Gérard et Nelly Guillard : « Je voulais protéger cette histoire parce que ce n’est pas la mienne »
Entretien réalisé le 30 octobre 2015 à Rennes
p. 81-89
Texte intégral
1 En 1981, Gérard Guillard, menuisier de profession, découvre les 130 dessins que le grand-père de son épouse, Étienne Valentin, décédé à Rennes en 1940, a réalisés pendant ses six années (1914-1919) passées sous les drapeaux. Artiste de formation, le soldat Valentin a dessiné sa guerre, des Flandres au Sud de la France en passant par la Grèce, la Macédoine, la Serbie et la Hongrie. Une guerre étrangement sans victimes : le tragique en est quasiment absent.
2 Parti sur les traces de ce grand-père, Gérard Guillard découvre alors les antécédents artistiques de la famille : le grand-père d’Étienne, Jean-Marie Valentin, sculpteur de mobilier religieux, fait partie des artistes bretons ayant marqué le xixe siècle. Son père, Alfred, était professeur de dessins. Pour mettre en valeur le patrimoine de cette famille hors du commun, naît en 2007 l’association « Mémoire et art : génération Valentin », avec un site web dédié 1.
3 Q : À part le site web de l’association, où peut-on voir les croquis du soldat Valentin ?
4Gérard Guillard : Nous exposons à Bitola, anciennement Monastir, au Sud de la Macédoine, depuis 2004. Monastir était sur la ligne de front où se trouvait le soldat Valentin. Il y a un grand cimetière militaire français là-bas, et des enseignants de Basse-Normandie ont eu connaissance de l’activité de notre association, en 2008. Depuis on est resté en relation et les échanges sont nombreux. Il y a eu des carnets du soldat édités par des lycéens de Lisieux (lycée Paul Cornu). Nous travaillons avec la coopération Basse-Normandie/Macédoine, c’est cela notre point fort. L’année dernière, il y a eu l’inauguration à Bitola d’une stèle en hommage au soldat Valentin. C’était un moment très, très fort, parce que ce sont des lycéens de Mondeville (lycée Jules Verne) qui l’ont faite. Cette stèle a été inaugurée en présence des lycéens de Vire (lycée Jean Mermoz) et de Bitola (lycée Josip Tito), et de Madame l’ambassadrice Auer.
5Q : Le soldat Valentin intéresse donc les Macédoniens ?
6GG : À ce jour, le soldat est plus connu là-bas qu’ici. Il y a plus d’articles en Macédoine sur le soldat Valentin que chez nous. Il y a deux, trois articles, que j’ai dû faire traduire. Ici, quand on demande à exposer, c’est toujours non. Là-bas, on expose depuis 2004. Ils m’ont encore demandé des dessins. Il n’y a pas si longtemps, j’ai envoyé des croquis à l’ambassade de France à Skopje, et cela va être exposé dans le nouveau musée en cours de construction. Avant, c’était juste une pièce dans le logement du gardien.
7 Q : Avec des originaux ou des reproductions ?
8GG : Avec des photos numérisées.
9 Q : Vous prêtez volontiers les croquis pour des expositions ?
10GG : Quand c’est seulement un croquis, je donne. Mais si ce sont plusieurs croquis, c’est seulement contre un don à notre association ou un travail de mémoire. La Macédoine m’a récemment demandé deux croquis d’un village qui s’appelle Brod – c’est un village que le soldat Valentin a dessiné. Ils veulent écrire un livre, et comme ils ne sont pas riches, je leur ai donné les croquis.
11 Q : Ces croquis sont donc un témoignage très important…
12GG : Le soldat Valentin a connu beaucoup de choses. Faire un parcours pareil, des Flandres, Verdun et compagnie, plus la Macédoine, la Grèce, la Serbie et la Hongrie, il n’y en a pas beaucoup qui l’ont fait. C’est impressionnant, quand on voit la barrière des langues, la chaleur, les moustiques, tout ce que vous voulez. Mon épouse et moi avons refait tout ce trajet, de la Marne à la Macédoine, et on a photographié les lieux dessinés par Valentin.
13 Q : Avez-vous été consulter des archives en bibliothèque ou dans les services d’archives, pour vous aider ?
14GG : À l’époque, quand j’ai commencé les recherches, vers 1996, les Journaux des marches et opérations (JMO) n’étaient pas numérisés. J’ai dû aller au service historique de la défense, trois ou quatre fois peut-être, pour les consulter.
15Nelly Guillard : C’était à Vincennes. Tu y passais une journée entière.
16GG : Je passais la journée entière. La première fois, ils m’ont mal orienté : ils m’ont envoyé sur le 115e régiment d’artillerie lourde et après, j’ai vu que c’était une erreur, ce n’était pas le bon régiment. Mais quand on arrive au service historique, on a droit à trois cartons par jour et il y avait trois cartons sur le 115e régiment de l’artillerie de Lourdes… Donc, j’ai perdu ma journée : j’ai passé une journée enfermé, à feuilleter. Je me disais : ce n’est pas cela, ce n’est pas possible. Et après cela, j’ai reçu sa fiche matricule : 32e régiment d’artillerie de Fontainebleau. Donc, il a fallu tout recommencer.
17 Q : Pour aller à Vincennes, il vous fallait prendre le train…
18NG : Oui, c’était des frais.
19GG : Je passais une journée ou deux à Paris. J’y allais l’hiver, au mois de novembre.
20 Q : Vous étiez encore en activité ?
21GG : Tout à fait, c’est pour ça que j’ai commencé tout doucement. Je suis allé voir mon beau-père un jour pour lui dire : « Vous savez, dans deux ans, c’est le 80e anniversaire de l’Armistice2, est-ce que cela serait possible de faire quelque chose ? » Il a dit : « Oui bien sûr. » Et c’est là où j’ai photographié tous les dessins que m’avait montrés mon beau-père, et puis j’ai commencé à bosser dessus. Mais cela prenait beaucoup de temps, car rien n’avait encore été fait, aucune recherche n’avait été effectuée. On n’était pas prêts à cette époque.
22 Q : Votre premier but était de faire connaître ces dessins ?
23GG : C’était de faire une exposition, qui a été créée d’ailleurs en 1999, avec de grandes photos, de grands cadres, presque 5 kilos chacun. C’était du solide.
24 Q : Ici, à Rennes ?
25GG : Oui, à Saint-Jacques-de-la-Lande, on a exposé une première fois. Et c’est là que la présidente ou la secrétaire générale de l’association des Poilus d’Orient s’est déplacée. Elle a remarqué les croquis. Elle est venue chez nous, a sélectionné une partie des dessins et c’est de là qu’ils sont partis, en 2004, vers la Macédoine.
26 Q : Comment en êtes-vous venu ensuite à faire un site Internet ?
27GG : Le premier site, c’est ma fille qui l’a fait. Et puis un jour, l’hébergement est devenu payant et nous, avec 6000 euros de déficit – car l’association tient une comptabilité –, on a dit : pas possible, on ne paye pas. C’est pour cela que j’ai créé le site avec Google3. Pour le moment, c’est gratuit.
28 Q : Est-ce que vous suivez l’audience du site ?
29GG : Oui.
30 Q : Combien cela peut représenter comme visites ?
31GG : On ne peut pas dire qu’il marche beaucoup. Ce sont deux, trois visites par jour, entre quelques minutes et quelques secondes, quelque fois jusqu’à 15 à 20 minutes. Il y a des gens qui restent quand même 15 à 20 minutes dessus… peut-être parce qu’il y a un diaporama de quelques minutes – en plus, avec une faute d’orthographe, mais ce n’est pas grave, je ne suis pas un expert. Il y a des visites qui viennent du monde entier.
32 Q : Les 130 croquis sont sur le site ou seulement certains ?
33GG : Certains.
34 Q : Une dizaine ?
35GG : Oh oui, largement, largement.
36 Q : Que représentent ces croquis ?
37GG : La collection est partagée en trois parties : 30 % de dessins de guerre, 30 % pendant la guerre de sujets non militaires, et 30 % de vie civile, ce qui fait 65 à 70 croquis dans chaque catégorie.
38 Q : Vous écrivez sur la première page du site : le soldat Valentin a dessiné « une guerre sans drame ».
39GG : Sans victime.
40NG : Oui, c’est étonnant parce que souvent les dessins réalisés par des Poilus représentent des cadavres, des barbelés… C’est bien sûr triste et poignant. Alors que mon grand-père n’a pas voulu, je suppose, transcrire ce côté tragique par le biais du dessin. Mon père l’a peu connu ; il avait 17 ans lorsqu’il est décédé. Nous avons très peu d’éléments sur sa vie et son caractère. De sa vie de soldat, il ne parla jamais. D’après les rares relations entretenues avec son père, celui-ci en a retenu un caractère ombrageux, parlant peu. J’aurais bien aimé relater son histoire mais ayant peu d’éléments sur celle-ci, c’était quasiment impossible pour moi. Je ne peux pas inventer. Pour sa mémoire, il me semble que cela aurait été dommage.
41Q : Aujourd’hui continuez-vous à alimenter le site ?
42GG : Il ne bouge pas beaucoup. Je me disais : il faudrait que je le remanie, mais c’est un travail, je commence à vieillir aussi, et j’ai commencé très tard l’Internet, en 2007. Alors vous voyez, j’ai appris tout seul. Quand on a créé le diaporama, cela a été beaucoup de travail. C’était quand même 400 photos : pas facile, pour ma petite tête. Ce n’était pas facile.
43 Q : Quels sont les lieux du web que vous visitez autour de la Grande Guerre ?
44GG : Celui que je préfère, c’est Facebook. Il y a beaucoup de pages qui ont été créées sur la Grande Guerre. J’en suis pour ma part une dizaine.
45 Q : Qu’y faites-vous ?
46GG : Sur Facebook, on communique, on poste nos images – des croquis du soldat Valentin –, s’il y a un thème qui nous correspond, un événement, mais sans beaucoup de commentaires puisque l’association a par ailleurs un site Internet. Je ne veux pas rajouter de trop. C’est pour nous faire connaître surtout. Là, je vais plutôt lire les articles des uns et des autres, voir ce que font les autres, et puis rajouter une petite image. Et puis, pour la protéger, je marque toujours « Génération Valentin » dessus. C’est marqué au milieu de la photo, ou presque, pour que ça soit peu exploitable.
47 Q : Avec quelle régularité allez-vous sur Facebook ?
48GG : Facebook, c’est tous les jours.
49 Q : Est ce qu’il y a des réactions, des commentaires à vos publications ?
50GG : Oui, cela arrive, il y en a qui marquent « J’aime », tout simplement. Parfois il y a un petit commentaire. Il y a également un site en Bretagne, En Envor4, qui poste des articles sur un peu tout, mais un petit peu sur la guerre de 14-18. Un site belge aussi, je ne sais pas comment il s’appelle, un site sur Gallipoli dans les Dardanelles, sur le Front d’Orient et on essaye de mettre des petites photos de temps en temps.
51 Q : Que ces sites soient tenus par des personnes privées ou des institutions, est-ce important pour vous ?
52GG : Non, pas du tout. Je ne fais pas tellement la différence. J’imagine que c’est tenu par des personnes et groupes privés, car on peut poster nos images, nos commentaires, ce qu’on veut.
53Q : Et le forum Page 14-18, c’est un lieu important pour vous ?
54GG : Je n’aime pas. J’y vais, mais je n’aime pas.
55 Q : Pour quelles raisons ?
56GG : Au début de mes recherches – comme le soldat Valentin n’a pas écrit son histoire, il a juste dessiné – il me manquait des étapes. Entre Nîmes et Salonique, je ne savais pas par où il était passé. Beaucoup de soldats sont partis par Marseille, mais lui ce n’était pas du tout le cas, car ses croquis, c’était Nîmes, Saint-Raphaël, La Napoule. Cela veut dire qu’il allait plus vers l’Est. Et par le biais du forum Pages 14-18, j’ai appris que le soldat avait traversé l’Italie, à cause des bombes, parce que la mer était complètement minée. Donc : l’Italie puis, de Tarente à Itéa, en bateau.
57 Q : C’était dans quelles années ?
58GG : C’est déjà loin, c’était en 2009. Moi je suis internaute depuis 2007, c’est tout. Avant, je ne savais même pas ce que c’était l’ordinateur. Donc j’ai appris tout cela. Au départ, c’était un peu brouillon.
59 Q : Vous avez donc posé une question sur le forum… Vous vous êtes d’abord inscrit ?
60GG : Oui, avec pour pseudonyme le nom de ma rue.
61 Q : Comment le forum vous a-t-il renseigné ?
62GG : On m’a envoyé le passage d’un livre d’un soldat italien, qui habitait en France, volontaire pour aller là-bas, où il décrit tout son périple. Comme les dates tombaient à peu près bien, à quelques semaines près, j’en ai déduit qu’il avait traversé toute l’Italie.
63 Q : À part les questions que vous posez, est-ce que vous avez une autre activité sur le forum, est-ce que vous participez ?
64GG : Oui, tout à fait, je regarde les questions qui sont posées, et si cela me convient, j’ouvre ; et puis, à l’occasion, je mets une petite image et cela s’arrête là.
65 Q : Le croquis va permettre de documenter ou de répondre à une question précise ?
66GG : Oui, c’est pour démontrer. Par exemple, il y a un article que j’ai vu ce matin sur le forum, c’était sur les zouaves. Je voulais envoyer une petite image de zouave, que le soldat Valentin avait rencontré et puis dessiné ; et comme j’ai vu que cela tournait mal sur le forum, qu’il y avait des insultes et compagnie, je n’ai rien fait.
67Q : Est-ce que vous avez été souvent témoin de ces échanges qui tournent mal ?
68GG : J’ai été victime d’insultes d’historiens, c’est pour cela qu’à une époque j’ai tout enlevé – tous les croquis que j’avais publiés. Parce que les gens qui s’occupent du forum, ce sont des maîtres. Ils savaient que notre association avait beaucoup de choses. Ils voulaient qu’on partage plus. J’ai dit : “Non, j’enlève tout”. Et pendant 4 à 5 ans, je ne suis pas allé sur le site.
69 Q : Ils vous ont reproché de ne pas publier tous les croquis.
70GG : Il y a eu quelque chose… J’ai peut-être été maladroit. On m’a donné lors d’une exposition un extrait de journal sur le général Franchet d’Espèrey, et je l’ai publié sur le forum. On m’a demandé aussitôt d’où cela venait. J’ai dit : “Je n’en sais rien, c’est un don, je ne vais pas marquer l’auteur, je ne le connais pas”. Et puis, il y a eu des insultes et tout cela.
71 Q : Ils vous ont reproché de ne pas avoir indiqué la source ?
72GG : Cela, d’une part. Et d’autre part, que je n’en mettais pas assez, et que j’en demandais trop.
73 Q : On vous donne, mais il faut donner, c’est cela ?
74GG : C’est possible, mais je n’étais pas prêt à donner. Aujourd’hui on pourrait donner plus. Lorsque je poste une image, j’ai comme l’impression qu’il y a une censure à mon encontre, car mes messages sont rarement commentés sur ce forum.
75 Q : Pour quelles raisons ?
76GG : Parce que j’étais un jeune internaute d’une part. Je ne savais pas trop comment cela marchait. Je voulais protéger cette histoire parce que ce n’est pas la mienne, c’est celle de mon épouse. Donc je ne voulais pas que cela aille trop loin. Aujourd’hui, puisque je peux mettre « Génération Valentin » dessus, en plein milieu de la photo, il n’y a pas de problème – il y a moins de problème.
77 Q : Est-ce que les modérateurs du forum sont intervenus ?
78GG : C’était un modérateur qui m’a écrit cela.
79 Q : En message privé ou en message public ?
80GG : Non public, public. Il y a une rubrique dans le forum intitulée « Qui est qui ? », donc j’ai répondu qui j’étais : moi, j’étais menuisier. Bon, l’histoire et la menuiserie, si on veut, on change nos outils, mais on n’a pas les mêmes valeurs.
81Q : Ce qui veut dire que les échanges sont quand même parfois vifs sur le forum.
82GG : Oui, parce que je l’ai encore vu ce matin.
83 Q : Quelle est votre activité aujourd’hui sur le forum Pages 14 – 18 ?
84GG : Je n’y vais pas souvent parce que, comme je vous le disais, ce n’est pas si vivant que Facebook, déjà d’une part. C’est beaucoup de questions et des gens qui répondent. Oui, il y a des gens qui posent des questions. Beaucoup, beaucoup posent des questions. Plus qu’ils ne donnent en retour. Nous, aujourd’hui, on donne plus qu’on ne pose de question. Mais je peux dire qu’il y a des bons articles. L’autre jour je suis allé poster un dessin de femme réalisé par le soldat Valentin, car il y avait toute une page sur les femmes durant la Grande Guerre ; la page ne dit pas tout bien sûr, mais il y a beaucoup à apprendre dessus. C’est très, très intéressant sur les femmes de l’époque.
85 Q : Pourquoi ne posez-vous plus de questions sur le forum ?
86GG : Parce que maintenant je pense qu’on a fait le tour. On ne fait jamais le tour, mais on a bien progressé, on est allé partout pour ainsi dire.
87 Q : Partout : c’est-à-dire le long du trajet du soldat Valentin ?
88GG : Oui, tous les croquis sont presque à jour.
89 Q : Tous les lieux ont été retrouvés.
90GG : Oui, mais beaucoup de choses ont disparu. À Salonique, avec le tremblement de terre en 1978, toutes les vieilles maisons sont parties. Verdun, il ne reste plus rien, bien sûr. Le Chemin des Dames, c’est pareil ; on trouve encore quelques éléments, on trouve les grottes, un pont, mais les villages ne sont plus là, et c’est passionnant de refaire tout ce circuit. Par contre, dans les Balkans on a eu de bonnes surprises en découvrant des lieux dessinés encore intacts ou presque.
91 Q : Vous arrive-t-il de consulter des archives de la Grande Guerre numérisées sur le web ? Sur des bibliothèques numériques comme Gallica, L’Argonnaute ou Mémoire des hommes par exemple ?
92GG : Gallica pas beaucoup, sauf s’il y a quelqu’un d’autre qui poste un article sur Facebook ou sur le forum, alors je vais voir quand même. Disons qu’il faut qu’il y ait un lien vers Gallica pour que je consulte, parce que je ne vais pas sur Gallica. Je trouve cela un peu brouillon et je ne sais pas comment chercher sur Gallica. Il faut peut-être rentrer un mot-clé, je ne sais pas. Je ne me suis pas arrêté là-dessus, je suis un petit internaute.
93Q : Vous est-il arrivé de tomber sur des documents intéressants et de les télécharger ?
94GG : Je vais voir, mais je ne prends pas de documents, parce que je ne veux pas mélanger l’histoire du soldat Valentin avec les autres, vous comprenez. Sauf dans le diaporama, on a rajouté quelques cartes postales que nous avons – la plupart que j’ai achetées dans les braderies, j’ai des cartes postales de Nîmes ou de Verdun ou de Belgique –, j’en ai peut-être également pioché une ou deux sur des sites, mais pas énormément, parce que je ne veux pas mélanger deux parcours. Pour le reste, ce sont nos photos et les dessins du soldat.
95 Q : Vous auriez peur qu’il y ait une espèce de confusion ?
96GG : Oui, c’est le soldat Valentin que je mets en valeur, ce n’est pas les documents des autres. Mais cela n’empêche, j’ai peut-être une quinzaine de cartes postales, en plus de nos 300 photos. Ce n’est pas beaucoup, mais cela permet de dire qu’on ne ment pas.
Notes de bas de page
1 https://sites.google.com/site/generationvalentinfr/home/Art-et-Grande-guerre-14-18 [consulté le 12 juin 2018].
2 Le 11 novembre 1998 (NDE).
3 https://sites.google.com/site/generationvalentinfr/home/Art-et-Grande-guerre-14-18 [consulté le 12 juin 2018].
4 http://enenvor.fr [consulté le 12 juin 2018].
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