1 L’auteure profite de l’occasion pour remercier ses collègues doctorantes et doctorants du Centre de recherche en droit public de l’Université de Montréal qui l’ont accompagnée tout au long de la rédaction de sa thèse. Elle remercie plus particulièrement les codirecteurs de cet ouvrage pour leur appui précieux.
Les auteurs Azad et Kohun mettent’ en avant les liens entre isolement et abandon des études supérieures. Ali Azad et Frederick Kohun, « Dealing with isolation feelings in IS doctoral programs », International Journal of Doctoral Studies, vol. 1, 2006, p. 21-33; Ali Azad et Frederick Kohun, « Dealing with social isolation to minimize doctoral attrition: A four stage framework », International Journal of Doctoral Studies, vol. 2, 2007, p. 33-49. Dans un article de 2013 publié dans Affaires Universitaires, Rosanna Tamburri fait état de nombreux facteurs qui militent en faveur d’une réforme des doctorats et rapporte certains obstacles auxquels sont confrontés les doctorants, tels l’insuffisance des financements, les délais d’obtention du diplôme, et notamment, le sentiment d’isolement. Rosanna Tamburri, « Une réforme du doctorat s’impose », Affaires universitaires, 6 février 2013, www.affairesuniversitaires.ca/une-reforme-du-doctorat-simpose.aspx.
2 Cette expression provient d’un texte rédigé par Jade Legrand qui porte sur les initiatives susceptibles de contrer l’isolement. Jade Legrand, « Pistes pour la prise d’initiatives et contre l’isolement », Les Aspects concrets de la thèse (ACT), 29 décembre 2010, http://act.hypotheses.org/628.
3 Il existe peu de littérature sur les facteurs contribuant au sentiment d’isolement des doctorants. Hania Janta, Peter Lugosi et Lorraine Brown, « Coping with loneliness: An ethnographic study of doctoral students », Journal of Further and Higher Education, vol. 38, n° 3, 2014, p. 1-18.
4 Dans le cadre d’une réflexion plus générale sur les solitudes, Emmanuel Corbel présente une vision de la solitude porteuse d’émancipation, « d’autonomie et de capacité à penser par soi-même ». Emmanuel Corbel, « Réflexions sur la diversité des solitudes et leurs solutions », Horizons philosophiques, vol. 17, n° 1, p. 31-45.
5 Sur cette idée de choix qui se suivent et qui font sans cesse progresser le travail, voir Howard S. Becker, « Préface. Écrire une thèse : enjeu collectif et malaise personnel », dans Moritz Hunsmann et Sébastien Kapp (dir.), Devenir chercheur. Écrire une thèse en sciences sociales, Paris, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2013, p. 9-17.
6 Voir dans cet ouvrage le chapitre de Pierre Noreau.
7 Voir dans cet ouvrage le chapitre d’Élias Rizkallah et Shirley Roy.
8 Dans un court texte sur l’isolement du doctorant, Francis Heylighen évoque aussi cette forme d’évasion ou de procrastination consistant à s’inventer continuellement de nouvelles tâches, telles que lire de nouveaux textes, assister à des conférences, obtenir plus de données, parler à de nouveaux experts et suivre de nouveaux cours. Francis Heylighen, « The loneliness of the PhD student », http://ecco.vub.ac.be/?q=node/61.
9 Melonie Fullick fait référence à ce sentiment d’imposture qu’elle associe au fait, pour les étudiants aux études supérieures, de se retrouver entourés d’étudiants ayant les mêmes aptitudes qu’eux. Melonie Fullick, « La santé mentale des doctorants », Affaires universitaires, 6 février 2012, www.affairesuniversitaires.ca/la-sante-mentale-des-doctorants.aspx.
10 On sait d’ailleurs que les abandons sont une réalité pour plusieurs doctorants. Rosanna Tamburri, « Une réforme du doctorat s’impose », Affaires universitaires, 2013, www.affairesuniversitaires.ca/une-reforme-du-doctorat-simpose.aspx.
11 Rosanna Tamburri, ibid.
12 Francis Heylighen évoque lui aussi ces interrogations. Voir loc. cit.
13 Dans le cas plus particulier des étudiants étrangers, voir dans cet ouvrage le texte de Nanette Neuwahl.
14 Voir dans cet ouvrage le chapitre d’Emmanuelle Bernheim.
15 Voir dans cet ouvrage les chapitres d’Isabelle F.-Dufour et de Dominique Tanguay.
16 Dans une étude portant sur les activités de publication des doctorants du Québec de 2002 à 2007 et sur les collaborations favorisant ces publications, Vincent Larivière démontre qu’il existe des liens entre les activités de publication pendant le parcours doctoral et l’obtention du diplôme. Vincent Larivière, « On the shoulders of students? The contribution of PhD students to the advancement of knowledge », Scientometrics, vol. 90, n° 2, 2012, p. 463-481.
17 Ibid. Vincent Larivière fait état des facteurs qui distinguent sur ce plan les sciences sociales et humaines des sciences naturelles et de la santé.
18 Voir, par exemple, Suzan K. Gardner, « Heard it through the grapevine: Doctoral student socialization in chemistry and history », Higher Education, vol. 54, n° 5, 2007, p. 723-740.
19 Voir Suzan K. Gardner et Pilar Mendoza, On Becoming a Scholar: Socialization and Development in Doctoral Education, Virginia Sterling, Stylus Press, 2010.
20 Sur cette perspective « oblique », voir Guy Rocher, « Le regard oblique du sociologue sur le droit », dans Pierre Noreau (dir.), Dans le regard de l’autre. In the Eye of the Beholder, Montréal, Thémis, 2005, p. 57-73.
21 Concernant la situation des étudiants au profil multidisciplinaire, voir dans cet ouvrage le chapitre d’Emmanuelle Bernheim.
22 Pour une réflexion sur les rapports entre recherche et militantisme, voir Christine Vézina et Marilou Gagnon, « Les postures du chercheur dans ses rapports au militantisme : brèves incursions dans la recherche en droit et en sciences infirmières », Aporia, vol. 6, n° 2, 2014, p. 27-39, www.oa.uottawa.ca/journals/aporia/articles/2014_04/Vezina_Gagnon.pdf.
23 Sur le thème du « libre accès » à la science et de l’impact du numérique sur l’édition scientifique, consulter Joëlle Farchy, Pascal Froissart et Cécile Méadel, « Science.com, libre accès et science ouverte », Hermès, n° 57, 2010. Voir aussi le site http://scienceetbiencommun.org/?q=node/26.
24 Olivier Charbonneau, doctorant à l’Université Concordia, a prononcé une communication sur la pertinence du blogue en tant qu’« outil rédactionnel normalisé mais aussi [comme] moyen d’interaction avec une communauté […] pour transmettre le savoir universitaire au profit des citoyens branchés ». Olivier Charbonneau, « Le blogue du doctorant », communication prononcée lors du colloque La révolution de la science ouverte et de l’accès libre. État des débats et des enjeux, 81e Congrès annuel de l’ACFAS, Université Laval, Québec, 2013.
25 Lors du colloque intitulé La révolution de la science ouverte et de l’accès libre. État des débats et des enjeux, au 81e Congrès annuel de l’ACFAS, en 2013, une table ronde a précisément porté sur ces rapports. L’intitulé en était « Les dispositifs de transferts de connaissances entre étudiants et société civile dans les universités québécoises : une forme novatrice de science ouverte ».
26 Sur l’importance de diffuser ses travaux de recherche, voir dans cet ouvrage le chapitre de Jean Gabin Ntebutse.
27 Voir le texte de Melonie Fullick qui traite de la dépression chez les doctorants. Melonie Fullick, « La santé mentale des doctorants », Affaires universitaires, 6 février 2012, www.affairesuniversitaires.ca/la-sante-mentale-des-doctorants.aspx. Voir aussi cet article qui traite de la question chez les étudiants internationaux : Jenny Hyun, Brian Quinn, Temina Madon et Steve Lustig, « Mental health need, awareness, and use of counseling services among international graduate students », Journal of American College Health, vol. 56, n° 2, sept.-oct. 2007, p. 109-118.