1 Paul Morand, « W.-B. Seabrook, romancier américain », Les Nouvelles littéraires, 28 septembre 1929, p. 1.
2 André Maurois écrit à cette époque que, contrairement à Poe et à Hawthorne, qui sont de grands écrivains de langue anglaise, un « Sinclair Lewis, un Hemingway sont de purs Américains » (André Maurois, « L’Amérique et nous », Les Nouvelles littéraires, 29 mars 1930, p. 1). La publication de Babbitt, traduit en français par Maurice Rémon et accompagné d’une préface de Paul Morand (Paris, Stock, 1930), a joué un rôle déterminant dans cette accession à la reconnaissance de la littérature américaine par la critique hexagonale.
3 Maurice-Edgar Coindreau, Aperçus de littérature américaine, Paris, Gallimard, 1946, p. 81. Il faut noter que les « aperçus » de littérature américaine annoncés par le titre de l’ouvrage offrent en fait exclusivement – et significativement – des aperçus du roman américain. En fait, les critiques et les écrivains français de l’époque opèrent une sélection dans le choix des auteurs américains qui retiennent leur attention. Ils parlent très peu des auteurs tenus à tort ou à raison pour les plus européanisés, tels Scott Fitzgerald ou Henry James. Lorsqu’ils évoquent Hemingway, ce n’est à peu près jamais pour rappeler ses liens avec Gertrude Stein et les autres Américains vivant à Paris.
4 Philippe Soupault, « La nouvelle littérature américaine », Europe, vol. 36, 15 octobre 1934, p. 274. (Je souligne.)
5 Id., « John Dos Passos », Europe, vol. 34, 15 février 1934, p. 282.
6 André Malraux, « Préface à “Sanctuaire” de W. Faulkner », La Nouvelle Revue Française, vol. 41, 1933, p. 745.
7 Maurice-Edgar Coindreau, op. cit., p. 108, 71, 23 et 104.
8 Id., « Lettres étrangères. Erskine Caldwell », La Nouvelle Revue Française, vol. 47, 1936, p. 911.
9 André Maurois, « Préface », dans Erskine Caldwell, Le petit arpent du Bon Dieu, Paris, Gallimard, 1936, p. 5.
10 Pierre Drieu la Rochelle, « Préface », dans L’adieu aux armes, Paris, Gallimard, 1938 (1929), p. 10.
11 Philippe Soupault, « La nouvelle littérature américaine », Europe, vol. 36, no 142, 15 octobre 1934, p. 272-273.
12 Pierre Drieu la Rochelle, loc. cit., p. 9.
13 Maurice-Edgar Coindreau, op. cit., p. 120.
14 Philippe Soupault, « Ernest Hemingway – Cinquante mille dollars (N. R. F. édit.) – L’Adieu aux armes (N. R. F. édit.) – Le Soleil se lève aussi (N. R. F. édit.) », Europe, vol. 33, no 120, 15 septembre 1933, p. 141.
15 Jeanine Bouissounouse, « Romans : Des souris et des hommes », Les Nouvelles littéraires, 24 juin 1939, p. 3.
16 Maurice-Edgard Coindreau, op. cit., p. 81.
17 André Maurois, « L’Amérique vue par André Maurois », Les Nouvelles littéraires, 24 juin 1939, p. 1.
18 Maurice-Edgard Coindreau, op. cit., p. 112.
19 Philippe Soupault, « La nouvelle littérature américaine », loc. cit., p. 486.
20 Maurice-Edgard Coindreau, op. cit., p. 148.
21 Ibid., p. 147.
22 Ibid., p. 177-178.
23 Jean-Paul Sartre, « Les romanciers américains vus par les Français », La Nouvelle Revue française, 1997, no 536, p. 6.
24 Julien Benda, La trahison des clercs, Paris, Grasset, 1946, p. 63.
25 En ces années, les critiques français apprivoisent progressivement l’idée qu’un Noir est capable d’écrire une œuvre littéraire. Dans son article sur « La nouvelle littérature américaine », Philippe Soupault consacre un court passage aux « poètes d’origine nègre tels que Jean Toomer, Claude McKay ou Countee Cullen, qui expriment cette âme noire dont la musique nègre que l’Europe a adoptée, évoque un des aspects » (loc. cit., p. 275-276). Le critique André Levinston avait déjà publié un article consacré au « poète nègre » Claude McKay le 31 août 1929 et un autre au romancier noir Eric Walrond le 14 septembre de la même année. Dans son numéro du 15 septembre 1937, Europe publie de son côté un long texte de Langston Hughes intitulé « Le “Blues” d’Océola Jones » (p. 49-70).
26 Denis Hollier, Les dépossédés (Bataille, Caillois, Leiris, Malraux, Sartre), Paris, Éditions de Minuit, coll. « Critique », 1993, p. 44.
27 Marc Angenot, La parole pamphlétaire : typologie des discours modernes, Paris, Payot, coll. « langages et sociétés », 1982, p. 232-233.