1 Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles, marquise de Lambert, Réflexions nouvelles sur les femmes, op. cit., p. 199-200.
2 Catherine Durand de Bédacier, La comtesse de Mortane, La Haye, [1699] 1757, p. 27-28.
3 Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, Mémoires de Mme la baronne de Batteville ou La veuve parfaite, Londres, J. Nourse, [1756] 1766, p. 91.
4 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Histoire de Miss Jenny, Paris, Indigo/Côté-femmes, [1764] 1999, p. 86.
5 Ibid., p. 153.
6 Marie Sophie Ristaud Cottin, Malvina, dans Œuvres complètes, Paris, Imprimerie de Doublet, [1801] 1818, tome 4, p. 83.
7 Élisabeth Jeanne Pauline Isabelle Polier de Bottens de Crousaz Montolieu, Caroline de Lichtfield, Dublin, Luc White, 1786, p. 13-14.
8 Charlotte-Marie-Anne Charbonnier de La Guesnerie, Mémoires de miledi B*** par madame R***, Amsterdam/Paris, Cuissart, 1760, p. 47-48.
9 Mlle d’Albert, Les confidences d’une jolie femme, Amsterdam/Paris, Guillyn/La Veuve Duchesne, 1775, p. 19-20.
10 Dans une tentative désespérée de se soustraire à l’autorité paternelle, une héroïne de Mme de Malarme revendique le droit de participer à la décision au sujet de son établissement, ou du moins à être consultée. Dans sa réponse à sa tante, qui la prépare à se soumettre à la volonté de son oncle, elle déclare que son mariage la concerne uniquement et s’insurge contre son oncle qui l’a promise au chevalier Wesper sans l’avertir : « Quoi, ma Tante ! sans me consulter ? Pour une affaire qui me concerne seule et à laquelle est attaché le bonheur ou le malheur de ma vie ! » s’exclame-t-elle (Charlotte de Bournon, comtesse de Malarme, Lettres de miladi Lindsey ou L’épouse pacifique, Paris/Londres, Cailleau, 1780, p. 105-106).
11 Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, Lettres de madame du Montier à la marquise de *** sa fille, avec les réponses, Lyon, Bruyset Ponthus, [1756] 1767, p. 6-7.
12 Marie Françoise Félicité Mauguet de Mézières du Crest, marquise de Saint-Aubin, baronne d’Andlau, Mémoires, en forme de lettres, de deux jeunes personnes de qualité, La Haye, Robin, 1765, partie 3, p. 131.
13 Colette Cazenobe, Au malheur des dames. Le roman féminin au XVIIIe siècle, Paris, Honoré Champion, coll. « Les Dix-huitièmes siècles », 2006, p. 228.
14 Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, Lettres d’Émerance à Lucie, Lyon, Pierre Bruyset Ponthus, [1765] 1767, p. 14-15.
15 Ibid.
16 Mme de Beccary, Lettres de milady Bedfort traduites de l’anglais par madame de B… G…, Paris, De Hansy, 1769, p. 40-41.
17 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres de mylord Rivers, introduction et notes par Olga B. Cragg, Genève, Droz, [1776] 1992, p. 74.
18 Beda Allemann, « De l’ironie en tant que principe littéraire », Poétique, 1978, no 36, p. 388 et p. 395.
19 Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions : histoire de madame de Montbrillant, préface d’Élisabeth Badinter, notes de Georges Roth revues par Élisabeth Badinter, Paris, Mercure de France, [1818] 1989, p. 109.
20 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres de mylord Rivers, op. cit., p. 58 (l’auteur souligne).
21 Ibid., p. 55.
22 Dominique Noguez, L’arc-en-ciel des humours, Paris, Librairie générale française, coll. « Le livre de poche », 2000, p. 138.
23 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres d’Adélaïde Dammartin, comtesse de Sancerre, à monsieur le comte de Nancé, son ami, dans Œuvres de madame Riccoboni, Paris, Garnier Frères, coll. « Bibliothèque amusante », [1767] 1865, p. 183 (l’auteur souligne).
24 Idem, Lettres de mylord Rivers, op. cit., p. 72 (l’auteur souligne).
25 James Alexander, « De l’ironie », Revue française de psychanalyse, 1969, vol. 33, no 3, p. 442-443.
26 Vladimir Jankélévitch, L’ironie, Paris, Flammarion, 1964, p. 164.
27 James Alexander, « De l’ironie », op. cit., p. 447.
28 Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 145 (je souligne).
29 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres d’Adélaïde Dammartin, op. cit., p. 174.
30 Catherine Kerbrat-Orecchioni, « L’ironie comme trope », Poétique, 1980, no 41, p. 122.
31 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres de milady Juliette Catesby à milady Henriette Campley, son amie, Paris, Desjonquères, [1759] 1983, p. 167-168 (l’auteur souligne).
32 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres de mylord Rivers, op. cit., p. 55 (l’auteur souligne).
33 Idem, Lettres de milady Juliette Catesby, op. cit., p. 14-15.
34 Jean Sareil, L’écriture comique, Paris, PUF, coll. « Écriture », 1984, p. 183.
35 Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 207-208.
36 James Alexander, « De l’ironie », op. cit., p. 444.
37 Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 541.
38 Jean Sareil, L’écriture comique, op. cit., p. 23.
39 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres de mylord Rivers, op. cit., p. 61.
40 Idem, Lettres de milady Juliette Catesby, op. cit., p. 17.
41 Ibid.
42 Idem, Lettres de mylord Rivers, op. cit., p. 146.
43 Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 35.
44 L’héroïne de Mme de Belvo admet sa propension à rêver à son amant : « Mais, savez-vous, par inspiration de mon bon ange, ce que j’ai eu l’esprit de faire ? Je me suis mise dans un grand fauteuil, les pieds sur un tabouret, et là, tout à mon aise, sous prétexte, comme l’Avocat patelin, d’un fort grand mal aux dents, j’ai rêvé à mon Chevalier, j’ai pris la main de mon Chevalier ; je l’ai, je crois, baisée » (Catherine Chaussin d’Hurly, marquise de Belvo, Lettres écrites en 1743 et 1744 au chevalier de Luzeincour par une jeune veuve, Londres, A. Gautier de Montdorge, [1761] 1769, p. 18-19). Plus loin, elle admet profiter de la bruyante compagnie pour se livrer plus aisément à la rêverie : « Dans le tumulte, je rêve à mon aise. Si, par malheur, la conversation mollit, qu’elle tombe, alors comme un vieil évêque qui entonne d’une voix faible, le Te Deum à la chapelle, je dis un mot de ministres, de tracasseries ; toute la musique part de là : on dispute, et je suis tranquille pour un quart d’heure. Je n’ai appris tout cela que depuis que j’aime, et je m’applaudis de le savoir » (Ibid., p. 51-52). Pour sa part, l’héroïne de Mme de Montbrillant admet : « Je me suis assise auprès du feu, et j’ai mis la lumière bien loin derrière moi. Ensuite j’ai fermé les yeux. J’ai vu Formeuse à mes côtés, et j’ai causé toute la soirée avec lui. Je me suis aperçue que j’avais mis un livre sur mes genoux. Je me suis demandé pourquoi ? Et j’ai vu que c’était au cas qu’il entrât quelqu’un, afin qu’on ne vît point que je rêvais à lui » (Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 516).
45 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres d’Adélaïde Dammartin, op. cit., p. 115.
46 Marie-Anne-Françoise Mouchard de Chaban, comtesse de Beauharnais, L’Abailard supposé ou Le sentiment à l’épreuve, Paris, Nilsson, [1780] 1920, p. 26.
47 Charlotte de la Guesnerie, Mémoires de miledi B*** par madame R***, op. cit., vol. 3, p. 39-40.
48 Caroline Stéphanie Félicité Ducrest de Saint-Aubin, marquise de Sillery, comtesse de Genlis, Histoire intéressante de madame la duchesse de C***, Genève/Paris, [1783] 1982, p. 73-74.
49 Ibid.
50 Barbara-Juliana von Vietinghoff de Krüdener, Valérie, dans Romans de femmes du XVIIIe siècle, textes établis, présentés et annotés par Raymond Trousson, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », [1804] 1996, p. 857.
51 Caroline Stéphanie Félicité Ducrest de Saint-Aubin, marquise de Sillery, comtesse de Genlis, Les vœux téméraires ou L’enthousiasme, Paris, Maradan, [1798] 1802, vol. 2, p. 53-54.
52 Charles Pinot Duclos, Les confessions du comte de ***, édition critique avec introduction et notes par Laurent Versini, Paris, M. Didier, [1742] 1969, p. 165-166.
53 Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 82.
54 Mme de Laboureys, Les métamorphoses de la religieuse. Lettres d’une dame à son amie, Amsterdam, Schreuder, 1768, vol. 1, p. 126-127.
55 Louise Félicité Guinement de Kéralio, Adélaïde ou Les mémoires de la marquise de M***, Paris, [1776] 1783, p. 39-40.
56 Ibid., p. 44-45.
57 Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken de Charrière, Lettres de Mistriss Henley, dans Œuvres complètes, édition critique par Jean-Daniel Candaux, C. P. Courtney, Pierre. H. Dubois, Simone Dubois-De Bruyn, Patrice Thompson, Jeroom Vercruysse et Dennis M. Wood, Amsterdam, G. A. van Oorschot, [1784] 1979, vol. 8, p. 106.
58 Charlotte de la Guesnerie, Les ressources de la vertu, par l’auteur des Mémoires de milady B***, Amsterdam/Paris, J. G. Mérigot le jeune, 1782, tome 2, p. 90-91.
59 Mme de Laboureys, Les métamorphoses de la religieuse, op. cit., vol. 1, p. 139.
60 Dans Les confidences d’une jolie femme (1775) de Mlle d’Albert, la narratrice qui jouit de ses succès mondains se désespère que son époux la force à la retraite : « Dix heures auparavant je n’étais occupée que de plaisirs : idole du monde, de l’amour, de la fortune, j’aurais défié le sort d’abattre les trophées de ma vanité ; en cet instant toutes ces chimères disparurent ; je ne vis plus qu’une solitude affreuse, un abandon général, une chaîne de peines, d’humiliations, qui se prolongeait à l’infini… Mon mari, dont j’avais bravé le ressentiment, ne me parut plus qu’un vengeur armé pour m’accabler. Ces images, bien que confuses, me glacèrent de terreur… Je ne fis qu’un cri, et perdis presque entièrement la connaissance » (Mlle d’Albert, Les confidences d’une jolie femme, op. cit., partie 3, p. 104). Chez Mme de Kéralio, l’héroïne est forcée de quitter Calais pour une terre éloignée. Arrivée au château de son mari, elle se désole que tout lui soit étranger : « Je me crus conduite aux extrémités du monde, dans des terres inconnues, où je me voyais exposée à la fureur de mon époux. Je n’y trouvai aucun de mes gens ; ceux qui m’y avaient suivie furent congédiés en arrivant » (Louise Félicité Guinement de Kéralio, Adélaïde, op. cit., p. 29-32). Une héroïne de Mme de La Guesnerie connaît elle aussi une telle séquestration : « Le comte de Bellefort amena sa femme dans une de ses terres, dont un vieux château, bâti sur le bord de la mer, semble être le refuge assuré du crime et de la violence » (Charlotte de la Guesnerie, Iphis et Aglaé, par M***, Londres/Paris, Merlin, 1768, p. 198-199). À son tour, la duchesse de Candale est forcée par son époux de s’exiler dans un château terrifiant : « Ce château a eu cinq tours, dont il ne reste plus que celle que j’occupe. Représentez-vous de grands fossés, autrefois remplis d’eau, maintenant comblés çà et là de débris, d’arbustes et de lierres ; un pont-levis que la rouille empêche de hausser, des portes à moitié brisées ; des chaînes, des grilles qui ne servent plus, enfin toute l’apparence d’une ancienne prison à laquelle a succédé une dégradation peut-être moins effrayante, mais d’un aspect aussi mélancolique. J’ai bientôt cessé ma promenade, craignant de découvrir de nouvelles horreurs » (Adélaïde Marie Émilie Filleul de Souza, Émilie et Alphonse, dans Œuvres de madame de Souza, Paris, Garnier, [1799] 1865, p. 487-488).
61 Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken de Charrière, Lettres de mistriss Henley, op. cit., p. 117.
62 Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve, La jardinière de Vincennes, Avignon, Jean Albert Joly, [1753] 1790, p. 80. Les personnages féminins qui ne demandent qu’à être remarqués sont nombreux dans les romans à l’étude. Mistriss Henley, qui écrit à sa confidente que son époux « n’a rien vu, ne peut se rappeler », décrit la peine qu’elle éprouve d’être confinée à un état dans lequel ses efforts pour se faire remarquer passent inaperçus (Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken de Charrière, Lettres de mistriss Henley, op. cit., p. 107). De façon similaire, dans un roman de Mme de Miremont, la narratrice convient que son futur époux est peu sensible au malaise qu’elle ressent à l’égard du mariage : « À ce mot de signer j’ai pâli, puis rougi, et pâli successivement. Quoiqu’il me regardât il n’a pas paru s’en apercevoir », écrit-elle (Anne d’Aubourg de La Bove, comtesse de Miremont, Mémoires de la marquise de Crémy écrits par elle-même, Lyon, Pierre Duplain, 1766, tome 2, p. 130-131).
63 Marguerite de Lussan, Histoire de la comtesse de Gondez, op. cit., p. 66-69.
64 Ibid.
65 Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 137.
66 Monsieur Henley reproche à son épouse les moyens qu’elle trouve pour s’occuper : il voit d’un mauvais œil le réaménagement de sa chambre, il déplore la présence de son chat angora, il critique les cadeaux qu’elle a ramenés de Londres, il renvoie sa femme de chambre et il s’oppose à ce qu’elle nourrisse elle-même leur enfant.
67 Adélaïde Marie Émilie Filleul de Souza, Émilie et Alphonse, op. cit., p. 493.
68 Marie Sophie Ristaud Cottin, Claire d’Albe, dans Romans de femmes du XVIIIe siècle, textes établis, présentés et annotés par Raymond Trousson, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », [1799] 1996, p. 715-716.
69 Christophe Martin, Espaces du féminin dans le roman français du dix-huitième siècle, Oxford, Voltaire Foundation, 2004, p. 25.
70 Ibid., p. 120.
71 Ibid., p. 75-76.
72 Jean-Jacques Rousseau, Julie ou La nouvelle Héloïse, op. cit., partie IV, lettre XI.
73 Le narrateur de Caliste affirme qu’on trouve chez l’héroïne « tantôt un meuble commode qu’elle avait fait elle-même ; tantôt un vase dont elle avait donné le dessin » (Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken de Charrière, Caliste ou Lettres écrites de Lausanne, dans Œuvres complètes, édition critique par Jean-Daniel Candaux, C. P. Courtney, Pierre. H. Dubois, Simone Dubois-De Bruyn, Patrice Thompson, Jeroom Vercruysse et Dennis M. Wood, Amsterdam, G. A. van Oorschot, [1788] 1979, vol. 8, p. 194).
74 Adélaïde Marie Émilie Filleul de Souza, Adèle de Sénanges ou Lettres de lord Sydenham dans Romans de femmes du XVIIIe siècle, textes établis, présentés et annotés par Raymond Trousson, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », [1794] 1996, p. 592.
75 Ibid., p. 587.
76 Sydenham observe qu’« Adèle nous [son mari et lord Sydenham] quitta, et se mit à courir, sans que ni la voix de son mari, ni la [sienne], pussent la faire revenir » (Ibid., p. 589).
77 Idem, Émilie et Alphonse, op. cit., p. 439-440.
78 Ibid.
79 Faute de pouvoir le faire ouvertement, ce personnage s’introduit secrètement dans le cabinet de son époux, où il trouve le portrait de la courtisane Ophélia. Ainsi, l’héroïne recourt aux mêmes moyens que les hommes pour confirmer ses soupçons, sauf qu’elle attend l’absence de son époux et le sommeil des domestiques.
80 Caroline Stéphanie Félicité Ducrest de Saint-Aubin, marquise de Sillery, comtesse de Genlis, Les vœux téméraires, op. cit., p. 218-219.
81 Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken de Charrière, Lettres de mistriss Henley, op. cit., p. 118.
82 Gabrielle Suchon, Du célibat volontaire ou La vie sans engagement, introduction et notes de Séverine Auffret, Paris, Indigo/Côté-femmes, [1700] 1994. On note que dans un roman de Mme de Miremont la narratrice se déclare en faveur de ce mode de vie : « Quant à ce que je désire, ce serait d’être dans un état d’indépendance qui pût s’allier avec le célibat » (Anne d’Aubourg de La Bove, comtesse de Miremont, Mémoires de la marquise de Crémy, op. cit., p. 123).
83 Françoise d’Issembourg d’Happoncourt de Graffigny, Lettres d’une Péruvienne, dans Romans de femmes du XVIIIe siècle, textes établis, présentés et annotés par Raymond Trousson, Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », [1747] 1996, p. 156.
84 Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve, Le beau-frère supposé, Londres, 1752, tome 2, p. 36.
85 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres d’Adélaïde Dammartin, op. cit., p. 191.
86 Marie-Laure Girou Swiderski, « La condition de la femme française au 18e siècle d’après les romans », Paul Fritz et Richard Morton (dir.), Women in the 18th Century and Other Essays, Toronto, Hakkert, 1976, p. 110.
87 Marie Anne de Roumier Robert, La paysanne philosophe, Amsterdam, Les Libraires associés, 1762, partie 2, p. 141-142.
88 Ibid., p. 147-148.
89 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Histoire de Miss Jenny, op. cit., p. 79.
90 Ibid., p. 233.
91 Caroline Stéphanie Félicité Ducrest de Saint-Aubin, marquise de Sillery, comtesse de Genlis, Les vœux téméraires, op. cit., tome 1, p. 68-69.
92 Gabrielle-Suzanne Barbot de Villeneuve, La jardinière de Vincennes, op. cit., partie 3, p. 87.
93 Ibid., partie 4, p. 118.
94 Marie Françoise Félicité Mauguet de Mézières du Crest, marquise de Saint-Aubin, baronne d’Andlau, Mémoires, en forme de lettres, op. cit., partie 2, p. 134-135.
95 Louise Félicité Guinement de Kéralio, Adélaïde, op. cit., p. 6-7.
96 Élisabeth Jeanne Pauline Isabelle Polier de Bottens de Crousaz Montolieu, Caroline de Lichtfield, op. cit., p. 36.
97 Ibid., p. 64.
98 Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, Lettres d’Émerance à Lucie, op. cit., partie 2, p. 120-121.
99 Ibid.
100 Marie-Jeanne de Heurles Laboras de Mézières Riccoboni, Lettres d’Adélaïde Dammartin, op. cit., p. 149.
101 Ibid.
102 Dans son journal, elle confie que la pompe de son ancienne demeure ne lui manque pas et que seule l’exiguïté de sa nouvelle maison, qui rend l’exercice de ses occupations plus difficile, l’attriste : « C’est l’espace nécessaire pour jouir de mes livres, de ma musique, de mes papiers, sans désordre et sans confusion ; ce sont toutes les jouissances de ce genre, dont la privation me coûte infiniment plus que celle de mon équipage, de mes valets, de l’appareil et de l’opulence » (Louise-Florence-Pétronille Tardieu d’Esclavelles, marquise d’Épinay, Les contre confessions, op. cit., p. 1430-1431).
103 Françoise Albine Puzin de la Martinière Benoist, Les erreurs d’une jolie femme ou L’Aspasie française, Bruxelles et Paris, Veuve Duchesne, 1781, p. 71-72.
104 Ibid., p. 48.
105 Mlle d’Albert, Les confidences d’une jolie femme, op. cit., partie 2, p. 16-17.
106 Ibid., partie 1, p. 9-10.
107 Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, Lettres de madame du Montier à la marquise de ***, op. cit., p. 33.
108 Isabella Agneta Elisabeth van Tuyll van Serooskerken de Charrière, Lettres de Mistriss Henley, op. cit., lettre 4.
109 Mlle de Fontette de Sommery, Lettres de mademoiselle de Tourville à madame la comtesse de Lenoncourt, Paris, Barrois, 1788, p. 70-71.
110 Françoise d’Issembourg d’Happoncourt de Graffigny, Lettres d’une Péruvienne, op. cit., p. 117.
111 Ibid., p. 102.