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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral I. Le Commentaire à la Physique de Jean Philopon et les Commentaires du Groupe d’Olympiodore – leur composition et le mode d’enseignement correspondant II. L’inexistence de l’École d’Olympiodore III. La personnalité d’Olympiodore Notes de bas de page

    Études philoponiennes

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Chapitre premier. Olympiodore et Jean Philopon

    p. 163-170

    Texte intégral I. Le Commentaire à la Physique de Jean Philopon et les Commentaires du Groupe d’Olympiodore – leur composition et le mode d’enseignement correspondant II. L’inexistence de l’École d’Olympiodore III. La personnalité d’Olympiodore Notes de bas de page

    Texte intégral

    I. Le Commentaire à la Physique de Jean Philopon et les Commentaires du Groupe d’Olympiodore – leur composition et le mode d’enseignement correspondant

    1La facture du Commentaire à la Physique de Jean Philopon est analogue à celle qu’utilisent Olympiodore et ses disciples. C’est même ce qui nous a permis d’en comprendre les particularités. Il reste à voir si cette analogie va jusqu’à une identité complète.

    2Sur l’alternance des théories et des exégèses, il n’y a rien à ajouter aux remarques antérieures. Je noterai seulement qu’elle entraîne, chez Olympiodore comme chez Philopon, une alternance de longs développement et de séries de brèves unités ainsi que la fréquente répétition du même lemme en tête de la théorie et de l’exégèse particulière1.

    3Quant à la répartition des matières entre la théorie et l’exégèse littérale, les indications que nous possédons pour Olympiodore sont moins précises que celles que j’ai réunies à propos de Philopon2, mais elles sont [160] suffisantes pour permettre de conclure à l’accord des deux commentateurs. Comme Philopon encore, Olympiodore modifie parfois la disposition des textes de la péricope3.

    4Si, d’autre part, Philopon néglige parfois certaines portions de texte dans l’une ou l’autre partie de son commentaire, quelques sondages m’ont prouvé que la même anomalie se rencontre chez Olympiodore et dans le groupe de ses élèves4.

    5En ce qui concerne les formules, j’ai montré plus haut que leur absence ne permet pas de parler d’une véritable différence de structure5. J’ajoute que Philopon, comme on l’a vu, ne semble pas complètement les ignorer6.

    6Les Commentaires de l’école d’Olympiodore sont des notes de cours7. Les remarques faites plus haut à propos de Philopon8 conduiraient à conclure, sur ce point encore [161] à une identité parfaite s’il n’y avait un désaccord à propos de la durée des leçons : d’après nos conclusions antérieures, elle était fixe chez Philopon9 ; or, K. Praechter la croit variable chez Olympiodore10. Étudions cette difficulté : nous aurons en même temps l’occasion de revenir aussi sur la division du texte aristotélicien en péricopes.

    7Examinons donc les indices allégués par K. Praechter. Voici le premier : jamais le double commentaire d’un passage ne se termine avant la fin d’une leçon, de telle manière que celle-ci doive être complétée par la théorie du passage suivant. Ce serait pourtant inévitable si les séances de cours avaient une durée fixe, à moins que le commentateur n’ait au préalable contrôlé le temps nécessaire à l’explication complète des diverses parties du texte ; or Praechter tient un tel contrôle pour invraisemblable. Le second indice est assez semblable au premier ; il consiste à noter qu’aucune leçon ne contient deux groupes formés chacun d’une théorie et d’une exégèse11. Ces deux indices suscitent la même objection : pourquoi Praechter repousse-t-il l’idée d’un contrôle préalable ? Il ne donne pas ses raisons. Pour ma part, j’ai cru reconnaître chez Philopon les traces d’un tel contrôle12, et ce que l’un [162] a fait, l’autre a bien pu le faire. Dès lors, les deux règles alléguées par Praechter ne supposent pas nécessairement que les séances de cours eussent une durée variable13.

    8Le troisième indice, qui se fonde sur le fait que, parfois, les conclusions des leçons se réfèrent explicitement aux matières traitées14, me paraît plus faible encore. Si en effet, cette pratique est occasionnelle, on ne peut en tirer grand-chose. D’ailleurs, le seul exemple invoqué par Praechter me semble prouver plutôt que la durée des séances de cours était fixe. Il est tiré du Commentaire au De interpretatione d’Étienne d’Alexandrie. Dans cette œuvre, une leçon, la troisième de la seconde section, commente le corollaire qu’Aristote tire de son étude sur l’opposition des propositions ; ce corollaire énonce qu’à une proposition négative, une seule affirmative s’oppose [163] contradictoirement. La leçon continue par l’interprétation du passage où Aristote observe qu’une proposition qui contient un terme homonyme n’est pas véritablement unique, et qu’elle ne saurait donc être une contradictoire valable. Étienne termine alors sa leçon en ces termes :

    Dans la suite il soulève encore une difficulté à propos de la contradiction particulière : il se demande comment, à propos du futur, on dit qu’elle divise le vrai et le faux ; et il résout la difficulté. Mais en voilà assez pour cette théorie. Nous apprendrons dans une autre comment il fait cela15.

    9À lire cette remarque, on n’a pas l’impression qu’Étienne cherche à justifier la division en leçons par le contenu des textes. Il semble plutôt suggérer qu’elle l’oblige à rompre un enchaînement d’idées et à séparer deux matières qui lui paraissent liées. Il faut en outre noter que la leçon dont je viens d’étudier la conclusion traite de deux sujets : Étienne les distingue nettement puisqu’il divise sa leçon en deux chapitres pourvus chacun d’une [164] introduction et d’une conclusion propres16. Étienne présente donc en une seule leçon les deux particularités que nous avons rencontrées chez Philopon relativement au découpage du texte aristotélicien : ici comme là, elles sont des indices favorables à la durée fixe des séances de cours17. J’ajoute que la division d’une théorie en chapitres a déjà été signalée dans une autre leçon d’Étienne ainsi que chez Olympiodore18 et que des investigations plus poussées révéleraient vraisemblablement d’autres exemples des deux particularités de composition qui nous intéressent en ce moment.

    10Un autre fait mérite d’être noté : on sait que, dans le Commentaire aux Catégories d’Olympiodore, les seules formules que l’on trouve concernent la fin des théories. L’une d’elles fait une allusion très claire à la limitation du temps consacré à l’explication du texte. Beutler, qui en fait l’observation, cite un cas analogue dans le Commentaire [165] aux Metéorologiques du même exégète19.

    11La conclusion s’impose : on ne peut retenir les indices allégués par Praechter ; en revanche, l’exemple qu’il invoque et quelques autres faits inclinent à croire que les séances de cours avaient une durée fixe dans l’école d’Olympiodore. Sur ce point aussi, la ressemblance avec Philopon est parfaite.

    12L’inégale longueur des leçons ne fait pas plus difficulté à propos de l’école d’Olympiodore qu’elle ne l’a fait à propos de Philopon. Praechter lui-même reconnaît que des notes de cours peuvent être plus ou moins condensées20.

    13La même raison fournit une explication suffisante au fait que les leçons de Philopon sont en moyenne plus longues que celles de l’école d’Olympiodore. Dans cette dernière règne d’ailleurs, à ce point de vue, une grande diversité : alors que, dans le Commentaire aux Météorologiques d’Olympiodore, les leçons ont de quatre à dix pages, elles [166] en ont de une et demie à six chez Étienne d’Alexandrie21.

    14Quant aux sections de texte à expliquer, leur longueur est variable chez Olympiodore comme chez Philopon22.

    15Enfin, la division en sections, probable dans le Commentaire à la Physique de Philopon, est fréquente dans l’école d’Olympiodore23.

    16À part quelques différences dépourvues de signification, le système de composition employé par Philopon dans l’œuvre que j’ai analysée est tout à fait identique à celui qui est en usage chez Olympiodore et ses disciples. La découverte de cette similitude oblige à réviser la solution de quelques problèmes. C’est à cette tâche que je vais m’appliquer maintenant. [167]

    II. L’inexistence de l’École d’Olympiodore

    17Si l’on admet la thèse que je viens d’établir, on ne saurait plus reconnaître ni l’originalité d’Olympiodore, dans le domaine de la composition, ni l’existence d’une école distincte dont il serait le chef24. Quelques précisions chronologiques vont le faire voir.

    18Comme je l’ai déjà rappelé, c’est en 517 que Jean Philopon rédigea son Commentaire à la Physique25. Quant à Olympiodore, son Commentaire aux Météorologiques n’est pas antérieur à 56426 ; nous ignorons la date de ses autres œuvres, mais des conjectures fondées sur les rares faits connus remédient dans une certaine mesure à cette lacune.

    19Les Commentaires d’Olympiodore ne sont pas des ouvrages rédigés par l’exégète lui-même, mais bien des notes prises à ses cours et publiées par certains de ses disciples27. Ils sont donc postérieurs au début de sa carrière professorale. Pour établir la date de ce fait, nous disposons des indices suivants. Olympiodore fut le disciple d’Ammonius28 avant d’être son deuxième successeur à la [168] chaire philosophique d’Alexandrie29. En raison de la date de son Commentaire aux Météorologiques, il ne peut guère être né avant 500. Ammonius, qui l’a compté parmi ses auditeurs, a donc dû enseigner jusque vers 525 au moins30 ; mais son activité ne peut s’être prolongée beaucoup au-delà de cette date ; en effet, il avait été l’élève de Proclus31, qui mourut en 48532, et, dès 486, il professait à Alexandrie33 ; il était donc né vers 460 au plus tard, et, en 525, il était déjà d’un âge avancé34. L’identité de son successeur immédiat nous est inconnue35 ; [169] à moins que la carrière de ce dernier ait été particulièrement brève, il a dû céder la place à Olympiodore vers 540 au plus tôt36.

    20Ainsi, même si l’on admet pour Olympiodore les dates les plus hautes, les œuvres qui témoignent de l’emploi de la double exégèse par ce commentateur sont postérieures de plusieurs dizaines d’années au Commentaire à la Physique où Philopon utilise déjà cette technique.

    21Olympiodore est donc dépourvu de la seule originalité que l’on prétendait lui reconnaître, puisqu’il n’est pas l’initiateur du système dont on le croyait le premier représentant. Quant au groupe qu’il forme avec ses disciples, on ne peut y voir une école distincte, car le trait par lequel on veut le caractériser apparaît aussi ailleurs, et antérieurement. [170]

    III. La personnalité d’Olympiodore

    22Parmi les arguments favorables à l’identité du platonicien Olympiodore et de l’exégète du même nom qui composa un Commentaire aux Météorologiques, l’emploi du procédé de la double explication occupe une place importante37. Or, les remarques précédentes à propos de Jean Philopon modifient la valeur de cet indice ; il paraît donc indispensable de revoir toute la question.

    23Plusieurs érudits du commencement du xixe siècle se croyaient obligés de distinguer Olympiodore le platonicien d’Olympiodore l’aristotélicien ; ils se fondaient sur les exigences de la chronologie ainsi que sur la diversité des attaches philosophiques de ces deux personnages38.

    24Contre eux, Zeller fait observer que le platonicien comme l’aristotélicien sont d’Alexandrie et ont suivi les cours d’Ammonius ; il y voit la preuve de leur identité ; quant à la difficulté chronologique, il la dissipe sans peine : s’il est vrai, dit-il, que le Commentaire aux Météorologiques est postérieur à 564, seule une interprétation fautive a fait croire que le Commentaire au 1er Alcibiade est antérieur à 52939.

    25Pour étayer la thèse de Zeller, Skowronski fait valoir que le Commentaire aux Météorologiques contient une [171] référence au Commentaire au Phédon, et que ces deux œuvres sont d’origine alexandrine40 ; il ajoute que l’identité d’auteurs est encore confirmée par la liste de passages parallèles qu’il a dressée en tirant parti de toutes les œuvres d’Olympiodore41.

    26Mais Stüve a montré que la référence du Commentaire aux Météorologiques n’a pas la valeur que lui prête Skowronski ; il note en outre que cette œuvre n’apparaît presque pas dans la liste de passages parallèles ; pour combler cette lacune, il tente d’y découvrir des textes ayant leur analogie dans les Commentaires platoniciens42 ; si l’on en croit Beutler, il n’y a pas réussi43.

    27Dans la préface de son édition du Commentaire aux Catégories, Busse soutient que l’auteur de cette œuvre s’identifie à celui des Commentaires platoniciens ; ses arguments sont la ressemblance (qu’il se contente d’affirmer) dans la disposition et le mode d’explication, ainsi que la parenté — brièvement démontrée — du Commentaire d’Olympiodore avec celui d’Ammonius44.

    28Enfin, K. Praechter formule, en faveur de l’identité [172] d’auteurs, l’argument que j’ai rappelé au début de cette étude : le Commentaire aux Catégories et le Commentaire au 1er Alcibiade ont en propre le système de la double explication ; du moins ne le trouve-t-on nulle part ailleurs, sinon chez Élias, qui en présente quelques traces ; or, on le rencontre aussi dans le Commentaire aux Météorologiques ; la conclusion semble inévitable45.

    29Elle l’est moins depuis que le même procédé s’est découvert chez David, chez Étienne d’Alexandrie et dans le Commentaire au troisième livre du De anima publié sous le nom de Jean Philopon. On s’étonnera que ni Praechter, lorsqu’il s’aperçut de cette circonstance nouvelle, ni Beutler, qui la connaissait bien, n’aient pris la peine d’en préciser l’influence sur l’argumentation que je viens de résumer46.

    30D’ailleurs, celle-ci perd encore de sa force à la suite des recherches précédemment exposées. Non seulement un nouveau nom, celui de Philopon, s’ajoute à la liste des exégètes qui pratiquent le double commentaire ; mais en [173] outre, la période pendant laquelle on observe ce procédé s’allonge au point d’atteindre un siècle au moins47. Si, de plus, on se rappelle qu’il se rencontre dans des domaines autres que l’exégèse philosophique48, on avouera qu’il est trop répandu pour fournir un indice suffisamment caractéristique49.

    31De tout ce qui précède, il résulte que les seuls éléments certains sont les suivants : les deux Olympiodore sont des alexandrins, élève d’Ammonius ; ils utilisent un mode de composition fort commun à leur époque. C’est assez pour créer une présomption en faveur de l’identité des deux personnages ; c’est insuffisant pour la prouver de façon péremptoire. Le problème mériterait donc un nouvel examen. [174]

    Notes de bas de page

    1 Voir plus haut, pp. 76-77 et 155-156.

    2 Voir pp. 75-76 pour Olympiodore, et pp. 155-157 pour Philopon.

    3 Voir p. 77 pour Olympiodore et p. 157 pour Philopon.

    4 Olymp., In Cat., 131, 12 – 132, 25 (théorie) tire son lemme d’Ar., Cat., 11b1, mais il ne dit rien de 11b1-7, tandis qu’il précise les indications de 11b8-15. Olymp., In Cat., 126, 31 – 129, 41 est une théorie commentant 10a27-11a38 ; l’exégèse correspondante, 130, 1 – 131, 11, commence à 10a32 et se termine à 11a5. D’une manière plus générale, une particularité de ce genre se rencontre à propos des péricopes expliquées dans des théories sans exégèse particulière correspondante ; à ce sujet, voir p. 77. Pour Philopon, voir p. 157.

    5 Cf. plus haut, p. 89.

    6 Cf. plus haut, p. 157.

    7 Cf. pp. 79-81.

    8 Cf. pp. 158-161.

    9 Cf. pp. 158-159.

    10 J’ai exposé son opinion p. 81.

    11 Praechter K., « CAG », art. cit., p. 532.

    12 Cf. p. 159.

    13 On pourrait encore noter que ces deux règles ne sont pas aussi certaines que semble le croire Praechter. Sans doute se vérifient-elles dans les œuvres où les formules indiquent les limites des leçons. Encore peut-on oublier que certaines de ces formules sont d’une authenticité douteuse (voir ci-dessus, p. 89). En outre, dans les autres œuvres, les limites des leçons ne sont pas connues directement : elles sont seulement supposées par analogie. C’est le cas par exemple pour le Commentaire aux Catégories d’Olympiodore (cf. Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 222). Si l’une de ces œuvres présentait les particularités que Praechter déclare inexistantes, rien ne nous en avertirait. Les deux règles, si elles ont pour elles une forte présomption, ne sont donc pas tout à fait incontestables.

    14 Praechter K., « CAG », art. cit., p. 532.

    15 Ét. Alex., In De int.., 32, 19 – 34, 4, commente Ar., De int., 17b38-18a27. Le texte traduit se trouve In De int.., 33, 36 – 34, 2 ; le voici : Ἐφεξῆς δὲ καὶ περὶ τῆς ἀντιφάσεως ἀπορεῖ τῆς καθ’ ἕκαστα, πῶς ἐπὶ τοῦ μέλλοντος χρόνου λέγεται μερίζειν τὸ ἀληθὲς καὶ τὸ ψεῦδος, καὶ τὴν ἀπορίαν ἐπιλύεται. ἀλλ’ ἀρκεῖ ταῦτα τῇ παρούσῃ θεωρίᾳ. πῶς γὰρ τοῦτο ποιεῖ, ἐν ἑτέρᾳ θεωρίᾳ σὺν θεῷ μαθησόμεθα. Praechter le cite à partir de ἀλλ’ἀρκεῖ (34, 1). Il cite aussi la phrase suivante, où Étienne note que, le texte étant clair, il est inutile d’en faire l’exégèse littérale (à ce propos, voir p. 77). Le développement dont Étienne annonce le sujet et qu’il commente ibid., 34, 5 sq., se trouve dans Ar., De int., 18a28 sq.

    16 Ét. Alex., In De Int., 32, 23-35 (introduction de la 1re partie) : Ἐπεξελθὼν πᾶσι τοῖς εἴδεσι τῶν προτάσεων καὶ δείξας, ποῖαι ἀντιφατικῶς λέγονται μάχεσθαι ποῖαι δὲ ἐναντίως καὶ ποῖαι ὑπεναντίως καὶ ποῖαι λέγονται καθ’ ἕκαστα, ἐντεῦθεν πόρισμά τι ἐκ τῶν εἰρημένων συνάγει. Ibid., 33, 12 (conclusion de 1re partie) : ἐν οἷς τὸ πρῶτον κεφάλαιον. Ibid., 33, 13 (introduction de 2e partie) : Δεύτερόν ἐστι κεφάλαιον ἐν ᾧ παραδίδωσι τοιοῦτον θεώρημα… Ibid., 33, 35, (conclusion de la 2e partie) : ἐν οἷς καὶ τὸ δεύτερον κεφάλαιον.

    17 Cf. p. 158. La seule différence à noter est que, quand Philopon répartit un développement sur deux leçons, il le dit dans les introductions, tandis que, ici, Étienne l’indique dans la conclusion.

    18 Voir pp. 79-80.

    19 Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 223 et 224, à propos de Olymp., In Cat., 129, 40 sq. : ἀλλ’ ἐπειδὴ μῆκος ἀξιόλογον ἀπείληφεν ἡ παροῦσα θεωρία, φέρε καταπαύσωμεν αὐτήν (je ne sais pourquoi Beutler voit une intention humoristique dans ce texte) ; et de In Meteor., 223, 17 : ταῦτα ἀρκεῖ τῇ θεωρίᾳ.

    20 Voir p. 81 pour Olympiodore et pp. 160-161 pour Philopon.

    21 On se souvient (cf. p. 160, n. 2) que, sauf quelques exceptions, les leçons de Philopon ont de 7 à 13 p. Pour les auteurs de l’école d’Olympiodore, il suffira de feuilleter leurs œuvres pour s’apercevoir des différences tant à l’intérieur d’un même Commentaire que d’un Commentaire à l’autre.

    22 En voici un exemple : Olymp., In Cat., 131, 12 – 133, 2 (leçon 26) a un texte de 15 lignes ; ibid., 126, 31 – 131, 11 (leçon 25) en a un de 48 lignes. Pour Philopon, voir p. 159.

    23 Pour le groupe d’Olympiodore, voir pp. 79-80 ; pour Philopon, voir p. 160.

    24 Voir pp. 82-84.

    25 Voir p. 152.

    26 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, fin de la n. 4 de la p. 917.

    27 Voir pp. 79-80.

    28 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, n. 4. ; Stüve G., CAG XII.2, op. cit., p. ix ; Busse A., CAG XII.1, op. cit., p. vi.

    29 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 227, repris par Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 4.

    30 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 224, relève des indices de l’activité d’Ammonius à Alexandrie en 502 et après 517.

    31 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 893.

    32 Ibid., p. 841.

    33 Courcelle Pierre, Les Lettres grecques en Occident, de Macrobe à Cassiodore, Paris, de Boccard, 1943, p. 296 ; je ne sais ce qui permet à cet érudit d’affirmer qu’Ammonius ne revint à Alexandrie qu’à la mort de Proclus ; si, comme je le pense, rien ne prouve que cet événement n’est pas antérieur, mon argumentation en est renforcée.

    34 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, n. 4, se borne à dire qu’Olympiodore doit avoir été l’un des derniers élèves d’Ammonius ; on trouve une affirmation analogue chez Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 4, d’après qui « Olympiodore a dû, fort jeune, suivre les cours d’Ammonius, déjà sur le déclin de l’âge. » Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 223, connaît les rapports d’Ammonius avec Proclus, mais il ne veut rien en conclure car « l’éducation philosophique […] pouvait commencer dès avant vingt ans et se prolonger passablement longtemps ». C’est vrai, mais les autres indices que j’ai invoqués restreignent très fort le champ des possibilités de ce genre.

    35 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 227.

    36 Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 5, dit seulement qu’« à partir de 550 environ, on peut estimer, avec grande vraisemblance, que c’est Olympiodore […] qui occupe le principal rôle à l’Université d’Alexandrie ». La date que j’indique est antérieure de 10 ans ; mais elle n’est qu’un terminus post quem, que l’impartialité me commandait de remonter le plus haut possible. J’ajoute que les dates que je propose sont, évidemment, toutes approximatives.

    37 Voir p. 84.

    38 Voir l’état de la question dans Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, n. 4, et dans Skowronski L., De auctoris Heerenii et Olympiodori Alexandrini scholis, op. cit., p. 11 sq.

    39 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit.

    40 Skowronski L., De auctoris Heerenii et Olympiodori Alexandrini scholis, op. cit., p. 12 sq.

    41 Ibid., pp. 13 et 14-22.

    42 Stüve G., CAG XII.2, op. cit., pp. v-vii.

    43 Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 221.

    44 Busse A., CAG XII.1, op. cit., p. vi.

    45 Praechter K., « CAG XII.1 », art. cit., 1904, p. 385 sq.

    46 La composition chez Étienne d’Alexandrie et dans l’In De an. III apparaît bien dans le CAG XVIII.3, qui date de 1885, et XV, qui date de 1897. Mais Praechter ne les mentionne jamais avant un compte rendu de l’édition de David, publié dans « CAG XVIII.2 », art. cit., de 1908. Il n’est jamais revenu sur l’identification des deux Olympiodore. Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 221, fait un bref état de la question ; mais, alors qu’il critique Stüve, il se contente de citer Praechter, sans aucune remarque.

    47 L’In Phys. de Philopon date de 517 ; l’activité d’Étienne d’Alexandrie se place au début du viie s. (voir Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 27).

    48 Voir p. 87, n. 1.

    49 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 228, « incline à admettre l’identité » des deux Olympiodore, mais il ne donne pas ces raisons. Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 2, ne doute pas de l’identité ; il renvoie à Skowronski, à Stüve, à Beutler et à Norvin (sur celui-ci, voir ma remarque, p. 85, n. 5) ; il annonce qu’il insistera sur l’identité de facture, mais omet de signaler que déjà Praechter en avait tiré parti.

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    1 Voir plus haut, pp. 76-77 et 155-156.

    2 Voir pp. 75-76 pour Olympiodore, et pp. 155-157 pour Philopon.

    3 Voir p. 77 pour Olympiodore et p. 157 pour Philopon.

    4 Olymp., In Cat., 131, 12 – 132, 25 (théorie) tire son lemme d’Ar., Cat., 11b1, mais il ne dit rien de 11b1-7, tandis qu’il précise les indications de 11b8-15. Olymp., In Cat., 126, 31 – 129, 41 est une théorie commentant 10a27-11a38 ; l’exégèse correspondante, 130, 1 – 131, 11, commence à 10a32 et se termine à 11a5. D’une manière plus générale, une particularité de ce genre se rencontre à propos des péricopes expliquées dans des théories sans exégèse particulière correspondante ; à ce sujet, voir p. 77. Pour Philopon, voir p. 157.

    5 Cf. plus haut, p. 89.

    6 Cf. plus haut, p. 157.

    7 Cf. pp. 79-81.

    8 Cf. pp. 158-161.

    9 Cf. pp. 158-159.

    10 J’ai exposé son opinion p. 81.

    11 Praechter K., « CAG », art. cit., p. 532.

    12 Cf. p. 159.

    13 On pourrait encore noter que ces deux règles ne sont pas aussi certaines que semble le croire Praechter. Sans doute se vérifient-elles dans les œuvres où les formules indiquent les limites des leçons. Encore peut-on oublier que certaines de ces formules sont d’une authenticité douteuse (voir ci-dessus, p. 89). En outre, dans les autres œuvres, les limites des leçons ne sont pas connues directement : elles sont seulement supposées par analogie. C’est le cas par exemple pour le Commentaire aux Catégories d’Olympiodore (cf. Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 222). Si l’une de ces œuvres présentait les particularités que Praechter déclare inexistantes, rien ne nous en avertirait. Les deux règles, si elles ont pour elles une forte présomption, ne sont donc pas tout à fait incontestables.

    14 Praechter K., « CAG », art. cit., p. 532.

    15 Ét. Alex., In De int.., 32, 19 – 34, 4, commente Ar., De int., 17b38-18a27. Le texte traduit se trouve In De int.., 33, 36 – 34, 2 ; le voici : Ἐφεξῆς δὲ καὶ περὶ τῆς ἀντιφάσεως ἀπορεῖ τῆς καθ’ ἕκαστα, πῶς ἐπὶ τοῦ μέλλοντος χρόνου λέγεται μερίζειν τὸ ἀληθὲς καὶ τὸ ψεῦδος, καὶ τὴν ἀπορίαν ἐπιλύεται. ἀλλ’ ἀρκεῖ ταῦτα τῇ παρούσῃ θεωρίᾳ. πῶς γὰρ τοῦτο ποιεῖ, ἐν ἑτέρᾳ θεωρίᾳ σὺν θεῷ μαθησόμεθα. Praechter le cite à partir de ἀλλ’ἀρκεῖ (34, 1). Il cite aussi la phrase suivante, où Étienne note que, le texte étant clair, il est inutile d’en faire l’exégèse littérale (à ce propos, voir p. 77). Le développement dont Étienne annonce le sujet et qu’il commente ibid., 34, 5 sq., se trouve dans Ar., De int., 18a28 sq.

    16 Ét. Alex., In De Int., 32, 23-35 (introduction de la 1re partie) : Ἐπεξελθὼν πᾶσι τοῖς εἴδεσι τῶν προτάσεων καὶ δείξας, ποῖαι ἀντιφατικῶς λέγονται μάχεσθαι ποῖαι δὲ ἐναντίως καὶ ποῖαι ὑπεναντίως καὶ ποῖαι λέγονται καθ’ ἕκαστα, ἐντεῦθεν πόρισμά τι ἐκ τῶν εἰρημένων συνάγει. Ibid., 33, 12 (conclusion de 1re partie) : ἐν οἷς τὸ πρῶτον κεφάλαιον. Ibid., 33, 13 (introduction de 2e partie) : Δεύτερόν ἐστι κεφάλαιον ἐν ᾧ παραδίδωσι τοιοῦτον θεώρημα… Ibid., 33, 35, (conclusion de la 2e partie) : ἐν οἷς καὶ τὸ δεύτερον κεφάλαιον.

    17 Cf. p. 158. La seule différence à noter est que, quand Philopon répartit un développement sur deux leçons, il le dit dans les introductions, tandis que, ici, Étienne l’indique dans la conclusion.

    18 Voir pp. 79-80.

    19 Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 223 et 224, à propos de Olymp., In Cat., 129, 40 sq. : ἀλλ’ ἐπειδὴ μῆκος ἀξιόλογον ἀπείληφεν ἡ παροῦσα θεωρία, φέρε καταπαύσωμεν αὐτήν (je ne sais pourquoi Beutler voit une intention humoristique dans ce texte) ; et de In Meteor., 223, 17 : ταῦτα ἀρκεῖ τῇ θεωρίᾳ.

    20 Voir p. 81 pour Olympiodore et pp. 160-161 pour Philopon.

    21 On se souvient (cf. p. 160, n. 2) que, sauf quelques exceptions, les leçons de Philopon ont de 7 à 13 p. Pour les auteurs de l’école d’Olympiodore, il suffira de feuilleter leurs œuvres pour s’apercevoir des différences tant à l’intérieur d’un même Commentaire que d’un Commentaire à l’autre.

    22 En voici un exemple : Olymp., In Cat., 131, 12 – 133, 2 (leçon 26) a un texte de 15 lignes ; ibid., 126, 31 – 131, 11 (leçon 25) en a un de 48 lignes. Pour Philopon, voir p. 159.

    23 Pour le groupe d’Olympiodore, voir pp. 79-80 ; pour Philopon, voir p. 160.

    24 Voir pp. 82-84.

    25 Voir p. 152.

    26 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, fin de la n. 4 de la p. 917.

    27 Voir pp. 79-80.

    28 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, n. 4. ; Stüve G., CAG XII.2, op. cit., p. ix ; Busse A., CAG XII.1, op. cit., p. vi.

    29 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 227, repris par Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 4.

    30 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 224, relève des indices de l’activité d’Ammonius à Alexandrie en 502 et après 517.

    31 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 893.

    32 Ibid., p. 841.

    33 Courcelle Pierre, Les Lettres grecques en Occident, de Macrobe à Cassiodore, Paris, de Boccard, 1943, p. 296 ; je ne sais ce qui permet à cet érudit d’affirmer qu’Ammonius ne revint à Alexandrie qu’à la mort de Proclus ; si, comme je le pense, rien ne prouve que cet événement n’est pas antérieur, mon argumentation en est renforcée.

    34 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, n. 4, se borne à dire qu’Olympiodore doit avoir été l’un des derniers élèves d’Ammonius ; on trouve une affirmation analogue chez Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 4, d’après qui « Olympiodore a dû, fort jeune, suivre les cours d’Ammonius, déjà sur le déclin de l’âge. » Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 223, connaît les rapports d’Ammonius avec Proclus, mais il ne veut rien en conclure car « l’éducation philosophique […] pouvait commencer dès avant vingt ans et se prolonger passablement longtemps ». C’est vrai, mais les autres indices que j’ai invoqués restreignent très fort le champ des possibilités de ce genre.

    35 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 227.

    36 Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 5, dit seulement qu’« à partir de 550 environ, on peut estimer, avec grande vraisemblance, que c’est Olympiodore […] qui occupe le principal rôle à l’Université d’Alexandrie ». La date que j’indique est antérieure de 10 ans ; mais elle n’est qu’un terminus post quem, que l’impartialité me commandait de remonter le plus haut possible. J’ajoute que les dates que je propose sont, évidemment, toutes approximatives.

    37 Voir p. 84.

    38 Voir l’état de la question dans Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit., p. 918, n. 4, et dans Skowronski L., De auctoris Heerenii et Olympiodori Alexandrini scholis, op. cit., p. 11 sq.

    39 Zeller E., Die Philosophie der Griechen, op. cit.

    40 Skowronski L., De auctoris Heerenii et Olympiodori Alexandrini scholis, op. cit., p. 12 sq.

    41 Ibid., pp. 13 et 14-22.

    42 Stüve G., CAG XII.2, op. cit., pp. v-vii.

    43 Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 221.

    44 Busse A., CAG XII.1, op. cit., p. vi.

    45 Praechter K., « CAG XII.1 », art. cit., 1904, p. 385 sq.

    46 La composition chez Étienne d’Alexandrie et dans l’In De an. III apparaît bien dans le CAG XVIII.3, qui date de 1885, et XV, qui date de 1897. Mais Praechter ne les mentionne jamais avant un compte rendu de l’édition de David, publié dans « CAG XVIII.2 », art. cit., de 1908. Il n’est jamais revenu sur l’identification des deux Olympiodore. Beutler R., « Olympiodoros 13 », art. cit., col. 221, fait un bref état de la question ; mais, alors qu’il critique Stüve, il se contente de citer Praechter, sans aucune remarque.

    47 L’In Phys. de Philopon date de 517 ; l’activité d’Étienne d’Alexandrie se place au début du viie s. (voir Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 27).

    48 Voir p. 87, n. 1.

    49 Tannery P., « Sur la période finale de la philosophie grecque », art. cit., p. 228, « incline à admettre l’identité » des deux Olympiodore, mais il ne donne pas ces raisons. Vancourt R., Les Derniers Commentateurs alexandrins d’Aristote, op. cit., p. 2, ne doute pas de l’identité ; il renvoie à Skowronski, à Stüve, à Beutler et à Norvin (sur celui-ci, voir ma remarque, p. 85, n. 5) ; il annonce qu’il insistera sur l’identité de facture, mais omet de signaler que déjà Praechter en avait tiré parti.

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