• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16479 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16479 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires de Perpignan
  • ›
  • Études
  • ›
  • Le souci de l’au-delà
  • ›
  • Introduction
  • Presses universitaires de Perpignan
  • Presses universitaires de Perpignan
    Presses universitaires de Perpignan
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Les buts de l’étudeLa zone d’étudeRépartition des actes dans l’espace et dans le temps Notes de bas de page

    Le souci de l’au-delà

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Introduction

    p. 11-25

    Texte intégral Les buts de l’étudeLa zone d’étudeRépartition des actes dans l’espace et dans le temps Notes de bas de page

    Texte intégral

    Les buts de l’étude

    1Les testaments médiévaux ont fait l’objet de nombreuses publications, ceux des grands personnages (archevêques, évêques, nobles) dès le XVIIIe siècle avec la collection Doat, ceux du menu peuple au XIXe siècle et de nos jours, avec les travaux, par exemple, d’Alexandre Tuetey, de Marguerite Gonon.

    2L’exploitation de ces actes s’est effectuée sous divers angles. Le droit testamentaire a été étudié par Roger Aubenas, Georges Boyer, Henri Auffroy, Louis de Charrin, Paul Ourliac, pour n’en citer que quelques-uns.

    3Plus récemment, les années soixante, si l’on excepte le travail pionnier de Robert Boutruche, ont vu se multiplier les travaux relatifs aux attitudes collectives que révèlent ces documents, essentiellement le comportement face à la mort, les formes populaires de la piété1 ; Marguerite Gonon a ainsi étudié la vie religieuse en Forez, Robert Folz en Franche-Comté. Ces travaux se sont développés par la suite, Jean Lartigaut s’est intéressé aux honneurs funèbres et aux legs pieux à Figeac, Marie-Thérèse Lorcin a remarquablement exploité les testaments de la région lyonnaise et Jacques Chiffoleau ceux du Comtat Venaissin2.

    4Nous avons voulu, à partir des 2 050 testaments de la période 1300-1450 conservés en Toulousain3, étudier à la fois la pratique testamentaire, sans envisager toutefois le conflit entre les trois droits (coutumier, canon et romain) puisqu’il ne s’agit pas d’une thèse de droit, la mort et ses rites et enfin la vie religieuse (dévotions, pratiques).

    5Nous avons complété la source testamentaire par l’utilisation des statuts synodaux, des manuels de confesseurs, des enquêtes d’inquisiteurs, des statuts de confréries. Nous n’avons pas étudié la pédagogie de la mort, sa prédication4. Nous avons vu ce qui était alors publié (en 1984) quant aux sources iconographiques5. Nous avons fait appel à l’anthropologie historique en ce qui concerne les rites funéraires (essentiellement les enquêtes des folkloristes du XIXe siècle et les travaux actuels des ethnologues6) et aux sources archéologiques.

    6Nous avons choisi de nous intéresser essentiellement à l’aspect religieux du testament mais beaucoup d’autres éléments méritaient d’être étudiés : la composition de la famille, la transmission du patrimoine (que nous évoquons rapidement). Marie-Thérèse Lorcin a traité par l’informatique toutes ces données, obtenant des résultats précis en matière de structures familiales et de pratiques successorales.

    7Une étude de la richesse des testateurs pourrait être tentée à partir des constitutions de dots, des inventaires après décès et du montant des legs pieux et profanes, nous l’avons à peine esquissée ; la composition du patrimoine de certaines familles et son évolution au fil du temps pourraient même être étudiées (legs de bijoux, de meubles, de terres, inventaires après décès). Les productions agricoles apparaissent aussi par le biais des legs de grains, de bétail, les constitutions de pension pour les veuves, les inventaires7.

    8Notre source documentaire présente des limites : le testament, cela a été dit souvent, est un miroir, mais « un miroir déformant »8.

    9Nous devons tenir compte de l’existence d’un moule juridique dans lequel doivent se couler les dispositions prises, du rôle du notaire qui par ses questions oriente le disposant. Disposant que nous rencontrons généralement à l’heure de sa mort, quand il est temps pour lui de préparer son salut, mais comment a-t-il vécu ? A-t-il pratiqué sérieusement ou a-t-il été négligent toute sa vie et ne fait-il un léger effort final que pour éviter autant que possible les peines du Purgatoire ? Nous pouvons supposer que les manifestations de piété sont plus vives dans le testament qu’elles ne l’ont été tout au long de la vie du testateur. Peut-être même sont-elles d’autant plus fortes que celui-ci a été plus négligent...

    10Des non-dits, des silences sont propres à ce type d’acte. En effet, n’apparaît pas -ou guère- tout ce qui concerne l’instant du trépas, sa prise en charge par l’entourage du défunt, la présence du mort sous son toit ; d’autres éléments sont rarement mentionnés : le déroulement des funérailles, par exemple. Célèbre-t-on une messe corps présent ce jour-là ? Offre-t-on un repas funèbre ? Comment expliquer, dans certains documents, l’absence de tout legs pieux ?

    11Passe-t-on sous silence tout ce qui est coutumier ? Le testateur s’en remettrait à sa famille et à la communauté pour tout ce qui est habituel ? Il peut considérer aussi que tout ce qui est liturgie est l’affaire du prêtre et renoncer à formuler un souhait particulier ou bien attendre les derniers instants pour tester « verbo » comme il en a le droit et rajouter quelque demande de messes. Des donations, des constitutions de rentes, de simples contrats oraux ont pu être passés avec des clercs, antérieurement au testament, en échange de célébrations ; rien de tout cela n’est rappelé dans les actes.

    12Le testament reste cependant, malgré ces lacunes, une véritable mine de renseignements : toute une série de données peuvent être exploitées ; les legs aux hôpitaux permettent de dresser des cartes du réseau d’assistance, de noter créations, disparitions ; les dons aux confréries permettent de juger de leur influence sur la population ; leurs vocables ainsi que ceux des chapelles et des luminaires montrent quels sont les intercesseurs préférés du peuple. Même si le testament se fait généralement en accord avec la coutume locale, si les dispositions prises doivent être conformes à ce que souhaitent l’Église et la communauté, le testateur reste libre de privilégier telle ou telle église, de choisir tel Ordre Mendiant plutôt que tel autre pour recevoir son cadavre... Nous pouvons donc noter quels sont ses intermédiaires favoris.

    13Le testament nous permet d’apprécier les nombreux changements se produisant entre 1300 et 1450 dans la représentation de l’Au-delà (avec l’émergence du Purgatoire), dans les gestes jugés les plus efficaces pour assurer son salut ; des pratiques sont remplacées par d’autres, sous l’influence des clercs9 : la demande de messes, par exemple, progresse alors que disparaît l’idée de croisade.

    14La prudence s’impose tout de même : la disparition d’une pratique dans les testaments ne veut pas forcément dire que celle-ci n’existe plus, peut-être l’omet-on car elle est devenue coutumière. Ainsi, le pèlerinage à grande distance semble régresser au début du XVe siècle, pourtant des documents épiscopaux attestent qu’il se fait toujours et que les pèlerinages locaux connaissent une très grande affluence10 ; peut-être ne repère-t-on plus les départs pour les sanctuaires lointains parce que, la pratique testamentaire se vulgarisant, on n’attend plus le voyage périlleux pour songer à disposer de ses biens.

    15Ces réserves faites, les testaments provenant d’horizons sociaux très différents nous semblent aussi valables comme témoins d’une mentalité collective que les écrits des litterati ou la production artistique de l’époque.

    16Notre étude portant essentiellement sur l’aspect religieux des testaments n’a pas le mérite de la nouveauté mais, comme les testaments recueillis proviennent pour un quart d’entre eux, de villages, les testateurs des campagnes n’apparaissant guère dans les dernières études importantes (si ce n’est ceux du Forez et du Lyonnais)11, il nous a semblé intéressant de comparer leur comportement (et par là même leurs croyances) avec celui des citadins, de noter si l’effort des clercs pour réprimer les déviations et promouvoir les cultes nouveaux a porté d’abord sur les campagnes ou sur les villes.

    17Nous avons utilisé cette démarche comparative tant à l’intérieur de notre champ d’enquête (entre villes et campagnes, entre les différentes régions de notre espace) que hors des pays toulousains. En effet, nous voulions voir si le comportement des habitants d’une région marquée peu de temps auparavant par le catharisme et théoriquement reprise très fermement en mains par l’Église était semblable à celui de fidèles d’autres secteurs géographiques, plus orthodoxes, situés même au cœur de la Chrétienté.

    18Les testaments du Toulousain reproduisent-ils les modes de pensée attribuées au Moyen Âge finissant : explosion de l’affectivité, de l’irrationnel et surtout, lié aux pestes, aux guerres, à la crise économique et au Grand Schisme, développement d’un pessimisme macabre ? A-t-on toujours dans cette région une mort apprivoisée telle celle dont parle Philippe Ariès (la mort avertit, le mourant prend alors ses dispositions et meurt entouré de ses proches ; la mort est acceptée, prise en charge collectivement) ou bien peut-on y appliquer la thèse de Jacques Chiffoleau concernant le Comtat Venaissin ?

    19Dans cette région, l’automne du Moyen Âge apparaît comme « un bouleversement des pratiques rituelles, une large déchirure des pensées et des croyances »12. Le testateur est alors obsédé par la mort car il est devenu orphelin, perdant ses patres, ne bénéficiant plus des rites funéraires anciens, à cause des crises démographiques et de l’urbanisation. En ville, le deuil n’est plus conduit selon les règles normales : il n’y a pas de parents autour de l’agonisant, pas d’ancêtres au cimetière pour l’accueillir ; le mort est orphelin, « son narcissisme s’exaspère dans les cortèges funéraires »13 et pour quelques-uns, le corps devient un objet macabre alors que dans les campagnes, les solidarités entre vivants et morts se maintiennent, les rites de séparation s’effectuent de façon traditionnelle.

    20« La grande mélancolie de la fin du Moyen Âge serait une protestation inconsciente, non pas devant l’horreur de la mort, mais devant la solitude et l’abandon où la crise a trop vite et trop radicalement jetés les citadins des XIVe et XVe siècles »14. « La messe devient le Viatique essentiel car elle est désormais le seul support des échanges entre les deux mondes puisque les relations traditionnelles qui unissaient les morts aux vivants sont interrompues ou bouleversées »15.

    21La dévotion à la Vierge, le culte des saints, le culte des âmes du Purgatoire sont les moyens de retrouver une famille dans l’Au-delà... L’Église s’adapterait à ces transformations sociales et mentales en proposant ces nouveaux cultes, en christianisant la mort, en contrôlant les relations entre vivants et défunts par l’institution de messes pour les morts, d’autels du Purgatoire.

    22Les laïcs transforment cependant dévotions et croyances, introduisant les « logiques comptables et cumulatives dans les pratiques dévotionnelles »16, additionnant intercesseurs, messes, pauvres et c’est, pour Jacques Chiffoleau, en partie pour raccourcir le temps Purgatoire, en partie pour répondre à une angoisse liée à la parte des patres17.

    23Les testateurs du Toulousain se comportent-ils de la même façon et, si oui, peut-on avancer ce type d’explication psychanalytique ?

    LA ZONE D’ETUDE : CROQUIS DE SITUATION

    Image 1000000000000344000003D4531500BAA337CBC2.jpg

    La zone d’étude

    24Les dispositions de dernière volonté que nous étudions proviennent de 211 localités situées au cœur de ce que Roger Brunet appelle « les campagnes toulousaines »18 Ce secteur, faisant à peu près cent dix kilomètres d’ouest en est et quatre-vingt-dix du nord au sud, comprend Toulouse et les villages proches19, la vicomté de Caraman, le Lauragais, le Castrais et le Lautrécois20.

    25Les limites est et sud de cette zone sont dues à l’absence de documents. Nous aurions aimé inclure dans notre étude le piedmont pyrénéen, ariégeois ou audois, où subsistent au début du XIVe siècle de nombreuses croyances hétérodoxes, malheureusement les Archives départementales de l’Aude ne fournissent pas de séries testamentaires en dehors du Lauragais oriental (sauf quelques actes concernant Lagrasse, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Fanjeaux) ; les Archives départementales de l’Ariège ne recèlent qu’une quinzaine de testaments, exception faite de la localité de Mazères pour laquelle nous avons trente-deux actes du XIVe siècle21.

    26Les limites nord et ouest sont volontairement choisies, des localités telles Saint-Sulpice-la-Pointe et Roquemaure ayant déjà été étudiées quant à la pratique testamentaire22. Nous n’avons pas repris les actes les concernant.

    27Notre zone d’étude ne connaît pas d’unité politique : des fiefs importants (tels la vicomté de Lautrec, la vicomté de Castres) ou médiocres y subsistent ; judiciairement, elle dépend des sénéchaussées de Toulouse et de Carcassonne ; plusieurs diocèses se la partagent : ceux de Castres, Albi, Pamiers, Narbonne, Carcassonne et depuis 1317, ceux de Saint-Papoul, Rieux, Mirepoix, Lavaur créés aux dépens de l’évêché de Toulouse devenu archevêché.

    28La seule unité est d’ordre économique, bien que certains secteurs comme le Lautrécois soient moins urbanisés que des zones de passage telles le Lauragais ou la vallée de la Garonne. Dans toute la région, malgré les facilités de circulation offertes par la Garonne et ses affluents, par le seuil de Naurouze, les échanges sont aux XIVe et XVe siècles, « médiocres, morcelés et déficitaires »23 : le Toulousain n’est pas situé sur les grands axes économiques, le trajet Montpellier-Cahors est à ce moment-là beaucoup plus actif que l’axe Narbonne-Toulouse24, il n’existe pas non plus de courant Nord-Sud important25.

    29Les activités essentielles de la région sont d’ordre agricole (polyculture à base céréalière) ou reposent sur des ressources naturelles (tuileries, poteries). Quelques petites villes drapantes : Revel, Soreze, Castelnaudary, Alzonne, Villepinte, Fanjeaux, Caraman organisent marchés ou foires de médiocre importance (les plus notables sont celles de Castelnaudary et d’Avignonet). En définitive, d’après Philippe Wolff, l’économie de la région est alors « stagnante à brefs accidents »26, les capitaux circulent peu, l’argent est rare27.

    30Cela se décèle dans nos actes : peu de grandes fortunes, même à Toulouse, s’y manifestent ; les dons pour le salut de l’âme sont rarement importants ; les testateurs sont très souvent de modestes laboureurs, artisans ou commerçants. De petits « capitalistes » de village peuvent apparaître là où se cultive le pastel (Lauragais essentiellement), ils ont assez d’argent pour constituer des stocks importants, prêtent sur gages28. Hormis quelques exceptions, les plus grosses fortunes sont celles de nobles propriétaires terriens ou de juristes29, le commerçant toulousain enrichi ne songe d’ailleurs qu’à se transformer en noble vivant du revenu de ses domaines30.

    31Le peuplement de la région n’a guère été étudié ou de façon peu convaincante, sauf en ce qui concerne Toulouse, Castres et Lautrec31. Toulouse compte 30 000 habitants au moins vers 1335 ; après la peste de 1348 et les retours successifs de l’épidémie, ils ne sont plus, peut-être, que 20 000 vers 1450 ; Castres totalise 9 350 habitants environ vers 1340-1349 et Lautrec 4 000 à 5 000 en 1338. Nous n’avons pas de renseignements précis pour les autres localités, sinon des relevés de feux fiscaux qui ne sont guère utilisables en matière démographique. La jugerie de Lauragais compte ainsi 7 147 feux en 1370, 2 008 en 1387- 1388, le Lautrécois 2 400 feux en 1360, 2 480 en 1390. Un état des feux fiscaux du diocèse de Saint-Papoul, de 1394, indique 203 feux pour Castelnaudary et quelques dizaines pour les villages voisins32. Si ces feux étaient des feux « allumants », en utilisant un coefficient de 4,5 habitants par feu, la ville de Castelnaudary compterait moins de mille habitants. Si, comme à Toulouse, près de la moitié des feux réels n’apparaissent pas33, elle atteindrait presque les 2 000 habitants34. Il n’existe aucune source démographique pour le Lauragais occidental et les villages proches de Toulouse.

    Répartition des actes dans l’espace et dans le temps

    32La plupart des actes proviennent de Toulouse et sa banlieue, du Lauragais et du Lautrécois, donc de l’archevêché de Toulouse, des diocèses de Saint-Papoul et de Castres ; les diocèses de Rieux, Pamiers, Mirepoix, Lavaur n’en fournissent que quelques dizaines ; ceux de Narbonne, Carcassonne, Albi en donnent moins de dix35.

    33La masse documentaire n’est pas fonction de la taille des localités. Nous avons une trentaine ou une quarantaine de testaments pour des villages tels Castelmaurou ou des bourgades comme Roquesérière ou Mazères ; d’autres bourgades, comme Montgiscard ou Cintegabelle fournissent plus d’une centaine d’actes. Par contre, il ne subsiste pour Fanjeaux, petite ville36 pourvue d’un couvent de Mendiants, qu’une cinquantaine de testaments. Revel, autre petite ville, ne nous laisse qu’un acte de 1404, placé dans un registre de Lavaur37 (un registre de la ville conservé aux Archives départementales de l’Aude ne contient pas le moindre testament)38. Deux cités épiscopales, Castres et Lavaur, fournissent respectivement vingt-trois et neuf testaments ; de Saint-Papoul, autre ville épiscopale, il ne reste pas un seul acte. Nous ne disposons que de 530 testaments toulousains39.

    34La répartition des testaments est aussi fort inégale dans le temps : 4,2 % des actes sont antérieurs à 1359, 38,2 % compris entre 1360 et 1389, 12,3 % compris entre 1390 et 1419, enfin 45,3 % compris entre 1420 et 1450.

    35Bourgades et villes fournissent généralement des testaments échelonnés entre 1300 et 1450, devenant de plus en plus nombreux à partir de 1380, nous avons donc des séries, même si elles ne sont pas toujours très fournies, ce qui permet de noter s’il y a évolution ou non dans les pratiques religieuses. Pour quelques localités, les actes sont regroupés sur une dizaine d’années ce qui nous donne un instantané, une « photographie » des formes de piété ; c’est le cas de Castelmaurou : 40 testaments entre 1383 et 139440, de Roquesérière : 28 testaments de 1350 à 136641, de Mazères : 31 testaments de 1349 à 136042.

    36Le faible nombre d’actes s’explique en partie par le manque de développement de la pratique, au moins pour le début du XIVe siècle, par l’existence de nombreux nichils qui n’ayant presque rien à léguer ne testaient pas ou ne le faisaient qu’oralement, par la mortalité ou la fuite des notaires en temps d’épidémie43. Ainsi, la Peste Noire de 1348 ne se traduit pas par un gonflement des testaments, en effet, nous disposons d’un registre de Lautrec correspondant à cette période (alors qu’il y avait quatorze notaires en activité à Lautrec à cette date)44 mais il ne renferme que deux actes testamentaires postérieurs à la peste. Le microfilm de minutes notariales de Mazères allant de 1327 à 1360 ne contient pas le moindre testament datant de 1348 ; seuls quelques actes isolés concernant Fanjeaux sont parvenus jusqu’à nous.

    37C’est surtout la mauvaise conservation des registres notariaux qui explique ces chiffres peu élevés. Alors que la moindre bourgade possédait son ou ses notaires45, que les villes en comptaient plusieurs dizaines, pour Toulouse subsistent les registres (en tout ou partie) de 71 notaires pour la période considérée, ce qui est extrêmement peu, vu le nombre de tabellions en activité. En effet, nous disposons de livres matricules réalisés lors des prestations de serment devant les capitouls ; du 28 décembre 1357 à novembre 1422, 1 284 nouveaux notaires sont créés, soit près de vingt par an ; en 1405, par exemple, 99 notaires officient46.

    38Les incendies accidentels ou intentionnels ont détruit ces archives notariales : à Toulouse, l’un d’eux est allumé par les troupes du comte de Foix en 1359 ; au printemps 1408, c’est la rue des Changes et ses environs qui sont détruits (nous avons retrouvé un acte mentionnant que le testament d’un certain Bertrand Boeri a brûlé dans l’étude d’un notaire de cette rue, lors de cet incendie)47. En octobre 1442 et au printemps 1443, un quart de la ville est incendié ; en 1463, la destruction est presque totale48. Montgiscard, Castelnaudary, le Mas-Saintes-Puelles sont incendiés en 1355 par le Prince Noir. Il suffit que disparaisse un registre pour que la documentation fasse défaut pour 30 ans, s’il s’agit d’un village.

    39Une autre source de disparition d’actes est le décès d’un notaire : que deviennent ses papiers dans ce cas ? Nous disposons de nombreux testaments de tabellions ; un seul, Pierre More, de Montgiscard, semble avoir choisi un successeur, son neveu et collègue de travail, Jean Duranti, qui doit « protéger et gouverner » les filles de son oncle et leurs biens et loger dans l’étude où ils travaillent tous les deux49.

    40Peut-être existait-il des mesures municipales de conservation, comme c’était le cas à Marseille dès la fin du XIIe siècle, mais, dans cette ville même, elles étaient généralement peu observées50.

    41Nous allons tout d’abord voir comment se présentent les actes parvenus jusqu’à nous.

    Image 10000000000003C80000030C1597FBEBCC76FE25.jpg
    Image 10000000000003BC000003001B8CB41EAD9CAA1F.jpg

    Notes de bas de page

    1 C’est-à-dire les pratiques religieuses de la foule (l’ensemble des laïcs). Voir Mollat (M.), Les formes populaires de la piété au Moyen Âge, in Actes du 99e congrès national des Sociétés Savantes, Besançon, 1974, La piété populaire au Moyen Âge, Bulletin philologique et historique, tome I, 1977, pp. 7-25 ; Vauchez (A.), La piété populaire à l’époque médiévale, état des travaux et position des problèmes, in La piété populaire au Moyen Âge, pp. 27-42 ; Boglioni (P.), La culture populaire au Moyen Âge, thèmes et problèmes, in La culture populaire au Moyen Âge, étude présentées au 4e colloque de l’Institut d’Études Médiévales de l’Université de Montréal, 1979, pp. 11-37.

    2 Pour plus de détails, cf. la bibliographie, p. 645 et suiv.

    3 Cf. la carte p. 24.

    4 Depuis la soutenance de cette thèse ont étés publiés divers articles sur ce thème. Voir Alexandre-Bidon (D.), Apprendre à vivre : l’enseignement de la mort aux enfants, in À réveiller les morts, la mort au quotidien dans l’Occident médiéval, Lyon, 1993, pp. 31- 41 ; Berlioz (J.) et Ribaucourt (C.), Mors est timenda. Morts, morts et mourants dans la prédication médiévale. L’exemple de l’alphabet des récits d’Arnold de Liège (début XIVe siècle), ibidem. Deux maîtrises ont été soutenues à l’Université de Toulouse-Le Mirail, sous la direction de Michelle Foumié, sur la prédication dans le Midi de la France : Donnadieu (I.), La prédication méridionale à la fin du Moyen Âge d’après le manuscrit anonyme des sermons de Merville, 1992, dactylographié et Lavène (B.), La prédication méridionale à la fin du Moyen Âge d’après le manuscrit 50 de la Bibliothèque municipale de Rodez, 1991, dactylographié.

    5 Depuis ont paru plusieurs articles de D. Alexandre-Bidon que nous avons réinséré dans notre travail.

    6 Daniel Fabre et son équipe de l’École des Hautes Études.

    7 Nous traitons un peu cela dans L’équipement de la cuisine en Toulousain à la fin du Moyen Âge, in Archéologie du Midi médiéval, à paraître.

    8 Chiffoleau (J.), La comptabilité de l’Au-delà : les hommes, la mort et la religion dans la région d’Avignon à la fin du Moyen Âge, École française de Rome, 1980, p. 32.

    9 À moins que ceux-ci n’adaptent leur pastorale aux croyances qu’ils ne peuvent déraciner.

    10 Cf. le paragraphe : les pèlerinages, p. 291 et suiv.

    11 Travaux de Marguerite Gonon et de Marie-Thérèse Lorcin.

    12 Chiffoleau (J.), La comptabilité..., op. cit., p. 429.

    13 Ibid, p. 431, développement de « pompes funèbres flamboyantes ».

    14 Ibidem, p. 432.

    15 Ibidem, p. 433.

    16 Ibidem, p. 434.

    17 Ibidem, p. 435.

    18 Brunet (R), Les campagnes toulousaines, étude géographique, Toulouse, 1965.

    19 Villages du gardiage et de la viguerie essentiellement, mais aussi de la temporalité de l’archevêque et de la judicature de Villelongue. Pour simplifier, nous parlerons toujours par la suite de gardiage et viguerie.

    20 Cf. les cartes p. 17 et p. 24.

    21 Ces minutes notariales ont été déposées aux Archives Nationales, les Archives départementales de l’Ariège disposent d’un microfilm 1 Mi 2 R 20, ZZ1-200 à 202.

    22 Voir Bastard-Foumié (M.), Mentalités religieuses aux confins du Toulousain et de l’Albigeois, in Annales du Midi, tome LXXXV, 1973, p. 267-287 et Wolff (Ph.) La mort à Roquemaure (Tarn), 1337-1340, in Gaillac et pays tarnais, actes du XXXIe congrès de la Fédération des Sociétés Académiques et Savantes Languedoc-Pyrénées-Gascogne, 1976, pp. 19-28. Une partie des testaments toulousains a été étudiée par M.S. Nucé de Lamothe in Piété et charité publique à Toulouse de la fin du XIIIe au milieu du XVe siècle d’après les testaments, mémoire de maîtrise, Toulouse, 1961, dactylographié.
    Les conclusions en sont reprises, sous le même titre, in Annales du Midi, tome LXXVI, 1964, n° 1, pp. 5-53 (elle a utilisé 457 actes pour la période 1300-1450, nous en avons retrouvé 530).

    23 Wolff (Ph.), Commerces et marchands de Toulouse, (vers 1350 vers 1450), Paris, Plon, 1954, p. 430.

    24 Ibidem, p. 180.

    25 Ibidem, p. 159.

    26 Ibidem, p. 430.

    27 Pour plus de détails voir l’ouvrage de Ph. Wolff, Commerces et marchands..., op. cit. et aussi l’article de Ramière de Fortanier (A.), Enquête sur les péages du Lauragais jusqu’à la première moitié du XIVe siècle in Carcassonne et sa région, Actes du congrès de la Fédération des Sociétés Savantes de Languedoc, Carcassonne, 1968, pp. 207-222.

    28 Les testaments font parfois état de vente ou d’achat de coques de pastel. Sur le rôle du pastel, voir Caster (G), Le commerce du pastel et de l’épicerie à Toulouse de 1450 environ à 1561, Toulouse, Privat, 1962.

    29 Cf. le chapitre : sociologie des testateurs, p. 77 et suiv.

    30 Wolff (Ph.), Commerces et marchands..., op. cit., pp. 573-576, (famille des Ysalguier).

    31 Tous les chiffres sont extraits de Vergez-Vicat-Tissané (Ch.), Bibliographie critique des travaux relatifs à la démographie du Languedoc au Moyen Âge, thèse de 3e cycle, Toulouse, 1978. Pour plus de détails, voir : pour Toulouse : Wolff (Ph.), Commerces et marchands..., op. cit. ; pour Castres : Hue (N.), Population et fortunes castraises à la fin du XIVe siècle, D.E.S., Toulouse, 1955 ; pour Lautrec : Zalmen ben Nathan (Ph.), Aspects économiques et sociaux du pouvoir public de l’Albigeois médiéval, La vicomté de Lautrec aux XIIIe et XIVe siècles, Thèse de 3e cycle, Toulouse, 1981.

    32 Bloch (C.), Les communautés et la population du diocèse de Saint-Papoul (Aude), en 1394, in Bulletin de la Société Languedocienne de géographie, tome XVIII, 1895, pp. 468-473.

    33 Cf. Wolff (Ph.), Commerces..., op., cit., p. 72.

    34 Nous avons effectué depuis quelques recherches sur cette ville à la fin du XVe siècle, la population est alors d’au moins 2500 personnes ; elle devait être un peu plus faible fin XIVe – début XVe siècle.

    35 Cf. la carte p. 24. Pour l’exploitation des documents nous avons regroupé ces testaments, cf. la carte p. 25.

    36 Quand nous ne connaissons pas le chiffre de leur population, nous donnons l’appellation ville, faute de mieux, aux localités pourvues de couvents de Mendiants.

    37 A.D.T., fonds Lafage et Cambefort 134, f° 34 v°, 1404.

    38 A. D.A., 3E 10 952.

    39 C’est la même chose dans les autres régions, hormis le Comtat Venaissin ; M.-Th. Lorcin n’a, pour Lyon, entre 1300 et 1510 que 1145 testaments pour une population de 20 000 à 40 000 habitants, Vivre et mourir en Lyonnais à la fin du Moyen Âge, Paris, C.N.R.S., p. 6.

    40 Registre 101 H 102, de Pierre Garroti, notaire de Toulouse demeurant à Castelmaurou.

    41 Registres 3E 9150 et 3E 9151 aux A.D.H.G. ; section II, don Cabié 1891 : III E 487 et 3E 488 aux A.D.T. Ces registres sont ceux du notaire Étienne Vidal.

    42 A.D. Ariège, 1 Mi R 20 ZZ1, 200 à 202.

    43 Voir en annexe la répartition des testaments par décennies et par secteurs, p. 563 et suiv.

    44 Zalmen ben Nathan (Ph.), Aspects économiques..., op. cit., p. 116.

    45 À Mazerolles par exemple : A.D.A., H 560 n° 9 ; à Fendeille : A.D.A.+ H10, 1392 ; à Villepinte A.D.A., H 343, n° 2 ; à Lasbordes : A.D.A., 3E 9450, f° 15 v°, etc.

    46 Rey (J.L.), Élude sur les notaires toulousains aux XIVe et XVe siècles, mémoire de maîtrise, Toulouse, 1973. Voir aussi Marandet (M.-C.), Approche d’un milieu social : le notariat en midi toulousain aux XIVe et XVe siècles, in Visages du notariat dans l’histoire du Midi toulousain (XIVe- XIXe siècles), Etudes réunies et présentées par J.-L. Laffont, Presses Universitaires du Mirail, 1992, pp. 81-115.

    47 A.D.H.G., 101 H 112, en vrac, 1408. On doit remettre en forme ce testament pour les motifs susdits.

    48 Pour tout cela voir Wolff (Ph.), Commerces..., op. cit., pp. 88-89 et 114 ; en plus des malheurs du temps, se posent bien sûr les problèmes de conservation aux époques modernes et contemporaines.

    49 A.D.H.G., 3E 10 135, f° 4 v° 1 1449.

    50 Aubenas (R.), Le testament en Provence dans l’ancien droit, thèse de droit, Aix, Roubaud éd., 1927, pp. 10-11.

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Cette publication numérique est issue d’un traitement automatique par reconnaissance optique de caractères.

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Les monarchies espagnole et française au temps de leur affrontement

    Les monarchies espagnole et française au temps de leur affrontement

    Milieu XVIe siècle - 1714. Synthèse et documents

    Jean-Pierre Dedieu, Gilbert Larguier et Jean-Paul Le Flem

    2001

    Figures du passeur

    Figures du passeur

    Paul Carmignani (dir.)

    2002

    Contribution à l’étude de la notion de revenus en droit privé

    Contribution à l’étude de la notion de revenus en droit privé

    Sébastien Robinne

    2003

    Le parler « melandjao » des immigrés de langue espagnole en Roussillon

    Le parler « melandjao » des immigrés de langue espagnole en Roussillon

    Christian Lagarde

    1996

    Le métier de la politique sous la IIIe République

    Le métier de la politique sous la IIIe République

    Yves Billard

    2003

    Le discours sur les « langues d’Espagne »

    Le discours sur les « langues d’Espagne »

    Christian Lagarde (dir.)

    2009

    « Nicolas Le Floch », le Tableau de Paris de Jean-François Parot

    « Nicolas Le Floch », le Tableau de Paris de Jean-François Parot

    Pascale Arizmendi

    2010

    L’écran bleu

    L’écran bleu

    La représentation des ouvriers dans le cinéma français

    Michel Cadé

    2004

    L’avenir des langues anciennes

    L’avenir des langues anciennes

    Repenser les humanités classiques

    Olivier Rimbault

    2011

    La désorganisation

    La désorganisation

    Contribution à l’élaboration d’une théorie de la désorganisation en droit de l’entreprise

    Muriel Texier

    2006

    Le Livre Vert de Pierre de la Jugie

    Le Livre Vert de Pierre de la Jugie

    Une image de la fortune des archevêques de Narbonne au XIVe siècle. Étude d’une seigneurie

    Marie-Laure Jalabert

    2009

    Les territoires du sport entre politiques et pratiques

    Les territoires du sport entre politiques et pratiques

    David Giband et Jean-Marc Holz (dir.)

    2007

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Les monarchies espagnole et française au temps de leur affrontement

    Les monarchies espagnole et française au temps de leur affrontement

    Milieu XVIe siècle - 1714. Synthèse et documents

    Jean-Pierre Dedieu, Gilbert Larguier et Jean-Paul Le Flem

    2001

    Figures du passeur

    Figures du passeur

    Paul Carmignani (dir.)

    2002

    Contribution à l’étude de la notion de revenus en droit privé

    Contribution à l’étude de la notion de revenus en droit privé

    Sébastien Robinne

    2003

    Le parler « melandjao » des immigrés de langue espagnole en Roussillon

    Le parler « melandjao » des immigrés de langue espagnole en Roussillon

    Christian Lagarde

    1996

    Le métier de la politique sous la IIIe République

    Le métier de la politique sous la IIIe République

    Yves Billard

    2003

    Le discours sur les « langues d’Espagne »

    Le discours sur les « langues d’Espagne »

    Christian Lagarde (dir.)

    2009

    « Nicolas Le Floch », le Tableau de Paris de Jean-François Parot

    « Nicolas Le Floch », le Tableau de Paris de Jean-François Parot

    Pascale Arizmendi

    2010

    L’écran bleu

    L’écran bleu

    La représentation des ouvriers dans le cinéma français

    Michel Cadé

    2004

    L’avenir des langues anciennes

    L’avenir des langues anciennes

    Repenser les humanités classiques

    Olivier Rimbault

    2011

    La désorganisation

    La désorganisation

    Contribution à l’élaboration d’une théorie de la désorganisation en droit de l’entreprise

    Muriel Texier

    2006

    Le Livre Vert de Pierre de la Jugie

    Le Livre Vert de Pierre de la Jugie

    Une image de la fortune des archevêques de Narbonne au XIVe siècle. Étude d’une seigneurie

    Marie-Laure Jalabert

    2009

    Les territoires du sport entre politiques et pratiques

    Les territoires du sport entre politiques et pratiques

    David Giband et Jean-Marc Holz (dir.)

    2007

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    Presses universitaires de Perpignan
    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    • lcdpu.fr
    ePub / PDF

    1 C’est-à-dire les pratiques religieuses de la foule (l’ensemble des laïcs). Voir Mollat (M.), Les formes populaires de la piété au Moyen Âge, in Actes du 99e congrès national des Sociétés Savantes, Besançon, 1974, La piété populaire au Moyen Âge, Bulletin philologique et historique, tome I, 1977, pp. 7-25 ; Vauchez (A.), La piété populaire à l’époque médiévale, état des travaux et position des problèmes, in La piété populaire au Moyen Âge, pp. 27-42 ; Boglioni (P.), La culture populaire au Moyen Âge, thèmes et problèmes, in La culture populaire au Moyen Âge, étude présentées au 4e colloque de l’Institut d’Études Médiévales de l’Université de Montréal, 1979, pp. 11-37.

    2 Pour plus de détails, cf. la bibliographie, p. 645 et suiv.

    3 Cf. la carte p. 24.

    4 Depuis la soutenance de cette thèse ont étés publiés divers articles sur ce thème. Voir Alexandre-Bidon (D.), Apprendre à vivre : l’enseignement de la mort aux enfants, in À réveiller les morts, la mort au quotidien dans l’Occident médiéval, Lyon, 1993, pp. 31- 41 ; Berlioz (J.) et Ribaucourt (C.), Mors est timenda. Morts, morts et mourants dans la prédication médiévale. L’exemple de l’alphabet des récits d’Arnold de Liège (début XIVe siècle), ibidem. Deux maîtrises ont été soutenues à l’Université de Toulouse-Le Mirail, sous la direction de Michelle Foumié, sur la prédication dans le Midi de la France : Donnadieu (I.), La prédication méridionale à la fin du Moyen Âge d’après le manuscrit anonyme des sermons de Merville, 1992, dactylographié et Lavène (B.), La prédication méridionale à la fin du Moyen Âge d’après le manuscrit 50 de la Bibliothèque municipale de Rodez, 1991, dactylographié.

    5 Depuis ont paru plusieurs articles de D. Alexandre-Bidon que nous avons réinséré dans notre travail.

    6 Daniel Fabre et son équipe de l’École des Hautes Études.

    7 Nous traitons un peu cela dans L’équipement de la cuisine en Toulousain à la fin du Moyen Âge, in Archéologie du Midi médiéval, à paraître.

    8 Chiffoleau (J.), La comptabilité de l’Au-delà : les hommes, la mort et la religion dans la région d’Avignon à la fin du Moyen Âge, École française de Rome, 1980, p. 32.

    9 À moins que ceux-ci n’adaptent leur pastorale aux croyances qu’ils ne peuvent déraciner.

    10 Cf. le paragraphe : les pèlerinages, p. 291 et suiv.

    11 Travaux de Marguerite Gonon et de Marie-Thérèse Lorcin.

    12 Chiffoleau (J.), La comptabilité..., op. cit., p. 429.

    13 Ibid, p. 431, développement de « pompes funèbres flamboyantes ».

    14 Ibidem, p. 432.

    15 Ibidem, p. 433.

    16 Ibidem, p. 434.

    17 Ibidem, p. 435.

    18 Brunet (R), Les campagnes toulousaines, étude géographique, Toulouse, 1965.

    19 Villages du gardiage et de la viguerie essentiellement, mais aussi de la temporalité de l’archevêque et de la judicature de Villelongue. Pour simplifier, nous parlerons toujours par la suite de gardiage et viguerie.

    20 Cf. les cartes p. 17 et p. 24.

    21 Ces minutes notariales ont été déposées aux Archives Nationales, les Archives départementales de l’Ariège disposent d’un microfilm 1 Mi 2 R 20, ZZ1-200 à 202.

    22 Voir Bastard-Foumié (M.), Mentalités religieuses aux confins du Toulousain et de l’Albigeois, in Annales du Midi, tome LXXXV, 1973, p. 267-287 et Wolff (Ph.) La mort à Roquemaure (Tarn), 1337-1340, in Gaillac et pays tarnais, actes du XXXIe congrès de la Fédération des Sociétés Académiques et Savantes Languedoc-Pyrénées-Gascogne, 1976, pp. 19-28. Une partie des testaments toulousains a été étudiée par M.S. Nucé de Lamothe in Piété et charité publique à Toulouse de la fin du XIIIe au milieu du XVe siècle d’après les testaments, mémoire de maîtrise, Toulouse, 1961, dactylographié.
    Les conclusions en sont reprises, sous le même titre, in Annales du Midi, tome LXXVI, 1964, n° 1, pp. 5-53 (elle a utilisé 457 actes pour la période 1300-1450, nous en avons retrouvé 530).

    23 Wolff (Ph.), Commerces et marchands de Toulouse, (vers 1350 vers 1450), Paris, Plon, 1954, p. 430.

    24 Ibidem, p. 180.

    25 Ibidem, p. 159.

    26 Ibidem, p. 430.

    27 Pour plus de détails voir l’ouvrage de Ph. Wolff, Commerces et marchands..., op. cit. et aussi l’article de Ramière de Fortanier (A.), Enquête sur les péages du Lauragais jusqu’à la première moitié du XIVe siècle in Carcassonne et sa région, Actes du congrès de la Fédération des Sociétés Savantes de Languedoc, Carcassonne, 1968, pp. 207-222.

    28 Les testaments font parfois état de vente ou d’achat de coques de pastel. Sur le rôle du pastel, voir Caster (G), Le commerce du pastel et de l’épicerie à Toulouse de 1450 environ à 1561, Toulouse, Privat, 1962.

    29 Cf. le chapitre : sociologie des testateurs, p. 77 et suiv.

    30 Wolff (Ph.), Commerces et marchands..., op. cit., pp. 573-576, (famille des Ysalguier).

    31 Tous les chiffres sont extraits de Vergez-Vicat-Tissané (Ch.), Bibliographie critique des travaux relatifs à la démographie du Languedoc au Moyen Âge, thèse de 3e cycle, Toulouse, 1978. Pour plus de détails, voir : pour Toulouse : Wolff (Ph.), Commerces et marchands..., op. cit. ; pour Castres : Hue (N.), Population et fortunes castraises à la fin du XIVe siècle, D.E.S., Toulouse, 1955 ; pour Lautrec : Zalmen ben Nathan (Ph.), Aspects économiques et sociaux du pouvoir public de l’Albigeois médiéval, La vicomté de Lautrec aux XIIIe et XIVe siècles, Thèse de 3e cycle, Toulouse, 1981.

    32 Bloch (C.), Les communautés et la population du diocèse de Saint-Papoul (Aude), en 1394, in Bulletin de la Société Languedocienne de géographie, tome XVIII, 1895, pp. 468-473.

    33 Cf. Wolff (Ph.), Commerces..., op., cit., p. 72.

    34 Nous avons effectué depuis quelques recherches sur cette ville à la fin du XVe siècle, la population est alors d’au moins 2500 personnes ; elle devait être un peu plus faible fin XIVe – début XVe siècle.

    35 Cf. la carte p. 24. Pour l’exploitation des documents nous avons regroupé ces testaments, cf. la carte p. 25.

    36 Quand nous ne connaissons pas le chiffre de leur population, nous donnons l’appellation ville, faute de mieux, aux localités pourvues de couvents de Mendiants.

    37 A.D.T., fonds Lafage et Cambefort 134, f° 34 v°, 1404.

    38 A. D.A., 3E 10 952.

    39 C’est la même chose dans les autres régions, hormis le Comtat Venaissin ; M.-Th. Lorcin n’a, pour Lyon, entre 1300 et 1510 que 1145 testaments pour une population de 20 000 à 40 000 habitants, Vivre et mourir en Lyonnais à la fin du Moyen Âge, Paris, C.N.R.S., p. 6.

    40 Registre 101 H 102, de Pierre Garroti, notaire de Toulouse demeurant à Castelmaurou.

    41 Registres 3E 9150 et 3E 9151 aux A.D.H.G. ; section II, don Cabié 1891 : III E 487 et 3E 488 aux A.D.T. Ces registres sont ceux du notaire Étienne Vidal.

    42 A.D. Ariège, 1 Mi R 20 ZZ1, 200 à 202.

    43 Voir en annexe la répartition des testaments par décennies et par secteurs, p. 563 et suiv.

    44 Zalmen ben Nathan (Ph.), Aspects économiques..., op. cit., p. 116.

    45 À Mazerolles par exemple : A.D.A., H 560 n° 9 ; à Fendeille : A.D.A.+ H10, 1392 ; à Villepinte A.D.A., H 343, n° 2 ; à Lasbordes : A.D.A., 3E 9450, f° 15 v°, etc.

    46 Rey (J.L.), Élude sur les notaires toulousains aux XIVe et XVe siècles, mémoire de maîtrise, Toulouse, 1973. Voir aussi Marandet (M.-C.), Approche d’un milieu social : le notariat en midi toulousain aux XIVe et XVe siècles, in Visages du notariat dans l’histoire du Midi toulousain (XIVe- XIXe siècles), Etudes réunies et présentées par J.-L. Laffont, Presses Universitaires du Mirail, 1992, pp. 81-115.

    47 A.D.H.G., 101 H 112, en vrac, 1408. On doit remettre en forme ce testament pour les motifs susdits.

    48 Pour tout cela voir Wolff (Ph.), Commerces..., op. cit., pp. 88-89 et 114 ; en plus des malheurs du temps, se posent bien sûr les problèmes de conservation aux époques modernes et contemporaines.

    49 A.D.H.G., 3E 10 135, f° 4 v° 1 1449.

    50 Aubenas (R.), Le testament en Provence dans l’ancien droit, thèse de droit, Aix, Roubaud éd., 1927, pp. 10-11.

    Le souci de l’au-delà

    X Facebook Email

    Le souci de l’au-delà

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Le souci de l’au-delà

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Marandet, M.-C. (1998). Introduction. In Le souci de l’au-delà. Perpignan: Presses universitaires de Perpignan. https://doi.org/10.4000/books.pupvd.33189
    Marandet, Marie-CLaude. « Introduction ». In Le souci de l’au-delà. Perpignan: Presses universitaires de Perpignan, 1998. doi:10.4000/books.pupvd.33189.
    Marandet, Marie-CLaude. « Introduction ». Le souci de l’au-delà, Presses universitaires de Perpignan, 1998, https://doi.org/10.4000/books.pupvd.33189.

    Référence numérique du livre

    Format

    Marandet, M.-C. (1998). Le souci de l’au-delà. Perpignan: Presses universitaires de Perpignan. https://doi.org/10.4000/books.pupvd.33134
    Marandet, Marie-CLaude. Le souci de l’au-delà. Perpignan: Presses universitaires de Perpignan, 1998. doi:10.4000/books.pupvd.33134.
    Marandet, Marie-CLaude. Le souci de l’au-delà. Presses universitaires de Perpignan, 1998, https://doi.org/10.4000/books.pupvd.33134.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires de Perpignan

    Presses universitaires de Perpignan

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Flux RSS

    URL : http://pup.univ-perp.fr

    Email : pup@univ-perp.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement