1 Une première version de ce chapitre est parue sous le titre « Les territoires de Miron » dans Jean-Pierre Bertrand et François Hébert (dir.), L’universel Miron (Québec, Nota bene, 2007).
2 Gaston Miron, « Soir tourmente », L’homme rapaillé. Poèmes 1953-1975, texte annoté par l’auteur, Montréal, l’Hexagone, 1994, p. 23. Désormais HR suivi du folio.
3 Gaston Miron, « Je regarde l’enfant qui regarde », Poèmes épars, édition préparée par Marie-Andrée Beaudet et Pierre Nepveu, Montréal, l’Hexagone, 2003, p. 50.
4 Gaston Miron, « Rue Saint-Denis (Claude Gauvreau) » (1971), Un long chemin, op. cit., p. 232.
5 « La prise de conscience effectuée depuis 1960, les réalisations accomplies dans les domaines de l’éducation, de la fiscalité, de la reconquête économique, de la culture, ont été possibles dans la mesure où le Québec, souvent contre le gré des élites au pouvoir, mais de par la logique des besoins et la pression des forces de libération constituées, s’engageait dans une perspective d’émancipation globale où chacun sentait la reprise de son être (même si elle n’était pas perçue consciemment ou au même degré), où chacun se mettait à exister dans la réalité, dans la rationalité de l’histoire » (Gaston Miron, « Notes sur l’homme et l’écrivain québécois » (1967), Un long chemin, op. cit., p. 65-66).
6 Gaston Miron, « Situation de notre poésie » (1957), Un long chemin, op. cit., p. 35.
7 Ibid.
8 Gaston Miron, « Le bilingue de naissance » (1974), Un long chemin, op. cit., p. 89-101. Voir aussi Gaston Miron, « Notes sur l’homme et l’écrivain québécois » (1967) et « Conférence de l’Estérel » (1974), Un long chemin, op. cit., p. 63-70 et 117-157.
9 Gaston Miron, « Conférence de l’Estérel » (1974), Un long chemin, op. cit., p. 123.
10 Gaston Miron, « Parcours et non-parcours » (1990), Un long chemin, op. cit., p. 179.
11 « Tel est le drame de l’homme-produit et victime de la colonisation : il n’arrive presque jamais à coïncider avec lui-même » (Albert Memmi, Portrait du colonisé suivi de Les Canadiens français sont-ils des colonisés ?, préface de Jean-Paul Sartre, Montréal, L’Étincelle, 1972, p. 125).
12 Karl Marx, Manuscrits de 1844 (économie politique et philosophie), traduction de Émile Bottigelli, Paris, Éditions sociales, 1972, p. 93. La traduction, modifiée, tient compte de celle de Jean Malaquais et Claude Orsoni, dans Philosophie, édition établie et annotée par Maximilien Rubel, Paris, Gallimard, 1982, p. 154.
13 Karl Marx, Manuscrits de 1844, op. cit., p. 57 et 60.
14 Karl Marx, Le capital, op. cit., p. 137.
15 Arthur Rimbaud, lettre du 13 mai 1871 à Georges Izambard et lettre du 15 mai 1871 à Paul Demeny, Poésies complètes, préface de Paul Claudel, édition établie par Pascal Pia, Paris, Le livre de poche, 1963, p. 218-219.
16 Ibid., p. 220.
17 « Je porte beaucoup de poèmes en moi, mais ils ne sont pas encore arrivés “à la claire présence du fruit mûr”. Je ne suis pas grand-chose, je suis témoin de mon poème. Il me courbera » (Gaston Miron, À bout portant. Correspondance de Gaston Miron à Claude Haeffely 1954-1965, Montréal, Leméac, 1989, p. 22).
18 Hegel, cité dans Henri Meschonnic, « L’épopée de l’amour », Études françaises, op. cit., p. 99.
19 Henri Meschonnic, « L’épopée de l’amour », Études françaises, op. cit., p. 101.
20 Gaston Miron, « Conférence de l’Estérel » (1974), Un long chemin, op. cit., p. 122-123.
21 Gaston Miron, « Retour à nulle part » (première version), Poèmes épars, op. cit., p. 110.
22 Gaston Miron, « Retour à nulle part », Poèmes épars, op. cit., p. 61.
23 Voir Jacques Rancière, « Sens et figures de l’histoire », dans Jean-Paul Ameline (dir.), Face à l’histoire : l’artiste moderne devant l’événement historique (1933-1996), Paris, Flammarion / Centre Georges Pompidou, 1996, p. 20-27.
24 Pierre Nepveu, « Gaston Miron : fragments d’un récit de soi », dans Jean-Pierre Bertrand et François Hébert (dir.), L’universel Miron, op. cit., p. 120.
25 Gaston Miron, « Retour à nulle part », Poèmes épars, op. cit., p. 61.
26 Gaston Miron, « Notes sur l’homme et l’écrivain québécois » (1967), Un long chemin, op. cit., p. 63. Gaston Miron, [Note inédite, 1967], « Poussières de mots : notes inédites », Contre-jour, no 5, hiver 2004, p. 27.
27 Voir Paul Chamberland, « “Le poème refait l’homme” », Études françaises, op. cit., p. 31-40. Aussi Sylvestre Clancier, « Les cinq marches de Gaston Miron » et Clément Moisan, « Miron ou la marche à la poésie », dans Cécile Cloutier, Michel Lord et Ben-Z. Shek (dir.), Miron ou la marche à l’amour, Montréal, l’Hexagone, 2002, p. 269-279 et 281-288, ainsi que Claude Filteau, L’espace poétique de Gaston Miron, op. cit., p. 67-120 notamment. Sur l’identification de la poésie mironienne et de la marche, voir aussi Jean Éthier-Blais : « ses poèmes […] s’en vont cahin-caha sur les routes des mots » (cité dans Jacques Brault, « Miron le magnifique » (1966), Chemin faisant, op. cit., p. 54).
28 Selon Michel Lemaire, « les poèmes de Gaston Miron s’écoulent comme les flots aux reflets changeants d’un fleuve unique impressionnant par sa puissance. […] Ce flot intense est contrôlé par la régulation rythmique [,] un flottement autour de l’alexandrin » (« La métrique de Gaston Miron », Voix et images, no 45, printemps 1990, p. 422).
29 Pierre Vadeboncoeur, La ligne du risque, op. cit., p. 67.
30 En 1942, les Routiers du Clan Saint-Jacques, clan scout auquel Miron participera plus tard, donnent à leur bulletin de liaison le nom de Godillot pour ce qu’il « sonne à l’oreille d’un routier comme le martèlement rythmé des semelles ferrées sur l’asphalte des grands chemins [et] parce que c’est un nom qui renferme en lui une règle, une mystique » (citations tirées de l’article de Christine Tellier, « “Au plus dru !” L’influence de la Route sur les petites revues précédant l’Hexagone », Voix et images, no 80, hiver 2002, p. 274 et 276).
31 Arthur Rimbaud, lettre du 15 mai 1871 à Paul Demeny, Poésies complètes, op. cit., p. 221.
32 Gaston Miron, « Parcours et non-parcours » (1990), Un long chemin, op. cit., p. 183. Voir aussi « Prix Athanase-David » (1983), Un long chemin, op. cit., p. 199 et « L’enseignement de la littérature québécoise » (1968), Un long chemin, op. cit., p. 73.
33 Pierre Nepveu, Les mots à l’écoute, op. cit., p. 125.
34 Gaston Miron, cité dans Marie-Andrée Beaudet, « Gaston Miron ou le laboratoire des écritures du moi (1947-1953) », Tangence, no 78, été 2005, p. 118.
35 Gaston Miron, « Conférence de l’Estérel » (1974), Un long chemin, op. cit., p. 156-157.
36 Gaston Miron, cité dans Pierre Nepveu, « Gaston Miron : fragments d’un récit de soi », dans Jean-Pierre Bertrand et François Hébert (dir.), L’universel Miron, op. cit., p. 119.
37 Gaston Miron, À bout portant, op. cit., p. 30.
38 Ibid., p. 50 ; Gaston Miron, [Note inédite, 1967], « Poussières de mots : notes inédites », Contre-jour, op. cit., p. 27.
39 Flavio Aguiar, « Noir sur blanc. Présentation de trois poètes québécois : Saint-Denys Garneau, Gaston Miron et Pierre Nepveu », Études littéraires, vol. 16, no 2, août 1983, p. 214. Voir aussi Pierre Nepveu, Les mots à l’écoute, op. cit., p. 151.
40 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault et alii, « Gaston Miron par lui-même », Liberté, op. cit., p. 55.
41 Ibid., p. 48.
42 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault, « L’envers du mépris » (1970), Chemin faisant, op. cit., p. 106.
43 Gaston Miron, [Note inédite, 1967], « Poussières de mots : notes inédites », Contre-jour, op. cit., p. 27.
44 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault, « Miron le magnifique » (1966), Chemin faisant, op. cit., p. 29.
45 Ibid., p. 53.
46 Pierre Nepveu, Les mots à l’écoute, op. cit., p. 123, 139-140 notamment.
47 Jacques Brault, « Miron le magnifique » (1966), Chemin faisant, op. cit., p. 34 et 30-31.
48 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault, « Miron le magnifique » (1966), Chemin faisant, op. cit., p. 44-45.
49 Jean Marcel, Le joual de Troie, Montréal, Éditions du Jour, 1973, p. 13.
50 Pierre Popovic, « Le temps des militants : hétérochronie sociale et historicité d’une écriture : Gaston Miron », dans Jean-Pierre Bertrand et François Hébert (dir.), L’universel Miron, op. cit., p. 133 et 137.
51 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault et alii, « Gaston Miron par lui-même », Liberté, op. cit., p. 48.
52 Voir Pierre Nepveu, Les mots à l’écoute, op. cit., p. 129 notamment.
53 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault, « L’envers du mépris » (1970), Chemin faisant, op. cit., p. 106.
54 Gaston Miron, « Notes sur l’homme et l’écrivain québécois » (1967), Un long chemin, op. cit., p. 69.
55 Gaston Miron, cité dans Yrénée Bélanger, « Gaston Miron : un homme et une œuvre en marche », thèse de doctorat, [Montréal], Université de Montréal, 1985, p. 163.
56 Ibid.
57 Gaston Miron, « Entretien avec Claude Filteau » (1982), L’avenir dégagé. Entretiens 1959-1993, édition préparée par Marie-Andrée Beaudet et Pierre Nepveu, Montréal, l’Hexagone, 2010, p. 225.
58 Gaston Miron, cité dans Yrénée Bélanger, « Gaston Miron : un homme et une œuvre en marche », op. cit., p. 163.
59 « La solution est politique. Point. » : ce sont les derniers mots du texte intitulé « Le mot juste » (1989), Un long chemin, op. cit., p. 111.
60 Gaston Miron, Poèmes épars, op. cit., p. 59, 61 et 62.
61 Jean-Paul Sartre, Qu’est-ce que la littérature ?, op. cit., p. 11-28 notamment.
62 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault et alii, « Gaston Miron par lui-même », Liberté, op. cit., p. 49 et 55. Je souligne. Voir aussi « Situation de notre poésie » (1957), Un long chemin, op. cit., p. 35.
63 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault et alii, « Gaston Miron par lui-même », Liberté, op. cit., p. 49 ; « Médaille de l’Académie canadiennefrançaise » (1990), Un long chemin, op. cit., p. 206 ; « Avant-dire, à propos de Bibliothèmes de Patrick Coppens » (1982), Un long chemin, op. cit., p. 258. Déjà en 1958 : « La poésie canadienne […] concourt, à des degrés divers, au déchiffrement d’un homme et d’un monde et conduit non seulement à une compréhension plus profonde de leurs rapports mais aussi à un art de vivre » (Gaston Miron, « Prospectus, 1958 », Un long chemin, op. cit., p. 322).
64 « Il faut prendre ce risque. C’est une poésie de destin, et si elle échoue, elle sera une vie ratée […]. On ne choisit pas son destin ; on essaie de le faire […]. Tout poète doit tendre, s’il a vraiment la poésie dans la peau, à une poésie du destin, selon ses voies et son mode » (Gaston Miron, cité dans Jacques Brault et alii, « Gaston Miron par lui-même », Liberté, op. cit., p. 46).
65 Gaston Miron, cité dans Jean Royer, « Entretien avec Gaston Miron », Estuaire, no 30, hiver 1984, p. 74-75.
66 Gaston Miron, cité dans Yrénée Bélanger, « Gaston Miron : un homme et une œuvre en marche », op. cit., p. 163.
67 Hegel, Cours d’esthétique, op. cit., p. 310.
68 Gaston Miron, cité dans Jacques Brault, « Miron le magnifique » (1966), Chemin faisant, op. cit., p. 47 et 50 ; « Prospectus, 1955 », Un long chemin, op. cit., p. 315 ; « À propos de Théberge… » (1993), Un long chemin, op. cit., p. 276.
69 Gaston Miron, « Parcours et non-parcours » (1990), Un long chemin, op. cit., p. 163.
70 Gaston Miron, « Parcours et non-parcours » (1990), Un long chemin, op. cit., p. 179. Cette reconnaissance problématique n’est pas forcément un défaut, puisque « la poésie se fait en dehors de la poésie [,] quand on ne sait pas si c’est ou non de la poésie (cité dans Jacques Brault, « Miron le magnifique » (1966), Chemin faisant, op. cit., p. 36).
71 Gaston Miron, [Note inédite, 1960], « Poussières de mots : notes inédites », Contre-jour, op. cit., p. 23.
72 « En 1800, comme plus tard en 1920, la nouveauté n’était pas tant que les poètes aient spéculé en prose sur la poésie que le fait que cette spéculation ait débordé les frontières de l’ancienne poétique et proclamé que la poésie nouvelle était aussi une nouvelle manière de sentir et de vivre » (Octavio Paz, Point de convergence, op. cit., p. 87).
73 Pierre Popovic, La contradiction du poème, op. cit., p. 356.
74 Gaston Miron, « Stèle », Poèmes épars, op. cit., p. 69.
75 Jean-François Bourgeault, « Au-delà de l’horizon : le paradoxe testamentaire chez Miron », Au-delà de L’homme rapaillé. Poèmes épars, op. cit., p. 53 et suiv.
76 Gaston Miron, « Conjuration au destin », Poèmes épars, op. cit., p. 68.