• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16585 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16585 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires du Midi
  • ›
  • Méridiennes
  • ›
  • Toulouse, une métropole méridionale
  • ›
  • Savoirs et transmission des connaissance...
  • ›
  • Faux et usage de faux : la difficile éma...
  • Presses universitaires du Midi
  • Presses universitaires du Midi
    Presses universitaires du Midi
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral La fondation du chapitre de Saint-Étienne (1073) La donation de Saint-Sernin à Moissac (1082) Le concile de 1119 Deux faux de Saint-Sernin Notes de bas de page Auteur

    Toulouse, une métropole méridionale

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Faux et usage de faux : la difficile émancipation de Saint-Sernin (xie-xiie siècles)

    Gérard Pradalié

    p. 835-842

    Résumés

    La grande affaire de la Réforme grégorienne à Toulouse (XIe-XIIe siècles) est la lutte de l’église Saint-Sernin pour obtenir son émancipation et celle du bourg vis-à-vis de l’évêque et de la cité. Dans cette lutte qui dure trois quarts de siècle, tous les coups – tous les faux – semblent permis.

    During the Gregorian Reform in Toulouse (11th, 12th centuries) the church of Saint-Sernin struggled to break itself (and the bourg) free from the bishop and the city. This struggle lasted three quarters of a century and it seemed that no holds were barred.

    La gran historia de la Reforma gregoriana en Toulouse (siglos XI y XII) es la lucha de la iglesia de Saint-Sernin (San Saturnino) para obtener su emancipación y la del burgo tanto del obispo como de la ciudad. En esta lucha que duró tres cuartos de siglo, se permitieron todos los golpes –altos y bajos.

    Texte intégral La fondation du chapitre de Saint-Étienne (1073) La donation de Saint-Sernin à Moissac (1082) Le concile de 1119 Deux faux de Saint-Sernin Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1La période de la Réforme dite grégorienne a été l’une des plus propices à la rédaction de faux documents. Dans leur effort d’émancipation vis-à-vis de tutelles laïques ou ecclésiastiques, certaines communautés religieuses ont laissé, ou fait, rédiger des faux pour justifier et défendre leurs revendications d’autonomie. Il y a cinquante ans, Philippe Wolff a démontré la fausseté du diplôme de création du monastère de Figeac au détriment de Conques1. Plus près de nous, Régis de La Haye a remis en cause l’authenticité de plusieurs actes de Moissac parmi les plus anciens2. Jean-Luc Boudartchouk vient d’en faire autant avec la célèbre charte dite de Nizezius3.

    2L’Église toulousaine n’a pas échappé à la tentation des faux. Dès 1958, Élisabeth Magnou a montré que la bulle de Grégoire VII déliant Saint-Sernin de tout lien de sujétion vis-à-vis de la cathédrale Saint-Étienne datée des environs de 1081, avait été obtenue par le biais d’une fausse demande de l’évêque Isarn à Rome, demande sans doute rédigée par les chanoines de Saint-Sernin eux-mêmes ; Isarn avait eu beau dénoncer la tromperie et protester avec la dernière énergie, la chancellerie pontificale n’était pas revenue sur le contenu et l’autorité de la bulle octroyée4.

    3Cette affaire est la première manifestation connue d’un conflit long de trois quarts de siècle entre Saint-Sernin et Saint-Étienne qui donna lieu à la rédaction, de part et d’autre, de faux documents. Passons rapidement sur une seconde bulle de Grégoire VII, dans laquelle le pape se serait rétracté : pour Élisabeth Magnou, c’est aussi un faux, composé cette fois-ci à la cathédrale. Isarn ne s’en servit jamais dans ses démêlés ultérieurs avec Saint-Sernin, soit qu’il n’ait pas osé provoquer Rome inutilement, soit que cette pseudo-bulle ait été rédigée après son épiscopat5.

    4Mais d’autres documents de Saint-Étienne portent la trace des affrontements entre les deux églises, affrontements aggravés par les déchirements politiques que connaît Toulouse autour des années 1100 et la contestation du pouvoir de l’usurpateur Raimond IV et de ses héritiers par Guillaume IX d’Aquitaine et son épouse Philippa de Toulouse, fille et héritière légitime du comte Guillem IV. Alors que la cathédrale soutient les premiers, Saint-Sernin se fait le champion de Philippa et donc de la cause aquitaine6.

    La fondation du chapitre de Saint-Étienne (1073)

    5La charte de fondation du chapitre de Saint-Étienne par l’évêque Isarn, datée de 1073, est connue sous quatre versions, pas moins, répertoriées A, C, B1 et B2 par Élisabeth Magnou7. La version A, la plus courte, est considérée comme celle de la charte originelle. Elle n’en suscite pas moins des interrogations. Dans sa première partie, caractérisée par un très long préambule, et où figurent aux côtés de celui d’Isarn les noms de Guillem IV, comte de Toulouse, d’Hugues, abbé de Cluny et d’Hunaud, abbé de Moissac, les chanoines de la cathédrale se voient accorder l’élection des responsables de leur communauté : prévôt, doyen, archidiacres8, écolâtre et sacriste. L’évêque leur cède aussi les revenus des archidiaconés et des biens apportés par les chanoines, enfants ou adultes, à leur entrée au chapitre. Ce passage est sans doute le cœur authentique de l’acte.

    6Car l’essentiel est dit, et le texte pourrait s’arrêter là, mais il rebondit soudain en un long développement qui s’ouvre avec l’apparition d’un nouveau personnage, le futur Raimond IV, alors comte de Rouergue, dont on se demande ce qui justifie sa présence9, alors que les abbés de Cluny et de Moissac disparaissent provisoirement du patronage de l’opération. Isarn complète les donations précédentes : il y ajoute des terres dont Braqueville et des droits dont la dîme10 et une redevance en sel qu’il dit percevoir dans le bourg Saint-Sernin. Or si l’on peut hésiter sur la réalité de la levée de la dîme à Toulouse en 1073, en revanche la référence au bourg Saint-Sernin est un anachronisme patent11. Les soupçons que font naître ces deux mentions sont aggravés par l’absence des archidiaconats parmi les offices laissés à la nomination des chanoines, alors que l’évêque désigne lui-même deux archidiacres, en totale contradiction avec les dispositions antérieures. Si bien que ce long passage apparaît comme une interpolation, à la fois favorable au chapitre par les donations supplémentaires dont il bénéficie, et défavorable par la modification des règles de désignation des archidiacres. Il est sans doute le fruit de tensions ultérieures entre l’évêque et ses chanoines à ce dernier sujet, et de compromis entre eux. L’interpolation est en tout cas confirmée par la réapparition d’Hugues de Cluny comme garant majeur de la création du chapitre, dans la continuité de la première partie de cette version A.

    7Mais ce sont les versions B1, B2 et C, lesquelles ne divergent entre elles que sur des détails, qui suscitent le plus de perplexité12. Alors que la charte A s’achève sur des clauses comminatoires sans surprise, les trois autres versions rebondissent à leur tour. L’évêque dresse une liste de donations supplémentaires en faveur de son chapitre. Il lui abandonne, entre autres, un certain nombre de ses droits… à Saint-Sernin, soit le quart des oblations, le tiers des droits de sépulture, le repas que les chanoines de Saint-Sernin lui doivent le jour de la Saint-Saturnin (29 novembre), et plus généralement tout ce qu’il y perçoit selon la coutume. Il ajoute, plus loin, les revenus de l’œuvre de l’église (alors en construction). Ces donations nouvelles se mêlent à la confirmation des droits de son chapitre sur les charges de prévôt, doyen, sacriste, écolâtre, y compris sur tous les archidiaconés, en contradiction avec le passage interpolé de la version A13 ! À l’évidence, les versions B1, B2 et C de la charte de 1073 soutiennent les intérêts des chanoines de Saint-Étienne, au détriment non seulement de l’évêque, mais aussi de Saint-Sernin.

    La donation de Saint-Sernin à Moissac (1082)

    8Si l’existence de quatre versions dissonantes d’un même acte est en soi révélatrice de manipulations, que dire des contradictions entre ces versions et la charte par laquelle Isarn impose la règle monastique à Saint-Sernin, qu’il confie par ailleurs à Moissac et à Cluny vers 108214 !

    9Dans cette charte, l’évêque se réserve en effet le quart des oblations de Saint-Sernin, le tiers des droits de sépulture, le repas de la Saint-Saturnin, l’œuvre de l’église, bref tout ce qu’il était censé octroyer à son chapitre dix ans plus tôt ! Sans compter de nombreux autres revenus, et, sa vie durant, le contrôle des offices du chapitre de Saint-Sernin15, au point qu’on se demande ce qu’il laisse aux futurs moines, à Moissac et à Cluny, sinon une coquille vide. Mais s’il est une clause qui détonne encore plus, c’est bien celle dans laquelle le comte Guillem IV fait une promesse exorbitante : « j’accorde et j’approuve et je confirme à l’évêque Isarn… que dans le cas d’une excommunication par le pape ou son légat, jamais je ne lui contesterai ni ne lui enlèverai l’honneur de l’évêché… »16. Voilà un évêque et un comte, par ailleurs engagés dans le processus de la Réforme grégorienne, qui se disent prêts à se soulever contre l’autorité pontificale ! L’invraisemblance atteint ici des sommets.

    10Pour juger du caractère improbable des prétentions épiscopales sur Saint-Sernin dans la donation à Moissac, il faut se reporter aux documents contemporains les moins contestables, ainsi l’accord de 1093 entre l’évêque et Saint-Sernin17 ou les deux bulles pontificales de 109618. Dans le premier, Isarn reconnaît au cimetière Saint-Sernin le statut de cimetière de l’aristocratie toulousaine, sans y conserver de droits. Dans les deux bulles pontificales, fruits au concile de Nîmes d’âpres discussions, il n’est fait mention précise que du quart des oblations dont le pape arrache à l’évêque qu’il le cède à Saint-Sernin : on est loin du contenu de la charte de 1082.

    11Pour résumer, les grands documents sur lesquels s’est appuyée jusqu’à aujourd’hui l’histoire ecclésiastique de Toulouse à la fin du xie siècle ne sont pas totalement dignes de foi. Qu’il s’agisse de l’acte de création du chapitre de Saint-Étienne de 1073 ou de la donation de Saint-Sernin à Moissac en 1082, ils semblent avoir fait l’objet de réécritures derrière lesquelles se profilent des conflits entre l’évêque et son chapitre, et entre la cathédrale et Saint-Sernin. On ne s’interrogera ici que sur ces derniers.

    Le concile de 1119

    12Deux questions : à quelle époque les documents en cause ont-ils été remaniés et à l’initiative de qui ? Les regards se tournent naturellement vers Isarn et son épiscopat. Mais, si l’on oublie la fausse bulle de Grégoire VII19 dont il n’est pas sûr qu’elle soit de son époque, son attitude de soumission à la papauté est irréprochable. Certes, il ne renonce pas à faire reconnaître son autorité bafouée sur Saint-Sernin, par exemple au concile de Nîmes en 1096, ou auprès du comte Bertrand en 110120, mais c’est de manière ouverte. Il fait même un pas en direction de la collégiale en 1093, quand il règle en sa faveur le statut de son cimetière et tente d’obtenir un accord sur l’archidiaconé de Villelongue21.

    13Il faut plutôt regarder vers son successeur, Amiel Raimond Du Puy (1105-1139). Pas plus qu’Isarn, il n’accepte le fait accompli, et ses relations avec Saint-Sernin sont longtemps conflictuelles. Vers 1107, peut-être sous la pression du duc d’Aquitaine et de Philippa, il consent à un accord concernant à nouveau Villelongue, mais aussi la leude et la justice épiscopale dans le Bourg qu’il partagera avec Saint-Sernin22. Il le dénonce quelque temps après, avant de se raviser23. En 1119, la situation tourne à son avantage : Guillaume IX d’Aquitaine et sa garnison sont chassés de Toulouse, abandonnant Saint-Sernin sans protecteur. La même année, Gui, archevêque de Vienne, est élu pape sous le nom de Calixte II. Ce personnage avait assisté en 1096 au concile de Nîmes où il avait défendu les droits de l’évêque de Toulouse contre les prétentions de Saint-Sernin24. L’occasion est donc belle en 1119 de faire enfin triompher la cause de la cathédrale.

    14À peine élu, le nouveau pape fait dans le Midi une tournée qui l’amène à Toulouse où il réunit un concile (8 juillet-16 juillet). Le conflit entre Saint-Étienne et Saint-Sernin y est bien sûr évoqué et donne lieu à de sévères empoignades. Mais le pape ne tranche pas, pas plus à Toulouse qu’à Fronton et Saint-Théodard où les deux parties l’accompagnent ensuite, avant d’être citées à comparaître à Vienne. L’évêque Amiel ne s’y présentera pas25. C’est ainsi que l’affaire ne sera jamais jugée sur le fond et que Saint-Sernin conservera une autonomie tortueusement acquise.

    15Les actes de 1073 et 1082, tels qu’ils nous sont parvenus, pourraient avoir été réécrits à l’occasion du concile de 1119, et appartenir aux dossiers présentés devant le pape, aussi bien par l’évêque que par son chapitre. Rappelons que les versions B1, B2 et C de 1073 sont toutes très défavorables à Saint-Sernin, au même titre que l’acte de 1082. L’incapacité du pape à trancher peut s’expliquer à la fois par le poids d’une situation acquise depuis presque quarante ans et par son caractère inextricable : la querelle entre la cathédrale et Saint-Sernin s’ajoutant aux divergences entre l’évêque et son chapitre26.

    Deux faux de Saint-Sernin

    16Le concile de 1119 n’en met pas fin pour autant au contentieux qui oppose les deux églises jusque dans les années 1140. Il y a d’abord la question des cimetières déjà évoquée, définitivement réglée vers 114527. À la même époque, le problème du partage des processions intra-muros trouve aussi sa solution28. Le statut définitif de l’archidiaconé de Villelongue29 est sans doute lié à la création d’une paroisse Saint-Sernin, manifestation la plus éclatante de l’autonomie de la collégiale, reconnue en 1117 comme abbaye30. La première mention d’un capellanus (curé) de Saint-Sernin remonte aux années 1120-113031 et il faut attendre vingt ans pour que Saint-Étienne et Saint-Sernin se mettent d’accord sur les limites de leurs paroisses respectives32.

    17Cela ne semble pas être allé de soi, si l’on en juge par deux actes du cartulaire de Saint-Sernin, les n° 68 et 133. Dans le premier, l’inclusion dans la paroisse Saint-Sernin d’une enclave autour de Saint-Quentin, à l’intérieur de la cité, apparaît comme une prétention avortée de l’abbaye33. Elle pourrait être la riposte à des revendications de Saint-Étienne sur l’église du Taur que cherche à contrer le faux n° 133.

    18Cet acte, daté des années 1076-1077, met en scène Raimond Ebon, évêque de Lectoure, mais aussi prévôt de Saint-Étienne et hebdomadier de Saint-Sernin34, deux fonctions héritées de ses père et grand-père. Ce cumulard dénie aux chanoines de la cathédrale tout droit sur l’église du Taur et la donne, avec tous ses biens, à Saint-Sernin. Cette donation accumule les incohérences et les anachronismes. Elle suppose que Saint-Sernin, unique bénéficiaire des générosités de Raimond Ebon, est autonome, ce qui n’est pas le cas en 1076-1077. Elle le fait parler au style direct et met dans sa bouche des énormités : moins l’annonce de son départ pour Jérusalem35 que la proclamation haut et fort de l’hérédité de ses fonctions, en pleine Réforme ! Par ailleurs, ni la paroisse ni le bourg Saint-Sernin, dont ce seraient les premières mentions, n’existent encore36. Pas étonnant si parmi les témoins de l’acte ne figure aucun des chanoines de Saint-Étienne : le faussaire de Saint-Sernin n’est pas allé jusqu’à leur faire confirmer sa forgerie...

    19Ainsi la cathédrale n’a pas le monopole des faux et Saint-Sernin n’est pas en reste37. Ce qui n’arrange pas les affaires de l’historien. Certes, rien ne permet de remettre en cause les grandes lignes de l’histoire ecclésiastique de Toulouse à la fin du xie siècle : la vigueur de la Réforme grégorienne, la création du chapitre réformé de Saint-Étienne, l’émancipation de Saint-Sernin demeurent des acquis incontestables. On peut maintenant y ajouter un volet sur les relations entre l’évêque et ses chanoines, qu’il ne sera pas facile de rédiger tant les cartes sont brouillées. En revanche, on risque de ne jamais connaître la nature exacte des droits dont disposait l’évêque sur la collégiale avant la crise de 1082, en particulier ses droits sur l’œuvre de l’église. Ce qui rejoint les passionnantes questions que soulève l’énorme chantier de Saint-Sernin. Quand a-t-il commencé et à l’initiative de qui ? Il est désormais difficile de chercher des réponses sûres à ce sujet dans une documentation piégée.

    Notes de bas de page

    1 Ph. Wolff, « Note sur le faux diplôme de 755 pour le monastère de Figeac », Actes du XXIIIe congrès de la Fédération des Sociétés académiques et savantes Languedoc-Pyrénées-Gascogne, Figeac, juin 1967, p. 83-123.

    2 R. de La Haye, « Moines de Moissac et faussaires », Bulletin de la Société archéologique du Tarn-et-Garonne, 1996, 1997, 1998, 1999 et 2001.

    3 J.-L. Boudartchouk et alii, « La “charte de Nizezius” : encore un faux de l’abbaye clunisienne de Moissac ? », Annales du Midi, 2007, p. 269-308.

    4 É. Magnou, L’introduction de la Réforme grégorienne à Toulouse, 1958, p. 38-40 et annexes n° 4, p. 15-16 et n° 6, p. 19-20.

    5 Ibidem, p. 39 et annexe n° 5, p. 18. Le texte est tiré de Catel, Mémoires de l’Histoire de Languedoc, 1633, livre V, p. 867.

    6 G. Pradalié, « Les comtes de Toulouse et l’Aquitaine (ixe-xiie siècles) », Annales du Midi, 2005, p. 5- 23 et particulièrement p. 12-18.

    7 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 1, p. 1-10. La même a aussi traduit la version A dans Ph. Wolff, Voix et images de Toulouse, 1962, p. 45-52. Elle inclut d’ailleurs dans sa traduction un passage qui ne se trouve que dans les versions B1, B2 et C : « Moi comte Guillaume, déjà nommé, pour accroître la dignité de cette sainte institution… ».

    8 Le mot archidiaconus au nominatif singulier figure curieusement dans une énumération où les autres mots sont déclinés à l’accusatif : prepositum, decanum, etc. Faut-il vraiment le lire au singulier, auquel cas ce nominatif est difficilement compréhensible, ou au pluriel ? L’utilisation, un peu plus loin, du mot archidiaconatum au génitif pluriel permet de proposer la lecture archidiaconos à l’accusatif pluriel, et donc de traduire « archidiacres » au pluriel.

    9 Raimond IV qui s’affiche dès 1088 comme comte de Toulouse semble avoir profité, pour réaliser ses ambitions toulousaines, de l’absence de son frère Guillem IV parti en Terre Sainte en 1093-1094. Sa « présence » en 1073 vaut approbation anticipée de l’opération.

    10 Le terme decimatio utilisé ici n’apparaît qu’une seule fois dans les documents de Saint-Sernin, après 1134 : Cartulaire de Saint-Sernin de Toulouse, éd. P. et T. Gérard, Toulouse, 1999, n° 509. Par ailleurs, à Toulouse même, les mentions de dîmes ne sont pas antérieures aux années 1120 : Ibidem, n° 77, 190, 243, 255, etc.

    11 La premières références sûres du Bourg datent des environs de 1105-1107 (Ibidem, n° 131 et 286). Elles sont à peu près contemporaines de la présence de Guillaume IX et de Philippa à Toulouse. Le Bourg, avec ses premières fortifications sommaires, pourrait être une création du duc d’Aquitaine et de son épouse.

    12 Les originaux des versions B1 et B2 sont conservés aux Archives départementales de la Haute Garonne. Ce sont deux parchemins à écriture caroline du xiie siècle. L’écriture du B2 est particulièrement belle et régulière : 2 Mi 84, 26 et 2 Mi 84, 27.

    13 « Iterum ego Isarnus episcopus… preposituram scilicet ac decaniam, sacristaniam et capiscoliam, omnes archidiaconatus in arbitrio canonicorum… derelinquo… », É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 1, texte C, p. 9-10.

    14 Ibidem, annexe n° 7, p. 21-22. Texte tiré de Catel, ouv. cité, livre V, p. 873-874. La traduction en a été faite par P. Cabau : « Les données historiques relatives à la reconstruction de Saint-Sernin de Toulouse (xie-xiie siècles). Réévaluation critique », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, tome LVII, 1998, p. 29-66 et en particulier p. 35-36.

    15 Du moins « tout l’honneur de la prévôté, du doyenné, de la sacristie », traduction de P. Cabau, ibidem, p. 35.

    16 Ibidem.

    17 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 12, p. 28-29 et Cartulaire de Saint-Sernin, n° 2.

    18 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 13, p. 30-32.- P. Cabau, art. cité, doc.4, p. 53-54 et doc. 5, p. 54- 55.- Cartulaire de Saint-Sernin, n° 281 : pour P. et T. Gérard, cette seconde bulle est un acte falsifié.

    19 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 5, p. 18. Voir plus haut et note 5.

    20 Vers 1101, le comte Bertrand tente de restituer Saint-Sernin à la cathédrale, vraisemblablement à la demande d’Isarn : G. Pradalié, art. cité, p. 16 et notes 63 et 64.

    21 É. Magnou, ouv. cité, annexe 12, p. 28-29 et Cartulaire de Saint-Sernin, n° 2. Le territoire de l’archidiaconé de Villelongue s’étend au nord de Toulouse entre Tarn et Garonne. Revendiqué par Saint-Sernin, il est une pomme de discorde avec la cathédrale jusque vers 1145 : Ibidem, n° 2, 252, 286, 287, 296,498.

    22 Ibidem, n° 286.

    23 Ibidem, n° 252.

    24 Histoire générale de Languedoc, III, p. 638-641.

    25 É. Magnou, ouv. cité, appendice n° 2, p. 38-39 : « Dominus A.. episcopus tolosanus, negligentia sua ad hoc placitum tendere renuit : inde actum est ut ecclesia Sancti Stephani ius quod habebat super ecclesie Beati Saturnini amiteret ».

    26 Reste à expliquer pourquoi une des versions de la donation de Saint-Sernin à Moissac, la version C, si on la date de 1119, a pu se retrouver dans les archives de l’abbaye bénédictine. On peut supposer que les faussaires de la cathédrale ont cherché à rallier Moissac à leur camp en lui communiquant cette version avant de se présenter devant le pape.

    27 Cartulaire de Saint-Sernin, n° 498.

    28 Ibidem, n° 498 et A.-M. Lemasson, Documents du xie et xiie siècle relatifs au chapitre cathédral de Toulouse, thèse, 1967, n° 30 et 31.

    29 Voir plus haut note 21.

    30 Le premier prévôt de Saint-Sernin à prendre le titre d’abbé est Raimond Guillem en 1117 : P. et T. Gérard, Cartulaire de Saint-Sernin…, tome I, p. 69-70. Il est remarquable que l’acte de 1082, réécrit en 1119, prétende interdire à Saint-Sernin d’avoir un abbé : « Diffinimus ut in prenominato loco Sancti Saturnini nunquam instituatur abbas… ». Il est aussi remarquable que Saint-Sernin devienne abbaye à un moment où le duc d’Aquitaine tient encore Toulouse.

    31 Cartulaire de Saint-Sernin, n° 101 (1126-1127) : Raimundus capellanus, Geraldus de Landaro capellanus. Plus difficile à expliquer est l’existence à la même période d’un Raimundus capellanus de Tauro : Ibidem, n° 16 (1120-1125).

    32 Ibidem, n° 68 (vers 1145) et498 (1145).

    33 Merci à Quitterie Cazes pour cette remarque.

    34 L’hebdomadier est le chanoine responsable du calendrier de la semaine liturgique. P. et T. Gérard, Cartulaire de Saint-Sernin…, tome I, p. 72.

    35 Ce n’est pas en soi impossible dès avant la première croisade : le comte Guillem IV meurt en route pour la Terre Sainte vers 1093-1094. Mais il existe un faux « contemporain » du n° 133 dans lequel le même comte dit vouloir se rendre au Saint-Sépulcre, et où, comme Raimond Ebon, il s’exprime au style direct : Cartulaire de Saint-Sernin, n° 546 et G. Pradalié, « La fondation de l’hôpital Saint-Raimond de Toulouse, une remise en question », Annales du Midi, 2007, p. 227-236.

    36 Voir note 11.

    37 L’époque de fondation de l’hôpital Saint-Raimond a été longtemps brouillée par trois faux rédigés dans les années 1160 au scriptorium de Saint-Sernin : G. Pradalié, « La fondation… », art. cité.

    Auteur

    • Gérard Pradalié

      gerardpradalie@orange.fr

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Mine claire

    Mine claire

    Des paysages, des techniques et des hommes. Les techniques de préparations des minerais de fer en Franche-Comté, 1500-1850

    Hélène Morin-Hamon

    2013

    Études sur la sociabilité à Toulouse et dans le Midi toulousain de l’Ancien Régime à la Révolution

    Études sur la sociabilité à Toulouse et dans le Midi toulousain de l’Ancien Régime à la Révolution

    Michel Taillefer

    2014

    « Rapprocher l’école et la vie » ?

    « Rapprocher l’école et la vie » ?

    Une histoire des réformes de l’enseignement en Russie soviétique (1918-1964)

    Laurent Coumel

    2014

    Lodève, cité occitane

    Lodève, cité occitane

    Patrimoine occitan en Lodévois

    Éliane Gauzit (dir.)

    2015

    Conseiller les juges au Moyen Âge

    Conseiller les juges au Moyen Âge

    Martine Charageat (dir.)

    2014

    Les imprimeurs-libraires toulousains et leur production au XVIIIe siècle (1739-1788)

    Les imprimeurs-libraires toulousains et leur production au XVIIIe siècle (1739-1788)

    Claudine Adam

    2015

    Los malos saberes

    Los malos saberes

    Folke Gernert (dir.)

    2015

    Sedes Sapientiae

    Sedes Sapientiae

    Vierges noires, culte marial et pèlerinages en France méridionale

    Sophie Brouquet (dir.)

    2016

    Dissidences en Occident des débuts du christianisme au XXe siècle

    Dissidences en Occident des débuts du christianisme au XXe siècle

    Le religieux et le politique

    Jean-Pierre Albert, Anne Brenon et Pilar Jiménez (dir.)

    2015

    Mauvais sujets dans les Amériques

    Mauvais sujets dans les Amériques

    Clara Duterme, Marion Giraldou et Abigail Mira (dir.)

    2016

    Huit ans de République en Espagne

    Huit ans de République en Espagne

    Entre réforme, guerre et révolution (1931-1939)

    Jean-Pierre Almaric, Geneviève Dreyfus-Armand et Bruno Vargas (dir.)

    2017

    Adivinos, médicos y profesores de secretos en la España áurea

    Adivinos, médicos y profesores de secretos en la España áurea

    Folke Gernert (dir.)

    2017

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Mine claire

    Mine claire

    Des paysages, des techniques et des hommes. Les techniques de préparations des minerais de fer en Franche-Comté, 1500-1850

    Hélène Morin-Hamon

    2013

    Études sur la sociabilité à Toulouse et dans le Midi toulousain de l’Ancien Régime à la Révolution

    Études sur la sociabilité à Toulouse et dans le Midi toulousain de l’Ancien Régime à la Révolution

    Michel Taillefer

    2014

    « Rapprocher l’école et la vie » ?

    « Rapprocher l’école et la vie » ?

    Une histoire des réformes de l’enseignement en Russie soviétique (1918-1964)

    Laurent Coumel

    2014

    Lodève, cité occitane

    Lodève, cité occitane

    Patrimoine occitan en Lodévois

    Éliane Gauzit (dir.)

    2015

    Conseiller les juges au Moyen Âge

    Conseiller les juges au Moyen Âge

    Martine Charageat (dir.)

    2014

    Les imprimeurs-libraires toulousains et leur production au XVIIIe siècle (1739-1788)

    Les imprimeurs-libraires toulousains et leur production au XVIIIe siècle (1739-1788)

    Claudine Adam

    2015

    Los malos saberes

    Los malos saberes

    Folke Gernert (dir.)

    2015

    Sedes Sapientiae

    Sedes Sapientiae

    Vierges noires, culte marial et pèlerinages en France méridionale

    Sophie Brouquet (dir.)

    2016

    Dissidences en Occident des débuts du christianisme au XXe siècle

    Dissidences en Occident des débuts du christianisme au XXe siècle

    Le religieux et le politique

    Jean-Pierre Albert, Anne Brenon et Pilar Jiménez (dir.)

    2015

    Mauvais sujets dans les Amériques

    Mauvais sujets dans les Amériques

    Clara Duterme, Marion Giraldou et Abigail Mira (dir.)

    2016

    Huit ans de République en Espagne

    Huit ans de République en Espagne

    Entre réforme, guerre et révolution (1931-1939)

    Jean-Pierre Almaric, Geneviève Dreyfus-Armand et Bruno Vargas (dir.)

    2017

    Adivinos, médicos y profesores de secretos en la España áurea

    Adivinos, médicos y profesores de secretos en la España áurea

    Folke Gernert (dir.)

    2017

    Voir plus de chapitres

    Aux origines de l’hôpital d’Aubrac

    Gérard Pradalié

    Châteaux médiévaux et habitat groupé : le cas des Pyrénées garonnaises

    Gérard Pradalié

    Voir plus de chapitres
    1 / 2

    Aux origines de l’hôpital d’Aubrac

    Gérard Pradalié

    Châteaux médiévaux et habitat groupé : le cas des Pyrénées garonnaises

    Gérard Pradalié

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    ePub / PDF

    1 Ph. Wolff, « Note sur le faux diplôme de 755 pour le monastère de Figeac », Actes du XXIIIe congrès de la Fédération des Sociétés académiques et savantes Languedoc-Pyrénées-Gascogne, Figeac, juin 1967, p. 83-123.

    2 R. de La Haye, « Moines de Moissac et faussaires », Bulletin de la Société archéologique du Tarn-et-Garonne, 1996, 1997, 1998, 1999 et 2001.

    3 J.-L. Boudartchouk et alii, « La “charte de Nizezius” : encore un faux de l’abbaye clunisienne de Moissac ? », Annales du Midi, 2007, p. 269-308.

    4 É. Magnou, L’introduction de la Réforme grégorienne à Toulouse, 1958, p. 38-40 et annexes n° 4, p. 15-16 et n° 6, p. 19-20.

    5 Ibidem, p. 39 et annexe n° 5, p. 18. Le texte est tiré de Catel, Mémoires de l’Histoire de Languedoc, 1633, livre V, p. 867.

    6 G. Pradalié, « Les comtes de Toulouse et l’Aquitaine (ixe-xiie siècles) », Annales du Midi, 2005, p. 5- 23 et particulièrement p. 12-18.

    7 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 1, p. 1-10. La même a aussi traduit la version A dans Ph. Wolff, Voix et images de Toulouse, 1962, p. 45-52. Elle inclut d’ailleurs dans sa traduction un passage qui ne se trouve que dans les versions B1, B2 et C : « Moi comte Guillaume, déjà nommé, pour accroître la dignité de cette sainte institution… ».

    8 Le mot archidiaconus au nominatif singulier figure curieusement dans une énumération où les autres mots sont déclinés à l’accusatif : prepositum, decanum, etc. Faut-il vraiment le lire au singulier, auquel cas ce nominatif est difficilement compréhensible, ou au pluriel ? L’utilisation, un peu plus loin, du mot archidiaconatum au génitif pluriel permet de proposer la lecture archidiaconos à l’accusatif pluriel, et donc de traduire « archidiacres » au pluriel.

    9 Raimond IV qui s’affiche dès 1088 comme comte de Toulouse semble avoir profité, pour réaliser ses ambitions toulousaines, de l’absence de son frère Guillem IV parti en Terre Sainte en 1093-1094. Sa « présence » en 1073 vaut approbation anticipée de l’opération.

    10 Le terme decimatio utilisé ici n’apparaît qu’une seule fois dans les documents de Saint-Sernin, après 1134 : Cartulaire de Saint-Sernin de Toulouse, éd. P. et T. Gérard, Toulouse, 1999, n° 509. Par ailleurs, à Toulouse même, les mentions de dîmes ne sont pas antérieures aux années 1120 : Ibidem, n° 77, 190, 243, 255, etc.

    11 La premières références sûres du Bourg datent des environs de 1105-1107 (Ibidem, n° 131 et 286). Elles sont à peu près contemporaines de la présence de Guillaume IX et de Philippa à Toulouse. Le Bourg, avec ses premières fortifications sommaires, pourrait être une création du duc d’Aquitaine et de son épouse.

    12 Les originaux des versions B1 et B2 sont conservés aux Archives départementales de la Haute Garonne. Ce sont deux parchemins à écriture caroline du xiie siècle. L’écriture du B2 est particulièrement belle et régulière : 2 Mi 84, 26 et 2 Mi 84, 27.

    13 « Iterum ego Isarnus episcopus… preposituram scilicet ac decaniam, sacristaniam et capiscoliam, omnes archidiaconatus in arbitrio canonicorum… derelinquo… », É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 1, texte C, p. 9-10.

    14 Ibidem, annexe n° 7, p. 21-22. Texte tiré de Catel, ouv. cité, livre V, p. 873-874. La traduction en a été faite par P. Cabau : « Les données historiques relatives à la reconstruction de Saint-Sernin de Toulouse (xie-xiie siècles). Réévaluation critique », Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, tome LVII, 1998, p. 29-66 et en particulier p. 35-36.

    15 Du moins « tout l’honneur de la prévôté, du doyenné, de la sacristie », traduction de P. Cabau, ibidem, p. 35.

    16 Ibidem.

    17 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 12, p. 28-29 et Cartulaire de Saint-Sernin, n° 2.

    18 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 13, p. 30-32.- P. Cabau, art. cité, doc.4, p. 53-54 et doc. 5, p. 54- 55.- Cartulaire de Saint-Sernin, n° 281 : pour P. et T. Gérard, cette seconde bulle est un acte falsifié.

    19 É. Magnou, ouv. cité, annexe n° 5, p. 18. Voir plus haut et note 5.

    20 Vers 1101, le comte Bertrand tente de restituer Saint-Sernin à la cathédrale, vraisemblablement à la demande d’Isarn : G. Pradalié, art. cité, p. 16 et notes 63 et 64.

    21 É. Magnou, ouv. cité, annexe 12, p. 28-29 et Cartulaire de Saint-Sernin, n° 2. Le territoire de l’archidiaconé de Villelongue s’étend au nord de Toulouse entre Tarn et Garonne. Revendiqué par Saint-Sernin, il est une pomme de discorde avec la cathédrale jusque vers 1145 : Ibidem, n° 2, 252, 286, 287, 296,498.

    22 Ibidem, n° 286.

    23 Ibidem, n° 252.

    24 Histoire générale de Languedoc, III, p. 638-641.

    25 É. Magnou, ouv. cité, appendice n° 2, p. 38-39 : « Dominus A.. episcopus tolosanus, negligentia sua ad hoc placitum tendere renuit : inde actum est ut ecclesia Sancti Stephani ius quod habebat super ecclesie Beati Saturnini amiteret ».

    26 Reste à expliquer pourquoi une des versions de la donation de Saint-Sernin à Moissac, la version C, si on la date de 1119, a pu se retrouver dans les archives de l’abbaye bénédictine. On peut supposer que les faussaires de la cathédrale ont cherché à rallier Moissac à leur camp en lui communiquant cette version avant de se présenter devant le pape.

    27 Cartulaire de Saint-Sernin, n° 498.

    28 Ibidem, n° 498 et A.-M. Lemasson, Documents du xie et xiie siècle relatifs au chapitre cathédral de Toulouse, thèse, 1967, n° 30 et 31.

    29 Voir plus haut note 21.

    30 Le premier prévôt de Saint-Sernin à prendre le titre d’abbé est Raimond Guillem en 1117 : P. et T. Gérard, Cartulaire de Saint-Sernin…, tome I, p. 69-70. Il est remarquable que l’acte de 1082, réécrit en 1119, prétende interdire à Saint-Sernin d’avoir un abbé : « Diffinimus ut in prenominato loco Sancti Saturnini nunquam instituatur abbas… ». Il est aussi remarquable que Saint-Sernin devienne abbaye à un moment où le duc d’Aquitaine tient encore Toulouse.

    31 Cartulaire de Saint-Sernin, n° 101 (1126-1127) : Raimundus capellanus, Geraldus de Landaro capellanus. Plus difficile à expliquer est l’existence à la même période d’un Raimundus capellanus de Tauro : Ibidem, n° 16 (1120-1125).

    32 Ibidem, n° 68 (vers 1145) et498 (1145).

    33 Merci à Quitterie Cazes pour cette remarque.

    34 L’hebdomadier est le chanoine responsable du calendrier de la semaine liturgique. P. et T. Gérard, Cartulaire de Saint-Sernin…, tome I, p. 72.

    35 Ce n’est pas en soi impossible dès avant la première croisade : le comte Guillem IV meurt en route pour la Terre Sainte vers 1093-1094. Mais il existe un faux « contemporain » du n° 133 dans lequel le même comte dit vouloir se rendre au Saint-Sépulcre, et où, comme Raimond Ebon, il s’exprime au style direct : Cartulaire de Saint-Sernin, n° 546 et G. Pradalié, « La fondation de l’hôpital Saint-Raimond de Toulouse, une remise en question », Annales du Midi, 2007, p. 227-236.

    36 Voir note 11.

    37 L’époque de fondation de l’hôpital Saint-Raimond a été longtemps brouillée par trois faux rédigés dans les années 1160 au scriptorium de Saint-Sernin : G. Pradalié, « La fondation… », art. cité.

    Toulouse, une métropole méridionale

    X Facebook Email

    Toulouse, une métropole méridionale

    Ce livre est cité par

    • Lotti, Pascal. (2025) Un quartier de Tolosa proche de la porte nord de la cité : évolution de la création de la cité au Ve siècle. Archeopages, Numéro spécial. DOI: 10.4000/14h63
    • Jean-Courret, Ézéchiel. Lavaud, Sandrine. Petrowist, Judicaël. Picot, Johan. (2016) Le bazar de l’hôtel de ville. DOI: 10.4000/books.ausonius.16691
    • Nivellement et sociophonologie de deux grands centres urbains : le système vocalique de Toulouse et de Marseille. DOI: 10.70675/8e172e73z12bez45bez9831z067b178c162e

    Ce chapitre est cité par

    • La fabrique de la création artistique : Approche historiographique et épistémologique du processus de la commande au Moyen Âge : l’exemple des peintures murales du Midi de la France aux âges romans (XIe-XIIe siècle). DOI: 10.70675/32f4d027zc2a2z4b29z85b1z3dbe11311ea5

    Toulouse, une métropole méridionale

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Toulouse, une métropole méridionale

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Pradalié, G. (2009). Faux et usage de faux : la difficile émancipation de Saint-Sernin (xie-xiie siècles). In B. Suau, J.-P. Almaric, & J.-M. Olivier (éds.), Toulouse, une métropole méridionale. Toulouse: Presses universitaires du Midi. https://doi.org/10.4000/books.pumi.34116
    Pradalié, Gérard. « Faux et usage de faux : la difficile émancipation de Saint-Sernin (xie-xiie siècles) ». In Toulouse, une métropole méridionale, édité par Bernadette Suau, Jean-Pierre Almaric, et Jean-Marc Olivier. Toulouse: Presses universitaires du Midi, 2009. doi:10.4000/books.pumi.34116.
    Pradalié, Gérard. « Faux et usage de faux : la difficile émancipation de Saint-Sernin (xie-xiie siècles) ». Toulouse, une métropole méridionale, édité par Bernadette Suau et al., Presses universitaires du Midi, 2009, https://doi.org/10.4000/books.pumi.34116.

    Référence numérique du livre

    Format

    Suau, B., Almaric, J.-P., & Olivier, J.-M. (éds.). (2009). Toulouse, une métropole méridionale. Toulouse: Presses universitaires du Midi. https://doi.org/10.4000/books.pumi.33526
    Suau, Bernadette, Jean-Pierre Almaric, et Jean-Marc Olivier, éd. Toulouse, une métropole méridionale. Toulouse: Presses universitaires du Midi, 2009. doi:10.4000/books.pumi.33526.
    Suau, Bernadette, et al., éditeurs. Toulouse, une métropole méridionale. Presses universitaires du Midi, 2009, https://doi.org/10.4000/books.pumi.33526.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires du Midi

    Presses universitaires du Midi

    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Facebook
    • Flux RSS

    URL : http://pum.univ-tlse2.fr

    Email : pum@univ-tlse2.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement