• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16588 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16588 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires du Midi
  • ›
  • Socio-logiques
  • ›
  • La captation des publics
  • ›
  • Dynamiques
  • ›
  • Dérives d’un produit, arrimages d’acteur...
  • Presses universitaires du Midi
  • Presses universitaires du Midi
    Presses universitaires du Midi
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral La liquidité des options négociables : une caractéristique résultante de captations multiplesQualification du produit et qualification des négociateursLa captation de tous par tous comme opérateur de la marchandisationDe la captation réciproque à la « raison marchande » Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    La captation des publics

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Dérives d’un produit, arrimages d’acteurs : la captation de tous par tous aux fondements du Monep

    David Martin

    p. 267-293

    Texte intégral Bibliographie RÉFÉRENCES Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1NOTRE PROPOS EST D’ÉPROUVER la capacité de la problématique de la captation à s’intéresser à la « carrière » d’un produit (Appaduraï, 1986). L’histoire d’un marché peut selon nous être éclairée par l’analyse des divers processus de captation qui s’y développent. L’exemple retenu est celui d’un produit financier dérivé : les options sur actions et indices. On s’intéresse plus particulièrement au Marché des options négociables de Paris (Monep) qui s’est ouvert le 10 septembre 1987. L’option est un produit dit « dérivé », en cela que son existence et sa définition sont conditionnées par la préexistence d’une valeur mobilière classique de laquelle ils « dérivent » ; celle-ci est alors qualifiée de « sous-jacent » ou « support » de l’option. Ici nous nous intéressons aux options ayant pour sous-jacent des titres de propriété (action, ou panier d’actions lorsque le support est un indice boursier synthétique comme le CAC 40).

    2Qu’est-ce que capter ? Nous lisons « dévier les trajectoires [des personnes] », « [les] soustraire au marché et les placer sous contrôle » ou encore « avoir prise, attirer vers soi, et garder ceux que l’on a attirés » (Cochoy, introduction). Par homologie avec la fameuse définition dahlienne du pouvoir (Dahl, 1973), on définira la captation de B par A comme la capacité de A à attirer l’itinérant B sur un chemin qu’il n’aurait pas emprunté sans l’intervention de A. L’incertitude qui régit le rapport d’appréhension mutuelle entre les acteurs porte ici sur leur « mouvement ». Nous sommes dans un schéma décalé, mais plus large, par rapport à la théorie du pouvoir au sein des organisations, selon laquelle l’incertitude porte de façon prioritaire sur l’usage de l’information et de façon encore plus restreinte sur la compétence (l’expertise). La notion de mobilité n’implique pas une prétention à rendre compte de la trajectoire des acteurs dans un espace vectoriel euclidien et stable malgré la métaphore spatiale qu’elle évoque, et nous préférerons le terme de carrière pour désigner la succession des mouvements repérables : déplacement du produit mais aussi parcours professionnel des acteurs qui contribuent à lui donner vie.

    3Nous allons insister sur la dynamique des processus de captation multilatéraux entre les différents acteurs impliqués dans et par l’avènement et le développement du Monep (1987-2002). Nous voudrions montrer qu’en s’intéressant au produit, c’est-à-dire à ce en quoi consiste l’objet de l’échange, on découvre que sa consistance, plastique, s’articule à la consistance de l’orientation mutuelle que des acteurs engagent par ce produit interposé. Ceci revient à proposer de lire le produit comme une somme dynamique de dispositifs de captations qui viennent médier une relation marchande.

    4L’option consiste en un droit d’acheter ou de vendre à un prix déterminé (dit « prix d’exercice ») une quantité déterminée d’un actif support, à une échéance déterminée. Il s’agit donc d’un contrat à terme conditionnel, et non d’un engagement ferme. L’acquisition de ce droit se fait moyennant le paiement d’une « prime ». Par exemple, le 28 juin 2002, alors que Vivendi Universal cotait 21,88 euros, le droit de vendre ce titre à 12 euros fin septembre pouvait s’acquérir (ou être cédé) moyennant le paiement (ou l’encaissement) d’une prime de 0,49. On peut noter que cette option de vente apparaissait alors comme une assurance de peu de valeur. Elle s’est pourtant avérée un bon investissement spéculatif lorsque le prix de l’action a chuté en dessous de 12 et même de 10 euros au cours de l’été 2002. En effet le 16 août, alors que le titre Vivendi Universal ne cote plus que 9,3, la valeur de l’option de vente à 12 à échéance septembre a été multipliée par plus de sept puisque la prime correspondante s’élève alors à 3,47 (or 3,47/0,49 > 7).

    5Mais au-delà de cette définition juridique et économique de l’option, en quoi ce produit consiste-t-il ?

    6Les années 1980 ont d’une façon générale correspondu en France à la « dématérialisation des titres financiers » ; l’ensemble des valeurs mobilières ont cessé d’être des effets ayant un support papier. Mais la nature réputée dématérialisée de notre produit financier, à l’instar de celle de la monnaie électronique, ne s’avère pas relever de la sublimation mais bien de l’éclatement matériel de l’objet. Elle se solde par des traces numériques ou écrites essentiellement comptables, qui viennent s’ajouter aux lignes écrites de cotation, ou encore aux définitions officielles générales de la nature du « produit » que nous venons d’évoquer. La consistance matérielle du produit est ainsi distribuée de façon parcellisée et protéiforme, et sa saisie unifiée relève d’une nécessaire opération cognitive de synthèse de la part de ses usagers. D’autant que l’identification des facteurs déterminants de ces opérations comptables constitutives du produit n’est pas évidente, et l’information utile à leur compréhension est elle-même distribuée en de multiples points extérieurs à ce « produit ». Ces multiples appuis de la qualification du produit sont essentiellement des fiches techniques informatives sur Futilité et la valeur des options et des règles comptables (règle de détermination du montant de la « couverture », ou « dépôt de garantie », réclamé au vendeur assignable pendant la durée de vie de l’option, par exemple). Ainsi, si les objets s’apparentent à autant d’appuis, de relais matériels d’un savoir, pour les théoriciens de la cognition distribuée (Conein & Jacopin, 1994), le produit qui nous intéresse est lui-même matériellement distribué dans l’espace et son existence comme entité est tributaire de la représentation synthétique que ses usagers s’en font.

    7Aussi, comprendre en quoi consiste l’objet de l’échange revient à comprendre l’ensemble des traces qui en assurent la consistance. Cette consistance présente à nos yeux une importance ontologique et méthodologique. Ontologique parce que nous assumons la conception interobjective des rapports sociaux mise en avant par l’anthropologie des sciences (Latour, 1994), et méthodologique parce que la saisie empirique du « produit » passe nécessairement par celle de ses manifestations matérielles, en l’occurrence essentiellement écrites.

    8Or, un produit prend a priori forme et consistance au travers de son processus de « production ».

    9Sur le Monep, marché organisé, il y a une adéquation instantanée de l’offre et de la demande à travers une identification d’ordres centralisés de vente et d’achat mutuellement compatibles (pour un même niveau de prime), de sorte que ne sont finalement « produites » que les options qui sont effectivement échangées. En effet, un contrat existe à partir du moment où deux contractants s’accordent sur un certain nombre de termes. Aussi, la vente d’un droit temporaire s’assimilant à un contrat, la production de ces produits financiers s’avère consubstantielle à l’acte marchand d’achat-vente. Sur les marchés de gré à gré, les termes du contrat peuvent au moins partiellement être « customisés », et la négociation participe au travail de production de ce qui s’échange sur le marché. Sur un marché organisé comme le Monep, une analyse de la production des options doit s’intéresser au travail fait par les acteurs en amont pour définir, et même standardiser, les termes des contrats admissibles sur le marché.

    10La notion de marché organisé (et réglementé) est synonyme de l’appellation plus familière de « bourse », qui faute de spécification particulière désigne de façon privilégiée le marché des actions des entreprises les plus importantes pour le sens commun. Cette notion renvoie essentiellement au fait qu’il existe une entreprise de marché, ou société de compensation, qui vient s’interposer entre l’offre et la demande en centralisant les ordres de sens inverse et en assurant la publication de la cotation résultante pour les titres financiers admis à la négociation. En plus de veiller à la bonne fin des opérations financières qu’elle organise, la Société de compensation de marchés conditionnels (SCMC1) assure formellement le travail de définition des caractéristiques des contrats qu’elle accepte d’encadrer, en amont des échanges effectifs réalisés sur le Monep. Ainsi, il existe bien une activité de production, quelque part autour de l’échange, à partir de laquelle on est amené à chercher à appréhender le produit dont la production instantanée définitive se fait sur le marché.

    11Cette activité de production renvoie en amont des échanges, à la création des règles et des institutions constitutives de notre produit, d’une part. Et d’autre part, elle se saisit à travers l’ensemble des traces qui « équipent » la détermination des termes des échanges particuliers, en qualifiant l’usage et la valeur du produit. Cette partition donne sens ici à la mobilisation d’un double corpus. Tout d’abord, les réglementations successives des opérations conditionnelles sur la Place de Paris depuis 1965 nous permettent de saisir l’évolution du produit à un premier niveau. Ensuite, nous nous intéressons également aux documents à caractère informatif et pédagogique sur le fonctionnement financier des options négociables à destination des investisseurs, recueillis à la fois dans des manuels ou les revues très spécialisés à destination des différents types d’investisseurs professionnels, dans la presse financière de plus large diffusion, et dans la notice édictée par la COB à destination de chaque intervenant sur le Monep2.

    12L’ensemble3 des débats et commentaires publiés (sous forme de rapports de commissions ou d’articles dans des revues financières plus ou moins spécialisées) sur les réformes des opérations conditionnelles et notamment du Monep, ainsi que la mobilisation ponctuelle des témoignages d’acteurs institutionnels ou d’investisseurs (qui ne donne pas ici lieu à un traitement systématique) recèlent les traces d’un produit en cours d’écriture et de réécriture et permettent d’appréhender la dynamique de captation mutuelle entre acteurs qui se joue à travers la production de cet objet scriptural.

    13Nous proposons d’entreprendre deux voies d’argumentation : en montrant d’abord comment les acteurs de la Place financière se sont captés les uns les autres en construisant dans le même mouvement une option présentant un caractère liquide inédit ; puis, dans un second temps, en mettant en évidence comment les dispositifs informationnels de captation des investisseurs participent d’une qualification concomitante de ces derniers et du produit lui-même. Nous conclurons en revenant sur le caractère programmatique de ce paradigme de la captation de tous par tous pour défendre qu’il peut être un opérateur fructueux pour la compréhension de la mise en marché.

    La liquidité des options négociables : une caractéristique résultante de captations multiples

    14Nous voulons montrer que la qualité (et la quantité) d’un produit est (sont) largement résultante(s) d’un ensemble d’opérations de captations qui assurent l’existence d’un marché. Afin d’étayer ce point nous avons décidé de commencer par centrer notre démonstration sur une caractéristique financière singulière qui réfère indissociablement au volume et à la qualité du produit : il s’agit de la liquidité. La liquidité d’un titre financier correspond à la plus ou moins grande facilité (immédiateté) avec laquelle celui-ci peut être obtenu et surtout cédé. Ainsi une monnaie ayant cours légal sur un espace donné présente une vertu de liquidité parfaite. Par conséquent, dans une économie monétaire et marchande, la liquidité d’un actif correspond à l’aisance plus ou moins grande avec laquelle on peut le monétariser. Par exemple, la liquidité des actions émises sur le marché primaire est assurée par l’existence d’un marché secondaire (la Bourse) proposant quotidiennement une admission d’ordres d’achat et de vente pour la satisfaction optimale desquels des prix d’exécution sont déterminés.

    Négociabilité et liquidité

    15L’intérêt de centrer notre analyse sur la liquidité tient aussi au fait que, du point de vue des acteurs de la création du Monep eux-mêmes, c’est par cette vertu inédite que la nouvelle option-négociable-sur-actions-françaises se différenciait par rapport aux opérations conditionnelles sur titre de propriété existant auparavant sur la Place de Paris.

    16Jusqu’en 1987, des contrats à termes conditionnels se négociaient de gré à gré sur des valeurs admises par la Compagnie des agents de change4 (CAC). Les types de contrats étaient définis dans le cadre du Règlement général de la CAC depuis 1965. Ainsi en était-il des stellages, par exemple.

    17« Un stellage confère à son acquéreur le droit d’acheter ou de vendre à son choix, à l’échéance du marché, la quantité de titres convenue. Il implique la stipulation d’un cours d’achat supérieur et d’un cours de vente inférieur au cours coté à terme ferme au moment où il est conclu. » (Règlement général de la CAC, Article 76).

    18Par exemple, « le 29 janvier 1980 ont été négociés sur Elf-Aquitaine des stellages stipulant que sur la liquidation de juillet 1980, l’acquéreur du stellage doit acheter à 1580F ou vendre à 1160F » (Exemple cité dans le Rapport Pérouse5, « Annexes », Tome 1, p. 125).

    19Les caractéristiques du contrat comme l’échéance (fin juillet) ou les deux prix d’exercice (1580F à l’achat et 1160F à la vente) furent déterminées de manière bilatérale par les deux négociateurs de cette opération. Ils étaient bilatéralement attachés par la particularité de ces caractéristiques et par les obligations du contrat tout au long de sa durée. Ils n’avaient pas la possibilité de changer leur position, il n’existait pas de cotation quotidienne d’un tel contrat.

    20La négociabilité des options, d’abord inaugurée en 1973 à l’occasion de l’ouverture du Chicago Board of Option Exchange (CBOE), fait la différence en rendant les contrats fongibles grâce à la standardisation de leurs caractéristiques (support, prix d’exercice, échéance, sens-achat ou vente). L’option devient d’autant plus liquide qu’une chambre de compensation vient s’interposer comme offreuse et demandeuse. En outre, et c’est le deuxième grand dispositif qui assure la facilité avec laquelle on peut céder ou acquérir un titre, elle désigne parmi ses intermédiaires financiers membres des « teneurs de marché »6 pour en animer l’activité.

    21Ainsi, lorsque le Monep est créé le 10 septembre 1987, c’est par l’ouverture de cadres de négociation banalisés admis à la compensation par la SCMC. Sur la base de trois titres supports, trois classes d’options sont ouvertes ; pour chacune de ces classes trois prix d’exercice sont définis : un « à parité » avec le cours du sous-jacent (c’est-à-dire au niveau du cours), un « dans la monnaie » (avantageux par rapport au cours), et un « en dehors » (désavantageux par rapport au cours) ; et une option d’achat (OA) puis une option de vente (OV) sont créées pour chacune des trois échéances (3 mois, 6 mois, 9 mois). Ceci revient à créer 18 séries d’options aux caractéristiques fixes pour chacune des trois classes qui seront quotidiennement cotées. Le tableau 1 présente les options fongibles dérivées du titre Lafarge dont la cote avoisinait 1700 F. au début du mois de septembre 1987.

    Image

    Tableau 1 : Dix-huit des premières séries d’options négociables sur l’action Lafarge admises à Paris.
    Source : Décisions et Avis de la Chambre syndicale, No 87-1724, 9 septembre 1987.

    22L’investisseur désirant réaliser un stellage sur le titre Lafarge à échéance de six mois (fin mars), c’est-à-dire payer une prime pour se réserver le droit de différer sa décision de prendre une position acheteuse (à 1850 F. par exemple) ou vendeuse (à 1550 F.), peut dans ces conditions acheter une même quantité de l’OA LGCC et de l’OV LGOA. Contrairement au cas du premier stellage présenté, il n’est plus attaché bilatéralement à cette position jusqu’à l’échéance, dans la mesure où il peut désormais se défaire à tout instant de l’une et/ou l’autre de ses options en se portant vendeur sur le marché. Sept teneurs de marchés affectés à la classe Lafarge s’engageaient à se porter contrepartie dans le cas où aucun autre investisseur n’aurait affiché une position acheteuse.

    23C’est donc dans la création d’une entreprise de marché spécifiquement dédiée à la définition et la spécification des types de contrats admissibles et de leur mode de négociation que réside toute la consistance de l’innovation financière qui nous occupe. Dans une approche de l’innovation déclinant le produit comme combinaison de caractéristiques (Lancaster, 1966) on pourrait dire que la différenciation qui fonde le caractère inédit de l’option négociable correspond au surcroît de liquidité apporté à la famille originelle de caractéristiques qui définissait déjà la valeur d’usage de l’option traditionnelle. En ce sens, nous avons un cas pur pour lequel l’innovation de produit est confondue avec une innovation de marché. Mais surtout, nous voulons nous attacher à souligner comment cet infléchissement de la carrière des produits conditionnels en Place de Paris est la résultante de captations multiples nouvelles entre différents acteurs.

    La liquéfaction des options comme captation de tous par tous

    24Pour ce moment de la démonstration nous nous appuyons sur les débats occasionnés par la réforme des opérations conditionnelles tels que nous les avons retracés au travers de la revue de presse réalisée et dans les comptes rendus de commissions7 s’intéressant à la question, essentiellement sur la période 1976-1987. Nous retenons alors un certain nombre d’acteurs collectifs dont la « carrière » s’est avérée explicitement liée à celle des options négociables sur actions, soit en prenant directement part au débat en se posant ainsi eux-mêmes comme parties prenantes du projet, soit qu’ils sont régulièrement mobilisés dans les discours comme acteurs déterminants des orientations prises par les premiers. Ces acteurs sont : les agents de change, les investisseurs institutionnels français, l’Etat-Ministère de l’Économie8, les grandes entreprises privées à travers leurs services de trésorerie, les universitaires en gestion financière, les investisseurs étrangers et les investisseurs particuliers français, même si l’identification des acteurs de la Place financière, et à plus forte raison la pertinence de la notion d’acteur collectif, sont rendues délicates du fait de l’existence de transformations institutionnelles profondes au sein du monde de la finance depuis la fin des années 19609. Notre propos vise alors à souligner les infléchissements induits sur leurs trajectoires de vie par les nouvelles et multiples « orientations » qu’ils se sont mutuellement données à travers l’enjeu de la création du Monep.

    25Dans leurs rapports ou leurs publications sur ce thème au cours de la seconde moitié des années 1970, les agents de change soulignent l’intérêt rencontré par les opérations conditionnelles classiques. Ils notent aussi les limites présentées à leur développement et à la satisfaction optimale des utilisateurs, notamment en termes d’impossibilité de dénouer une position ou de se représenter le juste prix du marché : « c’est souvent le lendemain que l’on apprend qu’une opération conditionnelle s’est dénouée à des conditions intéressantes »10. Les intervenants sur ces « marchés » sont déjà aussi bien des investisseurs institutionnels qui cherchent par exemple à faire de « l’écrêtage » avec les stellages en s’assurant de pouvoir à terme revendre à un prix plafond ou acheter à un prix plancher des titres, que d’autres qui au contraire cherchent à « jouer les fortes fluctuations du marché » dans une perspective de spéculation ; on compte aussi sur certaines opérations « simples » une « clientèle fidèle de personnes physiques » (par exemple sur les opérations à primes11) Ces intervenants, par leurs échanges privés avec les agents de change, auraient orienté la Chambre syndicale à s’engager sur la voie de la simplification des opérations conditionnelles. En effet, en matière d’expertise dans la compensation d’un marché secondaire de titres, elle est en cette fin des années 1970 l’instance parisienne la plus indiquée, même si son monopole d’exercice est déjà contesté. En outre, une référence est systématiquement faite de sa part au succès « florissant » ou encore « formidable » du CBOE de Chicago, et bientôt à celui des premières expériences de transposition en Europe12. Par comparaison, ces « succès » (en terme de volumes d’activité) sont déclinés comme un gage révélateur d’un réel manque à gagner, tant par les investisseurs déjà acquis aux vertus des engagement conditionnels que par la CAC : en termes d’opportunité d’investissement et de gestion (spéculation, arbitrage13, protection de portefeuille d’actions14) pour les premiers, en termes de volume potentiel d’activité à traiter à titre d’intermédiaires et de compensateurs pour les autres. La CAC s’autoproclame alors une « vocation naturelle »15 à s’approprier ce projet et décide dès 1977 d’interpeller une première fois le Ministre de l’économie sur la perspective de création d’un marché organisé d’options.

    26Les agents de change vont profiter de la mise en route d’une politique de promotion de l’actionnariat engagée depuis 1978 par les autorités publiques, pour les attirer sur le chemin connexe de la promotion d’un nouveau marché dérivé d’actions. En 1979, Le ministre de l’économie René Monory, qui fait du « renforcement des fonds propres des entreprises françaises (…) un objectif prioritaire de la politique du Gouvernement », estime « essentiel que les techniques utilisées sur le marché français (des actions) soient aussi modernes que celles utilisées à l’étranger et soient compatibles avec elles » et convoque alors une commission chargée d’étudier « la modernisation des méthodes de cotation, d’échange et de conservation des valeurs mobilières »16. La question particulière de l’ouverture d’un marché d’options négociables, formulée alors comme projet de « simplification des opérations conditionnelles », n’est intégrée qu’ultérieurement à l’ordre du jour des réflexions sur recommandation de la commission convoquée. En son sein les représentants des agents de change avaient été les promoteurs de cette intégration. Aussi, parallèlement aux projets de « modernisation » du marché des titres de propriété proprement dit, le projet de création d’un marché d’options négociables sur actions apparaît comme un complément pertinent pour vaincre l’étroitesse et la faible liquidité relative de la cible originelle de ce chantier institutionnel de réforme : le marché sous-jacent des actions françaises. Ainsi, par exemple, des investisseurs pouvant s’assurer contre la baisse du cours d’un titre pourraient s’engager plus volontiers sur ce titre support ; par ailleurs, la création d’un marché dérivé offre des possibilité nouvelles d’arbitrage avec le marché sous-jacent. Dans cette mesure, le Monep s’apparente dans sa conception initiale à un dispositif de captation d’investisseurs français et étrangers au service du développement du marché des valeurs françaises.

    27Les agents de change engagent ainsi l’ensemble de la place sur un chemin qu’ils n’auraient pas nécessairement décidé d’emprunter sans leur intervention. Les investisseurs déjà actifs sur les produits conditionnels français, mais limités dans leurs possibilités, les autres investisseurs français et surtout les investisseurs étrangers qui se détournaient du marché français sont des itinérants intéressants pour les autorités publiques et l’ensemble de la Place de Paris, et c’est à leur recherche que cette dernière décide de s’engager en formulant un projet de création d’un marché d’options négociables cohérent et instruit de l’observation détaillée et directe des expériences étrangères en la matière. Mais la réussite d’une captation définitive s’ancrant dans la matérialité (scripturale et institutionnelle ici) du produit, par la création effective des règles et des techniques à même d’assurer l’existence de cette marchandise singulière est bientôt remise en cause par des autorités publiques soumises au renouvellement politique et captées à partir de 1981 par d’autres priorités.

    28Après un moratoire sur les projets de réforme menés par les gouvernements antérieurs, la rénovation de la Bourse de Paris est tout de même remise à l’ordre du jour. Mais les orientations politiques changent bientôt et la création d’un marché d’options sur actions est reléguée au rang qui avait été le sien : celui de volet second ordre. Le marché secondaire des titres de propriété n’est de fait pas mis à l’honneur avec la relance des nationalisations engagées à la suite de l’élection de François Mitterrand. La priorité est donnée à l’amélioration des circuits de traitement de la dette d’État et à la réforme des marchés de taux d’intérêts. C’est ainsi que le Marché à terme d’instruments financiers (Matif), traitant des contrats à termes sur des produits de taux représentatifs de la dette publique française à long terme17, de conception pourtant ultérieure à celle du Monep, devient en 1986 l’aîné des marchés organisés de produits dérivés en France. C’est, comme souvent dans l’histoire de la Place de Paris (Lehmann, 1997), l’enjeu du financement de l’État qui vient orienter les grandes mutations. Et c’est par un chemin détourné que l’on aboutira finalement à la création du Monep le 10 septembre 1987.

    29Avec le succès rapide et rassurant du Matif, et certainement à la faveur d’une nouvelle alternance, les élites politiques admettent plus facilement de surmonter leur méfiance historique latente à l’égard de ces instrument dérivés d’un potentiel hautement spéculatif (Kindelberger, 1990). En outre, engagées dans une voie plus générale de promotion de la mise aux normes des standards étrangers, en vue d’une meilleure compétitivité, les autorités redécouvrent le caractère « naturel » de la vocation de la France à se doter d’un marché d’options négociables18. En effet, de tels marchés fleurissent sur les places financières européennes et menacent de s’approprier la cotation des options sur titres français19 ; une entreprise Scandinave tente même d’organiser un tel marché sur le territoire français.

    30Par ailleurs, l’enjeu de « l’arrimage » et de « l’attelage » (Cochoy, 1999) des sociétés représentatives des titres candidats à ce consensus convergent vers la création de produits dérivés reste, lui, partiellement en suspens. Les entreprises françaises non financières, essentiellement représentées au sein de la Commission Pérouse par le président de l’Association Nationale des Sociétés par Actions (ANSA), étaient encore à cette époque inquiètes vis-à-vis de la perspective de développement d’un important marché dérivé de leur patrimoine. Le président de l’ANSA ne siège pas dans le Comité C, et on trouvait déjà dans le Rapport Pérouse des considérations visant à apaiser cette crainte. Cette crainte était double de la part des sociétés émettrices d’actions. D’abord, le développement de ce marché dérivé pouvait venir accentuer la volatilité (le risque de valeur donc) de leur titre par les vocations suscitées chez les investisseurs en termes de spéculation et d’arbitrage. Ensuite, il y avait une suspicion quant au fait que l’accumulation par un même investisseur de droits d’acheter leurs titres sur une même échéance puisse participer, en cas d’exercice de ces droits, à une stratégie de prise de contrôle du capital. Pour ce qui est de cette seconde réserve formulée par les entreprises, aucun cas ne semble avoir marqué les mémoires des milieux financiers et c’est là l’argument essentiel qui a été mobilisé abondamment par le président de la SCMC pour convaincre les derniers irréductibles (Air Liquide et LVMH par exemple). Des dispositifs visant à contrôler les engagements des différents intervenants sur le Monep ont cependant été instaurés ultérieurement, pouvant aller dans le sens d’une dissipation de ces doutes : par exemple la limitation (en volume de lots) de l’intervention d’un investisseur particulier sur une même classe au plafond de 40 % de l’ensemble des engagements.

    31Pour ce qui est de l’apaisement de la première crainte des entreprises, un rôle important dans leur captation a été joué par d’autres acteurs présents de façon permanente dans la dynamique des réformes et encore peu évoqués jusque là. Il s’agit des chercheurs en finance qui ont fait d’une manière générale une irruption remarquée dans le monde de la finance réelle (Bernstein, 1995). À partir de travaux statistiques, ils s’évertuent tout au long de la période, pour le compte de la CAC notamment, à vulgariser et à procéder eux-mêmes à des estimations de l’effet de l’introduction d’un produit dérivé sur l’évolution du marché sous-jacent. Les résultats élaborés sur la base des données disponibles sur les autres places viennent contredire la conjecture d’une augmentation significative de la volatilité du cours du titre support. Ils viennent parfois même l’infirmer, alors que l’effet positif sur l’augmentation du volume de transactions sur le titre (et donc de sa liquidité…) apparaît quant à lui comme significatif20. Ces nouveaux acteurs ont largement participé à convaincre les entreprises au niveau international ; ils ont trouvé leurs relais pédagogiques locaux auprès des entreprises françaises afin de ne pas entraver la liquéfaction des options. Ceci au nom d’une liquidité qui les intéressait davantage, celle de leur action. L’enjeu de l’intervention de ces acteurs était à la fois important, car la caractéristique première d’une option est bien son sous-jacent, et pourtant formellement minime, puisque l’accord du service de trésorerie d’une entreprise n’est pas requis juridiquement pour l’ouverture de classe. C’est « l’usage » qui a consacré le respect de l’avis des trésoriers d’entreprises, d’après le témoignage d’un représentant actuel du Monep. Cette convention courtoise se comprend à notre sens à la lumière des enjeux qui relient les milieux financiers et les entreprises ; ils se nouent en effet autour d’un ensemble d’autres relations au sein desquelles la question de l’émission et du traitement des options n’est qu’une modalité secondaire. Lorsque A et B entrent dans une relation de captation mutuelle autour d’un enjeu particulier, leurs relations ne sont pas vierges de toute captation antérieure. Et la consistance des objets qui les lient par ailleurs rend plastiques les autres (ici les règles officielles qui font notre produit).

    32À ce stade de l’histoire, les options sur actions voient leur carrière propulsée sur la Place de Paris à la faveur d’une liquidité nouvellement acquise. Le krach d’octobre 1987, les débats autour de la taxe Tobin, qui requalifient la question du caractère déstabilisateur des produits au potentiel hautement spéculatif, sont autant d’occasions de débats sur la redéfinition du produit et, partant, des attachements mutuels noués autour de celui-ci. Mais la consistance de cet encastrement, certes poussivement advenu et toujours contestable, vient lui instiller une résistance nouvelle. Les débats noués autour de la déstabilisation de l’ancrage nominal de la politique monétaire au tournant des années 1980-1990 en constituent une illustration. Dans une perspective de maîtrise du taux d’inflation, l’objectif intermédiaire de la politique monétaire s’était concentré de façon prioritaire sur le contrôle des grands agrégats monétaires. Or les innovations financières dans leur ensemble et en particulier les plus liquides sont venues perturber le cloisonnement entre monnaie et actifs financiers. Les options auraient participé au phénomène de substituabilité croissante entre monnaie et titres. Les innovations financières n’ont pourtant pas été remises en cause ; c’est la définition de la politique monétaire qui s’est adaptée. Les autorités politiques et monétaires sont en quelque sorte captives de ce monde interobjectif de relations de coordination nouvelles qu’elles ont nouées avec la place financière à l’occasion de sa réforme, et dont la création du Monep est l’un des aspects.

    33Quoi qu’il en soit, la création du Monep consacre un nouvel acteur, la SCMC, qui apparaît en quelque sorte comme l’émanation d’une « volonté générale » que la captation de tous par tous21 a fini par produire. Elle prend une épaisseur comme acteur du point de vue de notre dispositif analytique. C’est elle qui contrôle la dernière main sur la définition du produit et l’ensemble des réformes qui, à l’initiative d’un acteur ou d’un autre (sinon d’elle-même), redéfiniront les caractéristiques du produit et indissociablement les orientations (personnelles et mutuelles) des acteurs.

    34Cependant, l’interposition de la SCMC, en même temps qu’elle crée de la transparence sur le montant des primes, introduit formellement à un autre niveau une nouvelle opacité sur la qualité en séparant la définition de l’offre de celle de la demande, contrairement aux négociations de gré à gré qui assurent une qualification bilatérale du produit. En effet, cette abstraction marchande qui formate le marché financier réel met formellement en cause la meilleure rencontre possible d’une offre et d’une demande.

    Qualification du produit et qualification des négociateurs

    35Construire un marché c’est se capter au moins à un premier niveau : à savoir s’accorder sur le caractère marchand d’un produit particulier, nous l’avons vu avec la production collective de l’option négociable. Mais encore faut-il que les acheteurs et les vendeurs finaux se captent mutuellement par delà le rideau opaque du marché organisé. En effet, c’est la possibilité de mobiliser des investisseurs aux intérêts, anticipations et stratégies contradictoires, ou au moins complémentaires qui rend possible la rencontre de « courants acheteurs » et de « courants vendeurs » pour chacune des séries de chacune des classes d’options. Sur la durée, la liquidité même du produit en dépend. Notre deuxième mise à l’épreuve du modèle de la captation de tous par tous se centre sur l’enjeu le plus au cœur du marché, qui est celui de la rencontre d’une offre et d’une demande. Là encore, la carrière du produit a partie liée avec cette captation mutuelle entre les investisseurs, car c’est par la définition de valeurs d’usage et d’échange « fonctionnelles » du produit que se construisent les compatibilités marchandes entre l’offre et la demande. Celles-ci sont a priori rendues d’autant plus hasardeuses sur notre marché qu’il n’existe pas une instance productive d’une part et une instance destinataire de l’autre. Les investisseurs sont, au moins en droit, tour à tour vendeurs et acheteurs : la vertu de la liquidité consistant pour un investisseur à pouvoir inverser facilement sa position (acheteuse ou vendeuse) rend cette spécificité des marchés financiers encore plus significative. Pour répondre à notre problématique, nous avons décidé de centrer notre analyse sur une exploration du corpus protéiforme de textes ayant une intention informative sur l’évaluation (valeur d’échange) et/ou l’utilisation possible (valeur d’usage) des options négociables.

    Qualifiés et disqualifiés

    36La qualification du produit détermine des prises et des contraintes spécifiques qui rendent son usage plus accessible ou plus attractif à certains usagers qu’à d’autres et amène à opérer un tri parmi eux. Aussi, nous voudrions montrer comment la qualification des options négociables engagée dans certains écrits informatifs engage une propriété sélective de la captation qu’ils sont censés sous-tendre.

    37Ainsi, en est-il de la Note d’information de la COB qui est envoyée à chaque investisseur candidat à l’intervention sur le Monep. Un délai de quinze jours consécutifs à l’octroi de cette notice est en outre donné avant l’autorisation d’opérer sur le marché, cette mesure visant théoriquement à laisser l’investisseur novice le temps de s’en approprier le contenu et un délai de réflexion. La COB est une autorité de contrôle qui représente les intérêts des épargnants, dont elle est censée assurer la protection. C’est à ce titre qu’elle a été amenée à exiger la diffusion d’un dossier informatif, visé par elle, sur le fonctionnement technique, financier et fiscal des contrats échangés sur le Monep en direction des « donneurs d’ordre n’intervenant pas à titre de profession habituelle ». Cette Note d’information est désormais introduite par un encadré intitulé « Avertissement aux utilisateurs ». On y insiste sur la « bonne compréhension » requise des produits et de leurs « mécanismes », ainsi que sur le devoir de « maîtriser les stratégies de base avant d’opérer sur le marché ». On y insiste surtout sur les « risques encourus », et il est conseillé « aux donneurs d’ordre de n’engager sur le marché qu’une faible proportion de leurs avoirs ». « En contrepartie, de leurs nombreux avantages, les options » sont présentées comme « des instruments sophistiqués qui comportent un certain nombre de risques et de contraintes auxquels leurs utilisateurs doivent se montrer attentifs ». Ces contraintes réfèrent essentiellement au fait que le montant de l’engagement contracté en options n’est pas forcément limité au seul montant des sommes initialement engagées, notamment pour les vendeurs d’options qui sont soumis quotidiennement à des appels de garanties de couverture, dont la non-satisfaction entraîne une liquidation immédiate des positions. La capacité de la SCMC à sélectionner des intervenants à même de pouvoir assumer leurs engagements conditionne la crédibilité du marché, et sa propre survie puisqu’en cas de défaut des contreparties c’est à la SCMC de se substituer vis-à-vis de l’assignataire qui exercerait son droit. C’est à ce titre que la société de compensation est solidaire de ce « dispositif de défiance » qui participe aussi à l’amélioration de la liquidité des échanges en garantissant la crédibilité des contreparties (Martin, 2002). La transparence et la liquidité d’un marché financier s’accommodent de fait bien difficilement des principes théoriques d’universalité ou de libre entrée et sortie du marché : la professionnalité des intermédiaires et des intervenants est historiquement corrélée avec le « perfectionnement » du marché financier.

    38Cette « captation sélective », à même de rassurer collectivement les destinataires du produit, que relève également François Cusin sur le marché du crédit bancaire, prend également d’autres modalités sur celui des options négociables. Une sélection de fait a découlé du sous-développement du réseau de routage des ordres et de formation de personnels bancaires à même de promouvoir et prêter conseil dans les agences. Elle s’est faite aussi dès le lancement du Monep par l’instauration de quotités élevées. La quotité est une caractéristique standardisée du contrat qui désigne la quantité de sous-jacent conditionnellement engagé pour chaque option. Sur le Monep, chaque OA (OV) a longtemps correspondu au droit d’acheter (de vendre) une quantité indivisible de 100 actions : les quotités étaient donc de 100. Le nombre d’investisseurs particuliers pouvant se poser de façon crédible comme acheteurs (et à plus forte raison vendeurs à découvert) éventuels de 100 actions, cotant parfois plus de 1000 F. par unité, était de fait limité. Cette quotité a été tardivement baissée à 10, bien après que le président de la SCMC, Alain Morice, ait annoncé le « cap sur les particuliers » (1992). De fait, la priorité a été donnée à d’autres aménagements du marché : ouverture de nouvelles classes, mise en relation des systèmes informatiques de cotation des options et du marché sous-jacent pour faciliter les arbitrages et la gestion combinée. Ces aménagements répondaient à un besoin spécifique : il s’agissait de la satisfaction des investisseurs désirables, déjà présents sur le Monep, au premier rang desquels les investisseurs institutionnels. La dimension mutuelle et dialectique de la captation prend à travers ce cas une acuité singulière : plus A capte B, plus A est dépendant de B dans le cheminement ultérieur qu’il engage, et donc B capte finalement A.

    39La situation inverse a pu se produire : il a fallu arracher certains investisseurs crédibles comme les fonds communs (SICAV en particulier) à leur carcan juridique et leur excès de sécurité. En effet, le réglementation stricte imposée par la COB à ces organismes, au nom de la protection de l’épargne des particuliers, les a un moment coupés de la possibilité de prendre certaines positions de gestion sans risque permises par des combinaisons entre l’achat d’options et le support. Ils n’étaient pas en mesure d’assurer leur portefeuille par une gestion « delta-neutre »22 du fait de l’interdiction de se porter vendeurs d’options sans qu’elles soient totalement couvertes par la quantité de titres sous-jacents négociés.

    40Toujours est-il que cette captation sélective n’est pas propre aux marchés financiers. La qualité d’un produit de luxe est tributaire de sa consommation effective et ostentatoire par une catégorie distinguée de gens. La nature du destinataire, qualifié ou disqualifié, est partie intégrante de la qualification du produit. Un produit peut être requalifié par l’usage qu’en fait une catégorie inédite de consommateurs : ainsi en est-il de la Smart qui manque sa vocation de voiture populaire pratique pour se créer une niche de véhicule secondaire, pour foyer chic ; ainsi en est-il du crocodile Lacoste dont l’identité vacille lorsque la mode « racaille » se l’approprie en disqualifiant son caractère élitiste. L’universalité théorique du mode de distribution marchand, qui dans sa version idéal-typique ne suppose aucune sélectivité a priori des demandeurs potentiels, lorsqu’elle s’actualise sur les marchés réels, menace de déstabiliser les conventions qui régissent ces derniers.

    Captation et qualifications

    41Dans ce paragraphe, nous voudrions montrer comment la qualification du produit qui se déploie sur les dispositifs informatifs implique une qualification probable du destinataire qui s’appuie sur des dispositions elles-mêmes probables de celui-ci. Les éditeurs de ces dispositifs sont multiples ; il s’agit aussi bien de fiches techniques généralistes éditées dans la presse grand tirage à caractère financier, de manuels ou de livres de vulgarisation à destination des apprentis boursicoteurs, de manuels scolaires des cycles supérieurs d’études en finance, ou d’articles très spécialisés dans des revues professionnelles ou académiques.

    42Malgré la diversité des registres, la présentation qui est faite de la valeur d’échange du produit fait référence plus ou moins précisément au modèle d’évaluation dit de « Black et Scholes » qui tient son nom des auteurs d’un célèbre article publié en 1973 dans Journal of Political Economy, qui leur a valu le prix Nobel. Il est inédit de voir comment une formule élaborée difficilement au terme de multiples confrontations à des résolutions de problèmes d’une haute technicité mathématique a fini par atteindre un tel degré de popularité. Toujours est-il que l’évaluation peu intuitive de la valeur des options a rendu populaire une convention sur la valeur d’un produit dont les opérateurs pouvaient percevoir facilement l’utilité mais plus difficilement le prix (Bernstein, 1995). En effet, la valorisation d’un tel produit intègre de multiples facteurs déterminants, puisqu’elle implique le temps, les variations du cours du sous-jacent ou encore les taux d’intérêt du fait des coûts d’opportunité de gains occasionnés par les immobilisation de garanties propres aux contrats à terme. La seule gageure d’anticiper correctement l’évolution du cours d’une action, même pour une personne qui s’en fait la spécialité, laisse comprendre comment l’existence d’une convention raisonnée sur le prix d’un produit dérivé aussi sophistiqué que l’option répond à une attente latente d’investisseurs soucieux de contracter des engagements conditionnels. L’accord sur la valeur des choses est la condition nécessaire de l’acte marchand, à savoir de la commensurabilité monétaire d’un produit. Les milieux universitaires de la gestion financière ont ainsi joué un rôle fondamental dans la possible captation d’investisseurs aux attentes contradictoires, ou du moins complémentaires. Dans le même mouvement, on peut dire que les porteurs de cette techno-science ont capté les milieux de la finance réelle en fondant la qualification des différents métiers sur des normes nouvelles d’appréhension calculatoire des questions financières. Ces professions ont à cette occasion connu un processus remarquable de « rationalisation » (Godechot, 2000).

    43Mais au-delà de la valeur d’échange, c’est la valeur d’usage du produit qui est aussi qualifiée dans les dispositifs d’équipement cognitifs des investisseurs.

    44Des combinaisons très sophistiquées de stratégies sont parfois proposées aux gestionnaires de fonds, qu’ils soient hedgers (c’est-à-dire mus par des motifs d’assurance), spéculateurs ou encore arbitragistes. Cela revient à explorer l’affordance (Gibson, 1986) de l’objet option et à proposer des nouvelles « prises » (Bessy et Chatauraynaud, 1995) sur celui-ci. L’exploration des possibilités nouvelles qui font l’objet de recherches mathématiques générales ou appliquées (au sein même des salles de marché parfois) participe à la réinvention permanente du produit comme à la réactualisation permanente des compétences des investisseurs. Et avec ces dernières la suscitation de vocations nouvelles dans l’engagement sur les marchés d’options négociables, et c’est en cela que les dispositifs en question participent de la captation.

    45Nous allons cependant nous centrer sur un exemple simple de stratégie spéculative largement promue à l’endroit des investisseurs particuliers. Nombre d’articles présentant les produits du Monep dans la presse grand public insistent sur les possibilités de « bénéficier de l’effet de levier »23 : « Jouez l’effet de levier avec le Monep ! »24. Par effet de levier est désignée la capacité des options, en cas d’anticipation adéquate, de répercuter à la hausse, en valeur absolue, les variations des cours sur le marché support, à partir d’une mise (la prime) beaucoup plus faible que ce que n’aurait requis un investissement direct sur le marché des actions. En outre cette stratégie peut aussi être gagnante en conjoncture baissière avec l’achat d’une option de vente ; c’est ce que nous avons vu dans notre exemple introductif concernant Vivendi Universal avec une prime multipliée par sept pour une chute de moitié de la valeur du titre.

    46Cette position structurellement acheteuse des spéculateurs semble avoir la faveur des investisseurs particuliers. Les démarchages des banques émettrices de warrants en direction des investisseurs particuliers abondent dans le sens d’une telle captation. Les warrants sont des options émises par des banques et rendues négociables par le fait que ces dernières se proposent comme animatrices de leur propre marché. Elles jouent en quelque sorte le rôle de la Française des jeux pour cadres amateurs de lecture du magazine Capital. Elles tirent leur profit sur ce compartiment de leur activité en bénéficiant de la position structurellement perdante des acquéreurs d’options. Ces derniers pour réaliser de gros coups se reportent sur des paris contre-intuitifs rarement à la hauteur de leurs espérances.

    47Les quelques investisseurs particuliers que nous avons rencontrés et qui interviennent dans cette logique sur les marchés d’options, engagent des sommes marginales (relativement à leur revenu et leur patrimoine). Il s’agit de « primes » (au sens de revenus exceptionnels) ou d’excédents transitoires de liquidité sur le compte courant, qu’ils sacrifient en quelque sorte dans l’espoir de faire un coup et de décrocher rapidement un volume de liquidité leur permettant d’éviter d’attendre la lente fructification de leurs économies. On note une homologie de structure entre l’éventail des investissements proposés par un récent dossier sur les opportunités de placement proposées par le magazine Capital et l’allocation différenciée des placements de certain ménages. On retrouve ici les considérations de Viviana Zelizer (1994) sur l’allocation différenciée de la monnaie, normée dans la sphère domestique. On place sur un produit exceptionnel un revenu exceptionnel (la prime salariale, l’excès transitoire de liquidité sur un compte courant).

    48Ainsi, en jouant sur les dispositions ludiques et avides des investisseurs particuliers, ce dispositif de captation participe à attirer ces derniers sur la voie de la spéculation à base de stratégies simples. C’est là pour eux la qualité essentielle de ce produit.

    La captation de tous par tous comme opérateur de la marchandisation

    49Nous sommes amené à souligner une équivalence paradoxale entre le mouvement de captation en tant qu’il consiste a priori à arracher au marché — théorique — (libre choix nié par l’état de captivité), et la captation qui consiste à interobjectiver les agents dans le marché réel socialement défini. Ce paradoxe prend une acuité spécifique sur les marchés financiers. Capter, et c’est une singularité historique, correspond en grande partie à inscrire l’investisseur dans un marché réel socialement normé par un référentiel marchand théorique. Il s’agit d’un encastrement de l’activité économique dans le modèle économique (Callon, 1998).

    50L’enjeu collectif, mais porté par certains plus que par d’autres, est de faire exister le marché et des dispositions très différentes. Un gouvernement soucieux de réussir son mandat en rétablissant la compétitivité des entreprises va autoriser un cadre père de famille à avoir une prise pour tenter le jack-pot dans l’espoir de la réalisation prématurée d’un investissement locatif. Cela notamment grâce au travail technique du produit opéré par une poignée d’universitaires passionnés de spéculations (théoriques) qui ont trouvé un débouché lucratif de leur recherche dans un monde financier en panne de coordination. Les dispositifs viennent assurer des orientations mutuellement compatibles. Une approche analytique alternativement centrifuge et centripète du produit permet de voir converger en un même point des fonctions d’utilité qui se déclinent dans des espaces symbolico-matériels d’une hétérogénéité redoutable. Elles viennent s’articuler au produit, lui donner consistance et mouvement, et en puiser en lui. On a ainsi une inertie dynamique qui caractérise cette interobjectivation permanente du monde. Et cette combinaison serait en quelque sorte l’équivalent de ce que le concept cinétique de quantité de mouvement prétend désigner.

    51Nous sommes dans une sociologie de la mise en relation, complémentaire mais plus dynamique que celle qui s’intéresse à l’encastrement dans des liens extérieurs au marché (Granovetter, 1985). Nous nous intéressons à ce qui constitue l’essence même du rapport marchand : l’intérêt mutuel à échanger des choses par le truchement d’un équivalent général (la monnaie). Les prises que l’on donne aux choses, et/ou dont on se saisit, matérialisent le rapport social ; il y a bien du lien par l’intermédiaire des objets (Chantelat et Vignal, 2002).

    52Nous soumettons l’hypothèse de la dynamique de « la captation de tous par tous » comme un moteur de la construction permanente d’un marché/produit en général. Et nous pensons que l’observation et l’analyse de ce processus sont rendues particulièrement aisées à partir de notre terrain d’exploration sur lequel la phase de production et de distribution est réduite à une portion congrue et ne constitue pas un écran analytique à l’observation de cette dynamique fondamentale qui régit l’existence et le développement des marchés.

    De la captation réciproque à la « raison marchande »

    53En guise de bilan final, nous voudrions revenir sur ce que notre investigation personnelle a appris de ce projet de recherche collective autour de la notion de captation, et conclure sur le statut et le champ de pertinence que nous lui conférons. Il s’agit selon nous d’une formulation possible de l’alternative analytique et non normative que la sociologie peut offrir à l’explicitation des coordinations marchandes et politiques entre des agents formellement libres et mouvants. La société « libérale » (sur le plan économique et politique) définit a priori les relations de concurrence de façon désincarnée et désobjectivée. Notre analyse en termes d’ajustements mutuels de la carrière des acteurs et des choses offre l’avantage de laisser ouverte une interprétation pragmatique des actions, qui ne projette pas par exemple les mouvements des acteurs sur une stricte lecture stratégique, et qui reconnaît la contribution des dispositifs comme des dispositions. Sur notre terrain plus particulier, la pertinence d’une sociologie techno-économique qui inscrit les rapports sociaux dans la matérialité du monde n’est pas démentie quand il s’agit de comprendre la « raison marchande »25 qui s’exprime à travers la production et la circulation de produits financiers réputés d’une grande abstraction. Et la transposition dynamique de la vision interobjective de la mise en relation ouvre peut-être la voie d’un nouveau matérialisme historique, bien moins ambitieux que son ancêtre.

    Bibliographie

    Des DOI sont automatiquement ajoutés aux références bibliographiques par Bilbo, l’outil d’annotation bibliographique d’OpenEdition. Ces références bibliographiques peuvent être téléchargées dans les formats APA, Chicago et MLA.

    Format

    Appadurai, A. (Ed.). (1986). The Social Life of Things. Cambridge University Press. https://doi.org/10.1017/cbo9780511819582
    Callon, M. (1998). Introduction: The Embeddedness of Economic Markets in Economics. SAGE Publications. https://doi.org/10.1111/j.1467-954x.1998.tb03468.x
    Chantelat, P., & Vignal, B. (2002). L’intermédiation du marché de l’occasion Échange marchand, confiance et interactions sociales. Sociologie du Travail, 44(3), 315-336. https://doi.org/10.1016/s0038-0296(02)01236-0
    Conein, B., & Jacopin, Éric. (1994). Action située et cognition. Le savoir en place. Sociologie du travail, 36(4), 475-500. https://doi.org/10.3406/sotra.1994.2191
    Gibson, J. J. (2014). The Ecological Approach to Visual Perception. Psychology Press. https://doi.org/10.4324/9781315740218
    Godechot, O. (2005). Les traders. La Découverte. https://doi.org/10.3917/dec.godec.2005.01
    Granovetter, M. (1985). Economic Action and Social Structure: The Problem of Embeddedness. American Journal of Sociology, 91(3), 481-510. https://doi.org/10.1086/228311
    Lancaster, K. J. (1966). A New Approach to Consumer Theory. University of Chicago Press. https://doi.org/10.1086/259131
    Martin, D. (2002). Dispositifs de défiance et fluidité des échanges sur les marchés financiers de gré à gré. Sociologie du Travail, 44(1), 55-74. https://doi.org/10.1016/s0038-0296(01)01200-6
    Zelizer, V. A. (2010). The Social Meaning of Money. In Economic Lives. Princeton University Press. https://doi.org/10.23943/princeton/9780691139364.003.0006
    Appadurai, Arjun, ed. The Social Life of Things. []. Cambridge University Press, 1986. doi:10.1017/cbo9780511819582.
    Callon, Michel. “Introduction: The Embeddedness of Economic Markets in Economics”. The Sociological Review. SAGE Publications, May 1998. doi:10.1111/j.1467-954x.1998.tb03468.x.
    Chantelat, Pascal, and Bénédicte Vignal. “L’intermédiation du marché de l’occasion Échange marchand, confiance et interactions sociales”. Sociologie du Travail 44, nos. 3 (July 2002): 315-36. doi:10.1016/s0038-0296(02)01236-0.
    Conein, Bernard, and Éric Jacopin. “Action située et cognition. Le savoir en place”. Sociologie du travail 36, nos. 4 (1994): 475-500. doi:10.3406/sotra.1994.2191.
    Gibson, James J. The Ecological Approach to Visual Perception. []. Psychology Press, 2014. doi:10.4324/9781315740218.
    Godechot, Olivier. “Les Traders”. []. La Découverte, June 1, 2005. doi:10.3917/dec.godec.2005.01.
    Granovetter, Mark. “Economic Action and Social Structure: The Problem of Embeddedness”. American Journal of Sociology 91, nos. 3 (November 1985): 481-510. doi:10.1086/228311.
    Lancaster, Kelvin J. “A New Approach to Consumer Theory”. Journal of Political Economy. University of Chicago Press, April 1966. doi:10.1086/259131.
    Martin, David. “Dispositifs de défiance et fluidité des échanges sur les marchés financiers de gré à gré”. Sociologie du Travail 44, no. 1 (January 2002): 55-74. doi:10.1016/s0038-0296(01)01200-6.
    Zelizer, Viviana A. “The Social Meaning of Money”. In Economic Lives. Princeton University Press, 2010. doi:10.23943/princeton/9780691139364.003.0006.
    Appadurai, Arjun, editor. The Social Life of Things. [], Cambridge University Press, 1986. Crossref, https://doi.org/10.1017/cbo9780511819582.
    Callon, Michel. “Introduction: The Embeddedness of Economic Markets in Economics”. The Sociological Review, vols. 46, no. 1_suppl, SAGE Publications, May 1998, pp. 1-57. Crossref, https://doi.org/10.1111/j.1467-954x.1998.tb03468.x.
    Chantelat, Pascal, and Bénédicte Vignal. “L’intermédiation du marché de l’occasion Échange marchand, confiance et interactions sociales”. Sociologie du Travail, vols. 44, nos. 3, July 2002, pp. 315-36. Crossref, https://doi.org/10.1016/s0038-0296(02)01236-0.
    Conein, Bernard, and Éric Jacopin. “Action située et cognition. Le savoir en place”. Sociologie du travail, vols. 36, nos. 4, 1994, pp. 475-00. Crossref, https://doi.org/10.3406/sotra.1994.2191.
    Gibson, James J. The Ecological Approach to Visual Perception. [], Psychology Press, 2014. Crossref, https://doi.org/10.4324/9781315740218.
    Godechot, Olivier. Les Traders. [], La Découverte, 1 June 2005. Crossref, https://doi.org/10.3917/dec.godec.2005.01.
    Granovetter, Mark. “Economic Action and Social Structure: The Problem of Embeddedness”. American Journal of Sociology, vols. 91, nos. 3, Nov. 1985, pp. 481-10. Crossref, https://doi.org/10.1086/228311.
    Lancaster, Kelvin J. “A New Approach to Consumer Theory”. Journal of Political Economy, vols. 74, nos. 2, University of Chicago Press, Apr. 1966, pp. 132-57. Crossref, https://doi.org/10.1086/259131.
    Martin, David. “Dispositifs de défiance et fluidité des échanges sur les marchés financiers de gré à gré”. Sociologie du Travail, vols. 44, no. 1, Jan. 2002, pp. 55-74. Crossref, https://doi.org/10.1016/s0038-0296(01)01200-6.
    Zelizer, Viviana A. “The Social Meaning of Money”. Economic Lives, Princeton University Press, 2010. Originally published as ["The Social Meaning of Money"]. Crossref, https://doi.org/10.23943/princeton/9780691139364.003.0006.

    Cette bibliographie a été enrichie de toutes les références bibliographiques automatiquement générées par Bilbo en utilisant Crossref.

    RÉFÉRENCES

    10.1017/CBO9780511819582 :

    APPADUARI, A. (ed.) (1986), The Social Life of Things. Commodities in Cultural Perspective, Cambridge, Cambridge University Press. BERNSTEIN, P.L. (1995), Des idées capitales, Paris, PUF.

    BESSY, C. ET CHATAURAYNAUD, F. (1995), Experts et faussaires, Paris, Métailié.

    10.1111/j.1467-954X.1998.tb03468.x :

    CALLON, M. (1998), «Introduction: The Embeddedness of Economic Markets in Economics», in Callon, M. (ed.), The Laws of the Markets, Oxford, Blackwell, pp. 2-57.

    10.1016/S0038-0296(02)01236-0 :

    CHANTELAT, P. ET VIGNAL, B. (2002), « L’intermédiation du marché de l’occasion. Échange marchand, confiance et interactions sociales », Sociologie du travail, vol. 44, no 3, pp. 315-336.

    COCHOY, F. (1999), Une histoire du marketing, Paris, La découverte.

    10.3406/sotra.1994.2191 :

    CONEIN, B. & JACOPIN, É. (1994), « Action située et cognition : le savoir en place », Sociologie du travail, vol. 36, no 4, pp. 475-499.

    10.4324/9781315740218 :

    GIBSON, J.J. (1986), The Ecological Approach to Visual Perception, New Jersey, Lawrence Erlbaum.

    10.3917/dec.godec.2005.01 :

    GODECHOT, O. (2001), Les traders : Essai de sociologie des marchés financiers, La Découverte, Paris.

    10.1086/228311 :

    GRANOVETTER, M. (1985), « Economic Action and Social Structure : the Problem of Embeddedness », American journal of Sociology, pp. 481-510.

    KINDELBERGER J-Ch. (1990), Histoire mondiale de la spéculation financière, Éd. Pau.

    10.1086/259131 :

    LANCASTER, K.J. (1966), «A New Approach to Consumer Theory», Journal of Political Economy, vol. 74, no 2, pp. 132-157.

    LATOUR, B. (1994), « Une sociologie sans objet ? Remarques sur l’interobjectivité », Sociologie du travail, vol. 36, no 4, pp. 587-607.

    LEHMANN, P.-J. (1997), Histoire de la Bourse de Paris, Paris, PUF, « Que sais-je ? ».

    10.1016/S0038-0296(01)01200-6 :

    MARTIN, D. (2002), « Dispositifs de défiance et fluidité des échanges sur les marchés financiers de gré à gré », Sociologie du travail, vol. 44, no 1, pp. 55-74.

    VATIN, F. (1996), Le lait et la raison marchande : Essais de sociologie économique, Rennes, Presses Universitaires de Rennes.

    10.23943/princeton/9780691139364.003.0006 :

    ZELIZER, V. (1994), The Social Meaning of Money, Basic Books.

    Notes de bas de page

    1 La SCMC est à strictement parler le nom pris par la société de compensation des opérations réalisées sur le Monep entre 1987 et 1996. À partir de 1996, elle devient l’entreprise de marché MONEP SA, filiale de la SBF (Société des Bourses Françaises), société de compensation de la Bourse des valeurs parisienne, héritière de la Compagnie des agents de change. La SBF est devenue PARISBOURSESBFSA en 1999, avant de fusionner l’année suivante avec les sociétés de compensation des bourses d’Amsterdam et de Bruxelles pour donner naissance à EURONEXT, qui compense aujourd’hui les opérations sur le Monep.

    2 Le Monep a sa propre École qui propose des stages d’initiation sur trois niveaux aux investisseurs particuliers. Nous avons participé à ces stages et intégrons les supports de cours distribués aux « élèves » à ce deuxième volet du corpus. Le suivi de ce stage a constitué par ailleurs une occasion privilégiée de rencontrer des « petits porteurs ».

    3 La récolte des documents et la revue de presse, très largement réalisées sur la base d’une exploitation des archives constituées par les centres de documentation de la Bourse de Paris et de la Commission des opérations de Bourse (COB), a une prétention d’exhaustivité sur la période allant de 1977 à nos jours.

    4 La Compagnie des agents de change est l’ancienne société de compensation de la Bourse de Paris. Avant que celle-ci ne devienne la SBF en 1988, elle était la propriété collective des agents de changes, intermédiaires financiers mandatés (par le ministre), jouissant d’un monopole d’activité, et responsables patrimonialement sur leurs biens propres. C’est au sein de la chambre syndicale des agents de change qu’ont été pilotés, depuis 1976, l’essentiel des chantiers préparatoires de la réforme des opérations conditionnelles.

    5 Rapport de la Commission présidée par Maurice Pérouse, La modernisation des méthodes de cotation, d’échange et de conservation du marché des valeurs mobilières, 1980, La documentation française. Cette commission est évoquée plus bas dans le corps du développement. Cette référence centrale est désignée ici par l’appellation Rapport Pérouse.

    6 Cette fonction correspond à celle du market maker anglo-saxon ; elle consiste pour une société de bourse (ou autre établissement de crédit habilité à la négociation directe sur le marché) à s’engager à proposer à tout instant un prix de vente et d’achat pour un ou plusieurs produits (ceux desquels elle est responsable en tant que teneur de marché), pour un volume minimal.

    7 Nous centrons essentiellement notre analyse sur un document privilégié : le Rapport de la commission convoquée par le Ministre de l’économie en juillet 1979 et présidée par Maurice Pérouse, alors directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations. Elle réunissait des personnalités parmi les plus éminentes représentatives des différents milieux de la place financière (banques, agents de change, compagnies d’assurance, représentants des sociétés cotées, Commission des Opérations de Bourse (COB), etc.). Son rapport remis au ministre en septembre 1980 est consultable au centre de documentation de la COB et il recèle notamment dans ses annexes un ensemble très riche sur l’état des débats qui animaient la Place de Paris.

    8 Ministère de l’Economie, des Finances et de la Privatisation à partir de 1986.

    9 Disparition dès 1987 de la chambre syndicale des agents de change qui a pourtant joué le rôle de laboratoire de la création du Monep, transformations structurelles et fonctionnelles des banques depuis les années 1960, alternances politiques et réglementaires, etc.

    10 Rapport Pérouse, Annexes, p. 129.

    11 « Dans les négociations à prime, l’acheteur, le jour de l’échéance du contrat, a la faculté soit de demander l’exécution de celui-ci au cours de la négociation et pour les quantités prévues, soit d’en obtenir la résiliation contre le paiement d’un dédit, la prime, acquise au vendeur » (Article 74, Règlement général de la CAC, 1965).

    12 Les places d’Amsterdam et de Londres ouvrent respectivement l’EOE (European Option Exchange) en 1978 et le LTOM (London Traded Option Market) en 1979.

    13 Mode d’intervention qui consiste à jouer sur les décalages existant entre les évaluations (explicites ou implicites) faites d’un même titre sur deux marchés différents. Si par exemple une même action est cotée sur deux places financières différentes, et qu’un écart de prix se fait jour, un investisseur arbitragiste achètera le titre sur celui des deux marchés sur lequel le cours est relativement sous-évalué et le revendra sur le deuxième marché. Des opportunités d’arbitrage persistent jusqu’à égalisation des deux cours.

    14 Nous avons vu à travers l’exemple de Vivendi Universal comment un droit de vente à un prix plancher pouvait s’apparenter à une assurance tout en trouvant un intérêt spéculatif en contrepartie.

    15 Cette terminologie emprunte aux propos de certaines personnalités parmi les agents de change, qui sur cette période (1977-1981), s’approprient plus particulièrement cette cause et partent pour ainsi dire en campagne sur la Place. C’est le cas de Yves Flornoy et surtout d’Alain Ferri. Ce dernier apparaît dans la presse comme un porte-parole de la CAC sur cette question : il est notamment l’auteur d’un article intitulé « Les options négociables : un nouveau marché sur notre bourse ? » dans la revue Bourse du 1er trimestre de 1980 ; il fit partie du Comité C de la commission Pérouse qui a eu en charge la réflexion autour du projet d’instauration d’un marché organisé d’options. La CAC mobilise dès cette époque des conseillers techniques, et parmi eux des universitaires comme Bertrand Jacquillat. Alors professeur à Lille I et au CESA (HEC-ISA-CFC), il est l’auteur d’un rapport à la Chambre syndicale en novembre 1979, et d’une série d’articles dans le revue Banque en 1980, sur la question des options négociables sur actions et sur indices. Peter Bernstein, qui s’est adonné à une histoire des idées et des personnalités de la révolution des théories financières au cours des décennies d’Après-Guerre, le reconnaît comme le concepteur de l’option sur indices (Bernstein, 1995, p. 289).

    16 Les citations précédentes sont extraites de la lettre datée du 24 juillet 1979 par laquelle le ministre convoque la commission.

    17 Au premier rang desquels le fameux contrat « notionnel ».

    18 Tel est le ton des articles de presse annonçant et commentant la création du Monep entre juin et octobre 1987.

    19 Encore la veille de l’ouverture du Monep, le LTOM ouvre trois classes d’options sur actions françaises.

    20 Ces résultats sont aussi ceux publiés par les chercheurs de « Associés en finance » en 1990 sur la base des données des premières années d’activité du Monep.

    21 Le plagiat de la formule de Hobbes n’est à cet égard pas sans arrière-pensées. Le paradigme libéral résout l’existence du collectif par un contrat social, dont la forme varie selon les auteurs, mais qui est toujours désincarné. La SCMC ne saurait être vue par un sociologue comme un Léviathan, ou comme une institution vertueuse représentative d’un quelconque intérêt général. Elle est le produit d’une captation tous azimuts d’agents interobjectivement reliés.

    22 Le delta d’une option représente la variation du prix de celle-ci (du niveau de la prime donc) pour une variation de 1 unité du cours du sous-jacent. La gestion delta-neutre qui combine l’intervention sur le marché support et son dérivé est fondée sur un tel paramètre.

    23 Notamment dans l’article « La spéculation avec filet », Science et vie économique, No 41, juillet-août 1988.

    24 Supplément à Investir, No 774, samedi 19 novembre 1988, p. 82.

    25 Nous empruntons ici l’expression à François Vatin qui exprime une telle posture dans le cadre de ses travaux sur le marché laitier (Vatin, 1996).

    Auteur

    • David Martin

      ATER à l’Université Toulouse II, membre du CERTOP

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Cette publication numérique est issue d’un traitement automatique par reconnaissance optique de caractères.

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    1895 Durkheim

    1895 Durkheim

    L'avènement de la sociologie scientifique

    Jean-Michel Berthelot

    1995

    Naville, la passion de la connaissance

    Naville, la passion de la connaissance

    Michel Éliard (dir.)

    1996

    La mobilité sociale dans l’immigration

    La mobilité sociale dans l’immigration

    Itinéraires de réussite des enfants d’origine algérienne

    Emmanuelle Santelli

    2001

    La rue

    La rue

    Jeanne Brody (dir.)

    2005

    La pauvreté en milieu rural

    La pauvreté en milieu rural

    Alexandre Pages

    2011

    Les fabriques du corps

    Les fabriques du corps

    Anastasia Meidani

    2007

    Nouvelles migrations chinoises et travail en Europe

    Nouvelles migrations chinoises et travail en Europe

    Laurence Roulleau-Berger (dir.)

    2007

    L’univers des musiciens

    L’univers des musiciens

    Analyse d’une expérience artistique

    Franck Leard

    2008

    Être maire en Béarn

    Être maire en Béarn

    Du seigneur à l'entrepreneur

    Colette Moreux

    2008

    La Diams’pora du fleuve Sénégal

    La Diams’pora du fleuve Sénégal

    Sociologie des migrations africaines

    Sylvie Bredeloup

    2007

    Évaluer et valoriser

    Évaluer et valoriser

    Une sociologie économique de la mesure

    François Vatin (dir.)

    2009

    Politique du hip-hop

    Politique du hip-hop

    Action publique et cultures urbaines

    Loïc Lafargue de Grangeneuve

    2008

    Voir plus de livres
    1 / 12
    1895 Durkheim

    1895 Durkheim

    L'avènement de la sociologie scientifique

    Jean-Michel Berthelot

    1995

    Naville, la passion de la connaissance

    Naville, la passion de la connaissance

    Michel Éliard (dir.)

    1996

    La mobilité sociale dans l’immigration

    La mobilité sociale dans l’immigration

    Itinéraires de réussite des enfants d’origine algérienne

    Emmanuelle Santelli

    2001

    La rue

    La rue

    Jeanne Brody (dir.)

    2005

    La pauvreté en milieu rural

    La pauvreté en milieu rural

    Alexandre Pages

    2011

    Les fabriques du corps

    Les fabriques du corps

    Anastasia Meidani

    2007

    Nouvelles migrations chinoises et travail en Europe

    Nouvelles migrations chinoises et travail en Europe

    Laurence Roulleau-Berger (dir.)

    2007

    L’univers des musiciens

    L’univers des musiciens

    Analyse d’une expérience artistique

    Franck Leard

    2008

    Être maire en Béarn

    Être maire en Béarn

    Du seigneur à l'entrepreneur

    Colette Moreux

    2008

    La Diams’pora du fleuve Sénégal

    La Diams’pora du fleuve Sénégal

    Sociologie des migrations africaines

    Sylvie Bredeloup

    2007

    Évaluer et valoriser

    Évaluer et valoriser

    Une sociologie économique de la mesure

    François Vatin (dir.)

    2009

    Politique du hip-hop

    Politique du hip-hop

    Action publique et cultures urbaines

    Loïc Lafargue de Grangeneuve

    2008

    Accès ouvert

    Accès ouvert freemium

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Acheter

    Édition imprimée

    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr
    • lcdpu.fr
    ePub / PDF

    1 La SCMC est à strictement parler le nom pris par la société de compensation des opérations réalisées sur le Monep entre 1987 et 1996. À partir de 1996, elle devient l’entreprise de marché MONEP SA, filiale de la SBF (Société des Bourses Françaises), société de compensation de la Bourse des valeurs parisienne, héritière de la Compagnie des agents de change. La SBF est devenue PARISBOURSESBFSA en 1999, avant de fusionner l’année suivante avec les sociétés de compensation des bourses d’Amsterdam et de Bruxelles pour donner naissance à EURONEXT, qui compense aujourd’hui les opérations sur le Monep.

    2 Le Monep a sa propre École qui propose des stages d’initiation sur trois niveaux aux investisseurs particuliers. Nous avons participé à ces stages et intégrons les supports de cours distribués aux « élèves » à ce deuxième volet du corpus. Le suivi de ce stage a constitué par ailleurs une occasion privilégiée de rencontrer des « petits porteurs ».

    3 La récolte des documents et la revue de presse, très largement réalisées sur la base d’une exploitation des archives constituées par les centres de documentation de la Bourse de Paris et de la Commission des opérations de Bourse (COB), a une prétention d’exhaustivité sur la période allant de 1977 à nos jours.

    4 La Compagnie des agents de change est l’ancienne société de compensation de la Bourse de Paris. Avant que celle-ci ne devienne la SBF en 1988, elle était la propriété collective des agents de changes, intermédiaires financiers mandatés (par le ministre), jouissant d’un monopole d’activité, et responsables patrimonialement sur leurs biens propres. C’est au sein de la chambre syndicale des agents de change qu’ont été pilotés, depuis 1976, l’essentiel des chantiers préparatoires de la réforme des opérations conditionnelles.

    5 Rapport de la Commission présidée par Maurice Pérouse, La modernisation des méthodes de cotation, d’échange et de conservation du marché des valeurs mobilières, 1980, La documentation française. Cette commission est évoquée plus bas dans le corps du développement. Cette référence centrale est désignée ici par l’appellation Rapport Pérouse.

    6 Cette fonction correspond à celle du market maker anglo-saxon ; elle consiste pour une société de bourse (ou autre établissement de crédit habilité à la négociation directe sur le marché) à s’engager à proposer à tout instant un prix de vente et d’achat pour un ou plusieurs produits (ceux desquels elle est responsable en tant que teneur de marché), pour un volume minimal.

    7 Nous centrons essentiellement notre analyse sur un document privilégié : le Rapport de la commission convoquée par le Ministre de l’économie en juillet 1979 et présidée par Maurice Pérouse, alors directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations. Elle réunissait des personnalités parmi les plus éminentes représentatives des différents milieux de la place financière (banques, agents de change, compagnies d’assurance, représentants des sociétés cotées, Commission des Opérations de Bourse (COB), etc.). Son rapport remis au ministre en septembre 1980 est consultable au centre de documentation de la COB et il recèle notamment dans ses annexes un ensemble très riche sur l’état des débats qui animaient la Place de Paris.

    8 Ministère de l’Economie, des Finances et de la Privatisation à partir de 1986.

    9 Disparition dès 1987 de la chambre syndicale des agents de change qui a pourtant joué le rôle de laboratoire de la création du Monep, transformations structurelles et fonctionnelles des banques depuis les années 1960, alternances politiques et réglementaires, etc.

    10 Rapport Pérouse, Annexes, p. 129.

    11 « Dans les négociations à prime, l’acheteur, le jour de l’échéance du contrat, a la faculté soit de demander l’exécution de celui-ci au cours de la négociation et pour les quantités prévues, soit d’en obtenir la résiliation contre le paiement d’un dédit, la prime, acquise au vendeur » (Article 74, Règlement général de la CAC, 1965).

    12 Les places d’Amsterdam et de Londres ouvrent respectivement l’EOE (European Option Exchange) en 1978 et le LTOM (London Traded Option Market) en 1979.

    13 Mode d’intervention qui consiste à jouer sur les décalages existant entre les évaluations (explicites ou implicites) faites d’un même titre sur deux marchés différents. Si par exemple une même action est cotée sur deux places financières différentes, et qu’un écart de prix se fait jour, un investisseur arbitragiste achètera le titre sur celui des deux marchés sur lequel le cours est relativement sous-évalué et le revendra sur le deuxième marché. Des opportunités d’arbitrage persistent jusqu’à égalisation des deux cours.

    14 Nous avons vu à travers l’exemple de Vivendi Universal comment un droit de vente à un prix plancher pouvait s’apparenter à une assurance tout en trouvant un intérêt spéculatif en contrepartie.

    15 Cette terminologie emprunte aux propos de certaines personnalités parmi les agents de change, qui sur cette période (1977-1981), s’approprient plus particulièrement cette cause et partent pour ainsi dire en campagne sur la Place. C’est le cas de Yves Flornoy et surtout d’Alain Ferri. Ce dernier apparaît dans la presse comme un porte-parole de la CAC sur cette question : il est notamment l’auteur d’un article intitulé « Les options négociables : un nouveau marché sur notre bourse ? » dans la revue Bourse du 1er trimestre de 1980 ; il fit partie du Comité C de la commission Pérouse qui a eu en charge la réflexion autour du projet d’instauration d’un marché organisé d’options. La CAC mobilise dès cette époque des conseillers techniques, et parmi eux des universitaires comme Bertrand Jacquillat. Alors professeur à Lille I et au CESA (HEC-ISA-CFC), il est l’auteur d’un rapport à la Chambre syndicale en novembre 1979, et d’une série d’articles dans le revue Banque en 1980, sur la question des options négociables sur actions et sur indices. Peter Bernstein, qui s’est adonné à une histoire des idées et des personnalités de la révolution des théories financières au cours des décennies d’Après-Guerre, le reconnaît comme le concepteur de l’option sur indices (Bernstein, 1995, p. 289).

    16 Les citations précédentes sont extraites de la lettre datée du 24 juillet 1979 par laquelle le ministre convoque la commission.

    17 Au premier rang desquels le fameux contrat « notionnel ».

    18 Tel est le ton des articles de presse annonçant et commentant la création du Monep entre juin et octobre 1987.

    19 Encore la veille de l’ouverture du Monep, le LTOM ouvre trois classes d’options sur actions françaises.

    20 Ces résultats sont aussi ceux publiés par les chercheurs de « Associés en finance » en 1990 sur la base des données des premières années d’activité du Monep.

    21 Le plagiat de la formule de Hobbes n’est à cet égard pas sans arrière-pensées. Le paradigme libéral résout l’existence du collectif par un contrat social, dont la forme varie selon les auteurs, mais qui est toujours désincarné. La SCMC ne saurait être vue par un sociologue comme un Léviathan, ou comme une institution vertueuse représentative d’un quelconque intérêt général. Elle est le produit d’une captation tous azimuts d’agents interobjectivement reliés.

    22 Le delta d’une option représente la variation du prix de celle-ci (du niveau de la prime donc) pour une variation de 1 unité du cours du sous-jacent. La gestion delta-neutre qui combine l’intervention sur le marché support et son dérivé est fondée sur un tel paramètre.

    23 Notamment dans l’article « La spéculation avec filet », Science et vie économique, No 41, juillet-août 1988.

    24 Supplément à Investir, No 774, samedi 19 novembre 1988, p. 82.

    25 Nous empruntons ici l’expression à François Vatin qui exprime une telle posture dans le cadre de ses travaux sur le marché laitier (Vatin, 1996).

    La captation des publics

    X Facebook Email

    La captation des publics

    Ce livre est cité par

    • Calvignac, Cédric. (2021) Traductions sociotechniques des principes axiologiques du quantified self. Réseaux, N° 228. DOI: 10.3917/res.228.0131
    • Vétel, Bruno. Turquier, Barbara. (2015) Le jeu au prisme de la matérialité. Tracés, 28. DOI: 10.4000/traces.6153
    • Ducourant, Hélène. (2012) « Comment ? Vous n’avez pas de projet ? » : ethnographie du démarchage en matière de crédit à la consommation. Sociologie du travail, 54. DOI: 10.4000/sdt.6390
    • Julhe, Samuel. Honta, Marina. (2014) Comment les professionnels appréhendent-ils leur marché ? L'exemple de l'industrie des articles de sport. Revue Française de Socio-Économie, n° 14. DOI: 10.3917/rfse.014.0169
    • Vayre, Jean-Sébastien. (2015) Les tableaux de bord sur données massives, pour un nouveau management de l’innovation ?. Innovations, n° 47. DOI: 10.3917/inno.047.0101
    • Sabatier, Bruno. (2011) La fonction piétonne des espaces marchands intérieurs. Géographie et cultures, 77. DOI: 10.4000/gc.917
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.006
    • Ravenel, Loïc. (2011) Une approche géomarketing du sport. Annales de géographie, n° 680. DOI: 10.3917/ag.680.0383
    • Zancanaro, Frédéric. (2019) La créativité culinaire. DOI: 10.4000/books.pufr.27060
    • Fijalkow, Ygal. (2006) Usagers ou consommateurs ?. DOI: 10.4000/books.pumi.14458
    • Çal[idot]şkan, Koray. (2009) THE MEANING OF PRICE IN WORLD MARKETS. Journal of Cultural Economy, 2. DOI: 10.1080/17530350903345462
    • Bonnet, Valérie. Camille-Delahaye, Pierre. Sebbah, Brigitte. (2021) Le storytelling , le récit entre construction et atomisation de l’image et du discours. Communication & management, Vol. 18. DOI: 10.3917/comma.181.0005
    • Castel, Patrick. Hénaut, Léonie. Marchal, Emmanuelle. (2016) Faire la concurrence. DOI: 10.4000/books.pressesmines.3429
    • Riom, Loïc. (2020) Pop Music, Culture and Identity Popular Music, Technology, and the Changing Media Ecosystem. DOI: 10.1007/978-3-030-44659-8_12
    • Gaertner, Laure. (2008) Que produisent les publicitaires ? Retour socio-historique sur la formation d'une expertise. Management & Avenir, n° 15. DOI: 10.3917/mav.015.0140
    • Vayre, Jean-Sébastien. (2020) Dominique CARDON (2019), Culture numérique. Communication. DOI: 10.4000/communication.11826
    • Salles, Denis. (2009) Environnement : la gouvernance par la responsabilité ?. VertigO, Hors série 6. DOI: 10.4000/vertigo.9179
    • Fijalkow, Ygal. Martin, Elsa. Calvignac, Cédric. (2017) Le retour des commerces en centre-ville comme stratégie d’aménagement local. Espaces et sociétés, n° 168-169. DOI: 10.3917/esp.168.0109
    • Calvignac, Cédric. VIDAL, Mathieu. (2020) Variations autour de l’adoption de plateformes de vente en ligne : la réception d’un nouveau dispositif marchand par les entrepreneurs albigeois. Tic & société, Vol. 14, N° 1-2. DOI: 10.4000/ticetsociete.5271
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.004
    • Danieli, Aude. (2023) Le paiement dans les petits commerces. Réseaux, N° 238-239. DOI: 10.3917/res.238.0119
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.001
    • Marti, Caroline. (2022) #Foodporn : nourrir le dispositif par les images. Communication & langages, N° 213. DOI: 10.3917/comla1.213.0107
    • Allouch, Annabelle. (2017) L'ouverture sociale par le marché ?. Revue française de sociologie, Vol. 58. DOI: 10.3917/rfs.582.0233
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.010
    • Nakano, Kenshin. (2023) Le syndicalisme japonais à l’épreuve du capitalisme de plateforme. Relations industrielles, 78. DOI: 10.7202/1110488ar
    • Kornprobst, Markus. (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516
    • Dalibert, Marion. De Iulio, Simona. (2023) Le numérique : une affaire d’hommes ?. DOI: 10.4000/books.septentrion.148255
    • Fourmentraux, Jean-Paul. (2008) La création au risque d'Internet. Ethnologie française, Vol. 38. DOI: 10.3917/ethn.081.0059
    • Banikema, Annie Stéphanie. Roux, Dominique. (2014) Consumers’ propensity to resist: A contribution to the study of the Disposition to oppose market influence attempts. Recherche et Applications en Marketing (English Edition), 29. DOI: 10.1177/2051570714533475
    • Brunier, Sylvain. Pinaud, Samuel. (2023) Au rythme du capital. Revue française de sociologie, Vol. 63. DOI: 10.3917/rfs.633.0527
    • Rodet, Diane. (2012) Des dispositifs de jugement pour et par les consommateurs ?. Revue Française de Socio-Économie, n° 10. DOI: 10.3917/rfse.010.0199
    • Naulin, Sidonie. (2010) Qui prescrit aux prescripteurs ?. Terrains & travaux, n° 17. DOI: 10.3917/tt.017.0181
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.008
    • (2013) Marketing : remède ou poison ?. DOI: 10.3917/ems.bourg.2013.01.0315
    • Crublet, Claire. Paget, Elodie. (2022) The market of coastal hiking. An approach based on “market-agencements”. Loisir et Société / Society and Leisure, 45. DOI: 10.1080/07053436.2022.2053324
    • Roux, Dominique. (2007) Consumer Resistance: Proposal for an Integrative Framework. Recherche et Applications en Marketing (English Edition), 22. DOI: 10.1177/205157070702200403
    • Bouillé, Julien. Basso, Frédéric. Robert-Demontrond, Philippe. (2016) The embodied rhetoric of consumerist activism through the lens of conceptual metaphor theory: An exploratory study and research perspectives. Recherche et Applications en Marketing (English Edition), 31. DOI: 10.1177/2051570716644544
    • Bonneval, Loïc. (2011) Les agents immobiliers. DOI: 10.4000/books.enseditions.4486
    • Rech, Yohann. (2015) L'ENSA à la conquête des sommets. DOI: 10.3917/pug.attal.2015.01.0363
    • Trompette, Pascale. (2008) Le marché des défunts. DOI: 10.3917/scpo.tromp.2008.01.0289
    • Pomiès, Anissa. Arsel, Zeynep. (2023) Market Work and the Formation of the Omnivorous Consumer Subject. Journal of Consumer Research, 50. DOI: 10.1093/jcr/ucac036
    • Charrier, François. Barbier, Marc. (2021) Le socio-pathosystème : une notion pour comprendre et construire l’action de gestion de la santé animale. Natures Sciences Sociétés, 29. DOI: 10.1051/nss/2022009
    • Bernard de Raymond, Antoine. (2011) Arrangements for market intermediation and policies. Modernizing the fruit and vegetable market in France, 1950–1980. Sociologie du Travail, 53. DOI: 10.1016/j.soctra.2011.09.003
    • Roux, Dominique. (2007) La résistance du consommateur: Proposition d'un cadre d'analyse. Recherche et Applications en Marketing (French Edition), 22. DOI: 10.1177/076737010702200403
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.003
    • (2011) Interpréter l'agir. Un défi théorique. DOI: 10.3917/puf.maggi.2011.01.0297
    • Magkou, Matina. Pamart, Émilie. (2024) « Mieux connaître, reconnaître et apprendre » par la mise en récit des expériences de ratage au sein des arts dans l’espace public. Culture & musées, 44. DOI: 10.4000/12svo
    • Kessous, Emmanuel. (2011) Communiquer à l’ère numérique. DOI: 10.4000/books.pressesmines.408
    • Brougère, Gilles. (2013) Licensing and the rhetoric of fun: the cute and the cool. Young Consumers, 14. DOI: 10.1108/YC-03-2013-00354
    • Denis, Jérôme. (2008) Projeter le marché dans l'activité. Les saisies du public dans un service de production télévisuelle. Revue Française de Socio-Économie, n° 2. DOI: 10.3917/rfse.002.0161
    • Beuscart, Jean-Samuel. Peerbaye, Ashveen. (2006) Histoires de dispositifs. Terrains & travaux, n° 11. DOI: 10.3917/tt.011.0003
    • Lehtonen, Turo-Kimmo. Liukko, Jyri. (2010) Justifications for commodified security: The promotion of private life insurance in Finland 1945-90. Acta Sociologica, 53. DOI: 10.1177/0001699310382674
    • Bernardin, Stève. (2015) Stève Bernardin, La fabrique privée d’un problème public. La sécurité routière entre industriels et assureurs aux États-Unis (années 1920 à 2000). Revue de la régulation, 17. DOI: 10.4000/regulation.11084
    • Milard, Béatrice. (2013) Les écrits scientifiques : des ressorts relationnels pour la recherche. Sciences de la société, 89. DOI: 10.4000/sds.205
    • Le Bot, Jean-Michel. (2010) Le lien social et la personne. DOI: 10.4000/books.pur.13816
    • Ravenel, Loïc. (2011) Uma abordagem de geomarketing do esporte. Confins, 12. DOI: 10.4000/confins.7099
    • Sigaud, Thomas. Cret, Benoit. (2016) Quand tout s'inverse. Sociétés contemporaines, N° 101. DOI: 10.3917/soco.101.0037
    • Coutant, Alexander. Baillargeon, Dany. Carignan, Marie-Eve. (2022) Gérer la pratique, gommer l’éthique : analyse des chartes et codes pour encadrer les pratiques de dépublicitarisation. Communication & management, Vol. 18. DOI: 10.3917/comma.182.0091
    • Marty, Gérard. (2015) Le catalogue des ventes de l’ONF. Revue d'anthropologie des connaissances, 9. DOI: 10.3917/rac.026.0083
    • Lunardo, Renaud. Saintives, Camille. Roux, Dominique. (2012) Une étude exploratoire des inférences de contrôle du consommateur face à l'atmosphère du point de vente. Management & Avenir, n° 55. DOI: 10.3917/mav.055.0058
    • Favre, Guillaume. Brailly, Julien. (2016) La recette de la mondialisation. Sociologie du travail d’un organisateur de salon. Sociologie du travail, 58. DOI: 10.4000/sdt.1031
    • Kessous, Emmanuel. Mellet, Kevin. Zouinar, Moustafa. (2010) L’économie de l’attention : entre protection des ressources cognitives et extraction de la valeur. Sociologie du travail, 52. DOI: 10.4000/sdt.14802
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.007
    • Gaglio, Gérald. (2010) Consommation d'informations sur Internet et modulation de la relation aux médecins. Le cas d'aidantes de malades atteints d'une pathologie lourde. Sociologies pratiques, n° 20. DOI: 10.3917/sopr.020.0063
    • Trompette, Pascale. (2005) Une économie de la captation : les dynamiques concurrentielles au sein du secteur funéraire. Revue française de sociologie, Vol. 46. DOI: 10.3917/rfs.462.0233
    • Ducourant, Hélène. Rousseau, Sandrine. (2009) Éditorial. Revue Française de Socio-Économie, n° 4. DOI: 10.3917/rfse.004.0003
    • Dubuisson-Quellier, Sophie. (2013) Quadrige Traité de sociologie économique. DOI: 10.3917/puf.stein.2013.01.0749
    • Potier, Victor. Calvignac, Cédric. Brailly, Julien. (2024) Faire campagne pour sa ferme. Revue Française de Socio-Économie, n° 32. DOI: 10.3917/rfse.032.0173
    • Cochoy, Franck. (2007) A Brief Theory of the `Captation' of Publics. Theory, Culture & Society, 24. DOI: 10.1177/0263276407084704
    • Séguy, Laure. (2010) La genèse de l’étiquetage nutritionnel dans le droit européen. Sciences de la société, 80. DOI: 10.4000/sds.637
    • Cochoy, Franck. Boissières, Ivan. (2004) Le couteau d'Abraham . Réseaux, n° 127-128. DOI: 10.3917/res.127.0277
    • Callon, Michel. (2016) Revisiting marketization: from interface-markets to market-agencements. Consumption Markets & Culture, 19. DOI: 10.1080/10253866.2015.1067002
    • (2022) Comment la culture vient aux enfants : repenser les médiations. DOI: 10.3917/deps.eloy.2021.01.0267
    • Banikema, Annie Stéphanie. Roux, Dominique. (2014) La propension à résister du consommateur : contribution à l’étude d’une disposition à s’opposer aux tentatives d’influence marchande. Recherche et Applications en Marketing (French Edition), 29. DOI: 10.1177/0767370113517345
    • Nguyen, Céline. (2005) Fidélisation, communication et association. Communication et organisation. DOI: 10.4000/communicationorganisation.3249
    • Honta, Marina. Illivi, Frédéric. (2019) Le prix de l’innovation : capacités des opérateurs et réception des programmes de lutte contre la sédentarité. Innovations, N° 60. DOI: 10.3917/inno.pr2.0068
    • Caliskan, Koray. (2007) Price as a Market Device: Cotton Trading in Izmir Mercantile Exchange. The Sociological Review, 55. DOI: 10.1111/j.1467-954X.2007.00738.x
    • Jammet, Thomas. (2015) Au service du client, au nom de la communauté. Réseaux, n° 190-191. DOI: 10.3917/res.190.0073
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.005
    • de Terssac, Gilbert. Mignard, Jacques. (2011) Les paradoxes de la sécurité. DOI: 10.3917/puf.terss.2011.01.0249
    • De Iulio, Simona. (2014) Entre catégorisation et indétermination : l’imagerie des frontières de l’enfance dans la presse féminine et dans la presse « jeune ». Revue des sciences sociales, 51. DOI: 10.4000/revss.3358
    • Pichot, Lilian. Pierre, Julien. (2025) Importance of Informal Skills for Sporting Goods Retailers in the Service Relationship. Relations industrielles, 79. DOI: 10.7202/1118803ar
    • Fare, Marie. (2012) Les apports de deux dispositifs de monnaies sociales, le SOL et l’Accorderie, au regard des enjeux du développement local soutenable. Revue internationale de l'économie sociale: Recma. DOI: 10.7202/1017777ar
    • Smolinski, Jan. Calvignac, Cédric. (2017) Effets de l’usage d’une application mobile sur l’exploration touristique du centre historique d’Albi. Netcom, 31-3/4. DOI: 10.4000/netcom.2805
    • Blanchard, Soline. (2019) Le benchmarking au service de l’égalité ?. Gouvernement et action publique, VOL. 7. DOI: 10.3917/gap.184.0039
    • Gayoso, Émile. (2015) Les plateformes de co-innovation. Réseaux, n° 190-191. DOI: 10.3917/res.190.0121
    • Gaglio, Gérald. (2008) La dynamique des normes de consommation : le cas de l'avènement de la téléphonie mobile en France. Revue Française de Socio-Économie, n° 2. DOI: 10.3917/rfse.002.0181
    • Ducourant, Hélène. (2014) Vendre la carte du magasin introduction au marquage social de l'argent dématérialisé. Annales des Mines - Gérer et comprendre, N° 117. DOI: 10.3917/geco.117.0029
    • Marques, Sylvia. (2019) La réforme de la première année commune aux études de santé. Revue d'anthropologie des connaissances, 13. DOI: 10.3917/rac.042.0225
    • Rech, Yohann. Paget, Elodie. (2012) Les temporalités du travail touristique. Socio-logos, 7. DOI: 10.4000/socio-logos.2674
    • Villemaine, Robin. (2018) Fidéliser, servir, rendre dépendant. Le travail d’attachement au sein d’une grande coopérative agricole. Sociologie du travail, 60. DOI: 10.4000/sdt.2756
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.009
    • Bernard, Sophie. Dujarier, Marie-Anne. Tiffon, Guillaume. (2011) Introduction. Sciences de la société, 82. DOI: 10.4000/sds.2016
    • Bernard, Sophie. (2020) Des salariés déguisés ? L’(in)dépendance des chauffeurs des plateformes numériques. Sociologie du travail, 62. DOI: 10.4000/sdt.35722
    • Rech, Yohann. Paget, Élodie. (2017) Saisir les transformations des sports de nature par la théorie de l’acteur-réseau. Sciences de la société, 101. DOI: 10.4000/sds.6137
    • Gervasoni, Quentin. (2021) Politiques des émotions des fans de Pokémon : (se) mobiliser par la hype et le sel. Lien social et Politiques. DOI: 10.7202/1079493ar
    • Ducourant, Hélène. (2009) Le crédit revolving, un succès populaire. Sociétés contemporaines, n° 76. DOI: 10.3917/soco.076.0041
    • Muniesa, Fabian. Millo, Yuval. Callon, Michel. (2007) An Introduction to Market Devices. The Sociological Review, 55. DOI: 10.1111/j.1467-954X.2007.00727.x
    • Bobrie, François. (2018) Les représentations visuelles des biens et des services par leurs marquages : les fondements sémiotiques d’un langage des marques. Recherche et Applications en Marketing (French Edition), 33. DOI: 10.1177/0767370118768518
    • Barbier, Marc. (2006) Surveiller pour abattre. Terrains & travaux, n° 11. DOI: 10.3917/tt.011.0101
    • Fourmentraux, Jean-Paul. (2007) L’œuvre en devenir. Communication. DOI: 10.4000/communication.869
    • Bouillé, Julien. Basso, Frédéric. Robert-Demontrond, Philippe. (2016) La rhétorique incarnée de l’activisme consumériste au regard de la théorie de la métaphore conceptuelle : étude exploratoire et perspectives de recherche. Recherche et Applications en Marketing (French Edition), 31. DOI: 10.1177/0767370115622951
    • Rodet, Diane. (2015) L’économie solidaire comme mouvement social : des dispositifs de qualité pour s’identifier, agir et mobiliser. Revue Française de Socio-Économie, n° 15. DOI: 10.3917/rfse.015.0193
    • Callon, Michel. Muniesa, Fabian. (2005) Peripheral Vision. Organization Studies, 26. DOI: 10.1177/0170840605056393
    • Özçağlar-Toulouse, Nil. Cova, Bernard. (2010) Une histoire de la CCT française: parcours et concepts clés. Recherche et Applications en Marketing (French Edition), 25. DOI: 10.1177/076737011002500204
    • Gaertner, Laure. (2007) La coordination des professionnels de la publicité dans la conception d'une campagne. Sociétés contemporaines, n° 67. DOI: 10.3917/soco.067.0047
    • Vayre, Jean-Sébastien. (2018) André TRICOT, Julie LEMARIÉ et Gilles SAHUT (2016), Le document : communication et mémoire. Communication, vol. 35/1. DOI: 10.4000/communication.7525
    • Benedetto-Meyer, Marie. (2011) Des statistiques au cœur de la relation clients : l'accès aux « données clients », leur effet sur l'organisation du travail et les relations clients/vendeurs en boutique. Sociologies pratiques, n° 22. DOI: 10.3917/sopr.022.0049
    • Besle, Sylvain. Schultz, Émilien. (2021) Utiliser la recherche pour soigner le cancer : l’innovation biomédicale localisée. Revue française de sociologie, Vol. 61. DOI: 10.3917/rfs.613.0405
    • Rabbiosi, Chiara. (2014) The condition of ‘Cosmo-housewives’: leisure shopping, the mainstream and its ambiguities. Gender, Place & Culture, 21. DOI: 10.1080/0966369X.2013.791250
    • (2021) Les liens sociaux numériques. DOI: 10.3917/arco.marti.2021.01.0301
    • Potier, Victor. (2015) Addiction by Design: Machine Gambling in Las Vegas, N. D. SchüllPrinceton University Press, Princeton (2014). 456 p.. Sociologie du travail, 57. DOI: 10.4000/sdt.1486
    • (2019) Co-Managing International Crises. DOI: 10.1017/9781108677516.002
    • Beuscart, Jean-Samuel. Giraud, Frédérique. Trespeuch, Marie. (2017) Consommer autrement. Terrains & travaux, N° 31. DOI: 10.3917/tt.031.0005
    • Poulain, Jean-Pierre. (2009) Sciences sociales et sociétés Sociologie de l’obésité. DOI: 10.3917/puf.poula.2009.01.0301
    • Balsiger, Philip. Jammet, Thomas. Cianferoni, Nicola. Surdez, Muriel. (2023) Coping with digital market re-organization: How the hotel industry strategically responds to digital platform power. Competition & Change, 27. DOI: 10.1177/10245294211055612
    • Özçağlar-Toulouse, Nil. Cova, Bernard. (2010) A History of French CCT: Pathways and Key Concepts. Recherche et Applications en Marketing (English Edition), 25. DOI: 10.1177/205157071002500204
    • Bouillé, Julien. Robert-Demontrond, Philippe. Basso, Frédéric. (2014) Mesurer la force persuasive de l’activisme consumériste : une étude expérimentale de la théorie des cités appliquée aux food imitating products. Recherche et Applications en Marketing (French Edition), 29. DOI: 10.1177/0767370113505948
    • Cardon, Vincent. (2015) La guerre des étoiles. Revue d'anthropologie des connaissances, 9. DOI: 10.3917/rac.026.0039
    • Béliard, Anne-Sophie. Naulin, Sidonie. Potier, Victor. Brunier, Sylvain. (2024) La manufacture de l’événement, objet d’enquêtes de sciences sociales. Terrains & travaux, N° 44. DOI: 10.3917/tt.044.0005
    • Bouillé, Julien. Robert-Demontrond, Philippe. Basso, Frédéric. (2014) Measuring the persuasive power of consumerist activism: An experimental study on the Polity model applied to food imitating products. Recherche et Applications en Marketing (English Edition), 29. DOI: 10.1177/2051570714526960
    • Simoulin, Vincent. (2012) Les ressorts de la flexibilité instrumentale, elle-même support de l’interdisciplinarité. Revue européenne des sciences sociales. DOI: 10.4000/ress.2243
    • (2021) The Gamification of Society. DOI: 10.1002/9781119821557.refs
    • Kessous, Emmanuel. (2011) La consommation par bons de réduction ou comment gagner du pouvoir d’achat par son attention. Sciences de la société, 82. DOI: 10.4000/sds.2030
    • Drumond, Gabrielle Silva Mota. Coutant, Alexandre. Millerand, Florence. (2019) La production de l’usager par les algorithmes de Netflix. Les Enjeux de l'information et de la communication, N° 19/2. DOI: 10.3917/enic.025.0029
    • Vayre, Jean-Sébastien. (2018) Comment peut-on comprendre la demande de sociologie ?. Idées économiques et sociales, N° 191. DOI: 10.3917/idee.191.0044
    • Calvignac, Cédric. (2010) Ne pas tomber dans le panneau. Sciences de la société, 80. DOI: 10.4000/sds.761
    • Drouet, Maxime. (2006) Comment disposer d'un public en deux leçons. Terrains & travaux, n° 11. DOI: 10.3917/tt.011.0202
    • Bonnaud, Laure. Anzalone, Guilhem. (2022) Le conseil agricole comme captation de clientèle ? Le cas de la vente des insectes auxiliaires. Sociologie du travail, 64. DOI: 10.4000/sdt.42358
    • Goulet, Frédéric. Le Velly, Ronan. (2013) Comment vendre un produit incertain ? Activités de détachement et d’attachement d’une firme d’agrofourniture. Sociologie du travail, 55. DOI: 10.4000/sdt.11664
    • Ville, Valérie-Inés de La. Cristau, Cécile. Krupicka, Anne. (2012) Rendre l’utilisateur actif dans le processus de conception de mobilier pour enfant. Strenae, 4. DOI: 10.4000/strenae.782
    • Bernard de Raymond, Antoine. (2010) Dispositifs d’intermédiation marchande et politique des marchés. La modernisation du marché des fruits et légumes en France, 1950–1980. Sociologie du travail, 52. DOI: 10.4000/sdt.12057
    • Blanc, Jérôme. (2013) Quadrige Traité de sociologie économique. DOI: 10.3917/puf.stein.2013.01.0671
    • Billaux, Marie-Sylvie. (2010) Le goût du sucre. DOI: 10.3917/autre.billa.2010.01.0162
    • Trespeuch, Marie. Beuscart, Jean-Samuel. Pharabod, Anne-Sylvie. Peugeot, Valérie. (2019) Échanger entre particuliers : construction et euphémisation du lien marchand à l’heure numérique. Revue Française de Socio-Économie, n° 22. DOI: 10.3917/rfse.022.0125
    • Dupuy, Anne. (2014) Thématisation du plaisir alimentaire et visées utilitaristes. Sociologie et sociétés, 46. DOI: 10.7202/1027150ar
    • Jammet, Thomas. (2018) L’activité de community management à l’épreuve de l’architecture algorithmique du web social. Réseaux, n° 212. DOI: 10.3917/res.212.0149
    • Buisson, Marie-Lise. (2023) La fabrique de repères dans l'alimentation : entre objectivation stratégique de l’organisation de la valeur et euphémisation marchande. Le cas du Franco-Score d’Intermarché. Communiquer. Revue de communication sociale et publique, 37. DOI: 10.4000/communiquer.10765
    • Benmoussa, Fatim-Zohra. Errajaa, Karim. Maubisson, Laurent. Maynadier, Boris. (2015) Les mécanismes de la co-production d’une expérience : une approche par la dimension sensible. Management & Avenir, N° 77. DOI: 10.3917/mav.077.0071
    • Calvignac, Cédric. Fijalkow, Ygal. Martin, Elsa. (2014) “Être d’un commerce agréable”. Mondes du tourisme. DOI: 10.4000/tourisme.129
    • Calvignac, Cédric. Smolinski, Jan. (2017) Explorer le monde avec application. Revue d'anthropologie des connaissances, 11. DOI: 10.3917/rac.037.0677
    • Potier, Victor. (2016) « Soyons sérieux et jouons un peu ! » Navigation aux frontières de la classe par le jeu vidéo d’apprentissage Mecagenius.. Sciences du jeu, 5. DOI: 10.4000/sdj.638
    • Bobrie, François. (2018) Visual representations of goods and services through their brandings: The semiotic foundations of a language of brands. Recherche et Applications en Marketing (English Edition), 33. DOI: 10.1177/2051570718791784
    • MARTY, Stéphanie. (2018) Consommation ou re-création de contenus promotionnels ?. Interfaces numériques, 5. DOI: 10.25965/interfaces-numeriques.3130
    • LE BOT, Jean-Michel. (2017) Sociologie des emballages et marketing touristique . Téoros, 36. DOI: 10.7202/1042471ar
    • (2015) Conseil privé en agriculture. DOI: 10.3917/edagri.compa.2015.01.0227
    • Brougère, Gilles. (2012) La culture matérielle enfantine entre le cute et le cool. Strenae, 4. DOI: 10.4000/strenae.776
    • Chaput, Mathieu. Paulsson, Alexander. (2025) Tasting the alternative: plant-based meat, consumer captivation and the capitalization of plants in food markets. Consumption Markets & Culture, 28. DOI: 10.1080/10253866.2025.2607368
    • Brougère, Gilles. (2015) Choisir ses jouets : les aspects matériels dans la décision des enfants. Tracés, 28. DOI: 10.4000/traces.6191
    • Benites-Gambirazio, Eliza. (2025) La propriété immobilière face aux temporalités des marchés et de ses acteurs. Temporalités, 40-41. DOI: 10.4000/15zw0
    • Sonnet, Adrien. Lestrelin, Ludovic. (2025) De la station à la destination. La requalification touristique d’un territoire thermal au prisme de sa capacité politique. Bulletin de l'Association de géographes français, 102-3. DOI: 10.4000/16arj
    • Banos, Celia. (2026) Standardiser la différenciation : une approche sémiodiscursive des médiations du vin en supermarché. Études de communication, 66. DOI: 10.4000/16ivl
    • Le Coustumer, Patience. (2026) L’institution marchande à l’épreuve d’une crise sanitaire : le cas du  pet food. Revue Française de Socio-Économie, n° 36. DOI: 10.3917/rfse.036.0101
    • Le déséquilibre du pouvoir : réputation et régulation. : Comment les stratégies de marques des négociants charentais ont reconfiguré les enjeux réputationnels au sein des chaînes de distribution d'eaux-de-vie de Cognac, fin XVIIIe - début XXe siècle.. DOI: 10.70675/b96ec850zc2e4z487dzaa13z4f8a7f96ec69
    • Du client au consommateur : Casino, une chaîne succursaliste alimentaire française (1898-1960). DOI: 10.70675/a291d1fbz7f5bz4431zae7fz50920ea1f47a
    • Le Coustumer, Patience. (2026) L’institution marchande à l’épreuve d’une crise sanitaire : le cas du  pet food. Revue Française de Socio-Économie, n° 36. DOI: 10.3917/rfse.036.0223
    • La fabrique des "serious games", activité, normes, usages : du jeu dans les rouages de l’innovation pédagogique. DOI: 10.70675/71798deczf1a1z4620zb5c1zd7c3f862da11
    • Étudiants singuliers, hommes pluriels : orientations et socialisations masculines dans des formations "féminines" de l’enseignement supérieur. DOI: 10.70675/7eb4a193z4058z43f7zb328z4c1d23863887
    • Des savoirs sans effet : l'espace controversé de la nutrition. DOI: 10.70675/170c5901zeebbz4155za24dzc5609d70b8ac
    • Un salariat à bas coût. Le travail dans une enseigne low-cost de bricolage. DOI: 10.70675/c6cef973z23a3z4782z8c78zdb2b38a069c4
    • Sortir du rang ? : l"ouverture sociale" en lycée de la Défense, entre diversification des élites militaires et renouvellement du rôle éducatif et scolaire des armées. DOI: 10.70675/14d10cf7z550az4f56za604z300ad7abd8e6
    • Former des animateurs socio-culturels : le projet et le marché. DOI: 10.70675/3a1b0d32z6a54z4875z8fc1zfbe3d68b53b7
    • Faire valoir un patrimoine. Comment une école polytechnique investit la numérisation de la collection audiovisuelle d'un festival musical. DOI: 10.70675/b5c14bd6z849bz4c7cz9526zd14d82880ae3
    • Les déterminants socioéconomiques de la demande : le cas des marchés du pet care aux États-Unis, au Royaume-Uni et en France. DOI: 10.70675/3fb03a37z8540z4bbdz9dfcz446fbc7cdd59
    • Jouer la romance dans Amour Sucré : la construction adolescente au regard des pratiques et productions de l'industrie du jeu vidéo en France. DOI: 10.70675/62127564zf50az41ffza16az875729bf0f30
    • Gouverner la biodiversité par le marché. L'État, les cabinets de conseil et la compensation écologique. DOI: 10.70675/d3f1613dza1f2z4bd4z9600z4ef23bcea149
    • L'appropriation du manga en France : enquête sur la genèse d’un univers culturel spécifique, la constitution et l’expression des goûts et manières de lire, les parcours de lecteurs et lectrices adultes. DOI: 10.70675/ce550d1az5784z4df6zbae0z04b81753704a
    • La captation de la jeune clientèle en matière de mode : le cas d'H&M et ZARA. DOI: 10.70675/66dbc686za199z4fd9za7f3z5ffd7e3a0046
    • Jeu et animation. Ethnographie des formalisations éducatives du loisir des enfants. DOI: 10.70675/dcc5bedcz431az454bz9f3cz7d3519abd544
    • Des villes en quête de capacité politique : Permanences et recompositions du gouvernement municipal du thermalisme : Une analyse comparée Dax (Nouvelle-Aquitaine) - Bagnoles de l'Orne (Normandie). DOI: 10.70675/9fd33a02z93c0z4637z8267zd1c23fe5a7db
    • Sociologie de l'information marchande à l'heure des technologies numériques. DOI: 10.70675/bf0c0460zf546z47dez97f2zbdab6df4beb7
    • « L’influence » comme prétention : contribution à une ethnosémiotique de l’expertise dans le conseil en communication. DOI: 10.70675/324bff54z7a87z4b51zaacazc050f6165392
    • L'influence des réponses organisationnelles aux avis en ligne sur les attitudes et intentions comportementales des consommateurs : une application à l'hôtellerie. DOI: 10.70675/888cbaeaz0cfcz4730z88bczb87d2315bbca
    • Le secteur français des jeux d’argent à l’heure numérique : émergence et transformation d’un marché contesté. DOI: 10.70675/69b501eaz20bcz48adz8e03z000771e565e5
    • Faire compter la musique. Comment recomposer le live à travers le numérique (Sofar Sounds, 2017-2020). DOI: 10.70675/c0ded99cz3d21z47f6zaddbzece055dbaf4e
    • Premiers rendez-vous et sortie en couple au cinéma. Enquête socioculturelle et filmique réalisée auprès de spectateurices de cinémas d'Île-de-France. DOI: 10.70675/03dce32fz967fz4f80z9340zb9cbdd2f8bb7
    • Le marcheur de la gare. Généalogie des spatialités, conception des parcours, expression des cheminements piétons (1837-2030). DOI: 10.70675/2ef730b2zd0aaz4629z80f4z464b33e59e8e
    • Travailler sur le devant de la scène : le métier de comédien et de comédienne à Paris (années 1740-1799). DOI: 10.70675/332064bcz938ez414fz8c91zcd6af0cb20bb
    • Itinéraires de nouveaux produits agro-alimentaires et impacts dans les milieux familiaux : ce que les produits positionnés "santé" font aux familles et vice-versa. DOI: 10.70675/20749ba0zb1fbz4b76z8f82z135376a1c326
    • Une sociologie de la décision alimentaire : l'observance diététique chez des mangeurs hypercholesterolémiques. DOI: 10.70675/f3c8d7d6z4941z4803z80e3z9ed800eecfb3
    • La construction sociale du marché du financement participatif en France. DOI: 10.70675/7be3deabzfdbez4c07za8d7zc051a0754393
    • Générer des fanfictions en ligne : expériences sociales et relations. DOI: 10.70675/b4e37d0cz7f37z4ddcz9c0dzf44354a6cdc5
    • L'encadrement marchand des communautés de consommateurs sur Internet. DOI: 10.70675/5eba6e9bz1847z4306zbb13zed4f88ec7160
    • Une monnaie alternative peut-elle être une alternative à la monnaie ?. DOI: 10.70675/b7da4320zce58z4fb6z9f77z23a83a66745b
    • La trajectoire organisationnelle de l'escalade en France et ses innovations sociotechniques : de la mise en forme olympique au virage managérial. DOI: 10.70675/8d7fec5bz6fa3z493dz9abaz278d11a226a9
    • Des influenceurs sous influence : sociologie de la mise au travail des usagers d'lnstagram. DOI: 10.70675/f5e5ae1bza911z4361z9266z95ef48203e6c
    • Une insertion par le jobbing ? : du travail de plateforme aux usages sociaux d'un petit boulot. DOI: 10.70675/53d6a524z67f6z40f3zb306z95df25e02d28
    • L'accès aux soins de santé en milieu rural au Maroc : une étude de la gouvernance et de l’instrumentation de l'action publique dans le cadre de l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH). DOI: 10.70675/60817874z30eez4ab2zb167zaa112f621f20
    • Publicité en ligne sur les sites de presse issus de l’imprimé. Construction du marché, logiques de fonctionnement et perspectives d’évolution. DOI: 10.70675/e05616d3zedc9z4f27z8bbdzeba7af0ed1ab
    • Déléguer la garde d'enfants périscolaire à des agences. Quelles reconfigurations du rapport de domesticité ?. DOI: 10.70675/78677aaezecbdz4f60za8f6z130b36f02abb
    • Labels patrimoniaux et illusion Pornic : cité balnéaire en Loire-Atlantique. DOI: 10.70675/24729cf2z7d06z4d26z9fddz71c044d7f415
    • Genèse et métamorphoses de la presse professionnelle en communication. De la configuration d’un territoire spécialisé à la médiation reconfigurante de la « revue-livre » vendue en librairie. DOI: 10.70675/b3fb605ez44a1z4a44z8f68zd9eb248d36c9
    • «L’homogénéisation des opinions politiques au sein des dispositifs de recommandation sur les réseaux socionumériques dans le cadre des élections municipales de 2020 à Marseille» : le cas de l'exposition aux informations médiatiques et politiques sur Twitter. DOI: 10.70675/e9c9224bzb6a8z4b24z904cz5f4e53db687d
    • L'entrepreneuriat écologique : dirigeant·es et salarié·es engagé·es pour le compostage des déchets alimentaires. DOI: 10.70675/09a3d795z0cf4z43a8zb0b0z2f80ec8a8c5c
    • Financer l’aide au développement par du capital-investissement : infrastructures financières et aide rentable. enquête sur les circuits de financement de l'aide français au développement. DOI: 10.70675/5240e62czb782z456fza685za883e280e83c
    • Par-delà la technique : une ethnographie du "problème déchet" au prisme d'une collectivité territoriale. DOI: 10.70675/1620372dzdfd1z4d9fz8054z2365dfedf1d5
    • De la Pokémania aux Pokémaniacs : la captation des fans adultes de Pokémon entre stratégies des industries culturelles et intermédiation participative. DOI: 10.70675/4adb41e6z36edz4c2ez8f84z189c93e3c1dd
    • Pour une analyse complexe de la mondialisation. Socio-anthropologie comparative du cas de la grande distribution alimentaire au Maroc, en France et aux États-Unis. DOI: 10.70675/fa0d7ed9z665cz4cbez8524z0e84f635f9ac
    • Réduire sans contraindre : Le gouvernement des pratiques agricoles à l'épreuve des pesticides. DOI: 10.70675/58171fabzdfbdz4de0zba46ze03fa3fed524
    • S'engager dans une communauté de mouvement social. La cause animaliste abolitionniste dans la France contemporaine. DOI: 10.70675/40c2f374zfa77z4340zbce3zc0d4bc931f93
    • Médias religieux et construction d’identités communes en République du Congo. DOI: 10.70675/7b98ffd0z2b4cz49e9zbb15z7aa72f2e3a55
    • La construction d’un nouveau territoire professionnel en activité physique dans les réseaux de prévention et de prise en charge de l’obésité en pédiatrie (reppop). DOI: 10.70675/fc6e1454zb01cz4ae4za4b6zdc15db598851
    • Exhumer le patrimoine, enterrer le service public : les archéologues face à la libéralisation des fouilles préventives. DOI: 10.70675/38cf0650zafe3z4bfaz9b2cz36a7f49712b7
    • La propension du consommateur à résister aux dispositifs d'influence marchands : conceptualisation, mesure et impact sur les comportements de consommation. DOI: 10.70675/261f6f15zde7bz4103za16bzc1c989ba1376
    • "Ceci est un monde" Le partage des jeux en ligne : conceptions, techniques et pratiques. DOI: 10.70675/fb769031z11f8z4de6za5efz2f3c6a4edb86
    • La créativité publicitaire et la communication des marques sur Facebook et Instagram, étude comparative France/Maroc : le cas de la marque McDonald's. DOI: 10.70675/b6ba4722zac7cz4b01z88b5zcc05915dc109
    • Le e-commerce fleurissant en Chine urbaine : la valorisation des bouquets et les dynamiques de l'amour. DOI: 10.70675/5731a420zf93ez4441zaa28zb3a8a2c12928
    • L'impact des instruments des politiques publiques environnementales sur le processus de décision du consommateur : l'achat de voitures à faible émission de carbone. DOI: 10.70675/4b1e54cbz3242z4f0ez8b32z1e7c472737e0
    • Pub/Antipub, deux visions du monde ? : sociologie des visions du monde à partir des discours de professionnels de la publicité et de militants antipublicitaires. DOI: 10.70675/4c3a2955z878cz42bbz9126zfb0ad7f49b04
    • Le journalisme gastronomique. Sociologie d'un dispositif de médiation marchande. DOI: 10.70675/d9d57902z475az431fz9f27zf8271af0b597
    • Critiques de l’alimentation industrielle et valorisations du naturel : sociologie historique d’une "digestion" difficile (1968-2010). DOI: 10.70675/11a8bf0ez91f8z46c3zac7azf9e4016673aa
    • Sociologie des institutions marchandes : le cas de la mise en vente des bois publics en Lorraine. DOI: 10.70675/b092336bz4342z4940z9907z5b3aa7c65b6b
    • Le processus social de légitimation des produits financiers. Le cas des Exchange Traded Funds (ETF) en France. DOI: 10.70675/0b583fecza30cz4053za80bzdca0ff500994
    • Une production engagée : sociologie des labels, chartes et systèmes participatifs de l'économie solidaire.. DOI: 10.70675/17eb73bez9998z41a9zbc6ez6995d5b006b7
    • La pratique des séries télévisées : une sociologie de l’activité spectatorielle. DOI: 10.70675/91993e48z7613z44bdza5a6zca6d65fcd3a9
    • Le commerce équitable à l'épreuve de la mode : Le rôle de la critique dans la formation des marchés. DOI: 10.70675/d3d1f135z5796z4e2czaaeez2353334702b1
    • Mobilités résidentielles et professionnelles des salariés en France : entreprises, marchés et territoires, une articulation en tension. DOI: 10.70675/aa3e95d3zb435z4920za5efz1c277d9fb810
    • Sociogénétique de la dollarisation : l’institution monétaire de la société canadienne, 1654 –1871. DOI: 10.70675/ec43ba18zed24z4b74zb1b8z096f3e6c662f
    • De la cause des femmes au marché de l'égalité : l'émergence de l'espace de l'accompagnement à l'égalité professionnelle en France (1965-2012). DOI: 10.70675/0bd2d962zca56z4878z9977z3df500733af6
    • Les mobilités à l'épreuve des aéroports : des espaces publics aux territorialités en réseau : les cas de Paris Roissy-Charles-De-Gaulle, Amsterdam Schiphol, Francfort-sur-le-Main et Dubai International. DOI: 10.70675/058add90z6760z455dzaa27z25131aaf0599
    • L'ouverture sociale comme configuration : pratiques et processus de sélection et de socialisation des milieux populaires dans les établissements d'élite : une comparaison France-Angleterre. DOI: 10.70675/75e755e8z57e4z412bzb126zb779007f6d14
    • Dynamique et configuration(s) de l'évolution de projets de création d'entreprises de haute technologie. Développement et contingence. Restitution d'un processus à partir d'une recherche-intervention : le cas d'une innovation de hautes technologies de l'invention à son exploitation. DOI: 10.70675/4a16a917ze6cdz4346z99a2z838d31444970
    • L'égalité en procès : sociologie politique du recours au droit contre les discriminations au travail. DOI: 10.70675/627e0479z9dc7z498aza3f7z98317692ee1d
    • Les "produits résiduaires organiques" pour une intensification écologique de l'agriculture : ressources, déchets ou produits ? : sociologie des formats de valorisation agricole. DOI: 10.70675/49e4d39dz5983z4ed1z98b2z58873d1585a8
    • Le marché des réputations : cadres, chiffres et entrepreneurs de réputation sur le marché des Grands Crus de Bordeaux. DOI: 10.70675/d1813416z191az4071z9858z2091c675cf4b
    • Technologies de l'information et de la communication et mutation du métier d'agent immobilier. DOI: 10.70675/52d5eaa0z8ca4z465dz9a9az39055fd447f7
    • Politiser l'action publique : une approche par les instruments : le cas du programme Constellation. DOI: 10.70675/3081b858z5ad7z4923za854z4ea7549df1dc
    • Des rencontres dans la mondialisation : réseaux et apprentissages dans un salon de distribution de programmes de télévision en Afrique sub-saharienne. DOI: 10.70675/81aceb12zf8dfz4c2az8930z7656cac71c6c
    • La consommation des fruits et des légumes frais : regards de la sociologie professionnelle sur une pratique de la vie quotidienne. DOI: 10.70675/bce54719zd0c1z4b14z924fzac1f5eff03a0
    • Communication et processus décisionnel : le choix du film des jeunes publics au cinéma. DOI: 10.70675/faacbcdbz61d8z4a90z9b36zfbc17c474c53
    • La poudre de lait, le trader parisien et le commerçant bamakois : une sociologie économique de la mondialisation. DOI: 10.70675/b9b5839dzaab4z4a9az9e7fz95afa6ebcc4c
    • La sériephilie en France. Processus de reconnaissance culturelle des séries et médiatisation des discours spécialisés depuis la fin des années 80. DOI: 10.70675/10eae4dfz05dez473dz996czcdce0d6646e0
    • De la nutrition à l'étiquetage nutritionnel : une histoire de la domestication marchande et politique des nutriments. DOI: 10.70675/c9b46274zf218z43cfz9df2z283c26178236
    • Dissonances et convergences entre conduites du quotidien et productions de service : le cas du réseau des bureaux de poste. DOI: 10.70675/82f6207cz1134z40f0z9d9ez5e240861edf2
    • Faire une place au marché : La création des centres commerciaux en France par les promoteurs immobiliers. DOI: 10.70675/04991bc9z1663z4c43z813ezcef1b22c7ab6
    • Une approche sémantique et dialogique de l'innovation "en train de se faire", entre co-construction de sens et activisme de la signification : une application au marché des nanotechnologies. DOI: 10.70675/2c801c8bz2d15z4c98z864az9f0f844ab218
    • Du crédit à la consommation à la consommation de crédits : autonomisation d'une activité économique. DOI: 10.70675/e5cd8f3ez6ac6z4841zbed7z7b2f3ac81bcc
    • Le seuil du lieu marchand : liminarité et rites de passage de l’expérience de magasinage. DOI: 10.70675/39ddacb5z49dbz49b4z9548z848b4903eeef
    • Pratiques économiques et pensées du changement dans un service public marchand : une sociologie des chemins de fer français aux XIXe et XXe siècles. DOI: 10.70675/8fb58082z04ecz44c2zb3b5z96b6f253d4e0
    • Le nouveau consommateur : une source d'enrichissement aux entreprises pour le développement de nouveaux produits ou services ?. DOI: 10.70675/70e11feaz596cz42acz9f27zb6f8b23886d9
    • Les conséquences socio-spatiales de l'action publique patrimoniale : le cas de la cité épiscopale d'Albi inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco. DOI: 10.70675/d14ac077z137ez4e1fzb155zb00e6a53c982
    • Le conseil agricole coopératif à l'épreuve de l'environnement : une enquête en Champagne-Ardenne. DOI: 10.70675/659c7358zab50z4c85zb162z84d6600b59ed
    • Exploration socio-anthropologique des formes plurielles de rationalités dans l’univers du marché : le marketing à l’épreuve de l’ontologie animiste. DOI: 10.70675/c344a13az3103z4d31zab7fz1692f74c352a
    • Coproduire le nouveau. Sociologie des plateformes de co-innovation. DOI: 10.70675/faf4ea30z039cz44eaza74bz83e725a9c469
    • Le processus de production des œuvres dans l'art culinaire contemporain français. DOI: 10.70675/6d83be85z7192z49e0zbd0dzaac3d2eaa228
    • Cultiver le capital. Une analyse de la financiarisation de l’agriculture en Afrique du sud par les « filières agro-financières » du private equity.. DOI: 10.70675/c82e2b0dzcccbz46efzbde4z58bc32a0e42d
    • Construire une économie de la recherche sur projets. L’installation de l’Agence Nationale de la Recherche en France et ses conséquences dans les domaines de la génomique végétale et de la chimie durable. DOI: 10.70675/8336dc55z3588z4e8fzb4efz1515110fa973
    • Une consommation mobile numérisée : suivi des pratiques marchandes assistées avec un smartphone et adaptation des méthodes de recherche. DOI: 10.70675/989a2c74zfebez4c9bzb815z0deab727ab1b
    • Mettre le web social au service des marques : une sociologie pragmatique du community management en France. DOI: 10.70675/f829850cz6aebz4eafzb1f1zad905b9f809e

    Ce chapitre est cité par

    • Bonnaud, Laure. Anzalone, Guilhem. (2022) Le conseil agricole comme captation de clientèle ? Le cas de la vente des insectes auxiliaires. Sociologie du travail, 64. DOI: 10.4000/sdt.42358
    • Barrey, Sandrine. (2007) Struggling to be Displayed at the Point of Purchase: The Emergence of Merchandising in French Supermarkets. The Sociological Review, 55. DOI: 10.1111/j.1467-954X.2007.00731.x
    • Muniesa, Fabian. (2005) Contenir le marché : la transition de la criée à la cotation électronique à la Bourse de Paris. Sociologie du travail, 47. DOI: 10.4000/sdt.27110
    • L'agir stratégique dans l'intermédiation financière de type brokerage : un essai de modélisation selon la perspective SaP. DOI: 10.70675/a63b03e7z94c4z486ez8889zc376f070fd64

    La captation des publics

    Ce livre est diffusé en accès ouvert freemium. L’accès à la lecture en ligne est disponible. L’accès aux versions PDF et ePub est réservé aux bibliothèques l’ayant acquis. Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque Acheter ce livre aux formats PDF et ePub

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    La captation des publics

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Martin, D. (2004). Dérives d’un produit, arrimages d’acteurs : la captation de tous par tous aux fondements du Monep. In F. Cochoy (éd.), La captation des publics. Toulouse: Presses universitaires du Midi. https://doi.org/10.4000/books.pumi.14331
    Martin, David. « Dérives d’un produit, arrimages d’acteurs : la captation de tous par tous aux fondements du Monep ». In La captation des publics, édité par Franck Cochoy. Toulouse: Presses universitaires du Midi, 2004. doi:10.4000/books.pumi.14331.
    Martin, David. « Dérives d’un produit, arrimages d’acteurs : la captation de tous par tous aux fondements du Monep ». La captation des publics, édité par Franck Cochoy, Presses universitaires du Midi, 2004, https://doi.org/10.4000/books.pumi.14331.

    Référence numérique du livre

    Format

    Cochoy, F. (éd.). (2004). La captation des publics. Toulouse: Presses universitaires du Midi. https://doi.org/10.4000/books.pumi.14259
    Cochoy, Franck, éd. La captation des publics. Toulouse: Presses universitaires du Midi, 2004. doi:10.4000/books.pumi.14259.
    Cochoy, Franck, éditeur. La captation des publics. Presses universitaires du Midi, 2004, https://doi.org/10.4000/books.pumi.14259.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires du Midi

    Presses universitaires du Midi

    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Facebook
    • Flux RSS

    URL : http://pum.univ-tlse2.fr

    Email : pum@univ-tlse2.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement