Avant-propos
p. 11-19
Texte intégral
1Ce Rapport est établi au terme de la mission qui nous a été confiée en mai 1982 par M. Jean-Pierre Chevènement, ministre d’État, ministre de la Recherche et de l’Industrie.
2Avant même la constitution officielle de la mission, dès l’origine de ce projet, MM. Philippe Barret et Roger Brunet ont suivi nos travaux. Leurs conseils, leur soutien, leurs encouragements aussi furent décisifs. Tous ceux qui, dès les premiers jours, s’associèrent à nous, peuvent témoigner avec reconnaissance de cette proximité.
3Cette mission a été conduite dans les délais prescrits puisque le ministre souhaitait recevoir notre rapport à la fin du mois de septembre 1982. C’est dans ces délais que nous avons donc développé une réflexion déjà engagée au cours de réunions antérieures – celles-là mêmes qui furent à l’origine du projet de création d’un Collège international de philosophie –, ouvert une très large consultation et arrêté un ensemble de propositions. Dès la fin du mois de mai, nous avons jugé nécessaire d’associer le plus grand nombre de personnes et d’institutions à notre travail en les informant d’abord de la lettre et de l’esprit de la mission qui nous était confiée. Nous avons donc assuré toute la diffusion nécessaire à la lettre circulaire qu’il nous paraît bon de reproduire ici même :
Madame, Monsieur, Chèr(e) collègue,
Jugeant opportune la création prochaine d’un Collège international de philosophie, M. le ministre d’État, ministre de la Recherche et de la Technologie, nous a chargés d’en étudier les conditions et d’en préciser les finalités.
La nécessité de cette nouvelle institution est définie en ces termes par le ministre :
La recherche philosophique occupe aujourd’hui en France une place encore modeste, limitée à certains domaines, souvent cloisonnés, des institutions de l’Université et du CNRS.
Pourtant, la philosophie est constamment au cœur de notre tradition culturelle, elle contribue largement à son rayonnement international ; elle constitue un élément irremplaçable de notre formation intellectuelle ; elle demeure un élément nécessaire au développement des connaissances scientifiques et des productions artistiques.
À l’heure où le Gouvernement s’apprête à étendre l’étude de la philosophie dans l’enseignement secondaire, il importe que la recherche appliquée à cette discipline soit assurée des conditions et des instruments les mieux adaptés à son essor.
En particulier, la recherche et la réflexion sur les méthodes et les paradigmes scientifiques, sur les transferts entre sciences, sur les démarches communes à plusieurs sciences et les phénomènes qui apparaissent au contact de deux ou plusieurs sciences, méritent une attention plus soutenue.
Dans cette perspective, il m’apparaît opportun d’étudier les conditions de la création d’un Collège international de philosophie, centre de recherche et de formation à la recherche interscientifique, propre à favoriser les initiatives novatrices, ouvert à l’accueil des recherches et des expériences pédagogiques inédites, apte à nouer des relations organiques avec des entreprises analogues à l’étranger.
Destiné à la recherche et à la formation à la recherche, le Collège international de philosophie doit donner la priorité aux thèmes, problèmes, expériences qui ne trouvent pas encore une place légitime ou suffisante dans d’autres institutions, qu’il s’agisse de philosophie ou des rapports entre la philosophie, les sciences, les techniques et les productions artistiques.
Au-delà de la simple interdisciplinarité, il s’orientera vers de nouvelles intersections et travaillera à frayer d’autres voies entre des savoirs constitués ou cloisonnés. Pour défaire les isolements traditionnels, le Collège sera très largement ouvert, selon des modes nouveaux, aux échanges avec l’étranger.
Nous souhaitons évidemment consulter de la façon la plus attentive tous ceux et toutes celles qui, à un titre ou à un autre, sont intéressés ou concernés par ce projet. Nous tiendrons le plus grand compte des conseils et des propositions que vous voudrez bien nous adresser au sujet des statuts, des modes de fonctionnement, des grandes orientations de la recherche, des « contenus » à privilégier, des méthodes à expérimenter, des procédures d’installation et d’organisation.
Il va de soi qu’au-delà des propositions écrites que nous espérons recevoir de vous, nous envisageons également des rencontres avec quiconque souhaiterait, en son nom ou au nom d’une organisation, s’entretenir avec nous de ce projet.
En vous remerciant de votre collaboration, nous vous prions de croire à l’assurance de nos sentiments les plus cordiaux.
Pour François Châtelet, Jean-Pierre Faye, Dominique Lecourt, Jacques Derrida, chargé de coordonner les travaux de la mission.
4Cette lettre a été diffusée par voie de presse et adressée, en France et à l’étranger, au plus grand nombre de personnes et d’institutions possible. Pour la France, outre les services ministériels particulièrement intéressés, les membres des grandes institutions de recherche et d’enseignement (CNRS, Collège de France, EHESS, Écoles normales supérieures, etc.), l’Inspection générale de philosophie, les recteurs, les présidents d’université, de nombreuses UER (de philosophie et de bien d’autres disciplines), tous les enseignants de philosophie de l’enseignement secondaire, nos destinataires furent aussi des chercheurs, des artistes, des techniciens travaillant hors des institutions académiques. Il en fut de même pour l’étranger, bien que nous ne soyons pas passés (sauf pour les pays de l’Est) par les relais officiels du pays destinataire. Indépendamment des initiatives que nous avons pu prendre à partir de notre expérience et de notre connaissance du milieu international, nous avons été aidés dans cette diffusion par le directeur des Relations culturelles, M. Jacques Thibau, que nous tenons à remercier ici. Grâce à lui, tout le réseau des services culturels de France à l’étranger a pris cette diffusion en charge.
5Cette correspondance n’a pas limité notre consultation directe : nombreuses rencontres individuelles ou collectives, informelles ou plus officielles, à Paris ou en province, à l’étranger aussi, au cours de conférences dans diverses universités ou à l’occasion de colloques internationaux. Le plus souvent, ces rencontres ont eu lieu à Paris, dans les bureaux que M. Jacques Robin et le CESTA ont bien voulu mettre à notre disposition, avec un sens de l’hospitalité et des manifestations de solidarité dont nous leur restons très reconnaissants. Nous fûmes aidés dans ce travail par Mmes Mireille Cardot et Malvina Knabel. Leur tâche fut lourde. Elles s’en sont acquittées avec une lucidité et une efficacité admirables. Nous voulons leur redire ici toute notre gratitude.
6À la date où nous remettons ce Rapport, nous avons reçu plus de 750 contributions écrites. Elles sont de types divers : lettres de soutien et d’approbation (le plus souvent chaleureuse et enthousiaste), parfois de mise en garde contre tel ou tel risque, demandes d’information ou de rencontre, propositions concernant des thèmes de recherche ou des structures institutionnelles, projets pour des contrats d’association ou pour des recherches organisées. Ces projets sont tantôt schématiques, tantôt très élaborés et détaillés, de 3 à 60 pages, parfois accompagnés de publications.
7Ce n’est pas ici le lieu d’entrer dans le détail, mais, on pourra le constater (puisque nous joignons ce dossier* à notre Rapport), de telles contributions viennent aussi bien de chercheurs isolés que de représentants des institutions les plus prestigieuses, en France et à l’étranger (Angleterre, Argentine, Autriche, Belgique, Brésil, Canada, Colombie, Danemark, Égypte, Espagne, États-Unis d’Amérique, Grèce, Hollande, Inde, Israël, Italie, Japon, Maroc, Mexique, Norvège, Pologne, Portugal, République démocratique allemande, république fédérale d’Allemagne, Sénégal, Suède, Suisse, Tunisie). Qu’ils soient confortablement installés dans des universités ou des instituts de recherche, qu’ils soient au contraire isolés ou découragés devant la difficulté d’y inscrire des recherches inédites, tous nous ont paru souhaiter la création en France (plus et mieux qu’ailleurs) d’un lieu absolument nouveau, celui-là même qui est précisément annoncé par la « Lettre de mission » et dont nous essayons ici de préciser les finalités, les statuts et le potentiel.
8Étant donné la date à laquelle cette consultation a commencé (fin mai 1982), le rythme qu’elle a dû s’imposer, de nombreux projets (parmi les plus élaborés) nous parviennent encore au moment où nous achevons ce Rapport. Le processus engagé est donc appelé à se poursuivre. Si le Collège est créé, un tel mouvement ne pourra que s’amplifier durant le temps de son installation et au-delà. Nous croyons pouvoir nous en féliciter. Cela nous a paru conforme à notre mission. Dès lors en effet que nous provoquions, révélions ou faisions converger de telles recherches à la veille d’une période de dispersion et de vacances, on pouvait en prévoir l’amplification après un temps de recul et un travail de quelques mois. Elle s’accélérera encore si la création du Collège est prochainement confirmée, ce que nous nous permettons de recommander avec insistance. À lire le dossier de la mission, on pourra facilement mesurer l’immense espoir que ce projet fait naître, et par conséquent la déception qui s’ensuivrait s’il devait, pour une raison ou pour une autre, se voir abandonné ou même ajourné. Sans doute bien des problèmes importants resteront ouverts après la création du Collège. Nous pensons d’abord à ceux qui concernent la coordination éventuelle entre différentes instances de tutelle ou, par exemple, la définition des cursus et des titres. Ce dernier point est sans doute important, nous y insistons dans le Rapport, mais il n’est ni préalable ni vital, et tout l’avenir du Collège ne doit pas se régler sur lui. La plupart des recherches que nous recommandons devront, dans leur style et suivant leurs thèmes, se poursuivre à l’écart de cette préoccupation. Les cursus et les titres ne joueront qu’un rôle auxiliaire. Ils devraient être possibles pour ceux qui en ont besoin, mais nullement nécessaires à tous.
9C’est pourquoi nous suggérons de provoquer très vite une « dynamique » propre à accélérer la solution de tels problèmes. Les deux principes d’une telle dynamique sont les suivants :
- Instituer le Collège international de philosophie avant 1983 sous la forme d’une association ou fondation qui aurait pour tâche de se transformer, si possible et le plus vite possible, en établissement public suivant le schéma proposé par notre Rapport.
- En rendant publique, dès avant la fin de cette année, l’annonce d’une telle décision, donner à cette fondation toutes les garanties de viabilité, autrement dit l’assurer solennellement de sa durée et de sa stabilité par un engagement rigoureux de soutien politique et financier. Nous proposons à cet égard un plan de développement de quatre ans. Il paraît souhaitable que ce plan soit étudié et arrêté, pour toute sa durée, au moins dans ses aspects budgétaires, avant la création du Collège, avant la nomination des premiers responsables et, si possible, en accord avec ceux qui seraient à cette fin pressentis, tant pour le Conseil de réflexion que pour le Collège provisoire.
10 Il faut souhaiter que tous les problèmes soulevés par la création d’un établissement public soient résolus le plus vite possible et que cela se fasse dans la meilleure harmonie avec toutes les instances concernées, Culture, Relations extérieures, Éducation nationale (enseignements secondaire et supérieur, recherche). Comme nous l’avons fréquemment souligné, le Collège devrait pratiquer dans tous ces domaines, et avant tout dans ses rapports avec l’Éducation nationale, les échanges les plus intenses et les plus vitalisants. Toutes les inquiétudes à ce sujet seraient mal fondées ou bien feintes. On pourra le vérifier jusque dans le détail, tous les dispositifs prévus et toutes les perspectives ouvertes vont dans le sens de la coopération et de l’association confiante, notamment en ce qui concerne les cursus et les titres.
11Toutefois (et c’est pourquoi il nous semble nécessaire de ne pas attendre ou faire attendre), si les discussions avec d’autres instances ministérielles devaient se dérouler à un rythme très lent ou, ce que nous voudrions exclure, rencontrer des difficultés provisoirement insurmontables, alors le Collège devrait poursuivre néanmoins sa destinée propre. Il devrait, ce n’est qu’un exemple, préparer la définition de titres propres au Collège et s’employer à les faire valoir pour eux-mêmes et par eux-mêmes. Pour cela, le Collège offrirait, de lui-même, toutes les garanties d’évaluation qu’on est en droit d’attendre de lui (qualité des travaux ainsi sanctionnés, rigueur des critères, publicité des actes d’évaluation auxquels seraient chaque fois associés des universitaires ou des chercheurs extérieurs au Collège et dont la compétence serait incontestable). Et s’il est un jour possible de faire habiliter ces titres comme titres nationaux, la chose viendrait comme par surcroît.
12C’est pour amorcer sans retard de telles discussions que nous avions remis dès le 15 juillet le texte d’un avant-projet ou prérapport partiel. Nous le notions alors, ce document n’avait aucun caractère officiel, et rien n’y était définitivement arrêté. Il devait selon nous permettre d’engager ou de faciliter certaines mesures préliminaires à la création du Collège international de philosophie, notamment celles qui doivent faire l’objet d’une discussion minutieuse entre plusieurs instances ministérielles. Il s’agissait là d’une première étape dans notre réflexion commune et d’un ensemble d’hypothèses dont la valeur et la conséquence furent ensuite mises à l’épreuve de discussions et de consultations qui se poursuivirent dès lors sans désemparer.
13Maintenant précisé, complété, ajusté ou, sur quelques points, infléchi, cet avant-projet correspond aux deux premières parties du Rapport final.
– La première partie définit l’idée régulatrice du Collège international de philosophie, la mission générale de cette nouvelle institution ou, si l’on préfère, les concepts et les principes de sa charte. Centre de formation à la recherche et centre de recherche, le Collège fera droit à un puissant réveil de la pensée philosophique, de la pensée sur la philosophie, à un nouveau rapport du philosophique aux autres champs du savoir, de la technique et des arts. Il tendra à transformer ce rapport qui isolait la philosophie dans une sorte d’étroite impuissance institutionnelle allant souvent de pair avec sa prétention hégémonique. Le Collège favorisera les connexions entre les différentes sciences, les arts, les techniques et la philosophie. Son principe régulateur essentiel (plus facile à énoncer qu’à mettre en œuvre) sera le suivant : s’ouvrir avant tout aux recherches qui ne trouvent ni légitimité ni développement suffisant sur la carte et selon les frontières des institutions actuelles. Cette première partie justifie également les dimensions transversale, collégiale, et internationale de toutes ces recherches, qui devront aussi éviter la concentration parisienne.
– La deuxième partie esquisse une Constitution du Collège. Tirant les conséquences des principes régulateurs, elle propose un statut, des modes de fonctionnement, des formes générales d’activité, des instances de réflexion et de décision – Conseil de réflexion, Commission de la recherche, Collège proprement dit –, des modes de recrutement et des répartitions de responsabilités. Cette constitution est dominée par la forme du contrat : point de poste permanent, des contrats de durée plus ou moins longue pour toutes les recherches (de 4 à 5 ans au maximum), la plus grande souplesse et la plus grande diversité dans les associations contractuelles avec des individus ou des institutions étrangères au Collège. Aucun titre préalablement requis, mais une grande rigueur dans la sélection et l’évaluation des recherches.
14Il s’agit donc bien là de la constitution du Collège en un premier sens, celui d’une loi dont la lettre et l’esprit deviennent le recours de dernière instance pour une communauté en devenir. Mais constitution aussi en un autre sens : celui du processus après un acte fondateur. Cette deuxième partie propose aussi des procédures, des rythmes et surtout une déontologie pour l’installation du Collège. Après une année de fonctionnement provisoire, au cours de laquelle les dispositifs techniques seront mis en place, les premières recherches engagées, les appels d’offre lancés et les candidatures posées, le Collège sera régulièrement constitué et un premier plan de quatre ans engagé.
– La troisième partie (totalement inédite au regard de l’avant-projet de juillet) correspond à ce qui avait alors été annoncé. Sous le titre de Projections, elle concerne les « contenus » et le potentiel de recherches du Collège. Elle comprend elle-même 4 chapitres. Chacun d’eux est signé par l’un des quatre chargés de mission : François Châtelet, Modes d’emploi ; Jacques Derrida, Coups d’envoi ; Jean-Pierre Faye, Réseaux ; Dominique Lecourt, Dénouements.
15Cette partie n’a évidemment ni le même statut ni la même fonction que les deux précédentes. Celles-ci sont assumées et présentées en commun par l’ensemble de la mission. Elles l’engagent donc en tant que telle et nous souhaitons naturellement que, si le Collège était créé dans l’esprit de cette idée régulatrice et de cette constitution, elles engagent aussi les futurs responsables de cette institution. La troisième partie, elle, n’engage que chacun des auteurs des différents chapitres. Non qu’il s’agisse là de quatre mises en perspective individuelles ou de méditations solitaires. On pourra constater que, malgré des différences de tous ordres, comme on pouvait s’y attendre, elles se croisent et se recoupent heureusement en bien des points. Projections à tous les sens de ce mot, elles définissent des « possibles » qui ne seront pas incompatibles, bien au contraire. L’avenir décidera, dans la mise en œuvre, de leur configuration d’ensemble et de leur effective « compossibilité ». Dans l’esprit même du futur Collège, nous avons tenu à respecter l’interprétation et l’écriture de chacun d’entre nous. Mais nous avons aussi veillé à ce que ces projections ne contredisent pas l’idée régulatrice et la constitution, autrement dit ce que nous avons avancé en commun dans les deux premières parties du Rapport. Dans quelle mesure y avons-nous réussi les uns les autres ? C’est au lecteur de juger.
16Ces « projections » n’ont pu être dessinées qu’après une étude plus nourrie, une consultation plus longue et plus détaillée. Elles comportent un très grand nombre de propositions ouvertes, d’exemples, de suggestions, de recommandations quant aux contenus, thèmes, programmes et orientations prioritaires. Qu’on les considère comme un instrument de travail ou aussi bien, peut-être, comme un objet d’analyse et de discussion pour l’avenir, elles resteront à la disposition des responsables du Collège qui prendront leurs premières décisions selon les procédures prévues dans la constitution. Sous cette forme et avec cette valeur d’hypothèse, ces projections nous ont paru indispensables : elles ouvrent une discussion en tenant compte des propositions de recherche qui nous ont paru les plus riches, les plus nécessaires et les plus diverses. Elles désignent donc un potentiel immédiatement disponible. En même temps que le résultat de nos réflexions et de nos consultations1 à cette date, elles décrivent aussi les premières silhouettes du Collège.
17Le 30 septembre 1982
Notes de bas de page
1 Parmi tous ceux qui nous ont aidés de leurs conseils et de leurs suggestions, nous tenons à faire une place particulière à Jean-François Lyotard.
Notes de fin
* [NDE] Pour des raisons matérielles, nous avons dû renoncer à publier simultanément ce volumineux « dossier ». Comme on le verra, les auteurs y renvoient fréquemment, parfois globalement, parfois très précisément, en mentionnant telle ou telle « contribution » par son numéro d’archivage. Nous avons donc cru devoir conserver les notes ou passages qui réfèrent à cet ensemble de documents. À toutes fins utiles, rappelons ici qu’ils sont disponibles et consultables au Collège international de philosophie.
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Le Rapport bleu
Les sources historiques et théoriques du Collège international de philosophie
François Châtelet, Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye et al.
2019
