2. Les théories du changement
p. 41-77
Résumé
• Selon la théorie sociale cognitive, les trois déterminants de la motivation à atteindre les buts fixés seraient l’efficacité personnelle, les résultats attendus et les facteurs socio-structurels. La motivation à atteindre les buts fixés serait le principal déterminant du comportement, bien que l’efficacité personnelle et les résultats attendus puissent également être des déterminants directs du comportement.
• Selon la théorie sociale cognitive, il existerait deux types de buts, les buts distaux et les buts proximaux. Les buts distaux ont pour fonction d’orienter les comportements, alors que les buts proximaux ont pour fonction de réguler l’effort et guider l’action.
• La théorie sociale cognitive propose quatre stratégies pour augmenter le sentiment d’efficacité personnelle d’un individu : l’expérience personnelle, l’observation du comportement, la persuasion sociale et verbale et le contrôle des états émotifs.
• Selon le modèle transthéorique, le changement du comportement s’opère selon la progression à travers six stades : la précontemplation, la contemplation, la préparation, l’action, le maintien et la conclusion.
• Le modèle transthéorique propose 10 stratégies de changement qui sont en fait des processus pouvant être utilisés pour favoriser le passage d’un stade à l’autre. Ces stratégies se regroupent en deux catégories, soit les stratégies expérientielles, qui visent une prise de conscience, et les stratégies comportementales, qui interviennent lors du processus décisionnel d’action.
• Selon la théorie de l’autodétermination, il existerait deux principaux types de motivation : la motivation intrinsèque et la motivation extrinsèque, disposés sur un continuum d’autodétermination.
• La motivation intrinsèque reposerait sur trois besoins fondamentaux : l’autonomie, la compétence et le sentiment d’attachement.
• La motivation extrinsèque serait composée de quatre types de motivation qui varient selon le niveau d’intégration et d’appropriation : la régulation externe, la régulation introjectée, la régulation identifiée et la régulation intégrée.
• L’entretien motivationnel serait un moyen pour augmenter la motivation intrinsèque.
• Le modèle des phases de l’action conçoit l’adoption d’un comportement en quatre étapes : la phase prédécisionnelle, la phase de pré-action, la phase de l’action et la phase post-action.
• La stratégie d’activation des intentions pourrait être utilisée lors de la phase de pré-action pour aider les individus ayant une intention élevée à passer à l’acte.
• Le modèle du processus d’action en santé distingue l’adoption d’un comportement lié à la santé en deux phases, soit la phase motivationnelle et la phase volitive. La phase volitive se sous-divise ensuite selon les trois phases suivantes : la phase de planification, la phase d’action et la phase du maintien.
• Durant la phase motivationnelle, l’individu forme une intention d’adopter un comportement lié à la santé. Les trois déterminants de l’intention seraient l’efficacité personnelle pour la tâche, les attentes concernant les résultats de l’action et la perception du risque.
• Lors de la phase volitive, deux processus d’autorégulation pourraient être utilisés pour initier et contrôler l’action, le plan d’action et le plan d’adaptation.
• Selon le modèle du processus d’action en santé, il y aurait trois types d’efficacité personnelle qui entreraient en jeu à différentes étapes de l’adoption d’un comportement, soit l’efficacité personnelle pour la tâche, l’efficacité personnelle de maintien et l’efficacité personnelle de récupération.
Extrait
1Dans le premier chapitre, les principales théories de prédiction du comportement ont été présentées. Même si ces théories nous permettent d’identifier les facteurs sous-jacents au comportement et ainsi de mieux les comprendre, ces dernières ne donnent pas toujours d’indications sur la manière dont il est possible d’intervenir sur ces facteurs pour modifier le comportement. Dans le but de développer une intervention pouvant conduire à un changement planifié des comportements, le professionnel de la santé doit recourir aux théories du changement, car celles-ci suggèrent certaines techniques ou stratégies pouvant conduire à un changement de comportement. Dans le cadre de ce chapitre, nous ferons un survol de trois théories dominantes du changement comportemental : la théorie sociale cognitive, le modèle transthéorique et la théorie de l’autodétermination.
1. LA THÉORIE SOCIALE COGNITIVE
2La théorie sociale cognitive a la caractéristique particulière d’être à la f
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