1Sur l’ensemble du séjour de Calet en Algérie et au Maroc, voir Henri Calet, Mes impressions d’Afrique, Michel P. Schmitt (éd.), Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2019.
2Les avances mensuelles que lui consent la maison Gallimard pour ses textes à venir sont insuffisantes à le faire vivre décemment.
3Texte reproduit p. 33-57, dans la partie « L’Algérie aux bouts des lèvres », dans Henri Calet, Mes impressions d’Afrique, op. cit., p. 17-77.
4Calet nourrit un violent ressentiment à l’égard de Louis Lépine, qui fut préfet de Paris au tournant des deux derniers siècles, pour avoir organisé l’anéantissement des anarchistes, ceux de la « bande à Bonnot » notamment.
5Parrot, autodidacte, ami de Paul Éluard et résistant (voir Louis Parrot, L’Intelligence en guerre. Géographie nocturne, Nîmes/Paris, Librairies La Palourde et Vignes, 2001), est aussi poète et romancier, essayiste, journaliste et traducteur.
6Damboise, lauréat d’une bourse de la Villa Abd-el-Tif, part en Algérie où il rencontre Camus. Après s’être engagé sur le sol métropolitain dans la Résistance, il retourne en Algérie.
7Voir Michel Leiris, Journal 1922-1989, Jean Jamin (éd.), Paris, Gallimard, 2003.
8Le même adjectif « gentil » avait été décerné au couple par Marc Bernard ...
9Ces trois titres sont repris dans Le Grand Recueil, « II méthodes ». Voir Francis Ponge, Œuvres complètes, op. cit., vol. 1, p. 1205 et suivantes.
10Henri Calet, « L’Algérie du bout des lèvres », art. cité, p. 15.
11Henri Calet, « Déjà l’heure du souvenir », Preuves, no 47, 1955.
12Les textes de Ponge sont repris dans Le Grand Recueil (1961), dans la partie « Méthodes ».
13Voir « Un Maroc d’hiver », dans Henri Calet, Mes impressions d’Afrique, op. cit., p. 79-129.
14Une coordination technique imparfaite l’avait empêché d’entendre ces émissions dans des conditions satisfaisantes.
15. Ce qui avait débouché sur plusieurs articles de presse repris en 1948 dans Rêver à la suisse.
16Voir Henri Calet, « Un Maroc d’hiver », art. cité, p. 89-120.
18Sur les rapports particuliers de Ponge avec le septième art, voir : Philippe Met, Ponge et le cinéma, Albias, Nouvelles éditions Place, « Le cinéma des poètes », 2019.
19En 1940, Anne Heurgon a transféré au château de Cerisy-la-Salle (Manche) les biens de son père Paul Desjardins qui se trouvaient à l’abbaye de Pontigny (Yonne), où étaient organisées des « décades ». Mais le château demande à être restauré et, pendant quelques années, les décades se tiennent à l’abbaye de Royaumont, dans l’ex-Seine-et-Oise. Elles deviennent ensuite des « entretiens », qui ont définitivement lieu à Cerisy-la-Salle. Voir la note 1 de la lettre 444 dans Jean Paulhan & Francis Ponge, Correspondance, op. cit.
20Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie, Michel P. Schmitt (éd.), Lyon, Presses universitaires de Lyon, 2021, p. 61.
21Voir Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie, op. cit., p. 88.
22Dans la revue La Table ronde, mars 1949.
23Michel Collot insiste sur le fait que la date de publication ne doit pas induire en erreur : ces textes sont du « jeune » Ponge, antérieurs pour nombre d’entre eux à la publication du Parti pris des choses de 1942. Voir Francis Ponge, Œuvres complètes, op. cit., vol. 1, p. 953 et suivantes.
24Botteghe oscure, no XXII, automne 1958.
25« 20 jeux nécessaires, 40 gestes inutiles ». L’exposition a lieu à la galerie Breteau, 70 rue Bonaparte à Paris, dans la deuxième quinzaine de février.
26Le 16 mars, Marguerite Caetani écrit à Ponge, au moment de la composition d’un numéro de la revue : « Ça m’est égal de ne pas avoir Michaux, il est tellement répandu. Avez-vous lu le Tardieu, il me semble meilleur du [sic] Calet, qui est assez insignifiant, non ? » Mais Calet a-t-il eu connaissance de ce courrier ?
27Henri Calet, Huit quartiers de roture, préface de Jean-Pierre Baril, Paris, Le Dilettante, 2015.
28Outre Paulhan, on trouve au jury Francis Ambrière, Marcel Arland, Roger Caillois, Jules Roy, Jules Supervielle, Jean-Paul Sartre et Henri Calet. Ponge n’obtient pas le prix.
29Cette naissance a lieu à la clinique Tarnier (aujourd’hui « hôpital Tarnier ») de la rue d’Assas à Paris, là où Calet lui-même était né quarante-cinq ans plus tôt.
30Écrivain italien, poète, journaliste, auteur du roman Perdu pour les hommes.
31Henri Calet, De ma lucarne, Paris, Gallimard, « L’Imaginaire », 2014.
32Quelques titres de films qu’il voit cette année-là : Jour de fête (Jacques Tati, 1947), Gigi (Jacqueline Audry, 1948), Le Voleur de bicyclette (Vittorio De Sica, 1948), Noblesse oblige (Robert Hamer, 1949), etc.
33Réalisé par Jean Kerchbron, le court métrage est diffusé à la télévision en mars 1950 et septembre 1952. La nouvelle de Calet était parue dans la revue Bref du 17 novembre 1945.
34« Confondons, confondons sans vergogne la Seine et le livre qu’elle doit devenir ! » (Francis Ponge, La Seine, dans Œuvres complètes, op. cit., vol. 1, p. 263).
35Dans la revue Liens, no 60, 1er mai 1952, p. 1. La chronique est reprise sous une forme légèrement différente et sous le titre « Au courant du cœur » dans La Gazette de Lausanne des 10-11 mars 1956, p. 13, et dans Henri Calet, De ma Lucarne, op. cit., p. 28.
36Voir un extrait de cet entretien dans Francis Ponge, Œuvres complètes, vol. 2, op. cit., p. 1407.
37Voir l’interview qu’il accorde à Damien Auvray, dans le numéro des 5-12 juillet 1979 des Nouvelles littéraires.
38Giuseppe Ungaretti, écrivain et poète, et Piero Bigongiari, poète, écrivain et professeur qui collabore notamment à Letteratura, sont tous deux italiens.
39Poète égyptien. Voir le no 2-3 de la revue Grandes Largeurs, Lettres Georges Henein-Henri Calet, 1935-1956, hiver 1981.
40Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie, op. cit., p. 120.
41Voir Gérard Farasse & Bernard Veck, Guide d’un petit voyage dans l’œuvre de Francis Ponge, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du septentrion, 1999, chapitre 1, p. 15, « Comment peut-on être poète ».
42Cet ensemble de poèmes est repris dans Air (Aubier, mai 1951).
43Directeur de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm et professeur au Collège de France, Jean Hyppolite est un universitaire prestigieux. Historien de la philosophie, il situe sa pensée au carrefour de la phénoménologie, de l’existentialisme, du structuralisme et du marxisme.
44Entreprise française d’orfèvrerie de luxe fondée en 1830.
45Voir Francis Ponge, Œuvres complètes, op. cit., vol. 2, p. 322 et 613-638.
46Les textes concernant Malherbe sont réunis dans Pour un Malherbe, dans Francis Ponge, Œuvres complètes, op. cit., vol. 2, p. 3 à 299. Voir les analyses de Bernard Beugnot, p. 1441 et suivantes.
47Parinaud, agrégé de philosophie, chroniqueur, critique d’art et écrivain, est co-directeur de la revue La Parisienne. Dans les années 1960, il dirige la revue Arts, qui paraissait depuis 1952. Pour la radio, il réalise plusieurs centaines d’entretiens : André Breton, Georges Simenon, Louis-Ferdinand Céline, Colette, André Malraux ...
48Publiés chez Mermod, ces textes ont été écrits de 1938 à 1944. Il s’agit de « Berges de la Loire », « La Guêpe », « Notes prises pour un oiseau », « L’Œillet », « Le Mimosa », « Le Carnet du bois de pins », « La Mounine ». L’édition de la « Bibliothèque de la Pléiade » y ajoute « Dans l’atelier de La Rage de l’expression ». Voir l’établissement du texte et la notice rédigée par Bernard Veck et Jean-Marie Gleize, dans Francis Ponge, Œuvres complètes, op. cit., vol. 2, p. 335 et suivantes, puis p. 1009 et suivantes.
49Dans le numéro spécial « Paris-Guide I » du Crapouillot de février, Calet fait paraître un article « Paris by night », qui décrit avec humour les promenades polissonnes proposées aux touristes.
50Avec candeur peut-être, Calet avait déclaré à Pierre Mazars, qui menait dans Le Figaro littéraire (15 novembre 1947) une enquête à l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la mort de Proust, que celui-ci était son « écrivain préféré » ...
51Créé par La NRF en 1943, ce prix récompense un texte inédit dont la vocation était d’être publié. Il a été décerné quatre fois : à Marcel Mouloudji pour Enrico (1944), Roger Breuil pour Brutus (1945), Jean Grosjean pour Terre du temps (1946), Jean Genet pour Les Bonnes et Haute surveillance (1947).
52Voici un extrait de cette lettre de septembre 1952 : « Les derniers Ponge m’ont horriblement déçu : consternants à force de suffisance et de verbalisme. Tant pis, je le lui ai dit. J’ai peur de l’avoir fâché pour toujours. » (Marc Bernard & Jean Paulhan, Correspondance 1928-1968, Christian Liger [éd.], Paris, Éditions Claire Paulhan, 2013).
53Lettre à Tortel, 29 décembre 1952 ; Francis Ponge, Correspondance avec Jean Tortel (1944-1981), Bernard Beugnot & Bernard Veck (éd.), Paris, Stock, 1998.
54L’émission, diffusée sur le Programme parisien en septembre-octobre, s’intitule Huit quartiers de roture. Calet, producteur de l’émission, pense reprendre ces textes dans un petit ouvrage, à qui il veut donner le même titre, augmenté de la mention « Petit guide des XIXe et XXe arrondissements de Paris ». Il faut attendre 2015 pour que Le Dilettante publie l’ouvrage (Jean-Pierre Baril éd.).
55Les films qu’il voit sont devenus des classiques : Othello d’Orson Welles, Les Belles de nuit de René Clair, L’Homme tranquille de John Ford, Limelight (Les Feux de la rampe) de Charles Chaplin, Thérèse Raquin de Marcel Carné, Subida al cielo (La Montée au ciel) de Luis Buñuel ...
56Ancien résistant, Claude Bellanger avait fondé Le Parisien libéré avec Émilien Amaury en 1944.
57Voir Henri Calet, Les Deux Bouts (avec une postface de Jean-Pierre Baril), Paris / Genève, Tuta blue Héros-Limite, 2016.
58Voir Henri Calet, Jeunesses, Jean-Pierre Baril (éd.), Paris, Le Dilettante, 2003.
59« Madame Zouzou » est dans Peau d’ours le pseudonyme d’une ancienne vedette de cinéma avec laquelle Calet eut une liaison longue et complexe. Elle apparaît abondamment sous l’initiale « Mme T. » dans Paris à la maraude, et sous le pseudonyme de « Denise Y... » dans Le Croquant indiscret. Voir Henri Calet, Paris à la maraude, Michel P. Schmitt (éd.), Paris / Lyon, Éditions des Cendres / Enssib, 2018.
60Voir notamment les propos recueillis par Damien Auvray dans Les Nouvelles littéraires des 5-12 juillet 1979, note 37, p. 58.
61L’année 1953 est celle des Gommes d’Alain Robbe-Grillet, qui apparaît comme une sorte de manifeste du Nouveau Roman.
62Henri Calet, Je ne sais écrire que ma vie, op. cit., p. 138-142.
63Ils donnent lieu à quelques textes piquants sur le tourisme dans Carrefour, textes repris dans Acteur et témoin et Jeunesses après la mort de Calet.
64Une affection cardiaque à l’époque incurable.
65Voir Christiane Martin du Gard, Terre brûlée, Michel P. Schmitt (éd.), Paris, Éditions des Cendres, 2014 (posthume), qui est le seul publié des huit volumes de son autobiographie.
66Cette ode paradoxale à la boue, inachevée, a été composée à Roanne sous l’Occupation. Parmi les Hors sac (Michel P. Schmitt [éd.], à paraître) que Ponge écrit pour Le Progrès à la même époque, « Les eaux lustrales » illustre de façon plus prosaïque la boue qui souille la cour de la gare de la ville.
67Juif né en Roumanie, Hérold est un peintre et sculpteur très lié aux surréalistes.
68Sans lieu d’édition, mais imprimée par Viglino à Bourg-la-Reine.
69Le prêtre Henri Grouès, mieux connu sous son pseudonyme ecclésiastique d’« abbé Pierre », fut résistant et député. Il est le fondateur des Pèlerins d’Emmaüs : son appel radiophonique à une « insurrection de bonté » pour venir en aide aux miséreux est restée célèbre.
70Les Deux Bouts, qu’il dédicace ainsi à la famille Ponge le 8 juin : « Pour Odette, pour Armande / et pour Francis (sans qui je n’aurais pas fait ce livre) / avec toute mon amitié / Calet. »
71Ces textes sont repris dans le Nouveau nouveau recueil II, dans Francis Ponge, Œuvres complètes, op. cit., vol. 2, p. 1203. Voir la notice de Bernard Beugnot p. 1696.
72Voir Henri Maldiney, Le Legs des choses dans l’œuvre de Francis Ponge, Lausanne, L’Âge d’homme, 1974, qui est précédé d’un « Envoi à Henri Maldiney […] par Francis Ponge », dans lequel ce dernier explique que ce sont des « extraits d’un travail sur (le thème du) tableau », auquel il s’« emploie depuis près de sept ans ». Voir aussi Henri Maldiney, Le Vouloir dire de Francis Ponge, Fougère, Encre marine, 1993.
73Metteur en scène américain, auteur de chefs-d’œuvre comme Nanouk (1921), L’Homme d’Aran (1934), Louisiana story (1948).
74Francis Ponge, La Fenêtre. Illustré de deux gravures à la pointe sèche de Pierre Charbonnier, Paris, John Devoluy, 1955. Il semble que cet éditeur ait eu une activité assez limitée.
75Les Œuvres de François de Malherbe paraissent dans la « Bibliothèque de la Pléiade », sous la direction d’Antoine Adam, en 1971.
76Par exemple : « C’était le 27 juillet 1890… Rendez-vous avec Van Gogh », Le Figaro littéraire, 30 juillet 1955 ; « La Garonne », La Gazette de Lausanne, 13-14 août 1955 ; « Terreur la nuit, moisson de faits divers le matin… Les insulaires de Noirmoutier n’en connaissent pas moins la douceur de vivre », Le Figaro littéraire, 3 septembre 1955 ; et d’autres articles publiés après l’été.
77Ainsi écrit-il au dos d’un fichet de bibliothèque : « Puisque je ne peux pas faire ce “roman” (chimérique, hypothétique), je le mettrai dans Paris, arrondissement par arrondissement. » (Bibliothèque littéraire Jacques Doucet, ms 938256 LT, repris dans Henri Calet, Paris à la maraude, op. cit., p. 41).
78Mais, bien après sa mort, l’abondance des notes classées par arrondissements fournit la matière d’un Paris à la maraude, composé d’après un titre auquel il avait lui-même pensé. Voir Henri Calet, Paris à la maraude, op. cit.
79Franc-tireur, La Gazette de Lausanne, Preuves, Le Figaro littéraire, Le Nouveau Fémina…
80Mme Zouzou fait partie des personnes interviewées, ce que Calet se garde de mentionner...