Table des matières
Jean-Claude Caron et Nathalie Ponsard
Introduction. Cinq années terribles ou les raisons d’un choixPremière partie. Expériences du basculement
Anne Rolland-Boulestreau
Entrer en guerre civile en AnjouLes notables à l’heure du choix (1792-1793)
- Notabilités et identité des communautés choletaises : les petits notables dans la production de l’opinion publique locale
- Le réseau des trois notables choletais
- Les fonctions
- La cristallisation autour d’enjeux vitaux pour les communautés
- La Constitution civile du clergé : une attaque contre la religion catholique
- Les patriotes au secours des réformes révolutionnaires
- Le travail mobilisateur des petits notables de l’Ouest
- L’exemplarité du leader
- Notabilités et actions : leurs capacités à entraîner et à organiser les résistances
Nicolas Beaupré
Entrer dans une « Grande Guerre » par une année terribleTemporalités du basculement dans le premier conflit mondial 1914-1915
Chantal Dhennin-Lalart
Le Nord et la Grande GuerreLa terrible entrée en guerre des populations entre version romancée et réalité du vécu quotidien
- De la mobilisation à l’invasion du territoire (d’août 1914 à début 1915)
- Le récit a posteriori : « Des envahisseurs aux mains dégouttantes de sang et de rapines »
- La confirmation : le journal intime d’une religieuse de La Bassée
- D’autres voix, d’autres discours : Paul Barbry, planteur de tabac ; Yvonne Ledru-Tétin, institutrice ; Léon Gobert, journaliste au Journal des réfugiés du Nord
- Le premier hiver d’occupation (décembre 1914-Pâques 1915)
- Les fantassins dans la boue du Nord durant l’hiver 1914-1915
- Les exilés : la vie en surnombre chez les autres
- Les civils du Nord maintenus sur place par l’occupant
- L’installation dans la guerre (printemps 1915-automne 1915)
- Le morne consentement d’Harry Stinton
- Une résistance au quotidien : Marie-Thérèse Boucher
- La réalité des petites lueurs en dépit de la fragilisation de tous
Ronan Richard
De la « personnification tragique et poignante des horreurs de l’invasion » au spectacle éclatant de « l’union des cœurs »L’instrumentalisation de l’exode des réfugiés au service de l’unité nationale (1914-1915)
Odile Roynette
La Grande Guerre et la fabrique de la terreur chez CélinePauline Breton-Chauvet
« Un petit enfant nous est né ! »L’espérance au fond de l’affliction d’après Lieu d’asile (1940) de Georges Duhamel
- D’une guerre à l’autre, panser les plaies
- Renouer un fil interrompu
- S’engager dans l’épreuve
- « Il vaudrait mieux vivre sans mémoire »
- « Subsister, souffrir et mourir »
- Un « caravansérail de cris et de soupirs »
- L’impasse du « colloque singulier »
- Vie des martyrs et Lieu d’asile : quelle intertextualité ?
- L’historiographe et le témoin moral
- Déclin de l’hagiographie
- Pontchaillou : de l’école du désespoir au « lieu d’asile »
- Un kaléidoscope affligeant de l’exode
- Les femmes, les enfants et les vieillards
- L’unanimisme dans la débâcle ou débâcle de l’unanimisme ?
- L’affliction comme vecteur de l’espérance
- Métaphysique duhamélienne de la douleur
- « Le moral est un tas de petites choses »
- L’écriture d’un repli ontologique
- Une résilience mise en abîme
- Les « honneurs du bûcher »
Thibault Tellier
Dire la guerre, faire la guerre, Paul Reynaud face au drame de 1940- « Nous sommes la génération des catastrophes »
- Pour une paix armée
- Ne pas faiblir vis-à-vis de l’Allemagne
- Un homme isolé
- « La zone non sanglante de la guerre »
- Se préparer à la guerre prochaine
- Le faire savoir
- Une conduite de guerre à la hauteur du drame national ?
- Une arrivée au pouvoir crépusculaire
- Une conduite de guerre en rupture avec la précédente ?
- Face à la tragédie
- Les conséquences politiques de l’invasion allemande du 10 mai
- Conjurer l’inéluctable par le mythe de la victoire passée
- Vaincre ou mourir ?
Deuxième partie. Filiations, décalages et contrepieds
Nicolas Mariot
1793, 1870, 1914, les Hertz en années terriblesUne mythologie familiale de l’engagement guerrier
Alexandre Dupont
« Ils y croyaient vraiment […] à ce millénaire rétrospectif tant attendu »Légitimistes et catholiques à l’assaut du pouvoir (1870-1871)
Aurélien Lignereux
Sens de l’histoire et sentiment national. Quelles années terribles ? (Isère, 1814-1815)- L’approche par l’événement : les fausses évidences d’un constat positiviste
- Un département sur la frontière de la guerre
- De l’inventaire à l’évaluation intime
- La clef de l’inversion : subir un déclassement historique
- D’occupants à envahis : un espace qui se rétrécit
- Ordre social, dessein divin et salut de la nation : le choc des paradigmes
Fabien Conord
Les années terribles du XIXe siècle au miroir de la Seconde Guerre mondiale- Des sources diverses mais des auteurs au profil souvent parallèle
- Des textes de différents statuts
- Les auteurs : un profil politiquement conservateur et professionnellement varié
- Des références à l’actualité plus ou moins explicites
- Les racines du mal
- Les conditions du relèvement
- Éducation et régénération
- L’existence d’un sauveur
- Le rapport au vainqueur
Clément Millon
Présence des années 1870-1871 en 1940 dans les revues universitaires de l’Allemagne nazieVincent Flauraud
« 1914 » dans La Croix en 1940Effets miroir et rejeux mémoriels dans un journal catholique
Dominique Kalifa
1940, l’année de la « Belle Époque »Emmanuelle Retaillaud
« Le formidable est sorti du frivole… »L’image et la réputation des Parisiennes au défi des « années terribles » (1792-1940)
Troisième partie. Remémorer, représenter, résister
Philippe Bourdin et Côme Simien
Le jour où Lyon est devenu Ville-AffranchieMémoire d’un siège sous la Restauration
Pierre Triomphe
La construction d’une année terribleLe cas de 1815 et de la « Terreur blanche »
- Construction de mémoires victimaires et découpage du temps : localiser précisément « l’année terrible »
- Rappel historique
- Les années terribles des deux camps
- La fortune de la mémoire de la « Terreur de 1815 »
- Deux mémoires aux destins différents
- Les raisons du succès de la mémoire libérale
- Flux, reflux et évolution de la mémoire de la « Terreur blanche » de 1830 aux années 1870
- L’explosion mémorielle des débuts de la monarchie de Juillet
- Flux et reflux de la mémoire jusqu’à la fin du Second Empire
Rémi Dalisson
« Années terribles » et politiques festivesRuptures et continuités dans la construction d’un imaginaire national (de la mémoire de l’an II à 1940)
- Le socle d’un imaginaire commémoratif : penser l’histoire et célébrer la « glorieuse défaite » de l’année terrible 1870
- Le traumatisme fondateur et la question du mythe résistant fondateur
- Images et mémoires d’un imaginaire revanchard
- La Grande Guerre : roman national et mobilisations, des mémoires de Valmy au 11 novembre
- Célébrer un élan vital et une histoire victorieuse
- Le 11 novembre : quel roman national ?
- L’imaginaire commémoratif de Vichy. Ruptures, continuités et ambivalences : 1940 à l’aune de 1914
- 1939-1940 : l’imaginaire républicain face à « l’étrange défaite »
- Instrumentalisation et ambivalence des fêtes de guerre vichystes
Julien Blanc
Au milieu du chaos de 1940Invention de la Résistance, rapports au temps et usages de l’histoire
Jean-Claude Caron et Nathalie Ponsard
Conclusion
