Repères chronologiques
p. 309-317
Texte intégral
| 1712 | Naissance de l’abbé de l’Épée. |
| 1715 | Naissance de Péreire. |
| 1742 | Naissance de l’abbé Sicard. |
| 1751 | Publication de la Lettre sur les sourds et muets à l’usage de ceux qui parlent et entendent de Diderot. |
| 1760 | Début de l’enseignement collectif à des enfants sourds par l’abbé de l’Épée. |
| 1774 | Naissance du docteur Itard. |
| 1776 | Création à Paris, de l’institution des jeunes sourds par l’abbé de l’Épée. |
| 1784 | Publication de La véritable manière d’instruire les sourds-muets par l’abbé de l’Epée. |
| 1789 | Mort de l’abbé de l’Épée le 23 décembre. À son lit de mort, des représentants de l’Assemblée nationale font la promesse de poursuivre son œuvre et de prendre en charge son institution. Le 29 décembre, le devenir de son institution est à l’ordre du jour d’une séance de l’assemblée des représentants de la commune de Paris. Nomination de l’abbé Massé (1789-1er avril 1790) par la commune de Paris, successeur provisoire de l’abbé de l’Épée. |
| 1790 | Nomination de l’abbé Sicard, directeur de l’école des jeunes sourds de Paris qui s’installe dans les locaux de l’ancien couvent des Célestins, – près de l’Arsenal et proche de la Bastille. Il dirige l’INJS de Paris jusqu’à sa mort en 1822, sauf pendant sa fuite de 1797 à 1799. Nomination de Jean de Saint-Sernin, directeur de l’école des jeunes sourds de Bordeaux à la suite de la nomination de l’abbé Sicard à la tête de l’institution de Paris. Il le demeure jusqu’en 1814, date à laquelle il fait valoir ses droits à la retraite. |
| 1791 | Création de l’INJS de Paris les 21 et le 29 juillet. Le 28 septembre, l’institution nationale des aveugles rejoint l’institution des sourds au couvent des Célestins. |
| 1792 | Publication du premier règlement de l’institution des jeunes sourds de Paris et des aveugles-nés. |
| 1793 | Création de l’INJS de Bordeaux le 12 mai. |
| 1794 | Autorisation de l’installation de l’INJS de Paris dans le séminaire de Saint-Magloire le 3 février. Le 5 avril, l’abbé Sicard et les élèves sourds s’installent dans l’ancien séminaire Saint-Magloire, locaux actuels de l’INJS de Paris. |
| 1795 | Publication de la loi du 16 nivôse an III (5 janvier) confirmant l’installation des écoliers sourds au séminaire Saint-Magloire. Publication d’un décret de la Convention en date du 5 janvier qui assimile l’institution de Bordeaux à celle de Paris. |
| 1796 | Le 24 septembre, l’école des jeunes sourds de Bordeaux s’installe rue des religieuses dans l’ancien couvent des catherinettes. |
| 1797 | M. Alhoy, est nommé directeur de l’INJS de Paris de 1797 à 1799 (18 fructidor an V au 18 brumaire an VIII) pendant la fuite de Sicard. |
| 1800 | Nomination de Jean Marc Gaspard Itard, médecin de l’INJS de Paris. Publication du règlement intérieur à l’INJS de Paris. Publication du cours d’instruction de Sicard. |
| 1801 | Premier rapport sur Victor, l’enfant sauvage de l’Aveyron par Itard. |
| 1804 | Les institutions deviennent impériales, après avoir été nationales. |
| 1805 | Premier cours d’éducation auditive du docteur Itard, avec des élèves de l’institution de Paris. Laurent Clerc devient répétiteur à l’institution de Paris. |
| 1807 | Publication du règlement de discipline de l’institution impériale des jeunes sourds de Paris le 23 mai. |
| 1808 | Publication du second rapport sur Victor, l’enfant sauvage de l’Aveyron par Itard. |
| 1814 | Henri Guilhé devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1838. |
| 1816 | Auguste Bébian devient répétiteur à la place de Laurent Clerc, parti pour les États-Unis. |
| 1818 | Introduction de la pratique de la gymnastique. Les élèves sourds de l’institution de Paris se rendent au gymnase du colonel Amoros. |
| 1819 | Auguste Bébian devient censeur des études à l’INJS de Paris. Il est le premier à occuper ce poste. Il y reste d’avril 1819 à janvier 1821. |
| 1821 | Publication du Traité des maladies de l’oreille par Itard. |
| 1822 | Mort de Sicard. Nomination le 11 mai de l’abbé Goudelin, précédemment second instituteur de l’institution de Bordeaux. Il démissionne en septembre de la même année. |
| 1823 | Nomination le 18 juillet de l’abbé Périer, précédemment directeur de l’institution de Rodez et vicaire général de Cahors, à la tête de l’institution de Paris. Il le restera jusqu’en 1827. |
| 1827 | L’abbé Borel est nommé directeur de l’institution de Paris le 30 juin en 1827, il le demeure jusqu’en 1831. Création à l’institution de Paris de la première classe de démutisation. Celle-ci est destinée à apprendre aux sourds à parler. On enseigne dans cette classe dénommée « classe d’articulation », la parole et la lecture sur les lèvres. Publication de L’enseignement des sourds-muets par le baron de Gérando. Publication de la première circulaire internationale. |
| 1828 | Mort de Victor, l’enfant sauvage de l’Aveyron. |
| 1831 | Désiré Ordinaire est nommé directeur de l’institution de Paris le 15 novembre 1831, il le demeure jusqu’en 1838. La méthode orale est appliquée dans toutes les classes. |
| 1832 | Publication du règlement de l’INJS de Paris. |
| 1834 | Tenue du premier banquet à l’occasion de l’anniversaire de l’abbé de l’Épée et début de la mobilisation des sourds autour de comités. |
| 1838 | Alphonse de Lanneau est nommé directeur de l’INJS de Paris le 19 octobre 1838, il le demeure jusqu’en 1858. Fondation de la société centrale des sourds-muets de Paris, première association de ce type, sous l’impulsion de Ferdinand Berthier, professeur sourd à l’INJS de Paris. Mort du docteur Itard. Il est créé selon ses dernières volontés, un cours appelé Itard. Cette classe fait suite à la classe d’articulation qu’il avait lui-même fondée. Ce cours sera considéré au xxe siècle comme le cours de l’élite des élèves et disparaîtra en 1968. Jean-Jacques Valade-Gabel devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1850. Les sœurs de Nevers, congrégation religieuse, sont chargées de l’instruction des jeunes filles à l’INJS de Bordeaux. |
| 1841 | Ordonnance royale du 21 février stipulant que les neuf établissements nationaux d’assistance et de bienfaisance sont administrés sous l’autorité directe du ministre de l’Intérieur assisté d’une commission consultative dont les membres sont installés le 2 juin. |
| 1846 | Construction des deux gymnases (1 pour les garçons et 1 pour les filles) non couvert à l’INJS de Paris sur propositions de Napoléon Laisné. |
| 1847 | Construction d’un établissement de bains au sein de l’institution de Paris. |
| 1848 | Garey de Monglave, membre de la commission consultative, dirige l’institution de Paris du 1er au 5 mars. |
| 1850 | Édouard Morel devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1857. |
| 1853 | Publication de De la guérison de la surdi-mutité par Prosper Ménière. |
| 1857 | Charles Robert devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1867. |
| 1858 | Volney de Col est nommé directeur de l’institution de Paris le 11 octobre 1858, il le demeure jusqu’en 1866. Il fut précédemment sous-préfet et chef de bureau au ministère de l’Intérieur. Circulaire de son excellence M. le ministre de l’Intérieur du 20 août 1858 adressée à MM. les préfets visant la mise en place de bancs pour les enfants sourds dans les classes ordinaires. Première expérience d’intégration d’élèves sourds à travers l’institutionnalisation des écoles Blanchet. |
| 1859 | Décret impérial du 11 septembre 1859 affectant l’institution de Paris à l’éducation des seuls garçons sourds et l’institution de Bordeaux à l’éducation des jeunes filles sourdes. |
| 1860 | Annexion de la Savoie à la France et classement de l’institut de Cognin (Chambéry) au nombre des établissements nationaux de bienfaisance. |
| 1866 | Léon Vaïsse est nommé directeur de l’institution nationale de Paris le 10 octobre 1866, il le demeurera jusqu’en 1872. Il fut précédemment maître ès arts de l’université de New Haven (EU), aspirant à l’institut en 1826, chargé d’enseignement en 1827, professeur de 1836 à 1850, censeur de l’institution de Paris de 1859 à 1866. Tentatives de réintroduction de l’enseignement oral. Publication de la circulaire de son excellence M. le ministre de l’Instruction publique adressée à MM. les recteurs sur l’enseignement des sourds-muets dans les écoles primaires. Construction d’un gymnase couvert à l’institution nationale de Paris. Fondation de la société de linguistique de Paris. |
| 1867 | Martin Étcheverry devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1872, date à laquelle il est nommé directeur de l’INJS de Paris. |
| 1872 | Martin Étcheverry est nommé directeur de l’institution de Paris, il le reste de 1872 à 1880. Pierre Petiniaud de Champagnac est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux en remplacement de Martin Étcheverry. |
| 1873 | Jean-Baptiste Comte de Malartic devient directeur de l’école de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1879. |
| 1874 | Entraînement du bataillon scolaire de l’institution de Paris dans la cour d’honneur de l’INJS de Paris. |
| 1878 | Premier congrès international pour l’amélioration du sort des aveugles et des sourds à Paris. Il privilégie l’usage de la parole au détriment de la langue des signes. |
| 1879 | Gustave Huriot est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le reste jusqu’en 1885. L’institut de Bordeaux opte pour la méthode « orale pure ». |
| Second congrès français pour l’amélioration du sort des sourds. Remise en cause des résolutions votées l’année précédente. | |
| 1880 | Le docteur Peyron est nommé directeur de l’institution nationale de Paris le 6 août 1880 et le demeure jusqu’en 1885. Tenu du congrès de Milan du six au onze septembre. Controverses et affrontements entre oralistes (éducation exclusive de la parole) et partisans de la langue des signes. Les oralistes l’emportent. Ce congrès sonne, pour longtemps, le glas de l’enseignement en langue des signes. Ce choix de l’oralisme s’accompagne dans les instituts nationaux d’une répression contre les enseignants sourds et entendants qui résistent. |
| 1881 | Ouverture en octobre d’un cours normal d’articulation et de lecture sur les lèvres au sein de l’institution de Paris. |
| 1882 | Ouverture en octobre d’un cours normal de méthode intuitive. |
| 1882 | Lois établissant l’instruction gratuite, laïque et obligatoire pour tous les petits français. L’article 4 de la loi établit qu’un règlement d’administration publique déterminera le moyen d’assurer l’instruction gratuite aux sourds-muets et aux aveugles. Ce projet, inscrit dans la loi, n’aboutit pas. |
| 1885 | Ernest Javal est nommé directeur de l’institution de Paris, il y reste jusqu’en 1895. Maxime Cave-Esgaris est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1896. |
| 1887 | Construction d’une des premières piscines chauffées dans un établissement d’enseignement à l’INJS de Paris. |
| 1889 | Nouveau programme d’enseignement de l’institution nationale de Paris. |
| 1890 | Fondation du musée universel des sourds-muets à l’institution des sourds-muets de Paris sous la direction de Théophile Denis (collection rassemblée depuis 1875 au sein d’une galerie : objets d’arts, tableaux, manuscrits, etc.). Publication du premier numéro du journal La gazette du sourd-muet. |
| 1892 | Expérience de chronophotographie réalisée à l’institution de Paris en vue de l’utilisation de cette technique dans l’apprentissage de la parole aux enfants sourds. |
| 1894 | Création de l’institut départemental des jeunes sourds d’Asnières. |
| 1895 | Alexandre Debax est nommé directeur de l’institution nationale de Paris le 20 avril 1895 et le demeure jusqu’en 1899. |
| 1896 | Léon Marchessou devient directeur de l’institution de Bordeaux. Il le reste deux ans. |
| 1898 | Fernand Druon est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1901. |
| 1899 | Désiré Giraud est nommé directeur de l’institution nationale de Paris, il y reste de 1899 à 1903. |
| Publication du premier numéro de la Revue de l’enseignement des sourds-muets. Création du premier club sportif silencieux. |
|
| 1901 | Émile Bourbon devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le reste jusqu’en 1910. |
| 1903 | Victor Collignon est nommé directeur de l’institution nationale de Paris, il y reste de 1903 à 1921. Création des premiers cours d’orthophonie à l’institution nationale de Paris. |
| 1905 | Transformation de la clinique otologique de l’institution de Paris en clinique oto-rhino-laryngologique. |
| 1910 | Benoît Thollon, personnalité de l’institution de Paris, est nommé inspecteur des études à l’INJS de Paris à la suite d’un vote de ses collègues professeurs. Henri Bouffard est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux ; Il le demeure jusqu’en 1918. |
| 1911 | Création du club sportif des sourds-muets de Paris, premier club omnisports silencieux. |
| 1912 | Création du laboratoire de la parole de l’institution nationale de Paris. Salon des artistes silencieux à Paris à l’occasion du bicentenaire de la naissance de l’abbé de l’Épée. |
| 1914 | Publication du premier numéro du journal Le sportsman silencieux. |
| 1916 | Rattachement du laboratoire de la parole de l’institution au laboratoire de l’école pratique des hautes études. |
| 1918 | Création de la fédération sportive des sourds-muets de France. Paul Truc devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le reste trois ans. Placé sous juridiction allemande, l’institut de jeunes sourds de Metz est classé au nombre des établissements nationaux français de bienfaisance en 1918 au terme de la Première Guerre mondiale. |
| 1921 | David Dautresme est nommé directeur de l’institution nationale de Paris, il y reste de 1921 à 1927. Georges Massol est nommé directeur de l’institution nationale de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1937. |
| 1923 | Décret du 18 décembre (JO du 22 décembre). Il stipule que les établissements nationaux d’assistance et de bienfaisance sont administrés sous l’autorité directe du ministère de l’Hygiène, de l’assistance et de la Prévoyance sociale par des directeurs assistés de commissions consultatives. |
| 1924 | Premiers jeux mondiaux silencieux à Paris et création du Comité international du sport silencieux (CISS). |
| 1927 | Maurice de Veulle est nommé directeur de l’INJS de Paris, il y reste de 1927 à 1931. |
| 1928 | Seconds jeux mondiaux silencieux à Amsterdam. |
| 1931 | Joseph Géry est nommé directeur de l’INJS de Paris, il y reste de 1931 à 1935. Troisièmes jeux mondiaux silencieux à Nuremberg. |
| 1935 | François Xéridat est nommé directeur de l’institution nationale de Paris, il y reste de 1935 à 1949. Quatrièmes jeux mondiaux silencieux à Londres. |
| 1937 | Jean Zay, ministre de l’Éducation nationale du gouvernement de Front populaire, préside avec Benoît Thollon, la distribution des prix à l’institution de Paris. On envisage alors le passage des institutions nationales du ministère de la Santé au ministère de l’Éducation nationale. Ce changement n’a pas eu lieu en raison notamment du début du conflit mondial qui a lieu quelques années plus tard. Pierre de Saint-Sauveur est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le reste trois ans. |
| 1937 | Fondation de l’association amicale des anciens élèves de l’INJS de Paris. |
| 1939 | Cinquièmes jeux mondiaux silencieux à Stockholm. |
| 1940 | Jean Lafare est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le reste le temps de la guerre. |
| 1944 | Paul Lopez devient directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le reste deux ans. |
| 1946 | Alphonse Chaigneau est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1962. |
| 1947 | Nomination d’un premier enseignant d’Éducation physique issu du corps des professeurs d’Éducation physique de l’Éducation nationale à l’INJS de Paris. |
| 1948 | Création le 16 octobre de l’association sportive de l’INJS de Paris, affiliée à l’Office du sport scolaire et universitaire (OSSU). Découvertes des transistors et miniaturisation des prothèses auditives. |
| 1949 | Louis Nermond (1949) devient directeur de l’INJS de Paris. Mort de Louis Nermond, Gabriel Jaffrès devient directeur de l’institution de Paris en 1949 et le demeure jusque 1954. Sixièmes jeux mondiaux silencieux à Copenhague (Danemark). |
| 1950 | Transformation (JO des 11 et 12 décembre) du service des « mal-parlants et des malentendants » créé en 1903 par le docteur Castex et du docteur Jouet en centre médico-pédagogique du docteur Jouet, plus particulièrement consacré à l’enseignement de la lecture labiale aux « devenus sourds ». |
| 1951 | Vote de la loi n° 51-1487 du 30 décembre prévoyant la création et la mise en place des écoles nationales de perfectionnement qui doivent accueillir des enfants et adolescents handicapés. Le Comité international sportif silencieux (CISS) est reconnu par le Comité international olympique (CIO). |
| 1952 | Fondation du centre d’audiologie infantile par le docteur René Vilenski dans le cadre de la clinique ORL de l’institut. Fondation le 30 avril du laboratoire de psychologie par la nomination de son premier directeur Pierre Oléron. |
| 1954 | Robert Colin est nommé directeur de l’INJS de Paris, il y reste de 1954 à 1968. |
| 1956 | Travaux de Borel-Maissony. Publication des annexes 24 quater le 9 mars. |
| 1957 | Huitièmes jeux mondiaux silencieux à Milan. |
| 1958 | Déménagement de l’INJS de Bordeaux dans ses actuels locaux situé à Gradignan, à huit kilomètres de Bordeaux. |
| 1960 | Décret du 20 juin transformant l’institution nationale des sourds-muets en INJS. Travaux de Stocke et nouvelle grande révolution en matière de représentation de la langue des signes après les apports de l’abbé de l’Épée. |
| 1962 | Marcel Gautié est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le demeure jusqu’en 1975. |
| 1968 | Jean Chasse est nommé directeur de l’institution de Paris, il y reste de 1968 à 1978. Mise en place d’une politique de dépistage et éducation précoce en France. |
| 1974 | Décret n° 74-355 du 26 avril relatif à l’organisation et au régime administratif et financier des instituts nationaux de jeunes sourds et de jeunes aveugles, (publié au JO du 3 mai), constitués en établissements publics nationaux à caractère administratif, et administrés sous l’autorité du ministre chargé de la Santé, par un directeur et un conseil d’administration. |
| 1975 | Loi d’orientation en faveur des personnes handicapées. Premières expériences d’intégration d’enfants sourds dans les établissements ordinaires limitrophes à l’institut par le corps enseignant de l’INJS de Paris. Lucien Ziegler devient directeur de l’INJS de Bordeaux pour deux ans. |
| 1976 | Décret du 9 août stipulant que les enfants et adolescents handicapés sont soumis à l’obligation scolaire. Les sourds peuvent devenir professeurs. L’utilisation de la langue des signes dans l’enseignement n’est plus interdite. Premiers travaux de Bernard Mottez en sociologie de la surdité. |
| 1977 | Philippe Bailly est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Il le reste jusqu’en 1982. |
| 1978 | Louis Dessaint est nommé directeur de l’INJS de Paris, il y reste de 1978 à 1981. Visite le 23 novembre à l’institut national de Paris de Simone Veil, ministre de tutelle. |
| 1979 | Création au sein de l’institut de Paris, en collaboration avec l’association nationale d’interprètes pour déficients auditifs, d’une école d’interprètes pour déficients auditifs. |
| 1980 | Développement des implantations cochléaires. |
| 1981 | Patrick Monod-Gayraud est nommé directeur de l’INJS de Paris, il y reste de 1981 à 1991. Quatorzièmes jeux mondiaux des sourds à Cologne. |
| 1983 | Christian Descorps est nommé directeur de l’INJS de Bordeaux. Publication en direction du grand public des premiers travaux de Christian Cuxac. |
| 1991 | Jean-Pierre Dabrowski est nommé directeur de l’INJS de Paris, il y reste de 1991 à 1996. Amendement Fabius. Disposition relative à la santé publique. Loi 91-73 du 18 janvier. La liberté de choix entre une communication bilingue (langue des signes et français) et une communication orale est de droit, article 33. |
| 1994 | Commémoration du bicentenaire de l’entrée des élèves dans les murs de l’actuel institut national de jeunes sourds de Paris. Publication de l’avis du conseil consultatif national d’éthique sur les implants cochléaires. |
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