Annexe. Les fonds d’archives « Augustin Thierry »
p. 277-283
Texte intégral
1La ville de Blois et le département du Loir-et-Cher se trouvent être les principaux détenteurs de pas moins trois fonds et sous-fonds liés à Augustin Thierry, soit respectivement et dans leur ordre chronologique de donation : les Archives départementales (1958 et 1969), les Archives municipales (1996) et le musée des Beaux-Arts (1996 et 2007)1. On peut adjoindre à cet ensemble une série de 34 lettres envoyées par Thierry à des amis – Louis de La Saussaye et Jean Wallon – et acquis par la bibliothèque municipale abbé Grégoire au lendemain du bicentenaire de la naissance de l’historien, en 19962. Remarquons d’emblée que les papiers d’Augustin sont mêlés à ceux de son frère, Amédée, ainsi qu’à ceux de ses neveux et petits-neveux, Gilbert-Augustin et Augustin Augustin-Thierry3. Par ailleurs, la Bibliothèque nationale conserve, depuis 1875, les principales copies et extraits réalisés sous la direction d’Augustin Thierry entre 1836 et 1848 dans les divers dépôts d’archives et de bibliothèque de France et de Belgique4. Ces copies étaient originellement conservées avec les papiers organiques de la commission relevant de la division des Sciences et Lettres du ministère de l’Instruction publique régulièrement versés quant à eux aux Archives nationales5. La dimension extime, et pour ne pas dire strictement impersonnelle de cette masse de papiers, est en stricte cohérence avec une œuvre dictée par un auteur aveugle et paralysé durant trois décennies, sur les quarante-deux années de sa vie active d’écrivain.
2Les papiers d’un aveugle sont, par principe, évanescents, ou plutôt dispersés et affectés par la logique même d’une écriture déléguée. Les traces scripturaires se trouvent ainsi paradoxalement démultipliées et rendues anonymes. On ne peut donc appliquer à Augustin Thierry une quelconque logique d’accumulation autographe, d’autant que son parcours d’aveugle et de paralytique le conduisit à déménager à de multiples reprises, entre Carqueiranne, Vesoul et Paris, où il a déménagé jusqu’à sa mort à trois reprises. Par ailleurs, Augustin Thierry appartient à une génération de scripteurs où il n’est pas encore d’usage de conserver soi-même ses brouillons et manuscrits, a fortiori avant 1825, date à laquelle il pénètre dans un monde invisible, et plus encore pour les textes édités. Mais Augustin Thierry n’est pas seulement un écrivain, il est aussi un érudit à sa manière, accumulant notes et copies. Et ce avec d’autant plus de nécessité que son activité d’historien fut fondamentalement collective, et ce dès le début des années 1830. Sur ce point, il existe à son époque une véritable tradition de conservation et de transmission de « papiers d’érudits ». La copie, l’extraction, y compris à partir de livres publiés, sont suffisamment coûteux pour que les savants conservent précieusement de tels matériaux, dont on estime, avec une certaine illusion pratique, qu’ils seraient forcément réutilisables par d’autres. Au début du xixe siècle, à partir de l’héritage constitué au siècle précédent par les papiers des bénédictins de la congrégation de Saint-Maur ou du cabinet des chartes de Jacob-Nicolas Moreau, la Bibliothèque nationale (ou royale), comme la bibliothèque de l’Institut, et avant la Bibliothèque Mazarine dans la seconde moitié du siècle (en tant que siège de coordination des sociétés savantes), entendent ainsi constituer autant de centres d’accumulation de ce qui ne se nomme pas encore « documentation historique ». Cette concentration est conforme au dispositif conçu dans le cadre de la Révolution française et qui donne la primauté aux bibliothèques comme lieux de ressources principaux pour les « chercheurs », et les « travailleurs historiques », pour utiliser un terme moins anachronique. Dans les départements, dans les grandes villes notamment, de très nombreuses bibliothèques municipales emboîtent le pas à cette fonction de concentration, en privilégiant bien entendu l’histoire locale et régionale. En parallèle, les dépôts d’archives, dans le cadre de l’administration préfectorale notamment, sont dédiés avant tout à la conservation de documents originaux, à valeur juridique ancienne ou encore active. Le caractère inauthentique, et donc incertain, des copies formées par ce qui se nomme plutôt « papiers » qu’« archives » savantes les orientent donc massivement vers les bibliothèques.
3Ce qui contribue donc à les isoler des documents, produits ou reçus – correspondances, notes hétérogènes, etc. – de manière organique et qui sont susceptibles de leur donner un contexte de production. À cet égard, les papiers de Michelet, associant étroitement notes, fiches d’extraits et matériaux ayant servi directement à l’écriture, forment une exception parmi sa génération. Il faut toutefois noter qu’alors même que Michelet appartient à trois ans près à la même génération qu’Augustin Thierry, la transmission de ce que lui-même nommait son « âme de papier » s’est trouvée différée à la mort de sa veuve en 1899, dans un contexte, où suite au geste démiurgique de Hugo par legs testamentaire en 1885, les manuscrits littéraires tendent de plus en plus à se transformer en archives de l’auteur lui-même, en tant que personne, et non plus de la seule auctorialité. Ainsi la création de fonds personnels d’écrivains, en parallèle progressif avec ceux des savants, ne se développe que très tardivement au cours de la première moitié du xxe siècle.
4À ce moment, le sort des papiers d’Augustin Thierry est réglé par une transmission strictement familiale. Depuis sa mort en 1856, ce qui avait pu être accumulé par ses secrétaires (sa femme comprise) durant plus d’un quart de siècle, a connu deux principaux canaux de transmission. On dispose pour ce faire de deux documents pour renseigner cette dispersion : le règlement de sa succession, conservé au minutier central des notaires de Paris aux Archives nationales d’une part, et les dossiers du ministère de l’Instruction publique correspondant aux archives de la commission des « Monuments inédits du Tiers État6 » de l’autre.
5Dans son testament du 19 décembre 1855, Augustin Thierry confie d’abord à son frère Amédée (et après lui à ses neveux Gilbert et Jacques), avec l’aide d’Henri Martin (ou, par codicille du 8 février 1856, ses secrétaires et assistants Paul Tiby et Félix Bourquelot) le soin de l’édition de ses œuvres complètes7. Dans l’article suivant, il déclare, de façon très classique, ne pas vouloir publier des inédits après sa mort :
« § 5. Quant aux manuscrits d’une autre nature que je laisserai après moi tels que brouillons d’ouvrages et brouillons de lettres, copies de notes et brochures de ma jeunesse, corrigées par moi, je désire qu’il n’en soit rien publié que ce j’aurai expressément désigné comme pouvant l’être, je ne fais d’exception à cet égard que pour un petit nombre de lettres qui dans ce cas seront choisies entre toutes après un sérieux examen. »
6Ainsi donc Augustin Thierry ne se prononce pas vraiment sur le sort de ses papiers, qu’il semble considérer sans valeur. Il paraît toutefois évident que les lettres qu’il a pu recevoir de certains correspondants prestigieux, de Chateaubriand à Guizot, en passant peut-être par Hugo, gardent une valeur sentimentale qui doit déjà faire l’objet d’une mise à l’écart d’autant plus efficace, que ce type de « souvenirs » ne prend que très peu de place.
7L’inventaire après décès confirme le caractère restreint de ce qui peut faire office de papiers de travail ou d’écriture :
« En procédant, il a été trouvé dans la bibliothèque de la chambre à coucher de M. Augustin Thierry les ouvrages cartonnés et manuscrits ci-après : un exemplaire brouillon de la Conquête de l’Angleterre par les Normands en deux volumes ; trois exemplaires corrigés complets du même volume, intitulés, premier, deuxième et troisième cahier ; un exemplaire de préparation pour une édition définitive ; un portefeuille de notes relatives à l’histoire du tiers état ; huit registres de notes et extraits relatifs à l’histoire du tiers état ; un gros cahier de notes et extraits relatifs à l’histoire du tiers état ; un gros cahier de notes relatives également à l’histoire du tiers état ; un cahier de notes anciennes relatives aux premiers ouvrages de M. Thierry ; un cahier relatif aux ouvrages de Madame Thierry. Lesquelles pièces qui seront remises en fin du présent inventaire à M. Amédée Thierry, n’ont été ni cotées ni paraphées à la réquisition expresse des parties mais ont été inventoriées sous la cote dixième et dernière8. »
8Ce qui domine dans ce qui est alors récupéré par son frère sont bien les matériaux et instruments de travail liés aux dernières œuvres sur le tiers état, et la correction de l’Histoire de la conquête de l’Angleterre qui a occupé ses pensées durant une bonne décennie, sous forme d’annotations marginales sur exemplaires imprimés. Apparaissent au gré de cet inventaire sommaire les fameux « cahiers », parfois dits « de la chambre », dont plus d’une trentaine est conservée aujourd’hui, et qui constituent la matrice de tous ses manuscrits d’aveugle. La presque totalité des intitulés de liasses ou registres rapidement évoqués en 1856 se retrouvent dans leur presque intégralité conservés au sein des multiples fonds Thierry à Blois. En définitive, sa bibliothèque de travail est le seul ensemble qu’il estime digne de transmission ; dans le même testament, il destine les quelque 1300 volumes qu’elle contient à la jeune congrégation refondée de l’Oratoire :
« § 9. Je lègue tous mes livres, qui malheureusement sont fort dépareillés, à la communauté des prêtres de l’Oratoire, rue du Regard, n° 11. J’y ajoute une somme de mille francs pour veiller à l’augmentation des nombreux volumes qui manquent. »
9 D’après l’inventaire après décès, il s’agit ici essentiellement d’œuvres historiques diverses, tant anciennes (du Recueil des Historiens de la Gaule à Lingard ou Voltaire) que contemporaines (Jules Michelet, Henri Martin, François Guizot, etc.), augmentés de quelques instruments de travail – dictionnaires topographiques ou lexicaux (Du Cange, de la langue allemande, etc.). Il n’a pas encore été à ce jour possible d’obtenir la confirmation que tout ou partie de ces volumes ait été conservé au sein de la bibliothèque de l’Oratoire (rue des Lyonnais, à Paris) ou dans celles des collèges qui lui sont rattachés.
10Pour paradoxale qu’elle puisse paraître avec le temps, cette transmission univoque, des livres plutôt que des papiers, est tout à fait classique : dans le cadre d’un legs, il s’agit bien de faire œuvre de charité personnelle et d’utilité publique. À la veille de la mort de Thierry, la valeur des papiers et brouillons de lettres n’est alors qu’à peine biographique. Il faut attendre les années 1860, peu après la mort de Thierry il est vrai, pour voir, avec les premières entreprises d’éditions de correspondances, les papiers d’écrivains prendre peu à peu une valeur littéraire, sinon scientifique, et donc par là même, marchande9. Dans le cas de Thierry cette valeur sera mise en scène et déployée par ses descendants collatéraux. Ils mirent à contribution et à profit les papiers transmis par leur père et grand-père Amédée pour tenter l’aventure littéraire, ce qui donnera lieu à une série de publications, dont la plus fondamentale reste une biographie fort documentée d’Augustin Augustin-Thierry, son petit-neveu, en 192210. Il est toutefois probable que cette entreprise de fructification d’un bien de famille « de papiers » ait entraîné, selon une logique que l’on retrouve dans bien d’autres cas, une sorte de vente « à la découpe » : ainsi de la correspondance entre Thierry et la fameuse princesse Belgiojoso, vendue11 près de trente ans après la publication d’un essai12. Quoi qu’il en soit, le canal de transmission familiale a fini par déboucher sur une série de donations à l’État (département du Loir-et-Cher avant la décentralisation) et à la ville de Blois. Ces multiples dons, tous commandés par des épisodes commémoratifs plus ou moins réussis (après 1956 et surtout après 1995), et conçus comme des contre-dons, ne facilitent pas la reconstitution de la faible quantité de traces conservées autour de l’atelier d’écriture d’Augustin Thierry.
11 La situation est exactement inverse en ce qui concerne la transmission des papiers collectifs formés par le dernier et principal atelier de travail d’Augustin Thierry. Dès juillet 1848, pour cause de cessation de paiements des subventions allouées à la commission créée par Guizot en 1834, le secrétaire de la commission, Félix Bourquelot, fut contraint de déposer auprès du ministère de l’Instruction publique 27 cartons, 2 registres de correspondances et 7 volumes imprimés au ministère de l’Instruction publique, tout en gardant par-devers lui un ensemble de cartons13. Cette complexe répartition, liée à l’impression en cours des premiers volumes des Monuments inédits, est redoublée par un nouveau transfert partiel, au domicile même de Thierry en juillet 1851, toujours sous la responsabilité de Félix Bourquelot. Le 20 juin 1856, exactement 13 jours après l’inventaire après décès, « tous les cartons et documents se rapportant à l’histoire du tiers état ont été rapportés au ministère de l’Instruction publique et déposés dans la bibliothèque du comité ». Excepté de la succession, ces documents ont donc été considérés comme des papiers d’État. À cette date, seulement trois volumes du recueil avaient été imprimés ; Bourquelot était chargé de poursuivre et d’achever ce qui demeurerait une entreprise éditoriale avortée. Décédé en 1868, le fidèle disciple ne vit pas paraître le quatrième volume en 1870, dont l’édition fut assurée par Charles Louandre, lui-même ancien collaborateur de la commission. Il est certain que durant les quatorze années qui suivirent la mort de Thierry, et où les Monuments étaient encore d’une certaine actualité, les cartons déposés en 1856 étaient consultables par ces derniers à la bibliothèque du comité. Il faut attendre les années 1875-1876, et le versement aux Archives nationales de ces papiers, pour voir le transfert partiel du matériau considéré comme « réutilisable » à la Bibliothèque nationale, où il forme donc le fameux ensemble de copies évoquées ci-dessus, tout ce qui relève du fonctionnement de la commission et des échanges de correspondance restant dans le fonds du comité, bientôt intégré à la série F17 des Archives nationales. Le transfert globalement cohérent de ce noyau de l’atelier « théodoricien » ne doit pas faire oublier l’existence, et la ventilation, de très nombreux papiers des secrétaires ou correspondants eux-mêmes. Ainsi chaque dépôt privé ou service d’archives départementales ayant répondu à la circulaire initiale de 1836 conserve des traces des copies et extraits effectués. Certains ont pu rester en mains privés et rejoindre la Bibliothèque nationale au cours du premier xxe siècle14. D’autres encore sont demeurés transmis par des fonds personnels : il en est ainsi des papiers de Félix Bourquelot, légués à la ville de Provins en 1896, et qui conservent une part conséquence de fiches15. Un travail exhaustif d’investigation devrait ainsi pouvoir être conduit à partir de la liste de quelque vingt-cinq collaborateurs et « attachés » à la commission des Monuments inédits. Dispersées, lacunaires et demeurées depuis un siècle et demi parfaitement inutilisés, les « archives » de l’entreprise historique avortée d’Augustin Thierry, tant sur le plan personnel collectif, restent donc à constituer et pour tout dire, à inventer.
Notes de bas de page
1 Il s’agit respectivement, aux Archives départementales du Loir-et-Cher des cotes F 1575-1579 et F 1938-1948, du fonds de la famille « Augustin-Thierry » et des cotes 15 z 1-5 d’un fonds analogue aux archives municipales de Blois. Les correspondances reçues et conservées au Château de Blois ne sont pas cotées. Voir la notice introductive et synthétique de l’inventaire en ligne d’Alain Guerrier du fonds municipal : [http://archives.blois.fr/_depot_image_blois/_depot_arko/articles/91/fonds-thierry-et-augstin-thierry_doc.pdf].
2 Sous les cotes ms. 814 et 815 (lettres d’Amédée Thierry).
3 Sur cette question, voir Déruelle Aude et Potin Yann, « Les Augustin-Thierry : une famille de papiers (1856-2007) », in Frédérique Amsellem, Louis Hincker, Arnaud Huftier et Marc Lacheny (dir.), Les Archives familiales des écrivains. Des matériaux, un motif, une question, Valenciennes, Presses universitaires de Valenciennes, 2017, p. 105-129.
4 Bibliothèque nationale de France, ms. Nouv. Acq. Fr. 3375-3429 et 34 22-3477, ms Nouv. Acq. Fr. 6359 et ms. Nouv. Acq. Fr. 22225-22233 et 22845-22846. Une copie d’une grande partie de ces quelque 40 000 fiches, effectuée par Jean-Marie Pardessus en 1848, a été donnée aux Archives nationales en 1909, sous les cotes AB XIX 433-463. Voir dans ce même volume l’article de Yann Potin.
5 Archives nationales, F17 3264-3266. Voir ci-dessous l’origine mixte de ces dossiers de gestion de la commission des « Monuments inédits du Tiers État ».
6 Respectivement Archives nationales, MC/ET/LXXXVI 1129 et Archives nationales, F17 3266.
7 « § 4 […] Je prie mon frère de donner tous les soins aux éditions ultérieures qui seront faites, tant de mes œuvres imprimées, que de leur complément, si l’on en trouve, dans mes papiers. Présentement, je le charge de réunir toutes les corrections que j’ai faites pour une nouvelle édition sur des volumes préparés à cet effet, et de remettre ces corrections à messieurs Furne et Mauban, à qui elles appartiennent. Pour fixer le texte définitif, je le prie de s’entendre avec monsieur Henri Martin, mon exécuteur testamentaire. […] À défaut de mon frère, je charge des mêmes soins, et avec le même concours (celui de monsieur Henri Martin), ses deux fils Gilbert et Jacques Thierry, ou l’un d’entre eux » (Archives nationales, MC/ET/LXXXVI 1129, succession de Monsieur Augustin Thierry).
8 Archives nationales, MC/ET/LXXXVI 1129, succession de Monsieur Augustin Thierry.
9 Sur cette question voir, par exemple, Simonet-Tenant Françoise, Journal personnel et correspondance (1785-1939) ou les affinités électives, Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, 2009, p. 46-55 notamment.
10 Augustin-Thierry Augustin, Augustin Thierry d’après sa correspondance et ses papiers de famille, Paris, Plon-Nourrit, 1922.
11 Un dossier conservé aux Archives municipales (15-Z-16) détaille les conditions de cette vente qui s’est effectuée en 1954 auprès des Archives historiques de Milan. Sur l’origine de cette pratique de spéculation sur et par les sources, en anticipant leurs usages littéraires et savants, voir les travaux de Magali Charreire et sa thèse L’Histoire en médaillons romantiques : Paul Lacroix, le bibliophile Jacob (180§-1884), université Paul-Valéry, Montpellier, 2013.
12 Augustin-Thierry Augustin, Une héroïne romantique : la princesse Belgiojoso, Paris, Plon-Nourrit, 1926.
13 Voir la série de bordereau de dépôts dans le dossier « Remise des cartons contenant les matériaux de l’histoire du tiers état », Archives nationales, F17 3266.
14 C’est ainsi le cas des Nouv. Acq. Fr. 22225-22233 et 22845-22846 de la Bibliothèque nationale de France, concernant notamment les dépôts bretons.
15 Archives municipales et fonds ancien de la bibliothèque de Provins, Fonds Émile et Félix Bourquelot.
Voir Gaussen David, L’Invention de l’histoire nationale en France (1789-1848), Marseille, Éditions Gaussen, p. 247-275.
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