Glossaire1
p. 201-210
Texte intégral
Acidiphile
1Se dit d’un taxon ou d’un groupement vivant sur substrat acide, à pH inférieur à 5.
Adventice des cultures
2Se dit d’une plante s’introduisant spontanément ou propagée accidentellement dans les cultures et fréquemment perçue comme nuisible. Les adventices sont couramment appelées « mauvaises herbes ». Le terme de « commensale des cultures » peut-être aussi utilisé pour désigner une plante associée aux cultures et qui, dans les systèmes agricoles traditionnels, se maintient jusqu’à la récolte.
Anthracologie
3Discipline fondée sur l’étude des charbons de bois. L’observation au microscope des fragments ligneux carbonisés permet l’identification des espèces employées comme combustible. Les spectres anthracologiques permettent, en se fondant sur l’écologie actuelle des espèces, de retracer l’évolution des couverts forestiers ainsi que leur gestion par l’homme. L’anthracologie donne accès à l’économie et à l’usage du bois, à la gestion des boisements et l’anthropisation du milieu naturel, aux changements climatiques et aux évolutions biogéographiques, ainsi que, dans certain cas, à la domestication des espèces et à l’arboriculture (la vigne, le noyer, l’olivier, le palmier dattier…).
Apophyte
4Espèce dont l’installation dans une nouvelle station, le maintien ou l’expansion sont liés à l’activité humaine (par exemple, les adventices, sur terrains cultivés ou les rudérales).
Biocénotique
5Une unité biocénotique désigne une communauté de végétaux et d’animaux (une biocénose) d’un biotope donné, constituant un système biologique régi par des relations d’interdépendance.
Biotope
6Ensemble des conditions physico-chimiques caractérisant les lieux où vit un ensemble de végétaux et d’animaux donné (biocénose). Le biotope est la composante de l’écosystème identifiée par un certain nombre de caractéristiques géologiques, géographiques et climatologiques ; la biocénose en est la composante vivante.
Brûlis
7Mode de défrichement ou de dégagement d’un espace au moyen d’un feu. Le brûlis est l’un des traits essentiels de l’agriculture itinérante. Il peut présenter certains avantages comme l’enrichissement du sol par les cendres, l’élimination de la faune nuisible, la régénération de pâturages ou encore l’aide à la chasse.
Caducifolié
8Se dit d’un ligneux perdant l’ensemble de ses feuilles à une saison déterminée. Par extension, se dit des forêts formées pour l’essentiel d’arbres caducifoliés (forêts tempérées).
Calcicole
9Se dit d’un taxon ou d’un groupement dont la présence est liée principalement ou uniquement à une forte teneur en calcium, soit sur du calcaire.
Caryopse
10Fruit sec, indéhiscent (qui ne s’ouvre pas spontanément à maturité pour libérer son contenu), contenant une graine unique dont le tégument (membrane recouvrant les organes) adhère à la paroi interne du fruit. Les fruits de toutes les plantes de la famille des graminées (Poaceae), dont les céréales, sont des caryopses. Il est aussi appelé « grain » dans le langage courant.
Castelnovien
11Faciès culturel du Mésolithique qui se développe au viie millénaire avant notre ère dans le sud-est de la France et le nord de l’Italie. Il a été défini par le préhistorien Max Escalon de Fonton d’après le matériel issu de ses fouilles dans le site éponyme de l’abri-sous-roche de la Font-des-Pigeons à Châteauneuf-les-Martigues dans les Bouches-du-Rhône. Le Castelnovien précède le début du Néolithique ancien et notamment la culture du Cardial.
Chamblandes
12On désigne sous le terme de « ciste de type Chamblandes » de petits coffres sépulcraux en dalles établis sous la surface du sol et conçus pour recevoir une ou plusieurs inhumations, en référence au site éponyme du chemin des Chamblandes à Pully (Vaud, Suisse) découvert dans la première moitié du xxe siècle.
Chronozone
13Subdivision chronologique basée sur une biostratigraphie (répartition des espèces dans les strates sédimentaires et donc dans les temps géologiques). Une chronozone peut être utilisée avec une valeur chronologique relative ou absolue. Pour le Tardiglaciaire et l’Holocène, les chronozones habituellement utilisées sont les palynozones, fondées sur les spectres polliniques. Ce système est à manier avec précaution car il est préférable de considérer en premier lieu les subdivisions locales et régionales, avant de se référer au système des chronozones.
Climax
14Type de végétation qui correspond à un état d’équilibre stable entre les différents éléments du complexe « climat-sol-flore-faune » résultant d’une évolution dynamique en un lieu et en un temps donné.
Coprolithe
15Excrément fossilisé.
Cryoplancton
16Plancton des eaux polaires ou des lacs alimentés par les eaux de fonte des neiges et des glaciers.
Datation radiocarbone
17Méthode de datation radiométrique basée sur la mesure de l’activité radiologique du carbone 14 (14C) contenu dans la matière organique d’un organisme dont on souhaite connaître l’âge absolu, à savoir le temps écoulé depuis sa mort. Le carbone 14 ou radiocarbone est un isotope radioactif du carbone présent naturellement dans l’atmosphère en faible quantité, dont la période radioactive (ou demi-vie) est égale à 5568 ± 30 ans. À partir de l’instant où un organisme meurt, il cesse de renouveler son stock de carbone 14 qui diminue progressivement selon une loi exponentielle. En mesurant le taux de carbone 14 dans la matière organique, on peut dater le temps écoulé depuis la mort de l’organisme ayant produit cette matière organique. La date brute obtenue doit être corrigée en fonction des variations au cours du temps de la teneur en14C de l’atmosphère, ce qui se fait à l’aide de courbes de calibrations. calibrations. Une date se donne sous forme de X années BP (Before Present), c’est-à-dire avant 1950, date de la découverte de la dation au radiocarbone ; ou BC, c’est-à-dire avant notre ère. Le sigle Cal. est rajouté si la date a été calibrée (Cal. BP ou Cal. BC).
Dendrochronologie
18Méthode de datation fondée sur la mesure des cernes de croissance des arbres. Dans les zones à climat tempéré, des cernes de bois se forment chaque année au début du printemps jusqu’en été ou en automne. L’épaisseur et la densité des cernes annuels de croissance varient en fonction de l’activité biologique, qui dépend en partie des conditions climatiques. De part cette composante climatique, cette variation est similaire pour l’ensemble des arbres d’une même essence dans une même région. Ainsi, il est possible de synchroniser les courbes de variation de l’épaisseur des cernes de plusieurs échantillons de bois pour établir une chronologie relative ou absolue (par comparaison avec des courbes régionales). Cette méthode de datation absolue peut être très précise, à l’année près.
Écobuage
19Préparation d’un champ consistant à nettoyer le sol de sa végétation, à en racler la couche organique superficielle, puis à brûler sur place l’ensemble de ces résidus pour utiliser les cendres comme fertilisant. L’écobuage peut aussi se pratiquer sur une terre déjà cultivée que sur une prairie, une lande ou des broussailles afin de les défricher ; de ce fait, le terme écobuage tend à prendre le sens plus général de brûlis ou de brûlage dirigé.
Écotone
20Lieu de contact et de transition entre deux communautés biologiques différentes ou deux écosystèmes, par exemple deux étages de végétation.
Foraminifère
21Micro-organisme unicellulaire retrouvé dans les sédiments marins, permettant par ses associations d’étudier les variations du climat. Les variations du rapport entre isotopes 16 et 18 de l’oxygène sont enregistrées dans leurs coquilles calcaires et reflètent à la fois les changements de température et les oscillations des glaciers continentaux qui modifient le degré de salinité de l’eau.
Géoarchéologie
22Discipline dont le but est d’étudier, de décrypter et de restituer le milieu physique, les formes du paysage, l’évolution des sols et la place de l’homme dans le milieu qu’il occupe. Plusieurs méthodes sont utilisées : la géomorphologie décrit les reliefs et interprète leur formation et leur évolution sous l’effet de la tectonique et de l’érosion ; la sédimentologie étudie les sédiments, de leur évolution dynamique à la dégradation de la roche et à la formation des sols (cf. infra) ; la pédologie s’intéresse à la formation des sols in situ à partir des roches mères sous l’effet du couvert végétal ; la micro-morphologie étudie en microscopie l’organisation des sédiments ; enfin la pétrogéochimie étudie les matériaux minéraux, caractérise leur composition et détermine leur provenance.
Hile
23Terme de botanique désignant le point où le funicule – petit cordon par lequel l’ovule est relié au placenta – s’insère sur la graine : quand celle-ci est libérée, il apparaît sous l’aspect d’une cicatrice. Chez les légumineuses, le hile permet souvent d’identifier l’espèce selon sa longueur par rapport à la taille de la graine.
Hygrophile
24Se dit d’un taxon ou d’un groupement vivant dans des conditions d’humidité, atmosphériques ou édaphiques (liées au sol), proche de la saturation.
Fruticée
25Formation végétale constituée d’arbustes, d’arbrisseaux et de buissons. Elle peut correspondre à un stade intermédiaire dans la succession de végétation qui conduit à la constitution d’une forêt.
Liber
26Tissus végétal secondaire produit vers l’extérieur par l’anneau de cambium (tissu végétal marquant la limite entre le bois et l’écorce et zone de croissance en épaisseur des végétaux). Le liber, ou phloème secondaire, est constitué des vaisseaux conducteurs du phloème, de parenchyme et de fibres. Il a une fonction de conduction de la sève élaborée depuis les feuilles vers l’ensemble des organes de la plante.
Magdalénien
27Faciès culturel du Paléolithique supérieur européen, qui se développe entre environ 17000 et 12000 av. J.-C. entre le sud de l’Espagne et la Pologne. Son nom est tiré du site éponyme de la Madeleine à Tursac en Dordogne. La culture matérielle est très riche et comprend un abondant matériel osseux et lithique typique : harpons, sagaies, burins, perçoirs, etc. Cette culture est aussi connue pour ses prestigieuses peintures et sculptures, qui se comptent par milliers ; les grottes de Rouffignac, de Niaux, de Lascaux ou d’Altamira sont quelques exemples de chefs d’œuvre d’art pariétal. L’art mobilier est remarquable et compte des parures, des armes et des objets de la vie quotidienne richement décorés.
Maloïdées
28Sous-famille des rosacées (Rosaceae) comprenant notamment le pommier domestique ou sauvage (Malus malus/sylvestris), le poirier cultivé ou sauvage (Pyrus communis/pyraster), le cognassier (Cydonia vulgaris), l’aubépine (Cratægus), le néflier (Mespilus germanica) ou encore le sorbier (Sorbus domestica).
Mégaphorbiaie
29Formation végétale de un à deux mètres de haut, constituée de dicotylédones (feuillus) et de grandes composées comme les adénostyles (Adenostyles) ou les pétasites (Petasites), l’achillée à grandes feuilles (Achillea macrophylla), la cirse des montagnes (Cirsium montanum), le laiteron des montagnes (Cicerbita alpina), des ombellifères comme le benjoin (Peucedanum ostruthium) et le cerfeuil hirsute (Chaerophyllum hirsutum), et des fougères à longues feuilles (Athyrium, Dryopteris, Aspidium). En raison de l’importante biomasse produite et d’une forte productivité, ces formations demandent des conditions écologiques favorables, notamment une alimentation suffisante en eau et des sols de préférences colluviaux et riches en azote (souvent associés à l’aulne vert). Les mégaphorbiaies occupent les marécages en plaine et les plantes ou ravins humides en moyenne montagne tempérée.
Mésophile
30Se dit d’un taxon ou d’un groupement ne tolérant pas les valeurs extrêmes d’un facteur écologique quelconque. Se dit particulièrement d’une plante, d’une formation ou d’un groupement ne supportant ni sécheresse ni humidité excessive.
Méteil
31Mélange de céréales, traditionnellement de blé et de seigle. Pour l’alimentation des animaux, il est produit par la culture en association de plusieurs céréales telles que le blé, l’orge, l’avoine avec d’autres espèces comme le pois, la vesce, etc.
Microcharbon
32Particule végétale brûlée de dimension micrométrique (< 500 µm).
Molasse
33Formation sédimentaire détritique, épaisse qui s’accumule dans des bassins périphériques d’une chaîne de montagnes. Elle se compose pour parties de couches déposée en une fois par un courant de turbidité (teneur d’une eau en particules suspendues qui la troublent) mais aussi de couches terrigènes de grès et de conglomérats.
Neutrophile
34Se dit d’un taxon ou d’un groupement vivant dans un milieu dont le pH est très proche de 7. La plupart des plantes cultivées, des adventices des cultures et des rudérales appartiennent à cette catégorie.
Nitrophile
35Se dit d’un taxon ou d’un groupement dont la présence est liée à de fortes concentrations en composés azotés dans le substrat. Souvent utilisé comme synonyme de « rudéral ».
Palynologie
36Discipline fondée sur l’étude des grains de pollen et des spores. Le spore, organe unicellulaire, est l’unité de reproduction chez les champignons, certaines algues, les bryophytes (mousses, hépatiques) et ptéridophytes (fougères, prêles). Le pollen est l’élément de reproduction mâle chez les plantes à fleur. La nature chimique de l’exine des spores et du pollen les rend particulièrement résistant et permet leur conservation dans les sédiments. L’identification au microscope des spores et du pollen permet de suivre l’évolution des formations végétales au cours du temps. Leur étude permet de proposer des biozonations (palynozones), restitue les dynamiques de végétation et les climats parfois sur de longues périodes de temps, et apporte des informations sur la nature et l’importance des activités humaines.
Pédoanthracologie
37Discipline fondée sur l’identification des charbons de bois contenus dans les sols et les paléosols. Ces particules de charbon proviennent de la combustion de la végétation lors d’incendies. La pédoanthracologie caractérise les anciens peuplements ligneux brûlés, et met en évidence dans certains cas des phases d’incendies liées à des conditions climatiques particulières ou à des pratiques agro-sylvo-pastorales.
Pédoncule
38Terme botanique désignant un rameau qui porte une fleur unique ou une inflorescence.
Pétrologie
39Science des roches, comprenant leur description (pétrographie), leur classification et l’interprétation de leur genèse.
Phytolithe
40Particule d’opale de silicium, microscopiques (5 à 500 µm), formée dans les tissus végétaux vivants. Les plantes absorbent la silice en solution dans l’eau du sol, sous forme d’acide monosilicique. Cette silice est transportée en solution dans la sève brute à travers toute la plante et précipite dans les tissus transpirants ou dans des cellules spécialisées. Certaines plantes produisent de grandes quantités de phytolithes : les graminées, dont les céréales, mais aussi les prêles et les palmiers. Bien que leur signification taxinomique soit en général moins précise que celle d’autres restes végétaux, l’étude des phytolithes conservés dans les sédiments peut donner des informations paléo-climatiques (sécheresse/humidité), paléoécologique (degrés d’ouverture du paysage, principales composantes de la végétation) ou socio-économiques (stockage et traitement des céréales, alimentation humaine et animale, combustible non ligneux, dégraissant des céramiques, etc.).
Phytosociologie
41Science fondée sur la reconnaissance, au sein des végétations, de divers types d’ensembles végétaux (groupements) répondant à des définitions d’ordre physionomique, floristique ou fonctionnel : formation végétale, communauté, association, etc.
Prunoïdées
42Sous-famille des rosacées comprenant des genres ligneux notamment le genre Prunus et ses voisins (Cerasus, Amygdalus, Armeniaca, Persica), espèces cultivées pour leurs fruits à noyau (prunier, amandier, cerisier, abricotier, pêcher).
Restes de battage
43Dans la chaîne opératoire du traitement des récoltes, les restes de battage désignent les déchets résiduels issus des opérations de traitement des récoltes, c’est-à-dire la paille ou la chaume, les rachis ou segment de rachis, les barbes, les bases d’épillet ou furca, et enfin la balle, soit les glumes et les glumelles, qui enveloppent le caryopse, ou le grain (fig. 5). Ces résidus peuvent être ensuite utilisés comme litière ou comme fourrage.
Sauveterrien
44Faciès culturel du Mésolithique qui se développe dans la moitié sud de la France, entre 8500 et 6500 av. J.-C. environ. Il a été défini par Laurent Coulonges pour nommer les industries découvertes dans l’abri du Martinet, à Sauveterre-la-Lémance dans le Lot-et-Garonne. Le Sauveterrien se caractérise par une industrie lithique orientée vers la production d’armatures de flèche « hyper-microlithiques ».
Sédimentologie
45Discipline fondée sur l’étude des sédiments et de leur évolution dynamique, de la dégradation de la roche à la formation des sols. Différentes méthodes sont employées pour analyser les sédiments : le tri par taille des éléments (granulométrie), l’étude de la forme et de l’usure des grains (morphoscopie), la détermination de la nature des minéraux (minéralogie), l’analyse des composants chimiques et de l’acidité (géochimie).
Sempervirent
46Se dit d’une plante, le plus souvent un ligneux, d’aspect toujours vert. Par extension, désigne une plante qui garde ses feuilles tout au long de l’année, par opposition à celle à feuillage caduc.
Silex
47Roche dure à grains fins, formée de silice d’origine biochimique constituant des accidents dans des couches calcaires. Le silex a été utilisé tout au long de la Préhistoire et de la Protohistoire pour la fabrication d’outils et d’armes, du fait de sa faculté de se fractionner selon des lois constantes et contrôlables, en formant des éclats à bords aigus et translucides. Il peut aussi être utilisé pour la production du feu.
Stade isotopique
48Épisode chrono-climatique défini à partir du rapport entre les isotopes de l’oxygène de masses atomiques 16 et 18 (16O et18O) au sein de prélèvements dans les sédiments marins ou dans les calottes glaciaires. Ce rapport est lié à la température locale ainsi qu’au volume global de glace sur les continents. La chronologie isotopique des deux derniers millions d’années est divisée en stades (connus plutôt sous leur nom anglais, Marine Isotopic Stade ou MIS) numérotés de 1 à 62, et parfois divisés en sous-stades. Les numéros pairs correspondant aux périodes froides (et en partie aux glaciations), les impairs aux périodes chaudes. L’Holocène correspond au stade 1, le Würm et ses interglaciaires aux stades 2 à 5d, l’interglaciaire Riss-Würm (ou Eémien) au stade 5e.
Taxon
49Élément d’une classification systématique, considéré sans préjuger du rang qu’il occupe. Un taxon peut donc correspondre aussi bien à une espèce, une sous-espèce ou une variété qu’à un genre, une famille, un ordre, etc.
Thermophile
50Se dit d’un taxon ou d’un groupement dont la présence est liée à des températures atmosphériques ou édaphiques (du sol) élevées, du moins pendant sa période de végétation.
Xérophile
51Se dit d’un taxon ou d’un groupement supportant une certaine sécheresse atmosphérique ou édaphique (du sol).
Zone refuge
52Station à conditions écologiques particulières où demeurent des plantes, témoins d’une flore antérieurement plus étendue. Les tourbières de plaines, milieux froids et humides, servent souvent de refuge à des plantes boréales ou montagnardes dont l’aire d’extension était plus proche de l’Équateur lors de périodes froides du Quaternaire. Les refuges glaciaires sont les zones où des populations d’espèces tempérées ont pu survivre pendant les glaciations.
Notes de bas de page
1 Définitions tirées de Da Lage et Métailié, 2000 ; Demoule et al., 2005 ; Foucault et Raoult, 2005 ; Jouty, 2006 ; Leroi-Gourhan, 1988 ; Centre national de ressources textuelles et lexicales, 2012 ; Miskovsky, 2002 ; Ozenda, 1985 ; Raynal-Roques, 1994 ; Thiébault, 2010.
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Un aliment sain dans un corps sain
Perspectives historiques
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2007
La Pomme de terre
De la Renaissance au xxie siècle
Jean-Pierre Williot et Marc de Ferrière le Vayer (dir.)
2011
