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    Plan détaillé Texte intégral 1963 : Batignolles-Châtillon est absorbé par la SFAC (Usines Schneider) 1970 : La SFAC devient Creusot-Loire Notes de bas de page Auteur

    Mouvements ouvriers et crise industrielle

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Le syndicalisme face aux fusions d’entreprises

    Le cas de l’usine des Batignolles

    Christophe Patillon

    p. 93-100

    Texte intégral 1963 : Batignolles-Châtillon est absorbé par la SFAC (Usines Schneider) 1970 : La SFAC devient Creusot-Loire Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Pour beaucoup, l’industrie et l’histoire sociale de la Loire-Atlantique se résument à la construction navale. Cette vision déformée de la réalité fait oublier qu’à côté des chantiers navals nantais et nazairiens, des milliers d’ouvriers œuvraient dans des usines métallurgiques, dans des fonderies, dans l’aéronautique ou la charpente métallique, sans oublier le secteur non négligeable de l’agro-alimentaire. En cédant à la facilité, nous aurions pu nous concentrer sur les réactions ouvrières après la publication en janvier 1960 du Livre blanc de la construction navale qui annonçait l’accélération des concentrations des chantiers au niveau national. Nous avons préféré nous intéresser à une usine importante de la métallurgie, connue notamment pour la force et la vigueur de son syndicalisme : l’usine des Batignolles1.

    2Présentons rapidement l’histoire de cette usine, construite à la sortie de la Première Guerre mondiale, en périphérie de la ville de Nantes, sur un territoire dominé par les cultures maraîchères. L’usine des Batignolles doit son existence à la volonté de la Société de construction des Batignolles (SCB), basée dans le 17e arrondissement de Paris, de créer et exploiter en province une usine entièrement vouée à la construction et à la réparation de locomotives. Elle s’allie pour cela à la Compagnie des Forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons, basée à Nancy ; et de cette union, naît la Compagnie générale de construction de locomotives (CGCL). Le choix de Nantes ne doit rien au hasard : la famille Goüin, fondatrice de la SCB, a de fortes attaches avec la cité des Ducs. Après deux ans de travaux, l’usine ouvre ses portes en 1919.

    3L’une des singularités de cette entreprise est qu’elle n’est pas gérée par un patron mais par une direction locale, soumise donc à une direction centrale basée à Paris. Les syndicalistes batignollais ont d’ailleurs souffert de cet éloignement du centre de décisions, de l’absence d’autonomie ou supposée telle de la direction nantaise. Sur le plan de la production, l’entreprise, d’abord centrée sur la construction et la réparation de locomotives, a développé ensuite des savoir-faire importants dans la production d’armements, avant d’élargir grandement sa palette après la Seconde Guerre mondiale (rotatives d’imprimerie, aéro-réfrigérants, pompes centrifuges…).

    1963 : Batignolles-Châtillon est absorbé par la SFAC (Usines Schneider)

    4Lors de la réunion du comité d’établissement de l’usine de Nantes le 5 juin 19632, M. Marescaux, l’un des directeurs, annonce qu’une « importante décision va être prise au cours des réunions des conseils d’administration de la Société des forges et ateliers du Creusot (Usines Schneider) et de la Société Batignolles-Châtillon qui se tiennent cet après-midi même à Paris ». Il explique que M. Delpech, directeur parisien, va proposer au conseil d’administration la fusion du groupe avec la SFAC, une fusion nécessaire pour faire face à la « concurrence internationale » et à la nécessité de constituer « de grands ensembles industriels autonomes ». Cette alliance doit permettre de renforcer la situation commerciale de l’entreprise, de renforcer le secteur recherche et « d’accroître encore la rationalisation et la spécialisation des fabrications entre les diverses usines Schneider ». Cette fusion n’est pas une surprise, mais l’aboutissement d’une stratégie industrielle et financière3 : depuis 1957, Batignolles-Châtillon et SFAC, qui font toutes deux partie du groupe Schneider, étaient entrés dans un processus de rationalisation de leurs productions respectives4.

    5M. Marescaux, qui « pressent que l’annonce de cet événement va créer une certaine émotion parmi le personnel », demande aux salariés de ne pas être « animé d’un esprit combatif à l’égard des nouveaux venus ». Les syndicalistes CFTC et CGT interviennent alors. Pour la CGT, cette « fusion est dictée par un souci essentiellement financier », et la rationalisation des fabrications va entraîner un « remaniement, des mutations de personnel ». Le représentant CFTC a le même souci, notamment concernant le bureau d’études. Ils sont dubitatifs devant ce projet de fusion censé sortir l’usine de Nantes de la récession, et soulignent la situation précaire des « usines Schneider en général et [de] l’usine du Creusot en particulier ». Pour eux, « ces concentrations entraînent nécessairement des fluctuations de personnel et, également, des perturbations dans le domaine social ». M. Marescaux écarte ces craintes et conclut par ces mots : « Nous entrons dans une ère nouvelle : si la gestion de l’usine peut être assurée dans de meilleures conditions, le personnel ne manquera pas d’en bénéficier. »

    6Le 27 juin 1963, M. Delpech présente le projet de fusion devant le comité central d’entreprise5. Il rappelle que Batignolles-Châtillon était une société de portefeuilles, intégrée dans le groupe Schneider, mais dont l’absorption directe par la SFAC avait été différée afin de laisser les deux entités la préparer au mieux. Il reprend et développe ensuite les arguments tenus par M. Marescaux lors de la réunion à Nantes : s’armer pour affronter la concurrence internationale, celle qui se développe au sein du Marché commun, affronter un marché en récession, augmenter l’efficacité de la prospection commerciale, accroître la rationalisation et la spécialisation des fabrications au sein d’un groupe composé dès lors de sept usines.

    7Après avoir rappelé l’article 3 de l’ordonnance sur les comités d’entreprises (qui rend la consultation obligatoire du comité sur les questions intéressant l’organisation, la gestion et la marche générale de l’entreprise), M. Delpech propose aux représentants syndicaux de s’exprimer. L’un d’eux craint qu’en fusionnant, la SFAC rapatrie dans ses usines les commandes destinées initialement à Nantes. Un second lit une déclaration dans laquelle les fusions apparaissent comme un moyen de licencier du personnel, de le déclasser et d’aligner les avantages sociaux sur l’entreprise la plus défavorisée. M. Delpech répond que cette fusion est inéluctable car Batignolles-Châtillon « dans les conjonctures nationale et internationale prévisibles, ne pourra survivre seule » ; il refuse de « garantir les avantages sociaux existant à l’usine de Nantes ».

    8Cette fusion, apparemment, les syndicats n’en parleront plus en témoignent les archives syndicales pourtant nombreuses conservées au Centre d’histoire du travail6 :

    • Aucun tract CGT, CFTC ou intersyndical faisant référence à la fusion7. Les tracts diffusés en 1963 parlent de la question de l’emploi, des conditions générales de travail, du pouvoir d’achat, de la prochaine convention collective, mais à aucun moment n’évoquent ou commentent la fusion BC/SFAC.
    • La fusion ne fait l’objet d’aucune discussion ou mention lors des réunions de la commission exécutive de l’USM-CFTC en 19638. Pourtant, cette organisation a mis sur pied un groupe de travail sur la « reconversion », mais ce groupe ne concerne que la branche navale.
    • Lors des deux journées nationales d’action de mars et novembre 1963, la question des fusions/reconversions n’est pas posée9.
    • Lors de la visite du ministre du travail Gilbert Grandval à Nantes en juillet 1964, les syndicats n’évoquent à aucun moment la question des fusions/reconversions dans la métallurgie. Les seuls sujets abordés sont le développement industriel de la région, l’implantation possible d’une usine Renault et la crise de la Navale10.
    • La question des fusions/reconversions ne fait l’objet d’aucune discussion ou mention lors des congrès départementaux de l’USM-CFTC/CFDT en 1962 et 196511. Par contre, il n’en sera pas de même lors du congrès d’octobre 1967. Là, les militants CFDT des Métaux ont accès à un rapport intitulé « Les métallurgistes face aux problèmes actuels » qui consacre deux pages à la problématique des fusions/reconversions. Le rapporteur y déplore qu’il n’y ait « aucune politique syndicale internationale commune », évoque « les difficultés que nous éprouvons au niveau des trusts et sociétés en France à élaborer une politique d’ensemble » et appelle le syndicalisme à se mettre dans le vent :

    « Nous devons assimiler le côté technique du vocabulaire [sans] sombrer dans la technocratie […]. Le syndicalisme doit avoir présent à l’esprit l’efficacité. Des slogans c’est bon, toute démagogie n’est pas à exclure, mais il faut que l’on comprenne que nous devons apparaître comme des éléments positifs, constructifs, afin de sortir du rôle de démolisseurs où le patronat et le pouvoir veulent nous confiner12. »

    9En fait, la seule fois où la question de cette fusion est posée, c’est à l’occasion des réunions du comité d’entreprise. Le 8 octobre 196313, il y a même un échange assez vif entre les délégués syndicaux et la direction. L’entreprise est alors en crise (la direction imposant aux salariés des réductions d’horaires) et la fusion ne semble pas porter les fruits attendus14. Un délégué syndical parle même de « tractations financières plus ou moins légales » entre le ministre des Finances et les représentants du groupe Schneider.

    10On a le sentiment que cette fusion ne provoque pas de réactions importantes ou même de débats au sein des organisations syndicales, au niveau de l’entreprise comme au niveau de la fédération locale. On peut être surpris de ne pas trouver trace d’un tract en informant les salariés. Cela ne signifie évidemment pas que les sections syndicales batignollaises soient peu actives. Bien au contraire ! Mais elles se focalisent sur la question des salaires et des risques pesant sur l’emploi.

    1970 : La SFAC devient Creusot-Loire

    11La fusion en octobre 1970 de la SFAC et de la CAFL (Compagnie des ateliers et forges de la Loire) donne naissance au groupe Creusot-Loire. Les Batignollais font désormais partie d’un trust fort d’une dizaine d’usines et de 40 000 salariés.

    12Cette nouvelle fusion ne va pas se passer de la même façon, c’est du moins ce qui ressort des archives de la CFDT15, beaucoup plus riches en informations que celles de la CGT. Quatre éléments semblent essentiels pour expliquer cette nouvelle appréhension de la question des fusions :

    • En 1970, les ouvriers des Batignolles ont derrière eux la mémoire immédiate d’un conflit social historique. En mai 1968, ils ont occupé très vite leur usine, participé fortement à la lutte et tenté de faire céder fortement une direction locale extrêmement dure. Les Batignollais seront parmi les derniers à entrer dans les rangs et Michel Scheid, l’une des plumes les plus respectées de la presse nantaise d’alors, écrivit à ce propos : « le drapeau rouge y fut descendu le 20 juin au matin. La France tirait un trait sur ses rêves et entrait dans un autre monde » (Ouest France, 13 mai 1993).
    • Une nouvelle génération militante tend à prendre sa place dans les organisations syndicales, principalement à la CFDT, mais également hors du cadre syndical. Cette nouvelle génération y apporte un discours et une phraséologie plus radicaux, anticapitalistes et révolutionnaires. Les maoïstes et leurs discours hostiles aux bureaucraties syndicales seront particulièrement actifs lors de la grève de janvier 1971. Sans oublier également la question du pouvoir de décision dans l’entreprise, popularisée depuis peu dans les milieux ouvriers à travers l’idée d’autogestion16.
    • À partir de la fusion avec la SFAC, les sections syndicales des Batignolles, par le biais des CCE, ont développé des relations avec leurs homologues des autres entreprises du groupe, relations qui se sont traduites notamment par des échanges d’informations ou la diffusion de tracts communs.
    • La fusion de 1963 ne s’est pas traduite par une amélioration des conditions de vie et de travail des salariés des Batignolles : emplois détruits17, salaires comprimés, course à la productivité. Les fusions ne sont donc pas porteuses d’espoir : au mieux, elles préservent l’emploi ; au pire, la rationalisation des productions vide les ateliers18.

    13Le 8 octobre, la section CFDT diffuse un tract intitulé « La fusion et ses conséquences ». Elle raille le discours patronal (« le président de la nouvelle société, Creusot-Loire, qui ne manquera pas de faire valoir tous les avantages réels ou supposés que cette opération est censée présenter pour l’économie nationale et pour les actionnaires des deux sociétés »), déplore « l’information incomplète qui a été concédée aux représentants du personnel [qui] ne permet pas de cerner avec plus de précision les risques réels » pour l’emploi, et se prépare déjà au pire : « La CFDT […] exige des directions SFAC et CAFL qu’elles mettent en application les dispositions de l’accord sur l’emploi dans la métallurgie signé par l’UIMM le 3 septembre 1969. Cet accord fixe dans son article 4, que lorsque les sociétés entreprennent des opérations de fusion, elles doivent intégrer dans leurs études préliminaires les incidences prévisibles en ce qui concerne l’emploi. » Le même tract est diffusé la semaine suivante, mais cette fois-ci, il n’est pas porté par la seule section syndicale CFDT de Nantes mais par le Comité de liaison et d’action des sections CFDT de SFAC et de CAFL. Enfin, sous le titre « Le baron Empain », la section syndicale CFDT diffuse des extraits d’une interview du célèbre baron, PDG du groupe Empain-Schneider, par le journal L’Expansion.

    14En janvier 1970, lors du CE, la direction locale donne lecture du communiqué officiel de fusion. Les élus syndicaux regrettent que « le communiqué n’ait pas été transmis plus tôt à la direction de l’usine au cours du week-end, afin qu’il soit répercuté au personnel dès le lundi matin » et font observer que « le CCE doit être consulté sur le projet de fusion » et non mis devant le fait accompli. En février, à la demande des élus syndicaux, la direction fait un point sur l’organigramme de Creusot-Loire.

    ***

    15Cette étude n’est évidemment qu’une ébauche. Volontairement, nous ne nous sommes appuyés que sur les archives syndicales déposées au Centre d’histoire du travail. Cependant, même lapidaire, elle vient confirmer les analyses relatives aux limites du pouvoir des élus syndicaux dans les comités d’entreprise, limites perçues par les organisations syndicales dès la rédaction de l’ordonnance du 22 février 194519. En 1952, la revue Droit social indiquait que :

    « Les articles de lois concernant le rôle économique des comités doivent être considérés comme pratiquement tombés en désuétude dans la grosse majorité des cas ; les comités ne sont pas consultés avant la prise des décisions et il faut considérer comme très satisfaisant le cas où ils sont informés après-coup et peuvent encore effectuer une certaine liaison entre le personnel et la direction. »

    16Et dix-sept ans plus tard, M. Bois, dans la même revue, dressait un constat similaire :

    « L’information des comités sur les sujets essentiels concernant la gestion et la marche de l’entreprise n’est pas assurée de manière générale et systématique sur l’initiative du président du Comité ; les membres des comités se contentent, dans près de la moitié des cas, des informations données par le Président et n’estiment pas nécessaire (ou possible) de solliciter des renseignements ou explications complémentaires ; les comités sont très peu nombreux à formuler un avis sur les éléments de gestion qui leur sont exposés ; les employeurs se révèlent particulièrement réticents pour fournir aux comités des éléments d’analyse de trésorerie. »

    17Il y aurait certainement un grand intérêt à ce qu’une analyse soit menée sur des périodes longues entre les relations de pouvoir et d’autorité au sein d’un comité d’entreprise comme celui des Batignolles. Car en 1963 comme en 1969-1970, les élus syndicaux batignollais ont eux aussi été les victimes de cette culture du secret si chère au patronat. Une culture du secret qui n’exclut pas, parfois, la recherche de la connivence. Ainsi, lors d’un CE en janvier 1963, les élus rappellent les récents propos du directeur local : « Faites-moi confiance, ne jetez pas sur la voie publique ce qui est interne à Batignolles et je me charge de vous garantir le plein-emploi20. » Être pris au jeu de la connivence, c’est perdre sa conscience de classe : dès 1949, René Arrachard, secrétaire de la fédération du bâtiment CGT, mettait en garde justement contre les délégués du CE qui se transforment en « gérants loyaux de l’entreprise » et défendent « l’esprit maison21 ».

    18Autre piste à explorer : la formation syndicale aux questions économiques. « Nous devons assimiler le côté technique du vocabulaire [sans] sombrer dans la technocratie » écrivait le rapporteur CFDT au congrès départemental des métaux de l’année 1967. L’évolution du capitalisme impose en effet aux syndicalistes de maîtriser un discours technique, complexe, obscur ; il leur impose aussi de développer des relations syndicales inter-entreprises, ce qui n’est jamais aisé22 ; il les poussera aussi, de plus en plus, à faire appel à des spécialistes, à des experts au nom de l’efficience. L’étude de Anne-Catherine Wagner sur la CES a montré que l’osmose n’était pas si facile entre les militants formés à la lutte de terrain et le technicien, porteur d’un savoir plus que d’une expérience syndicale23. On trouverait là aussi certainement des études à mener sur les relations entre masses/direction syndicale/experts lors de certains conflits dans l’industrie nantaise.

    Notes de bas de page

    1 Des sociologues nantais (Joëlle Deniot, Jacky Réault) ont travaillé sur cette entreprise dans les années 1970-1980. En avril 2007, le Centre d’histoire du travail a publié un livre écrit par une trentaine d’anciens salariés de l’entreprise : Notre vie de métallos batignollais de 1918 à nos jours – Evocation chronologique de la vie d’une usine et de ses travailleurs, Nantes, CHT, 2007.

    2 Archives du CHT, CGT-BAT 10.

    3 Compte rendu du CE du 21 février 1957. L’information fait suite à une note de la direction qu’un délégué syndical lui demande de commenter. Nous ne disposons pas de cette note.

    4 Compte rendu du CE du 21 mars 1957 : « Les graphiques de chargement ont été remaniés suivant le principe de ceux des usines SFAC. »

    5 Archives CHT, CGT-BAT 10.

    6 Nous avons consulté pour ce travail les archives des Unions Métaux CGT et CFDT, ainsi que les archives de leurs sections syndicales aux Batignolles. Nous ne disposons pas des archives de la section syndicale CGT-FO des Batignolles (dans les archives de l’UD CGT-FO ne sont conservés que trois numéros du bulletin d’entreprise de la section, sortis au premier semestre 1963).

    7 Archives CHT, CFDT Mx (N) 189-1408 ; CGT-BAT 2.

    8 Archives CHT, CFDT Mx (N) 5.

    9 Archives CHT, CFDT Mx (N) 90.

    10 Archives CHT, CFDT Mx (N) 90.

    11 Archives CHT, CFDT Mx (N) 46.

    12 Archives CHT, CFDT Mx (N) 46.

    13 Archives CHT, CGT-BAT 10.

    14 Archives CHT, CGT-BAT 10. Lors de la réunion du CE du 28 novembre 1963, un délégué CGT « s’étonne de ce que notre appartenance au groupe Schneider qui compte des personnalités influentes, n’assure pas une activité suffisante [à l’entreprise] ».

    15 Archives CHT, CFDT Mx (N) 190 et 191.

    16 Georgi F. (dir.), L’Autogestion, la dernière utopie ?, Paris, Publications de la Sorbonne, 2003.

    17 Archives CHT, CGT-BAT 2 : une lettre ouverte de la CGT à la direction le 22 janvier 1968 souligne que la fusion de 1963 « s’est traduite par 345 licenciements et autres entre 1963 et 1967 ».

    18 Archives CHT, CGT-BAT 2 : un tapuscrit de la CGT, datant vraisemblablement de 1975, fait un bilan très sombre des 15 dernières années de l’entreprise. Il y est écrit que « c’est à partir de 1963, année de l’absorption de Batignolles par la SFAC, qu’ont commencé les véritables difficultés d’emplois à [l’usine de] Nantes […]. L’usine de Nantes s’est inscrite dans la stratégie d’un grand groupe […] avec toutes les conséquences que cela suppose […]. La stratégie d’ensemble du groupe l’amène à procéder à des mouvements de restructuration, [au] développement de la sous-traitance ».

    19 Voir le livre de Le Crom J.-P., L’introuvable démocratie salariale – Le droit à la représentation du personnel dans l’entreprise (1890-2002), Paris, Syllepse, 2003. Les extraits de la revue Droit social cités plus bas en sont issus.

    20 Archives CHT, CGT-BAT 10.

    21 Voir Le Crom J.-P., op. cit., p. 109.

    22 Paul Halloin, ancien délégué CFDT de l’entreprise, écrit ainsi : « [Au CCE] nous avons à côté de nous des délégués venant de toute la France. Ils ont souvent les mêmes objectifs, mais des mentalités très différentes » (Notre vie de métallos batignollais…, op. cit., p. 59).

    23 Wagner A.-C., Vers une Europe syndicale ? – Une enquête sur la Confédération européenne des syndicats, Paris, éditions du Croquant, 2005.

    Auteur

    • Christophe Patillon
      Animateur-chercheur, Centre d’histoire du travail de Nantes
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    1 Des sociologues nantais (Joëlle Deniot, Jacky Réault) ont travaillé sur cette entreprise dans les années 1970-1980. En avril 2007, le Centre d’histoire du travail a publié un livre écrit par une trentaine d’anciens salariés de l’entreprise : Notre vie de métallos batignollais de 1918 à nos jours – Evocation chronologique de la vie d’une usine et de ses travailleurs, Nantes, CHT, 2007.

    2 Archives du CHT, CGT-BAT 10.

    3 Compte rendu du CE du 21 février 1957. L’information fait suite à une note de la direction qu’un délégué syndical lui demande de commenter. Nous ne disposons pas de cette note.

    4 Compte rendu du CE du 21 mars 1957 : « Les graphiques de chargement ont été remaniés suivant le principe de ceux des usines SFAC. »

    5 Archives CHT, CGT-BAT 10.

    6 Nous avons consulté pour ce travail les archives des Unions Métaux CGT et CFDT, ainsi que les archives de leurs sections syndicales aux Batignolles. Nous ne disposons pas des archives de la section syndicale CGT-FO des Batignolles (dans les archives de l’UD CGT-FO ne sont conservés que trois numéros du bulletin d’entreprise de la section, sortis au premier semestre 1963).

    7 Archives CHT, CFDT Mx (N) 189-1408 ; CGT-BAT 2.

    8 Archives CHT, CFDT Mx (N) 5.

    9 Archives CHT, CFDT Mx (N) 90.

    10 Archives CHT, CFDT Mx (N) 90.

    11 Archives CHT, CFDT Mx (N) 46.

    12 Archives CHT, CFDT Mx (N) 46.

    13 Archives CHT, CGT-BAT 10.

    14 Archives CHT, CGT-BAT 10. Lors de la réunion du CE du 28 novembre 1963, un délégué CGT « s’étonne de ce que notre appartenance au groupe Schneider qui compte des personnalités influentes, n’assure pas une activité suffisante [à l’entreprise] ».

    15 Archives CHT, CFDT Mx (N) 190 et 191.

    16 Georgi F. (dir.), L’Autogestion, la dernière utopie ?, Paris, Publications de la Sorbonne, 2003.

    17 Archives CHT, CGT-BAT 2 : une lettre ouverte de la CGT à la direction le 22 janvier 1968 souligne que la fusion de 1963 « s’est traduite par 345 licenciements et autres entre 1963 et 1967 ».

    18 Archives CHT, CGT-BAT 2 : un tapuscrit de la CGT, datant vraisemblablement de 1975, fait un bilan très sombre des 15 dernières années de l’entreprise. Il y est écrit que « c’est à partir de 1963, année de l’absorption de Batignolles par la SFAC, qu’ont commencé les véritables difficultés d’emplois à [l’usine de] Nantes […]. L’usine de Nantes s’est inscrite dans la stratégie d’un grand groupe […] avec toutes les conséquences que cela suppose […]. La stratégie d’ensemble du groupe l’amène à procéder à des mouvements de restructuration, [au] développement de la sous-traitance ».

    19 Voir le livre de Le Crom J.-P., L’introuvable démocratie salariale – Le droit à la représentation du personnel dans l’entreprise (1890-2002), Paris, Syllepse, 2003. Les extraits de la revue Droit social cités plus bas en sont issus.

    20 Archives CHT, CGT-BAT 10.

    21 Voir Le Crom J.-P., op. cit., p. 109.

    22 Paul Halloin, ancien délégué CFDT de l’entreprise, écrit ainsi : « [Au CCE] nous avons à côté de nous des délégués venant de toute la France. Ils ont souvent les mêmes objectifs, mais des mentalités très différentes » (Notre vie de métallos batignollais…, op. cit., p. 59).

    23 Wagner A.-C., Vers une Europe syndicale ? – Une enquête sur la Confédération européenne des syndicats, Paris, éditions du Croquant, 2005.

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    Patillon, C. (2010). Le syndicalisme face aux fusions d’entreprises. In L. Jalabert & C. Patillon (éds.), Mouvements ouvriers et crise industrielle. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/books.pur.104979
    Patillon, Christophe. « Le syndicalisme face aux fusions d’entreprises ». In Mouvements ouvriers et crise industrielle, édité par Laurent Jalabert et Christophe Patillon. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2010. doi:10.4000/books.pur.104979.
    Patillon, Christophe. « Le syndicalisme face aux fusions d’entreprises ». Mouvements ouvriers et crise industrielle, édité par Laurent Jalabert et Christophe Patillon, Presses universitaires de Rennes, 2010, https://doi.org/10.4000/books.pur.104979.

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    Jalabert, L., & Patillon, C. (éds.). (2010). Mouvements ouvriers et crise industrielle. Rennes: Presses universitaires de Rennes. https://doi.org/10.4000/books.pur.104937
    Jalabert, Laurent, et Christophe Patillon, éd. Mouvements ouvriers et crise industrielle. Rennes: Presses universitaires de Rennes, 2010. doi:10.4000/books.pur.104937.
    Jalabert, Laurent, et Christophe Patillon, éditeurs. Mouvements ouvriers et crise industrielle. Presses universitaires de Rennes, 2010, https://doi.org/10.4000/books.pur.104937.
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