Avant-propos
p. 7-13
Texte intégral
1À quoi sert la prose ? Quelle est la tâche spécifique qui lui incombe ? Quel pouvoir neuf se donne le langage, quand il se détourne du vers ? Telles sont les questions abordées dans ce volume, à travers certaines des réponses que leur ont données les Anciens. Les travaux ici réunis se focalisent particulièrement sur un moment précis de l’histoire antique : la fin de l’époque hellénistique et les premiers siècles de l’Empire romain ; la prose, en effet, accède alors dans le paysage culturel à une position dominante, qui rend justement problématiques sa fidélité à elle-même et son identité. Disons quelques mots du processus ayant conduit à cette situation.
2La prose est relativement tard venue dans le monde grec : non bien sûr celle du langage courant, mais la prose comme langue savante, culturellement valorisée, aspirant à être conservée et réentendue. Comme nous l’apprennent les Anciens eux-mêmes, dans des discussions dont il sera question ici, les premiers Grecs à avoir composé des ouvrages en prose, vers la seconde moitié du vie siècle avant notre ère, s’appellent Anaximandre, Phérécyde, Héraclite, Hécatée. « Physiologues » ou « logographes », ils ont élaboré les premières formes de ce qui deviendra l’histoire, la philosophie, les sciences de la nature. Même si d’autres présocratiques n’ont pas rompu avec le vers, il est clair que la prose entretient un rapport essentiel avec le rationalisme des premiers « savants » grecs : elle a véhiculé leur regard laïcisé sur la nature, car les représentations traditionnelles qu’ils prenaient pour cible étaient celles des poètes, d’Hésiode et Homère en particulier. L’invention de la prose traduit ainsi, en Grèce, une mutation profonde des systèmes d’autorité. Sans doute le renoncement au vers a-t-il été favorisé par la diffusion de l’alphabet et de l’écriture, qui diminuait le prix de la mémoire et du vers qui la soutenait1. Mais surtout, la prose est fondamentalement le langage de la polis : « parole-dialogue » placée au centre des égaux, ouverte à l’examen et la réfutation, par opposition à la parole magique et verticale des rois et des poètes, les anciens « maîtres de vérité2 ».
3Au centre des égaux, du moins en apparence : car les premiers prosateurs n’entendaient pas faire simplement disparaître l’autorité des poètes, mais la remplacer par la leur, en l’asseyant sur d’autres bases3. Paradoxalement, ainsi, les poètes n’ont pas simplement été pour eux des repoussoirs, mais aussi des modèles. La prose d’Héraclite est pleine de rythmes et de « poétismes » ; celle d’Hérodote cherche à rivaliser avec le vers homérique4. Dès leur apparition, les prosateurs furent des poètes en prose ; loin d’être neutre ou « naturelle », la prose était doublement artificielle, imitation masquée du langage versifié, dont les rythmes étaient déjà la reproduction figée de formes chantées5. Les prétentions de la prose à la transparence et la rationalité relèvent donc en partie de la posture ou de la mise en scène : le prosateur est un poète qui souhaite passer inaperçu.
4Avant que les rhéteurs, cependant, n’énoncent clairement ce principe de dissimulation, et n’en fassent l’un des axiomes de leur discipline, s’est longtemps maintenue l’idée qui donnait à la prose sa raison d’être, à savoir qu’elle et la poésie n’avaient rien en commun. C’est vers la fin du ve siècle av. J.-C. qu’une autre façon d’envisager leurs rapports a émergé, quand Gorgias déclara que la poésie n’était qu’un « logos pourvu de mètre », autrement dit qu’elle n’était qu’une illustration particulière de la puissance du logos en général. Au siècle suivant, Aristote fit l’observation décisive selon laquelle les vers d’Empédocle ne faisaient pas pour autant de lui un « poète », tout comme le statut d’« historien » reconnu à Hérodote ne devait rien à sa prose en tant que telle. Aristote dissociait ainsi clairement, dans la définition de la poésie, le critère formel du critère thématique, au profit du second. Ramenée à sa juste place, la prose cessait d’être le contraire de la poésie, pour devenir celui du langage versifié. Dénigré par Gorgias puis Aristote, le vers apparaissait du coup comme un détail qui n’interdisait plus à la prose d’être « officiellement » accueillie dans le poétique, au sens profond du terme.
5De fait, dès l’époque des premiers sophistes, le champ des formes ouvertes aux orateurs s’était élargi. Gorgias pratiqua l’oraison funèbre, la plaidoirie fictive, l’éloge paradoxal ; Isocrate voulut clairement rivaliser avec les poètes dans la tâche consistant à célébrer les grands hommes. Cette éloquence « épidictique », ne cherchant pas à orienter une prise de décision, est importante car elle représente en quelque sorte l’espace où se chevauchaient, pour les Anciens, la prose et la poésie. Or l’histoire des formes antiques, à partir de ce moment, est marquée par le développement général de l’épidictique, dans les rituels sociaux, l’institution scolaire et les réflexions théoriques, développement qui culmine à l’époque impériale6. Dès l’époque hellénistique se multiplient les occasions de discours formels, où les élites ont à déployer, en prose, un art de l’éloge et du blâme dont elles ont appris les techniques à l’école : discours d’adieu, de bienvenue, de remerciement, de couronnement, bientôt de mariage ou d’anniversaire… Dans les festivals, des compétitions de discours en prose sont très tôt organisées à côté des concours poétiques. Parallèlement, on voit le Ps-Démétrios et Denys d’Halicarnasse, dans leurs traités, théoriser l’inscription discrète de fragments de vers dans la prose, en vue de tel ou tel effet ; cependant que les marques d’exaspération contre certains orateurs pratiquant un style excessivement « chantant » se multiplient chez Dion, Plutarque, Lucien ou Aristide. Dion et Aristide eux-mêmes traitent en prose de thèmes mythologiques ; à la même époque s’inventent des formes longues de fiction en prose, parfois directement inspirées de poètes (Homère pour Chariton, Théocrite pour Longus). Le point culminant de ce triomphe du poétique en prose est le remplacement du « poétique » par « l’épidictique » comme catégorie de référence, quand Hermogène, vers le début du iiie siècle apr. J.-C., fait de l’histoire, de la philosophie et de la poésie les trois espèces du genre « panégyrique ». La poésie n’est plus alors qu’une division de l’épidictique.
6Dans cette évolution, que reste-t-il de la prose en tant que telle ? A-t-elle perdu tout contenu positif en se donnant un horizon poétique ? La vieille catégorie du « vers » est-elle devenue secondaire, ravalée au rang de régularité rythmique parmi d’autres ? Les auteurs dont il est question dans ce volume montrent le contraire. Tous continuent de manier la catégorie de prose, et de tenir pour pertinente l’opposition entre langage versifié et non-versifié. Ils s’interrogent souvent, en particulier, sur les limites de la prose, et le point au-delà duquel une prose ne peut suivre un programme poétique sans s’avilir et se prostituer. S’ils le font, c’est parce que les connotations originelles du langage non-versifié – transparence, rigueur, austérité – n’ont jamais cessé de lui être attachées, et qu’elles risquent toujours d’entrer en contradiction avec la pragmatique réelle d’un discours donné. Quoi que fasse la prose, il lui faut toujours affecter une forme de dignité. Dès l’origine, on l’a vu, ce devoir de bienséance imposait aux prosateurs de dissimuler leurs techniques et leurs truquages ; mais le vaste champ des formes qui s’ouvrent à eux vers le début de notre ère rend l’exercice bien plus délicat encore. L’identité de la prose, sa difficile fidélité, au moment même où elle triomphe, à son programme originel, fait l’objet des études ici réunies, nées d’une double journée d’études tenue en juin et novembre 2012 aux universités de Brest et Poitiers.
7Dans l’article qui ouvre ce volume, F. Delarue s’intéresse aux dénominations latines de la prose, et souligne les normes esthétiques dont elles sont porteuses. L’expression oratio soluta, peut-être inventée par Varron, désigne le langage « détaché », « libre », c’est-à-dire affranchi de toute règle. Face à elle, Cicéron éprouve une difficulté : comment, selon les préceptes d’Aristote, adopter un style « tressé » (c’est-à-dire rythmé, « périodique »), tout en demeurant dans le cadre d’une prose « détachée », soluta ? Entre le chaos illimité du langage brut, et les contraintes étouffantes du vers, Cicéron cherche un compromis qu’il nomme oratio numerosa. Cependant l’esthétique de la prose d’art change sous l’Empire et une nouvelle expression apparaît : prorsa oratio. Ce langage qui « va de l’avant » accompagne le triomphe de la sententia, au style dense et direct, sur la période cicéronienne, qui dessine un cercle fermé sur lui-même.
8Le cas du latin illustre l’effet durable des dénominations métaphoriques sur la manière dont la catégorie de prose a été pensée. Du côté grec, pézos logos, littéralement « langage piéton », est la formule qui s’est imposée à l’époque impériale. Située au confluent de différentes métaphores traditionnellement attachées à la poésie, l’expression, montre J.-Ph. Guez, sert elle-même de support à la réflexion de nombreux prosateurs qui la renouvèlent pour confirmer, discuter ou dépasser l’opposition entre vers et prose. En lien avec le pézos logos, le mythe de l’attelage ailé du Phèdre de Platon sert en quelque sorte de bannière à l’idée d’un « poétique en prose » pour un grand nombre de lettrés de l’époque impériale.
9Ce dialogue entre prose et poésie, établi sur un plan métapoétique, est naturellement accompagné depuis l’époque hellénistique par les réflexions techniques des rhéteurs, notamment dans le traité Du style du Pseudo-Démétrios et dans Les Catégories stylistiques du discours d’Hermogène, qu’étudie P. Chiron. Chez ces deux auteurs, on observe une inclusion progressive du poétique dans la prose. Pour Démétrios, la poésie n’est pas seulement le comparant de la prose, mais lui offre un répertoire inépuisable de modèles au point que s’établit, notamment dans le cas du rythme, une véritable continuité entre prose et vers, qui autorise Démétrios à faire d’Homère, au même titre que Platon, un modèle du grand style. Plus ambitieux encore, Hermogène englobe la poésie dans une théorie générale de la production du discours : étant donné que la poésie homérique porte sur tous les aspects de la vie, Homère est un modèle légitime même pour le discours politique ; mais leur fonction politique et sociale ayant évolué, les orateurs peuvent assumer une relation « poético-rhétorique » avec le public, qu’il ne s’agit plus seulement de convaincre – ce qui rendrait suspect un travail excessif, poétique, sur le signifiant –, mais de séduire.
10Entre prose (rhétorique) et poésie s’établissent ainsi des relations de continuité et de complémentarité abordées ensuite dans plusieurs articles. E. Oudot s’intéresse à la réflexion menée par Aelius Aristide sur les rapports entre éloquence épidictique et poésie. Si la préface de l’Hymne à Sarapis entend contester, de manière théorique, la prééminence de la poésie dans la pratique de l’hymne, le débat sur le rôle de la prose réapparaît dans d’autres discours, et notamment dans le Panathénaïque, long éloge d’Athènes où s’opère, en même temps, une réflexion du langage sur lui-même. Au titre d’une homologie entre Athènes, cité-mère du logos, et le discours épidictique qui la célèbre, l’orateur se doit d’inventer une nouvelle forme d’éloge, qu’il nomme eulogia, un terme habituellement réservé aux discours en vers, et dont le critère fondamental est celui du métron – non pas mètre, mais mesure et harmonie, celles du discours et de la langue attique. Aristide définit un nouveau langage en prose, destiné à célébrer, par sa forme même, une cité donnée comme le lieu matriciel de tous les genres littéraires. Au lieu de répartir les territoires entre prose et poésie, puisque poètes et prosateurs ont les uns comme les autres échoué à célébrer Athènes, il promeut la prose en lui confiant l’empire du Logos tout entier. Elle devient ainsi la forme idéale de l’hybridité, ouverte à tous les possibles poétiques.
11J.-B. Guillaumin, quant à lui, envisage plusieurs prosimètres latins tardoantiques des ve et vie siècles ; le genre du prosimetrum est en effet un véritable laboratoire permettant d’étudier les interactions entre prose et vers, les effets de complémentarité qu’en ont tirés certains auteurs et les justifications théoriques qu’ils en ont données. Le sérieux et la force qui caractérisent la prose doivent s’allier pour eux à la douceur du chant poétique, mais cette opposition binaire est doublée et nuancée par une distinction entre le « miel » poético-rhétorique et l’âpreté du langage philosophique, dialectique en particulier. Outre cette complémentarité formelle entre deux modes d’écriture, le recours à certains vers dotés d’un èthos spécifique leur permet d’approfondir la portée de la prose en insistant sur une tonalité (épique, lyrique, tragique) que celle-ci ne rend qu’imparfaitement. Par le mélange des formes et des tons, ainsi que des niveaux énonciatifs, le prosimètre affirme sa prétention à la recherche de vérités scientifiques, philosophiques, voire religieuses.
12J.-P. de Giorgio, de son côté, s’intéresse aux rapports entre la prose et le genre du dialogue. En Grèce, le « dialogue » est identifié tantôt thématiquement, par la figure singulière de Socrate, tantôt formellement, quand le Pseudo-Démétrios fait du style « dialogique », aux côtés des styles oratoire et historique, l’un des trois styles répertoriés de prose – le moins recherché des trois. Dans son acclimatation à Rome, le genre du dialogue retrouve à la fois ce lien avec l’idée de prose, et cette définition ambiguë, en étant traduit par le terme sermo. L’idée de langage courant, de conversation informelle, contenue dans sermo, insiste en effet sur l’apaisement et la conciliation qui doivent prévaloir dans la conversation philosophique, par opposition à la tension du style oratoire (contentio). Le cas du dialogue illustre ainsi les résonnances éthiques de la catégorie de prose, qui permettent à Horace de revendiquer le prosaïsme de l’intérieur même du vers des Satires.
13On retrouve ce fonctionnement « éthique » de la prose chez Dion de Pruse, comme le montre D. Kasprzyk. Bien qu’il ait été surnommé « Bouche d’Or », Dion définit son langage comme un pézos logos auquel il refuse toute prétention d’ordre stylistique. Orateur et moraliste, Dion récuse les effets rhétoriques des sophistes, assimilés aux séductions de la poésie, et prétend revenir à une prose de la prose, à un en-deçà de la prose. Ce langage du philosophe, neutre et transparent, est le fruit à la fois d’une incapacité (prétendue) à discourir et du rejet (non moins fictif) d’un style élaboré ; il est défini par différentes catégories ambiguës, à la frontière de l’éthique et de la rhétorique (simplicité, médiocrité, pauvreté, vagabondage). Le cas de Dion illustre ainsi parfaitement la nécessité et la difficulté qu’il y a pour les prosateurs, vers le début de notre ère, à renouer avec la fiction de transparence qui donnait initialement à la prose sa raison d’être.
14Inversement, les deux derniers articles de ce volume mettent l’accent sur la promotion, par différents auteurs de l’époque impériale, d’une prose poétisante. E. Prioux analyse les descriptions de jardins chez Longus, Philostrate et Achille Tatius et montre que, par-delà leur fonction narrative, ces jardins ont une fonction d’auto-représentation ; les prosateurs de l’époque impériale réélaborent des motifs métapoétiques qui à l’époque hellénistique, dans le cadre notamment de l’exégèse homérique, donnèrent lieu à des réflexions sur le style. Les emprunts au langage poétique (Homère, Théocrite, épigrammes hellénistiques), marqueurs de différentes catégories stylistiques d’après la critique antique, contribuent à la définition métaphorique d’une prose chaque fois singulière.
15Enfin, M. Biraud examine de près, chez Parthénios (ier s. av. J.-C.) et Chariton (ier s. apr. J.-C.), les récurrences rythmiques qui, concrètement, donnent à leur prose son aspect poétique. Les mutations de la prononciation du grec à l’époque hellénistique font que ces récurrences opèrent à deux niveaux : le niveau quantitatif (syllabes brèves vs. syllabes longues) de la métrique traditionnelle, le niveau accentuel (accentuées vs. atones) devenu prédominant dans la langue courante. Il en résulte, derrière la façade d’un style simple et limpide, une prose doublement organisée, doublement savante. À longue échelle, M. Biraud souligne combien l’indifférenciation entre prose et poésie doit à l’évolution phonétique de la langue, et au caractère en partie illisible/inaudible, pour les Grecs du début de notre ère, des vers reposant sur les mètres quantitatifs. Dès lors, ce sont plutôt les récurrences locales de la prose rythmée qui, en régime accentuel, vont servir de modèle aux versificateurs.
16Les neuf études réunies dans ce livre ne prétendent pas offrir un panorama complet des pratiques et des réflexions menées par les auteurs de l’époque impériale. Elles montrent néanmoins que la vocation et les procédés de la prose n’ont pas cessé, jusque à la fin de l’Antiquité tardive, d’être interrogés et repensés. La prose n’était plus alors, depuis bien longtemps, l’homme voué à d’austères études sous les traits duquel, dans le tableau reproduit en couverture de ce livre, L. Alma-Tadema l’a représentée ; elle ressemblait plutôt, s’il fallait en faire le portrait réel, à une créature étrange, hybride et androgyne… Cette créature étrange, pourtant, est toujours restée bien identifiable, dans le prolongement de sa vieille dignité. Même si le vers n’était plus physiquement ressenti, même si toutes les formes poétiques avaient été imitées et absorbées, quelque chose demeurait dans la prose d’irréductible à la poésie, qui continuait, et continue sans doute encore, d’imposer à la langue un chemin propre.
Notes de bas de page
1 E. A. Havelock, The Literate Revolution in Greece and its Cultural Consequences, Princeton, PUP, coll. « Princeton Series of Collected Essays », 1982. Voir par exemple G. E. R. Lloyd, The Revolutions of Wisdom. Studies in the Claims and Practices of Ancient Greek Science, Berkeley, UCP, 1987, p. 70-78, pour les réserves qu’il convient d’émettre sur le rôle de l’alphabétisation dans la naissance des « Lumières » grecques.
2 M. Détienne, Les Maîtres de vérité dans la Grèce archaïque, [1967], Pocket, coll. « Agora », 1994.
3 À ce propos, lire notamment S. Goldhill, The Invention of Prose, Oxford, OUP, coll. « Greece & Rome : New Surveys in the Classics », 2002.
4 E. Norden, Die Antike Kunstprosa, Leipzig, B. G. Teubner, 1898, p. 45-50.
5 Voir G. Nagy, « Early Greek views of poets and poetry » dans The Cambridge History of Literary Criticism. Volume I : Classical Criticism, D. Kennedy (dir.), Cambridge, CUP, 1989, p. 1-77.
6 Sur l’histoire de l’éloquence épidictique, voir le précieux panorama de D. A. Russell et N. G. Wilson, dans Menander Rhetor. Translation and Commentary, Oxford, OUP, 1981, p. XI-XXXIV ; L. Pernot, La Rhétorique de l’éloge dans le monde gréco-romain, Institut d’études augustiniennes, 1993, et notamment, pour notre propos, p. 635-656 ; R. Webb, « Poetry and Rhetoric », dans Handbook of Classical Rhetoric in the Hellenistic Period (330 B.C. – A. D. 400), S. E. Porter (dir.), Leiden, New York & Köln, E. J. Brill, 1997, p. 339-369 ; J. Walker, Rhetoric and Poetics in Antiquity, Oxford & New York, OUP, 2000.
Auteurs
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Jean-Philippe Guez
Maître de conférences de langue et littérature grecques à l’université de Poitiers. Spécialiste du roman ancien, auquel il a consacré sa thèse et plusieurs articles, il a dirigé pour les Belles Lettres un volume présentant une nouvelle traduction des principaux spécimens du genre (Romans grecs et latins, 2016). Ses recherches actuelles portent sur les catégories poétiques de la Seconde Sophistique (Lucien, Philostrate), et sur la critique littéraire antique en général ; il dirige la préparation, par une équipe de chercheurs internationale, d’un Dictionnaire des images métapoétiques anciennes (à paraître aux Classiques Garnier).
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Dimitri Kasprzyk
Maître de conférences de langue et littérature grecques à l’université de Brest et membre de l’EA 4249-HCTI. Il travaille sur la littérature grecque d’époque impériale et a écrit plusieurs articles sur les romans grecs, Philostrate, Dion de Pruse et Artémidore ; il est co-auteur, avec Christophe Vendries, d’un livre sur Dion de Pruse (Spectacles et désordre à Alexandrie, PUR, 2012) et vient d’achever la traduction des Éthiopiques d’Héliodore (Les Belles-Lettres, 2016).
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