Le patrimoine des JO de 1924 à Colombes
Le tennis en tête d’affiche
p. 47-56
Texte intégral
Introduction
1Dans le cadre de l’exposition JO Paris 1924 — Colombes à nouveau dans les starting-blocks pour 20241, le musée municipal d’Art et d’Histoire de Colombes a proposé en 2017 une exposition consacrée aux Jeux de 1924. En contrepoint de l’exposition historique, des objets sonores et audiovisuels artistiques, réalisés par les habitants, ponctuent le parcours du visiteur. Inspirés d’archives et des lieux emblématiques de la ville, ces témoignages viennent décaler le regard posé sur ce passé olympique. Dans le cadre de ce projet et profitant des Journées européennes du patrimoine, la ville de Colombes a initié plusieurs manifestations dont une conférence sur le thème Le tennis en tête d’affiche, aux Jeux olympiques de 1924, dont cette présentation est le reflet.
1 Colombes choisi comme principal site olympique des Jeux de Paris de 1924
2Fort d’une précédente expérience d’organisation d’une manifestation sportive internationale d’envergure avec les Jeux interalliés qui se sont déroulés à Paris du 22 juin au 6 juillet 19192, le Comité olympique français défend la candidature de Paris devant le CIO. Après de nombreuses discussions, Pierre de Coubertin obtient satisfaction. Paris est finalement désignée comme ville hôte des Jeux de 1924 au détriment de Barcelone, Prague et Rome, avec la promesse qu’Amsterdam soit la prochaine ville hôte. Les sports au programme olympique de 1924 sont : natation, athlétisme, boxe, cyclisme, sports équestres, football, escrime, gymnastique, pentathlon moderne, polo, aviron, rugby, voile, tir, tennis, haltérophilie et lutte3.
3Les journaux L’Auto, Le Miroir des sports, la Vie au Grand Air, Très sport et d’autres organes de presse sportive alimentent cette passion naissante du sport dans le paysage culturel français4. En 1924, Colombes, cité ouvrière située au nord-ouest de la capitale vivra son heure de gloire en accueillant les Jeux olympiques d’été en France. C’est un peu une surprise car dans un premier temps le Comité olympique français, dans ses négociations avec la ville de Paris, avait envisagé la construction d’une cité olympique à la porte d’Auteuil. Seul le site de la piscine des Tourelles, situé au nord de Paris sera retenu par la municipalité. Le comité d’organisation s’adresse alors aux dirigeants du Racing club de France, possesseur d’un espace à Colombes, et au maire de Colombes qui avait proposé d’organiser quelques épreuves olympiques. Rétrospectivement, c’est un peu à tort que les Jeux olympiques de 1924 ont été baptisés « Jeux olympiques de Paris », car c’est bien la ville de Colombes qui accueillera non seulement les compétitions d’athlétisme, football, tennis, rugby, gymnastique, cyclisme, mais aussi les cérémonies d’ouverture et de fermeture.
4Pour ces Jeux, le projet de Colombes propose plusieurs installations sur un domaine d’environ 16 hectares, sur lesquels le Racing club de France possède déjà une concession et des installations. Se constitue à l’occasion de l’organisation des jeux l’Association sportive du parc olympique de Colombes. L’ancien champ de course de Colombes, racheté à la Société des Courses par le journal quotidien parisien Le Matin et loué par le Racing club de France grâce aux Jeux, est prévu pour être le plus grand complexe sportif de France jamais réalisé. En effet, le stade de Colombes est complétement rénové pour les Jeux olympiques, avec une enceinte pouvant accueillir 60 000 spectateurs, où pourront se dérouler les cérémonies d’ouverture et de clôture et les épreuves d’athlétisme. Ce stade, baptisé par la suite Stade Yves-du-Manoir, aura pendant plus de cinquante ans une place importante dans l’histoire du sport français ; patrimoine dont la thèse de Michael Delépine a récemment rappelé l’importance5. Sur l’espace annexe au stade, les organisateurs conçoivent l’implantation du village olympique pensé par l’architecte Louis Faure-Dujarric, le même qui a conçu le stade suite à un appel à projets6. Dans cet espace est conçu pour les épreuves de tennis, un stade « démontable » à l’angle actuel du Boulevard de Coubertin à Colombes. Les installations comprennent 3 courts centraux et 6 courts annexes en terre battue. Les gradins installés pour l’occasion pourront accueillir plusieurs milliers de personnes. Fait de baraquements de bois et d’allées de terre, le site fait preuve d’un confort relativement approximatif qui sera parfois décrié par les sportifs, notamment les joueurs de tennis habitués à un autre standing.
5Les Jeux doivent se dérouler entre le 15 mars et le 27 juillet 1924. La cérémonie d’ouverture des JO de 1924 est fixée le 5 juillet au milieu du programme olympique. Trois mille quatre-vingt-douze athlètes, dont 136 femmes, provenant de 45 pays, s’affronteront dans une vingtaine de sports représentant plus de 120 épreuves7.
6Environ 700 journalistes sont présents à Paris pour suivre les compétitions. Pour la première fois, des épreuves olympiques sont commentées en direct à la radio, au bord de la piste, grâce à l’arrivée de la TSF. Afin de mieux suivre les exploits sportifs, le journaliste Edmond Dehorter se place dans la nacelle d’un ballon survolant les différents sites olympiques.
2 Le tennis en haut de l’affiche dans le programme olympique
7Au début des années 1920, les Français se passionnent pour les championnats de football et de rugby, les rencontres de boxe et le cyclisme. Les exploits de Suzanne Lenglen participent à cette sensibilisation. Le journal sportif La Vie au grand air, n’annonce-t-il pas dès 1920 « Grâce à Mlle Lenglen, la France connaît le triomphe » ? Pour les spécialistes sportifs, il ne fait aucun doute que la « Diva », déjà médaille d’or aux Jeux d’Anvers en 1920 va réitérer ses exploits8. Cette aura internationale devant attirer un public nombreux, désireux de la voir jouer à Paris.
8Hélas à quelques jours du tournoi olympique de tennis, Suzanne Lenglen abandonne lors de son tournoi fétiche de Wimbledon. Malade et fatiguée lors du tournoi, elle a abandonné en demi-finale. Le camp français espère encore sa participation aux Jeux :
À la veille des Jeux olympiques, la maladie [...] qui a privé notre grande Suzanne d’un nouveau succès est une grande infortune [...] Il ne nous reste plus qu’à espérer que Suzanne, reposée, pourra, sans danger pour sa santé jouer à Colombes9.
9Mais la nouvelle du forfait est annoncée officiellement par La Fédération française et relayée par la presse :
Mlle Suzanne Lenglen a exprimé par lettre au président, sa grande déception et tous ses regrets, de ne pas pouvoir prendre part aux Jeux olympiques, son état de santé ne s’étant pas amélioré depuis Wimbledon, et les médecins lui interdisant absolument de prendre part à une épreuve du Championnat dans la crainte de provoquer le retour d’une crise aigüe du mal dont elle souffre10.
10La grande Suzanne Lenglen ne défendra donc pas ses titres olympiques acquis à Anvers en 1920. C’est une déception unanime dans la presse, certaine d’une victoire annoncée de la française. Les journalistes se consolent en pronostiquant des succès attendus chez les messieurs11. Jean Borotra ne vient-il pas de remporter le dernier Wimbledon, en battant en finale son compatriote René Lacoste ? Donc, malgré cette défection, les organisateurs ne désespèrent pas de provoquer un engouement majeur non seulement pour le tournoi olympique de tennis, mais aussi pour les autres épreuves.
11Ces espérances ne sont pas déçues. Des héros sont nés lors de ces Jeux. L’histoire retient les noms du quintuple champion finlandais Paavo Nurmi ; du sprinter britannique Harold Abraham, immortalisé en 1981 dans les Charriots de feu, de l’Américain et futur Tarzan d’Hollywood Johnny Weissmuller ; de Charles Rigoulot « l’homme le plus fort du monde » ; de l’équipe de football d’Uruguay ou encore du gymnaste Leon Stukelj. Mais à la place de Suzanne Lenglen, c’est la jeune et prometteuse joueuse de tennis américaine Helen Wills qui est auréolée de la gloire olympique lors de ces Jeux.
3 L’organisation du tournoi de tennis décriée par les responsables de la Fédération
12Pour les Jeux olympiques d’été de 1924 à Paris, les compétitions de tennis se déroulent du 13 au 21 juillet dans l’espace du stade Colombes. L’organisation est émaillée dès sa préparation par de nombreux différents entre le CIO et la Fédération internationale de tennis. L’exemple du choix des balles pour le tournoi olympique est l’un des nombreux motifs qui contribuent à attiser la tension entre les deux institutions. La FFLT, présidée par Henri Wallet dénonce le manque de représentativité des fédérations internationales au sein du comité d’organisation. Le temps de l’union entre le CIO et la Fédération internationale de tennis semble déjà rompu. La question de la légitimité dans la gestion des épreuves de tennis reste en suspens le temps des Jeux (« The show must go on »). Mais, ces querelles révélées lors de ces Jeux, avec notamment la définition de l’amateurisme, déboucheront sur la sortie des instances internationales du tennis de l’élaboration du programme olympique au congrès de la FIT à Prague en 192512. L’épreuve de tennis disparaît du programme olympique en 1928, et ne réapparaitra officiellement qu’en 1988 aux Jeux de Séoul. C’est donc le dernier tournoi olympique de tennis qui se déroule à Colombes en 1924, avant de reprendre sur la période de 1988 à aujourd’hui.
13Pour les Jeux, le stade de tennis comporte quatre tribunes d’une contenance de 10 000 places, dont 8 000 assises. Les trois courts centraux et les six courts annexes sont en terre battue. Le Miroir des sports évoque l’installation de vestiaires dotés du dernier confort moderne. Néanmoins force est de constater que la réalité est toute autre. Certains journalistes polémiquent à ce sujet « On regrettera le cadre des Championnats du monde, à Saint-Cloud... ce qui auraient aimablement consolé nos hôtes si nombreux d’ignorer Colombes, ses poussières et ses fumées13... ». Propos sarcastiques contrebalancées par les mémoires d’Helen Wills, détentrice du titre féminin :
Le vestiaire féminin était une large cabane avec un toit très précaire. Il y eut beaucoup de plaintes à propos de ces pauvres arrangements. Les courts étaient très bien préparés, et comme le temps fut très chaud, ils devinrent extrêmement rapides à la fin de la semaine. Ceci favorisa mon jeu car j’avais l’habitude des courts en dur en Californie. Je n’ai jamais autant ri que durant ce tournoi olympique. Quand vous jouiez sur un côté du court, il était difficile de rester concentré. Des cris tumultueux du stade voisin pouvaient éclater juste quand vous étiez en position pour effectuer un smash. Tout le monde apparaissait comme déchaîné14.
14Car il règne une ambiance particulière peu fréquente sur les courts de tennis. En effet, il n’est pas rare de voir des spectateurs descendre sur le court pour prendre des photos, juste sous les yeux des arbitres. Phénomène de débordement festif et populaire qui semble plus coutumier pour les joueurs américains. Ces débordements sont encore un nouveau prétexte pour la Fédération internationale de Lawn-tennis pour demander au CIO de traiter à l’avenir le tennis avec plus d’égard.
15Au final, en dehors des conflits entre dirigeants sportifs qui se déroulent en coulisse, le tournoi olympique se déroule dans une bonne ambiance générale. Le rapport officiel des Jeux indique que « les jeux athlétiques mis à part, le tournoi de lawn-tennis est certainement une des compétitions olympiques qui a remporté le plus gros succès et surtout le plus vif intérêt au point de vue sportif15 ». L’ensemble du tournoi comporte cinq épreuves, avec les simples dames et messieurs, puis les doubles dames, messieurs et mixtes. On dénombre 308 engagements individuels, avec 28 nations participantes. Dans le rapport final du comité d’organisation on peut lire :
Les matches des différents tours de la compétition se sont disputés concurremment avec ceux du simple Monsieur et dans les mêmes conditions de régularité́ sur les courts olympiques de Colombes. Il n’y eut aucun incident qui vaille la peine d’être noté16.
16De l’avis unanime, l’état des courts était parfait et tous les matches purent être disputés dans les meilleures conditions de régularité. Les conditions climatiques furent également favorables d’une façon générale : « Soulignons pourtant que le jour des demi-finales il soufflait un vent assez violent qui, soulevant la poussière, parut gêner quelque peu les joueurs17. »
3.1 La délégation américaine survole les tournois olympiques
17Les athlètes américains étaient venus à ces jeux pour briller : ils remportent effectivement 45 médailles d’or sur un total de 126, loin devant la Finlande, la France et la Grande Bretagne. Ce qui confirme la hiérarchie mondiale, déjà constatée depuis plusieurs années dans les compétitions internationales. L’Allemagne, dans la continuité du traité de Versailles signé en 1919, était non invitée pour ces Jeux. La France, troisième au rang des nations avec quarante médailles, s’en tire selon les titres de la presse très honorablement.
18Cependant, pour les résultats de tennis, la déception est patente. Le journal Miroir des sports le 30 juillet 1924 à l’issue des résultats du tournoi de tennis rapporte : « Les joueurs français ont laissé entre les mains des Américains, les cinq épreuves du tournoi olympique de tennis18. » À l’instar d’autres disciplines olympiques, les Américains dominent totalement le tournoi de tennis, avec une surprise chez les messieurs. L’Américain Vincent Richards, 21 ans, jeune espoir du tennis américain, devient double champion olympique en battant les Français en finale du simple et du double. Surprise du tournoi, car malgré ce succès olympique, Vincent Richards ne gagnera plus jamais d’autres titres et préférera par la suite participer aux tournées américaines des joueurs professionnels. Henri Cochet qui perd en finale contre Vincent Richards en 5 sets, obtient la médaille d’argent. C’est un de ses premiers grands succès sur la scène internationale. Son ascension vers les sommets s’amorce en 1926 quand il est classé numéro un mondial et où il enrichit son palmarès dans les tournois du grand chelem et la coupe Davis de manière conséquente. Quant aux autres Français, les futurs « Mousquetaires », ils montent également sur le podium mais en double : Henri Cochet et Jacques « Toto » Brugnon (médaille d’argent), Jean Borotra et René Lacoste en bronze19. Podium complété par la médaille d’argent de Julie Vlasto en simple dame. Cette dernière perd en finale contre Helen Wills. Il n’y a qu’en double mixte que la France ne figure pas au palmarès. La paire Lenglen-Cochet n’est pas remplacée, et l’autre équipe engagée tombe, dès le premier tour, sur la paire américaine Jessup-Ridchards, finaliste du tournoi.
19Ce qui fait au total quatre médailles obtenues par les joueurs et joueuses de tennis français sur les quarante obtenues par le camp tricolore lors de cette olympiade. On peut noter néanmoins une certaine déception dans l’équipe de France, quand on sait que la semaine précédant le tournoi olympique, le Français Jean Borotra avait remporté son premier Wimbledon. Succès annonçant une suprématie naissante du tennis français sur la scène internationale, illustrée postérieurement par les victoires en coupe Davis de 1927 à 1931. On peut remarquer dans ce tableau récapitulatif, la présence à la quatrième place en double dame de Marguerite Billoud, née Broquedis, médaille d’or en simple dame au tournoi de Stockholm en 191220.
20Mais, incontestablement l’héroïne de ce tournoi olympique de tennis est Helen Wills, ce qui est confirmé dans la rapport final du comité d’organisation :
La finale eut donc lieu, le 20 juillet après-midi, entre Miss Wills et Mlle Vlasto. Le résultat fut celui qu’on devait régulièrement escompter. Mlle Vlasto étant moins complète que sa rivale qui la domina, sans cependant jamais la surclasser, et la battit 6-2, 6-2. Miss Helen Wills arrivait aux Jeux Olympique précédée d’une grosse réputation qu’elle s’était faite avec une rapidité́ prodigieuse aux États-Unis, où elle s’était montrée supérieure à Miss Mallory, la seule femme qui ait réussi à battre Suzanne Lenglen. Miss Wills a confirmé́ cette réputation. Et sans atteindre à la maîtrise d’une Suzanne Lenglen, on peut dire qu’elle a affirmé́ une nette supériorité́ sur toutes les autres concurrentes du tournoi. II ne lui fallut jamais plus de 2 sets dans chacun de ses matches. Miss Mallory fut celle de ses adversaires qui marqua le plus de jeux contre elle : cinq en deux sets21.
Conclusion
21Les Jeux de 1924 présentent plusieurs ruptures majeures dans l’histoire du sport et de l’olympisme. Par exemple, après ces jeux du rugby et du tennis disparaissent du programme olympique après les jeux de 1924. Le tennis est exclu comme nous l’avons vu des compétitions olympiques et ne reviendront complètement qu’en 1988 à Séoul.
22Suite à ces jeux des décisions sont prises par le CIO en 1925, pour que les compétitions athlétiques s’ouvrent enfin aux femmes. La décision d’intégrer les femmes dans le programme olympique d’athlétisme est prise sous la pression d’Alice Milliat qui milite depuis le début des années 1920 pour un élargissement des Jeux olympiques aux femmes22. Mais elle se heurte systématiquement au refus de Pierre de Coubertin et, plus largement, des dirigeants du CIO et des fédérations. Cinq épreuves d’athlétisme féminin seront néanmoins intégrées à dose homéopathique aux Jeux d’Amsterdam de 1928.
23En outre, ce qui est souvent ignoré, les Jeux de Paris ont favorisé l’émergence d’événements sportifs consacrés aux personnes atteintes de handicap. C’est à Paris, la semaine suivant la clôture des Jeux d’été, que sont organisés des Jeux pour les sourds-muets. Manifestation qui a opposé 145 athlètes provenant de neuf nations différentes dans sept disciplines (athlétisme, cyclisme, football, plongeon, natation, tennis et tir).
24Mais surtout pour les historiens, les Jeux de Paris révèlent l’émergence de politiques sportives plus ambitieuses tant au plan municipal que national pour développer le sport et se doter d’infrastructures dignes de ce nom pour organiser des manifestations internationales23. Au travers de ces diverses perspectives, les Jeux de 1924 sont révélateurs de ces nouveaux enjeux qui traversent alors l’organisation du sport en France. Colombes, à l’initiative de son maire, est en ce sens un symbole de cette transformation.
25Enfin, nous remercions l’équipe des conservateurs du musée municipal d’Art et d’Histoire de Colombes de contribuer à la sauvegarde de l’histoire sportive locale en faisant revivre à l’occasion des Journées du patrimoine les principales manifestations de l’olympiade de 1924, et de son stade olympique rebaptisé plus tard Yves du Manoir. Un temps menacé de destruction, le stade olympique des Jeux de Paris de 1924, emblème de l’héritage olympique, ressuscitera de ses cendres, en accueillant cent ans plus tard les épreuves de hockey sur gazon aux JO de 2024. Par ailleurs, un travail est actuellement en cours pour développer un projet de siège et de centre d’entraînement de haut niveau de la Fédération française de Hockey.
Notes de bas de page
1 Programme que l’on peut consulter sur Internet https://www.colombes.fr/documents/Agenda/brochure_musee_JO.pdf, consulté en juin 2018.
2 Thierry Terret, Les Jeux interalliés de 1919. Sport, guerre et relations internationales, Paris, L’Harmattan, 2002.
3 Thiery Terret, Les Paris des Jeux olympiques de 1924, Biarritz, Atlantica, 2008.
4 Philippe Tétart, Histoire du sport en France. Le temps de la conquête, 1850-1945, Paris, Vuibert, 2007.
5 Michaël Delépine, Le stade de Colombes et l’enjeu d’un grand stade en France : des origines à 1972, thèse d’histoire, université de Franche-Comté, 2015
6 Tous les projets ont été exposés avec les plans et maquettes lors de l’exposition « JO Paris 1924 — Colombes à nouveau dans les starting-blocks pour 2024 », organisée par la municipalité de Colombes.
7 Thierry Terret, 2008, op. cit.
8 Le Matin, 1er juillet 1924.
9 René Lacoste, Tennis & Golf, no 91, 16 juillet 1924.
10 Le Figaro, 12 juillet 1924.
11 Le Miroir des sports, 9 juillet 1924.
12 Florence Carpentier, « Aux origines de l’exclusion du tennis des Jeux olympiques : Un conflit institutionnel multiforme dans les années 1920 », Le Mouvement Social, 2006, no 215, p. 51-66.
13 Marcel Daninos, Tennis & Golf, no 92, 1er août 1924, p. 292.
14 Helen Wills, Fifteen-thirty : The story of a tennis player, New York, Charles Scriner’s & sons, 1937.
15 A. Avé, La VIIIe Olympiade, Rapport officiel du Comité olympique français, Paris, Librairie de France, 1924.
16 Ibid.
17 Ibid.
18 Le Miroir des Sports, 30 juillet 1924.
19 Jean-Michel Peter, « La légende des Mousquetaires à travers le prisme du Miroir des Sports de 1926 à 1927 », dans Attali M., Sports et médias, du xixe siècle à nos jours, Biarritz, Atlantica, 2008, p. 435-446.
20 Jean-Michel Peter, Gérard Fouquet, « Marguerite Broquedis : une femme championne olympique en 1912 », European studies in sports history, Publications des universités de Rouen et du Havre, 2014.
21 A. Avé, 1924, op. cit.
22 André Drevon, Alice Milliat : la pasionaria du sport féminin, Paris, Vuibert, 2005.
23 Jean-Paul Callède, Les politiques sportives en France, Paris, Économica, 2000.
Auteur
-
Jean-Michel Peter
Professeur agrégé d’EPS, université Paris-Descartes. Association des amis du musée de Roland-Garros
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