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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral 44*. À Jules Claretie 45*. À Eugène Pelletan 46*. À Théodore Duret 47. À Eugène Pelletan 47-A. À Léon Laurent-Pichat 48. À Eugène Pelletan 48-A. À Léon Laurent-Pichat 49. À Eugène Pelletan 50. À Édouard Bauer 51. À Albert Lacroix 52. À Paul Parfait Notes de bas de page

    Émile Zola, correspondance, t. XI

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    1868

    p. 51-57

    Texte intégral 44*. À Jules Claretie 45*. À Eugène Pelletan 46*. À Théodore Duret 47. À Eugène Pelletan 47-A. À Léon Laurent-Pichat 48. À Eugène Pelletan 48-A. À Léon Laurent-Pichat 49. À Eugène Pelletan 50. À Édouard Bauer 51. À Albert Lacroix 52. À Paul Parfait Notes de bas de page

    Texte intégral

    44*. À Jules Claretie

    1Paris, [11] février 18681

    2Mon cher confrère,

    3Je ne puis aller chez Arsène Houssaye ce soir, et je crois devoir vous en prévenir pour que vous ne me cherchiez pas inutilement dans les salons de l’avenue Friedland.

    4J’ai l’estomac et la tête fort malades, et je crains beaucoup le bruit.

    5Je désirerais vivement causer un peu avec vous. Fixez-moi donc le jour et l’heure où je pourrai aller vous serrer la main sans vous déranger.

    6Votre tout dévoué.

    L.a.s., coll. Clive Thomson.
    Becker, 1983, p. 170-171.

    45*. À Eugène Pelletan

    7Paris, 22 février 1868

    8Monsieur2,

    9M. Mille-Noé3 me donne l’espoir que j’aurai l’honneur d’être appelé à travailler à vos côtés dans La Tribune française.

    10Permettez-moi, dans cette espérance, de vous faire hommage d’un livre où se trouve une étude que j’ai été assez heureux de pouvoir écrire autrefois sur votre bel et poignant ouvrage : La Mère4.

    11Cette étude, qui a paru dans le Salut public, vous est inconnu, je crois. Je la mets sous vos yeux, comme un souvenir de respectueuse sympathie.

    12Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de mes sentiments les plus distingués.

    L.a.s. (facs.), cat. vente Piasa du 23 mars 2009.

    46*. À Théodore Duret

    13Paris, 29 février 1868

    14Mon cher Duret,

    15Où en sommes-nous, et qu’y a-t-il de nouveau5 ? Manet fait mon portrait pour le Salon, et, comme nous avons peu de temps, je me trouve cloué toutes les après-midi dans son atelier6. Le matin je me lève tard. De sorte que je ne suis pas descendu dans Paris depuis quatre jours.

    16Vous seriez bien aimable de me tenir au courant.

    17Faites mieux : si vous avez une après-midi à perdre, venez me voir à l’atelier de Manet, 81 rue Guyot7, derrière le parc Monceau. Nous causerons à l’aise.

    18Sinon, veuillez m’écrire et me fixer la date de notre apparition, si vous la connaissez8.

    19J’ai soif de nouvelles.

    20Votre bien dévoué.

    L.a.s., Cabinet des dessins, Musée du Louvre.
    Becker, 1983, p. 171-172.

    47. À Eugène Pelletan

    21Paris, 7 mai 1868

    22M. Duret a bien voulu me tenir au courant des diverses phases par lesquelles a passé La Tribune française. Il m’apprend aujourd’hui que ce journal sera décidément hebdomadaire9. Dans cette circonstance, puis-je me permettre de vous rappeler la promesse que vous avez eu la bonté de me faire de m’appeler à vous, dès que La Tribune serait sur le point de paraître10 ?

    Extr. de cat., vente Piasa du 23 mars 2009.

    47-A. À Léon Laurent-Pichat

    23Paris, 18 juin 1868

    24Cher monsieur11,

    25Je vous remercie mille fois d’avoir bien voulu parler de Thérèse Raquin. Il est à croire que je ne verrai pas votre article, le Phare de la Loire n’arrivant pas dans ma solitude des Batignolles12. Mais je n’ai pas besoin de vous lire pour savoir que même vos sévérités doivent être d’un confrère bienveillant.

    26Il y a eu malentendu entre la critique et moi. On n’a pas compris que mon livre est un livre de science avant tout. J’ai été très étonné lorsqu’on m’a accusé d’immoralité. Les ouvrages de pathologie sont donc immoraux ?

    27Merci de votre article, quel qu’il soit, et croyez-moi votre bien dévoué et bien reconnaissant.

    2823, rue Truffaut, Batignolles.

    L.a.s. (copie), arch. É. Z.

    48. À Eugène Pelletan

    29Paris, 29 juin 1868

    30Je me suis permis de demander deux cents francs sur les deux cents et quelques francs que me doit La Tribune. M. Duret m’a répondu avec raison qu’il avait besoin d’un ordre de votre part13. […] Je suis très désireux de pouvoir toucher de quinzaine en quinzaine l’argent que je gagnerai dans le journal. Je vis de ma plume, et les mois sont bien longs14.

    Extr. de cat., vente Piasa du 23 mars 2009.

    48-A. À Léon Laurent-Pichat

    31Paris, 2 juillet 1868

    32Cher monsieur,

    33Je me suis permis de vous faire adresser par mon éditeur un exemplaire de la seconde édition de Thérèse Raquin15. Cette seconde édition contient une préface, dans laquelle j’ai essayé d’expliquer mes intentions16.

    34Puisque vous avez bien voulu me promettre de vous occuper de mon œuvre, dans Le Réveil, je vous serai très reconnaissant si vous voulez bien tenir compte de cette préface17.

    35Mille fois merci à l’avance, et veuillez me croire votre bien dévoué.

    3623, rue Truffaut, Batignolles.

    L.a.s. (copie), arch. É. Z.

    49. À Eugène Pelletan

    37Paris, 21 juillet 1868

    38[Zola a appris que]

    39[…] le prix de la ligne de mes articles n ‘ était pas encore fixé, ce qui m’a causé une assez vive surprise18. M. Lavertujon et vous m’aviez répété à plusieurs reprises que ce prix serait de vingt-cinq centimes la ligne. […] Je vis de ma plume, et j’ai grand besoin de savoir ce que je gagne pour régler mon petit budget19.

    Extr. de cat., vente Piasa du 23 mars 2009.

    50. À Édouard Bauer

    40Paris, 2 septembre 1868

    41Cher monsieur20,

    42Soyez assez bon pour revoir avec soin mes épreuves que je ne puis aller corriger.

    43Si quelque passage vous paraissait dangereux – ce que je ne crois pas – je vous donne toute liberté de l’adoucir. Un mot changé rend les allusions inoffensives.

    44Votre bien dévoué.

    Becker, 1986, p. 201-202.

    51. À Albert Lacroix

    45Paris, 23 septembre 1868

    46Cher monsieur21,

    47Comme j’aurai besoin d’argent au commencement de l’hiver j’accepte vos premières offres. Il est donc convenu que vous tirerez Madeleine Férat à deux mille exemplaires et que vous me donnerez trente centimes par exemplaire tant pour cette première édition que pour les éditions suivantes, s’il y en a. Chaque édition me sera payée le jour de la mise en vente.

    48Pour le restant vous publierez Madeleine Férat aux mêmes conditions que Thérèse Raquin22.

    49Votre bien dévoué.

    L.a.s. (copie), fonds Flammarion, IMEC.
    Becker, 1983, p. 172.

    52. À Paul Parfait

    50Paris, 7 décembre 1868

    51[Zola remercie son confrère de l’obligeance qu’il a mise à s’occuper de son débat avec l’éditeur Lacroix23.]

    52La publicité donnée à l’incroyable attitude du parquet à mon égard vient de décider mon éditeur à mettre Madeleine Férat en vente24. […] J’espère que le procureur impérial réfléchira avant de me poursuivre, maintenant que la Presse s’est prononcée.

    53[Il signale les pages que le Parquet voulait incriminer.]

    54Auriez-vous l’extrême obligeance de dire aux lecteurs du Gaulois que Madeleine Férat ne contient pas la moindre dose d’arsenic ?

    Becker, 1986, p. 202.

    Notes de bas de page

    1 Zola a daté sa lettre, par erreur, du 12 février. Voir l’édition réalisée par Colette Becker dans Les Cahiers naturalistes.

    2 Sur Eugène Pelletan, député d’opposition en 1868 et futur rédacteur en chef de La Tribune française (premier titre de La Tribune), qu’il fonda avec Théodore Duret, Alexandre Glais-Bizoin, Ferdinand Hérold et André Lavertujon, voir les Notices biographiques du t. II.

    3 Le rédacteur en chef-gérant du Globe, quotidien éphémère auquel Zola avait collaboré du 15 janvier au 13 février 1868. Le journal fut absorbé par L’Intérêt public, qui fut remplacé par La Tribune française. La lettre de Zola est écrite sur papier à en-tête du Globe.

    4 Zola avait recueilli dans Mes Haines l’article qu’il avait consacré au livre de Pelletan dans Le Salut public du 7 juillet 1865 (O.C., t. X, p. 87-92). La Mère est une étude sur l’histoire de la condition des femmes ; dans son article, Zola avait opposé Pelletan, « poète pratique », à Michelet, « poète poétisant ».

    5 Il s’agit de la fondation de La Tribune : voir la lettre précédente.

    6 Zola décrivit ces « longues heures de pose » dans L’Événement illustré du 10 mai 1868 : « Il me semblait que j’étais hors de la terre, dans un air de vérité et de justice, plein d’une pitié dédaigneuse pour les pauvres hères qui pataugeaient en bas. /Par moments, au milieu du demi-sommeil de la pose, je regardais l’artiste, debout devant son toile, le visage tendu, l’œil clair, tout à son œuvre. Il m’avait oublié, il ne savait plus que j’étais là, il me copiait comme il aurait copié une bête humaine quelconque, avec une attention, une conscience artistique que je n’ai jamas vue ailleurs » (« Mon Salon. Édouard Manet », O. C., t. XII, p. 864).

    7 La portion de la rue Guyot où se trouvait l’atelier de Manet s’appelle aujourd’hui rue Fortuny. C’est en 1868 que Manet y peignit son célèbre portrait de Théodore Duret.

    8 Nous ne possédons pas de réponse à cette lettre, mais Duret écrivit à Zola, le 19 mars : « Il n’y a encore rien de décidé pour La Tribune. Nous devons nous réunir chez M. Glais-Bizoin le 28 courant. Nous ne pouvons avoir de réunion auparavant, M. Hérold, l’une des chevilles ouvrières de notre affaire, étant à Venise […]. À la fin du mois, je pense que nous pourrons décider quelque chose » (BNF, MSS, n.a.f. 24518, fo 238). Zola et Duret se rencontrèrent chez Manet le 16 avril : voir la lettre suivante.

    9 Voir la lettre précédente. Le 17 avril, Zola avait écrit à Marius Roux : « J’ai vu Duret hier chez Manet. L’affaire marche mal. Pelletan m’a l’air d’être tout aussi incapable que Mille [-Noé] comme homme d’affaires. On ne sait plus quand La Tribune paraîtra, ni même si elle paraîtra » (t. II, lettre 8).

    10 Zola et Pelletan se virent dès le 8 mai. Voir, dans le t. II, la lettre que le romancier écrivit à cette date à Théodore Duret (lettre 9).

    11 Sur Léon Laurent-Pichat, voir la lettre 17, n. 3.

    12 Le 16 juin, Laurent-Pichat avait écrit à Zola : « J’ai parlé de votre livre (Thérèse Raquin) dans le Phare de la Loire, avec sévérité pour le genre et respect pour le talent. Je suis obligé de vous avertir, étant dans l’impossibilité de vous envoyer un numéro. D’ici à quelque temps, le service sera organisé d’autre façon, et quand j’aurai fait un article sur un écrivain, je pourrai le lui envoyer » (BNF, MSS, n.a.f. 24521, fo 272). Dans son article, paru à la même date, il voyait dans Thérèse Raquin « du Ponson du Terrail avec du style, un cauchemar littéraire ».
    Voir la lettre 48-A. Sur le Phare de la Loire, voir, dans le t. IV, l’Index analytique des périodiques.

    13 Voir, dans le t. II, la lettre que Zola avait adressée à Théodore Duret le 28 juin (lettre 16).

    14 Voir aussi la lettre que Zola envoya à Duret le 30 juin (t. II, lettre 18).

    15 Voir la lettre 47-A. Le 22 juin, Laurent-Pichat y avait répondu ainsi : « Je n’ai pas compris que votre livre était une étude scientifique. Je le regrette. Ma critique aurait été plus juste. Je n’ai pas crié à l’immoralité, c’est une déclamation absurde. Mais j’ai regretté la violence inintentionnelle des couleurs. J’ai reconnu le talent que j’aime ; mais cet art m’a semblé dur, brutal, à fleur de peau » (BNF, MSS, n.a.f. 24521, fo 273).

    16 La seconde édition avait paru à la mi-mai. Pour la préface, datée du 15 avril, voir O.C., t. I, p. 519-523.

    17 Dans sa lettre précitée, Laurent-Pichat ajoutait : « Je reviendrai sur ce roman à propos d’un autre. Je vais avoir occasion même d’en parler bientôt, sinon à Paris (au Réveil) du moins à Lyon (au journal La Discussion) » (loc. cit.). Nous n’avons pas retrouvé ce nouvel article. Sur Le Réveil, voir, dans le t. IV, l’Index analytique des périodiques.

    18 La lettre 22 du t. II, adressée à Théodore Duret, a dû être écrite, elle aussi, le mardi 21 juillet.

    19 Zola fut payé à raison de 25 centimes la ligne jusqu’au 31 juillet. Par la suite, il reçut 20 centimes la ligne (→ t. II, lettre 38).

    20 Ces lignes sont probablement adressées au directeur de L’Événement illustré, Édouard Bauer. Voir l’édition réalisée par Colette Becker dans Les Cahiers naturalistes.

    21 Voir l’édition réalisée par Colette Becker dans Les Cahiers naturalistes.

    22 Voir là-dessus la lettre 41.

    23 Nous avons publié dans le t. II (lettre 54) un court extrait de cette lettre, dont le destinataire est sans doute Paul Parfait, rédacteur au Gaulois en 1868.
    Fils de Noël Parfait, qui fut député d’Eure-et-Loir de 1871 à 1893, Paul Parfait (1841-1881) fit ses études en Belgique, où son père fut proscrit après le 2-Décembre, et servit de secrétaire à Alexandre Dumas, qu’il accompagna en Italie et en Sicile. Revenu à Paris en 1861, il ne tarda pas à entrer dans la presse. Il publia des romans, dont L’Assassin du bel Antoine (1873), L’Arsenal de la dévotion (1876) et L’Agent secret (1877), et fit jouer quelques pièces : citons Les Bottes du capitaine (Gymnase, 1878) et Les Mouchards (avec Jules Moinaux ; Ambigu, 1880).

    24 C’est dans le numéro du Gaulois daté du 2 décembre 1868 que Paul Parfait avait consacré une partie de sa « Chronique parisienne » aux menaces qui pesaient sur Madeleine Férat. Puisque la publication du roman dans L’Événement, écrivait-il, n’avait pas « ému les populations plus qu’il ne conv[enait] à un modeste roman », il n’était pas logique de vouloir l’interdire en librairie : « Le journal […] s’adresse à la masse, le livre à un petit nombre ; celui-ci, par son prix élevé, se trouve naturellement circonscrit à un cercle de lecteurs blasés ; celui-là, au contraire, par son bon marché, se trouve répandu jusque dans les classes infimes, les seules où la corruption – si tant est que corruption il y ait – puisse être à craindre (les autres sont déjà corrompues). Ainsi, en admettant matière à incrimination, c’est le journal qu’il était sage de saisir, donc c’est le livre qu’on saisira. Que M. Zola se tire de ceci comme il pourra. Pour nous, ce qui en ressort de plus clair, c’est que ce qui est bon à dire in-plano est dangereux à répéter en in-18. Que serait-ce, mon Dieu ! si l’auteur avait eu l’idée de se faire éditer en in-32 ? » »

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    1 Zola a daté sa lettre, par erreur, du 12 février. Voir l’édition réalisée par Colette Becker dans Les Cahiers naturalistes.

    2 Sur Eugène Pelletan, député d’opposition en 1868 et futur rédacteur en chef de La Tribune française (premier titre de La Tribune), qu’il fonda avec Théodore Duret, Alexandre Glais-Bizoin, Ferdinand Hérold et André Lavertujon, voir les Notices biographiques du t. II.

    3 Le rédacteur en chef-gérant du Globe, quotidien éphémère auquel Zola avait collaboré du 15 janvier au 13 février 1868. Le journal fut absorbé par L’Intérêt public, qui fut remplacé par La Tribune française. La lettre de Zola est écrite sur papier à en-tête du Globe.

    4 Zola avait recueilli dans Mes Haines l’article qu’il avait consacré au livre de Pelletan dans Le Salut public du 7 juillet 1865 (O.C., t. X, p. 87-92). La Mère est une étude sur l’histoire de la condition des femmes ; dans son article, Zola avait opposé Pelletan, « poète pratique », à Michelet, « poète poétisant ».

    5 Il s’agit de la fondation de La Tribune : voir la lettre précédente.

    6 Zola décrivit ces « longues heures de pose » dans L’Événement illustré du 10 mai 1868 : « Il me semblait que j’étais hors de la terre, dans un air de vérité et de justice, plein d’une pitié dédaigneuse pour les pauvres hères qui pataugeaient en bas. /Par moments, au milieu du demi-sommeil de la pose, je regardais l’artiste, debout devant son toile, le visage tendu, l’œil clair, tout à son œuvre. Il m’avait oublié, il ne savait plus que j’étais là, il me copiait comme il aurait copié une bête humaine quelconque, avec une attention, une conscience artistique que je n’ai jamas vue ailleurs » (« Mon Salon. Édouard Manet », O. C., t. XII, p. 864).

    7 La portion de la rue Guyot où se trouvait l’atelier de Manet s’appelle aujourd’hui rue Fortuny. C’est en 1868 que Manet y peignit son célèbre portrait de Théodore Duret.

    8 Nous ne possédons pas de réponse à cette lettre, mais Duret écrivit à Zola, le 19 mars : « Il n’y a encore rien de décidé pour La Tribune. Nous devons nous réunir chez M. Glais-Bizoin le 28 courant. Nous ne pouvons avoir de réunion auparavant, M. Hérold, l’une des chevilles ouvrières de notre affaire, étant à Venise […]. À la fin du mois, je pense que nous pourrons décider quelque chose » (BNF, MSS, n.a.f. 24518, fo 238). Zola et Duret se rencontrèrent chez Manet le 16 avril : voir la lettre suivante.

    9 Voir la lettre précédente. Le 17 avril, Zola avait écrit à Marius Roux : « J’ai vu Duret hier chez Manet. L’affaire marche mal. Pelletan m’a l’air d’être tout aussi incapable que Mille [-Noé] comme homme d’affaires. On ne sait plus quand La Tribune paraîtra, ni même si elle paraîtra » (t. II, lettre 8).

    10 Zola et Pelletan se virent dès le 8 mai. Voir, dans le t. II, la lettre que le romancier écrivit à cette date à Théodore Duret (lettre 9).

    11 Sur Léon Laurent-Pichat, voir la lettre 17, n. 3.

    12 Le 16 juin, Laurent-Pichat avait écrit à Zola : « J’ai parlé de votre livre (Thérèse Raquin) dans le Phare de la Loire, avec sévérité pour le genre et respect pour le talent. Je suis obligé de vous avertir, étant dans l’impossibilité de vous envoyer un numéro. D’ici à quelque temps, le service sera organisé d’autre façon, et quand j’aurai fait un article sur un écrivain, je pourrai le lui envoyer » (BNF, MSS, n.a.f. 24521, fo 272). Dans son article, paru à la même date, il voyait dans Thérèse Raquin « du Ponson du Terrail avec du style, un cauchemar littéraire ».
    Voir la lettre 48-A. Sur le Phare de la Loire, voir, dans le t. IV, l’Index analytique des périodiques.

    13 Voir, dans le t. II, la lettre que Zola avait adressée à Théodore Duret le 28 juin (lettre 16).

    14 Voir aussi la lettre que Zola envoya à Duret le 30 juin (t. II, lettre 18).

    15 Voir la lettre 47-A. Le 22 juin, Laurent-Pichat y avait répondu ainsi : « Je n’ai pas compris que votre livre était une étude scientifique. Je le regrette. Ma critique aurait été plus juste. Je n’ai pas crié à l’immoralité, c’est une déclamation absurde. Mais j’ai regretté la violence inintentionnelle des couleurs. J’ai reconnu le talent que j’aime ; mais cet art m’a semblé dur, brutal, à fleur de peau » (BNF, MSS, n.a.f. 24521, fo 273).

    16 La seconde édition avait paru à la mi-mai. Pour la préface, datée du 15 avril, voir O.C., t. I, p. 519-523.

    17 Dans sa lettre précitée, Laurent-Pichat ajoutait : « Je reviendrai sur ce roman à propos d’un autre. Je vais avoir occasion même d’en parler bientôt, sinon à Paris (au Réveil) du moins à Lyon (au journal La Discussion) » (loc. cit.). Nous n’avons pas retrouvé ce nouvel article. Sur Le Réveil, voir, dans le t. IV, l’Index analytique des périodiques.

    18 La lettre 22 du t. II, adressée à Théodore Duret, a dû être écrite, elle aussi, le mardi 21 juillet.

    19 Zola fut payé à raison de 25 centimes la ligne jusqu’au 31 juillet. Par la suite, il reçut 20 centimes la ligne (→ t. II, lettre 38).

    20 Ces lignes sont probablement adressées au directeur de L’Événement illustré, Édouard Bauer. Voir l’édition réalisée par Colette Becker dans Les Cahiers naturalistes.

    21 Voir l’édition réalisée par Colette Becker dans Les Cahiers naturalistes.

    22 Voir là-dessus la lettre 41.

    23 Nous avons publié dans le t. II (lettre 54) un court extrait de cette lettre, dont le destinataire est sans doute Paul Parfait, rédacteur au Gaulois en 1868.
    Fils de Noël Parfait, qui fut député d’Eure-et-Loir de 1871 à 1893, Paul Parfait (1841-1881) fit ses études en Belgique, où son père fut proscrit après le 2-Décembre, et servit de secrétaire à Alexandre Dumas, qu’il accompagna en Italie et en Sicile. Revenu à Paris en 1861, il ne tarda pas à entrer dans la presse. Il publia des romans, dont L’Assassin du bel Antoine (1873), L’Arsenal de la dévotion (1876) et L’Agent secret (1877), et fit jouer quelques pièces : citons Les Bottes du capitaine (Gymnase, 1878) et Les Mouchards (avec Jules Moinaux ; Ambigu, 1880).

    24 C’est dans le numéro du Gaulois daté du 2 décembre 1868 que Paul Parfait avait consacré une partie de sa « Chronique parisienne » aux menaces qui pesaient sur Madeleine Férat. Puisque la publication du roman dans L’Événement, écrivait-il, n’avait pas « ému les populations plus qu’il ne conv[enait] à un modeste roman », il n’était pas logique de vouloir l’interdire en librairie : « Le journal […] s’adresse à la masse, le livre à un petit nombre ; celui-ci, par son prix élevé, se trouve naturellement circonscrit à un cercle de lecteurs blasés ; celui-là, au contraire, par son bon marché, se trouve répandu jusque dans les classes infimes, les seules où la corruption – si tant est que corruption il y ait – puisse être à craindre (les autres sont déjà corrompues). Ainsi, en admettant matière à incrimination, c’est le journal qu’il était sage de saisir, donc c’est le livre qu’on saisira. Que M. Zola se tire de ceci comme il pourra. Pour nous, ce qui en ressort de plus clair, c’est que ce qui est bon à dire in-plano est dangereux à répéter en in-18. Que serait-ce, mon Dieu ! si l’auteur avait eu l’idée de se faire éditer en in-32 ? » »

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    Zola, Émile. (2010). 1868. In O. Morgan & D. E. Speirs (éds.), Émile Zola, correspondance, t. XI. Montréal: Presses de l’Université de Montréal. Consulté à l’adresse https://books.openedition.org/pum/7521
    Zola, Émile. « 1868 ». In Émile Zola, correspondance, t. XI, édité par Owen Morgan et Dorothy E. Speirs. Montréal: Presses de l’Université de Montréal, 2010. https://books.openedition.org/pum/7521.
    Zola, Émile. « 1868 ». Émile Zola, correspondance, t. XI, édité par Owen Morgan et Dorothy E. Speirs, Presses de l’Université de Montréal, 2010, https://books.openedition.org/pum/7521.

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    Zola, Émile. (2010). Émile Zola, correspondance, t. XI (O. Morgan & D. E. Speirs, éds.). Montréal: Presses de l’Université de Montréal. Consulté à l’adresse https://books.openedition.org/pum/7503
    Zola, Émile. Émile Zola, correspondance, t. XI. édité par Owen Morgan et Dorothy E. Speirs. Montréal: Presses de l’Université de Montréal, 2010. https://books.openedition.org/pum/7503.
    Zola, Émile. Émile Zola, correspondance, t. XI. édité par Owen Morgan et Dorothy E. Speirs, Presses de l’Université de Montréal, 2010, https://books.openedition.org/pum/7503.
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