fauvel, la critique sociale l’emporte sur la satire chrétienne. A l’énumération mordante des flagorneurs de toute sorte qui viennent torcher à qui mieux mieux la « beste si polie », succède un scénario allégorique transparent : la tête tournée par ses succès, le cheval Fauvel demande en mariage Fortune, qui refuse mais consent tout de même à lui donner pour épouse sa suivante Vaine Gloire. L’alliance de ce couple si bien assorti signifie la décadence radicale de la société, et, d’un point de vue plus religieux, la fin du monde, voire même la venue de l’Antéchrist : retour tardif à l’eschatologie, dont l’attention est immédiatement détournée par l’irruption dans le cours du récit de l’absurde et du non-sens, typifiés par l’épisode du Charivari12. Le Roman de Fauvel est avant tout une satire politique, mais il n’épargne rien ni personne ; il a connu très vite un succès considérable13, au point qu’un continuateur habile, Chaillou de Pestain, a repris l’œuvre en 1316 et y a inséré un grand nombre de pièces lyriques d’inspiration satirique : c’était une manière adroite à la fois de s’approprier un texte et d’achever sa conformité à l’esprit du temps. Tel quel, Fauvel est indubitablement l’une des œuvres les plus marquantes de ces années de transition, sans pourtant correspondre aux tendances nouvelles qui vont se faire jour dans la suite du siècle.
Bibliographie
Textes
Le Couronnement de Renart, éd. A. Foulet, Princeton-Paris, 1929.
Drouard la Vache, Li Livres d’amours, éd. R. Bossuat, Paris, 1926.
Gervais du Bus, Roman de Fauvel, éd. A. Langford, Paris, SATF, 1914-1918.
Guillaume de Digulleville, Le Pèlerinage de la vie humaine, éd. Stürzinger, 1893-1897.
Jacquemart Gielée, Renart le Nouvel, éd. H. Roussel, Paris, 1960.
Les Leys d’Amor, 4 vol., éd. J. Anglade, Toulouse, Privat, 1910-1930.
Marco Polo, La Description du monde, éd. et trad. P.-Y. Badel, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Lettres Gothiques », 1998.
Martial d’Auvergne, Les Arrêts d’amour, éd. J. Rychner, Paris, Picard, 1951.
Ovide moralisé, éd. C. de Boer, Amsterdam, 1915-1938.
Renart le Contrefait, 2 vol. éd. Raynaud-Lemaître, Paris, Champion, 1914.
Études
Pomel (F.), Les voies de l’au-delà et l’essor de l’allégorie au Moyen Âge, Paris, Champion 2001.
Sur l’Ovide moralisé, voir Lectures et usages d’Ovide, xiiie-xv e siècles, numéro 9 des Cahiers de Recherches Médiévales, 2002.
Notes de bas de page
1 Et dans une moindre mesure par des textes d’inspiration ovidienne comme le Remède d’Amour de Jacques d’Amiens (aux alentours de 1250).
2 Actif entre 1320 et 1330.
3 Auteur en 1300 d’une Voie de Paradis rappelant les textes de titres analogues de la première moitié du xiiie siècle.
4 Composé, aux environs de 1330, sur le modèle de l’Ovide moralisé : il s’agit de doter des anecdotes souvent très amusantes d’une signification morale et chrétienne.
5 Entre autres, le corpus des romans d’Alexandre.
6 Rédigé selon la légende dans des circonstances rocambolesques : c’est en effet dans une prison de Gênes que pour charmer son ennui Marco Polo aurait dicté à Rusticien de Pise – connu par ailleurs pour une compilation de romans arthuriens qui fait date – le récit de ses aventures. Cette fiction de l’écriture carcérale n’est pas unique en son genre puisqu’elle sera reprise entre autres par Thomas Malory, l’auteur anglais du Morte d’Arthur. A l’époque les conditions de rédaction du livre font partie de l’histoire qu’il raconte.
7 Elles s’intitulent souvent elles-mêmes « Dits », ce qui équivaut à peu près à « morceaux de littérature ». Le Dit poétique, qui connaîtra un grand développement au xive siècle, n’a pas encore d’existence bien définie.
8 C’est-à-dire dépouillé de ses privilèges pour avoir épousé une veuve, et qui regrette amèrement cette erreur parce que sa femme est insupportable.
9 Tous les titres de ces œuvres se ressemblent, annonçant d’emblée la couleur ; mais certains se spécialisent, en quelque sorte, dans une classe donnée de femmes : à côté de la globale Blastenge des femmes, on a le Blâme des dames, plus spécifique…
10 Qui comporte, conformément à la mode, des insertions de pièces lyriques.
11 Sa couleur signifie fausseté ; il incarne avant tout l’hypocrisie, mais son nom constitue un programme complet : chaque lettre correspond à l’initiale d’un vice : Flatterie (c’est le reproche essentiel que fait l’auteur aux hommes de son temps ; on aurait pu aussi considérer ce « F » comme l’« indice » de Félonie ; mais ce défaut-là appartenait plutôt à l’époque courtoise de Guillaume de Lorris…), Avarice, Vilenie, Variété (c’est-à-dire inconstance, déloyauté en général, infidélité dans le domaine amoureux ; la variété n’a jamais été une qualité aux yeux de l’homme médiéval), Envie, Lâcheté.
12 La relative différence de ton entre les deux parties de l’œuvre a pu suggérer qu’elles avaient été composées par deux auteurs de mentalités diverses ; en fait, il s’agit plutôt d’un élargissement de la thématique initiale, dû au même écrivain reprenant son texte en 1314- 1316, après une interruption de quelques années.
13 Dont témoignent entre autres les très beaux manuscrits enluminés, et l’utilisation ultérieure de la figure de Fauvel dans divers autres textes.
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