• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16501 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16501 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires de Provence
  • ›
  • Hors collection
  • ›
  • La guerre et les fortifications du Haut-...
  • ›
  • Seconde partie. Les travaux dans les châ...
  • ›
  • Les commanditaires
  • Presses universitaires de Provence
  • Presses universitaires de Provence
    Presses universitaires de Provence
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral Les constructions du dauphin Les constructions de l’archevêque d’Embrun Les constructions de l’évêque de Gap Notes de bas de page

    La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Les commanditaires

    p. 151-162

    Texte intégral Les constructions du dauphin Regard sur Château-Queyras… Les constructions de l’archevêque d’Embrun Les constructions de l’évêque de Gap Notes de bas de page

    Texte intégral

    Les constructions du dauphin

    1Le dauphin, d’une part, l’évêque de Gap et l’archevêque d’Embrun, d’autre part, sont les principaux commanditaires de fortifications en Haut-Dauphiné. À l’origine des châteaux où résident leurs représentants, ces seigneurs suivent attentivement les chantiers, entretiennent plus ou moins régulièrement ces châteaux qu’ils agrandissent quand ils le peuvent et dont ils augmentent les systèmes défensifs en cas de nécessité. C’est ce qui va être étudié dans les chapitres qui suivent, d’abord avec l’exemple du dauphin.

    2Avant le transport du Dauphiné à la couronne de France en 1349, le dauphin Humbert II propose ses possessions au pape Benoît XII en 1338. Parmi les donations apparaissent le Briançonnais et le marquisat de Césanne1, situés sur les frontières orientales du Dauphiné. Afin d’évaluer l’ensemble de ses terres, le dauphin réalise une grande enquête à travers laquelle est mis en avant le bon état général des châteaux2. « Situation, état des fortifications, hauteur et épaisseur des murs, dimensions des bâtiments, périmètres des remparts, état des fossés et défenses, salles et dépendances, bâtiments de service » sont les considérations particulièrement précises qu’indiquent systématiquement les enquêtes du Grésivaudan, comme le souligne C. Mazard dans son analyse3.

    3Bien informé grâce aux résultats de ces enquêtes – qui n’ont pas été suivies de la vente immédiate du Dauphiné – le dauphin est donc le principal commanditaire des travaux de mise en défense, sur les injonctions des gouverneurs successifs – principalement de Raoul de Louppy (1361-1369) – et des capitaines. Ceux-ci peuvent également engager des réparations dans les châteaux les plus menacés comme c’est le cas du capitaine du Briançonnais qui ordonne la construction des échiffes du château de Bois-des-Ayes (Italie) en 13624. Dans ses coseigneuries, le dauphin engage très rarement la mise en défense des châteaux avant 1368 : et pour cause, avant cette date, il se heurte assez fréquemment aux coseigneurs locaux. C’est le cas à Savines en 1358 quand le bailli de l’Embrunais, Jean Galon, préconise de nombreuses réparations au fort afin que les habitants puissent s’y réfugier à la première alerte. Il s’oppose alors au coseigneur Guigues de Savines, le seul à posséder de tels pouvoirs mais qui refuse pourtant de commencer les travaux dans un château qu’il juge lui-même peu sécurisé5 !

    4Voici quelques constantes observées dans les plans de masse des châteaux delphinaux. Tout d’abord, même en montagne, l’installation du château sur un éperon ou sur un relief ne suffit pas à le défendre. À Château-Dauphin (Italie) par exemple, il est nécessaire de creuser le substrat rocheux et de niveler le terrain pour asseoir les fondations des murs6. D’après les visites réalisées en 1339, soit quelques années seulement avant le passage des Provençaux, tous les châteaux delphinaux sont constitués de la salle, de la chapelle castrale, du donjon et des bâtiments de service, tous protégés derrière une ou plusieurs enceintes maçonnées (receptum)7. La hauteur de ces murailles est très variable, de 2 toises (Queyrières, La Bâtie-du-Pont) à 8 toises – seulement sur une partie de l’enceinte du château de Bardonnèche (Tableau 11). Entre ces deux extrêmes, la hauteur moyenne approche 5 toises : 3 à 4 cannes au château de Saint-Firmin et, d’après un prix-fait concédé à Upaix en 1390, 6 cannes (12,28 m) – uniquement du côté de la ville8.

    Image 1.jpg

    Tableau 11. Les enceintes des châteaux delphinaux (1339).

    5Dans ces châteaux, le donjon conserve les caractéristiques du donjon roman, tant dans ses niveaux, ses dimensions, ses ouvertures que ses accès9. En effet, tous les châteaux sont conçus autour d’un donjon de plan quadrangulaire de 3 à 4 étages, de 6 (La Bâtie-du-Pont) à 13 toises de hauteur (Bardonnèche, Château-Dauphin) et atteignant jusqu’à 6 toises de côté (Briançon). La tour de Château-Dauphin (Italie), circulaire, constitue une exception : haute de 13 toises, ses murs sont massifs : 5,5 pieds (1,87 m) d’épaisseur, alors que dans les donjons carrés, cette épaisseur varie entre 2,5 et 4 pieds. Dans cette tour planchéiée, chaque niveau est accessible par des escaliers en bois et, alors qu’elle possède déjà quatre étages, elle est encore surmontée d’une tourelle défensive (bayeteria)10. Cette tour et cette tourelle sont fidèlement représentées dans deux vues du château, la première réalisée en 1422, la seconde datée de 1608 – et dont on peut vraisemblablement se demander si elle reflète encore l’état du château ou si elle s’inspire de la première vue (Figure 23).

    6Dernier élément caractéristique des châteaux delphinaux, la chapelle castrale se singularise par ses dimensions relativement standardisées : pas plus de 11 mètres de longueur, 6,15 mètres de largeur et des murs épais de moins de 70 centimètres, d’après les visites établies en 1339 à Briançon (chapelle Saint-Étienne), à Château-Queyras, à Queyrières (chapelle Saint-Michel) et à Château-Dauphin (chapelle Saint-Michel). Celle-ci, décorée par maître Pierre de Gap, est bâtie dans un angle de la muraille, précisément dans une tour ronde dont le diamètre est de 5,40 mètres11. Au château d’Exilles (Italie), la chapelle castrale Sainte-Catherine devient l’église paroissiale où le curé célèbre le culte trois fois par semaine en 139012. En plus de la chapelle Sainte-Catherine à Château-Queyras, il y a une seconde chapelle sous le vocable de saint Nicolas13. Elle est abritée dans une petite tour reliée à l’une des grandes tours de flanquement du château par une nouvelle passerelle et un escalier rénové en 139514. Les deux chapelles de ce château sont mentionnées en 1389 mais l’une d’elles existait déjà en 1343 puisque deux maçons la coiffent alors d’une petite tourelle défensive15. En 1384-1385, deux charpentiers achèvent d’importantes réparations dans le chœur (?) de la chapelle castrale d’Upaix, également placée sous le vocable de sainte Catherine (40 florins)16.

    7À l’exception de la salle, de la chapelle castrale et de quelques bâtiments de service, les textes font rarement allusion aux divisions intérieures du donjon dont les pièces sont toutes désignées sous le terme générique de chambres. Même la salle du château est quelquefois désignée comme une chambre dont elle ne se distingue que par son décor : c’est le cas de la salle ou « chambre peinte » du château de La Roche-des-Arnauds au xiiie siècle17. L’imprécision des comptes des châtellenies interdit de connaître ces divisions internes ou de situer précisément les aménagements décrits18.

    8Rares sont les châteaux pour lesquels une approche spatiale des bâtiments résidentiels peut être esquissée. C’est toutefois le cas du château de Briançon, un des plus anciens du Dauphiné19. En effet, d’après la description de 1339, il n’y a pas moins de dix chambres (cameras) qui sont pour la plupart chauffées, bien aérées et salubres. Parmi celles-ci, on distingue seulement la chambre réservée au dauphin et celle du châtelain – pièces dont la fonction ne fait pas de doute d’après le mobilier qu’elles renferment20. Avec ces quelques mentions de l’habitat réservé aux officiers du dauphin à Briançon, on est tout de même bien loin des résidences des comtes de Savoie à la tête desquelles la « forteresse du chef-lieu, Montmélian, comporte une tour différente du donjon et réservée au bailli et à ses subalternes qui jouissent aussi d’un logis voisin »21.

    Regard sur Château-Queyras…

    9Dans son état actuel, le château est davantage représentatif de l’architecture militaire du xviiie siècle que de l’architecture médiévale. Cependant, comme à Briançon, les projets initiés par Vauban à partir de 1692 n’ont pas été réalisés sur un terrain vierge : un donjon existait déjà en 1265. Construit sur un verrou glaciaire, assez facile d’accès notamment sur le front nord, le château surveille les gorges du Guil, les accès depuis le col d’Izoard (chemin de Briançon) et depuis le col Agnel (chemin de Château-Dauphin en Italie). L’entrée principale, avec pont-levis, se trouve à l’est alors qu’à l’ouest un fossé entaille le roc. D’après la visite réalisée en 1339, le château comprenait un donjon carré (8,90 x 8,90 m), haut de 15,90 mètres et comportant trois étages. L’enceinte qui ceinture le château atteignait quelque 129 mètres de long. À l’intérieur de cette grande enceinte fut alors construite une enceinte secondaire qui renfermait les bâtiments de service : l’étable, la grange et le four22.

    10Le donjon (Figure 24 : n° 1) à trois étages possédait quatre pièces par niveau au xviie siècle, chaque étage étant cloisonné par un grand mur de refend d’axe nord-sud. Comme les dimensions actuelles du donjon (10 x 12 m) ne correspondent pas entièrement à celles du donjon décrit en 1339, celui-ci a donc subi des agrandissements successifs. Au dernier niveau du donjon émergent des planches fichées dans le mur, signalant peut-être l’emplacement du hourdage médiéval. Ce donjon est flanqué de tours rondes aux angles nord-est et sud-ouest. La tourelle du sud-ouest (n° 2) contient l’escalier à vis qui dessert tous les niveaux du donjon. La tourelle du nord-est (n° 3), pourtant plus grande, ne dépasse pas 6 mètres de diamètre à l’extérieur. Quatre autres tours de plan circulaire ou en fer à cheval flanquent la grande enceinte (n° 4 à 7). Elles apparaissent toutes sur le plan du château réalisé par Jean de Beins en 1608 (Figure 24).

    11Comme à Briançon, tous les bâtiments du château sont décrits lors de la visite de 1339. Le premier corps de bâtiments accueillait trois celliers, des greniers et une galerie au sommet. La cuisine, bien aérée grâce à ses quatre fenêtres, avait un chauffoir. Elle était flanquée d’un autre cellier, lui-même surmonté d’une salle avec galerie. Enfin, un dernier corps de logis comportait une chambre particulièrement confortable avec un chauffoir, des latrines, deux fenêtres et trois armoires murales. Jouxtant cette chambre qui pourrait bien être celle du dauphin ou du châtelain, il y avait une chapelle (9 x 5 m) qui n’est pas localisée précisément – en 1692, elle n’existait plus.

    12La fortification bastionnée classique a manqué d’espace pour se développer et ce fort a toujours conservé son aspect médiéval. Plusieurs détails trahissent un certain conservatisme, comme l’ancien chemin de ronde qui traversait le sommet de la tourelle n° 6, encore en 1691. Que dire de la hauteur du donjon, avec ses hourds, et qui devait pourtant être arasé en 1791 ? C’est seulement à cause d’un manque d’espace que les ingénieurs ont renoncé à cette destruction ! Toujours pour la même raison, les pièces d’artillerie ne pouvaient pas être déplacées sans être démontées, encore en 1835.

    Image 2.jpg

    Figure 23. Le castrum de Château-Dauphin en 1422, en haut, (Source : ADI, B 3710) et en 1608, en bas (Source : Dainville, 1968, planche 34).

    Image 3.jpg

    Figure 24. Plan de Château-Queyras, en haut, (© N. Nicolas.) et vue du château en 1608, en bas (Source : Dainville, 1968, planche 34).

    Les constructions de l’archevêque d’Embrun

    13Dans les fiefs de l’archevêque d’Embrun, force est de constater que la population embrunaise n’a pas veillé à sa défense et seuls les travaux initiés par l’archevêque d’Embrun Pierre Ameilh ont permis de protéger au moins les biens qui étaient à l’intérieur des forteresses, c’est-à-dire à Chorges, à Châteauroux, à Saint-Clément, à Saint-Crépin, à Risoul, au Sauze, à Vars, à Guillestre et à Crévoux (Figure 25)23. Le degré de fortification des châteaux construits dans les « passages clés » de son diocèse est hypothétique et les visites réalisées dans certains d’entre eux, en 1508, constituent parfois les seules descriptions élémentaires sur lesquelles il est donc nécessaire de se baser. En effet, une procédure effectuée à la demande du dauphin dresse l’état du temporel de l’archevêque Rostain d’Ancédune [titulature : 1494-1510]. Les 11 et 12 avril 1508, un notaire accompagné de maçons et de charpentiers visite les châteaux de Châteauroux, de Saint-Clément, de Saint-Crépin, de Vars, de Guillestre, de Crévoux ainsi que le palais archiépiscopal d’Embrun. Ces visites sont suivies, le 13 avril, de l’audition de témoins chez un habitant d’Embrun.

    Image 4.jpg

    Figure 25. Les châteaux des archevêques d’Embrun. © N. Nicolas.

    14Seul le palais archiépiscopal d’Embrun est en bon état : toutes les toitures sont conservées, y compris celle de la Tour Brune. On y trouve encore une ancienne galerie en bois entre la grande salle et la chapelle mais elle tombe en ruine24. Ultime vestige conservé de ce palais, la Tour Brune n’excède pas 11 mètres de côté avec des murs d’une épaisseur constante à tous les niveaux (1,80 m). Selon les experts et les témoins, l’archevêque Jean Baile [titulature : 1457-1494] a commandité les travaux à Embrun et à Guillestre. Rostain d’Ancédune, son successeur, a même fait construire une fontaine en pierres de taille au château de Guillestre25 où d’importants travaux sont encore évalués à 200 florins en 1508 (fenêtres des chambres, escalier et galeries en bois). À l’exception du palais archiépiscopal d’Embrun et du château de Guillestre, les autres châteaux sont inhabitables du fait de l’absence de toitures en état. Ces châteaux n’ont alors plus aucune fonction défensive : la tour de Saint-Clément sert ainsi de grenier à blé (Tableau 12) ! Aussi, la valeur testimoniale de ces visites ne doit pas occulter le fait que ce document, une procédure écrite à l’encontre de l’archevêque, tend à prouver que ce dernier a négligé l’entretien de ses châteaux : les descriptions sont donc partiales et très stéréotypées26.

    Les constructions de l’évêque de Gap

    15Comme pour les châteaux de l’archevêque d’Embrun, on ignore tout des réparations des châteaux de l’évêque de Gap voire des nouvelles constructions, jusqu’au début du xve siècle (Tableau 13). On sait tout juste qu’en 1368, l’évêque de Gap a fait construire une tour à Poligny, à proximité de la châtellenie delphinale de Saint-Bonnet, mais il ne subsiste aujourd’hui aucune trace de cette tour27. Les donjons de l’évêque de Gap adoptent des plans nettement plus originaux que ceux mis en œuvre dans les châteaux delphinaux ou dans les fiefs de l’archevêque. Le donjon épiscopal de La Bâtie-Vieille présente des murs atteignant 1,90 mètre d’épaisseur à la base alors que le mur situé à l’est, semi-circulaire, est large de 4 mètres28. De même, le château de La Bâtie-Neuve, dont l’essentiel de la construction est postérieure au xiiie siècle, devait néanmoins s’appuyer sur un donjon plus ancien d’une hauteur de 18,50 mètres, encore visible sur des photos antérieures à 1951, date à laquelle il s’effondra accidentellement et fut entièrement arasé. Ce donjon de plan circulaire avait un éperon massif tourné vers l’est, dont le caractère défensif était encore renforcé par l’épaisseur des murs qui atteignait jusqu’à 2,90 mètres, et par la présence d’une porte qui se situait seulement au premier étage (Figure 26)29 : construit entre 1238 et 1257, ce donjon constitue sans doute un prolongement technique aux aménagements de la tour de La Bâtie-Vieille.

    Image 5.jpg

    Tableau 12. État des châteaux de l’archevêque d’Embrun en 1508.

    Note a : Le notaire et les experts ne peuvent pas aller à Crévoux à cause de la neige qui barre le chemin. La description est fournie par le 9e témoin, Barthélémy Aymon d’Embrun, notaire âgé de 65 ans.

    Image 6.jpg

    Tableau 13. État des châteaux des évêques de Gap en 1411 et en 1510.

    Note a : Deux châteaux supplémentaires sont évoqués en 1510 : Charance, au nord de Gap et Lettret, près de Tallard, d’après Roman, 1885b, p. 10.

    16Les réparations qu’aurait entrepris l’évêque Laugier Sapor sont hypothétiques étant donné le contexte qui entoure son épiscopat30. En effet, en 1415, sur l’invitation de cet évêque, les Gapençais refusent de rendre hommage à Louis II, comte de Provence. C’est alors que ce dernier menace de mener une expédition en Gapençais en juin 1415. Le dauphin Louis I promet alors « de bailler secours, conseil et aide » aux Gapençais qui sont ses sujets et il décourage ainsi les projets du comte de Provence. Le dauphin rappelle lors de ce conflit que le « territoire de la dicte ville de Gap n’a aucun village pour loger les gens d’armes ». C’est à la suite de cet évènement que l’évêque est emprisonné à Tarascon (1425-1427). Il se défend alors des accusations portées contre lui – la principale étant d’avoir manqué à ses fonctions dans son diocèse – mais il n’évite pas la saisie de ses biens en Provence.

    17En 1510, le roi-dauphin diligente une enquête à Gap après avoir saisi les biens de l’évêque Gabriel de Sclaffanatis qui avait refusé de rendre hommage au dauphin31. Ce réquisitoire dressé contre l’évêque de Gap rappelle les termes de l’enquête réalisée deux années auparavant contre l’archevêque d’Embrun, Rostain d’Ancédune (cf. supra). Tous les châteaux des évêques de Gap décrits au début du xve siècle sont détruits en 1510 (Tableau 13). Pourtant, les réparations commanditées par l’évêque Laugier Sapor sont éminemment défensives : surélévation des donjons, construction de ravelins et de murailles (cf. infra). Ainsi, les châteaux épiscopaux et archiépiscopaux souffriraient tous d’un défaut d’entretien qui, en 1508 et 1510, les rend inhabitables. C’est en tout cas l’argumentation avancée par les officiers du dauphin pour justifier les prétentions de ce dernier dans les territoires cités. Il n’en reste pas moins vrai que les réparations ne sont pas antérieures au début du xve siècle dans les châteaux de l’évêque de Gap – alors que l’archevêque d’Embrun aurait fortifié ses châteaux (9 castra) à partir de 1368 (Figure 27).

    18Les observations de terrain, d’une part, et les archives, d’autre part, complèteront et nuanceront les propos sur l’origine des châteaux, sur la nature des réparations, sur l’agrandissement de certains bâtiments et enfin, sur les constructions ex-nihilo de la fin du Moyen Âge. Élément clé de cette connaissance, l’étude des matériaux se trouve à la croisée des observations de terrain et des informations recueillies dans les textes.

    Image 7.jpg

    Figure 26. Coupe et plan du château de La Bâtie-Neuve. Relevé de J. Vollaire, 1913, ADHA, Fol pièce 2651 et 2652.

    Image 8.jpg

    Figure 27. Les châteaux des évêques de Gap. © N. Nicolas.

    Notes de bas de page

    1 Le marquisat de Césanne comprend les mandements d’Oulx (Bardonnèche, Bramafan, Rochemolles, Salbertrand et Exilles : prov. Turin, circ. Suse) et du Valcluson (Fenestrelle, Pragelas, Mentoulles, Bois-des-Ayes : prov. Turin, circ. Suse).

    2 Faure, 1907 ; Fierro, 1971, p. 943 et Fierro, 1978, p. 356.

    3 Mazard, 1990, p. 83, d’après ADI, B 3120, 239 ff et B 4443, 101 ff, enquêtes sur la valeur des châteaux delphinaux du Grésivaudan, 1339.

    4 ADI, 8 B 638, f 18 v°, compte de la châtellenie du Valcluson (7 janvier 1362-20 avril 1364). Voir aussi ADI, 8 B 634, f 8 v°, compte de la châtellenie de Serres (29 mars 1359-20 mai 1360) : « Item fecit construi mandato et ordinatis dictorum duorum capitaneorum unum chaffallum ante portam castri in loco vocato Cosolenc ».

    5 ADI, B 3727, f 33 r°, 23 avril 1358.

    6 Rey, 1971, tome 2, p. 101, d’après ADI, 8 B 30, ff 72-80, 15 septembre 1336, Château-Dauphin : « Primo videlicet pro fractura rupis supra que dictum castrum est aedificatum et pro derochatura rupis ante turrim licet nodum sit applanata ut expedit et pro faciendis terrayllis murorum : CXIX s., X d., III pist. » et 8 B 24, f 74 r°, [1er-30] juin 1339 : « Quodquidem castrum situatum est in quodam alto molario ruppeo et valde eminente ».

    7 À propos de l’origine de ce plan à Albon (Drôme, cant. Saint-Vallier) dès l’an Mil, voir Mazard, 1999, p. 15.

    8 ADI, B 3, ff 26-27, 20 juin 1376, Saint-Firmin et 8 B 662, f 173 r°, 24 août 1390, Upaix.

    9 À propos des caractéristiques de ces donjons, voir Bur, 1999, p. 45.

    10 ADI, 8 B 624, f 132 v°, compte de la châtellenie de Château-Dauphin (24 juin 1339-24 juin 1340).

    11 ADI, 8 B 624, f 134 r°, compte de la châtellenie de Château-Dauphin (24 juin 1339-24 juin 1340) et 8 B 24, f 75 r°, [1er-30] juin 1339.

    12 ADI, 8 B 647, f 70 v°, compte de la châtellenie d’Exilles (26 avril 1370-20 août 1371) et 8 B 662, f 301 r°, 28 juin 1390. À propos de la transformation des chapelles castrales en églises paroissiales, voir AVRIL, 1995, p. 355.

    13 ADI, B 3010, f 418 v°, 12 juillet 1389 ; B 4360, f 4 r°, 12 juillet 1389 et B 3010, f 406 v°, 28 août 1395.

    14 ADI, B 3010, f 406 r°/v°, 28 août 1395.

    15 ADI, 8 B 629, f 185 r°, compte de la châtellenie de Château-Queyras (17 juin 1343-1er janvier 1345).

    16 ADI, 8 B 655, f 177 v°, compte de la châtellenie d’Upaix (24 juin 1384-24 juin 1385).

    17 Guillaume, 1888a, charte n° 14, 17 novembre 1226.

    18 L’imprécision tient aussi au fait que les particula, justificatifs des opérations de détail, ont rarement été conservés (d’après Mariotte, 1978, p. 222).

    19 Guigues le Vieux réside au château de Briançon en 1073 (Letonnelier, 1925, p. 24, d’après Collino, 1908, n° 24).

    20 ADI, 8 B 24, ff 64 r°-66 r°, 28 mai 1339, Briançon et 8 B 662, f 288 r°, compte de la châtellenie de Briançon (24 juin 1390-24 juin 1391) : « Item duas leyterrias de postibus dum quarum una est in camera vocata domini nostri dalphini, alia in camera castellani ».

    21 Demotz, 1987, p. 47. Montmélian, Savoie, ch.-l. cant.

    22 ADI, 8 B 24, ff 78 r°-80 r°.

    23 Lettre au cardinal Guy de Boulogne, Bresc, 1972, n° 374, p. 559, 18 juillet 1368 et lettre au cardinal Audroin de La Roche, Bresc, 1972, n° 411, p. 604, 8 décembre 1368.

    24 ADI, B 3010, f 771 r°/v°, 10 avril 1508.

    25 ADI, B 3010, f 774 r°, 11 avril 1508 et f 778 v°, 13 avril 1508, déposition du 2e témoin, Jacques Briançon d’Embrun, notaire âgé de 50 ans.

    26 ADI, B 3010, f 768 r°/v°, 4 avril 1508.

    27 Aujourd’hui Saint-Bonnet-en-Champsaur. ADI, B 3145, f 2 r°, 19 novembre 1373 et Roman, 1888b, p. 139.

    28 Estienne, Nicolas, 1999, p. 200.

    29 Cette tour maîtresse a été conservée lors de la reconstruction du château au xve siècle. Le château se présentait alors sous la forme d’un quadrilatère flanqué de quatre nouvelles tours rondes et l’ancien donjon au milieu du côté est. Le château a été réparé à plusieurs reprises au xvie siècle (ADHA, G 2848, 5 novembre 1573) : Estienne, Nicolas, 1999, p. 202-207.

    30 Requin, 1912, p. 241, d’après ADV, fonds Pons, n° 414, [1411-1426].

    31 Roman, 1885a, Roman, 1885b et Roman, 1892, p. 72.

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Alimentation carnée en Gaule du sud

    Alimentation carnée en Gaule du sud

    (VIIe s. av. J.-C. -XIVe s.)

    Philippe Columeau

    2002

    Création poétique chez l'enfant

    Création poétique chez l'enfant

    Aïno Niklas-Salminen

    1997

    Les métamorphoses de l'artiste

    Les métamorphoses de l'artiste

    L'esthétique de Jean Giono. De Naissance de l'Odyssée à l'Iris de Suse

    Jean-François Durand

    2000

    Spinoza et les Commentateurs Juifs

    Spinoza et les Commentateurs Juifs

    Commentaire biblique au Premier Chapitre du Tractus Theologico-Politicus de Spinoza

    Philippe Cassuto

    1998

    Échec et écriture

    Échec et écriture

    Essai sur les nouvelles de Henry James

    Annick Duperray

    1993

    L'imposture littéraire dans les Provinciales de Pascal

    L'imposture littéraire dans les Provinciales de Pascal

    Roger Duchêne

    1985

    L'Évolution littéraire d'Aleksandr Grin

    L'Évolution littéraire d'Aleksandr Grin

    De la décadence à l'idéalime

    Paul Castaing

    1997

    Histoire du vers français. Tome VII

    Histoire du vers français. Tome VII

    Troisième partie : Le XVIIIe siècle. Le vers et les idées littéraires ; la poétique classique du XVIIIe siècle

    Georges Lote

    1992

    Histoire du vers français. Tome III

    Histoire du vers français. Tome III

    Première partie : Le Moyen Âge III. La poétique. Le vers et la langue

    Georges Lote

    1955

    Parures d’or et de gemmes

    Parures d’or et de gemmes

    L’orfèvrerie dans les romans antiques du XIIe siècle

    Valérie Gontero

    2002

    Une théorie de l'État esclavagiste

    Une théorie de l'État esclavagiste

    John Caldwell Calhoun

    John Caldwell Calhoun et Gérard Hugues Gérard Hugues (éd.)

    2004

    Le contact franco-vietnamien

    Le contact franco-vietnamien

    Le premier demi-siècle (1858-1911)

    Charles Fourniau, Trinh Van Thao, Philippe Le Failler et al.

    1999

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Alimentation carnée en Gaule du sud

    Alimentation carnée en Gaule du sud

    (VIIe s. av. J.-C. -XIVe s.)

    Philippe Columeau

    2002

    Création poétique chez l'enfant

    Création poétique chez l'enfant

    Aïno Niklas-Salminen

    1997

    Les métamorphoses de l'artiste

    Les métamorphoses de l'artiste

    L'esthétique de Jean Giono. De Naissance de l'Odyssée à l'Iris de Suse

    Jean-François Durand

    2000

    Spinoza et les Commentateurs Juifs

    Spinoza et les Commentateurs Juifs

    Commentaire biblique au Premier Chapitre du Tractus Theologico-Politicus de Spinoza

    Philippe Cassuto

    1998

    Échec et écriture

    Échec et écriture

    Essai sur les nouvelles de Henry James

    Annick Duperray

    1993

    L'imposture littéraire dans les Provinciales de Pascal

    L'imposture littéraire dans les Provinciales de Pascal

    Roger Duchêne

    1985

    L'Évolution littéraire d'Aleksandr Grin

    L'Évolution littéraire d'Aleksandr Grin

    De la décadence à l'idéalime

    Paul Castaing

    1997

    Histoire du vers français. Tome VII

    Histoire du vers français. Tome VII

    Troisième partie : Le XVIIIe siècle. Le vers et les idées littéraires ; la poétique classique du XVIIIe siècle

    Georges Lote

    1992

    Histoire du vers français. Tome III

    Histoire du vers français. Tome III

    Première partie : Le Moyen Âge III. La poétique. Le vers et la langue

    Georges Lote

    1955

    Parures d’or et de gemmes

    Parures d’or et de gemmes

    L’orfèvrerie dans les romans antiques du XIIe siècle

    Valérie Gontero

    2002

    Une théorie de l'État esclavagiste

    Une théorie de l'État esclavagiste

    John Caldwell Calhoun

    John Caldwell Calhoun et Gérard Hugues Gérard Hugues (éd.)

    2004

    Le contact franco-vietnamien

    Le contact franco-vietnamien

    Le premier demi-siècle (1858-1911)

    Charles Fourniau, Trinh Van Thao, Philippe Le Failler et al.

    1999

    Accès ouvert

    Accès ouvert

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Acheter

    Édition imprimée

    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    • lcdpu.fr
    ePub / PDF

    1 Le marquisat de Césanne comprend les mandements d’Oulx (Bardonnèche, Bramafan, Rochemolles, Salbertrand et Exilles : prov. Turin, circ. Suse) et du Valcluson (Fenestrelle, Pragelas, Mentoulles, Bois-des-Ayes : prov. Turin, circ. Suse).

    2 Faure, 1907 ; Fierro, 1971, p. 943 et Fierro, 1978, p. 356.

    3 Mazard, 1990, p. 83, d’après ADI, B 3120, 239 ff et B 4443, 101 ff, enquêtes sur la valeur des châteaux delphinaux du Grésivaudan, 1339.

    4 ADI, 8 B 638, f 18 v°, compte de la châtellenie du Valcluson (7 janvier 1362-20 avril 1364). Voir aussi ADI, 8 B 634, f 8 v°, compte de la châtellenie de Serres (29 mars 1359-20 mai 1360) : « Item fecit construi mandato et ordinatis dictorum duorum capitaneorum unum chaffallum ante portam castri in loco vocato Cosolenc ».

    5 ADI, B 3727, f 33 r°, 23 avril 1358.

    6 Rey, 1971, tome 2, p. 101, d’après ADI, 8 B 30, ff 72-80, 15 septembre 1336, Château-Dauphin : « Primo videlicet pro fractura rupis supra que dictum castrum est aedificatum et pro derochatura rupis ante turrim licet nodum sit applanata ut expedit et pro faciendis terrayllis murorum : CXIX s., X d., III pist. » et 8 B 24, f 74 r°, [1er-30] juin 1339 : « Quodquidem castrum situatum est in quodam alto molario ruppeo et valde eminente ».

    7 À propos de l’origine de ce plan à Albon (Drôme, cant. Saint-Vallier) dès l’an Mil, voir Mazard, 1999, p. 15.

    8 ADI, B 3, ff 26-27, 20 juin 1376, Saint-Firmin et 8 B 662, f 173 r°, 24 août 1390, Upaix.

    9 À propos des caractéristiques de ces donjons, voir Bur, 1999, p. 45.

    10 ADI, 8 B 624, f 132 v°, compte de la châtellenie de Château-Dauphin (24 juin 1339-24 juin 1340).

    11 ADI, 8 B 624, f 134 r°, compte de la châtellenie de Château-Dauphin (24 juin 1339-24 juin 1340) et 8 B 24, f 75 r°, [1er-30] juin 1339.

    12 ADI, 8 B 647, f 70 v°, compte de la châtellenie d’Exilles (26 avril 1370-20 août 1371) et 8 B 662, f 301 r°, 28 juin 1390. À propos de la transformation des chapelles castrales en églises paroissiales, voir AVRIL, 1995, p. 355.

    13 ADI, B 3010, f 418 v°, 12 juillet 1389 ; B 4360, f 4 r°, 12 juillet 1389 et B 3010, f 406 v°, 28 août 1395.

    14 ADI, B 3010, f 406 r°/v°, 28 août 1395.

    15 ADI, 8 B 629, f 185 r°, compte de la châtellenie de Château-Queyras (17 juin 1343-1er janvier 1345).

    16 ADI, 8 B 655, f 177 v°, compte de la châtellenie d’Upaix (24 juin 1384-24 juin 1385).

    17 Guillaume, 1888a, charte n° 14, 17 novembre 1226.

    18 L’imprécision tient aussi au fait que les particula, justificatifs des opérations de détail, ont rarement été conservés (d’après Mariotte, 1978, p. 222).

    19 Guigues le Vieux réside au château de Briançon en 1073 (Letonnelier, 1925, p. 24, d’après Collino, 1908, n° 24).

    20 ADI, 8 B 24, ff 64 r°-66 r°, 28 mai 1339, Briançon et 8 B 662, f 288 r°, compte de la châtellenie de Briançon (24 juin 1390-24 juin 1391) : « Item duas leyterrias de postibus dum quarum una est in camera vocata domini nostri dalphini, alia in camera castellani ».

    21 Demotz, 1987, p. 47. Montmélian, Savoie, ch.-l. cant.

    22 ADI, 8 B 24, ff 78 r°-80 r°.

    23 Lettre au cardinal Guy de Boulogne, Bresc, 1972, n° 374, p. 559, 18 juillet 1368 et lettre au cardinal Audroin de La Roche, Bresc, 1972, n° 411, p. 604, 8 décembre 1368.

    24 ADI, B 3010, f 771 r°/v°, 10 avril 1508.

    25 ADI, B 3010, f 774 r°, 11 avril 1508 et f 778 v°, 13 avril 1508, déposition du 2e témoin, Jacques Briançon d’Embrun, notaire âgé de 50 ans.

    26 ADI, B 3010, f 768 r°/v°, 4 avril 1508.

    27 Aujourd’hui Saint-Bonnet-en-Champsaur. ADI, B 3145, f 2 r°, 19 novembre 1373 et Roman, 1888b, p. 139.

    28 Estienne, Nicolas, 1999, p. 200.

    29 Cette tour maîtresse a été conservée lors de la reconstruction du château au xve siècle. Le château se présentait alors sous la forme d’un quadrilatère flanqué de quatre nouvelles tours rondes et l’ancien donjon au milieu du côté est. Le château a été réparé à plusieurs reprises au xvie siècle (ADHA, G 2848, 5 novembre 1573) : Estienne, Nicolas, 1999, p. 202-207.

    30 Requin, 1912, p. 241, d’après ADV, fonds Pons, n° 414, [1411-1426].

    31 Roman, 1885a, Roman, 1885b et Roman, 1892, p. 72.

    La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné

    X Facebook Email

    La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné

    Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Nicolas, N. (2005). Les commanditaires. In La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné. Aix-en-Provence: Presses universitaires de Provence. https://doi.org/10.4000/books.pup.1682
    Nicolas, Nathalie. « Les commanditaires ». In La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné. Aix-en-Provence: Presses universitaires de Provence, 2005. doi:10.4000/books.pup.1682.
    Nicolas, Nathalie. « Les commanditaires ». La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné, Presses universitaires de Provence, 2005, https://doi.org/10.4000/books.pup.1682.

    Référence numérique du livre

    Format

    Nicolas, N. (2005). La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné. Aix-en-Provence: Presses universitaires de Provence. https://doi.org/10.4000/books.pup.1664
    Nicolas, Nathalie. La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné. Aix-en-Provence: Presses universitaires de Provence, 2005. doi:10.4000/books.pup.1664.
    Nicolas, Nathalie. La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné. Presses universitaires de Provence, 2005, https://doi.org/10.4000/books.pup.1664.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires de Provence

    Presses universitaires de Provence

    • Mentions légales
    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • LinkedIn
    • Instagram
    • Bluesky
    • Flux RSS

    URL : http://presses-universitaires.univ-amu.fr

    Email : pup@univ-amu.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement