• Contenu principal
  • Menu
OpenEdition Books
  • Accueil
  • Catalogue de 16438 livres
  • Éditeurs
  • Auteurs
  • Facebook
  • X
  • Partager
    • Facebook

    • X

    • Accueil
    • Catalogue de 16438 livres
    • Éditeurs
    • Auteurs
  • Ressources numériques en sciences humaines et sociales

    • OpenEdition
  • Nos plateformes

    • OpenEdition Books
    • OpenEdition Journals
    • Hypothèses
    • Calenda
  • Bibliothèques

    • OpenEdition Freemium
  • Suivez-nous

  • Lettre d’information
OpenEdition Search

Redirection vers OpenEdition Search.

À quel endroit ?
  • Presses universitaires François-Rabelais...
  • ›
  • Perspectives Villes et Territoires
  • ›
  • Les arts de la ville dans le projet urba...
  • ›
  • Chapitre 5. Débat public et médiation
  • ›
  • Vers un urbanisme transactionnel
  • Presses universitaires François-Rabelais...
  • Presses universitaires François-Rabelais
    Presses universitaires François-Rabelais
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Liens vers le livre
    Informations sur la couverture
    Table des matières
    Formats de lecture

    Plan

    Plan détaillé Texte intégral UNE NOUVELLE MODALITÉ DE FABRICATION DE LA VILLE : L’URBANISME TRANSACTIONNEL LE CAS SEINE ARCHE À NANTERRE : UN EXEMPLE D’URBANISME TRANSACTIONNEL Notes de bas de page Auteur

    Les arts de la ville dans le projet urbain

    Ce livre est recensé par

    Précédent Suivant
    Table des matières

    Vers un urbanisme transactionnel

    Albert Lévy

    p. 325-338

    Texte intégral UNE NOUVELLE MODALITÉ DE FABRICATION DE LA VILLE : L’URBANISME TRANSACTIONNEL L’évolution des grands récits urbanistiques Une nouvelle culture de projet La transformation du système d’acteurs L’essor du débat public LE CAS SEINE ARCHE À NANTERRE : UN EXEMPLE D’URBANISME TRANSACTIONNEL Système d’acteurs et nouvelle culture du projet Le projet Seine Arche et la doctrine de la « ville durable » L’essor du débat public : la démocratie locale en question Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    UNE NOUVELLE MODALITÉ DE FABRICATION DE LA VILLE : L’URBANISME TRANSACTIONNEL

    1Comment se fabrique la ville aujourd’hui en France ? Comment a évolué le système d’acteurs et comment s’est transformée la pratique urbanistique ? Quelles sont les idées et les doctrines urbanistiques nouvelles mobilisées et appliquées ? Avec la transformation du contexte de production de l’urbain, et dans le nouvel état de la culture après les bouleversements qui ont affecté le savoir, la science, les arts, en général, depuis la fin des années 1970, l’urbanisme s’est complètement transformé ? Cette évolution peut être résumée en quatre grands points qui définissent ce que nous avons appelé l’émergence d’un urbanisme transactionnel1, une pratique urbanistique nouvelle qui combine, coopérations et conflits entre acteurs dans le projet urbain et sa conception.

    L’évolution des grands récits urbanistiques

    2Nous vivons la fin des grands récits de l’urbanisme moderne analysés par Françoise Choay2, avec, en contre-point, l’apparition de nouveaux micro-récits propres à chaque architecte, ou groupes d’architectes : « ville générique » pour Rem Koolhaas, « ville de l’âge trois » pour Christian de Porzamparc, « New urbanism » chez Peter Katz, « urbanisme des réseaux » pour Gabriel Dupuy3… Le mouvement postmoderne a aussi éclaté en une série de courants différents4. La plupart des architectes opèrent aujourd’hui par des bricolages-collages théoriques pour l’élaboration de leur doctrine. Cette fin des grands récits de légitimation (métarécits) a été diagnostiquée par Jean-François Lyotard5 qui a parlé de post-modernité pour qualifier cette nouvelle situation (« on tient pour postmoderne l’incrédulité à l’égard des métarécits… à la désuétude du dispositif méta-narratif de légitimation ») et se demande où on va chercher à présent la nouvelle légitimité. Ce serait, selon lui, dans l’optimisation des performances du système, l’efficacité (« Soyez opératoires, c’est-à-dire commensurables ou disparaissez »), ou dans une nouvelle pragmatique langagière telle qu’elle a été imaginée par Habermas6, recherche d’un consensus obtenu par la discussion. Mais, nous dit Lyotard, « il violente l’hétérogénéité des jeux du langage. Et l’invention se fait toujours dans le dissentiment ».

    3Cependant le développement durable et sa traduction urbaine, la « ville durable »7, n’est-il pas en train de (re)constituer un nouveau grand récit sur l’urbanisme, un récit à prétention universelle, une nouvelle utopie urbaine8 ? Un nouveau modèle général de ville idéale ? Mais par ses propositions et par ses modalités, la « ville durable » relève bien cependant de l’idéologie de la postmodernité : recours au commensurable (normes quantitatives) et à la performance (culture du résultat), et elle pourrait facilement se réduire à un urbanisme de gestion (de l’environnement). Cette doctrine est aussi postmoderne par son pessimisme et par ses doutes vis-à-vis du progrès que le discours écologiste critique et en dénonce les conséquences.

    Une nouvelle culture de projet

    4On parle de projet négocié, et non imposé, moins global et plus local9, exigeant, de ce fait, des recompositions spatiales et des reconstructions de territoire de projet à plus grande échelle (intercommunalité, communauté de communes, communauté d’agglomération). On parle de co-conception, co-construction, co-décision, d’« urbanisme concourrant », à propos de cette nouvelle pratique de projet10, mobilisant un grand nombre d’acteurs et de multiples savoirs et savoir-faire à composer. C’est un projet qui se veut aussi plus ouvert, plus souple et flexible, évolutif dans le temps, et donc adaptable aux circonstances, opposé à la rigidité du plan et à la planification spatiale de l’époque précédente.

    La transformation du système d’acteurs

    5En relation à cette nouvelle culture du projet négocié, un nouveau système d’acteurs, plus complexe et plus diversifié, est né, lié aux différentes phases du projet, et surtout aux différentes fonctions de l’aménagement11 (stratégie/portage politique/pilotage technique/réalisation), entraînant une modification du système de décision moins hiérarchique, moins vertical, impliquant de nouvelles formes de partenariat privé/public ou public/public, des coalitions variables d’acteurs selon les projets, selon leurs phases de déroulement, etc., donc un processus plus collectif et plus itératif de programmation et de conception12, prenant en compte la diversité des acteurs.

    L’essor du débat public

    6De même, le débat public est introduit dans l’aménagement sous des formes diverses et variées (CNDP, conseils de quartier, assises pour la ville, forum citoyen, commission de concertation, atelier de projet urbain, etc.), avec des degrés et des niveaux variables de participation13 (allant de l’information, à la consultation, la concertation, jusqu’à la co-décision), soulevant des problèmes de représentativité dans les instances de débat, et des interrogations sur la notion d’intérêt général, à travers notamment le phénomène « Nimby » (not in my back yard) qui pose souvent de difficiles problèmes d’arbitrage entre intérêt particulier et intérêt général. La démocratie locale soulève, d’une manière générale, la question des relations entre démocratie représentative (élus), démocratie participative (citoyens), et la place des experts (architectes, urbanistes…) dans le débat qui devient ainsi triangulaire.

    7C’est ce nouveau contexte défini par ces quatre points qui qualifie ce que nous avons appelé l’urbanisme transactionnel, un urbanisme de négociation, qui s’effectue par combinaison d’idées, compromis, concessions : des transactions soit polémiques (par conflits, par rapports de force entre acteurs), soit contractuelles (par coopérations, par débats, dans le cadre de structures de discussion pré-établies). C’est un urbanisme qui est également procédural. Mais avec l’esprit gestionnaire14 de l’époque, il peut se réduire à une logique pure de gestion (économique), avec risque de désubstantialisation de l’urbanisme (perte de sens et de finalité). Cependant, on peut se demander, encore une fois, si le discours nouveau de la « ville durable » n’est pas une tentative pour « resubstantialiser » l’urbanisme, ce qui expliquerait son attraction actuelle, même si personne ne sait exactement à quoi va ressembler exactement cette ville durable (éco-cité) de demain, et la multiplication des éco-quartiers.

    8Un nouveau système de décision est donc né, un urbanisme fondé sur la coopération et la concurrence entre acteurs est apparu en même temps que le développement d’une pratique contractuelle dans l’élaboration des projets (contrat de ville, contrat d’agglomération, contrat État/Région, etc.) : on parle aussi de « démocratie contractuelle » pour qualifier ce nouveau régime de droit, où l’État est devenu un acteur comme les autres. Assiste-on au déclin de la loi et de la règle générale ? Cette « démocratie contractuelle » s’effectue à coups de compromis, de consensus, d’échange d’idées, de transactions. La fabrication de la ville se déroule selon un processus de régulation contractuelle, et, de ce fait, la capacité à gouverner la ville, à élaborer des projets, devient plus compliquée, car le système d’acteurs ouvert, pluriel, changeant, est instable, et la négociation, posée comme principe de conception, entraîne affrontements et conflits, retardant et complexifiant son élaboration et sa réalisation.

    9De plus, le projet, quelles que soient ses échelles (quartier, ville, intercommunalité), est rarement défini a priori dans sa totalité, dans son intégralité, mais résulte d’un processus ouvert : on parle d’approche procédurale, de conception constructiviste (work in progress…). C’est cette nouvelle légitimité procédurale, combinée à la démarche partenariale, qui caractérise donc le projet urbain aujourd’hui dans le nouveau contexte culturel postmoderne. Les doctrines et les idées urbaines nouvelles, qui sont mobilisées par les professionnels, résultent souvent de bricolages théoriques combinant une diversité d’idées et de références souvent contradictoires (développement durable et développement économique libéral, urbanisme de réseaux et paysage, tradition et modernité…).

    10Cette démarche partenariale donne lieu à la formation de coalitions d’acteurs privés et publics qui peuvent évoluer durant le projet, changer dans le temps, en fonction des diverses phases : ces coalitions sont donc instables, mouvantes, et évoluent de projet en projet, de phases en phases. Dans une logique de marché libéral total (comme en Angleterre, par exemple), le projet urbain se transforme en un urbanisme d’opportunité, marqué par une grande instabilité : les coalitions d’acteurs ne cessent d’évoluer selon les opérations. Le rôle de l’État, et de l’Établissement public, dans une telle logique libérale, est réduit à un simple facilitateur de coopérations, laissant aux acteurs le soin de définir le contenu du projet, sa programmation, ses objectifs… Selon Gilles Pinson15, dans un tel contexte d’affaiblissement de l’État, ce n’est plus la coalition qui fait le projet mais plutôt le projet qui fait la coalition, le rôle du politique consistant simplement à stabiliser cette coalition. Le projet urbain permet, selon lui, de générer de l’action collective dans un contexte pluralisé où les acteurs sont à la fois réticents à se soumettre à une volonté politique, imposée de l’extérieur, et où les ressources sont également dispersées16.

    11Tel est, en gros, ce nouveau contexte de production du projet urbain appelé urbanisme transactionnel que nous proposons d’illustrer sur un cas.

    LE CAS SEINE ARCHE À NANTERRE : UN EXEMPLE D’URBANISME TRANSACTIONNEL

    12Parmi les cas étudiés pour démontrer et vérifier nos hypothèses sur l’urbanisme transactionnel (Paris rive gauche17, plaine Saint-Denis18, Nanterre19, etc.) l’aménagement de Nanterre, à travers le projet Seine Arche, représente un exemple intéressant de cet urbanisme, qui qualifie la pratique urbanistique aujourd’hui, le projet urbain : un urbanisme de négociation mobilisant une multiplicité d’acteurs, mais aussi un urbanisme de conflits et polémiques entre acteurs qui procèdent et avancent par transactions et compromis, comme la médiation du préfet Ricono entre Nanterre et l’Epad ((Établissement Public d’Aménagement de la Défense créé en 1958) le montrera. À Nanterre, ce conflit n’est pas terminé et de nouvelles transactions sont à prévoir pour la redéfinition et la poursuite du projet Seine Arche qui pourrait remettre en cause sa nature et ses finalités. Voyons de quelle manière les différents points se traduisent ici.

    Système d’acteurs et nouvelle culture du projet

    13Un rapide petit aperçu historique préalable est nécessaire. Petit bourg rural au cours du Moyen Âge, Nanterre deviendra vers 1900 une ville industrielle importante de la banlieue parisienne. L’industrialisation fut d’abord favorisée par le fleuve (papeterie, biscuiterie Heudebert…), le chemin de fer (gare de triage La Folie…), l’automobile et la mécanique (usines Simca, Solex, Citroën…). La ville passa rapidement de 4 000 habitants en 1876 à 15 000 en 1900, et à 43 000 en 1931, avec 60 % d’ouvriers : ville industrielle communiste, elle appartenait alors à la fameuse « Ceinture rouge ». En 1968, elle atteint un pic démographique de 90 000 habitants, 95 000 en 1975. La ville fut une terre d’immigration pour la population rurale française (Bretons), mais aussi pour l’immigration étrangère (Portugais et Maghrébins qui s’y installèrent dès 1945 dans des bidonvilles, restés célèbres, qui ne furent résorbés qu’en 1972). Face à cet afflux de population, Nanterre dut affronter une grave pénurie de logements et se lança dans une politique de construction de grands ensembles (Marcellin-Berthelot, Provinces Françaises, Les Pâquerettes, Champs-aux-Melles, Anatole France, Rathelot, etc.), parallèlement à un développement du pavillonnaire autour du vieux centre. L’évolution métropolitaine donnera lieu à la réalisation de grands équipements collectifs : l’université en 1964-1968 (20 000 étudiants), la nouvelle Préfecture des Hauts-de-Seine en 1968 – Nanterre devint chef-lieu des Hauts-de-Seine en 1965 –, mais aussi à divers réseaux de transport (RER, autoroutes…) à grande échelle ; une nouvelle mairie de facture moderne est construite en 1973. La crise de désindustrialisation, qui a frappé la région parisienne durant cette période, va atteindre Nanterre qui devra se reconvertir. Aujourd’hui, avec 87 000 habitants, 85 000 postes de travail, et 35 000 étudiants, Nanterre est une commune relativement aisée et privilégiée de la banlieue parisienne, due aussi, à la proximité de la Défense.

    14Avec ces cités, inspirées du modèle de la charte d’Athènes, construites au coup par coup, isolées les unes des autres, ces réseaux de transport implantés brutalement, selon leur propre logique, qui découpent le territoire en tous sens, et contribuent à la dislocation et à la fragmentation de la ville, la commune en restera longtemps marquée et meurtrie par leur tracé. Elle a subi un siècle d’urbanisme autoritaire, mené par un État jacobin, centralisateur, qui lui a imposé ses infrastructures de transport, et par l’Epad qui a aussi voulu orienter et forcer son développement (construction des tours Aillaud en 1970 et de tours de bureaux) en fonction de ses besoins : le territoire Nanterrien a été en effet transformé en un espace de desserte pour le quartier d’affaires et pour tout l’ouest parisien. Avec la décentralisation des années 1980, le municipalisme va se réveiller, trouvant dans la loi des nouvelles marges de manœuvre et d’intervention pour agir, qui aboutira, au final, au projet Seine Arche. Les mots d’ordre de l’époque étaient « territoire en réparation », « cicatriser les plaies », « déjouer la tyrannie de l’axe », » résistance à l’État », etc.

    15L’aménagement de Nanterre illustre donc bien ces deux grandes périodes de l’urbanisme en France : les idées urbaines de la charte d’Athènes, entre 1945-1975, et depuis 2001, à travers le projet Seine Arche, la nouvelle doctrine de la « ville durable ». Entre ces deux périodes Nanterre a dû mener un long combat politique et urbanistique pour gagner son autonomie, défendre son identité et imposer sa volonté sur son territoire, autonomie aujourd’hui à nouveau remise en cause par l’État. Cette longue lutte, ce conflit entre acteurs, peut se résumer en quatre temps20 :

    • 1989-1991. L’État veut créer à Nanterre une grande opération d’intérêt national articulée sur l’axe historique (600 000 m² de bureaux dont 360 000 dans le secteur de la Défense, 1,2 million de m² de logements, dont 60 à 80 % sociaux et intermédiaires…), et l’Epad, à travers ses études (« De la Seine à la Seine »), veut aussi faire main basse sur son territoire et réclame un droit de préemption sur ses terrains, mais ils se heurtent à une vive résistance de la ville qui défend son espace et son identité : elle refuse de devenir une Défense bis et oppose à la logique de l’axe historique est/ouest une logique de liaisons transversales nord/sud. Elle rejette surtout toute tentative de modification de la composition sociale de la commune pour conserver son électorat ouvrier traditionnel. Elle oppose un contre-projet : « nous voulons une ville authentique et pas une excroissance de Paris » précise le maire de Nanterre Jacqueline Fraysse qui fait alors appel à l’expertise d’architectes (Paul Chemetov, Jean nouvel, Antoine Grumbach) pour apporter des idées nouvelles. En 1990, l’Epad lance, à son tour, une consultation internationale sur le grand axe, gagnée par l’équipe Chemetov Huidobro (qui travaille pour les deux camps ?) ;
    • 1992-1997. Les propositions des architectes sont repoussées par la population. De son côté, l’Epad demande aux équipes lauréates de la précédente consultation de travailler en commun, sous la direction de Chemetov : les études déboucheront sur l’aménagement d’un axe vert vers la Seine et un plan-guide en 1992, « support d’expression du projet urbain » (en 1999, Chemetov en réalisera seulement la jetée actuelle qui prolonge dans le vide l’esplanade de la Grande Arche). Profitant du krach immobilier de 1991-1992 et des difficultés de l’Epad, la ville va rejeter le plan-guide et demander l’enfouissement de l’A14, et d’une partie de l’A86, afin de limiter les effets ravageurs des infrastructures sur sa forme urbaine. Le débat se focalise aussi sur les questions de densité : Nanterre veut « une ville desserrée opposée au modèle de la ville compacte, une ville verte encore accueillante à une culture populaire… C’est cette vision de la ville qu’elle va désormais opposer au projet de l’Epad en se donnant deux types de moyens : une opinion mobilisée et une argumentation technique »21. Mouvement associatif, conseils de quartier, commission extramunicipale, tous les moyens sont mobilisés par la ville pour contrer le projet de l’Epad ; en 1990, est mis en place un service d’études urbaines, sorte d’atelier de projet urbain (dirigé par Sylvie Kandel) qui, de l’étude de la Zac Rouget-de-Lisle, passe à une réflexion globale sur la ville. Quant à l’Epad, il commande, à nouveau, en 1995 à l’agence Roland Castro, l’étude d’un autre projet urbain entre l’Arche et la préfecture (avec un programme de 9 000 logements) provoquant, une fois de plus, le rejet catégorique de la ville qui voit dans le projet Castro, trop dense, « une froide excroissance de Paris ». La commission extramunicipale d’aménagement créée en 1995 formule alors un contreprojet en 4 points : création d’un parc en bordure de Seine, désenclavement de l’université, aménagement de deux axes perpendiculaires et un réseau viaire de liaisons douces et de transports en commun. En 1996-1997 sont tenues les premières Assises pour la ville afin de débattre des orientations générales d’aménagement futur ;
    • 1997-2000. Un conflit au sein de la majorité municipale oppose PS et PC, le PS étant favorable au projet de ville dense de l’Epad. La situation est bloquée. Nanterre sollicita alors l’intervention du ministre de l’Équipement de l’époque, Jean-Claude Gayssot, qui désigne en 1998 le préfet Gilles Ricono comme médiateur pour chercher un consensus. Une solution médiane est élaborée entre le programme de l’Epad et celui de Nanterre : une Zac de 100 ha, avec réduction des m² à construire sous condition de céder plus de m² aux bureaux et aux équipements qu’aux logements, et de donner aussi plus de m² au logement social (40 %), création d’un nouvel établissement public d’aménagement où les partenaires seraient co-responsables, le maire de Nanterre assurant sa présidence, enfin partage des risques financiers (l’État s’engageant à verser une subvention d’équilibre de 250 millions de francs, en prenant aussi en charge la déviation de la Rn 314). La ville, et surtout l’Epad, émettent des réserves vis-à-vis de ce premier compromis. De nouvelles négociations sont alors engagées impliquant tous les acteurs, les ministères concernés, le département, la région, la ville, pour régler surtout le problème des risques financiers. Finalement, l’accord est trouvé et signé le 9 mai 2000 donnant satisfaction à la ville et à ses demandes : plafonnement des m² à construire, 40 % de logement social, inscription des engagements de l’État (financement direct de tout ce qui a trait à la libération du foncier, contribution à 50 % du déficit de l’opération), et création d’un nouvel établissement public d’aménagement (Epasa, symboliquement appelé Seine Arche, pour bien souligner le renversement de la situation et le nouveau rapport établi : de la Seine à l’Arche et non de l’Arche à la Seine) ;
    • 2000-2002. Le travail de résistance de la ville a payé : « La résistance d’il y a quelques années s’est transformée en une vraie force de propositions, en une alternative crédible à un modèle de développement actionnée par le rouleau compresseur libéral que l’on a cherché à imposer aux Nanterriens » écrit Michel Laubier (premier adjoint au maire de Nanterre) ; Gérard Perreau-Bezouille (autre adjoint à la mairie de Nanterre) précise à son tour : « Alors que l’État et l’Epad ont voulu simplement prolonger l’axe historique et produire ainsi une rupture en plus, il a fallu nous en mêler avec fermeté, résister à tout projet imposé d’en haut, co-construire dans la pluralité et imposer la création d’un nouvel établissement public »22.

    16Les conditions sont maintenant réunies par la ville pour réaliser son projet urbain, une opération d’intérêt national avec une double ambition : réparer le site, révéler ses potentialités et faire surtout une ville durable. Un concours de « marché de définition » est lancé en 2002 : trois équipes sont retenues autour de Christian Devillers, Bruno Fortier, et l’agence Treuttel-Garcias-Treuttel (TGT). En novembre 2002 le jury choisit, à l’unanimité, le projet de l’agence TGT intitulé Les Terrasses : 17 terrasses épousant la morphologie du sol descendent jusqu’à la Seine sur 3,5 km, soit 80 % des 120 ha du projet occupés par des espaces publics et des espaces verts. Ancrés dans le sol, ces 17 terrasses forment un grand escalier qui monte de la Seine vers la Défense, offrant un seul et long linéaire de façade plein sud, elles se déclinent en 4 bandes : promenade piétonne en bas d’immeubles, parterre de jardins, rue plantée, piste cyclable et voie de circulation motorisée. L’axe est repris, mais « légèrement courbé pour ne pas s’imposer au paysage ni donner l’impression de relayer directement le pouvoir », explique l’équipe lauréate. Jacqueline Fraysse, maire de Nanterre, y voit « le geste simple et concret pacifiant le grand axe et le réconciliant avec l’histoire de Nanterre ». Pour Michel Callen, directeur de l’Epa Seine Arche ces terrasses seront « un équipement public de rayonnement métropolitain ».

    17Actuellement, la commune, après avoir lutté pendant plus de vingt ans pour gagner son autonomie et avoir le droit de choisir son aménagement et son propre établissement de pilotage (l’Epa Seine Arche)23, voit son indépendance remise en cause, une nouvelle fois, par l’ingérence de l’État qui veut imposer, par la force, une fusion entre l’Epad et l’Epasa, avec un directeur unique, ainsi qu’un changement dans la programmation des m² de bureaux prévue, en doublant leur surface, contrariant la densité initiale du projet : le conflit entre l’État et l’Epad semble à nouveau ouvert, et la mairie sait que, dans cette nouvelle épreuve, elle peut disposer de l’appui des associations d’habitants fortement mobilisées pour l’indépendance communale.

    18Le président de l’Epad, Patrick Devidjian, qui est aussi président du conseil général du département des Hauts-de-Seine, a une visée très précise sur Nanterre : élargir le périmètre de la Défense sur la commune limitrophe, la seule à pouvoir disposer encore de réserves foncières. Il a, pour cela, l’appui du président Sarkozy (ex-président de l’Epad, Sarkozy a fait nommer, par le ministre Jean-Louis Borloo, Philippe Chaix directeur du futur établissement Epasa+Epad). Devidjian critique le projet Seine Arche et les élus de Nanterre : « Ce n’est pas qu’ils soient communistes qui me pose problème, c’est leur vision archéo de l’aménagement urbain qui me gène ! Des cubes de sept étages mis bout à bout… c’est assez pauvre sur le plan conceptuel… les communistes font du logement social parce qu’ils ont peur de perdre les élections »24. Le maire de Nanterre répond à ces attaques en disant que : « il y a deux poids deux mesures, le conseil général finance les balayeuses de l’Epad, mais délaisse l’entretien des tours de HLM de Nanterre ». Pour Devidjian, le développement de la Défense « offre à ces élus les moyens de gagner plus de taxes professionnelles. Ils continueront de faire des conneries avec cet argent s’ils le veulent… mais ils n’auront plus besoin de faire de la mendicité. D’ailleurs, Nanterre est déjà riche ». Tel est le nouvel état d’esprit et le nouveau rapport de force entre les protagonistes. Le projet de fusion Epasa+Epad est une déclaration de guerre pour Patrick Jarry et la ville de Nanterre. Face au clan UMP de Courbevoie, Puteaux et du conseil général, les élus de Nanterre sont minoritaires, et risquent de perdre la maîtrise de leur urbanisme : la démocratie locale est menacée et l’autonomie communale chèrement gagnée remise en cause, la décentralisation est en question. Dans ces conditions, l’avenir du projet urbain durable Seine Arche est-il encore assuré ?

    Le projet Seine Arche et la doctrine de la « ville durable »

    19Le projet Seine Arche (2000-2015) a un double objectif :

    • Réparer la ville déstructurée et fragmentée par la construction de grands ensembles et l’implantation brutale par l’État d’infrastructures de transports viaires et ferroviaires qui ont transformé le territoire de Nanterre en couloir de passage pour la banlieue ouest. On a parlé de « cicatriser les plaies », « réparer un territoire meurtri »… « Ce territoire a été dévasté pour faire passer l’A14 et A86, et leur couverture n’est toujours pas réalisée : depuis 40 ans, c’est une balafre dans le cœur de Nanterre…, c’est cela, le droit à la réparation ! » (Patrick Jarry maire de Nanterre) : un autre urbanisme des réseaux est à concevoir ;
    • Mener un projet d’aménagement durable ambitieux, mais sans en faire, paradoxalement, une ville dense et compacte, conforme au modèle urbain de durabilité, car ce que veut plutôt Nanterre c’est « une ville desserrée opposée au modèle de ville compacte, une ville verte encore accueillante à la culture populaire […] »25.

    20La doctrine de la « ville durable », appliquée ici, est la transposition dans l’espace urbain des principes du développement durable qui articule trois dimensions, l’économique, le social et l’environnement. Cette doctrine à prétention universelle, toujours en cours de construction, comporte un certain nombre de paradoxes et d’apories que nous avons analysées ailleurs26.

    L’essor du débat public : la démocratie locale en question

    21Un autre aspect de l’urbanisme transactionnel est le développement du débat public. Dans le discours de la « ville durable », la démocratisation des procédures de décision et la participation des habitants à l’aménagement de leur espace sont aussi posées comme condition nécessaire et comme clé indispensable à sa réussite, mais elle se heurte souvent, pour sa réalisation, on l’a vu, au contexte politique et institutionnel local, voire national, qui contrarie son déroulement27. À Seine Arche, c’est le contexte politique francilien, et plus particulièrement les rapports de Nanterre avec la Défense, donc avec l’État, qui sont concernés, ils ont donné lieu à plus de vingt années de lutte (1980-2000) entre Nanterre et son puissant voisin, une lutte qui ne semble pas encore terminée.

    22De l’avis des habitants, la démocratie participative à Nanterre n’en est restée encore qu’à ses préliminaires, au stade informatif, malgré la mise en place de différents dispositifs de concertation par la mairie (les premiers conseils de quartier datent de 1977) : Assises pour la ville, commission extra-municipale d’aménagement, Agora ou maison des initiatives citoyennes, comité local de démocratie participative, instances de démocratie de proximité, etc., d’une manière générale, et malgré tous ces dispositifs, les associations locales28 se plaignent de n’être informées qu’une fois les décisions prises ou uniquement consultées sur des questions secondaires et mineures, les choix importants se font ailleurs, sans elles. Elles ont pourtant participé, dès le début, aux études du projet Seine Arche, en intervenant dans la commission extra-municipale, dans des conseils municipaux extraordinaires, au sein du comité de pilotage qui a abouti au choix du projet de TGT, Les Terrasses, ainsi que dans des réunions de suivi, plus ou moins régulières, de l’avancement de l’opération.

    23On voit de quelle façon le cas Seine Arche à Nanterre illustre nos hypothèses sur la transformation de l’urbanisme et ses nouvelles modalités : la dimension conflictuelle entre les acteurs de la transaction est ici particulièrement aiguë, de même la tentative d’application d’une nouvelle doctrine d’urbanisme, la « ville durable » – encore à questionner – est bien explicite. L’avenir dira si le projet Seine Arche a réussi dans ses objectifs et dans son ambition.

    Image img01.jpg

    Fig. 1 : Nanterre, situation avant l’intervention.

    24Nanterre, territoire de la proche banlieue ouest, entre la Grande Arche et la Seine, déstructuré et disloqué par les infrastructures, avec des ensembles résidentiels enclavés, et des friches industrielles en bordure de Seine. Les deux illustrations suivantes montrent le projet lauréat TGT et la solution proposée en cours de réalisation : 17 terrasses qui descendent vers la Seine, prolongation du grand axe historique de Paris (qui part du Louvre) mais en l’incurvant légèrement, avec une série de constructions linéaires sur un côté seulement, orientées nord/sud, plus un réaménagement en jardin de la friche en bordure du fleuve. Ce projet a adopté les principes du développement durable (concours Seine Arche 2002). Si ce projet améliore la situation, on peut se demander d’une part, comment la grande coulée verte de 3,5 km de long va contribuer à l’urbanité de la ville de Nanterre, ne divise-t-elle pas, également, d’une certaine façon, le territoire, de chaque côté des terrasses ? D’autre part, le projet semble avoir du mal à se terminer : aucun « point » ne vient tenir, finir, rappeler, la fin de l’axe historique, courbé. On peut se demander aussi si cette large ouverture linéaire ne risque pas de poser des problèmes avec les vents d’ouest.

    Image img02.jpg

    Fig. 2 − Projet Seine Arche TGT (2002). [Crédit photographique : Epasa]

    Image img03.jpg

    Fig. 3 − Projet Seine Arche, vue en perspective. [Crédit photographique : Epasa]

    Notes de bas de page

    1 Pour plus de détails lire Lévy A., « Quel urbanisme face aux mutations de la société postin dustrielle ? », Esprit, no 329 (2006).

    2 Choay F., L'urbanisme, utopies et réalités, Paris, Le Seuil, 1965

    3 Dupuy G., L'urbanisme des réseaux, théories et méthodes, Paris, Armand Colin, 1991.

    4 Ellin n., Postmodern urbanism, Cambridge, Blakwell Publishers, 1996.

    5 « Dans la société et la culture contemporaine, la société postindustrielle, la culture post-moderne, la question de la légitimation se pose en d’autres termes. Le grand récit a perdu sa crédibilité, quelque soit le mode d’unification qui lui est assigné : récit spéculatif, récit d’émancipation. » Lyotard J.-F., La condition post-moderne, Paris, Les Éditions de Minuit, 1979, p. 63.

    6 Habermas J., Raison et légitimité, Paris, Payot, 1978.

    7 Les ouvrages sur la ville durable se multiplient, on peut citer : Guermond Y. et Mathieu n. (dir.), La ville durable, du politique au scientifique, Paris, inra, 2005 ; Chalon C., Clerc D., Magnin G. et Vouillot H., Pour un nouvel urbanisme. La ville au cœur du développement durable, Gap, Éditions Yves Michel, 2008 ; Cluzet A., Ville libérale, ville durable, Paris, Éditions de l’Aube, 2007 ; Charlot-Valdieu C. et Outrequin P., L'Urbanisme durable, Paris, Éditions du Moniteur, 2009.

    8 Magnaghi A., Le projet local, Spirmont, Éditions Mardaga, 2003 ; Choay F., « L'utopie et le statut anthropologique de l'espace édifié », Esprit, no 318 (2005) ; Ducroux A.-M. (dir.), Les nouveaux utopistes du développement durable, Paris, Autrement, 2003.

    9 Boutinet J.-P., Anthropologie du projet, Paris, PUF, 1993.

    10 Ascher F., Les nouveaux principes de l'urbanisme, Paris, Éditions de l'Aube, 2001.

    11 Sur ces questions voir par exemple Janvier Y., « Un système de production en mutation », in A. Masboungi (dir.), Fabriquer la ville. Outils et méthodes : les aménageurs proposent, Paris, La Documentation française, 2001.

    12 Prost R. (dir.), Projets architecturaux et urbains. Mutations des savoirs dans la phase amont, Paris, PUCA, 2003 ; Alluin P., Ingénierie de conception et ingénierie de production, Paris, PUCA, 1998 ; Arab n., « La coproduction des opérations urbaines », Espaces et Sociétés, no 105-106 (2001).

    13 CURAPP/CRAPS, La démocratie locale, participation, représentation et espace public, Paris, PUF, 1999 ; Territoires, no 374-375 (1997) ; Lévy Albert, « La démocratie locale en France : obstacles et enjeux », Espaces et Sociétés, no 112 (2003).

    14 Oghien A., L'esprit gestionnaire. Une analyse de l'air du temps, Paris, Éditions EHESS, 1995.

    15 Pinson G., Gouverner la ville par projet. Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Paris, Presses de Sciences Po, 2009.

    16 Sur toutes ces questions voir l’ouvrage collectif : Dormois R. et Gaudin J.-P., Stabilité et instabilité dans les processus de décision urbaine, Paris, PUCA, 2003.

    17 Lévy A., « Quel urbanisme face aux mutations… », art. cit.

    18 Lebois V., Lévy A., Mazzoni C. et Molinier A, La métropole en projets. Le devenir des territoires dans le Grand Paris, architecture de la grande échelle, 2e session 2007-2008, Ministère de la culture, rapport de recherche 2009.

    19 Ibid.

    20 Roncayolo M., Territoires en partages. Nanterre, Seine Arche : en recherche d'identité(s),Marseille, Éditions Parenthèses, 2007.

    21 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    22 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    23 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    24 Le Monde, 7 janvier 2009.

    25 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    26 Lévy A., « La “ville durable”. Paradoxes et limites d'une doctrine d'urbanisme émergente : le cas Seine Arche », Esprit, no 360 (2009).

    27 Sur cette question voir Lévy A., « La démocratie locale en France… », art. cit.

    28 On peut citer quelques associations locales parmi les plus actives de Nanterre : ABERPA, ADIRG, Croix Sens Durable, Mieux Vivre au Petit Nanterre, naturellement Nanterre, Unis vers-cités, etc.

    Auteur

    • Albert Lévy
    Précédent Suivant
    Table des matières

    Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

    Voir plus de livres
    Les arts de la ville dans le projet urbain

    Les arts de la ville dans le projet urbain

    Débat public et médiation

    Pascal Sanson (dir.)

    2011

    Architectures au Maghreb (XIXe-XXe siècles)

    Architectures au Maghreb (XIXe-XXe siècles)

    Réinvention du patrimoine

    Myriam Bacha (dir.)

    2011

    Villes et projets urbains en Méditerranée

    Villes et projets urbains en Méditerranée

    Jean-Paul Carrière (dir.)

    2002

    Femmes et villes

    Femmes et villes

    Sylvette Denèfle (dir.)

    2004

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume 2

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume 2

    Action concertée incitative Ville. Ministère de la Recherche

    Émilie Bajolet, Marie-Flore Mattéi et Jean-Marc Rennes (dir.)

    2006

    L’information dans les organisations : dynamique et complexité

    L’information dans les organisations : dynamique et complexité

    Christiane Volant (dir.)

    2008

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume I

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume I

    Action concertée incitative Ville. Ministère de la Recherche

    Émilie Bajolet, Marie-Flore Mattéi et Jean-Marc Rennes (dir.)

    2006

    La ville et l’esprit de société

    La ville et l’esprit de société

    Katia Béguin et Olivier Dautresme (dir.)

    2004

    Lire les territoires

    Lire les territoires

    Yves Jean et Christian Calenge (dir.)

    2002

    Conflits et territoires

    Conflits et territoires

    Patrice Melé, Corinne Larrue et Muriel Rosemberg (dir.)

    2004

    Continu et discontinu dans l’espace géographique

    Continu et discontinu dans l’espace géographique

    Alexandre Fréderic et Alain Génin (dir.)

    2008

    Les constructions locales du politique

    Les constructions locales du politique

    Hélène Bertheleu et Françoise Bourdarias (dir.)

    2008

    Voir plus de livres
    1 / 12
    Les arts de la ville dans le projet urbain

    Les arts de la ville dans le projet urbain

    Débat public et médiation

    Pascal Sanson (dir.)

    2011

    Architectures au Maghreb (XIXe-XXe siècles)

    Architectures au Maghreb (XIXe-XXe siècles)

    Réinvention du patrimoine

    Myriam Bacha (dir.)

    2011

    Villes et projets urbains en Méditerranée

    Villes et projets urbains en Méditerranée

    Jean-Paul Carrière (dir.)

    2002

    Femmes et villes

    Femmes et villes

    Sylvette Denèfle (dir.)

    2004

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume 2

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume 2

    Action concertée incitative Ville. Ministère de la Recherche

    Émilie Bajolet, Marie-Flore Mattéi et Jean-Marc Rennes (dir.)

    2006

    L’information dans les organisations : dynamique et complexité

    L’information dans les organisations : dynamique et complexité

    Christiane Volant (dir.)

    2008

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume I

    Quatre ans de recherche urbaine 2001-2004. Volume I

    Action concertée incitative Ville. Ministère de la Recherche

    Émilie Bajolet, Marie-Flore Mattéi et Jean-Marc Rennes (dir.)

    2006

    La ville et l’esprit de société

    La ville et l’esprit de société

    Katia Béguin et Olivier Dautresme (dir.)

    2004

    Lire les territoires

    Lire les territoires

    Yves Jean et Christian Calenge (dir.)

    2002

    Conflits et territoires

    Conflits et territoires

    Patrice Melé, Corinne Larrue et Muriel Rosemberg (dir.)

    2004

    Continu et discontinu dans l’espace géographique

    Continu et discontinu dans l’espace géographique

    Alexandre Fréderic et Alain Génin (dir.)

    2008

    Les constructions locales du politique

    Les constructions locales du politique

    Hélène Bertheleu et Françoise Bourdarias (dir.)

    2008

    Accès ouvert

    Accès ouvert

    ePub

    PDF

    PDF du chapitre

    Acheter

    Édition imprimée

    Presses universitaires François-Rabelais
    • amazon.fr
    • decitre.fr
    • mollat.com
    • leslibraires.fr
    • placedeslibraires.fr

    1 Pour plus de détails lire Lévy A., « Quel urbanisme face aux mutations de la société postin dustrielle ? », Esprit, no 329 (2006).

    2 Choay F., L'urbanisme, utopies et réalités, Paris, Le Seuil, 1965

    3 Dupuy G., L'urbanisme des réseaux, théories et méthodes, Paris, Armand Colin, 1991.

    4 Ellin n., Postmodern urbanism, Cambridge, Blakwell Publishers, 1996.

    5 « Dans la société et la culture contemporaine, la société postindustrielle, la culture post-moderne, la question de la légitimation se pose en d’autres termes. Le grand récit a perdu sa crédibilité, quelque soit le mode d’unification qui lui est assigné : récit spéculatif, récit d’émancipation. » Lyotard J.-F., La condition post-moderne, Paris, Les Éditions de Minuit, 1979, p. 63.

    6 Habermas J., Raison et légitimité, Paris, Payot, 1978.

    7 Les ouvrages sur la ville durable se multiplient, on peut citer : Guermond Y. et Mathieu n. (dir.), La ville durable, du politique au scientifique, Paris, inra, 2005 ; Chalon C., Clerc D., Magnin G. et Vouillot H., Pour un nouvel urbanisme. La ville au cœur du développement durable, Gap, Éditions Yves Michel, 2008 ; Cluzet A., Ville libérale, ville durable, Paris, Éditions de l’Aube, 2007 ; Charlot-Valdieu C. et Outrequin P., L'Urbanisme durable, Paris, Éditions du Moniteur, 2009.

    8 Magnaghi A., Le projet local, Spirmont, Éditions Mardaga, 2003 ; Choay F., « L'utopie et le statut anthropologique de l'espace édifié », Esprit, no 318 (2005) ; Ducroux A.-M. (dir.), Les nouveaux utopistes du développement durable, Paris, Autrement, 2003.

    9 Boutinet J.-P., Anthropologie du projet, Paris, PUF, 1993.

    10 Ascher F., Les nouveaux principes de l'urbanisme, Paris, Éditions de l'Aube, 2001.

    11 Sur ces questions voir par exemple Janvier Y., « Un système de production en mutation », in A. Masboungi (dir.), Fabriquer la ville. Outils et méthodes : les aménageurs proposent, Paris, La Documentation française, 2001.

    12 Prost R. (dir.), Projets architecturaux et urbains. Mutations des savoirs dans la phase amont, Paris, PUCA, 2003 ; Alluin P., Ingénierie de conception et ingénierie de production, Paris, PUCA, 1998 ; Arab n., « La coproduction des opérations urbaines », Espaces et Sociétés, no 105-106 (2001).

    13 CURAPP/CRAPS, La démocratie locale, participation, représentation et espace public, Paris, PUF, 1999 ; Territoires, no 374-375 (1997) ; Lévy Albert, « La démocratie locale en France : obstacles et enjeux », Espaces et Sociétés, no 112 (2003).

    14 Oghien A., L'esprit gestionnaire. Une analyse de l'air du temps, Paris, Éditions EHESS, 1995.

    15 Pinson G., Gouverner la ville par projet. Urbanisme et gouvernance des villes européennes, Paris, Presses de Sciences Po, 2009.

    16 Sur toutes ces questions voir l’ouvrage collectif : Dormois R. et Gaudin J.-P., Stabilité et instabilité dans les processus de décision urbaine, Paris, PUCA, 2003.

    17 Lévy A., « Quel urbanisme face aux mutations… », art. cit.

    18 Lebois V., Lévy A., Mazzoni C. et Molinier A, La métropole en projets. Le devenir des territoires dans le Grand Paris, architecture de la grande échelle, 2e session 2007-2008, Ministère de la culture, rapport de recherche 2009.

    19 Ibid.

    20 Roncayolo M., Territoires en partages. Nanterre, Seine Arche : en recherche d'identité(s),Marseille, Éditions Parenthèses, 2007.

    21 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    22 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    23 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    24 Le Monde, 7 janvier 2009.

    25 Roncayolo M., Territoires en partages…, op. cit.

    26 Lévy A., « La “ville durable”. Paradoxes et limites d'une doctrine d'urbanisme émergente : le cas Seine Arche », Esprit, no 360 (2009).

    27 Sur cette question voir Lévy A., « La démocratie locale en France… », art. cit.

    28 On peut citer quelques associations locales parmi les plus actives de Nanterre : ABERPA, ADIRG, Croix Sens Durable, Mieux Vivre au Petit Nanterre, naturellement Nanterre, Unis vers-cités, etc.

    Les arts de la ville dans le projet urbain

    X Facebook Email

    Les arts de la ville dans le projet urbain

    Vous pouvez vous connecter à votre bibliothèque à l’adresse suivante : https://freemium.openedition.org/oebooks

    Suggérer l’acquisition à votre bibliothèque

    Si vous avez des questions, vous pouvez nous écrire à access[at]openedition.org

    Les arts de la ville dans le projet urbain

    Vérifiez si votre bibliothèque a déjà acquis ce livre : authentifiez-vous à OpenEdition Freemium for Books.

    Vous pouvez suggérer à votre bibliothèque d’acquérir un ou plusieurs livres publiés sur OpenEdition Books. N’hésitez pas à lui indiquer nos coordonnées : access[at]openedition.org

    Vous pouvez également nous indiquer, à l’aide du formulaire suivant, les coordonnées de votre bibliothèque afin que nous la contactions pour lui suggérer l’achat de ce livre. Les champs suivis de (*) sont obligatoires.

    Veuillez, s’il vous plaît, remplir tous les champs.

    La syntaxe de l’email est incorrecte.

    Référence numérique du chapitre

    Format

    Lévy, A. (2011). Vers un urbanisme transactionnel. In P. Sanson (éd.), Les arts de la ville dans le projet urbain. Tours: Presses universitaires François-Rabelais. https://doi.org/10.4000/books.pufr.197
    Lévy, Albert. « Vers un urbanisme transactionnel ». In Les arts de la ville dans le projet urbain, édité par Pascal Sanson. Tours: Presses universitaires François-Rabelais, 2011. doi:10.4000/books.pufr.197.
    Lévy, Albert. « Vers un urbanisme transactionnel ». Les arts de la ville dans le projet urbain, édité par Pascal Sanson, Presses universitaires François-Rabelais, 2011, https://doi.org/10.4000/books.pufr.197.

    Référence numérique du livre

    Format

    Sanson, P. (éd.). (2011). Les arts de la ville dans le projet urbain. Tours: Presses universitaires François-Rabelais. https://doi.org/10.4000/books.pufr.116
    Sanson, Pascal, éd. Les arts de la ville dans le projet urbain. Tours: Presses universitaires François-Rabelais, 2011. doi:10.4000/books.pufr.116.
    Sanson, Pascal, éditeur. Les arts de la ville dans le projet urbain. Presses universitaires François-Rabelais, 2011, https://doi.org/10.4000/books.pufr.116.
    Compatible avec Zotero Zotero

    1 / 3

    Presses universitaires François-Rabelais

    Presses universitaires François-Rabelais

    • Plan du site
    • Se connecter

    Suivez-nous

    • Flux RSS

    URL : http://pufr-editions.fr/

    Email : pufr@univ-tours.fr

    OpenEdition
    • Candidater à OpenEdition Books
    • Connaître le programme OpenEdition Freemium
    • Commander des livres
    • S’abonner à la lettre d’OpenEdition
    • CGU d’OpenEdition Books
    • Accessibilité : partiellement conforme
    • Données personnelles
    • Gestion des cookies
    • Système de signalement