Lignages et châteaux de la baillie de Rennes avant la guerre de Succession (xie-xive siècles)
p. 695-734
Texte intégral
1Au début du xie siècle le comte de Rennes semble avoir contrôlé sinon favorisé l’établissement d’un certain nombre de châteaux majeurs comme Vitré, Fougères, Châteaubriant ou Châteaugiron1 (carte). Par ailleurs, un vicomte est implanté à Alet et détient sans doute le bastion de Solidor. À la mort de Conan III, en 1148, les châteaux tenus par le duc se limitent à Rennes, Ploërmel2 et, semble-t-il, Hédé. En schématisant à l’extrême, on peut considérer qu’en dehors des terres ducales, le comté de Rennes est contrôlé à la fin du xiie siècle par six grandes maisons féodales. Au nord les Poudouvre, Dol-Combourg, Dinan forment trois lignages issus du vicomte Hamon, vivant dans le premier quart du xie siècle. Sur les Marches, se rencontrent au nord-est, les Fougères, à l’est les Vitré, au sud-est les La Guerche. Quant au sud de la baillie, il est dominé par les Châteaubriant et les Lohéac. Hormis Dinan, qui se subdivise et rejoint en partie le domaine ducal, ces entités féodales se maintiennent jusqu’au milieu du xive siècle. Cependant, seule la descendance masculine des Châteaubriant et des Dinan-Montafilan est encore à la tête de ses fiefs à cette époque.
Les lignages du nord de la baillie
2Le lignage dont sont issues les maisons de Poudouvre, Dinan et Dol-Combourg a été récemment étudié par H. Guillotel3. Un vicomte Hamon donne naissance à quatre fils respectivement placés à la tête de l’archevêché de Dol, la vicomté d’Alet, la seigneurie de Dinan et la seigneurie double de Dol-Combourg (tableau généalogique 1).
Tableau généalogique 1 : Descendance du vicomte Hamon. Lignage du Plessix-Balisson.

H. Guillotel, « Les vicomtes d’Alet aux vicomtes de Poudouvre », op. cit., p. 214, A. Lemasson, La châtellenie du Plessix-Balisson, op. cit, p. 20-31, AE : Anciens évêchés…, DM : Dom H. Morice, Preuves…
Les vicomtes d’Alet
3La branche aînée, la moins connue, celle des vicomtes d’Alet, devenus vicomtes de Poudouvre au xiie siècle, contrôle le territoire entre l’Arguenon et la Rance4. Dans le peu de textes disponibles à cause de la disparition du plus clair des archives de l’abbaye de Saint-Jacut, il n’est jamais fait mention de leur château. Seul apparaît à la fin du xiie siècle, le Plessis-Rahel ou Plessis-Juhel parmi les biens des descendants des vicomtes de Poudouvre5. Ce Plessis-Juhel6 devient Plessix-Balisson, du nom d’un membre du lignage vivant à la fin du xiie siècle7. Les du Plessis restent à la tête de leur château et du petit bourg castral établi à ses pieds jusqu’à la fin du xive siècle8. Ce château du Plessix-Balisson, occupant une position dominante et centrale entre Rance et Arguenon, n’est sans doute pas l’unique défense de la vicomté. Dépend de lui, d’après la réformation de la paroisse de Pleurtuit en 15139, un manoir amplacement de forteresse sur la rive de la mer nomée Cancaval, qui n’est autre qu’un éperon barré fortement saillant dans la Rance, comportant encore les traces d’un oppidum protohistorique, réutilisé par la suite10. Toujours en 1513 est mentionné l’emplacement de chasteau à forteresse nomée Lamotte-au-Vicomte situé également à Pleurtuit à la limite nord de la paroisse11 qui n’est autre qu’un modeste manoir à motte. Par ailleurs on sait que les descendants des vicomtes d’Alet possèdent des biens à Saint-Potan sur la rive droite de l’Arguenon12 et à Corseul en 118413. La position géographique du château de Montafilan à Corseul, sans doute établi lui aussi sur un éperon barré plus ancien, peut correspondre à un bien patrimonial des vicomtes de Poudouvre avant de constituer celui d’une des branches de la maison de Dinan14. Malheureusement, le lieu n’apparaît dans les documents étudiés qu’au début du xiiie siècle15.
4Bien que placé sur la rive est de la Rance commandant l’accès au Clos Poulet16, Châteauneuf17 peut également être cité comme une possession possible de la descendance des vicomtes d’Alet. M. Brand’honneur a émis l’hypothèse que Châteauneuf serait l’oeuvre de Geoffroy fils de Salomon, autorisé par le comte Eudes à construire un château, vers 105018. Une origine liée à Alet s’accorde avec la proximité du lieu et sa position sur la voie d’accès principale. Le premier seigneur de Châteauneuf, désigné comme tel, qui appartient à la maison de Rochefort dans le Vannetais, n’apparaît qu’en 124719. Sa descendance conserve Châteauneuf jusqu’en 1374, date de son passage par alliance chez les Rieux. Le site est mentionné en 1181, sous le nom de Castellum de Noes dans une enquête sur les biens de l’Eglise de Dol, comme limite est du territoire de l’évêque20. Récemment une tour maîtresse quadrangulaire sans doute de la fin du xiie siècle fut mise au jour dans l’enceinte de ce château21 dont les ruines actuelles ne sont pas antérieures au xve siècle. Un bourg castral de faible étendue s’implante à l’est du château autour d’une église dédiée à saint Nicolas. À proximité de celle-ci subsiste une motte près d’un lieu-dit Liscastel vestige possible du château primitif.
5Cette vicomté de Poudouvre pourrait avoir été transmise à une branche cadette du lignage, celle des seigneurs de Dinan, par l’alliance à la fin du xiie siècle de Muriel de Poudouvre avec Geoffroy de Dinan. Cette union n’est cependant connue que par des sources de seconde main22. Les seuls descendants des vicomtes de Poudouvre après la fin du xiie siècle sont les seigneurs du Plessix-Balisson, bien qu’une branche des Dinan, les La Bellière, porte encore le titre dans la première moitié du xiiie siècle.
Les lignages de Dinan
6Les seigneurs de Dinan (tableau généalogique 2), issus de Gauzlin ou Josselin frère cadet du vicomte d’Alet Hamon, établissent leur chef-lieu à Dinan23 dont le castrum et la castellania sont cités vers 107024. Cette place forte représentée sur la broderie de Bayeux comme une motte, se trouvait sur un promontoire dominant la Rance, maintenant occupé par la sous-préfecture. Un plan des années 1776-1783 montre la puissance de l’assiette de ce château, dont on ignore par ailleurs l’aspect25, établi sur un étroit éperon à quelque 40 m au-dessus du cours d’eau et protégé par un escarpement très marqué. Avant 1123, un important bourg castral s’implante non loin du château autour des deux églises de Saint-Malo et Saint-Sauveur26. Avant 1108 Geoffroy I de Dinan contrôle également Jugon dans le Penthièvre, où il fait donation à Marmoutier pour l’établissement d’un bourg et d’une église près du château27. En 1123 intervient un partage entre les deux fils de Geoffroy I de Dinan, Olivier II et Alain28. La ville de Dinan est également divisée en deux et Olivier l’aîné29 conserve le château. La descendance d’Alain ne subsiste que sur deux générations et s’éteint avec Roland son fils, mort en 1185. Celle d’Olivier, connue sous le nom de Dinan-Montafilan devait être beaucoup plus prolifique.
Tableau généalogique 2 : Lignage des seigneurs Dinan.

H. Guillotel, « Les vicomtes d’Alet aux vicomtes de Poudouvre », op. cit., p. 214, A. de Barthelemy, « Les sires de Dinan », op. cit, p. 1-28.
7Avant 1164, Alain de Dinan construit un château à Bécherel, non loin d’un édifice plus ancien qui semble devoir être assimilé à celui de la Tour à Saint-Pern30. Son fils Roland y fonde un bourg31. Il ne reste à Bécherel qu’une assiette de château sans constructions remarquables, transformée en jardin public. Le site jouit d’une vue très étendue par son implantation au sommet d’une colline escarpée. Ce Roland de Dinan possède également le château de Lehon, près de Dinan32. Implanté sur un escarpement rocheux, il domine l’abbaye Saint-Magloire. Ce superbe site pourrait avoir été occupé avant le Moyen Âge, comme semble l’attester la présence d’un noeud routier33. Il est couronné d’un château reconstruit par les ducs au xiiie siècle.
8Mort sans postérité, les biens de Roland de Dinan passent successivement aux Vitré, Mayenne et Penthièvre-Avaugour34. Alain d’Avaugour, en épousant Clémence de Beaufort héritière de la branche aînée et du château de Dinan, réunit entre ses mains la seigneurie et la ville de Dinan. Il vend à Pierre de Bretagne ses châteaux de Dinan et de Lehon en 126435. Bécherel passe à la fille d’Alain d’Avaugour, Marguerite, épouse d’Olivier de Tinténiac, seigneur du lieu36.
9Une filiation précise de la branche aînée des Dinan reste encore à établir. Olivier, son auteur, est dans un premier temps à la tête du château de Jugon, conquis par son père sur le lignage des Brient37 dont il porte d’ailleurs le nom38. Il conserve le château de Dinan à la mort de son père, lors de la division de 1123, et la moitié de la ville39. Son fils Geoffroy est à la tête du château et du bourg de Plancoët en 117940, mais perd son château de Jugon, pris par les Anglais41. Au début du xiiie siècle, le patrimoine de la branche aînée éclate. Plancoët, étudié dans le chapitre consacré aux Dinan dans la baillie de Penthièvre, passe à Marguerite de Dinan épouse de Guy de Largentaye puis Juhel de Montfort. Alain de Beaufort, du chef de sa femme, devient seigneur de Dinan42. La fille de ce dernier épouse Alain d’Avaugour43.
10De cet éclatement subsistent deux branches cadettes, celle des Roland de Dinan établis à l’ouest autour de Corseul44 qui deviennent seigneurs de Montafilan (tableau généalogique 3) et les Raoul de Dinan. Ces derniers, implantés sur la rive droite de la Rance, à La Bellière45, portent encore dans la première moitié du xiiie siècle le titre de vicomtes de Poudouvre puis celui de vicomtes de Dinan46. La famille de Coëtquen pourrait également être issue d’un cadet des seigneurs de Montafilan. Roland de Dinan-Montafilan mentionne en effet Raoul I de Coëtquen comme consenguineum meum dans un acte de 130447. Coëtquen à Saint-Hélen construit au milieu du xve siècle48 a succédé à un ouvrage quadrangulaire et à un petit château à motte49, reflets architecturaux de l’ascension de la famille.
Tableau généalogique 3 : Lignage de Dinan Montafilan.

A. de Barthelemy, « Les sires de Dinan », op. cit, p. 28-50 ; R. Couffon, « Quelques notes sur les seigneurs de Coëtmen… », op. cit., p. 56-57.
11Les Roland de Dinan, seigneurs de Montafilan50 étaient promis à un bel avenir grâce à une politique d’alliance particulièrement fructueuse. Au xiiie siècle des mariages avec les héritières de Corron, Tonquédec et Léon leurs apportent des biens en Penthièvre et Trégor, notamment les châteaux de Castel-Dinan à Plouigneau, Duretal à Hénansal, Runefao à Ploubezre. Au xive siècle, les apports des femmes des maisons d’Avaugour, Châteaubriant, Craon et Beaumanoir en font une des familles les plus fortunées de Bretagne51. Dans le comté de Rennes, les Dinan-Montafilan sont à la tête de l’imposant château de Montafilan à Corseul, possible forteresse des vicomtes de Poudouvre. Le site semble bien avoir été occupé avant le Moyen Âge mais n’apparaît dans les sources qu’au début du xiiie siècle comme il a été indiqué précédemment. Le château construit par les Dinan offre l’aspect d’une forteresse de plan triangulaire assez ample, encore pourvue de quelques flanquements très ruinés. Ces derniers élèvent également, peut-être dès la fin du xiiie siècle52, le château du Guildo à Créhen près de l’embouchure de l’Arguenon. Ses ruines actuelles sont essentiellement celles d’une imposante résidence fortifiée du xve siècle.
12Parmi les lignages issus de la maison de Dinan il faut mentionner ceux implantés en Angleterre au xiie siècle issus de Josselin fils de Geoffroy seigneur de Dinan et d’Olivier de Dinham fils d’Olivier II de Dinan53.
Les seigneurs de Dol-Combourg et les vassaux de l’évêque de Dol
13Les seigneurs de Dol-Combourg (tableau généalogique 4) sont issus de Rivallon I, mort entre 1064 et 1066, fils cadet du vicomte Hamon. H. Guillotel a éclairci l’origine de cette double seigneurie établie autour de deux châteaux. Le premier est élevé à Combourg sur les possessions patrimoniales de la famille. Le second, construit dans la cité archiépiscopale est lié à la fonction d’avoué de l’archevêque de Dol54. Dès 1162, le quatrième membre du lignage meurt sans postérité masculine et confie ses terres et sa fille unique à la garde de Raoul de Fougères. Ces grands biens réunis en une seule main incite Henri II Plantagenêt, détenteur du duché à l’époque, à marier l’héritière, Iseult de Dol-Combourg à Hasculf de Subligny, homme de son entourage. Ses descendants relèvent le nom de Dol et leur postérité se fond dans les Malestroit-Châteaugiron, un peu avant le milieu du xive siècle.
Tableau généalogique 4 : Lignage des seigneurs de Dol Combourg.

H. Guillotel, « Combour proto-histoire d’une seigneurie », op. cit., p. 272, A. du Paz, Histoire généalogique, op. cit, p. 514-527.
14Une représentation du château à motte de Dol figure sur la broderie de Bayeux, relatant son siège, en 1064, par Guillaume le Conquérant55. Henri II Plantagenêt met la main sur le château, qualifié alors de tour56, construit sur les terres de l’évêque contre son gré57. Dans une donation au prieuré de Combourg, Rivallon II de Dol-Combourg est mentionné comme Dominus Doli Castri58. Toujours debout en 118159, il semble que par la suite le château de Dol soit sorti des mains de la famille pour demeurer dans celles de l’évêque. Transformé aux xive et xve siècles, il est détruit à la fin du xviiie siècle60. Une enquête faite en 1181 sur les biens de l’église de Dol relate que l’archevêque Junguenée avait donné, avant 1040, à son frère Rivallon douze fiefs de chevalerie et le château de Combourg qu’il avait construit61. Vers 1064-1066, il existe une agglomération dotée d’une église dédiée à Notre-Dame62. Le premier château paraît avoir été implanté dans les marais au sud de l’actuel étang, au lieu-dit le Vieux-Chastel63. Un nouveau château, qui ne conserve pas de trace en élévation antérieure au xiiie siècle, est construit sur un éperon rocheux entre l’ancienne agglomération et le prieuré de la Trinité, établi non loin vers l’ouest avant 106664.
15De l’évêque de Dol, sous la seigneurie de Dol-Combourg, relèvent un certain nombre de puissants vassaux. Le Livre des Ostz de 129465, indique que l’évêque doit fournir dix chevaliers, sans donner plus de détail66. Une enquête faite sur les chevaliers dus par celui-ci à l’ost en 122667 apporte un certain nombre d’informations, précisant notamment la personnalité de ceux-ci. On remarque que leur nombre n’a pas changé par rapport à la fin du siècle. Elle cite les huit plus importants vassaux de l’évêque à cette date et au temps du roi Richard à la fin du xiie siècle68. Deux d’entre eux doivent deux chevaliers d’ost. Il s’agit du fief d’Eudon, fils de Geoffroy, que possède Pierre du Garclip69 et le fief Jean Paynel, seigneur de Landal. Le sénéchal de Dol, Alain de Beaufort, doit quant à lui un seul chevalier d’ost, tout comme le seigneur de Dol-Combourg. Les fiefs de Picerne70, de Charruyers71, de Guidonis filii Renol et de Helie Boterat72 doivent également un chevalier d’ost.
16Pierre du Garplic est un des membres de la famille du Guesclin (tableau généalogique 5) qui tire son nom d’un château placé sur un rocher en bord de mer dans le nord du Clos-Poulet73. De l’édifice médiéval remplacé par un fort moderne, il ne subsiste que quelques traces de tours qui pourraient remonter au xiiie siècle. Le lignage est connu au moins depuis Geoffroy Garplic cité en 118074. En 1181 Bertrand le jeune tient à Saint-Coulomb ce que possédait Salomon, frère bâtard de l’archevêque Junguenée75, ainsi que le fief d’Eudon fils de Geoffroy76. En raison de ce dernier fief, Pierre du Garplic doit un chevalier d’ost en 1226. La prise du Guesclin en 1210, par Juhel de Mayenne, seigneur de Dinan77 qui le conserve encore en 1228, a pu obliger le lignage à l’abandonner. Il est possible que l’édification du Plessis-Bertrand78 dans une légère dépression au centre du Clos-Poulet soit lié à cet événement. Les descendants de Pierre forment deux branches. L’aînée qui conserve le Plessis-Bertrand possède par la suite Plancoët et Montbran par alliance avec Jeanne de Montfort. Elle se fond en 1418 dans les Châteaubriant-Beaufort leurs voisins et alliés79. La branche cadette, d’où sort le Connétable, s’établit à Broons dont le château fortifié par ses soins à totalement disparu.
Tableau généalogique 5 : Lignage du Guesclin.

DM Dom H. Morice, Preuves… ; A. du Paz, Histoire généalogique, op. cit., p. 391-404 ; F.-A. La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse…, t., p. 40-46 : A. de Barthelemy, « Le château de Plancoët », Mélanges historiques et archéologiques, op. cit., p. 46-49.
17Le fief de Landal est qualifié de feodum Jedoini filii Hamonis du nom des premiers seigneurs connus du lieu, Hamon et son fils Guilduin de Montsorel (tableau généalogique 6) fondateur de l’abbaye de la Vieuville en 113780. Ce lignage constructeur du château de Landal ne laisse au début du xiiie siècle qu’une fille unique, qui épouse successivement Raoul d’Aubigné et Jean Paynel. La descendance du premier conserve Landal jusqu’à la seconde moitié du xive siècle mais perdra Aubigné dès le premier quart du xiiie siècle. C’est à eux que l’on doit le tracé de l’actuel château, modifié au xve siècle et à l’époque moderne. Edifié dans la commune de Broualan, il s’élève dans un beau site de confluence cerné d’étangs et de bois mais dépourvu de relief marqué.
18Le lignage des sénéchaux de Dol (tableau généalogique 7) est établi au château de Beaufort à Plerguer, sur un site escarpé dominant une profonde vallée. Le petit ouvrage quadrangulaire flanqué de tours dont il reste encore quelques traces est précédé d’une basse-cour. Cette assimilation des sénéchaux de Dol au lignage de Beaufort est rendue possible grâce à l’enquête sur les osts de l’archevêque de Dol en 122681. Ce lignage, que l’on peut suivre depuis le dernier quart du xie siècle82, est à l’origine de l’abbaye du Tronchet, entre 1133 et 114783. Le dernier membre, Alain de Beaufort, devient seigneur d’une partie de la terre de Dinan par alliance84. Mort après 124785, il ne laisse que deux filles. L’aînée, Clémence dame de Dinan, épouse Alain d’Avaugour. La seconde apporte la terre patrimoniale de Beaufort à Brient de Châteaubriant, fils cadet de Geoffroy de Châteaubriant, et héritier des biens de la branche aînée des du Guesclin. Sa descendance masculine la conserve jusqu’au xviie siècle. Le château de Beaufort paraît avoir été abandonné au profit du Plessis-Bertrand lors de l’union des deux terres au milieu du xiiie siècle.
Tableau généalogique 6 : Lignage des seigneurs de Landal.

A. du Paz, Histoire généalogique, op. cit, p. 446-457 ; M. Brand’honneur, Le château et la motte… L’exemple du comté de Rennes, op. cit..
Tableau généalogique 7 : Lignage de Beaufort.

DM Dom H. Morice, Preuves… ; AE : Anciens évêchés… ; J. Allenou, Histoire féodale des marais, Territoire et Église de Dol…, op. cit, p. 67 ; R. Kerviller, Répertoire…, op. cit., t. I, p. 422-423 ; M. Brand’honneur, Le château et la motte… L’exemple du comté de Rennes, op. cit..
Les lignages des marches
Le lignage de Fougères
19À l’est de Dol se trouve la vaste seigneurie de Fougères86 avec à sa tête un lignage installé entre 1040 et 104787 (tableau généalogique 8). Le duc Conan II favorise son établissement pour réorganiser l’ancienne vicaria de Cogles, démembrée par le déplacement de la frontière normande qui progresse au sud jusqu’au Couësnon sous Robert le Magnifique, duc de Normandie88 Un château est cité dès 1040-104789, alors que le lignage, connu depuis trois générations, donne à Marmoutier des biens situés à Louvigné, Bazouges90 et Romagné91 et qu’il possède des droits à Vieux-Vy92. Main II de Fougères s’affranchit de la tutelle ducale en se tournant vers la Normandie où, semble-t-il, il a contracté mariage. D’abord qualifié de miles93, il prend de façon très précoce le nom du lieu où est établi son château94. Son fils Raoul I est à l’origine des fondations des abbayes de Savigny et Rillé, preuves de l’importance de ses moyens financiers95.
20Si un édifice existe à l’emplacement du château actuel, sans doute depuis la première moitié du xie siècle96, le tracé de l’enceinte remonte certainement à Raoul II de Fougères. L’existence de deux héritiers en bas âge au tournant des xiie et xiiie siècles entraîne des querelles de succession avec les deux tuteurs, Guillaume de Fougères et Juhel de Mayenne. Elles ne trouvent leur aboutissement que dans les années 123097. Le dernier du nom, Raoul III de Fougères, hérite par sa mère des deux tiers de la terre de Porhoët avec le château de Josselin98. Sa fille unique épouse en 1253 Hugues de Lusignan et lui transmet ses biens, installant ainsi sur deux grands fiefs bretons un lignage originaire du Poitou. Le nouveau seigneur de Fougères, Hugues de Lusignan, dit le Brun, est un personnage de premier plan, cousin du duc de Bretagne. L’importance de ses domaines bretons se reflète dans les quinze chevaliers d’ost qu’il doit fournir en 129499. Il paraît à cette époque le plus riche des barons de Bretagne après le seigneur d’Avaugour et l’évêque de Dol. À la mort de ce dernier en 1303, Fougères passe à son frère Guy jusqu’en 1307. Coupable de félonie, ses biens sont confisqués par Philippe le Bel et forment l’apanage des futurs rois CharlesVI, Philippe VI de Valois et Jean II. Ce dernier les transmet à son oncle Charles II, comte d’Alençon, en 1328, qui vend le Porhoët au connétable de Clisson. Fougères reste dans sa descendance jusqu’à son achat en 1428 par le duc de Bretagne Jean V.
Tableau généalogique 8 : Lignage de Fougères.

HG ; H. Guillotel, Les actes des ducs de Bretagne…, J. Auberge, Le cartulaire de la seigneurie de Fougères…, op. cit., p. 29-36 ; M. Brand’honneur, Le château et la motte…, op. cit., en préparation.
21Outre Fougères, la première maison de Fougères possède un certain nombre de châteaux pour contrôler son vaste territoire. La grosse motte de Marcillé-Raoul est un château éponyme d’un des nombreux seigneurs de Fougères du nom de Raoul. La terre apparaît donnée viagèrement avec le Coglais, à Guillaume, oncle de Geoffroy de Fougères en 1204100. Quelques années plus tard, en 1239, le duc Jean I autorise la fortification du château101, sans doute après une démolition. L’aspect de l’imposant château à motte de Marcillé a été rapproché de celui du Chastel à Monthault, détruit depuis le milieu du xixe siècle102. Le château de La Foresterie à Landéan est également un bien du seigneur de Fougères. Une vaste pièce voûtée en sous-sol désignée sous le nom de Celliers de Landéan correspond à ses ultimes vestiges apparemment peu défendus. Il est établi en lisière ouest de la forêt de Fougères et son usage est certainement lié à celle-ci. Hugues de Lusignan y souscrit un acte en 1284103. Afféagé par la suite, il est encore occupé par un marchand de Fougères en 1665104.
22Bien qu’Antrain et Bazouges105 aient été centres de châtellenies membres de Fougères à la fin du xiie siècle106, il est probable qu’elles aient constitué à l’origine des terres indépendantes. Aucune trace de château n’a été trouvée dans le bourg d’Antrain. Seul l’ancien manoir de la Motte, à 1500 m au nord de la rive du Couësnon, avec les restes de sa tour quadrangulaire percée d’archère mérite quelque attention107. Un lignage qui détient les droits sur la paroisse et sur celle de Tremblay disparaît dès la fin du xie au profit des Fougères108. Bazouges qui domine la région est qualifié de vicus dès 1040-1047109. Divers toponymes comme la rue du Châtelet ou la Motte près de l’église conservent le souvenir d’un château à motte encore visible au début du siècle, dans la basse-cour duquel s’est établie l’agglomération110. On rencontre au xie siècle quelques personnages qui portent le nom du lieu mais il est difficile d’y voir la preuve de l’existence d’un lignage châtelain dépossédé par les puissants seigneurs de Fougères111. En 1163 ces derniers détiennent la forêt de Villecartier qui couvre une partie du territoire de Bazouges112.
Les lignages de Vitré
23Les débuts de la seigneurie de Vitré et de son double lignage seigneurial ont fait l’objet d’une étude de la part de Michel Brand’honneur113. On y trouve une première famille, celle des Goranton-Hervé de Vitré descendants de détenteurs de charges d’origine publique114, qui porte dès les années 1040-1066 le nom de Vitré115. Ce lignage va se trouver peu à peu supplanté par celui des Robert-André (tableau généalogique 9) qui exercent également des charges à caractère public dans la région de Marcillé116, comme l’indique le titre de son premier auteur connu, Rivallon le vicaire117. Délaissant Marcillé dans les années 1066-1076, son petit-fils Robert établit un nouveau château à Vitré sur l’éperon qu’il occupe actuellement et abandonne l’ancien château comtal situé à mi-pente d’une légère colline, sur les bases duquel il fonde le prieuré Sainte-Croix au profit de l’abbaye de Marmoutier118. Au cours de la première moitié du xiie siècle, les Goranton-Hervé sont peu à peu écartés de Vitré par les Robert-André119. C’est à ces derniers qu’il faut attribuer le portail roman formant le plus ancien vestige en élévation du château, remontant à la première moitié du xiie siècle.
Tableau généalogique 9 : Lignage de Vitré.

. Brand’honneur, « Le lignage… Les Goranton-Hervé de Vitré… », op. cit., p. 65-87 ; A. Bertrand de Broussillon, La maison de Laval…, t. I, p. 274-314.
24Dans la seconde moitié du siècle l’hostilité entre les deux lignages entraîne la construction du château à motte de Chevré par Robert III de Vitré, pour lutter contre le nouveau chef-lieu des Goranton-Hervé établi à Sérigné120. L’agglomération formée au pied de la motte de Sérigné est érigée en paroisse en 1199/1202121. La défaite des Goranton entraîne leur entrée dans la vassalité des Robert-André de Vitré. Cette intéressante destinée, connue ici en détail, illustre la difficulté de cerner l’évolution de bien des lignages châtelains dans leurs guerre incessantes pour la domination d’un territoire. Il est certain que la possession du château de Vitré par les Robert-André est à la base de l’extension de leur pouvoir et de leur domination sur le vaste territoire qui formera la châtellenie de Vitré.
25Au début du xiiie siècle, André III de Vitré détient, outre le château de Vitré, ceux de Marcillé-Robert, Châtillon-en-Vendelais et Aubigné. À Marcillé-Robert, les Robert-André de Vitré fondent un prieuré dès 1015-1033 en faveur de Marmoutier avec l’accord du duc Alain III122. Les moines y établissent un bourg qui vient d’ajouter au Vieux-Bourg déjà existant en 1015-1033, doté de son église, d’une foire et de moulins. Ce bourg neuf est mentionné en 1161 dans un acte qui fait état de la construction d’un nouveau château, qui existe toujours, et remplace un plus ancien placé en contrebas123. Châtillon-en-Vendelais établi un sur site très pittoresque dominant la Cantache, détruit par une carrière en 1883, remonterait au début du xiiie siècle puisque aucune mention de château n’existe avant 1244124. Le toponyme du lieu, qui apparaît dès 1022-1055 dans une donation à Saint-Serge d’Angers125, plebe quae vocatur Catellon, reflète pourtant une implantation fortifiée antérieure. Aubigné qui appartient à un lignage indépendant depuis le xie siècle, étudié à la fin de ce chapitre, tombe dans le patrimoine desVitré en 1237126.
26André III de Vitré correspond à un personnage majeur par les interventions qu’il effectue sur ses différents châteaux et la fortification de sa ville de Vitré. Il décède sans postérité en 1250 et ses biens passent à sa soeur, épouse de Guy de Laval qui fournit cinq chevaliers d’ost au duc en 1294127. Comme Fougères, Vitré échoit à un lignage étranger à la Bretagne. À la génération suivante les Laval (tableau généalogique 10) se fondent dans les Montmorency qui relèvent le nom. L’opération se renouvelle au début du xve siècle lorsque Jean de Montfort épouse Anne de Laval.
Tableau généalogique 10 : Lignage de Laval-Vitré.

A. Bertrand de Broussillon, La maison de Laval…, op. cit., t. II, III et IV.
27Hormis les Goranton-Hervé, les vassaux de Vitré les plus importants sont connus par le Livre des Ostz de 1294128. Guy de Laval y énumère ses vassaux et le nombre d’hommes de guerres qu’ils sont tenus de fournir. Le plus important, le seigneur de Martigné129, sans doute apparenté aux Goranton-Hervé de Vitré est redevable de deux chevaliers. Jean-Claude Meuret a étudié l’origine de la terre et de ses détenteurs qui se succèdent sur deux générations, celles de Hervé et Gautier Hai130. Implantée entre Chère et Semnon, cette terre provient comme Châteaubriant de la manse épiscopale nantaise et correspond à une ancienne circonscription carolingienne. Hervé obtient la garde du château de Pouancé de Geoffroy Martel, comte d’Anjou et en 1090 son fils est mentionné comme dominus de Pouancé. Sa fille Emma épouse Guillaume de La Guerche et lui apporte ses seigneuries. Le château de Martigné semble avoir succédé à un site castral du haut Moyen Âge, lui-même établi sur un éperon barré antérieur formé par un méandre du Semnon131. Il n’en demeure actuellement aucune trace sinon topographique et toponymique.
28Le seigneur de Coësmes dont le chef-lieu est la Motte de la Salle dans le Bois de Sainte-Christine à Coësmes, sur un site déjà occupé à l’époque gallo-romaine132 est tenu de fournir un chevalier et un écuyer d’ost. Issus de vassaux des seigneurs de Châteaubriant133, le lignage de Coësmes à perdu son fief patromymique en cette fin du xiiie siècle, au profit du seigneur de Rougé. Les seigneurs de Retiers qui descendent également du lignage de Coësmes fournissent un chevalier. Le centre de leur seigneurie se trouve à La Borderie, à Retiers, enceinte annnulaire ceintures de douve mentionné comme domus et herbergement en 1223134 et supportant par la suite un manoir. Il existait également une motte, maintenant détruite, dans l’agglomération de Retiers, relevant elle de la châtellenie du Désert, membre primitif de Châteaubriant135. Enfin Robin de Coësmes doit un chevalier pour Vilepor et Noyal, identifié par La Borderie comme la future châtellenie de Fercé136 dont le siège primitif ne semble pas avoir été bien remarquable. Les Coësmes, Retiers, Moisdon, avec les Rougé, Le Boeuf, du Theil et Soudan que nous retrouverons plus loin, forment un groupe familial issus d’un même auteur137.
Le lignage de La Guerche
29Autre lignage important, les seigneurs de La Guerche (tableau généalogique 11) détiennent la partie sud-est du comté de Rennes. Jean-Claude Meuret a éclairé l’origine des premiers membres du lignage138. L’ancêtre, Mainguené, est issu, comme les seigneurs de Vitré et Fougères, de l’entourage du duc Alain III. La fortune terrienne du lignage semble en grande partie issue de biens épiscopaux rennais. Leur détachement est favorisé par la charge d’évêque de Rennes occupée par plusieurs membres de la parentèle. C’est vers 1050-1060 que le fils de Mainguené, Sylvestre, s’affranchit du pouvoir ducal en développant un pouvoir châtelain et termine sa vie comme évêque de Rennes. Son fils Geoffroy possessionné en Angleterre épouse Emma de Pouancé qui lui apporte les terres de Martigné et Pouancé. Ses descendants conservent cet ensemble placé de part et d’autre de la frontière. Du château de La Guerche, abandonné sans doute dès le xiiie siècle, il ne reste plus qu’une assiette ovale informe dépourvue de toute construction, établie dans une dépression marécageuse au centre du bourg. Cet abandon s’est fait au profit de Pouancé en Mayenne dont le site, naturellement défendu, était plus propice à l’établissement d’une forteresse.
30Emma, fille de Geoffroy de La Guerche épouse en 1263 Jean I vicomte de Beaumont, baron de Sainte-Suzanne, seigneur du Lude et de La Flèche et transmet sa terre une fois encore à un lignage extérieur à la Bretagne. Ce Jean de Beaumont fournit deux chevaliers pour l’ost du duc en 1294139. Son petit-fils Louis meurt sans postérité en 1364. Sa succession est recueillie par Pierre de Valois, duc d’Alençon, seigneur de Fougères.
Les lignages du sud et du centre de la baillie
Le lignage de Châteaubriant et ses vassaux de la baillie de Rennes
31Le sud du comté est occupé par la très vaste châtellenie de Châteaubriant. Ici encore le lignage (tableau généalogique 12) bénéficie d’études qui permettent de préciser l’origine de son pouvoir et son développement au cours des xie et xiie siècles140. Etabli sur les biens de l’évêque de Nantes entre Chère et Semnon, favorisé par le duc Conan II, Briant construit un château avec l’approbation du comte de Rennes dans les années 1028-1050141. Bâti sur un éperon dominant la Chère, non loin d’une agglomération du haut Moyen Âge, il pourrait bien avoir succédé à une fortification plus ancienne142. Une seigneurie châtelaine indépendante se constitue peu à peu vers 1050, comme le montre le changement de titulature de son détenteur et le don de son nom à son château143.
Tableau généalogique 11 : Lignage de La Guerche.

J.-C. Meuret, « Le poids des familles seigneuriales aux confins de l’Anjou et de la Bretagne… », op. cit., p. 889-129 ; A. du Paz, Histoire généalogique, op. cit, p. 55-65.
Tableau généalogique 12 : Lignage de Châteaubriant.

H. Guillotel, « La place de Châteaubriant… », op. cit., p. 5-46 ; R. Kerviller, Répertoire…, op. cit., t. V, p. 420-423.
32Le seigneur de Châteaubriant détient également un territoire considérable au sud de Rennes dont on peut rechercher l’origine dans les biens patrimoniaux d’Innoguen mère de Brient I et fille du vicomte d’Alet Hamon144. Brient réussit sans trop encombre à léguer ses terres au fils de son bâtard Geoffroy, faute d’héritier légitime145. Sa descendance garde la châtellenie jusqu’à la mort de Geoffroy, décédé sans postérité en 1347 à La Roche-Derrien et à celle de sa soeur Louise épouse de Guy de Laval, morte en 1383 également sans enfants. Les terres passent alors à son neveu Charles de Dinan-Montafilan. Si le site du château est occupé depuis le milieu du xie siècle, les constructions de la vaste enceinte de pierre ne remontent sans doute qu’à la première moitié du xiiie siècle, hormis, peut-être, les bases de la grosse tour carrée. Il est possible que l’enceinte flanquée ait été entamée sous Geoffoy III, sénéchal de La Mée et soutien de la duchesse Constance146 au début du siècle et poursuivie par ses successeurs. Geoffroy V, mort en 1263, par son alliance avec Amaurye de Thouars augmente considérablement le patrimoine de son lignage en y annexant Le Lion-d’Angers, Candé et Chalain147. Un cadet s’établit à Beaufort, dans l’évêché de Dol, par alliance avec la dernière descendante des seigneurs du lieu à la fin du xiiie siècle (cf. supra, tableau généal. 13). Outre son château de Châteaubriant, le lignage détient, au moins depuis le xiiie siècle, Teillay et sa forêt148. Il y a construit une domus et hebergamentum avant 1225149. Il ne reste guère de cet édifice implanté au sud du bourg de Teillay qu’une assiette polygonale entourée d’une levée de terre dotée de flanquements.
33En 1294, le seigneur de Châteaubriant doit au duc sept chevaliers d’ost, à raison de quatre pour Châteaubriant, deux pour le Désert et un pour Joué150. La terre du Désert est formée selon toute vraisemblance par les biens possédés dans le Rennais dès le xie siècle par les seigneurs de Châteaubriant151. Malgré une juridiction très étendue, le domaine proche ne comporte qu’un modeste manoir, la Rivière du Désert à Visseiche, mentionné en 1453152. Elle sert d’apanage à quelques cadets des seigneurs de Châteaubriant. La terre de Joué avec son château de Vioreau, qui relevait d’Ancenis sous le comté de Nantes jusques en 1284, faisait également partie du patrimoine de la famille153. Geoffroy de Châteaubriant rédige son premier testament avant 1262154 dans l’herbregement dudit lieu155, élevé en bordure d’un étang dans le massif forestier du même nom.
34Dans la mouvance de la baronnie de Châteaubriant le principal lignage, celui des Rougé (tableau généalogique 13), mérite d’être mentionné156. Cité dès le milieu du xie siècle dans l’entourage des seigneurs de Châteaubriant avec lesquels il contracte des alliances157, il a laissé le vaste château à motte de Soulvache158. Celui-ci conserve encore les bases d’une tour en pierre au sommet de la motte. Plus au nord, un rameau cadet détient le château du Theil, au bord de l’étang et de la forêt du même nom. Sa motte à deux basses-cours maintenant détruite était accompagnée d’une petite enceinte circulaire159. On lui doit également, sous la mouvance d’Ancenis, le château de La Motte-Glain à La Chapelle-Glain, dont le seigneur éponyme est cité vers 1130160. L’édifice totalement reconstruit au xve siècle correspondait sans doute à un château à motte. Vassal de Châteaubriant, le seigneur de Rougé, n’apparaît à l’ost de 1294 que pour des biens placés au sud de la Loire. La famille obtient par alliance en 1325 de la seigneurie de Derval et de son château situés dans le comté de Nantes. Elle reste à la tête de ses différents châteaux jusqu’au xve siècle.
Tableau généalogique 13 : Lignage de Rougé Derval.

O. de Rougé, Histoire généalogique de la maison de Rougé, op. cit., tableau 2, A. du Paz, Histoire généalogique…, p. 162-167.
35Parmi les nombreux vassaux de moindre rang, on retiendra Bain, appartenant à un lignage vassal au moins depuis le début du xiie siècle161 qui passe aux Châteaubriant avant la fin du xiiie. Un Senebruno Bainensi figure comme témoin dans un acte recomposé et daté de 1127 parmi les plus importants seigneurs de la région162. Ces liens entre les seigneurs de Bain163 et Châteaubriant sont prouvés au début du xiiie siècle par l’inhumation de Julienne de Bain, femme de Pierre dans l’église Saint-Sauveur de Béré164. Ce même Pierre apparaît encore dans un acte de Béré en 1243165. Le lignage semble remplacé à Bain166 en 1281 par les Châteaubriant qui détiennent à cette date une coutume dite costuma Domini Senebrini de Bain militis167. Le château à motte du Coudray, situé à proximité de Bain vers le nord-ouest, non loin une voie ancienne, n’apparaît pas dans les sources bien qu’il corresponde certainement au siège de la seigneurie168. Des dégagements ont permis de retrouver les vestiges de plusieurs maisons à proximité et dans sa basse-cour les restes d’un logis de pierre169. Il est toujours accompagné d’une chapelle. Ce lignage de Bain s’est perpétué sans grande illustration jusqu’à Valence de Bain, dame de Poligné170 qui épouse, au début du xve siècle, le seigneur de Châteaugiron.
36Le lignage des Brie, connu depuis la fin du xie siècle171, possède un manoir dont il subsistait encore au début du xxe siècle l’assiette quadrangulaire avec sa tour près de l’église.
Les deux lignages de Châteaugiron
37Sans doute favorisé par les ducs dans l’immédiat entourage desquels ils figurent au xie siècle, le lignage de Châteaugiron (tableau généalogique 14) va s’établir sur un des rares éperons existant au sud-est du bassin de Rennes. Ils y établissent une seigneurie châtelaine avec son bourg castral. Ce château éponyme qui porte dans un premier temps celui de Château-Anquetil172, du nom du premier membre connu du lignage, retient au début du xiie siècle celui de son fils Giron ou Gilon173. Sa descendance conserve Châteaugiron jusqu’au xve siècle174. Une chapelle romane du xiie siècle est le seul vestige d’un édifice antérieur à celui reconstruit à partir de la seconde moitié du XIVe siècle. L’existence de deux seigneurs de Châteaugiron à l’ost de 1294 semble un dédoublement du lignage175 déjà perceptible à la fin du xiie siècle176. Ce dédoublement se retrouve dans le plus ancien aveu datant de 1473177 où il est question des terres de Châteaugiron et de Châteaugiron à Amanlis. Il existait à cette date, au bord de la Seiche en contrebas de l’église, une maison appelée le Manoir d’Amanlix dont on cite encore l’emplacement en 1679178 qui dut correspondre à l’apanage de cette seconde branche. Il n’en reste plus aucune trace.
38Le seigneur de Châteaugiron est mentionné dès 1271 comme seigneur d’Oudon dans la baillie de Nantes179. En 1348, Jean cadet du seigneur de Châteaugiron épouse l’héritière de Malestroit et Largoët et relève le nom de Malestroit.
Le lignage de Lohéac
39Au sud du comté de Rennes, les Lohéac forment un autre grand lignage implanté dans la partie ouest du territoire. Établi au château de Lohéac dont il ne reste plus qu’une partie bien endommagée d’une importante motte, leur origine a été passablement embrouillée par les actes faux du cartulaire de Redon180. Le lieu, bien que sans défenses naturelles particulières, est occupé au moins depuis l’époque gallo-romaine comme tendent à le prouver les vestiges retrouvés et le croisement des voies Rennes-Rieux et Angers-Carhaix qui se fait non loin181. Ce lignage mentionné depuis la fin du xie siècle182 réussit à établir un bourg castral autour de son château183. Un acte du cartulaire de Redon mentionne en 1101 la fondation d’un prieuré dédié à Saint-Sauveur dans la basse-cour du château184 dont un aveu de 1494 rappelle encore le souvenir185.
Tableau généalogique 14 : Lignage de Châteaugiron.

DM Dom H. Morice, Preuves… ; A. du Paz, Histoire généalogique, op. cit., p. 242-254.
40Dès le début du xiie siècle186, les Lohéac possèdent également le château de Baron à Guipry, vaste ensemble à motte et basse-cour implanté sur un éperon barré protohistorique dominant la Vilaine187. Le lieu garde encore la trace de bâtiments de pierre. Bien que l’on soit peu renseigné sur les possessions du lignage, celui-ci semble avoir été dès le début du xiie siècle à la tête de biens importants répartis dans plusieurs branches188. La famille possède une partie de la forêt de Brécilien ou de Paimpont, issue du démembrement de la baronnie de Montfort189. Ce territoire forme vraisemblablement ce qui va devenir la châtellenie de Plélan190. Le château de Comper, dont l’histoire avant la seconde moitié du xive siècle n’est guère connue, mais qui comporte des éléments architecturaux antérieurs, pourrait être lié à cette terre et avoir remplacé Lohéac comme résidence du lignage. S’ajoute sans doute à Plélan, la châtellenie de Bréal191. Ces importantes terres ne sont dominées que par des châteaux de médiocre importance dont le souvenir a parfois disparu dès le xve siècle. Tel est le cas de Bréal, placé au centre de l’agglomération, ou le Gué-de-Plélan192. Château-Blanc à Guipry, au bord de la Vilaine, tenu par les Anglais en 1355193, maintenant disparu est l’oeuvre de la famille Angers, un des nombreux rameaux de la tige des Lohéac194.
41L’héritière de la branche aînée des Lohéac épouse le seigneur de La Roche-Bernard qui relève le nom des Lohéac au début du xive siècle. Ce dernier figure à l’ost de 1294 comme tenu de fournir trois chevaliers pour sa terre de Lohéac195. Dans la première moitié de ce siècle la famille est à la tête de Lohéac, Plélan et La Roche-Bernard. Cet ensemble passe par alliance chez les seigneurs de Montfort au début du xve siècle.
Les lignages de Tinténiac et Aubigné
42Après avoir évoqué les lignages majeurs, il reste à traiter de deux lignages moins puissants, établis au nord de Rennes, les seigneurs de Tinténiac (tableau généalogique 15) et d’Aubigné. Les premiers sont connus depuis Donoald qui reçoit de l’abbesse de Saint-Georges l’autorisation de construire un château à Tinténiac en 1032-1036196. L’édifice porte au début le nom de son constructeur castro Donoualdi197. Le lignage reste en possession de la terre jusqu’à la mort du dernier du nom en 1352. Sa fille Ysabeau de Tinténiac épouse Jean de Laval, seigneur de Châtillon et lui transmet ses biens. Le domaine du patrimonial s’est accru dans la seconde moitié du xiiie siècle par l’alliance de Marguerite d’Avaugour, descendante de la maison de Dinan, dame de Bécherel et de Romillé, avec Olivier de Tinténiac198. Si le premier château de Tinténiac semble avoir été élevé dans l’agglomération du même nom, bien qu’il ait de nos jours totalement disparu, sa date de déplacement sur le site de Montmuran aux Iffs reste ignorée. On sait simplement qu’Olivier de Tinténiac fait don à l’abbaye Saint-Melaine du tiers des dîmes des Iffs en 1181-1218199. Il est possible que l’apport des terres de Bécherel ait favorisé un éventuel déplacement, visant à s’affranchir de la tutelle de l’abbesse de Saint-Georges. L’édifice actuel a été reconstruit au xve siècle sur des bases d’un édifice plus ancien.
43Le lignage d’Aubigné détient le château du même nom et son bourg castral depuis le xie siècle200. Il descend sans doute de Raoul le Large, Main son fils et Guillaume albinus brito, membres de la familia d’Alain III et Conan III201. Le lignage perd son fief patrimonial au début du xiiie siècle202. Après être passé entre les mains de la famille normande des Paynel, et du duc Pierre de Dreux, le fief échoit au seigneur de Vitré en 1237203. À l’ost de 1294 il est tenu de fournir un chevalier au duc pour Aubigné204. Les seigneurs de Vitré le conservent jusqu’au xviie siècle. Au début du xiiie siècle un membre du lignage, Raoul d’Aubigné, épouse Mahaut de Montsorel dame de Landal, et fonde une nouvelle branche205, celle des seigneurs de Landal, vassaux de l’évêque de Dol, fondue dans la famille de Montauban au xive siècle. Le château d’Aubigné abandonné au xve siècle est un bel exemple de grand château à motte défendu par plusieurs basses-cours. Sa motte supporte encore les restes assez exceptionnels d’un donjon annulaire.
Tableau généalogique 15 : Lignage de Tinténiac.

H. Guillotel, « Combour proto-histoire d’une seigneurie », op. cit., p. 278, A. du Paz, Histoire généalogique…, op. cit, p. 573-578.
44Le Livre des Ostz mentionne encore dans la baillie de Rennes, Alain de Fontenay et Raoul de Melesse, qui doivent fournir au duc un chevalier. Le premier est seigneur de Fontenay, ancien centre paroissial de Chartres-de-Bretagne jusqu’à la fin du Moyen Âge. Le lignage connu depuis le milieu du xiie siècle et éteind au début du xve siècle, possédait une motte maintenant détruite élevé près d’une chapelle qui garde la trace d’appareillage roman206. Le site occupé dès le Bas Empire était défendu par une vaste enceinte enceinte quadrangulaire qui accueille encore les restes d’un grand manoir du xve siècle. Raoul de Melesse, seigneur du lieu dont la famille est mentionnée depuis le début du xiiie siècle207 possédait un manoir au sud-ouest au bourg de Melesse près du ruisseau.
45Les forteresses liées au pouvoir central, celui des comtes et plus tardivement celui des ducs paraissent avoir été plus nombreuses qu’on ne le pense généralement, ce pour deux raisons. La première est la méconnaissance du domaine ducal avant la fin du xiiie siècle. La seconde est qu’un certain nombre d’entre elles vont demeurer entre les mains de leurs châtelains établis par les comtes. Les châteaux pour lesquels des investigations ont pu être menées visant à en retrouver l’origine montrent le rôle du pouvoir central dans leur établissement. Par la suite, la faiblesse de ce dernier au cours de certaines périodes, notamment après 1040, a favorisé l’enracinement des lignages châtelains, notamment sur les marches.
46Dans le comté de Rennes, l’origine comtale de Vitré a été évoquée208, et nous avons tenté de mettre en évidence celle de Hédé. Les recherches effectuées dans le nord-ouest du comté de Rennes apportent sur ce point d’utiles démonstrations, mettant en évidence le rôle du comte dans l’établissement des châteaux de Fougères ou La Guerche au xie siècle209. Hormis Rennes et Ploërmel, centre de la future baillie du même nom, le comte de Rennes tenait également Alet, où il avait placé un vicomte210, et peut-être Gaël.
47Les châteaux tenus par le comte Eudes, frère d’Alain II, et sa descendance, montrent peut-être encore mieux cette volonté de dominer le territoire. Dans les baillies de Penthièvre et de Tréguier, rares sont en effet les lignages châtelains n’appartenant pas à la parenté des comtes qui réussissent à s’implanter. Une écrasante majorité de châteaux est entre les mains des comtes ou de leur descendance. Il faut rester prudent sur l’origine des vicomtes de La Roche-Suhart et des seigneurs de La Roche-Derrien exclus de cette parenté, faute de preuves.
48Les comtes de Nantes sont également à l’origine de forteresses situées dans le territoire qu’ils contrôlent, comme celles d’Ancenis ou de l’ancienne vicaria de Rais. On peut y ajouter Oudon, Migron211 ou Champtoceaux. Plus tard lors du passage des comtes de Cornouaille à la tête du comté de Nantes, il convient de citer La Roche-Bernard212, Pontchâteau ou Clisson213.
49Le contrôle des vicomtes de Léon sur l’ensemble des châteaux de leur territoire est également une preuve de la toute-puissance du pouvoir central dont ils semblent être encore les dépositaires au xiie siècle214. Les châteaux du Vannetais sont également considérés comme ayant été conservés, certes plus partiellement, par les descendants présumés des anciens comtes que l’on retrouve comme seigneurs d’Elven puis de Largoët et comme seigneurs de Rieux215. L’absence de sources rend impossible d’y rattacher d’autres familles. Il faut attendre les premiers comptes ducaux conservés à partir de 1262216 pour tenter de localiser les châteaux des anciens comtes de Cornouaille. Carhaix, Huelgoat, Châteauneuf-du-Faou s’ajoutent certainement à Quimper et Châteaulin, donnés habituellement comme leurs seules forteresses.
50Il semble que l’origine de bon nombre de châteaux soit à rechercher dans une volonté des comtes de protéger leurs territoires plutôt que dans l’émergence de lignages locaux affranchis de toute tutelle. L’enracinement de lignages châtelains sur des sites tenus par les comtes paraît avoir été fréquent. Que se soient les Plantagenêt ou les Dreux, une des volontés des ducs fut certainement le contrôle des lignages dont leurs prédécesseurs avaient favorisé l’établissement en limitant leur puissance territoriale et le regroupement des châteaux. Les premiers à faire les frais d’une trop grande puissance sont les vicomtes de Léon, dès la fin du xiie siècle et surtout au xiiie siècle. Par la suite Pierre de Dreux s’attaque au descendant des comtes de Penthièvre et Goëlo, Henri d’Avaugour, qui fut son rival malheureux au trône de Bretagne. Comme les Léon, il maîtrisait presque sans partage un vaste territoire au nord du duché.
51Les châteaux ducaux à la mort de Conan III en 1148 correspondent pour bon nombre à des fortifications déjà anciennes, sinon occupées depuis l’époque gallo-romaine. Pierre de Dreux apparaît comme le premier duc ayant développé une politique de constructions nouvelles sur des sites vierges. Son prédécesseur, Guy de Thouars avait bien effectué quelques tentatives à Quimper et Quimperlé, mais sur des lieux déjà anciennement occupés. Saint-Aubin-du-Cormier, Le Gâvre et sans doute Touffou, Suscinio et Carnoët correspondent à ces nouveaux châteaux, liés pour les trois premiers au contrôle stratégique des voies de circulation. Les deux derniers se présentent comme des résidences princières édifiées à proximité de forêts. Avec le château de la Tour-Neuve à Nantes construit par Jean I dans les années 1237-1248 se clôt cette courte série de châteaux neufs. Par la suite, toutes les constructions ducales se font sur des sites comptant déjà des résidences fortifiées. Bien entendu, ils accueillent pour certains des programmes neufs adaptés à l’évolution des modes de résidence et de défense.
Carte des châteaux et des lignages de la baillie de Rennes à la fin du xiiie siècle.

Notes de bas de page
1 Ces quelques pages tirées de notre thèse sur les lignages et châteaux en Bretagne avant 1350 doivent beaucoup à notre ami Hubert Guillotel qui avait accepté avec André Chédeville d’en guider le travail. Elles sont le modeste reflet des longs entretiens dans la salle à manger de l’abbaye de la Vieuville, devant la cheminée de pierre garnie d’un maigre feu qui l’hiver faisait office de chauffage central, le dos au buffet de boiseries et environné de tables encombrées de piles de livres chancelantes.
2 Ploërmel devient au xiiie siècle le centre de la baillie du même nom.
3 Guillotel H., « Des vicomtes d’Alet aux vicomtes de Poudouvre », Annales de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Saint-Malo, 1988, p. 201-215, notamment p. 207.
4 Ibidem, p. 213.
5 Geslin de BourgogneJ. et Barthelemy A. de, Anciens évêchés de Bretagne. Histoire et monuments, t. IV, p. 360, n° VII, et note suivante. de Barthelemy A., « La châtellenie du Plessix-Balisson », Mélanges historiques et archéologiques sur la Bretagne, Paris, 1856, p. 83-94.
6 Ce Juhel seigneur éponyme vivait avant Brient, père de Alain cité en 1184 (Anciens évêchés…, t. IV, p. 360, n° VII), soit au plus tard dans la première moitié du xiie siècle.
7 Gaufridus Balucon dominus de Plessiaco Raheili (Juhelli) ; G. Balucon del Pleseiz (Anciens évêchés…, t. IV, p. 360, n° VII ; t. III, p. 44, n° XVII, XVIII, XIX).
8 C’est sans doute par alliance que le Plessix-Balisson passe entre les mains d’Alain du Perrier, de la maison du Poirier à Kermoroc’h, seigneur du lieu et de Questembert (Le Masson A., La châtellenie du Plessix-Balisson, Rennes, 1927, p. 29, 32, 33 et 34).
9 Salles H. des, Evêché de Saint-Malo. Anciennes réformations, Paris, 1864, p. 142.
10 Langouët L., Les Coriosolites. Un peuple armoricain, Saint-Malo, 1988, p. 50.
11 Salles H. des, Evêché de Saint-Malo. Anciennes réformations, Paris, 1864, p. 140.
12 Guillotel H., « Des vicomtes d’Alet aux vicomtes de Poudouvre », op. cit., p. 209.
13 Anciens évêchés…, t. IV, p. 360, n° VII.
14 La seigneurie de Montafilan était désignée au xve siècle sous le nom de Poudoulvre de Montafilan (Barthelemy A. de, « Les sires de Dinan », Mélanges historiques et archéologiques sur la Bretagne, Paris, 1858, p. 30).
15 Barthelemy A. de, « Les sires de Dinan », op. cit., p. 28. L’acte tiré du cartulaire de l’abbaye de Saint-Aubin-des-Bois est publié par le même auteur dans les pièces justificatives des Mélanges d’histoire et d’archéologie sur la Bretagne, Paris, 1856, p. 134, n° XVI.
16 Langouët L, « La voie ancienne de Condate (Rennes) à Alet (Saint-Malo) », Les Dossiers du CeRAA, n° 20, 1992, p. 28-30.
17 Châteauneuf-d’Ille-et-Vilaine (Ille-et-Vilaine).
18 La Bigne-Villeneuve P. de, « Cartulaire de l’abbaye Saint-Georges de Rennes », BMSAIV, t. IX, 1875, p. 238-239 ; Brand’honneur M., Le château et la motte du ixe siècle au milieu du xiiie siècle, une clef d’analyse de la société féodale L’exemple du comté de Rennes, Th. N.R. d’Histoire, Université de Haute-Bretagne, Rennes 2, 1998, t. I, p. 294-300. Publication des PUR, Rennes, 2002 : Manoirs et châteaux dans le comté de Rennes. Habitat à motte et société chevaleresque (xie-xiie siècles). On sait par ailleurs que le vicomte d’Alet, Hamon, eut un frère bâtard du nom de Salomon. Junguené, évêque de Dol, fils du vicomte Hamon, concède à Salomon des biens à Saint-Coulomb. Ces biens se retrouvent en 1181 chez les premiers membres du lignage du Guesclin, sans que la filiation puisse être établie (Allenou J., Histoire féodale des marais, territoires et église de Dol. Enquête par tourbe ordonnée par Henri II, roi d’Angleterre, Paris, 1917, p. 41).
19 Le seigneur de Rochefort est tenu de fournir un chevalier d’ost à l’évêque de Dol en 1247 (Dom. Morice H. et Dom. Taillandier C., Mémoires pour servir de preuves à l’histoire de Bretagne…, Paris, 1742, t. I, c. 931 ; infra D.M., Pr…).
20 Allenou J., Histoire féodale des marais, territoires et église de Dol…, op. cit., p. 35.
21 Grueau P., Rapport de fouilles du château de Châteauneuf, dactyl., 1982.
22 Les documents originaux ne qualifient jamais Muriel de dame de Poudouvre. Cette hypothèse fut formulée par A. de Barthélemy (Barthelemy A. de, « Les sires de Dinan », op. cit., p. 31, note 1. Voir la pièce justificative produite par cet auteur tirée du cartulaire de l’abbaye de Saint-Aubin-des-Bois dans Mélanges d’histoire et d’archéologie sur la Bretagne, Saint-Brieuc, 1854, p. 100, n° IX). Des extrapolations furent faites par les suiveurs de Barthélemy qui est le seul à fournir une généalogie des sires de Dinan un tant soit peu rigoureuse : Comtesse de La Motte-Rouge, Les Dinan et leurs juveigneurs, Nantes, 1892, p. 36 ; R. Kerviler, Répertoire général de bio-bibliographie bretonne, Rennes, t. VI, 1899, p. 183 ; Metayer J., « Dynastie des seigneurs de Dinan », Dinan au Moyen Âge, Dinan, 1986, p. 213-218.
23 Guillotel H., « Des vicomtes d’Alet aux vicomtes de Poudouvre », op. cit., p. 207. Chedeville A., « Dinan au temps des seigneurs des origines à 1283 », Dinan au Moyen Âge, Dinan, 1986, p. 15-30.
24 Morice H. dom, Preuves, (D. M., Pr.) t. I, col. 439
25 Le site, transformé en jardin à l’anglaise, ne conserve aucune trace du château sans doute abandonné au xiiie siècle. Le duc Jean II semble en effet résider dans le faubourg de la Rouerie au tout début du xive siècle (La Borderie A. de, « Nouveau recueil d’actes inédits… », BMSAIV, t. XXII, 1893, p. 251, n° XXVI, art. 58).
26 Chedeville A., « Dinan au temps des seigneurs… », op. cit., p. 20-23. L’église Saint-Malo pourrait avoir été édifiée dans la basse-cour étant donné sa position à la naissance de l’éperon.
27 la Borderie A. de, « Les origines de la ville de Dinan et de ses seigneurs », RBVE, t. V, 1891, p. 444-445 ; Anciens évêchés…, t. IV, p. 331-337, n° I.
28 Anciens évêchés…, t. IV, p. 396, n° IX.
29 Anciens évêchés…, t. IV, p. 394, n° VII.
30 Anciens évêchés…, t. VI, p. 132, n° XX. Communication et démonstration de M. Brand’honneur de P. Souben.
31 Anciens évêchés…, t. IV, p. 403, n° XVI ; D.M., Pr., t. I, c. 660.
32 Delisle L., Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel…, Rouen, t. I, 1873, p. 6.
33 Eveillard J.-Y. , « Le réseau des voies romaines en Haute-Bretagne (Loire-Atlantique exceptée) », Revue Archéologique de l’Ouest, supplément n° 4, 1991, p. 23.
34 À la mort de Roland de Dinan en 1185 ses biens reviennent à son neveu Alain, puîné du seigneur de Vitré, qui relève les noms et armes de Dinan (Delisle L. , Chronique de Robert de Torigni…, op. cit., t. II, p. 46). Il meurt lui aussi sans postérité masculine en 1197. Sa fille unique Gervaise de Dinan épouse Juhel de Mayenne (Couffon R. , « Quelques notes sur les seigneurs d’Avaugour », MSECN, t. LXV, 1933, p. 91, note 30). Sa seconde fille Marguerite épouse Henri II de Penthièvre dit d’Avaugour. Leur fils Alain vend en 1264 Lehon et Dinan à Pierre de Bretagne, fils du duc Jean II (D.M., Pr., t. I, c. 991).
35 D.M., Pr., t. I, c. 991.
36 Couffon R. , « Quelques notes sur les seigneurs d’Avaugour », op. cit., p. 100. Cette Marguerite était également dame de Romillé, bourg castral établi autour d’un imposant château à motte.
37 Anciens évêchés…, t. IV, p. 335, n° I.
38 Olivierius de Jugon (Anciens évêchés…, t. IV, p. 336, n° I).
39 Anciens évêchés…, t. IV, p. 396, n° IV.
40 Anciens évêchés…, t. IV, p. 280, n° IV.
41 Anciens évêchés…, t. IV, p. 335, n° I.
42 D.M., Pr., t. I, c. 848.
43 Couffon R. , « Quelques notes sur les seigneurs d’Avaugour », op. cit., p. 98.
44 Anciens évêchés…, t. IV, p. 410, n° XXVII.
45 La Vicomté-sur-Rance (Côtes-d’Armor). Ce manoir du début du xve siècle peut avoir succédé à une motte.
46 Anciens évêchés…, t. IV, p. 415, t. II, p. 157, 166, 168, 169, 170, 171, 174.
47 Anciens évêchés…, t. VI, p. 213. L’origine de cette famille n’a jamais été clairement établie. Olivier de Dinan aurait épousé vers 1200 une Havoise de Coëtquen héritière de la première maison (Duval M., « Une famille de Dinan : les Coëtquen », Le pays de Dinan, t. VII, 1987, p. 129-142).
48 Blanchard R. , Lettres et mandements de Jean V duc de Bretagne, Nantes, t. IV, 1894, p. 231-232, n° 2394 ; p. 232-233, n° 2399.
49 Langouet L. et alii, « Les mottes castrales dans l’arrondissement de Dinan », Les Dossiers du Ce. R.A.A, n° 9, 1981, p. 10.
50 Sans doute fils de Geoffroy II et frère cadet de Olivier III. Nous ne pouvons confirmer cette hypothèse par un acte, pas plus que A. de Barthélemy (Barthelemy A. de, « Les sires de Dinan », op. cit., p. 32).
51 La dernière du nom Françoise de Dinan était incontestablement la plus richehéritière de Bretagne dans la seconde moitié du xve siècle après que le sort se fut acharné à laisser sans postérité les hommes du lignage.
52 Beuchet L. , « Créhen. Château du Guildo », Bilan scientifique de la région Bretagne 1996. Service Régional de l’Archéologie, Bretagne, 1997, p. 25.
53 Jones M., « Les branches anglaises des seigneurs de Dinan », Dinan au Moyen Âge, Dinan, 1986, p. 221-235 ; La famille de Dinan en Angleterre au Moyen Âge, Dinan, 1987.
54 Guillotel H., « La dévolution de la seigneurie de Dol-Combourg aux xie et xiie siècles. Contribution à l’étude des successions seigneuriales en Bretagne avant l’Assise du comte Geoffroy », Revue d’Histoire de Droit Français et Etranger, t. 1, 1975, p. 190 ; « Combour : proto-histoire d’une seigneurie et mise en oeuvre de la réforme grégorienne », Family Trees and Roots of Politic. The prosopography of Britain and France from the tenth to the twelfthe century, Woodbridge, 1997, p. 269-298.
55 D.M., Pr., t. I, c. 102.
56 Delisle L. , Chronique de Robert de Torigni…, op. cit., t. I, p. 340. Lors de la révolte de 1173, plus de 80 chevaliers bretons se réfugient dans cette tour, laissant supposer l’importance de l’ouvrage (D.M., Histoire…, t. I, p. 996.
57 Allenou J. , Histoire féodale des marais, territoire et église de Dol…, op. cit., p. 37.
58 D.M., Pr., t. I, c. 486.
59 Ibidem, p. 37. L’enquête mentionne que l’emplacement de la tour est du domaine archiépiscopal mais n’indique pas que celle-ci est détruite.
60 Bazin de Jesse L. , « Les résidences successives des évêques de Dol », AHAASM, 1973, p. 271-279, fig. 1 ; Deceneux M. , « La résidence des évêques de Dol à la fin du Moyen Âge », AHAASM, 1977, p. 233-237. Amiot C. , « Castrum, domus, maison-forte ou les châteaux de Dol au Moyen-Age », Association Bretonne, Congrès de Dol, 2003, t. CXII, p. 175-187.
61 Allenou J. , Histoire féodale des marais, territoire et église de Dol…, op. cit., p. 39-41. Voir la récente mise au point de H. Guillotel : Guillotel H. , « Combour : proto-histoire d’une seigneurie et mise en oeuvre de la réforme grégorienne », op. cit., p. 269-298.
62 Vers 1064-1066 (Guillotel H. , Les actes des ducs de Bretagne (944-1148), thèse de doctorat en Droit, université de Paris 2, 1973, p. 228). Malgré la dédicace à Notre-Dame, il ne semble pas que l’agglomération primitive soit liée au château. Le lieu semble avoir été occupé anciennement comme l’atteste la dédicace des autres églises (Saint-Pierre, Saint-Martin, La Trinité) et la présence de nombreux vestiges gallo-romains (Provost A. , Le Roux G. , L’Ille-et-Vilaine 35. Carte archéologique de la Gaule, Paris, 1990, p. 79-80).
63 Lanos P. , « Les mottes castrales de l’arrondissement de Saint-Malo », Les Dossiers du CeRAA, n° 10, 1982, p. 75 et 76.
64 Guillotel H. , Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 224, n° 65.
65 Ce démombrement des hommes de guerres dus par les barons et les principaux seigneurs de Bretagne, rédigé pour le duc Jean II, est un document essentiel qui dresse un tableau de la féodalité bretonne à la fin du xiiie siècle (A.D. Loire-Atlantique, E 132 ; Morvan F. , « Le livre des Ostz (1294). Un éclairage sur les rapports du duc avec la noblesse bretonne à la fin du xiiie siècle », Noblesse et pouvoir du Moyen Âge à nos jours, Kerhevé J. (dir.), Rennes, 1999, p. 37-88).
66 A.D. Loire-Atlantique, E 132, fol. 8 v°.
67 D.M., Pr., t. I, c. 857.
68 Richard, fils de Henri II Plantagenêt, règne de 1189 à 1199.
69 Il doit s’agir du fief lié aux du Guesclin comme l’indique le nom du possesseur en 1226 quod feodum modo possidet Petrus de Garclip. L’acte mentionne que ce fief fut tenu un moment par Juhel de Mayenne seigneur de Dinan (D.M., Pr., t. I, c. 858), dont on sait qu’il avait la garde du château pour Philippe Auguste depuis 1210 (Cf. page suivante). Le Geoffroy dont il est question en 1226 est peut-être celui cité en 1180 qui possède des biens à La Fresnaye (D.M., Pr., t. I, c. 679).
70 Picerne correspond au fief non localisé de l’échanson de Dol, tenu par Geoffroy, fils de Guillaume vers 1200 (D.M., Pr., t. I, c. 784).
71 Le fief de Charruyers, correspond à la terre de Cherrueix dont la maison seigneuriale est au xve siècle le manoir de l’Aumône. Le lignage du nom est cité au moins depuis le milieu du xiie siècle (D.M., Pr., t. I, c. 684, 784).
72 Il s’agit d’un lignage détenteur de biens à Saint-Broladre depuis la fin du xie siècle et sans doute apparenté aux personnages qui portent le nom de cette paroisse, issus de Brient mort avant 1075-1081 (Guillotin de Corson A. , Pouillé…, t. II, p. 527-531). Le lieu-dit le Châtel implanté sur un éperon juste au-dessus du bourg et dominant le marais de Dol est sans doute à mettre en rapport avec ce groupe familial.
73 Le Clos-Poulet, ou Clos du pays d’Alet, s’étend au nord de Châteauneuf-d’Ille-et-Vilaine jusqu’à la mer.
74 D.M., Pr., t. I, c. 679.
75 Cette mention permet d’émettre l’hypothèse que ce Salomon le bastard est peut-être l’auteur du lignage. Les premières armes des du Guesclin se rapprochent de celles des Dinan.
76 Allenou J. , Histoire féodale des marais, territoire et église de Dol…, op. cit., p. 43. Le Geoffroy fils de Salomon ayant été identifié comme le constructeur de Châteauneuf par M. Brand’honneur (Le château et la motte…, op. cit., t. I, p. 292-295), il n’est pas impossible que les du Guesclin aient été les détenteurs de l’édifice à la fin du xiie siècle avant que celui-ci ne passe aux Rochefort. Faute de prouver que les du Guesclin descendent de ce Geoffroy fils de Salomon, on remarque que les premières armes des du Guesclin présentent des similitudes avec celles du groupe familial des Dinan.
77 Delaborde H.-F. , Oeuvre de Rigord et de Guillaume Le Breton, historiens de Philippe Auguste, t. I, Paris, 1882, p. 227-228.
78 Ce château éponyme tire sans doute son nom d’un des Bertrand cités de la fin du xiie siècle au milieu du xiiie siècle.
79 Les Châteaubriant-Beaufort héritent du Guesclin et du Plessis-Bertrand en 1418 à la mort de leur tante Tiphaine du Guesclin, restée sans postérité de Jean de Beaumanoir et Pierre Tournemine.
80 D.M., Pr., t. I, c. 575 et 595.
81 D.M., Pr., t. I, c. 857 et 858.
82 Allenou J. , Histoire féodale des Marais, Territoires et Eglise de Dol…, op. cit., p. 67, note 155. Le premier auteur, Alain, connu sous le nom d’Alain Fitzflaad s’était établi en Angleterre après la conquête (Jones M., « Notes sur quelques familles bretonnes en Angleterre après la conquête normande », MSHAB, t. LVIII, 1981, p. 75, 91).
83 Dufief A., Les cisterciens en Bretagne, Rennes, 1997, p. 65 et D.M., Pr., t. I, c. 665.
84 D.M., Pr., t. I, c. 848.
85 Il est encore vivant à cette date (D.M., Pr., t. I, c. 931).
86 Nous renvoyons pour plus de détails sur l’origine de cette famille au travail de M. Brand’honneur (Brand’honneur M. , Le château et la motte…, op. cit., t. I, p. 151-152). À partir de la fin du xiie siècle la filiation des seigneurs de Fougères est tirée de Auberge J. Le cartulaire de la seigneurie de Fougères connu sous le nom de Cartulaire d’Alençon, Rennes, 1913, p. 29-36.
87 Guillotel H. , Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 173-180, n° 47.
88 Guillotel H. , « Le premier siècle du pouvoir ducal breton (936-1040) », Actes du 103e Congrès national des sociétés savantes, Nancy Metz 1978, Section de philosophie et d’histoire jusqu’à 1610, Paris, 1979, p. 81.
89 Guillotel H. , Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 169, n° 46.
90 Ibidem, p. 173, n° 47
91 Ibidem, p. 181, n° 48
92 Ibidem, p. 189, n° 52.
93 Ibidem, p. 171, n° 46.
94 Ibidem, p. 179, n° 47
95 D.M., Pr., t. I, c. 423-424.
96 Sa première citation remonte à 1040-1045/1047 (Guillotel H. , Les actes des ducs des Bretagne…, op. cit., p. 171). Une occupation du site antérieure au Moyen Âge semble en accord avec la présence d’un carrefour routier gallo-romain (Eveillard J.-Y. , « Le réseau des voies romaines en Haute-Bretagne (Loire-Atlantique exceptée), Revue Archéologique de l’Ouest, supplément n° 4, 1991, p. 22).
97 Auberge J., Le cartulaire de la seigneurie de Fougères…, op. cit., p. 31-32 et p. 142, n° XXIX.
98 Ibidem, p. 172, n° XLVIII.
99 A.D. Loire-Atlantique, E 132 fol. 7 r° et v°.
100 D.M., Pr., t. I, c., 798.
101 D.M., Pr., t. I, c. 911.
102 Maupille L., « Notices archéologiques sur les paroisses du canton de Louvigné du Désert », BMSAIV, t. IX, 1877, p. 361. Les détenteurs de l’ouvrage ne sont pas connus ; apparaît comme témoin en 1169 un Hervé de Montaut (La Borderie A. de, La Bigne-Villeneuve P. de, « Documents inédits sur l’histoire de Bretagne. Chartes du prieuré de la Sainte-Trinité de Fougères », BAAB, t. III, 1851, p. 237, n° XVI
103 Datum apud Forestariam (D.M., Pr., t. I, c. 1070). Le toponyme reflète l’existance d’une ancienne foresta à caractère public.
104 A.D. Loire-Atlantique B 1352.
105 Antrain et Bazouges-la-Pérouse, Ille-et-Vilaine.
106 D.M., Pr., t. I, c. 651.
107 Maupille L., « Notions d’histoire et d’archéologie sur les paroisses du canton d’Antrain », BMSAIV, t. VI, 1868, p. 152.
108 Brand’honneur M., Le château et la motte du ixe au xiie siècle…, op. cit., t. 2, p. 17.
109 D.M., Pr., t. I, c. 394 ; Guillotel H., Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 171, n° 46.
110 La mesure de Bazouges sert de référence en 1213 (La Borderie A. de, La Bigne-Villeneuve P. de, « Documents inédits sur l’histoire de Bretagne. Chartes du prieuré de la Sainte-Trinité de Fougères », BAAB, t. III, 1851, p. 244, n° XXIV.
111 Ansgeri de Basilgis est témoin d’un acte de Conan II concernant l’église de Sougéal en 1040-1047 (Guillotel H., Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 186, n° 50). Un Matefredus de Basocis est mentionné comme témoin dans une donation de Raoul de Fougères à la fin du xie siècle, immédiatement après celui-ci (La Borderie A. de, La Bigne-Villeneuve P. de, « Documents inédits sur l’histoire de Bretagne. Chartes du prieuré de la Sainte-Trinité de Fougères », BAAB, t. III, 1851, p. 187, n° IV).
112 D.M., Pr., t. I, c. 651.
113 Brand’honneur M., « Le lignage, point de cristallisation d’une nouvelle cohésion sociale. Les Goranton-Hervé de Vitré aux xie, xiie et xiiie siècles », MSHAB, t. LXX, 1993, p. 64-87. A partir du xiiie siècle la filiation des seigneurs de Vitré est tirée de Bertrand de Broussillon B., La Maison de Laval (1020-1605), étude historique accompagnée du cartulaire de Laval et de Vitré, Paris, 1895, t. I, (1020-1264).
114 Brand’honneur M., « Le lignage… », op. cit., p. 73.
115 Ibidem, p. 71 d’après Guillotel H., Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 210, n° 59.
116 Marcillé-Robert (Ille-et-Vilaine) semble bien être un château placé sous l’autorité comtale sur un site occupé depuis l’époque mérovingienne (Meuret J.-C., Peuplement, pouvoir et paysage sur la marche Anjou Bretagne, La Mayenne : archéologie et histoire, supplément n° 4, Laval, 1993, p. 317).
117 Brand’honneur M., « Le lignage… », op. cit., p. 73
118 Ibidem, p. 74, d’après D.M., Pr., t. I, c. 403-404.
119 Ibidem, p. 79.
120 Chevré et Sérigné sont actuellement deux villages de la commune de La Bouëxière (Ille-et-Vilaine).
121 Brand’honneur M., « Le lignage… », op. cit., t. I, p. 80 et t. 2, p. 95-96.
122 D.M., Pr., t. I, c. 386 ; Meuret J.-C., Peuplement, pouvoir et paysage sur la marche Anjou Bretagne, op. cit., p. 317.
123 Ibidem, p. 317 ; Guillotin de Corson A., Pouillé…, op. cit., t. II, p. 419. Ce vieux château pourrait avoir été construit par les Robert-André de Vitré, vers 1049-1060, lors d’un conflit avec le seigneur de Châteaubriant (Brand’honneur M., « Le lignage… », op. cit., p. 74).
124 L’accord intervenu en 1244 entre André de Vitré et Raoul de Fougères, dans lequel ils conviennent de ne pas élever dans le Vendelais d’autres forteresses que Châtillon et Fougères, peut faire suite à la construction de Châtillon (Auberge J., Cartulaire de la seigneurie de Fougères…, op. cit., p. 160, n° XL).
125 D.M., Pr., t. I, c. 416 ; Guillotin de Corson A., Pouillé…, op. cit., t. II, p. 471. Le seigneur de Vitré, Robert Principi de castro dicitur Vitrei, a des droits sur le lieu, bien que l’on sache que le Vendelais appartient au duc Conan II au milieu du xie siècle (D.M., Pr., t. I, c. 403).
126 André III de Vitré n’a pas hérité directement de sa mère Luce Paynel la terre d’Aubigné. Elle passe dans un premier temps entre les mains du duc qui l’échange en 1237 avec André III (A.D. Ille-et-Vilaine, 17 J, liasse 120, Aubigné 2, titres primordiaux).
127 A.D. Loire-Atlantique, E 132 fol. 6 r° v° et 7er°. On remarque que deux chevaliers sont dus pour Martigné et un pour Aubigné qui sont deux fiefs indépendants de Vitré mais réunis à cette époque entre les mêmes mains.
128 A.D. Loire-Atlantique, E 132, fol. 6 v°.
129 Martigné-Ferchaud (Ille-et-Vilaine).
130 Meuret J.-C., « Le poids des familles seigneuriales aux confins de l’Anjou et de la Bretagne : Martigné-Pouancé-La Guerche », op. cit., p. 107-119.
131 Meuret J.-C., Peuplement, pouvoir et paysage…, op. cit., p. 305-306.
132 Brand’honneur M., Le château et la motte…, t. II, p. 183.
133 Brunterc’h J.-P., « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », MSHAB, t. LXI, 1984, p. 62, note 216. Brand’honneur M., « Mottes et chevaliers : questions de méthode et/ou diversité régionale ? », Mondes de l’Ouest et villes du monde, Mélanges en l’honneur d’André Chédeville, Rennes, 1998, p. 394.
134 Brand’honneur M., Le château et la motte…, t. II, p. 429.
135 MeuretJ.-C., Peuplement, pouvoir et paysage…, op. cit., p. 380. Il s’agit de l’emplacement possible parmi d’autres de l’aula de à Salomon Retiers mentionnée dans le cartulaire de Redon en 868 et 871 (Ibidem, p. 263, note 7 et Guigon P., Les fortifications du haut Moyen Âge en Bretagne, Rennes, 1997, p. 45).
136 Il s’agit de Villepot, Noyal-sous-Brutz et Fercé en Loire-Atlantique (Guillotin de Corson A., « Les grandes seigneuries de haute Bretagne comprises dans leterritoire actuel du département de la Loire-Inférieure », BSAN, 18743, t. XXXVI, p. 199) Le chef-lieu primitif semble avoir été La Lande de la Mère à Villepot.
137 Brand’honneur M., Le château et la motte…, t. II, p.
138 Meuret J.-C., « Le poids des familles seigneuriales aux confins de l’Anjou et de la Bretagne : Martigné-Pouancé-La Guerche », MSHAB, t. LXX, 1993, p. 99-107. La filiation depuis le xiiie siècle est établie à partir de celle donnée par Guillotin de Corson (Guillotin de Corson A., Les grandes seigneuries de Haute Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d’Ille-et-Vilaine, RBVA, t. XIII, 1895, p. 351-352).
139 A.D. Loire-Atlantique, E 132, fol. 8 r°.
140 Brunterc’h J.-P., « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes… », op. cit., p. 60-70 ; C. Bouvet, « À propos des premiers seigneurs de Châteaubriant aux xie et xiie siècles », BSAN, t. 122, 1986, p. 77-105 et Guillotel H., « La place de Châteaubriant dans l’essor des châtellenies bretonnes (xie-xiie siècles), MSHAB, t. LXVI, 1989, p. 5-46.
141 Brunterc’h J.-P., « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes… », op. cit., p. 62, note 206.
142 Meuret J.-C., Peuplement, pouvoir et paysage…, op. cit., p. 319.
143 Guillotel H., « La place de Châteaubriant dans l’essor des châtellenies bretonnes… », op. cit., p. 11-15.
144 Brunterc’h J.-P., « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes… », op. cit., p. 64.
145 Guillotel H., « La place de Châteaubriant dans l’essor des châtellenies bretonnes… », op. cit., p. 23-28.
146 Hillion Y., « La Bretagne et la rivalité Capétiens-Plantagenêts. Un exemple : la duchesse Constance (1186-1202) », A. de B., t. 92, 1985, p. 122-123.
147 du Paz A., Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne…, op. cit., p. 14-18.
148 Anger P., « Cartulaire de l’abbaye de Saint-Sulpice-la-Forêt », BMSAIV, t. XXXVII, 1907, p. 23, n° CV.
149 Anger P., « Cartulaire de l’abbaye de Saint-Sulpice-la-Forêt », op. cit., t. XXXVI, 1906, p. 23, n° CV.
150 A.D. Loire-Atlantique, E 132, fol. 7er°. Le Désert se situe au sud de Rennes. Joué-sur-Erdre est une commune au sud de Châteaubriant dans le Nantais.
151 Brunterc’h J.-P., « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes… », op. cit., p. 64-65.
152 Guillotin de Corson A., « Les grandes seigneuries de haute Bretagne… Ille-et-Vilaine », BMSAIV, t. XXIII, 1994, 204.
153 Guillotin de Corson A., « Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne… Loire-Inférieure », BSAN, 1895, t. XXXIV, p. 191.
154 D.M., Pr., t., c. 986.
155 du Paz A., Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne…, op. cit., p. 16.
156 Ce groupe familial que nous avons déjà rencontré dans la baronnie de Vitré et que nous retrouverons dans la baillie de Nantes, issu de Tudual ou Teher, frère de Rivallon de Soudan, vivants au début du xie siècle, est à l’origine des familles Rougé, Soudan, Moisdon, Le Boeuf, Coësmes, du Theil (Brand’honneur M., Le château et la motte…, op. cit., t. II, p. 153, 187, 354, 443 et 500).
157 Bouvet C., « À propos des premiers seigneurs de Châteaubriant… », op. cit., p. 80.
158 Soulvache est une ancienne trève de Rougé et son château doit être assimilé à celui de Rougé dont il ne subsiste aucune trace (Brand’honneur M., « Mottes et chevaliers : question de méthode et/ou diversité régionale ? », op. cit., p. 394).
159 Meuret J.-C., Peuplement, pouvoir et paysage…, op. cit., p. 568 ; Brand’honneur M., Le château et la motte…, op. cit., t. II, p. 508-510.
160 D.M., Pr., t. I, c. 696.
161 D.M., Pr., t. I, c. 558.
162 Courson A. de, Cartulaire de l’abbaye de Redon en Bretagne, Paris, 1863, p. 299, n° CCCXLVII.
163 Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).
164 La Borderie A. de, « Inventaire analytique des titres des prieurés de Marmoutier situés dans l’évêché de Nantes », BSAN, t. VI, 1866, p. 173, note 1.
165 Ibidem, p. 21, n° 23.
166 Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).
167 D.M., Pr., t. I, c. 1059.
168 Brand’honneur M., Le château et la motte…, op. cit., t. II, p. 44-51.
169 P. Aumasson, « 35. Bain-de-Bretagne - Fortifications médiévales au Coudray La Haute Ville. Fouilles d’août 1977 », A. en B., n° 15, 1977, p. 22-25.
170 Le chef-lieu de Poligné, mentionné dans un aveu de 1475 correspond au château à motte du Bois-de-Ferchaud à Crevin. Poligné possédait un lignage indépendant cité de la fin du xiie siècle au milieu du xiiie siècle (D.M., Pr., t. I, c. 714).
171 Courson A. de, Cartulaire de l’abbaye de Redon…, op. cit., p. 291, n° CCCXL.
172 Il porte ce nom dans une notice de 1086 (H. Guillotel, « La place de Châteaubriant dans l’essor des châtellenies bretonnes », op. cit., p. 18, note 49).
173 Un Gilduinus de Castro-Gilonis est mentionné vers 1120 (D.M., Pr., t. I, c. 545).
174 La filiation proposée par les anciens auteurs comme du Paz, Kerviler et Guillotin de Corson, nécessite une importante mise au point.
175 A.D. Loire-Atlantique, B 132 fol. 7 v°.
176 La Borderie A. de, « Inventaire analytique des titres des prieurés de Marmoutier situés dans l’évêché de Nantes », BSAN, t. VI, 1866, p. 115, n° 14.
177 A.D. Loire-Atlantique, B 2104. Les deux fiefs de Châteaugiron et Amanlis n’ont été réunis qu’en 1464.
178 A.D.Loire-Atlantique, B 2104, aveu de 1679.
179 Bougraud F., « Malestroit pendant trois siècles 1129-1429 », BSAN, t. 127, 1991, p. 45, d’après Dom Gautier, Histoire de l’abbaye Notre-Dame de Prières, 1648, copie de 1768, p. 110.
180 Jones M., « Defense of medieval Brittany… », op. cit., p. 162 et 163 d’après Guillotel H., Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 53, n° 14, p. 312, n° 99.
181 Guennou L., « La cité des Coriosolites… », op. cit., p. 139.
182 Un Riocus de Lohoiac et son frère apparaissent dans un acte du duc Alain IV en 1084 (Guillotel H., Les actes des ducs de Bretagne…, op. cit., p. 309, n° 99).
183 La paroisse de Lohéac est démembrée de Guipry.
184 Courson A. de, Cartulaire de l’abbaye de Redon…, op. cit., p. 319, n° CCCLXVI. Cet acte a été réécrit.
185 A.D. Loire-Atlantique, B 2124.
186 En 1101 Gautier, fils de Judicaël de Lohéac donne les dîmes du moulin de Baron à l’abbaye de Redon (Courson A. de, Cartulaire de l’abbaye de Redon, op. cit., p. 319, n° CCCLXVI ; l’acte est réécrit).
187 Jumel G., Etude du peuplement de la vallée de la Vilaine, Mém. de Maît. d’Histoire, Université de Haute-Bretagne, Rennes 2, 1982, p. 85.
188 D.M., Pr., t. I, c. 505.
189 Guillaume de Lohéac recueil le tiers de la terre de Montfort qu’il rétrocède pour moitié à Alain de Montauban, avant 1285 (D.M., Pr., t. I, c. 1074-1075).
190 Plélan-le-Grand (Ille-et-Vilaine). Guillotin de Corson A., « Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d’Ille-et-Vilaine », BMSAIV, t. XXIV, 1895, p. 106.
191 Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine). Ibidem, t. XXIII, 1894, p. 87.
192 On a contesté récemment à ce site sa vocation castrale, ce qui paraît surprenant (Guigon P., Les fortifications du haut Moyen Age en Bretagne, op. cit., p. 43 ; Beuchet L. , « Plélan-le-Grand (Ille-et-Vilaine). La motte Salomon. Chronique des fouilles médiévales », A.M., t. XXIV, 1994, p. 512).
193 D.M., Pr., t. I, c. 1498. Il n’est pas connu auparavant.
194 Les Angers, seigneurs du Plessis-Angers, portent les mêmes armes avec une brisure, mais la filiation entre les deux familles reste à établir.
195 A.D. Loire-Atlantique, E 132 fol. 7er°.
196 La Bigne-Villeneuve P. de, « Cartulaire de l’abbaye de Saint-Georges de Rennes », BMSAIV, t. IX, 1875, p. 229, n° V. Voir également Guillotel H., « Combour : proto-histoire d’une seigneurie… », op. cit., p. 278-283.
197 La Bigne-Villeneuve P. de, « Cartulaire de l’abbaye Saint-Georges », op. cit., p. 229, n° V.
198 Guillotin de Corson A., « Les grandes seigneuries de Haute-Bretagne, comprises dans le territoire actuel du département d’Ille-et-Vilaine », RBVA, t. VIII, 1892, p. 101 ; du Paz A., Histoire généalogique de plusieurs maisons illustres de Bretagne…, op. cit., p. 577.
199 D.M., Pr., t. I, c. 678.
200 R. de Albinieo est cité dans une donation au Mont-Saint-Michel à la fin du xie siècle (D.M., Pr., t. I, c. 491).
201 Keats-Rohan K., « Le problème de suzeraineté et la lutte pour le pouvoir : la rivalité bretonne et l’état anglo-normand 1066-1154 », MSHAB, t. LXVIII, 1991, p. 63-65 ; Brand’honneur M., Le château et la motte du ixe au xiie siècle…, op. cit., t. 2, p. 29-35.
202 Avant 1228, date à laquelle le Foulques Paynel et Théofania sont seigneur et dame d’Aubigné (Anger P., « Cartulaire de l’abbaye de Saint-Sulpice-la-Forêt », BMSAIV, t. XXXIV, 1905, p. 252-253).
203 Date de l’acte d’échange entre Pierre de Dreux et André de Vitré (A.D., Ille-et-Vilaine, 17J, liasse 120, Aubigné 2).
204 A.D. Loire-Atlantique, E 132 fol. 6 r°. La dame du Boisgeoffroy à Saint-Médard-sur-Ille lui en doit la moitié. Le Boisgeoffroy est un grand manoir fortifié du xvie considérablement repris au xixe siècle.
205 D.M., Pr., t. I, c. 1010, c. 1065.
206 Guigon P., L’architecture pré-romane en Bretagne, op. cit., p. 23.
207 D.M., Pr., t. I, c. 738, 739, 784, 854.
208 Guillotel H., « La place de Châteaubriant dans l’essor des châtellenies bretonnes (xie-xiie siècles) », op. cit., p. 18.
209 Brand’honneur M., « Le lignage, point de cristallisation d’une nouvelle cohésion sociale… », op. cit., p 74.
210 Guillotel H., « Des vicomtes d’Alet au vicomte de Poudouvre », op. cit., p. 207.
211 Tonnerre N.-Y., Naissance de la Bretagne…, op. cit., p. 327, 339, 344.
212 Le Nours N., Le monde aristocratique autour du prieuré de Montonac, xie-xiie siècles, Mém. de Maît. d’Histoire, Université de Bretagne Sud, Lorient, 1997.
213 Tonnerre N.-Y., Naissance de la Bretagne…, op. cit., p. 345, 335.
214 Guillotel H., « Les vicomtes de Léon… », op. cit., p. 46.
215 Tonnerre N.-Y., Naissance de la Bretagne…, op. cit., p. 354, 355, 356.
216 Pocquet du Haut-Jusse B.-A. , « Le plus ancien rôle des comptes du duché, 1262 », op. cit.
Auteur
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Christophe Amiot
Architecte en chef des Monuments historiques
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