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    Plan détaillé Texte intégral La question des Vénètes ou le poids du passé L’essor de la vie maritime à l’époque romaine ? Bretagne maritime et Bretagne intérieure : les chemins de la romanisation Bibliographie Notes de fin

    La toge et les armes

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Chapitre XXXVIII. La Bretagne armoricaine et la mer sous l’Empire romain*

    p. 661-671

    Texte intégral La question des Vénètes ou le poids du passé L’essor de la vie maritime à l’époque romaine ? Bretagne maritime et Bretagne intérieure : les chemins de la romanisation Bibliographie Éléments de bibliographie Post-scriptum Notes de fin

    Texte intégral

    1Le nom même de Bretagne (Britannia), nous l’avons vu, désignait, à l’époque romaine, l’île de Grande-Bretagne. Historiquement, la Bretagne péninsulaire recouvre les cinq départements bretons actuels. Les populations qui occupaient en Gaule ces territoires se considéraient, aux dires de César, comme des Armoricains, le nom d’Armorique signifiant le « pays de la mer ». Celui-ci s’étendait depuis la Loire (et peut-être même la Garonne) jusqu’à la mer du Nord selon la définition de Posidonius, reprise dans l’Antiquité tardive par un auteur comme Zosime. Cette dénomination était d’ordre géographique et non ethnique ou politique. Les transformations postérieures dues aux migrations et aux évolutions politiques semblent avoir limité ensuite l’appellation aux peuples des régions situées entre l’estuaire de la Seine et l’embouchure de la Loire. En son cœur se trouvaient donc les cités gauloises des Osismes (centrés sur le Finistère), des Vénètes (autour du golfe du Morbihan), des Coriosolit (dans les Côtes-d’Armor), des Riedones (au cœur de l’Ille-et-Vilaine) et des Namnètes (en Loire-Atlantique). La réorganisation augustéenne les plaça dans la province de Gaule celtique ou Lyonnaise, les soumettant ainsi à la juridiction du légat d’Auguste propréteur de rang prétorien résidant à Lugudunum (plutôt que Lugdunum).

    2Strabon (IV, 4, 1) rappelle que la seule bataille navale que dut livrer César au cours de la conquête des Gaules se déroula contre les Vénètes et pose la question de leur rôle dans les échanges maritimes à la suite de César lui-même. Pendant longtemps, leur défaite a été interprétée comme la fin d’une époque favorable pour la Bretagne armoricaine et maritime. Depuis une trentaine d’années, les travaux n’ont pas cessé de mettre en valeur le fait que la péninsule ne resta pas à l’écart des évolutions essentielles observées dans les Trois Gaules sous l’Empire. L’année 56 av. J.-C. ne marque pas une rupture, en dépit de la sévérité affirmée de César envers les vaincus. La difficulté tient surtout à la faiblesse des sources littéraires et épigraphiques, compensée seulement en partie par des données archéologiques fragmentaires, moins discrètes toutefois qu’on ne l’a prétendu.

    3Dans une Bretagne romaine dotée d’une longue façade maritime (plus de 1 000 km de côtes à forte indentation), l’attention portée à la mer et à son rôle ne consiste pas seulement à souligner le poids du passé et les continuités. Le problème se pose aussi de savoir dans quelle mesure les activités liées à la mer ont acquis ou non une nouvelle dimension et orientation en repérant les indices de toute nature qui contribueraient à asseoir une réponse satisfaisante. C’est dans cette perspective qu’il convient également d’apprécier les rapports entre Bretagne maritime et Bretagne intérieure et les interactions qui en résultèrent.

    La question des Vénètes ou le poids du passé

    4Le dossier des Vénètes, comme tous ceux qui sont abordés par l’auteur du bellum Gallicum, doit se lire à divers niveaux. Aux informations plus ou moins précises qu’il apporte sur le peuple lui-même et ce qu’il pouvait représenter, s’ajoute la volonté de mettre en exergue la valeur de la victoire et les mérites de l’imperator qui, bien que desservi par un manque d’expérience (mais il avait affronté la « Mer extérieure » en Galice), sut user d’intelligence et d’astuce pour venir facilement à bout d’un adversaire confiant dans sa connaissance d’un Océan redouté et redoutable. Une lecture attentive du récit montre, cependant, que les Romains avaient la supériorité du nombre, puisque chaque navire vénète immobilisé pouvait être ensuite cerné par deux ou trois des bateaux de César (BG, III, 15, 1). Le témoignage de Strabon, plus succinct, comporte quelques notations originales sur les techniques navales, mais donne aussi une version différente de la cause du conflit (IV, 4, 1).

    5Indépendamment de l’aspect militaire, les textes de César et de Strabon soulèvent la question de l’existence d’une « thalassocratie » vénète, d’autant que les Commentaires césariens ne laissent que peu de doute sur le fait que les navires des Armoricains étaient avant tout des navires de commerce (BG, III, 8, 1) :

    C’est cette nation des Vénètes qui exerce sur toutes les régions maritimes de l’Océan la plus grande autorité, parce qu’ils possèdent le plus grand nombre de navires, avec lesquels ils trafiquent en Bretagne, et surpassent les autres peuples par leur science et leur expérience de la navigation.

    6L’originalité des vaisseaux tenait à leur adaptation aux conditions particulières de la navigation sur l’Océan et aux matériaux employés eux aussi en accord avec les ressources locales. On note donc qu’il s’agissait de bateaux lourds (la coque était en planches d’un pied d’épaisseur), en chêne, à carène large et presque plate, aux proues et poupes très relevées pour affronter les hautes vagues, munis de voiles en cuir ou peau (et non en lin) propres à résister aux vents violents, dont les ancres étaient maintenues par des chaînes de fer. Strabon ajoute la pratique du calfatage d’algues destiné à empêcher le bois de se dessècher lorsque l’embarcation était au sec. De toute évidence, ces navires pouvaient éventuellement répondre aux attaques de pirates, mais ils n’étaient pas faits pour une bataille navale rangée. Pour la circonstance, les Vénètes avaient fait appel à des renforts depuis la Loire jusqu’au pays des Morins, sollicitant même les Bretons. Ils réunirent une flotte de deux cents unités.

    7Même si Strabon paraît confondre les épisodes quand il prétend que l’agressivité des Vénètes envers César était née de la volonté d’empêcher l’imperator de passer en Bretagne (« cette île leur servant de marché »), son propos suggère à son tour que les Vénètes jouaient un rôle de premier plan dans les relations maritimes entre l’Armorique au sens large et la Bretagne insulaire. Le géographe d’Amasée établit en outre une relation entre les Vénètes armoricains et ceux de l’Adriatique, ce qui pourrait signifier que leur installation en Bretagne était relativement récente par rapport aux autres peuples. Quoi qu’il en soit, la numismatique signale que c’est à partir de la fin du IIe siècle av. J.-C. qu’ils acquirent une forme de prééminence. C’est en effet le moment où la cité frappe des statères d’or de bon aloi (18 carats) au poids de 7,80 g. Rien ne rappelle la mer sur les représentations du droit et du revers, mais ce monnayage se répandit dans l’ensemble de la Bretagne armoricaine. Dans la période 100-80 av. J.-C., les Vénètes substituèrent la monnaie d’argent (un alliage à 50 % de cuivre et 50 % d’argent) à la monnaie d’or, ce qui correspond aussi au moment où les autres peuples de la Bretagne armoricaine produisent leur propre monnayage, signe d’autonomie croissante en ce domaine. Sur un autre registre, les monnaies indiquent encore que les cités armoricaines de Bretagne entretenaient des liens étroits avec le reste de la Gaule et que les Vénètes diffusaient leurs statères jusque chez les Aulerques Cénomans (région du Mans).

    8Faut-il pour autant parler de « thalassocratie » vénète et qu’est-ce que cela voudrait dire ? L’interprétation ordinairement retenue est celle d’un monopole concernant le trafic maritime dans l’Océan extérieur et incluant la Manche pour les Romains – en particulier le commerce de l’étain (mais la localisation des Cassitérides est incertaine) –, source de taxes et revenus. On imagine, à la suite de César, que les Vénètes disposaient seuls de navires susceptibles de transporter les marchandises au profit des commerçants des autres cités du littoral gaulois. À vrai dire, César note seulement qu’ils avaient une science et une expérience inégalées en matière de navigation. Leurs institutions, marquées par l’importance du Sénat ou conseil des sages, ne semblent pas avoir été différentes de celles de leurs voisins et seules leurs agglomérations juchées sur des promontoires et des pointes avancés dans l’Océan rappellent le poids de l’activité maritime (Quiberon en serait un exemple). Enfin, ce n’est que par hypothèse qu’on attribue le déclin du port de Corbilo des Namnètes, connu de Polybe et tu par César, à la concurrence des Vénètes. Il est donc difficile de proposer une conclusion tranchée. En revanche, des indices convergents éclairent l’existence d’échanges réguliers mais d’intensité incertaine dès le IIe siècle av. J.-C. entre les régions méridionales et le Nord de la Gaule et la Bretagne insulaire méridionale. En effet, il n’est pas toujours aisé de faire la différence entre traits de culture matérielle communs et importations ou exportations. Il est sûr que, au plus tard dès la Tène III, la Manche pouvait être considérée comme une mer intérieure du monde celtique.

    9L’ancienneté des relations atlantiques est désormais bien établie. Sans remonter jusqu’à l’âge du bronze dont les marqueurs sont, parmi d’autres, les haches à talon et l’or, on peut rappeler que les traces en demeurent ténues et que des fluctuations, liées aux phases de transformations politiques et sociales, sont observées suivant les périodes. Le second âge du fer, l’époque de La Tène, est illustré par des voyages d’exploration autant que par la confirmation de routes anciennes à la recherche de l’étain. Pythéas de Marseille, dont le périple débute vers 325 av. J.-C., est souvent considéré comme celui qui a rouvert les voies océaniques afin de localiser les sources de l’étain que Massalia recevait par la Gaule orientale, mais il était un savant plutôt qu’un marin. Il fut l’auteur d’une théorie associant l’amplitude des marées – phénomène qui étonnait les Méditerranéens – et les phases de la lune. Après avoir franchi le détroit de Gibraltar, il remonta le long des côtes de la péninsule Ibérique, passa l’embouchure de la Garonne puis celle de la Loire. En Bretagne armoricaine, il connaît les Osismes, mais non les Vénètes, et dépasse le cap Kabaion, sans doute la pointe Saint-Mathieu. Il traverse en direction de la côte occidentale de la Cornouaille anglaise avant d’explorer le littoral méridional et oriental de l’île bretonne. C’est aux conséquences de l’expédition de Pythéas qu’il faut sans doute attribuer la présence à Lampaul-Ploudalmézeau d’un statère d’or émis à Cyrène entre 322 et 315 av. J.-C. ainsi que les monnaies massaliotes de Plouguerneau. Cet itinéraire devait utiliser, selon les cas, la voie fluviale à partir de l’embouchure de la Loire ou à partir de la Gironde.

    10Malgré ces nouveautés, le commerce n’était pas de grande envergure, ce qui n’excluait pas des échanges réguliers entre la Bretagne et l’Armorique. C’est avec l’arrivée des Romains en Narbonnaise que les données évoluèrent et que la péninsule fut mieux intégrée à un trafic à longue distance. On peut suivre la mutation grâce à l’amphore vinaire Dressel IA puis Dressel IB contenant du vin italien. Toutefois, A. Tchernia a montré combien il fallait être prudent dans l’utilisation de la méthode statistique et éviter ainsi de confondre nombre de tessons et importations massives. Il a également rappelé que le vin était une monnaie d’échange contre des esclaves et des métaux – ou servait de cadeau – et entrait donc, au moins en partie, dans un type d’économie particulier différent de l’économie de marché. Ces précautions étant prises, il semble que la péninsule armoricaine ait été entièrement touchée par la diffusion du vin italien (une centaine de sites), sans que l’on puisse se faire une opinion exacte sur la nature économique de cette expansion. On peut ajouter que ce sont surtout les ports de la région centrale de l’Angleterre méridionale, Hengistbury Head et Poole Harbour, qui offrent, en Grande Bretagne, des vestiges d’amphores et que l’Armorique a alors sans doute joué un rôle d’intermédiaire à la faveur d’un réseau de relations bien établi.

    11L’épisode des Vénètes éclaire moins la portée de leur influence dans le contrôle de la mer qu’il n’attire l’attention sur la place nouvelle de l’Armorique dans des liaisons maritimes sans cesse plus denses. Il montre aussi que très tôt les transports et le négoce avaient été pris en charge par les populations locales et non par les negotiatores italiens ou les marchands du Sud de la Gaule dont la présence, pourtant vraisemblable pour une part, n’est guère attestée dans la documentation. Les Coriosolites et les Osismes semblent, d’après les sources archéologiques, avoir été très actifs, battant en brèche ce qui pouvait apparaître comme le monopole des Vénètes. Sans être intégrée au monde romain, la Bretagne armoricaine était concernée par les développements politiques, économiques et sociaux qui transformaient les Gaules et les activités du monde celtique. Aussi, quelle qu’ait été la réalité du sort des Vénètes, la conquête, loin de marquer une rupture ne pouvait qu’accentuer en matière de navigation et d’échanges des tendances déjà affirmées auparavant.

    L’essor de la vie maritime à l’époque romaine ?

    12Même si la période 50-30 av. J.-C., mal connue, fut peut-être défavorable à l’Armorique, il n’y eut pas de déclin. Le règne d’Auguste marqua un nouveau point de départ en raison de la paix qui s’installa progressivement et de la lutte contre la piraterie. Les avantages qu’offrait la mer purent être mis pleinement à profit, alors que la société se transformait et que les notables armoricains décidaient de construire des chefs-lieux inspirés des modèles romains.

    13La première dimension concerne la vie du littoral et la manière dont les habitants tiraient parti des ressources de la mer. La pêche représente en ce cas une activité essentielle dont l’intensité et la valeur économique ne peuvent cependant pas être mesurées. On ne dispose pas de documents figurés, ni de textes, permettant de décrire les techniques, les variétés de poissons et coquillages et leur consommation. Une attention plus grande portée aux stratigraphies et au contenu des différentes couches archéologiques apporte un certain nombre d’informations longtemps négligées. L. Pape dit avoir observé, dans la fouille de Kérilien en Plounéventer (Finistère), « la prédominance de coquilles d’huîtres plates, de praires, de palourdes, de moules, de bigorneaux, d’ormeaux dans les couches de détritus sous l’Empire et une absence de carapaces de crustacés ». Si, à la différence de ce qu’on voit pour les époques antérieures (pré-et protohistorique), les plages ne laissent pas deviner les espèces capturées et consommées, on peut recourir aux fouilles de uillae ou d’installations maritimes. À Châtillon-sur-Seiche (Ille-et-Vilaine), la villa a livré des restes d’« huîtres, bulots, moules, palourdes, patelles, dents et arêtes de poissons parmi lesquels du labre encore appelé vieille ». La ria du Blavet était peuplée selon les moments de saumons, truites de mer, anguilles et mulets. On distingue, selon les vestiges rencontrés, deux types de pêche : au hameçon et au filet (pesons, aiguilles en os, galets). Dans le second cas, on suppose que certaines rias se prêtaient à la mise en place de pièges à poisson utilisant le flux et le reflux dus à la marée (par exemple à l’Aber Wrac’h ou à l’embouchure du Blavet). Certaines constructions font enfin penser à des viviers ou parcs à coquillages.

    14Ces produits entraient dans la composition des salaisons ou conserveries dont les fabriques se développèrent singulièrement au IIe siècle apr. J.-C. le long du littoral entre la baie de Saint-Brieuc au nord et le Blavet au sud. Les Osismes furent, semble-t-il, les plus entreprenants dans ce domaine. Sans entrer dans le détail des restes inventoriés, on peut s’appuyer sur deux exemples parmi les mieux étudiés : le site de Lanester (Morbihan), en territoire vénète, et celui de la baie de Douarnenez (Finistère). Les ateliers du Blavet ont livré quatre cuves, couvertes de toits de tuiles, dont deux enduites de trois couches de mortier de tuileau sans orifice d’évacuation et séparées par une mince cloison, les deux autres, plus profondes, étant taillées dans le rocher et ne présentant pas de mortier. On en déduit que les cuves bétonnées servaient à la macération dans la saumure liquide, tandis que les deux fosses voisines étaient destinées au séchage. À Port Rhu en Douarnenez, la superficie de l’installation est de 225 m ². On y est en présence de bassins à garum – ou sauce de poisson – obtenu par la macération de scombridés (maquereaux, mais surtout des petites sardines) et de coquillages et crustacés dans un sel (à proportion du 1/8e) sélectionné pour sa capacité à saler sans dessécher. Après macération, le mélange était broyé pour en extraire le liquamen mis ensuite en amphore ou en tonneau.

    15La production du sel était inséparable des activités précédentes. Autant qu’on le sache, il n’y a aucune preuve que la technique des marais salants ait été maîtrisée en Bretagne armoricaine à l’époque romaine (il faut attendre le Moyen Âge). La récolte du sel laissé par évaporation naturelle sur les rochers ne fournissait, quant à elle, que des quantités infimes, incapables de satisfaire au traitement des salaisons. Le lavage du sablon ou sable fin, encore utilisé au XIXe siècle, contribuait à la fabrication. La technique ancienne du four à sel, exigeante en matériau de chauffage, est aussi toujours attestée à l’époque romaine (par ex. vers Hirel, dans la Baie du Mont-Saint-Michel, chez les Riedones, où l’activité est datée par la poterie du Ier au IVe siècle apr. J.-C.) et a connu, semble-t-il, des améliorations. On rencontre ces fours à proximité des ateliers de salaisons, mais pas uniquement. Ce n’est que récemment qu’on a pu identifier la fonction de ce qu’on appelait à tort les « briquetages » confondus avec des tuileries. Fours, claies d’argile et augets signalent la confection de pains de sel faciles à transporter. Reste la possibilité de gisements de sel minéral dont on n’a pas la trace. S’il est vrai que le commerce du sel était sous monopole impérial, le recours à la production locale par les techniques ignées permettait d’y échapper et demeurait la solution la plus efficace.

    16Il est évident aussi que, sur le plan local, l’activité maritime alimentait diverses formes de constructions navales, barques de pêche, embarcations pour cabotage et navires de haute mer. Malheureusement, en dehors des témoignages de César et de Strabon déjà cités, rien ne vient éclairer les structures de fabrication des bateaux, ni leur typologie, en l’absence de représentations figurées et d’épaves. L’organisation des transports et du commerce n’est pas davantage illustrée par les documents et ce n’est que par extrapolation de ce qui est attesté ailleurs en Gaule qu’on peut chercher à se faire une idée des conditions mêmes du grand commerce et de son rôle dans les cités armoricaines. La faiblesse des informations oblige donc à se tourner uniquement vers le grand commerce et les circuits d’échange qu’il engendrait.

    17P. Galliou indique « qu’à l’époque romaine, les côtes armoricaines étaient reliées à Bordeaux, au Sud de l’Espagne, à la Galice, aux rivages méridionaux de la Bretagne insulaire, par des lignes maritimes – dont il ne faut pas surestimer la régularité – qui diffusaient dans nos régions les productions de ces contrées ». S’appuyant sur le témoignage combiné des textes et de l’archéologie, il propose une analyse critique concernant un certain nombre de ports, sans tenir compte toutefois de la remarque de César qui précisait que la côte océanique disposait de peu de ports, tous aux mains des Vénètes (BG, III, 8). On retient en premier lieu Portus Namnetum (sans doute Nantes) et son quartier portuaire (uicus portensis) localisé, en raison de nombreuses trouvailles, au bas de la rue du Port-Maillard. Vannes (Darioritum des Vénètes) ne fut sans doute pas un grand port sous l’Empire, malgré des vestiges prouvant une installation portuaire, pas plus que ne le fut Quimper sur les bords de l’Odet. Douarnenez bénéficie de la présence des salaisons qui induisent l’existence d’installations portuaires adaptées situées sans doute sur les rives de la ria de Pouldavid. Le Portus Saliocanus de Ptolémée ne peut être localisé avec certitude, même si Morlaix et sa région pourraient avoir la préférence. Alet en Saint-Malo, sur les bords de la Rance, constituait assurément un port d’après les données archéologiques conservées.

    18Une découverte récente (en 1987) devant Ploumanac’h (Côtes d’Armor) a livré des lingots de plomb provenant de Bretagne romaine, mais c’est un indice insuffisant pour déterminer si la cargaison était destinée à l’Armorique ou non. Les marbres et matériaux de construction issus de Grèce, Italie ou Tunisie, autorisent à penser qu’ils venaient par mer depuis la Méditerranée. Il existe des tessons d’amphore prouvant que du vin de Catalogne et du Bordelais arrivait régulièrement, de même que l’huile de Bétique transportée le long des côtes atlantiques. Mais il n’est pas toujours aisé de distinguer ce qui était importé et exporté par mer et ce qui arrivait par la voie intérieure. On peut vraisemblablement exclure de la liste des importations maritimes la plupart des céramiques sigillées qu’on trouve depuis le règne de Tibère jusqu’au IIIe siècle, qu’il s’agisse des vaisselles de Gaule méridionale, de Gaule centrale ou de Gaule de l’Est. Comme on l’a déjà dit, on ne saurait mettre en doute l’ouverture de la péninsule armoricaine vers l’extérieur, mais la présence de la mer n’était qu’un des facteurs à entrer en ligne de compte.

    19Une des rares inscriptions conservées permet de mieux toucher du doigt les limites des informations disponibles. C’est le texte découvert en 1948 sur la plage du Ris à Douarnenez, inscrit sur un bloc de granit conservé au musée de Quimper. Le texte, usé, a pu être malgré tout déchiffré :

    N (umini) Aug(usti) | Neptuno Hippio | C. Varenius Voltin(ia) | Varus c (urator) c (iuium) R (omanorum) IIII (quartum) | posuit.

    20La présence du surnom et de la tribu ajoutée à l’invocation au numen impérial date le monument du IIe siècle apr. J.-C. La tribu Voltinia indique un personnage originaire de la Gaule Narbonnaise. La charge de curateur des citoyens Romains renouvelée quatre fois devait être annuelle. Elle suggère la présence chez les Osismes d’une communauté de citoyens Romains, c’est-à-dire d’étrangers à la région issus de villes romaines, en particulier de colonies. Leur association est à mettre en relation avec le « culte impérial » comme le signale la dévotion au numen de l’Auguste. L’empereur était censé intercéder auprès des dieux pour protéger les activités de ces citoyens qui devaient être le plus souvent des negotiatores. La présence de Neptune Hippius (si c’est la bonne lecture) ajoute une note essentielle. Il ne s’agit pas d’un dieu celtique interprété, mais d’une variante latinisée du Poseidon Hippios grec, connu aussi comme Neptunus Equestris, l’époux d’Amphitrite, cavalier marin vénéré à Épidaure et à Olympie. On est en droit de conclure que C. Varenius Varus s’adonnait à des activités liées à la mer et au transport maritime et donc, étant donné le contexte, au commerce des salaisons et du garum. Mais l’inscription rappelle aussi que les dévotions religieuses associées à la mer et au voyage marin ne sont pas fréquentes en Bretagne péninsulaire. Outre Neptune, Hercule est attesté sous forme de statuettes ainsi qu’Oceanus. L’état de la documentation n’autorise pas à dire que les divinités liées aux activités maritimes n’étaient guère honorées, ni qu’elles l’étaient particulièrement.

    21La difficulté principale à laquelle on se heurte est d’ordre quantitatif. Il n’est pas possible de mesurer l’intensité exacte de la vie maritime et du commerce, ni d’apprécier sur ce plan toutes les conséquences de l’intégration dans un Empire romain pacifié.

    Bretagne maritime et Bretagne intérieure : les chemins de la romanisation

    22La mer et le littoral ne doivent pas être considérés comme coupés des régions intérieures. Les facilités offertes par la longue façade maritime de la péninsule jouèrent aussi en faveur des régions intérieures que l’on n’imagine plus aujourd’hui comme occupées par une vaste forêt. Aussi, à l’étude de l’occupation humaine cette analyse doit ajouter l’examen des liaisons entre la côte et les territoires placés à l’intérieur des terres.

    23Selon les critères romains, la Bretagne armoricaine se limitait à cinq villes (oppida) chefs-lieux de cité, à savoir Vorgium des Osismes (Carhaix), Fanum Martis des Coriosolites (Corseul), Darioritum des Vénètes (Vannes), Condate des Riedones (Rennes) et Portus Namnetum (Nantes). Aucune de ces capitales n’était un site maritime doté d’importantes installations portuaires, pas même Vannes, nous l’avons vu. Le nombre des habitants de ces oppida n’est pas connaissable, d’autant qu’il n’est pas toujours aisé de fixer les limites de l’agglomération et par là la superficie habitée. L. Pape accepte 40 ha pour l’étendue de l’agglomération vannetaise qui devait ainsi abriter quelques milliers de résidents. Comme dans la plupart des cités gallo-romaines, la ville chef-lieu ne représentait qu’une portion minoritaire de la population de la ciuitas. Faut-il mettre au compte de l’urbanisation les agglomérations secondaires qu’on ne manque pas de recenser dans les sources ? L’état actuel de la recherche ne lève pas toutes les incertitudes sur la réalité de ces « petites villes » repérées sur la base de vestiges souvent difficiles à interpréter. Il convient aussi de ne pas assimiler systématiquement ces localités à des uici dont on ne sait pour ainsi dire rien concernant les cités armoricaines (le seul exemple à s’en approcher serait Kérilien). Ce qui paraît ressortir de la documentation est, comme ailleurs en Gaule romaine, une évolution lente de certains habitats groupés en agglomérations de type urbain au cours du Haut-Empire sous l’influence de facteurs économiques (Douarnenez ?), religieux (Kérilien ? dont le théâtre rend vraisemblable le statut de uicus) ou autres.

    24Malgré tout, ce n’est que dans les chefs-lieux que l’on retrouve les éléments monumentaux qui caractérisent une urbanisation de type romain. À Carhaix, restes architecturaux, sculptures, blocs remarquables indiquent la présence de monuments publics difficiles à identifier en dehors d’un aqueduc qui alimentait aussi des thermes. À Vannes, on a pu restituer la maquette d’un forum tripartite fermé de 176 × 96,50 m, doté d’un sanctuaire et d’une basilique. Corseul, en revanche, n’a produit à ce jour aucun grand monument et le célèbre temple se trouvait à l’extérieur de l’espace urbain proprement dit. Sans les inscriptions, on ne saurait pas grand-chose des édifices de Rennes et de Nantes, en particulier des temples et sanctuaires associés au « culte impérial ». On note qu’il n’y a aucun vestige de théâtre ou amphithéâtre dans ces oppida capitales de leur cité. Comme dans la plupart des finistères occidentaux de l’Empire, le réseau urbain de la Bretagne armoricaine n’était pas très dense et offrait des traits qui le rapprochent autant de la Bretagne insulaire que de l’Ouest gaulois. Ce constat ne signifie pas que la région était restée à l’écart des influences romaines. La présence moindre d’un peuplement d’origine étrangère permet d’apporter un élément non négligeable d’explication.

    25Quoi qu’il en soit, on ne peut pas opposer l’intérieur et le littoral. Pour se faire une idée plus précise on dispose du bilan donné par L. Pape pour les Osismes. Il définit certes comme zones de plus forte densité (zone 1) essentiellement des secteurs littoraux tels que le sud-ouest, la partie maritime du Léon et du Trégor, la ville de Carhaix formant à l’intérieur des terres un point isolé. En revanche, les zones de faible densité (zone 3) correspondent aux monts d’Arrée et à une portion de la Montagne noire. Mais il souligne que « les établissements gallo-romains ne sont pas uniquement placés sur le littoral » et qu’« il n’y a pas de primauté absolue de la vie maritime sur la vie rurale ». Il y a des degrés, la zone 1 ayant une activité maritime plus grande que les deux autres. La remarque pose un problème essentiel de méthode, car il est évident que des activités rurales existaient à proximité des côtes, favorisées qu’elles étaient par le caractère modéré du climat. Sur le plan économique et social, la mer et la terre n’étaient pas deux pôles concurrents de l’activité et tout indique, quand on a le loisir de l’observer archéologiquement, qu’ils étaient complémentaires.

    26De nombreuses données montrent que les liaisons étaient régulières et étroites entre la côte et le territoire péninsulaire et que les habitants des littoraux ne se contentaient pas de longer les côtes, comme s’ils ignoraient tout de ce qui se passait à l’intérieur des cités. La puissance sociale et l’honorabilité reposaient sur la propriété foncière dans laquelle s’investissaient éventuellement les revenus tirés de l’activité maritime. La péninsule n’était pas si large que les relations entre le Nord et le Sud aient été seulement épisodiques. S’il n’existait pas de rocade maritime, de nombreuses voies terrestres aboutissaient à la côte, de sorte que la Bretagne armoricaine irriguée par un réseau dense d’itinéraires routiers ne connaissait pas de région isolée. On ne saurait s’en étonner, car non seulement on doit tenir compte d’axes déjà existants avant l’arrivée des Romains (moins élaborés et nombreux que l’on a parfois tendance à l’affirmer), mais on doit encore rappeler que la construction des voies (pour une part originale) ne se mit en place que progressivement, vraisemblablement en trois phases principales. La première d’Agrippa à Claude privilégia les liaisons entre les capitales des cités qui constituaient des villes nouvelles et fut suivie de la création des voies secondaires qui assurèrent l’émergence de sites de carrefour autres que les chefs-lieux. La dernière étape concerne moins directement notre propos puisqu’elle visa à adapter la carte routière aux nécessités de la défense du littoral nord en particulier.

    27À l’image de ce qui se passait ailleurs, les fleuves et rivières pouvaient certainement être mis à profit. D’un point de vue géographique, plusieurs couloirs fluviaux s’imposaient. Entre Saint-Malo et l’embouchure de la Loire, la vallée de la Rance relayée par celle de la Vilaine formaient une voie naturelle facile à emprunter. De la baie de Saint-Brieuc à la région limitrophe entre les Vénètes et les Osismes, le Gouet puis le Blavet pouvaient être suivis tandis que l’Oust conduisait vers Redon et la Vilaine. L’Odet, l’Aulne et l’Elorn irriguaient l’arrière-pays des Osismes. Loin d’être un obstacle, la géographie de la péninsule armoricaine, assez peu montagneuse au total, favorisait les liaisons entre les côtes et leur hinterland. On ne doit pas cacher, cependant, que la documentation conservée ne corrobore pas les conclusions qu’on serait tenté de tirer de la géographie. Outre que les rivières et fleuves servaient aux convoyages à faible distance, on ne dispose d’aucun moyen de décrire le transport des marchandises pondéreuses ou fragiles depuis les ports jusqu’à leur point d’arrivée intérieur, par exemple à Carhaix, à Rennes ou à Corseul.

    28Un dernier document contribue à poser le problème des relations de la région avec les provinces extérieures, la stèle (le piédestal ?) funéraire de Corseul (CIL, XIII, 3147) :

    D (is) M (anibus) s (acrum) | Silicia Na| mgidde do| mo Afrika | [ exi] mia pietate | filium secuta | hic sita est | uixit an(nis) LXV | C. Fl(auius) Ianuari| us posuit.

    29Les critères internes suggèrent une date entre 150 et 200. La défunte possède des noms caractéristiques de l’Afrique, en particulier de la Tripolitaine et de la Numidie (la référence à l’Afrique ne peut que désigner la province de Proconsulaire). Le monument et la rédaction du texte orientent vers un milieu de notables romanisés ou d’affranchis. La formule indiquant les mérites de Silicia surprend, car elle souligne que le voyage incombait à son fils sans en donner les motifs. Plutôt qu’à un soldat je penserais à un negotiator. On a là en tout cas l’indice de relations au moins épisodiques entre la province d’Afrique et la Bretagne, mais rien n’interdit de penser que le passage par Corseul fut fortuit au cours d’un voyage ayant pour destination la Bretagne insulaire ou l’Est de la Gaule.

    30Les sources guident la réflexion et imposent leurs limites, relativement étroites dans le cas de la Bretagne armoricaine d’époque romaine. La réaction salutaire des trente dernières années tendant à rejeter l’idée – polémique – que la péninsule avait échappé en grande partie à l’emprise romaine ne peut masquer les singularités d’une romanisation qui manqua de moyens importants et d’élites ambitieuses sauf exceptions bien connues. Il est étonnant qu’on ne rencontre guère de Coriosolites, de Vénètes ou de Riedons hors de l’Armorique. L’étude du rôle de la mer est tributaire de ce contexte. Elle suggère que l’Empire romain avait surtout cherché à assurer la tranquillité de régions périphériques, mais utiles aux relations avec l’île de Bretagne et ses garnisons, comme le rappelle aussi la formule d’Orose sur le phare de La Corogne inséparable de représentations géographiques déformées. Sans doute, même à l’époque de l’essor des liaisons par la Gaule de l’Est entre 150 et 240, la voie de l’Atlantique continua-t-elle à être empruntée, ne serait-ce que pour desservir la Bretagne armoricaine, mais on ne saurait parler de trafic de plus en plus intense et régulier. Dans un premier temps, il est vraisemblable que la péninsule bretonne ait constitué un lieu privilégié de transit, mais sans les taxes ou péages qui incombaient seuls aux décisions de l’Empire. Ensuite, la régionalisation des circuits d’échange a soumis les cités de Bretagne armoricaine à une concurrence difficile à apprécier, alors même que l’on ignore leur degré de prospérité et leur dépendance vis-à-vis de ressources extérieures. Seule l’industrie des salaisons dont le pic est placé archéologiquement entre 150 et 250 éclaire la question de l’intégration économique et culturelle de la région en liaison avec son originalité géographique, l’abondance des côtes échancrées et la présence marine plus favorable que ne le laissent penser les descriptions attentives aux dangers et aux tempêtes qui ne manquent pas de se déchaîner, surtout en hiver.

    Bibliographie

    Éléments de bibliographie

    On ne cite pas ici les ouvrages généraux sur la Gaule qui sont indispensables pour replacer la Bretagne péninsulaire dans son contexte politique et provincial.

    Eveillard J.-Y., La voie romaine de Rennes à Carhaix. Recherches autour d’un itinéraire antique, Brest, Centre de Recherche Bretonne et Celtique, 1975.

    Galliou P., L’Armorique romaine, Brasparts, Les Bibliophiles de Bretagne, 1983.

    Galliou P. et Jones M., Les Anciens Bretons des origines au XVe siècle, Paris, Armand Colin, 1993.

    Galliou P., La Bretagne romaine : de l’Armorique à la Bretagne, Paris, J.-P. Gisserot, 1991.

    L’Océan et les mers lointaines dans l’Antiquité, Actes du colloque de la Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’Université (Nantes-Angers 24-26 mai 1991), Bordeaux, 1993 (REA, 94, 1992, 1-2, p. 7-121).

    Pape L., La civitas des Osismes à l’époque gallo-romaine, Paris, Klincksieck, coll. « Publications de l’IAREH », 1978.

    Pape L., La Bretagne romaine, Rennes, Éditions Ouest-France, 1995.

    Post-scriptum

    Bibliographie : de portée générale, S. Rieckhoff (dir.), Celtes et Gaulois. L’Archéologie face à l’histoire. Celtes et Gaulois dans l’Histoire, l’historiographie et l’idéologie moderne, Glux-en-Glenne, Bibracte, coll. « Bibracte », 12/1, 2006. Voir en outre, J. France, Quadragesima Galliarum. L’organisation douanière des provinces alpestres, gauloises et germaniques de l’Empire romain (Ier siècle avant J.-C.-IIIe siècle après J.-C.), Rome, coll. « EFR », 278, 2001 ; Y. Maligorne,L’architecture romaine dans l’Ouest de la Gaule, Rennes, PUR, coll. « Archéologie et culture », 2006 ; D. Pouille (dir.), Rennes Antique, Rennes, PUR, 2008 ; A. Provost, V. Mutarelli et Y. Maligorne,Corseul. Le monument romain du Haut-Bécherel, sanctuaire public des Coriosolites, Rennes, PUR, 2010.

    Le texte de Strabon, IV, 5, 3 est essentiel et aurait mérité un sort plus approfondi même s’il ne porte pas exclusivement sur l’Armorique occidentale. Consulter également les livraisons de l’AE depuis 1999 concernant la documentation épigraphique et son renouvellement. Les recherches archéologiques, que reflète partiellement la bibliographie citée ci-dessus, ont beaucoup fait pour modifier durablement l’image d’une Armorique occidentale municipalisée, ouverte aux échanges de toute sorte et éloignée de l’image d’une région négligée vouée à résister à l’envahisseur. L’Ouest armoricain ne peut plus être considéré comme un territoire marginal et peu intéressant, ce que suggérait l’étude présentée ici.

    P. 663 : pour les Romains, la Manche est une partie de l’Océan extérieur dont elle n’est pas distinguée.

    P. 666-668 : il convient de signaler ici l’existence de la nouvelle revue Aremorica, 1, 2007 (4, 2010 est paru), publiée par les soins du CRBC de l’université de Bretagne Occidentale (Faculté Victor-Segalen) à Brest, dont le volume comporte des données renouvelées sur les inscriptions de Nantes et Angers et sur l’environnement archéologique de l’inscription du Ris. Sur Nantes et Angers, p. 55-71 (voir le dossier complet résumé dans AE, 2007, 970-974), et sur Douarnenez p. 125-126 (à quoi s’ajoute désormais Aremorica, 3, 2009, p. 83 avec la bibliographie récente sur la statue du Neptune).

    P. 668 : sur les dernières fouilles du site de Carhaix, voir en particulier les publications récentes de G. Le Cloirec citées p. 54 de Aremorica, 1. Sur le possible emplacement du forum de Corseul, Aremorica, 3, 2009, p. 113-142.

    Notes de fin

    * Conférence inédite présentée en castillan à Saint-Sébastien, en août 1999, dans le cadre du XVIIIe Curso de verano (XI Cursos Europeos) « De Finisterre a Bretaña. El arco atlántico en la Antigüedad », dirigé par J. Santos Yanguas, Professeur à l’UPV à Vitoria.

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