Des remerciements aux lettres de conseils dans la correspondance de Mme Riccoboni
p. 553-566
Extrait
1Dans le Manuel épistolaire à l’usage de la jeunesse de 1807, Louis Philipon-la-Madelaine préconise d’être « extrêmement avare de conseils » car « on [les] redoute » : « même en paraissant les désirer, ils blessent presque toujours l’amour-propre qui en cherchant des avis, ne veut trouver que des approbations1 ». Louis Philipon-la-Madelaine recommande deux postures afin de ménager la susceptibilité du destinataire : « d’un côté la modestie de celui qui donne le conseil, de l’autre l’éloge de celui qui le reçoit2 » ; quant à René Milleran, dans le Nouveau Secrétaire de la cour, il juge que seuls « l’âge » et « l’expérience3 » fondent l’autorité du donneur de conseils, qui peut également exprimer son avis dans les lettres de persuasion, d’exhortation et de dissuasion.
2Nous proposons ainsi d’étudier, à la lumière des manuels épistolaires, les lettres de conseils dans la correspondance échangée entre Mme Riccoboni, David Garrick et Robert Liston, de 1765 à 17834. Si la romancière
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