1 Louis Hennepin, Description de la Louisiane nouvellement découverte au sud-ouest de la Nouvelle-France, Paris, 1683, 23–49.
2 Cook et King, A Voyage to the Pacific Ocean, vol. II: 204, 222, 231–232; Thomas, Cook; Justice, Mr. Menzies, 79.
3 Note sur la nomenclature : en Amérique du Nord, des gouvernements à plusieurs niveaux – federal, provincial/état, territorial – ont créé et administré de grands parcs naturels de caractère sauvage. Bien que le terme « parc national » soit réservé, en général, aux parcs des gouvernements fédéraux du Canada et des États-Unis, on s’en est servi comme appellation de plusieurs des premiers parcs provinciaux de grande envergure dans l’Est du Canada ; il s’applique aussi aux parcs dirigés par le gouvernement provincial du Québec, depuis une réorganisation majeure de ce réseau en 2001.
4 Y compris Thomas Cole, Frederic Church et Albert Bierstadt.
5 H.M. Chittenden, Yellowstone National Park, 78.
6 Ranney, Papers of Frederick Law Olmsted, Volume V, 512–13.
7 À la suite de plusieurs décennies d’administration décousue par la Californie, le parc s’est agrandi et est redevenu propriété fédérale entre 1890 et 1905.
8 Ranney, Papers of Frederick Law Olmsted, Volume V, 488–511. Olmsted a soumis son rapport en avril 1865 ; il connaissait bien le site, ayant posé sa tente dans la Big Tree Grove, ainsi que dans la vallée de Yosemite, à plusieurs occasions entre 1863 et 1865. Voir Rybczinski, A Clearing, 236–8.
9 Beveridge et Rocheleau, Frederick Law Olmsted, 207, 466–8; Rybczynski, A Clearing, 257–9.
10 Mumford, «Frederick Law Olmsted’s Contribution», 101–16.
11 Décrit dans Grant, Ocean to Ocean.
12 Dont Benjamin Baltzly, Charles Horetzky, Alexander Henderson et Oliver Buell, ainsi que deux fils de Notman, William et George.
13 M.J. McKay, Picturing the Land, 147–63.
14 Grant, Picturesque Canada ; la publication de Grant et O’Brien suivait le modèle de Picturesque America, un livre semblable publié aux États-Unis en 1872–1874 ; voir Brian Foss, « Parole et image » dans Goldfarb, éd., Grandeur nature, 179–181. Une œuvre du même genre, publiée en Grande-Bretagne en 1875 en plusieurs volumes, présentait des sites pittoresques en Europe.
15 Loi sur les parcs nationaux, S.C. 1930, sect. 4 ; Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 6.
16 Sontag, éd., National Park Service, The First 75 Years, 18–19.
17 Lothian, Petite histoire, 22.
18 Ibid., 23 ; Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 4.
19 Nommé en l’honneur du lieu de naissance, en Écosse, d’un officier de la compagnie Canadien Pacifique. Voir Lothian, Petite histoire, 33.
20 Ibid., 24–25; Todhunter, « Banff and the Canadian National Park Idea » 33–9.
21 Lothian, Petite histoire, 27–8.
22 Ibid., 52.
23 Ibid., 82.
24 Ibid., 82.
25 Seibel, Ontario’s Niagara Parks.
26 Ibid., 10–14.
27 François-Marc Gagnon, « La forêt, le Niagara et le sublime » dans Goldfarb, éd., Grandeur nature, 33–6, 38–47.
28 Seibel, Ontario’s Niagara Parks, 22–4 ; O’Neill, « Les parcs provinciaux », 34–6.
29 Seibel, Ontario’s Niagara Parks ; Barnsley et Pierce, The Public Gardens, 10–11. Frederick Law Olmsted avait participé à la Commission qui a établi le parc du côté américain et a collaboré avec son associé Calvert Vaux au design d’un parc linéaire le long de la rivière et de la gorge. Beveridge et Rocheleau, Frederick Law Olmsted, 210–13.
30 Seibel, Ontario’s Niagara Parks, 27–28; Barnsley et Pierce, The Public Gardens, 9–12. Ce parc a aussi inclus une immense station d’hydro-électricité, la plus ancienne en Ontario. Ses successeurs fournissent aujourd’hui encore près de 25 % de l’énergie hydroélectrique de la province. Les chutes du Niagara constituent donc le premier parc naturel d’envergure dans la région, un site de patrimoine mondial et la source principale de prospérité qu’a connu la vaste province d’Ontario durant le XXe siècle.
31 Schneider, The Adirondacks.
32 Addison, Early Days in Algonquin Park, 2–28.
33 Ibid., 8–9, 40.
34 Ibid., 28.
35 Michael O’Neill, « Les parcs provinciaux », 35 ; Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 53–55.
36 Cette réserve sera reconnue en tant que parc national de la Gaspésie en 1937. Les règles initiales du gouvernement concernant l’exploitation des forêts et des mines dans le parc, assez restrictifs, ont été relâchées par la suite. Voir Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 56 ; Gouvernement du Québec, Les parcs québécois, vol. 1, 16.
37 C’était aussi un objectif des parcs de l’Ouest. Déjà en 1907, l’acte gouvernemental qui a mis en réserve le territoire du futur parc national Jasper a souligné le rôle des forêts dans la conservation des ressources en eau. Voir Lothian, Petite histoire, 52.
38 P. Jacobs, «Folklore and Forest Fragments», 85–101.
39 Un monument et une plaque, érigés sur un promontoire à la tête du lac, rappellent sa mémoire.
40 M.J. McKay, Picturing the Land, 163–5, 169–172; Goldfarb, éd., Grandeur nature, 284–9.
41 Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 87–88. Ces activités se sont poursuivies jusqu’à l’adoption d’une nouvelle loi-cadre qui a totalement redéfini les objectifs et pratiques du réseau des parcs québécois en 1977. Voir Gouvernement du Québec, Les parcs québécois, vol. 1, 16–19.
42 Todhunter, «Banff and the Canadian National Park Idea» 33–39; Nelson, Man’s Impact, 80–81.
43 Tout ceci a changé lors de l’accueil d’automobiles dans les parcs vers 1910, ce qui a permis aux touristes de classe moyenne d’en bénéficier enfin.
44 Des événements aux États-Unis ont renforcé la préoccupation canadienne pour la conservation. En 1907, le président Theodore Roosevelt, un champion des parcs nationaux, a rencontré les gouverneurs des États américains afin de discuter de la conservation des ressources. La réussite de ce premier congrès l’a incité à en convoquer un deuxième, auquel il a invité les chefs de gouvernement de plusieurs autres pays, dont le Canada. Voir Girard, L’écologisme retrouvé, 40–58.
45 Ibid., 49–85; Alan H. Armstrong, « Thomas Adams, and the Commission of Conservation » dans Gertler, éd., Planning the Canadian Environment, 17–21.
46 Girard, L’écologisme retrouvé, 172–3 ; commission de la conservation, Rapport Annuel 1913, 63–5.
47 Lothian, Petite histoire, 85. L’extrémité sud de la Pointe Pelée est un lieu recherché par les oiseaux migratoires lors de leurs voyages.
48 Girard, L’écologisme retrouvé, 23–5, 224–8.
49 Lothian, Petite histoire, 47–51, 63 ; Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 6.
50 Lothian, Petite histoire, 47–51.
51 Ibid., 63–8.
52 Ibid., 33; Foster, Working for Wildlife, 79; von Baeyer, Garden of Dreams, 206; MacEachern, Natural Selections, 25–33.
53 Lothian, Petite histoire, 68–78, 82–107 ; MacEachern, Natural Selections, 37–43.
54 Heureusement les grands parcs provinciaux de la « première génération » avaient déjà protégé des territoires extensifs en Ontario et au Québec.
55 Ces deux parcs s’associaient au grand porte-parole de la conservation Grey Owl (Archie Belaney, 1888–1938), champion des environnements sauvages du Canada. Sa cabane au parc national Prince Albert fait toujours l’objet de pèlerinages.
56 Lothian, Petite histoire, 67–78.
57 Barrett, Cape Breton Highlands, 30–5.
58 En fait, les responsables du parc ont peint en vert les pignons (auparavant blancs) de la maison qui, semble-t-il, aurait inspiré Lucy Maud Montgomery lors de la rédaction de ses livres. Voir MacEachern, « The Greening of Green Gables », 27 ; Natural Selections, 73–4.
59 Une stratégie de promotion que l’on appellerait aujourd’hui du branding.
60 Ce symbole romantique rappelle la nostalgie pour les Highlands ressentie par un Écossais en exil ; il fait référence à un poème de 1829 souvent crédité à John Galt, fondateur des villes de Guelph et Goderich en Ontario. Voir chapitre 5 ; Lothian, Petite histoire, 94–100.
61 Lothian, Petite histoire, 33, 75, 104.
62 Plusieurs des composantes naturelles des parcs, qu’il a arpentées, doivent leurs noms à Cautley, y compris les lacs des Améthystes et les montagnes Starlight dans le parc Jasper.
63 Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 5–6.
64 Appuyé par le Club alpin du Canada, Harkin a établi ce principe comme élément d’une campagne pour prévenir l’exploitation excessive des ressources d’eau dans les parcs nationaux à des fins d’hydroélectricité. Voir MacEachern, Natural Selections, 42, 175–84.
65 Lothian, Petite histoire, 144 ; MacEachern, Natural Selections, 119–120.
66 MacEachern, Natural Selections, 160–3.
67 Ibid., 120–122 ; Lothian, Petite histoire, 112–13.
68 Gouvernement du Canada, Parc national de Fundy, plancadre provisoire, 7–8, 20 ; MacEachern, Natural Selections, 6–7, 122–3.
69 Lothian, Petite histoire, 115–22 ; MacEachern, Natural Selections, 6–7, 144–5, 239.
70 Accompli par les moyens de brises-feu, tours d’observation et reforestation des terres brûlées.
71 En créant de nouvelles pousses pour nourrir la sauvagine, ce qui diminue l’habitat d’autres espèces.
72 Depuis le temps de Champlain en 1611, les visiteurs des parcs se sont plaints des moustiques.
73 Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 8–9.
74 Gouvernement du Canada, Politique des parcs nationaux 1969, 2–5, 23.
75 Lothian, Petite histoire, 148–150 ; Miller et al, Au pays des glaces éternelles, 17–44, 115–16.
76 « Aires spéciales » comprenant des sites naturels uniques ou particulièrement vulnérables ; « aires incultes de récréation (wilderness) » laissées sans aménagements autres que des sentiers ; « aires d’ambiance naturelle » des milieux naturels qui sont normalement accessibles par véhicule ; « récréation générale en plein air » qui correspond aux activités d’intensité moyenne comme la baignade ; et « aires de forte utilisation » dont les villages. Voir Gouvernement du Canada, Parc national Fundy, plan-cadre provisoire, 12–13.
77 Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 19–22.
78 Beauchemin-Beaton-Lapointe, Plan directeur, parc national Forillon. Charles Beaubien et Pierre Major ont coordonné la planification originale du site, avec la participation de l’architecte paysagiste Rick Moore et une équipe de consultants spécialisés. Roman Fodchuk a contribué au développement du concept de base à la Direction des parcs à Ottawa. Voir Le Geyt, Changing the Face of Canada, vol. 1, 9.
79 L’histoire de cette dépossession est explorée, sous forme de roman, dans le livre La bataille de Forillon, publié en 2001 par Lionel Bernier, natif de la région, qui a participé aux événements originaux comme jeune avocat.
80 Il y a d’autres modèles pour la création de parcs nationaux en zone peuplée, dont le « parc habité » élaboré en France. L’exemple le plus connu de cette approche est le parc national des Cévennes, créé en 1970, qui comprend quelque 91 000 hectares de paysages et écosystèmes très divers et où habite environ 42 000 personnes. Voir L. Cormier, Schéma régional d’aménagement récréo-touristique, 96–109, 122–34, et annexes 9, 10.
81 C’était l’ère de la « rénovation urbaine » et des autoroutes urbaines dérangeants (voir chapitre 20), ainsi que du déplacement rural pour faire place aux projets aéroportuaires ambitieux.
82 Lothian, Petite histoire, 128–9.
83 Comme le lit parallèle de la rivière Saint-Maurice, qui définit la frontière est du parc.
84 L’élévation du parc varie entre 150 à 500 mètres, une variation topographique bien moindre que celle des exemples cités.
85 Lafleur, Documents du Club Shawinigan ; Allard, Documents du Club WOCOP.
86 Tremblay, Héroux et associés de Trois-Rivières ont assuré les travaux de génie.
87 Parcs Canada, « Intacts pour les générations futures ? », vol. II, 7-3, 4.
88 Suzuki, The David Suzuki Reader, 280–9.
89 Bourdages, Bouchard et Trépanier, Les parcs naturels, 63–4.
90 Parcs Canada, « Intacts pour les générations futures ? », vol. II, 1 : 9. Même le gigantesque parc national Wood Buffalo, dont l’accès est presque impossible et qui offre peu d’équipements touristiques, a subi une dégradation « considérable ».
91 Ibid., 1 : 17, 18.
92 Ibid., 9 : 1, 2.
93 Ibid., 2-2 à 2-5. Toutes les provinces et territoires du Canada, de pair avec le gouvernement fédéral, sont en train d’augmenter les standards d’intégrité écologique de leurs parcs.
94 H.M. Chittenden, The Yellowstone National Park, 84 : « Aucune autre région de la vaste étendue du parc Yellowstone n’a jamais été consacrée à l’usage de toute la population sans distinction de classe ou de richesse »*. Voir aussi les réflexions de MacEachern sur le double mandat : Natural Selections, 227–8, 278–9n3. Une récente série à la télévision sur les parcs nationaux aux États-Unis, réalisé par le célèbre cinéaste Ken Burns, s’intitulait « America’s Best Idea » – la meilleure idée des États-Unis.