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    Plan détaillé Texte intégral Les données Les noms La dévolution des noms dits de baptême Le système anthroponymique masculin La pérennité des surnoms-patronymes Y a-t-il un système pour nommer les femmes ? Annexe Notes de bas de page Auteur

    Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne. Tome V-2 : Intégration et exclusion sociale, lectures anthroponymiques

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Les dépendants de la Sainte-Chapelle de Bourges à Genouilly (seigneurie de Graçay) en 1466

    Françoise Michaud-Fréjaville

    p. 109-140

    Texte intégral Les données Les noms Les garçons Du côté des dames... La dévolution des noms dits de baptême Le système anthroponymique masculin La pérennité des surnoms-patronymes Y a-t-il un système pour nommer les femmes ? Le surnom propre Annexe Annexe I. Les hommes de Genouilly (1400-1466) II. Les prénoms des vassaux ayant rendu hommage à Charles de France, duc de Berry (1400-1466) III. Les femmes de genouilly (1400-1466) 1. Femmes apparaissant avec une double anthroponymie 2. Femmes avec nom unique d'origine patronymique 3. Palmarès des noms féminins IV. Les patronymes de 1466 : antériorité et postérité Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1Dans sa corbeille de fondation, la Sainte-Chapelle de Bourges avait reçu du duc Jean de Berry la seigneurie de Graçay1, située au nord-ouest du duché, à la limite du Blésois. Bordée au nord par la vallée du Cher, la seigneurie englobait presque totalement les paroisses de Graçay, Saint-Outrille, Dampierre, Nohant, actuellement dans le Cher, d'Anjouin, Dun-le-Poëlier, Bagneux, Orville, Reboursin, aujourd'hui dans l'Indre et de la Chapelle-Montmartin en Loir-et-Cher ; des fiefs et des enclaves parsemaient évidemment ces territoires2. L'emprise du duc, puis des chanoines, s'étendait en outre sur une partie des paroisses périphériques. La réorganisation du plan comptable, si l'on ose s'exprimer ainsi, de la seigneurie entre 1466 et 1470 donne la liste des revenus dans vingt-huit paroisses, non comprise la ville de Graçay elle-même3. La remarquable conservation des liasses et surtout des registres qui furent récupérés par le chapitre cathédral de Saint-Étienne de Bourges quand celui-ci eut obtenu en 1757 la suppression — et la réunion à son bénéfice — de la fondation rivale, permet une étude fine de cette région entre 1372 et la fin du XVIe siècle.

    2Une des pièces majeures de cette documentation est l'ensemble des trois volumes du « Terrier Seurrat » des années 1466-14674. Nous savons que Pierre Seurrat, d'abord prévôt de Graçay en 1428-1430, puis clerc juré et notaire5, marié6 et issu d'une famille locale, a rempli la fonction de receveur du domaine pour les chanoines au moins entre 1461 et 1472, dates extrêmes de ses comptes conservés. Il tenta, à la mesure de ses moyens et de sa personnalité sans doute, de mettre de Tordre dans la gestion de la seigneurie en se donnant des instruments de travail. Il avait peut-être éprouvé, lors des exercices 1461-1465, des difficultés à entrer dans les rubriques de ses prédécesseurs qui utilisaient des schémas distincts pour les blés et les deniers. L'ancienne forme, analytique et non géographique, assez abstraite, avait été mise au point par les bureaux du duc de Berry et fut utilisée dès 1372 par Jean de Saint-Germain, premier châtelain, receveur et maître des eaux et forêts7. Je ne sais si Seurrat trouva que ce cadre était par trop éloigné des réalités de la gestion quotidienne, ou s'il aimait arpenter la terre dont il avait la charge et la connaissait mieux dans l'espace que sur le parchemin, mais il prit le parti de bouleverser assez totalement un ordre presque centenaire. Il entreprit donc un relevé exhaustif des revenus de la terre de Graçay, appelée aussi « baronnie », qu'il intégra dans un compte.

    3Dans le premier tome de 334 folios, après avoir énuméré les différentes enclaves, donné les limites de la seigneurie, il inscrivit rapidement la liste des rentes fixes, puis les fermes des dîmes et terrages, enfin les moulins. À partir du folio 25, il commença à faire le tour de la seigneurie, paroisse par paroisse, selon un schéma toujours semblable : les grains (froment, seigle, avoine, marsèche), puis les recettes en argent, les cens, les franchises ou bourgeoisies, les tailles. Il en profita pour redonner les clauses des différents baux — les « métairies » (ici à ferme) en tête puis les chezaux et les parcelles — tenancier par tenancier, en rappeler le plus souvent les dates d'entrée et la durée, les obligations8 ; il inscrivit les confronts des terres baillées comme des terres censitaires. Ces longs rappels expliquent que le premier volume se clôt avec la paroisse d'Anjoin et que la promenade se poursuit jusqu'au folio 201 du second tome. Ensuite viennent d'autres recettes générales (tonte des prés, ventes de bois, amendes des eaux et forêts, droits de lods et ventes, droits de fiefs, fol. 203-238v) et enfin les dépenses dont la brièveté (fol. 239-268) paraît, en comparaison de la minutie des recettes, un peu expéditive. Les balances et la clôture du compte (12 décembre 1469) occupent le verso du deux-cent-soixante-huitième folio du second volume. Si le travail du receveur s'était arrêté là nous n'aurions qu'une composition hybride entre le terrier et le livre de compte traditionnel. Ces six-cent-huit folios auraient été utiles au receveur et auraient offert à l'historien un moyen de connaître, selon des méthodes aujourd'hui bien éprouvées, la taille des exploitations, quelques descriptions de chezaux9, la répartition des cultures sur le terroir, la dispersion ou la concentration de l'habitat, l'emplacement des carrefours et des gués, les arbres remarquables, les étangs et moulins disparus, l'étendue des forêts et des garennes, travail rendu assez facile par un cadastre du canton de Graçay, confectionné au début du siècle dernier et heureusement conservé10.

    4Mais les conditions particulières de la terre de Graçay ont amené Pierre Seurrat à poursuivre son travail dans une direction plus originale. Le Berry est terre de servage encore à la fin du Moyen Âge, les serfs sont ici « barons », hommes donc11 ou « femmes de baronnie », et ceux qui sont affranchis sont des « bourgeois », les nouveaux arrivants doivent faire une déclaration d'entrée en bourgeoisie dans un délai d'un an, sinon ils sont réputés de baronnie, donc non libres. Cette non-liberté se traduit par le paiement d'une taille variant entre quatre et douze sous — ce qui n'est pas rien —, et l'existence d'une mortaille sous forme d'un droit de main morte, l'échoîte. Mais les bourgeois de leur côté paient des bourgeoisies, « qui sont teles que qui a beste dont il fait laborage ou vait en marchandise, il doit V s. et qui ne a point, il ne doit que II s. tournois », modalités qui ne sont qu'un élargissement des dispositions de la charte de franchise accordée à Graçay en 124612. Certaines familles appartiennent à la « franchise de Vonne », un petit territoire situé à cheval sur les actuelles communes de Graçay et d'Anjouin dont les habitants, outre une taille, s'ils ont un feu et un attelage versent douze deniers et un setier d'avoine et s'ils n'ont pas de champ cultivé en labourage ne paient que six deniers ; en cas de plusieurs exploitations, ou chezaux, chaque unité ne doit que six deniers et une mine d'avoine13. On voit donc la variété des situations et l'écart entre les redevances qui va de un à vingt-quatre. Les baux précisent, lorsqu'ils sont emphytéotiques, que les héritages et aliénations ne doivent pas se faire au bénéfice des nobles ou d'autres religieux que les chanoines de la Sainte-Chapelle, clauses fort usuelles, mais qu'ils ne peuvent non plus s'effectuer en dehors des « mains des hommes et femmes de la seigneurie de mesdits seigneurs ». En cas contraire, après estimation par des gens compétents, les chanoines se réservent le droit de récupérer les biens litigieux en versant « les parisis pour les tournois », ou au contraire, peuvent laisser les choses se faire, mais en prenant les droits de mutation en parisis au lieu des tournois ce qui dans les deux cas augmente les sommes de près de dix pour cent.

    5Tous les aveux et dénombrements des fiefs importants de la seigneurie et des fiefs voisins rappellent l'existence, ou non, des droits de suite exercés sur les dépendants par les seigneurs ou les chanoines14. Aucun habitant n'échappe donc à une classification, qu'il dépende des religieux ou qu'il appartienne à un seigneur, vassal ou non de la Sainte-Chapelle. Les mariages entre les gens des diverses seigneuries sont en effet autorisés15 sans droit de formariage, ils entraînent cependant la nécessité de tenir un relevé des descendances de façon à répartir les enfants entre les diverses catégories et appartenances seigneuriales, entre autre pour faciliter les perceptions. C'est en cela que Pierre Seurrat fit une œuvre originale. Le troisième volume du terrier se présente comme un mémorandum des conditions personnelles des habitants de la seigneurie. On sait qu'au milieu du XVe siècle nombreux ont été les receveurs seigneuriaux qui ont ainsi mis en chantier des censiers, terriers, listes de dépendants. Voici déjà trente ans R. Fossier analysait et publiait en partie un recueil d'aveux de servage de l'abbaye de Clairvaux16, plus tard A.-M. Patault a repris ces sources pour une étude juridique sur la condition servile de ces régions17. La terre de Graçay présente l'avantage sur ces listes ne comportant que des serfs de rassembler dans une même communauté, comme au village, des individus de conditions diverses, dépendants de seigneurs différents mais liés les uns aux autres par des liens familiaux que précise le terrier, et sans les risques de dissimulation d'une source directement fiscale comme les cherches de feux18.

    6Le travail de recension des habitants de la terre de Graçay n'obéit pas à une rigoureuse organisation, tant s'en faut, et il n'est pas certain que les successeurs de notre receveur aient pu utiliser commodément ces quelques 350 folios — en réalité non foliotés — faute de tables ou d'un quelconque système de répertoire, à l'exception de titres courants au nom des paroisses concernées. Le rédacteur nous donne un aperçu de ses sources — et de ses propres limites — dans les quelques lignes d'introduction : « Cy après s'ensuit la declaration des partaiges et nouveaux adveuz des hommes et femmes francs et serfs, franches et serves de la terre, justice, seigneurie et baronnie de Graçay, faiz en plusieurs lieux et plusieurs juriditions et extraitz de plusieurs papiers des notaires de Graçay et autres ; et aussi de plusieurs papiers des bailliz et prevostz des justices dudit Gracay, Vastan, Macay, Marray, Fins et de plusieurs autres juges, esqueulz l'on n'a pu tenir en ordre de date et en y a les uns devant les autres, ainsi que les tenoient lesdits papiers, desquelz partaiges et adveuz de franchise la déclaracion cy apres s'ensuit en ceste forme... ». On est tenté de se laisser aller à sourire à la lecture du candide aveu de notre compilateur : il a baissé les bras devant l'anarchique chronologie des documents compulsés. Et il faut dire qu'il n'a pas peu contribué à assombrir encore le déroulement du temps dans sa propre classification.

    7Son travail comporte deux parties : dans la première (fol. 1-80) il a recopié des registres : d'abord celui de Graçay depuis 1422 jusqu'en 1442, puis aux fol. 28-46 un des siens propres (1442-1464)19, il revient ensuite chronologiquement en arrière et note les soixante-dix-neuf mentions de « ceux qui ont requis les bourgeoisies durant le temps que Gillet Sauget estoit greffier de la terre dudit lieu de Gracay » c'est-à-dire entre le 8 février 1448 (n. st.) et le 12 janvier 1456 (n. st.) (fol. 46v-50v). Il enchaîne avec d'« autres franchises et bourgeoisies dudit Gracay ; et les noms et surnoms des receuz a icelle cy après s'ensuivent », c'est-à-dire soixante-deux aveux de bourgeoisie (fol. 50v-56). Mais on pourra noter que les dates de fonction de Gillet Sauget et celles de la section suivante recoupent son propre recueil, cela ne trouble pas le compilateur qui recopie imperturbablement deux, voire trois fois les mêmes textes. Bien plus, sans doute inquiet de laisser éventuellement de côté des aveux ou des partages importants, Seurrat refourgonne dans ses archives, et dans celles laissées par ses confrères et prédécesseurs, et en sort des actes passés devant les lieutenants du bailli de Graçay en 1428-1432, devant lui-même quand il était prévôt (1430-1432)... En fait, il note scrupuleusement ce qu'il a déjà engrangé. Il continue avec les « partages par devant Jehan Alixandre, prevost » faits en 1435 (fol. 64v-66), ensuite il énumère les « partaiges fez par devant le prevost de la Maison-Fort et de Gracay mil cccc xxxiv, le xxiie jour du mois de may », en réalité il a bien alors copié quatre actes de 1434, mais aussi trois autres de 1447-1450 (fol. 66-69v). Il termine cette partie par d'« autres partaiges faits par Jehan Riviere » soient quarante-deux actes rédigés entre août 1361 et juin 1467 (fol. 70-80).

    8Nous nous trouvons ainsi en présence d'un ensemble inorganisé, parfois redondant et aussi lacunaire, des noms sont orthographiés différemment, des familles sont autrement composées20, des dates manquent ou sont indiquées par la mention « ledit jour » dont il n'est pas vraiment sûr qu'il s'agisse de celui dont le quantième et l'année ont été indiqués en dernier.

    9Sa compilation terminée, Pierre Seurrat entreprit un classement géographique. Eh partant de Graçay, il donna pour toutes les localités les généalogies, ou au moins les éléments qu'il en connaissait, de tous ceux et celles qui étaient ou bourgeois ou barons, ou appartenaient à des familles mixtes afin de bien distinguer les filiations qui, par partage, étaient échues aux chanoines et celles qui devaient aller aux seigneuries avoisinantes. En gros, il a tourné dans le sens des aiguilles d'une montre à partir de Coulon, au sud-est de Graçay, autrefois paroisse et aujourd'hui rattachée au chef-lieu de la seigneurie. À l'occasion, le lecteur retrouve quelques aveux de bourgeoisie, parfois en double, voire en triple emploi, et rencontre des bourgeois plus ou moins récemment arrivés sans que leurs aveux aient été notés21. Ch peut également lire, à propos de quelques familles, des répartitions par partage dont certaines avaient échappé, pour des raisons mystérieuses, à la compilation de la première partie22. D'une paroisse à l'autre, à l'occasion de l'installation de tel ou telle des descendants d'un couple, Seurrat redonne tout ou partie de sa filiation, et là encore on trouve des différences, parfois minimes, parfois très importantes, entre les diverses versions des arbres généalogiques, en particulier la mention de décès qui dissocient dans le temps certaines branches que l'on pouvait juger absolument contemporaines. Encore une fois, il est clair que Pierre Seurrat n'a pas vraiment organisé sa collecte de documents avec une très grande rigueur.

    10Le nombre des familles inscrites est bien sûr variable selon les paroisses, on peut cependant noter deux choses essentielles. La première est que la présence de co-seigneurs entraîne la rédaction de nombreuses filiations et semblerait gonfler la place des dépendants des chanoines de la Sainte-Chapelle dans certains territoires, c'est le cas, me semble-t-il dans celui de Massay23, où les possessions de Graçay sont très peu étendues mais où, en revanche, les intermariages ont été nombreux et surtout soigneusement soumis à la vigilance et des chanoines de Bourges et des moines bénédictins24. Il en est de même pour Poulaines25 dont les cent-trente-sept généalogies sont dues à la présence des trois prieurés d'Aubigny, Espaillot et Chambon. La seconde remarque porte sur ville de Graçay elle même qui, jouissant de sa franchise propre, n'offre que la description de sept familles, non des moindres il est vrai puisque l'une d'elles, s'étalant sur quatre générations et cinq branches, présente soixante-cinq personnes26. La « capitale » de la seigneurie échappe néanmoins à l'enquête familiale du receveur, or les seules paroisses limitrophes de Coulon, Saint-Phalier et Avexy aujourd'hui rattachées à Graçay, et de Saint-Outrille et Genouilly représentent, avec deux-cent-quarante-et-une généalogies, 27,4 % de l'ensemble du document. Si nous nous fions aux données de l'Etat des feux de Berry de 1565 le déficit causé par l'absence du noyau central de la seigneurie doit être du même ordre que ce que nous savons de Saint-Outrille et Avexy27, il paraît difficile dans ces conditions de tenter une restitution quelconque des familles de la ville. Nous ne disposerons donc pas d'une source vraiment homogène sur la seigneurie des chanoines.

    11La confrontation des trois registres offre quand même de très riches renseignements. Nous pouvons éliminer les redites28, compléter des filiations par des recoupements et dater précisément ou approximativement de nombreuses généalogies par les aveux de bourgeoisie, les partages et bien sûr les baux et les séries conservées des comptes.

    12Afin d'éprouver les renseignements qu'il est possible d'obtenir, une paroisse test a été choisie, celle de Genouilly29 dont la dimension était assez grande, peu modifiée lors de la création de la commune. Elle présente des terroirs variés (forêts, étangs, champs, vignes) et un bon éventail de structures d'habitats et d'exploitations (grosses métairies, chezaux importants en hameaux, maisons semi-urbaines mais aussi lopins minuscules, rangs de vignes). Des emprises seigneuriales permettent de trouver des mariages donnant lieu aux répartitions de dépendants : le prieuré grandmontain de Font-Blanche, Sainte-Croix d'Orléans seigneur de Marray, les fiefs de Maison-Fort (famille de Graçay)30 et de Gaulteret (Troussebois)31. Enfin le duc Jean de Berry y avait fait réaménager la résidence seigneuriale, la « salle » de Genouilly, réduite moins d'un siècle après à une simple métairie32.

    Les données

    13Le terrier de Genouilly à proprement parler occupe les folios 1 à 114 du second volume (8 G 2102), les quarante-deux généalogies se trouvent aux folios 224-236v de 8 G 2103 et incluent onze partages. En outre, onze aveux de nouveaux venus (entre 1435 et 1464) sont épars dans les collations de la première partie du troisième registre ; enfin Seurrat a noté dans ses généalogies quarante et une personnes non originaires de la seigneurie et devenues bourgeoises à des dates non précisées.

    14Nous avons relevé toutes les mentions anthroponymiques de l'ensemble de la documentation, registres terriers, livre des serfs et liasses conservées par paroisses33. Les recoupements possibles et l'homogénéité chronologique ont permis de retrouver chaque individu et pratiquement d'éliminer les doublets sans crainte de perdre des homonymes absolus, les confronts des énumérations de parcelles ont élargi de 103 unités notre base anthroponymique.

    • les généalogies, partages et aveux apportent 77 patronymes34, 39 prénoms masculins pour 198 garçons (5,07 individus/prénom) et 32 prénoms féminins pour 152 filles (4,75 filles pour un prénom) en tout 350 personnes (dont en réalité 9 sans prénoms). On voit que ce type de document gonfle particulièrement la place des femmes — ici elles représentent 43,4 % du total — par rapport aux données fournies par les cartulaires des XIe et XIIe siècles où leur part était nettement sous-évaluée35. R. Fossier avait constaté la même chose dans son registre de 146436
    • avec les confronts, nous atteignons 111 patronymes, 47 prénoms pour 265 garçons (5,6 pour un nom) et 37 prénoms féminins pour 187 filles (5 par nom), soit 452 individus. On notera ainsi que ces confronts sont essentiellement déterminés par des désignations masculines, chefs de famille ou exploitants, et cela alourdit le poids des hommes de Genouilly de près de 25 % ! À l'ensemble, il faut ajouter treize personnes « anonymes »37, sans appellation ni repère anthroponymiques, que le receveur a cependant notées soit par un blanc laissé en attente soit par une périphrase : un homme survenu de..., une femme ayant fait aveu de bourgeoisie.

    15Par ailleurs, le dépouillement des généalogies aboutit à 75 couples dont 59 avec une descendance connue ; 21 % des couples seraient donc, sous toutes réserves, peut-être stériles ou tout au moins sans enfants ayant survécu assez pour faire souche à leur tour ou trop récents pour avoir encore procréé. On voit que bien des incertitudes subsistent. Contrairement à trop d'idées reçues les familles très nombreuses sont plutôt rares (ce qui ne veut pas dire que les naissances n'aient pas été répétées) : un quart seulement des couples avec enfants (22,6 %) a 5 enfants ou plus, les trois plus gros effectifs étant de sept enfants présents au moment de la rédaction ou ayant vécu suffisamment longtemps pour avoir eu eux-mêmes une descendance présente dans les années 1466-1467. Nous trouvons ainsi, outre les 16 couples sans enfants,

    168 avec 1 enfant (4 garçons et 4 filles)

    1713 avec 2 enfants (15 garçons et 11 filles)

    188 avec 3 enfants (15 garçons et 9 filles)

    1913 avec 4 enfants (34 garçons et 18 filles)

    2010 avec 5 enfants (27 garçons et 23 filles)

    214 avec 6 enfants (12 garçons, 11 filles)

    222 avec 7 enfants (11 garçons et 10 filles)

    23Le propos n'étant pas ici démographique, on remarquera simplement que les couples avec descendance ont en moyenne 3,4 enfants susceptibles d'être répertoriés, ce qui est finalement très faible par rapport aux chiffres « classiques » d'ancien régime38 et en revanche de l'ordre, en dépit d'une source de type tout à fait différent, de ce que trouve R. Germain en Bourbonnais pour les mêmes années39.

    24Une autre chose notable est, malgré ce qui a été dit plus haut, la différence d'enregistrement des filles et des garçons. Sans qu'il y ait d'explication plausible, on doit remarquer un ratio totalement aberrant entre les deux sexes pour les familles de trois et quatre enfants : 1,8 fois plus de garçons, alors que pour les familles moins ou plus nombreuses les sexes s'équilibrent. À Graçay, les qualités de liberté et de servitude ne sont pas liées au seul « ventre de la mère », une sous-estimation à visée d'évasion fiscale devrait toucher indistinctement filles et garçons. La seule sous-inscription possible pourrait porter sur les célibataires trop âgées pour procréer, mais, outre que l'âge semble ne pas intéresser le receveur, pourquoi y aurait-il plus de vieilles filles dans les familles de quatre enfants ? Le receveur n'hésite pas à nous apprendre, dans d'autres paroisses, que quelques filles ont mal tourné et sont devenues « femmes communes », que certaines sont parties hors de la suite seigneuriale, tout comme des garçons ont suivi les armées, il ne semble pas y avoir de preuves d'une mise à l'écart des femmes, sinon par l'argument a silentio d'un non-intérêt particulier pour leur sort.

    25Un examen attentif de la source montre aussi quelques-unes de ses limites : les enfants qui dans les partages n'échoient pas aux chanoines, et de plus ne se marient pas avec un ou une dépendante des mêmes chanoines voient leur descendance jugée non-utile ; celle-ci n'est pas enregistrée. Ainsi nous connaissons la descendance d'Etienne Thouzeau, bourgeois marié à une bourgeoise, jusqu'à la cinquième génération, mais son frère Philippon, appartenant à Sainte-Croix d'Orléans n'a pas de descendance remarquable à noter — si elle existe —, leur frère Jeannet, demi-bourgeois, fait l'objet d'une généalogie qui se révèle néanmoins assez courte parce que son fils unique ( ?) est parti vivre à Issoudun, hors de la suite de Graçay40. D'une généalogie à l'autre il arrive que des enfants apparaissent ou disparaissent, mais faute de datation nous ne savons pas s'il s'agit d'un oubli ou d'un décès sans postérité. Un exemple pris dans la même famille que précédemment le montre : Robine Thouzeau, fille d'Etienne, a eu quatre enfants si l'on suit le folio 227v (Etienne, Jean, Perrin et Guillemette) ; nous sommes alors dans la lignée généalogique des Thouzeau, mais au folio 229, quand il est question du mari de Robine — Benoît Rivière — et du lignage de ce dernier, apparaît un quatrième fils Robert et également une deuxième fille Macée, parvenue à Tage adulte puisque mariée. C'est cette dernière version de six enfants qui a été retenue pour les statistiques. Une incertitude assez semblable existe pour les enfants de Jean Bourdoise et de Laurence [Oliveau] : dans la section consacrée à Genouilly (fol. 229v) ils sont sept (Jeanne, Perrote, Jean, Guillemette, Claude, Etienne, Pierre), mais beaucoup plus loin dans le registre, dans la paroisse de Massay, la famille des Oliveau rappelle que Laurence « Olivelle » a eu avec Bourdoise non seulement Jehanne, Perrote, Jehan, mais aussi Maguy ( ?) et laisse le reste en blanc... (fol. 339v). Ne nous occupant que de Genouilly nous n'avons pas retenu la forme féminisée du patronyme, et sept enfants seulement ont été pris en compte.

    26Le soin avec lequel Pierre Seurrat a noté les catégories auxquelles appartiennent les individus aide à éliminer les doutes en cas d'homonymie : les descendants de Benoist Riviere évoqué plus haut sont tous des bourgeois, puisque Robine [Thouzeau] était aussi bourgeoise, le fils premier nommé, Etienne déjà mort au moment de la rédaction d'une des généalogies, a épousé une bourgeoise venue de Vierzon, Martine fille de Michau (H)arnault, leur fils s'appelle Guillaume [Riviere], leur fille Guillemette, tous deux sont des bourgeois (fol. 227v) ; un autre Guillaume Riviere fait l'objet d'une généalogie particulière, mais il est baron et sa femme, Jehanne, fille de Denis Gy, est également de la baronnie, ce sont des non-libres (fol. 234v), leurs enfants Guillemette et Jean suivent leur condition41. Nous avons bien à la même époque deux Guillaume et deux Guillemette Rivière, et même deux « Jehan Riviere » qui se particularisent aux yeux de notre receveur par leur condition personnelle42, cela suffit pour ses comptes et ses caisses, mais ne nous dit pas si les gens de Genouilly les distinguaient d'une autre façon.

    Les noms

    Les garçons

    27Nous sommes arrivés au milieu du XVe siècle à une extrême concentration des premiers noms43, particulièrement marquée par la victoire, dans l'ordre croissant, de la tétralogie : Étienne, Pierre, Guillaume et Jean. Ici ces quatre noms désignent 57,3 % des garçons, sur trois ou quatre générations, plus encore si l'on inclut Perrin44. Certains autres prénoms apparaissent également assez fréquemment pour être dignes d'intérêt : il semblerait que Martin (10 cas) puisse être lié à la proximité de la paroisse limitrophe, dépendant de Saint-Martin de Tours, que l'on appelait alors la Chapelle Moine Martin45, mais avons-nous vraiment plus de Martin dans cette dernière paroisse que dans d'autres ? Quant à Denis, on serait tenté d'en attribuer les neuf cas à l'influence de la terre de Reuilly46, appartenant à Saint-Denis en France, mais là encore il faut rester prudent : les partages avec Reuilly ne sont pas très nombreux et n'offrent pas un seul Denis !

    28Les prénoms rares sont pour leur part sans grande originalité, on y voit les pauvres restes vieillis, et même hors d'âge, des noms du XIIe siècle : Bernardt, Geoffroy, Regnault, Resmon (Raymondus...), Euvrard (présent à chaque génération dans une famille de notables, les Jagaut), Robert, tous réduits à un ou deux cas... On constate la totale disparition de Thibaut, pourtant si répandu autrefois dans cette région placée longtemps dans Taire d'influence blésoise.

    29La validité de l'échantillon pour 1466 pourrait être discutée, les généalogies courent parfois sur quatre et même cinq générations ce qui signifie que les prénoms, ici pris en compte globalement, pourraient avoir été donnés au milieu du XIVe siècle et être en fait complètement démodés, voire ridicules aux oreilles des contemporains de Louis XI, comme la robe de la Belle-au-bois-dormant. J'ai donc repris dans les généalogies la seule dernière génération des enfants, laissant de côté les parents et grands parents et aussi les couples sans postérité qui souvent flottent dans une certaine approximation chrono logique47. Nous obtenons alors une liste de 88 garçons, le tiers de l'effectif total, portant 29 prénoms. Le groupe des quatre (Pierre, Etienne, Guillaume et Jean) apparaît toujours en tête, regroupant près de 60 % de cette jeune génération. On note cependant un recul de Pierre (seulement 6,8 %, au lieu de 9,9 %) ainsi qu'une légère progression de Guillaume (passant de 12 à 18 %). En outre, sur un échantillon évidemment moins abondant et donc statistiquement plus fragile, il semble que la place des noms rares, donnés une ou deux fois, ne soit guère différente de ce qu'elle est pour l'ensemble, on y trouve un des exemplaires de ce qui dans le corpus général se réduit à quelques individus : Berthomier, Macé, Mery, Philippon, Denis, Benoist et Thomas qui ne semblent donc pas être particulièrement typiques d'une génération. Le tiers des noms donnés une seule fois figure dans cet extrait, qui représente lui aussi le tiers de l'effectif total... Ainsi le phénomène de mode fugace ne paraît pas jouer, même si des noms très rares tels Ambroise, Briçon, Ydier (forme d'Ithier) n'apparaissent que dans cette ultime tranche d'âge.

    30Ces gens sont, à quelques exceptions près (les Seurrat, les Jagaut, les Du Moustier qui ne figurent que dans les confronts), de véritables ruraux, travailleurs du sol, et si nous les rencontrons comme des artisans de cette paroisse moyenne (Jean Guillault est couturier, Pierre Pigier est charron, Jehan et Perrin Riviere, Etienne Berault et Pierre Cormessin sont bouchers), ils apparaissent toujours alliés à des familles de laboureurs, dans une société rurale au sein de laquelle il pouvait y avoir des habitudes onomastiques. À titre de comparaison j'ai essayé de confronter le palmarès de leurs noms avec une anthroponymie d'un groupe socialement supérieur, exactement de la même époque, celui des vassaux du duc Charles de Berry, frère de Louis XI, dont les hommages ont été reçus entre 1461 et 146448. En éliminant les doublets et les quelques femmes, on peut se fonder sur 144 individus. Ils se partagent quarante-trois prénoms. Le groupe de tête se réduit à trois : Guillaume, Pierre et Jean ; ce dernier nom est largement en pointe puisqu'il a été donné à 29,8 % des possesseurs de fiefs. La mode est donc semblable du haut en bas de l'échelle sociale. En revanche, si Etienne semble plus « rustique » parce que moins présent dans le groupe nobiliaire du duché, les familles aristocratiques ou arrivées gardent quelques noms qui prouvent le souci d'ancêtres auxquels on reprend un nom tiré d'un lointain passé flatteur : Guy chez les La Trémoïlle et les Chauvigny, Geoffroy des nouveaux riches Coeur et Fradet à côté des Rochechouart, Robert dans la famille de Bar. On découvre aussi que seuls les « nobles » se permettent de prendre les noms royaux de Louis ou Charles49. Enfin, certains noms rares sont assez différents de l'un à l'autre groupe : si les habitants de Genouilly sont appelés tout au long de leur vie Gervaiset, Jaunet, Jehannin, Pion, Simonnet, Jacquet, diminutifs que l'on peut imaginer affectueux mais aussi un peu dépréciatifs, les familles notables prisent peu les désinences populaires en -et, elles n'hésitent pas à trouver pour leurs fils des noms originaux, parfois non dénués de quelque prétention : Abel, Edouard, Jourdain, Lambert, Lancelot, Lion (et il est vrai Lyonnet) ou Odin, dernier avatar de l’Odo si prisé au début du millénaire.

    31Finalement peu sensible pour les trois ou quatre prénoms les plus courants qui du haut en bas de l'échelle sociale rassemblent plus de la moitié de la population masculine, la marque d'appartenance à la roture de village ou à la notabilité — même locale — se ferait plutôt avec les noms rares, puisés de part et d'autre dans des fonds différents.

    Du côté des dames...

    32Comme nous l'avons déjà dit, l'un des intérêts de cette source est de présenter moins d'inégalité numérique entre les sexes que des documents d'origine plus nettement notariale ou fiscale. Certes, les filles sont quand même moins nombreuses que les garçons mais ne se présentent pas, comme parfois, en si faible nombre que les calculs et pourcentages en deviennent ridicules. Nous nous trouvons en présence de 198 femmes soient les deux tiers à peu près de nos données masculines, 187 d'entre elles se répartissent entre 34 prénoms, les autres étant « anonymes ». La concentration est ici importante, supérieure à celle des hommes, ce qui est une différence avec les analyses que j'avais faites pour une époque antérieure, puisqu'il y a théoriquement maintenant 5 femmes pour un nom. Trois (pré)noms se détachent nettement : Perrote, Guillemette et Jeanne (avec « Jehannette » et « Johanne »), soit les féminins des têtes de liste des garçons, il n'y a guère d'originalité. Étiennette (avec Thévenete) peut bien rester un peu à la traîne, les quatre noms phares désignent à eux seuls 56,9 % des femmes de Genouilly. Jeanne, et Jo(h)anne sont des noms proches mais toujours soigneusement distingués, nous n'avions pas trouvé une telle rigueur pour séparer, du côté masculin, « Jehan » et « Johan » que j'ai traités en bloc, et du coup j'ai fait de même pour les femmes chez lesquelles une des deux formes est portée par cinquante et une personnes (27,2 %). Peu de noms masculins sont féminisés d'une façon devenue inusuelle aujourd'hui à l'exception d'une Lucque — cette femme née hors la paroisse50 ne venait pas de très loin —, et de Thomasse. On voit également que les femmes portent le nom qui nous semble aujourd'hui indiscutablement masculin de Philippe51, alors que les hommes sont appelés Philippon, qui est dans d'autres provinces un nom de femme. Ce nom royal, puis répandu en Bourgogne, est assez peu courant en Berry ex-Armagnac, quant à Philippa c'est une forme inconnue ici. On peut remarquer l'absence de Marie, les deux Marion mises à part ; au XVe siècle ce nom, déjà présent en Vermandois au XIIIe siècle et en Bourgogne, qui devint avec la Contre-Réforme le plus répandu des noms féminin, subit une éclipse au profit de Jeanne52.

    33Comme pour les garçons, je me suis penchée sur la dernière génération afin de vérifier si les évolutions étaient parallèles et, de fait, on y trouve le poids accru de Jeanne qui est alors le prénom de plus du quart des filles, mais aussi une aggravation de la concentration des noms car un des noms de la triade Perrote, Guillemette, Jeanne/Joanne est porté par près de 60 % des jeunes filles.

    34Il est également à noter que les saintes réputées pour être l'objet de cultes très populaires ne fournissent guère l'onomastique : Catherine et Marguerite ne sont pas absentes mais restent à un rang modeste, surtout la première ; cela rend d'autant plus étrange la place faite à des prénoms qui nous paraissent peu flatteurs comme Thomasse et Macée. Le premier a été transmis de tante à nièce dans la famille Bigarre53 ; le second, qui fut le nom de la femme de Jacques Cœur est, à l'instar du masculin Macé (Matthieu) assez fréquent tout au long du XVe siècle berrichon.

    La dévolution des noms dits de baptême

    35La concentration sur trois ou quatre noms rend sans doute assez difficile la recherche des influences familiales sur le choix des prénoms, recherche que la présence des généalogies invite cependant à poursuivre. Les listes par prénoms et celles par noms de famille montrent quand même de troublants rapprochements : chez les Bourdoise on a un Claude, un Etienne, un Jehan, une Perrote, une Guillemette, une Jeanne par génération, le plus souvent par transmission d'oncle à neveu, de tante à nièce54. Les Bigarre ont deux Denis et deux Thomasse55, les Vaslin/Galoys trois Philippon sur les cinq du corpus... Les Thouzeau font de Guillaume un prénom presque marqueur. Dans la plupart des cas, il n'est pas possible de savoir si l'oncle ou la tante, les grands-parents qui ont donné leur nom à un des membres d'une génération plus jeune, étaient encore vivants lors de la dévolution du prénom, en raison des incertitudes chronologiques de notre receveur. La question évidemment ne se pose pas pour les frères ou sœurs que l'on voit coexister en portant rigoureusement des désignations anthroponymiques semblables, et sans même se distinguer toujours par les mentions « l'aîné(e) » et « le/la jeune ». En l'état actuel de la recherche, le choix des noms parmi ceux qui sont portés par les générations des oncles et tantes et des grands-parents est souvent visible ; qu'il se réfère également au parrainage n'est absolument pas décelable dans les sources ici utilisées. La référence familiale semble évidemment devoir figer les choix dans un système de reproduction de plus en plus restreint, on ne peut qu'être perplexe, voire admiratif, devant l'indépendance apparente du choix aboutissant à un Ambroise Riviere ou un Ydier Vaslin.

    Le système anthroponymique masculin

    36Du côté des hommes, c'est très simple : le prénom et le surnom sont de règle avec une assez grande fidélité orthographique (sinon pour les Dyon devenus de Dion, mais sont-ils les mêmes ou une autre famille venue s'installer sur le lieu dit Dion ?) et quelques doutes sur certains patronymes : les Le Seurre ont été longtemps lus Le Feuvre (!)56, les Thoureau deviennent Thouveau ou Thouzeau dans certains cas57, mais dans l'ensemble l'homogénéité permet de suivre assez facilement les branches des familles et de les repérer de paroisses en paroisses, ce qui prend parfois du temps et suppose le goût de l'enquête policière.

    37L'origine de ces noms est dans l'ensemble assez facile à trouver, pourtant sur les cent onze patronymes trois sont restés rétifs à toute détermination : Allevart, Cussat et Mallegon. Étant exclus les seconds surnoms précédés de « dit » ou « alias » qui seront abordés plus loin, pour un tiers (32,4 %) ils viennent d'anciens noms plus ou moins déformés, et essentiellement des noms « germaniques », ceux qui étaient à la mode au moment de l'apparition du deuxième élément dans l'anthroponymie58, cela ne préjuge en rien de l'origine ethnique des Genouillacois. Les sobriquets viennent ensuite (30,6 %), c'est une des caractéristiques des surnoms roturiers relevée antérieurement, puis, loin derrière, les noms de métier (14,8 %) ce qui se comprend assez bien dans un milieu totalement rural, où seuls quelques artisans ont dû faire souche. Enfin, les noms topographiques : d'une part ceux qui sont liés aux repères géographiques : Fonteneau, Moulin etc. (pour 13,8 %) et d'autre part, loin derrière, les agglomérations ou régions d'origine (8,4 %), chiffre très faible eu égard aux nombreux cas de nouveaux venus, lesquels ne sont absolument pas repérables par leur surnom.

    38La lecture des listes fait apparaître quelques particularités immédiatement visibles. On a l'impression, par exemple, d'une joyeuse confusion entre les Galoys/Vaslin et les Vaslin. Selon les généalogies, Michau Galoys alias Vaslin et sa femme Martine sont des « bourgeois », ils sont les parents d'Estienne Galoys dit Vaslin aussi bourgeois, et de Jehan dépendant de Sainte-Croix59, tous deux ont épousé des femmes venues d'ailleurs et ayant fait aveu de bourgeoisie. La même source, immédiatement à la suite, rapporte que Jehan Vaslin dit Galoys, de son côté, est un homme de la Maison-Fort ayant épousé une bourgeoise venue d'Osmoy-sur-Yèvre60, nous ne savons pas quelle serait sa parenté avec Michau, s'il en existe une. Une troisième famille Vaslin habite à Genouilly, celle qui descend de feu Etienne Vaslin, bourgeois, et de Jeanne, femme de Sainte-Croix61, les enfants ont été répartis entre les chanoines de La Sainte-Chapelle de Bourges et ceux de la cathédrale d'Orléans, le 23 août 144462. Ce qui est troublant c'est que ces trois lignées ont chacune un Philippon Vaslin parmi les enfants. Le terrier les désigne tous uniquement sous le nom de Vaslin, sauf Jehan « Vaslin dit Galois »63, dont certaines terres sont jointives de celle d'Estienne Vaslin, charron, nom d'un fils de Michau Vaslin, et de celles d'un Jehan Vaslin l'aîné que l'on trouve également surnommé GrosJehan64 et qui pourrait être l'autre fils de Michau (et donc être bourgeois) aussi bien que celui d'Etienne (en ce cas il serait « de Sainte-Croix »). Je pencherai pour la solution d'Etienne et Jehan « l'ainé », tous deux fils de Michau, cette précision « d'aîné » intrigue cependant car aucune branche ne comporte deux Jean ayant pu vivre en même temps, les notions d'aîné et de jeune seraient ici une simple commodité de l'administrateur pour se repérer entre des gens n'ayant plus que des liens lointains de parenté et une homonymie seulement apparente puisque le surnom, sans doute usuel, de Galoys est ici préféré dans le terrier au patronyme ambigu.

    39En fait, ce n'est pas l'homonymie qui entraîne dans cette paroisse l'attribution de surnoms mais des accidents conjoncturels dont nous ne savons en général rien. À Genouilly une douzaine d'individus sont connus avec un surnom qui leur semble personnel, les Vaslin/Galoys, les Betatz alias Charrier et les Thoureaux dit Chappeliers assumant de leur côté un surnom collectif. Certains surnoms sont liés à une particularité physique : Jehan Deschamps alias Bruneton65, Jehan Choppin alias Courtensin66 ou Jehan Vaslin dit Grosjehan déjà signalé ; des traits de caractère : Jehan Saultereau alias Cueillecoeur67, Jehan Martin alias Triquault68 ; une spécificité originale en milieu servile : Daveau dit Franchelet ; ce peut être un lieu d'origine Jehan Hervier alias Solloigneau69, ou peut-être un métier : Geoffroy Thoureau et ses frères alias les Chappeliers, Jehan Dubois alias Charron70, Betatz alias Charrier, Claude Bourdoise appelé Feurier71, mais d'autres demeurent sans explication : Denis Bigarré alias Penot72, Estienne Doulcet alias Gresbon, Coulon dit Foa73.

    40Dans la plupart des cas, il est presque impossible de savoir si ces surnoms se transmettent aux enfants, pas plus garçons que filles. Les textes ne déclinent pas toujours la désignation anthroponymique complète des personnes citées dans les généalogies, les partages et les aveux : à la suite de la mention d'un couple sont donnés les premiers noms des enfants, et quand ceux-ci deviennent à leur tour la racine d'une lignée le rédacteur se contente généralement de la formule : le dit Guillaume X a esté marié à..., seuls les enfants Vaslin alias Galoys portent également le surnom familial. L'existence de ces surnoms doit cependant ne pas être oubliée quand on cherche à vérifier la longévité des lignages car les inversions entre nom et surnom peuvent se produire et entraîner le chercheur à de hâtives conclusions.

    La pérennité des surnoms-patronymes

    41Les familles installées en 1466 sur la terre de Genouilly sont-elles là depuis longtemps ? Les surnoms disparaissent-ils par mariage, alors que les héritiers et héritages restent en place ? Se perdent-ils par non-renouvellement des générations ? Quel est le mouvement anthroponymique qui s'opère ? On comprend que des réponses possibles dépendent des tableaux bien différents de la micro-société rurale. La question purement démographique ne sera pas abordée ici74.

    42Les listes de censitaires et de taillables de 1372, relevées par les officiers du duc Jehan et heureusement conservées, et celles de 1436-1437 et de 14841485, choisies parce qu'elles encadrent notre source à une génération d'écart, permettent quelques comparaisons75.

    • En 1466 il subsistait :
      • 11 patronymes de 1372 (9,9 % de la liste de 1466)
      • 21 de 1436 (18,9 % du total)
    • En 1485 on retrouve 47 des noms de famille de 1466 (42 %) parmi lesquels 9 qui existaient en 1372 et 10 de ceux apparus en 1436, donc 19 de ceux inscrits dans cette dernière liste. Ces chiffres ont-ils un sens si l'on ne connaît pas l'histoire particulière de chaque lignée ?

    43Seul un examen minutieux de l'ensemble de la documentation permet de retrouver avec quelque certitude le devenir des familles et de leurs noms. Si l'on regarde de plus près les patronymes présents dans les généalogies de 1466 et absents des censitaires de 1487 cm voit que les véritables disparitions de lignée affectent seulement les Bouteron, les Troppart (bourgeois) dont on ne voit nulle part se marier les enfants76, et les Limosin et Poucard, gens nouvellement arrivés lors de la confection du registre, inscrits sans détail en queue de relevé paroissial et qui sont peut-être partis comme ils étaient venus. Les Betatz posent un autre type de problème : leur généalogie dans la section de la paroisse de Genouilly indique six garçons de deux lits77, et nous rappelle que Colin Betatz est aussi appelé Charrier. Nous retrouvons en 1467 quatre des frères Charrier (Jean, Guillaume — par sa fille —, Pierre, et André) dans un chezal de Genouilly avec Colin Betau (sic) alias Charrier78 et surtout André Betas alias Charrier parmi les franchises de Maray79. Des Charrier figuraient déjà dans les listes de censitaires de Genouilly en 137280, mais pour compliquer le tout, il semble que Colin soit arrivé vers 1435 de Villefranche-sur-Cher81. On ne peut dire qu'il s'est installé sur un chezal qui aurait été celui des Charrier, dont lui-même puis ses enfants auraient pris le surnom en troisième puis second élément, un fils du second lit transportant le patronyme primitif à Maray, car les emplacements des maisons et des terres ne coïncident malheureusement pas. S'il y a eu rupture réelle de la lignée c'est pour les Charrier entre la fin du XIVe siècle et 1435 et non chez les Betatz dans la seconde moitié du XVe siècle. Un dernier exemple particulièrement remarquable des risques encourus si l'on se borne au simple horizon de la paroisse est celui des Des Champs. Cette famille venue du Limousin vers 1440 semble disparaître onomastiquement de Genouilly après 1470, en réalité elle s'est étalée dans la seigneurie de Graçay, à Saint-Outrille-en-Graçay et à Massay. Jeanne et André Des Champs ont eu quatre enfants, quinze (ou seize) petits-enfants arrivés à l'âge adulte et vingt-six arrière petits-enfants dont neuf garçons pouvant transmettre le patronyme82. Si on ne les trouve plus à Genouilly, c'est qu'ils se sont déplacés vers d'autres horizons de la seigneurie.

    44Eh tenant compte de toutes ces réserves, on constate une réelle stabilité de l'onomastique dans la seconde moitié du XVe siècle. Cette stabilité s'est accompagnée de l'accentuation des relations entre anthroponymes et toponymes : Poaslet, Dion, Franchelet, Les Pigiers, Les Parfaits, Les Rousseaux, Foa (de Coulon dit Foa, aujourd'hui Fan), Les Galas, La Gauchère se lisent encore sur les cartes topographiques actuelles83. Parmi les repères des textes on trouve le quarroy Garnier, le quarroy aux Placas, le quarroy Berthelot, le quarroy Martinet et surtout le Tertre aux Seurre sur la route de Maison-Fort. Les familles installées donnent leur nom à leur chezal, à la route qui passe devant la porte. Soyons néanmoins prudents : en 1372 on trouvait déjà la « Massuatière » dans les repères toponymiques84, mais personne de ce nom ni parmi les taillables ni parmi les censitaires, on les a en revanche en 1466 ; en fait, les Massuat étaient des serfs de la Maison-Fort, entrés par mariage dans la dépendance directe des chanoines85, ce n'est donc pas le lieu qui a donné son nom à de nouveaux arrivants. Avec les Le Seurre et leur village du Tertre, aujourd'hui totalement disparu mais qui figure dans le cadastre de 1809, ce sont les seuls cas de liaison entre habitat et noms de personnes antérieurs au XVe siècle qui aient subsisté dans la paroisse jusqu'à la fin de l'époque moderne.

    Y a-t-il un système pour nommer les femmes ?

    45Les documents de Graçay ont fait aux femmes une belle place, c'est sans doute un des apports essentiels de ces textes dont le souci est de refléter au plus près la vérité. Nous avons déjà évoqué pourtant le manque de rigueur dans l'enregistrement des filles par le receveur, et comme nous ne savons pas s'il y a eu véritablement enquête sur le terrain, il est difficile de dire de quel côté est venue la sous-évaluation notée plus haut et donc vain d'épiloguer plus longtemps.

    Le surnom propre

    46La nécessité d'individualiser très exactement les personnes qui étaient dévolues à tel ou tel seigneur a fait, nous l'avons vu, que les filles sont presque toutes en possession d'un nom personnel, le futur prénom. Un second déterminatif qui inclurait dans une lignée est beaucoup moins évidemment rattaché à leur personne. Nous n'avons, toutes occurrences confondues et réduites aux individu(e)s que vingt-et-une femmes (11,3 %) qui aient été désignées par une double dénomination proche du système masculin. En fait, un certain nombre d'elles sont désignées également ailleurs avec un autre type de référent, mais nous ne les avons comptées qu'une fois, dans la catégorie qui nous a semblé la plus « favorable » c'est-à-dire le surnom personnel, quelle que soit sa forme. On a surtout affaire au surnom du père, décliné au féminin par adjonction d'un suffixe : Beraude, Berthelote86 ; cette tournure n'est pas toujours possible du Chaigne, Riviere87 ne peuvent être modifiés. En tout état de cause, la patrilinéarité est bien affirmée. Une autre expression de la féminisation onomastique est, en revanche, tout à fait rare dans l'usage local, c'est l'article suivi d'un nom (ou d'un surnom) masculin féminisé ou d'un surnom personnel, cette forme, que l'on trouve aussi en Bourgogne88 et que j'ai rencontrée au début du XIIIe siècle à Déols, en Bas-Berry, dans une population également de dépendants89 n'est appliquée qu'à « la Guibourete », dont nous saurons par ailleurs qu'elle est la veuve de Jehan Guibouret, à « la Retorée » fille d'un Retoré90 et la « Nadaude » dont le lien avec un Nadaud peut être supposé. Il est bien difficile de systématiser parce que trois exemples d'un côté et une vingtaine de l'autre ne font pas des modèles. Toutes les combinaisons étaient en réalité possibles : nous avons plus de vingt-cinq occurrences, de « Perotte Pilorjon, femme Estienne de May » et quelques variantes « Perote Pilorjone », « Perotte fille de feu Mace Pilorjon, femme de Estienne de May », et « la femme Estienne de May », pour désigner une des femmes de la seigneurie richement dotée et donc citée dans de multiples confronts91.

    47Une partie non négligeable des femmes n'est connue que par référence au mariage, leur seule désignation personnelle se réduit au nom simple, et c'est par le mari qu'elles trouvent leur place dans la famille et la communauté paroissiale : « de feu Jean Bouteron, homme de la Maison Fort et de Denise sa femme, femme de la bourgeoisie de Graçay sont yssus les enfants dont les noms suivent... », elles sont trente-quatre dont le receveur n'a pas donné la filiation, ce qui représente 18,2 % de l'ensemble. L'examen des différents cas ne donne pas vraiment d'explications : on trouve des mariages très anciens, pour des souches de famille qui peuvent remonter à quatre ou cinq générations, et il n'y a plus de témoins pour rapporter qui était le père d'une telle, encore moins à vrai dire sa mère ! Dans un assez grand nombre d'aveux de bourgeoisie le couple ne comporte que le nom simple de l'élément féminin : Étienne Berthelot et Perrotte sa femme, venus de Theillay, se sont faits bourgeois, c'est finalement ce qui compte puisque le seigneur de Theillay n'a pas le droit de suite sur les terres des chanoines. Plus de la moitié des femmes venues d'ailleurs ne sont accompagnées d'aucune filiation, l'installation sur la terre de Graçay n'est peut-être pas une nouvelle naissance mais elle dispense des repères lignagers et non de la mention de l'anthroponymie complète du mari, tout au moins dans les livres de Pierre Seurrat !

    48Plus des deux tiers des femmes sont données avec leur filiation, mais sans que le surnom paternel leur soit directement accolé. Encore faudrait-il distinguer deux, voire trois, façons de dire leur rapport à leur entourage selon nos sources. Une consiste à donner immédiatement les noms et surnom du père après le nom simple de la fille : « de Jean Duveau et de Perrote sa femme, fille de Guillaume Guidon, venue de Vierzon, qui a faict adveu de bourgoisie92... ». Une seconde manière, dictée par la forme de la source généalogique ne rapproche pas structurellement les pères, ni les maris du nom de la femme : « De Guillaume Piccardt et de feue Johanne Charronne sa femme, homme et femme de la bourgoisie de mesditsseigneurs de Gracay, sont yssuz les enfans dont les [noms] s'enssuivent : Denise et Denis. Laditte Denise est mariee cheux ledit Piccardt a ung nommé Jehan Garnier, homme de [...], desquelz sont issuz les enfans dont les noms sensuivent c'est assavoir Denis, Guillemin et Jehanne. Le dit Denis etc.93 ». Denise est replacée dans la communauté de Genouilly entre son père et son mari, mais sans que ceux-ci l'aient incluse dans une tournure anthroponymique. La fille de Denise, Jeanne, n'est donnée également qu'avec son seul nom, celui qu'elle partage avec presque le tiers des femmes de sa génération, mais le receveur l'a parfaitement placée dans ce que nous appelons l'arbre généalogique, elle n'a pas besoin du déterminatif d'un second terme quel qu'il soit, c'est une troisième solution pour déterminer une identité. Mais en cela Jeanne ne se distingue en rien de ses deux frères.

    49Le traitement, qui nous semble si particulier, réservé aux femmes trouve peut-être là sa limite, il faut prendre garde à ne pas trouver systématiquement une signification minorisante à des désignations somme toute tout à fait générales. En reprenant dans les généalogies le relevé concernant la seule dernière génération des enfants, celui qui a déjà servi plus haut pour rechercher une éventuelle évolution dans le temps du choix des prénoms, on trouve quatre-vingt onze garçons et soixante-seize filles. Or, quel que soit leur sexe, à plus de quatre-vingt pour cent ces « jeunes » ne nous sont connus que par leur seul (pré)nom94 Ce sont les mariages qui amènent le receveur à reprendre l'individu dans un nouvel alinéa et à donner alors parfois leur patronyme aux garçons, et aux filles l'un des modes de désignation dont il a été parlé plus haut95

    ***

    50Au prix de quelques maniements, parfois fastidieux, nous avons pu étudier, grâce à la conscience professionnelle d'un receveur berrichon demi-millier de villageois du XVe siècle. La source me semble-t-il a montré sa valeur comme base d'observation, elle est suffisamment diversifiée pour éviter les doublons, elle permet d'envisager une certaine évolution dans le temps et de comparer les générations. Elle soulève, en ce qui concerne les femmes, fort bien traitées, la question de la projection dans le passé de nos préoccupations contemporaines : on ne désigne pas mieux les garçons quand on n'en éprouve pas la nécessité. Dans cette paroisse rurale l'anthroponymie montre une parfaite adéquation aux mouvements généraux de dévolution des noms et surnoms, les premiers suivant largement la mode, les seconds s'en tenant aux usages du monde rural roturier. Ni retardataire, ni isolat, Genouilly vivait au rythme de son époque, cela ne devrait pas paraître surprenant.

    Annexe

    Annexe

    I. Les hommes de Genouilly (1400-1466)

    (Arch. Dép. Cher, 8 G 2103)

    Liste nominative par prénom

    RIVIERE AMBROISE

    CHASSIER ANDRE

    DES CHAMPS ANDRE

    GY ANDRE

    MERY ANDRE

    PARFAIT ANTHOINE

    RETIF ANTHOINE

    GRELLET BENOIST

    POASLET BENOIST

    RIVIERE BENOIST

    BETATZ BERNARD

    BRICON BERTHOMMIER

    VASLIN BERTHOMMIER

    CORMESSIN BRICON

    BOURDOISE CLAUDE

    BOURDOISE CLAUDE (neveu)

    FOURRIER CLAUDE

    RIVIERE CLAUDE

    POASLET CLEMENT

    NAUDET CLEMENT

    BETATZ COLIN

    DE DION COLIN

    GY COLAS

    BIGARRE DENIS

    BIGARRE DENIS (neveu)

    DUVEAU DENIS

    GARNIER DENIS

    GAUCHER DENIS

    GY DENIS

    PENOT DENIS

    PICCARDT DENIS

    RIVIERE DENIS

    BERAULT ESTIENNE

    BERTHELOT ESTIENNE

    BETATZ ESTIENNE

    BOURDOISE ESTIENNE

    BOURDOISE ESTIENNE (petit-fils)

    DARTIE ESTIENNE

    DE SEE L'A. ESTIENNE

    DE SEE LE J. ESTIENNE

    DOULCERET/GRESBON ESTIENNE

    DUVEAU ESTIENNE

    FORTAT ESTIENNE

    GABEREAU ESTIENNE

    GALOYS/VASLIN ESTIENNE

    GALOYS/VASLIN ESTIENNE (neveu)

    GAUCHIER ESTIENNE

    HELIOT ESTIENNE

    JOLY ESTIENNE

    JOSLIN ESTIENNE

    LARDIER ESTIENNE

    MASSUAT ESTIENNE

    MOIREAU ESTIENNE

    PIGIER ESTIENNE

    RIVIERE ESTIENNE

    THOUZEAU ESTIENNE

    THOUZEAU ESTIENNE (petit-fils)

    VASLIN ESTIENNE †

    JAGAUD EUVRARD

    QUARTIER EUVRARD

    THOUZEAU GEOFFROY

    GRELLET GERVAISET

    BARDIN GUILLAUME (Maison-Fort)

    BARDIN GUILLAUME (Graçay)

    BERAULT GUILLAUME

    BERTHELOT GUILLAUME

    BETATZ GUILLAUME

    BIGARRE GUILLAUME

    BLANCHARD GUILLAUME

    BLANDIN GUILLAUME

    CHARRIER GUILLAUME

    DARTIE GUILLAUME

    DE LA FORGE GUILLAUME

    DES LORGES GUILLAUME

    DESCHAMPS GUILLAUME

    DU RUAU GUILLAUME

    DUVEAU GUILLAUME

    GALOYS/VASLIN GUILLAUME

    GUIDON GUILLAUME

    HERVIER GUILLAUME

    LE BRUN GUILLAUME

    LORIO GUILLAUME

    PARFAIT GUILLAUME

    PARIS GUILLAUME

    PICCARDT GUILLAUME

    PIGIER GUILLAUME

    PLACAT GUILLAUME

    RIVIERE GUILLAUME (bourgeois)

    RIVIERE GUILLAUME (baron)

    SEURRAT GUILLAUME

    THOUZEAU GUILLAUME (neveu)

    THOUZEAU GUILLAUME

    THOUZEAU GUILLAUME (autre nev.)

    VASLIN GUILLAUME

    GARNIER GUILLEMIN

    BARDIN GUILLOT

    DU MOUSTIER GUIOT

    GABEREAU JACQUET

    LE SEURRE JACQUET

    MEIGNANT JACQUET

    THOUZEAU JACQUET

    GOBART JAUNET

    ALLEVART JEHAN

    BERAULT JEHAN

    BETATZ JEHAN

    BETATZ JEHAN (frère)

    BIGARRE JEHAN

    BIGARRE JEHAN (cousin)

    BOASCHET JEHAN

    BOURDIER JEHAN

    BOURDOISE JEHAN

    BOURDOISE JEHAN (fils)

    BOUTERON JEHAN

    CAMUS JEHAN

    CHASSIER JEHAN

    CHEVALIER JEHAN

    COILLEFORT JEHAN

    COMPERE JEHAN

    CONTENSIN JEHAN

    CORMESSIN JEHAN

    CORMESSIN JEHAN (frère)

    COURE JEHAN

    DE DION JEHAN

    DE DION JEHAN (frère)

    DE LA BONNE JEHAN

    DE LA BONNE JEHAN (fils)

    DE SEE JEHAN

    DES CHAMPS JEHAN

    DES CHAMPS JEHAN (petit-fils)

    DES CHAMPS JEHAN (autre petit-fils)

    DU RUAU JEHAN

    DUVAU JEHAN

    DUVAU JEHAN (fils)

    GALOYS/VASLIN JEHAN

    GALOYS/VASLIN JEHAN (autre)

    GALOYS/VASLIN JEHAN (troisième)

    GARNIER JEHAN

    GARNIER JEHAN (petit-fils)

    GAUCHIER JEHAN

    GROSSIER JEHAN

    GUILLOT JEHAN

    GY JEHAN (bourgeois)

    GY JEHAN (baron)

    GY JEHAN (Maison-fort)

    HERVIER JEHAN

    HERVUET JEHAN

    LE SEURRE JEHAN

    LIENART JEHAN

    MALLEGON JEHAN

    MARTIN/TRINQUANT JEHAN

    MASSUATJEHAN

    NAU JEHAN

    ODINET JEHAN

    PICHON JEHAN

    PICHON JEHAN

    PIGIER JEHAN

    POYAULT JEHAN

    RETIF JEHAN

    RIFFAULT JEHAN

    RIFFAULT JEHAN

    RIGAUT JEHAN

    RIVIERE JEHAN

    SADDON JEHAN

    SAUVEGRAIN JEHAN

    SEURRAT JEHAN

    VASLIN JEHAN

    VIVIER JEHAN

    CHASTIGNIER/CHAVENE JEHANNET

    HERVIER JEHANNET

    LE SEURRE JEHANNET

    SEURRAT JEHANNET

    THOUZEAU JEHANNET

    DES BARRES LAURENT

    RAVIGNEAU LAURENT

    BOUTERON MACE

    DUVEAU MACE

    LORIO MACE

    PILORJON MACE

    BARENGIER MARTIN

    CORMESSIN MARTIN

    DES CHAMPS MARTIN

    HERVIER MARTIN

    MASSUAT MARTIN

    MOIREAU MARTIN

    PELISSON MARTIN

    RETIF MARTIN

    RIFFAULT MARTIN

    SICQUART MARTIN

    BIGARRE MATHURIN

    PIGIER MATHURIN

    GY MERY

    SEURRAT MERY

    TROPPAT MERY

    BLANCHART MICHEAU

    BOUTERON MICHEAU

    COMPERE MICHEAU

    DE DION MICHEAU

    GALOYS/VASLIN MICHEAU

    LEMEUR PASQUIER

    LE SEURRE PION

    DES CHAMPS PERRIN

    DUVEAU PERRIN

    OLIVEAU PERRIN

    POUCARD PERRIN

    QUARRETON PERRIN

    RIVIERE PERRIN

    THIPPHONNEAU PERRIN

    VALLET PERRIN

    DE SEE PERROT

    GALOYS/VASLIN PHILIPPON

    THOUZEAU PHILIPPON

    THOUZEAU PHILIPPON (neveu)

    VASLIN PHILIPPON

    VASLIN/GALOYS PHILIPPON

    BERAULT PIERRE

    BETATZ PIERRE

    BOURDOISE PIERRE

    CHARRIER PIERRE

    COLON/FOA PIERRE

    CORMESSIN PIERRE

    CORMESSIN PIERRE (fils)

    DOULCET PIERRE

    GILLON PIERRE

    GY PIERRE

    GY PIERRE

    HARDY PIERRE

    HOQUERON PIERRE

    LIMOZIN PIERRE

    MOURON PIERRE

    PIGIER PIERRE

    PLACAT PIERRE

    POYAULT PIERRE

    SEURRAT PIERRE

    TAILLANDIER PIERRE

    TANNEREAU PIERRE

    TANNEREAU PIERRE (petit-fils)

    THOUZEAU PIERRE

    TRECY PIERRE

    VASLIN PIERRE

    VIVIER PIERRE

    HARDY REGNAULT

    PIGIER RESMON

    NAU ROBERT

    THOUZEAU ROBERT

    GARNIER ROLIN

    BOURDON SIMONNET

    BOUDIN SIMON

    MOIREAU SIMON

    MOLIN SIMON

    PARIS SIMON

    BIGARRE SIMPHORIEN

    VASLIN/GALOYS SIMPHORIEN

    DUVAU THOMAS

    GAUCHER THOMAS

    HERVIER THOMAS

    QUETIN THOMAS

    VASLIN/GALOYS THOMAS

    BUCHETE VINCENT

    CHAPPLOTEAUX

    THOUZEAUX

    GALOYS/VINCENT YDIER

    II. Les prénoms des vassaux ayant rendu hommage à Charles de France, duc de Berry (1400-1466)

    (Arch. Dép. Cher, C 814 ; Arch. Nat. P 13-14)

    Abel Rolant

    Andre de Beaujeu

    Andre du Boys

    Andre Le Roy

    Arthaud Troussea

    Biaise de La Faye

    Charlet de Brioust

    Claude Ainad

    Clause de Vilaines

    Colas Brousset

    Colin Assselin

    Colin Georges

    David Chambellan

    Denis Alligret

    Denis Colin

    Denis de Pelles

    Denis Noudion

    Edouard de Beaujeu

    Estienne Artuys

    Estienne Davantois

    Estienne de Beaujeu

    Estienne Pelourde

    Estienne Peron

    Estienne Regnier

    François Esthenat

    Geoffroy Cuer

    Geoffroy de Rochechouad

    Geoffroy Fradet

    Guenin Turpin

    Guillaume Baston

    Guillaumme Boisseau

    Guillaume Chambellan

    Guillaume d’orléans

    Guillaume de Fontenay

    Guillaume de Houet

    Guillaume de Reuilly

    Guillaume de Saint-Pierre

    Guillaume de Sully

    Guillaume Foucher

    Guillaume Fradet

    Guillaume Noudin

    Guillaume Sarde

    Guillaume Sathenat

    Guillemin du Breuil

    Guiot Pot

    Guy de Cambray

    Guy de Chasteauneuf

    Guy de Chauvigny

    Guy de La Tremoille

    Henry Beuilhe

    Hues Le Chat

    Jacquelin Fradet

    Jacques Alabat

    Jacques Chevrier

    Jacques de Thianges

    Jacques le Roy

    Jacques Vauquer

    Jacquet Chapuis

    Jehan Amignon

    Jehan Bailli

    Jehan Belin

    Jehan Bien Assis

    Jehan Boucher d'Auvergne

    Jehan Bouer

    Jehan Bouin

    Jehan Chambellan

    Jehan Chambetin

    Jehan Charlemaigne

    Jehan Chastillon

    Jehan Chevrier

    Jehan Coreau

    Jehan Coure

    Jehan Cousin

    Jehan d’Etampes

    Jehan d'Orsennes

    Jehan de Bar

    Jehan de Brosse

    Jehan de Bueil

    Jehan de Chasteauneuf

    Jehan de Graçay

    Jehan de Jenilhac

    Jehan de L'hospital

    Jehan de La Bedhomiere

    Jehan de La Loe

    Jehan de Longuebourde

    Jehan de Mennoux

    Jehan de Reuilly

    Jehan du Boys

    Jehan du Mesnil-Simon

    Jehan Gaulchier

    Jehan Giveaudeau

    Jehan Harpin

    Jehan Le Roy

    Jehan Le Petit

    Jehan Maupain

    Jehan Moreau

    Jehan Rolant

    Jehan Thierry

    Jehan Troussebois

    Jehan Turpin

    Jehan Vigier

    Jourdain Asse

    Lambed Turpin

    Lancelot Gresoll

    Lion Collat

    Loys Cochon

    Loys du Puy

    Macé Bordelaine

    Macé d’Orléans

    Macé de Pigny

    Madin du Breuil

    Michel d'Auron

    Neau Coulon

    Nicolas de Gannay

    Odin du Breuil

    Pierre Belln

    Pierre Chevrier

    Pierre Daudu

    Pierre Daulery

    Pierre de La Pode

    Pierre de Vinon

    Pierre des Aigues

    Pierre Doulceron

    Pierre du Boys

    Pierre du Moustier

    Pierre Escoreol

    Pierre Fils de Fame

    Pierre Georges

    Pierre Maçon

    Pierre Robinet

    Pierre Seguin

    Pierre Thuillier

    Raymond Bedrand

    Regnad Thierry

    Regnault Bonnin

    Robed de Bar

    Robed de Blancafod

    Robed de Vielzbourg

    Tanneguy Bastard

    Thomas d’Arthuys

    Thomas de Jamilhac

    III. Les femmes de genouilly (1400-1466)

    (Arch. Dép. Cher, 8 G 2101-2103)

    1. Femmes apparaissant avec une double anthroponymie

    CLÉMENCE ROBINE, fille Pierre BERAUD†, épouse de Jehan RIGAUT

    BERTHELOTE PEROTTE, sœur Estienne BERTHELOT, épouse Jehan POYAULT

    CHARRONNE JEHANNE, épouse Guillaume PICCARDT

    CORMESSINE BERTHELINE, veuve Jehan ALLEVART

    DUVELLE LOYSE, veuve Guillaume ROUSSEAU

    GAUCHIERE JEHANNE, fille Etienne GAUCHER, épouse Guillaume ROUSSEAU

    LA GUIBOURETE JEHANNE, veuve GUIBOURET

    JAGAUDE GUILLEMETTE

    LASEURRE GUILLEMETTE, épouse Jehan MARTIN alias TRINQUAULT

    LARDIERE ESTIENNETTE, fille de Jehan LARDIER, veuve Guillaume CHARRON

    MAÇONELLE JEHANNE

    PARFAICTE ANDREE, épouse Jehan GUILLAULT

    PARISSE GUILLEMETTE

    PICCARDE DENISE, fille Denis PICCARDT, épouse Jehan GARNIER

    PILORJONNE PEROTTE, veuve de Pierre de MAY

    POESLETTE JEHANNE, fille de Clement POASLET, épouse Jehan NAU

    SADDONE MARTINE, épouse Simon PARIS

    SEUVRATE JEHANNE, fille Jehannet SEUVRAT†

    TAILLANDIERE PHILIPPE, épouse Guillaume THOUZEAU

    2. Femmes avec nom unique d'origine patronymique

    LA RETOREE

    NADAUDE †

    3. Palmarès des noms féminins

    De 1 à 4 occurrences

    De 5 à 9 occurrences

    De 10 à 19 occurences

    Plus de 20 occurrences

    Andree

    Benoiste

    Guillemette (19)

    Jehanne (36)

    Bertheline

    Denise

    Johanne (10)

    Clemence

    Estiennette (7)

    Perrote (15)

    Colette

    Jehannette (8)

    Driete

    Macee

    Françoise

    Marguerite

    Gilette

    Martine

    Huguette

    Philippe

    Jacquette

    Thevenote (9)

    Juliane

    Katherine

    Laurence

    Loyse

    Lucque

    Marion

    Matheline

    Michelette

    Nicole

    Olive

    Pasquette

    Perrine

    Robine

    Simone

    Thevenete

    Thiphaine

    Thomasse

    IV. Les patronymes de 1466 : antériorité et postérité

    (Arch. Dép. Cher, C 814 ; Arch. Nat. P 13-14)

    1372-1373
    8 G 2119

    1436-1437
    8 G 2145

    1466-1467
    8 G 2102

    1475-1476
    8 G 2160

    1485-1486
    8 G 2164

    BOUCHETE

    ALLEVART

    ALLEVART

    BARDIN

    BARDIN

    BOURDOISE

    BOUCHETE

    BARDIN

    BLANCHART

    BERAULT

    CHARRIER

    BERTHELOT

    BERAULT

    CHAPPLOTEAU

    BIGARREZ

    DYON

    BOURDOISE

    BERTHELOT

    CHARRON

    BOUCHETE

    JAGAUT

    CHARRIER

    BIGARRE'

    COILLEFORT DUVEAU

    BOURDOISE

    LE SEURRE

    CHARRON

    BOUCHETE

    GALOYS

    CAMUS

    NAUDET

    DAVAU(T)

    BOURDOISE

    GARNIER

    CHARRON

    RIVIERE

    DUVEAU

    CAMUS

    GROSSIER

    CHASTIGNIER

    SADON

    DYON

    CHARRIER

    GUY

    COIGNEFORT

    SEURRAT

    GROSSIER

    CHARRON

    HERVIER

    COULONFOA

    VALIN

    HERVIER

    CHASTIGNIER

    MALLEGON

    COMPERE

    JAGAUT

    COILLEFORT

    MERY

    CORMESIN

    LE SEURRE

    COMPERE

    MOIREAU

    DARTIE

    NAUDET

    COULON/FOA

    PICCART

    DAVAU

    PICCART

    CORMESSIN

    PIGIER

    DES FORGES

    PIGIER

    DARTIE

    PLASSAT

    DOUCET(E)

    PLACAT

    DAVEAU

    RETY

    DU RULAU

    RIVIERE

    DUVEAU

    RIFFAULT RIVIERE

    GABEREAU

    SADDON

    DE DION

    THOUREAU

    GY

    SEURRAT

    DOULCET

    TROPPAT

    HERVIER

    THOUZEAU

    DU RUAU

    VASLIN

    HERVUET

    VASLIN

    GABEREAU

    JAGAUT

    GALOYS/VASLIN

    JOLY

    GARNIER

    LE SEURRE

    GROSSIER

    MASSUAT

    GUILLAULT

    MOULIN

    GY/GUY

    NAUDET

    HELOIT

    PARFAIT

    HERVIER

    PARIS

    HERVUET

    PICCART

    JAGAUD

    PIGIER

    JOLY

    PLASSAT

    LARDIER

    POASLET

    LE SEURRE

    RETY

    MOLIN

    RIFFAULT

    NAUDET

    RIVIERE

    PARFAIT

    SEURRAT

    PARIS

    THOUREAU

    PICCARDT

    VASLIN

    PIGIER

    PLACAT

    POASLET

    RETY(F)

    RIFFAULT

    RIVIERE

    SADDON

    SEURRAT

    THOUREAU

    VASLIN

    Notes de bas de page

    1 A. Gandilhon, « Les terres de Vatan et de Graçay et Jehan de France, duc de Berry », Mémoires des Sociétés savantes du Centre, 1906, t. XXX, p. 58-86. Le duc avait acheté Graçay en 1371, la dotation de la Sainte-Chapelle est de 1392, les chanoines assumèrent la gestion à partir de 1405.

    2 « ...En laquelle baronnie, terre, justice et chastellenie dudit Gracay sont enclavees au dedans des fins et mectes d'icelle terre, justice et baronnie de Gracay, les terres, justices et seigneuries de Chambon, de Font Blanche, Aubigny, Espailhat, qui ont cognoissance de toute justice et rendent jugez les malefaicteurs aux juges de de Gracay... etc. », A.D. Cher, 8 G 2201, fol. 4.

    3 A.D. Cher, 8 G 2157 (1471-1472) nous donne, par exemple, les rubriques suivantes, (les noms sont ceux d'aujourd'hui) : Graçay (fol. 1-15), Coulon — aujourd'hui commune de Graçay — (fol. 16-29v), Nohant-en-Graçay (fol. 30-38v), Saint-Pierre-de-Jards (fol. 39), Luçay-le-Mâle (fol. 39v-44v), Giroux (fol. 45-52v), Meunet-sous-Vatan (fol. 53-56v), Saint-Christophe (fol. 57-60v), Reboursin (fol. 61-63), Saint-Phallier — aujourd'hui commune de Graçay — (fol. 63-68), Saint-Outrille-en-Graçay (fol. 68v-69v), Orville (fol. 70-70v), Avexy — aujourd'hui commune de Graçay — (fol. 71-75), Bagneux (fol. 75v-78), Saint-Christophe-en-Bazelle (fol. 78v-79v), Sainte-Cécile (fol. 80v-82v), Sembleçay (fol. 83-85), Anjoin (fol. 86-96), Genouilly (fol. 96v-108), Poulaines (fol. 109v-110v), Parpeçay (fol. 111-l1v), Chabris (fol. 113-113v), La Chapelle-Montmartin (fol. 114-118), Saint-Julien-sur-Cher (fol. 118v-120), Maray (fol. 120), Doulçay — aujourd'hui commune de Maray — (fol. 121), Saint-Georges-sur-la-Prée (fol. 121v-122v), Massay (fol. 123-123v), Saint-Hilaire-de-Court (fol. 125), Chéry (fol. 125v), Gy — actuellement commune de Massay — (fol. 126).

    4 A.D. Cher, 8 G 2101-2103.

    5 De nombreux actes passés sous le sceau de la prévoté de Graçay ont été rédigés et souscrits par Pierre Seurrat, clerc juré et notaire, jusqu'au printemps de 1467 (n. st.) où il prit l'office de prévot de Graçay.

    6 A.D. Cher, 8 G 2201, fol. 35v-36 : Pierre Seurrat avait une maison et une petite place vide à Graçay sur la rue pavée qui allait de la porte du château à l'église paroissiale Saint-Martin, voisine de celle de Jean Seurrat, une autre sur la même rue, flanquée du verger « de Jehanne femme dudit Seurrat », son « ourouer assis ou chastel de Gracay, joignant d'une part au portail dudit chastel... », et à Saint-Phallier, paroisse limitrophe, au sud-est de Graçay, une terre de trois sextérée qui avait dû être une vigne... l'addition des cens le taxe à 24 deniers.

    7 A.D. Cher, 8 G 2119, [1372 (n. st.)-1379 (n. st.)], parchemin.

    8 Ces baux subistent pour certains dans les liasses recueillies par le chapitre cathédral. On peut voir que le receveur a très consciencieusement collationné les actes qu'il avait lui même passés. Certains sont en outre rajoutés entre les lignes ou dans les bas de page et concernent les armées 1467-1470, le registre de 1467 étant considéré comme un ouvrage de référence.

    9 Certains baux précisent la nature des toitures, les bâtiments remarquables, les puits etc. : « De Philipppon Vaslin, pour un chezal assis ou Terdre au Seurre ouquel a une maison qui a deux chas et une croppe, couverte de paille... » (8 G 2102, fol. 35). Le Terdre, aujourd'hui disparu, figure sur la carte de Cassini.

    10 A.D. Cher, plan 700*, plan cadastral du canton de Graçay 1807-1811). (

    11 Le glissement de sens du francique « *baro » homme libre à « homme » tout court puis à homme dépendant donc « non libre » est tout à fait intéressant à suivre, d'autant plus que parallèlement s'est produit l'autre glissement qui a mené le « baron » du simple homme libre à la catégorie nobiliaire juste en dessous des princes. Je reviendrai plus loin sur l'anthroponyme « Baron ».

    12 La Thaumassière, Les anciennes coutumes locales de Berry et celles de Lorrix commentées, Bourges, 1679, p. 86 : sciendum est enim quod quicumque eorum in praedicta libertate existentium qui cum bobus, jumentis, equis, asinis, terras excollent et excolli facient, quinque solidos turonensis pro consuetudine, nobis et heredibus nostris, Gradad dominis, annis singulis, in dicto festo santi Michaelis reddere tenebuntur.

    13 A.D. Cher, 8 G 2119 (1372, n. st.), fol. 30 : « Deniers de la franchise de Vonne qui est tele que qui tient chesau et tient feu et fait laborage, il doit chascun an XII d. I setier d'avene et I geline ; et se il tient plusieurs chesaulx en la dite franchise, il doit pour chascun VI d. mine d'avene et I geline. Et aussi qui tient chesau et ne fait laborage, il ne doit que VI d. mine d'avene et I geline ; et s'il tient plusieurs chesaulx il doit pour chascun chesau VI d. mine d'avene ». La qualité de dépendant de Vonne suit le dépendant dans ses déplacements dans la seigneurie, c'est aussi un semi-servage personnel, indépendamment des avenages, marques de servage réel.

    14 A.D. Cher, 8 G 2201, fol. 4v : « ...est assavoir que en la dite terre de Sauveterre et en la paroisse de Saint-Loup sur Chier a ung lieu nommé et vulgairement appellé la Grange, que tiennent à present par certains moiens messeigneurs les venerables doyens, thresaurier et chapitre de Saint-Martin de Tours qui est tenu en fief de l'oustel de Gaulteret, assis et situé en la terre de Saint-Georges de la Pree. En laquelle Grange a plusieurs hommes et femmes de corps, desquels le dit seigneur de ladite Grange n'a point de suyte en la dicte terre et justice de Gracay. Aussi les y pert touteffois qu'ilz viennent demourer en la dicte terre de Gracay, ainsi qu'il apparroit plus à plain par une lectre signee Jacques Combaut et Pierre Garsonnet qui est ou tresor de messeigneurs, à Bourges. Signé Seurrat ».

    15 En réalité les mariages sont si libres de contrainte seigneuriale qu'il n'en n'est jamais question, même pas lors de la rédaction de la charte de 1246. En revanche le formariage a subsisté fort tard dans d'autres seigneuries, ainsi à Maisonnais (act. Cher) en 1522 (A.N. P 1039).

    16 R. Fossier, « Remarques sur les mouvements de population en Champagne méridionale au XVe siècle », Bibliothèque de l’École des chartes, CXII, 1964, p. 177-215, repris dans Hommes et villages d'occident au Moyen Âge, Paris, 1992, p. 141-174.

    17 A.-M. Patault, Hommes et femmes de corps en Champagne méridionale à la fin du Moyen Âge, Nancy, 1978 (Annales de l'Est, mémoires, no 58).

    18 H. Dubois, « L'histoire démographique de Chalon-sur-Saône à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle d'après les “cherches de feux” », La démographie médiévale, sources et méthodes, 1er congrès de l'Association des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur, Nice 1970, Annales de la Faculté des lettres et sciences humaines de Nice, 17,1972, p. 89-102. M. A. Arnould, Les relevés de feux, Tumhout, 1976 (Typologie des sources du Moyen Âge, 18). La question du feu, dans le monde rural de la France du centre a été reprise récemment par R. Germain, « Le feu, un comportement social (Bourbonnais, XIVe-début XVe siècle) », Population et démographie au Moyen Âge, 118e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Pau, 1994, Paris, 1995, p. 27-49.

    19 A.D. Cher, 8 G 2103, fol. 28 : « partaiges faits par Pierre Seurrat, clerc, procureur de Messeigneurs depuis le xixe jour de fevrier milccccxlii [1443 n. st.] ».

    20 8 G 2103, fol. 7 : le « samedi xviie de juillet mil cccc xxx », a été fait le partage entre Jean de la Brosse, seigneur de Fins, et les chanoines des enfants de Jean Ravigneau, nous avons Jean, Laurence, Mery, Berthomier, Philippe, Perrote, mais plus loin (fol. 24v) le même partage est daté du 15 juillet (erreur bénigne), les enfants s'appellent Laurent, Mery, Jean, Jeanne, Berthomier et Perrote. Il y a toujours six enfants mais Jeanne est devenue Philippe, Laurent Laurence.

    21 Feu Benoit Rivière a eu trois fils Etienne, Jean et Perrrin ; une première généalogie laisse les noms des épouses d'Etienne et Jean en blanc et dit seulement pour chacun « a este marié à... survenue de la paroisse de Vierzon qui s'est faicte bourgeoise de Messeigneurs » (fol. 227v) ; ensuite (fol. 229v) on nous dit que feu Etienne, d'ailleurs appelé du nom de Bourdoise et non de Rivière, « a este marié à Martine fille de feu Michau Harnault qui fist adveu de bourgeoisie », Jean a épousé une femme de Graçay, et c'est Perrin dont la première généalogie ne signalait pas le mariage, qui a comme femme Clémence « fille de dudit Michau Arnault de la terre de Vierzon qui a fait adveu de bourgeoisie etc. ». Aucun aveu, ni du père ni des filles — avec ou sans H — ne figure dans le registre.

    22 8 G 2103, fol. 224-224v : le partage des enfants de Jean Des Champs et de Jeanne sa femme dont la date n'est pas donnée mais qui fut passé devant Pierre Seurrat alors procureur des chanoines, et celui de leurs petits-enfants, fils de Perotte et de Guillaume Blanchart daté du 18 janvier 1445 (1446).

    23 Massay commune, canton de Vierzon, arr. Bourges, Cher.

    24 8 G 2103, fol. 339-350 : 36 généalogies comportant 27 partages — dont quatre donnés deux fois — sont réparties entre 1422 et 1466.

    25 Poulaine commune, canton de Saint-Christophe-en-Bazelles, arr. Issoudun, Indre.

    26 Descendance des frères Jean et Etienne Le Seurre, (8 G 2103, fol. 82-84v) dont les membres se retrouvent, par de multiples alliances, dans une demi-douzaine de paroissses de la seigneurie.

    27 J. Dupâquier, Statistiques démographiques du Bassin parisien, 1636-1720, Paris, 1977, p. 127-128, Généralité de Bourges, élection d'Issoudun pour Coulon et p. 355-358, Généralité d'Orléans, élection de Romorantin pour Graçay, Saint-Outrille, Avexy et Saint-Phalier. En 1565 Saint-Outrille et Avexy comptent pour 92 feux, Coulon pour 203 et Graçay pour 97. On peut penser que le chiffre de Coulon est à considérer avec circonspection car en 1694 Coulon ne comptait plus que 111 feux alors que Graçay en fournissait 115.

    28 Il y a cinquante-deux double (voire triple) partages, ce qui en réduit le nombre à deux-cent-soixante-et-un, deux-cent-vingt-sept entre les chanoines et trente-six partenaires différents, vingt-neuf entre « bourgeois » et « barons », internes donc au systême de Graçay, et sept qui ne concernent pas directement les chanoines, sinon pour justifier ultérieurement l'appartenance d'un conjoint de leurs dépendants.
    En ce qui concerne les aveux, une fois déduits les doublets nous obtenons quatre-cent-quatre-vingts nouveaux arrivants ayant fait aveu de bourgeoisie entre 1422 et 1467, les généalogies ne permettent pas de les retrouver tous mais en rajoutent au moins une centaine dont les aveux ne figurent pas dans les relevés de Pierre Seurrat.

    29 Genouilly commune, canton de Graçay, arrrondissement de Vierzon, Cher. La commune a une superficie de 3466 ha et actuellement 720 habitants.

    30 Commune de Genouilly.

    31 Commune de Saint-Georges-sur-la-Prée, Cher.

    32 A.D. Cher, 8 G 2102, fol. 11v-12 : « La maison, vergiers murailles et tranchees que mesdits seigneurs ont a Genoilly nommee et vrayment appellee la Salle de Genoilly ainsi que tout se tend poursuit et comporte par ses fins et mectes ainsi que feu tres excellent et puissant prince monseigneur de Berry la souloit tenir... ».

    33 8 G 2230-2241,2295.

    34 Ce terme, apparu au début du XXe siècle, est commode, il est malheureusement peut-être assez inadapté au système anhroponymique médiéval, en particulier pour la désignation des femmes.

    35 « Il faut manipuler des quantités de chartes, des cartulaires ou dépouiller d'abondants registres fiscaux pour se procurer un matériel qui se prête à un traitement statistique. Les femmes y sont rares : de 10 à 14 %, en règle générale... » dans M. Bourin et P. Chareille (dir.), Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne, t. II, Persistance du nom unique, Me et IVe rencontres d'Azay-le-Perron, 1989-1990, Tours, 1992, p. 207 (conclusion).

    36 R. Fossier, « Population en Champagne... », p. 184 : l'auteur trouve même une légère supériorité en nombre des femmes, ce qui n'est pas le cas ici.

    37 Onze femmes et trois hommes lesquels sont des rappels de mariages antérieurs.

    38 Rappelons que, pour le Beauvaisis du XVIIe siècle, Pierre Goubert arrivait à un chiffre moyen de 7 à 8 naissances pour les familles complètes et de 4,8 en prenant en compte les incomplètes. Ici, on peut considérer les familles comme complètes au moment de la collation des données utilisées par le receveur. L'ennui est que nous ne savons pas toujours de quand elles dataient réllement quand il les a reportées dans le registre.

    39 René Germain, Les campagnes bourbonnaises à la fin du Moyen Âge (1370-1530), Clermont-Ferrand, 1987, p. 152 et suivantes.

    40 8 G 2103, fol. 226v-228. Etienne a eu cinq enfants, treize ou quatorze petits-enfants (9 ou 10 garçons, 4 filles) et avait lors de la rédaction du registre au moins 6 arrière-petits-enfants (5 garçons, une fille...).

    41 Il y a dû même y avoir trois Guillaume Rivière contemporains car le registre terrier signale dans la liste des tailles de Genouilly un Guillaume Riviere, mort « sans hoirs masles » (8 G 2202, fol. 27v).

    42 À Genouilly, la prédominance des bourgeois est absolue : sur 222 personnes dont l'appartenance est donnée clairement dans les généalogies 101 hommes et 89 femmes sont bourgeois (85,5 %), contre 9 barons et 6 femmes de la baronnie, en outre nous avons 22 hommes et femmes de corps de seigneuries voisines et sept qui sont partagés de façons diverses.

    43 Cf. Annexe I.

    44 Étienne et Pierre 26 personnes chacun (9,9 %), Guillaume 32 personnes (12,2 %) et Jean 60 personnes (25,2 %). Je n'ai pas indu Perrin (8 cas) et Je(h)annet non plus que Guillemin et Guillot, variantes de Pierre, Jean et Guillaume, car ils sont devenus des prénoms à part entière, qui apparaissent toujours dans nos textes attribués au même individu tout au long de sa vie.

    45 La Chapelle-Montmartin, canton de Mennetou, arrondissement de Romorantin, Loir-et-Cher.

    46 Reuilly, canton d'Issoudun-nord, arrondissement d'Issoudun, Indre.

    47 Certains couples apparaissent dans les aveux de bourgeoisie de 1422-1430 et sont repris tels quels dans les relevés par paroisses, on ne sait trop ce qui leur est arrivé entre temps, ni même s'ils sont toujours là, en particulier si on ne les rencontre pas dans la partie « terrier » de l'œuvre de Pierre Seurrat.

    48 A.N. P 13 et 14, et A.D. Cher, C 814. Cf. Liste en annexe II.

    49 R. Fossier, « Aperçus sur la population du Cambrésis et du Vermandois à la fin du XIIIe siècle », Commerce finances et société (XIe-XVIe siècles), Recueil de travaux d'Histoire médiévale offerts à H. Dubois, Paris, 1993, p. 451 a noté que déjà un siècle et demi avant l'époque qui est ici étudiée les paysans ne portaient pas de noms royaux. On pourrait penser qu'après le retour de la paix les Charles ou les Louis deviendraient à la mode dans le fidèle royaume de Bourges, il n'en fut rien.

    50 A.D. Cher, 8 G 2103,fol. 235v : Pierre Limosin et sa femme Lucque, bourgeois, sont venus de Pruniers (Pruniers c., can. d'Issoudun-sud, arr. Issoudun, Indre).

    51 M.-T. Morlet, « Noms de personne à Blois en 1388 », Population et démographie au Moyen Âge, op. cit., p. 160, a relevé 16 hommes appelés Philippe, aucun Philippon, et deux femmes nommées Philippe.

    52 P. Beck, « Anthroponymie et désignation des femmes en Bourgogne au Moyen Âge », Genèse médiévale..., op. cit., p. 98-99. Le tableau présenté par l'auteur où l'on voit Marie en tête en 1191-1250, y rester pendant deux génération puis rétrograder et disparaître avant 1400 est en conformité avec ce que l'on trouve en Berry.

    53 Denis Bigarre et Jehanne ont appelé leur fille ainée Thomasse, du nom de leur belle-soeur, épouse de Guillaume Bigarre « mariee chez son frere » (A.D. Cher, 8 G 2103, fol. 233v), veuve en 1466-1467 : « Thomasse veuve feu Guillaume Bigarre » (8 G. 2102, fol. 27, franchises de Genouilly).

    54 A.D. Cher, 8 G 2103, fol. 229, voir annexe III.

    55 Id. fol. 233v.

    56 Une autre ambiguïté, Moireau et Moreau, comme pour Seurrat et Le Seurre, vient de la calligraphie : Pierre Seurrat avait sans doute un clerc. La lecture rapide de Briffault et de Brissault a entraîné de regrettables erreurs.

    57 Geoffroy Thoureau dans les registres terriers (par exemple 8 G 2102, fol. 26v, tailles de Genouilly, et fol. 62 à 66, description des tenures des frères Geoffroy, Guillaume, Pierre, et Philippon Thoureaulx alias les Chappeliers) est Thouveau au moment des généalogies 8 G 2103 fol. 214v (Dun le Poëlier) et fol. 226v (Genouilly). Or il n'y a pas de doute possible sur les identifications, en particulier à cause des alliances matrimoniales.

    58 On ne trouverait comme origine méditérranéenne qu'Andrieux et Colas.

    59 8 G 2103, fol. 231.

    60 8 G 2103, fol. 231v, Osmoy, com., c. de Baugy, arr. Bourges, Cher.

    61 8 G 2103, fol. 225v.

    62 8 G 2103, fol. 35 : Philippon et Laurence du côté des chanoines, Huguette et Jehan à Sainte-Croix. Même partage au folio 226v. Le 18 janvier 1445 (1446) a eu lieu la répartition des quatre enfants de Laurence, fille d'Etienne Vaslin et de Macé Lorio, homme de Massay.

    63 8 G 2102, fol. 92 : « Jehan Vaslin dit Galois pour une piece de terre contenant six boisselees [...]en laquelle le dit Galois a naguere basty deux maisons et une grange couvertes de rabardeau et de chaulme [....] jouxte le pré jehan Vaslin d'autre part ». L'énumération des treize autres parcelles se fait toujours en commençant par le dit Galoys (ou Galois, selon le cas).

    64 8 G 2102, fol. 75 : « l'ousche Jehan Vaslin dit GrosJean ».

    65 8 G 2103, fol. 224, il venait du Limousin.

    66 Id., fol. 133.

    67 C'est le beau père de Guillaume et Philippon Thoureau ; est-il légitime de l'inclure ici alors qu'il semble avoir habité Mery-sur-Cher et n'apparaître que parce que deux de ses filles ont épousé les deux frères ? Le surnom est trop joli...

    68 Le nom patronymique de Martin, des plus répandu en Europe, n'est porté que par trois familles dans la baronnie de Graçay, une alliée aux Le Seurre (celle qui est à Genouilly), une autre demeurant à Sainte-Cécile, la dernière à Poulaine, il y a peu de chance de confusion.

    69 8 G 2102, fol. 42, et Guillaume Hervier alias Solloigneau, id. fol. 82.

    70 8 G 2103, fol. 230.

    71 Id., fol. 229, ce troisième enfant issu d'Etienne Bourdoise et de la première de ses trois femmes Marguerite, fille de feu Chaploteau, un couple de « baronnie », est désigné ainsi : « et Claude Feurier demourant audit lieu de Genouilly, bourgeois dudit Gracay », sans que nous sachions quand il a changé de condition. Dans la liste des franchises (ou bourgeoisie), il est dit Claude Feurier (8 G 2102, fol. 27).

    72 8 G 2103, fol. 233v. Les suggestions fournies par Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, Paris, 1991, ne donnent pas de solution satisfaisante : Penot viendrait soit du pennon et l'origine en serait un porte-enseigne, soit de penau (équivalent du bichet) et désignerait un mesureur...

    73 8 G 2102, fol. 233v.

    74 Personnellement, le fait de dire qu'une lignée disparaît quand elle tombe en quenouille m'a toujours paru d'un navrant parti-pris patrilinéaire. Il est assez amusant de voir aujourd'hui des châtelains être fiers de leurs châteaux restés « dans la même famille par les femmes », même s'il y a eu des alliances des plus flatteuses, alors qu'il y a une génération encore on énumérait avec complaisance les « familles » successives qui avaient tenu les biens.

    75 Ces listes sont publiées en annexe IV.

    76 André Troppart qui participe en 1475 à un charroi de bois pour la réparation du bayle de Graçay n'est pas de la même famille, c'est un homme de Sainte-Croix ayant épousé une bourgeoise (8 G 2103, fol. 187 : généalogie d'André Troppart à Avexy) ; id., fol. 197 : généalogie de sa femme Guillemette, fille de Laurent Le Brun de Baigneux, incluant la répartition des enfants le Brun du 18 novembre 1463. Partage déjà relevé par Pierre Seurrat au folio 74.

    77 8 G 2103, fol. 235 : Jean, Guillaume, Etienne, Pierre pour le premier lit et pour le second Jean et André.

    78 8 G 2103, fol. 38 : chezal des frères Charrier comprenant ceux de feu Pierre Andrieu et de feu Thomas de la Haie, jouxte les ouches de la Guibourete.
    Id., fol. 99v : verger de Colin Betau alias Charrier jouxte la veuve de Jehan Guibouret.

    79 Id., fol. 189v.

    80 8 G 2119, fol. 15 : Denis et Michau Charrier occupaient deux chezaux jointifs à Piedemont (le Tertre aux Seurre).

    81 8 G 2103, fol. 235, « De Colin Betatz alias Charrier et de feue (...) sa femme, survenuz de Villefranche esquelz firent adveu de bourgoisie a mes dis seigneurs de Gracay ».

    82 La rédaction des généalogies de cette famille peut intriguer le lecteur : il semblerait que le rédacteur se soit quelque peu embrouillé et ait fait se marier un frère et une sœur utérins, ce qui est évidemment impossible. Il est vraisemblable que le garçon et la fille issus d'une première union de chacun des parents ont ensuite contracté mariage.

    83 Carte I.G.N. 1/20 000e, 2223, Vierzon-ouest.

    84 8 G 2219, fol. 13v, « x boisseaux de terre (...) joignant la terre aux Rousseaux d'une part et ou chemin parlequel l'en vait dudit lieu a la Massuatere ».

    85 8 G 2103, fol. 69v : partage de « Perrote, Marguerite, Miton alias Guillemette, enfans de feu Estienne Massuat, homme de Maison Fort et de Perotte, fille de feu Pierre Seurrat, femme de messeigneurs de Gracay », le lundi 22 mars 1434 (n. st.).

    86 Et encore : Charonne, Duvelle (Duveau), Gauchiere, Jagaude, Lardiere, Parisse, Picarde, Pilorjone, Poeslete, Saddone, Seurrate, Taillandiere...

    87 8 G 2102, fol. 5 : « joignant a la terre Bertheline Riviere vesve de feu Jehan de Bourbon ».

    88 P. Beck, « Anthroponymie et désignation des femmes en Bourgogne au Moyen Âge (Xe-XIVe siècles) », Genèse médiévale, op.cit., Tours, 1992, p. 92 : « Osanne la Bolenne ».

    89 Arch. nat. LL 987 B, no 22 : sur les quarante femmes qui ont dans ce document une désignation à deux éléments — ce qui n'existe que pour 11 % d'entre elles —, vingt-deux introduisent le second terme, en général un sobriquet personnel, par « la ». (cf. F. Michaud-Fréjaville, « Hommes et femmes dépendants de Déols au XIIIe siècle, l'apport de l'étude anthroponymique », Campagnes médiévales, l'homme et son espace, Études offertes à Robert Fossier, Paris, 1995, p. 321-22).

    90 8 G 2102, fol. 100 : au tertre aux Seurre se trouve le « chesal a la Retorée ». Jaquet Retoré d'Anjouin a eu six enfants dont trois filles (8 G 2103, fol. 220v) et Guillaume Retoré une fille Etiennette (Id., fol. 325v à Doulçay).

    91 8 G 2102, fol. 77 : « Perrotte, fille feu Mace Pillorjon, femme de Estienne de May, bourgeois de Vastan, pour un chesal assis au villaige de Neilly »... Id., fol. 74v et fol. 85v : « vigne jouxte à la vigne Perrotte Pillorjonne femme de Estienne de May de Vastan ». Perrotte était la fille de Macé Pilorjon et de Jeanne Vaslin (8 G 2103, fol. 104).

    92 8 G 2203, fol. 228.

    93 8 G 3103, fol. 233. Le soulignement n'est pas dans le texte. Pierre Seurrat a laissé en blanc le nom du seigneur dont dépendait Jean Garnier.

    94 Pour les garçons 81,3 % (74 sur 96), et en ce qui concerne les filles 88,2 %, (67 sur 76).

    95 8 G 2103, fol. 228v : « De Jehan Gabereau survenu de la terre de de Vierzon et de feue Guillemette sa femme de la paroisse de Sainct Ylaire de Court [...] yssirent les enfans dont les noms cy apres sensuivent, c'est assavoir,

    Estienne

    Perrotte

    Thomasse

    Johanne

    Jacquet

    et Guillemette.


    Le dict Estienne Gabereau homme bourgeois de Gracay et fils dudict Jehan Gabereau a esté marié a une nommee Estiennette, survenue de Vierzon... etc. ».

    Auteur

    • Françoise Michaud-Fréjaville

      Université d'Orléans

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    Ego Ansgardis... Les femmes et leur désignation dans deux cartulaires du centre de la France

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    1 A. Gandilhon, « Les terres de Vatan et de Graçay et Jehan de France, duc de Berry », Mémoires des Sociétés savantes du Centre, 1906, t. XXX, p. 58-86. Le duc avait acheté Graçay en 1371, la dotation de la Sainte-Chapelle est de 1392, les chanoines assumèrent la gestion à partir de 1405.

    2 « ...En laquelle baronnie, terre, justice et chastellenie dudit Gracay sont enclavees au dedans des fins et mectes d'icelle terre, justice et baronnie de Gracay, les terres, justices et seigneuries de Chambon, de Font Blanche, Aubigny, Espailhat, qui ont cognoissance de toute justice et rendent jugez les malefaicteurs aux juges de de Gracay... etc. », A.D. Cher, 8 G 2201, fol. 4.

    3 A.D. Cher, 8 G 2157 (1471-1472) nous donne, par exemple, les rubriques suivantes, (les noms sont ceux d'aujourd'hui) : Graçay (fol. 1-15), Coulon — aujourd'hui commune de Graçay — (fol. 16-29v), Nohant-en-Graçay (fol. 30-38v), Saint-Pierre-de-Jards (fol. 39), Luçay-le-Mâle (fol. 39v-44v), Giroux (fol. 45-52v), Meunet-sous-Vatan (fol. 53-56v), Saint-Christophe (fol. 57-60v), Reboursin (fol. 61-63), Saint-Phallier — aujourd'hui commune de Graçay — (fol. 63-68), Saint-Outrille-en-Graçay (fol. 68v-69v), Orville (fol. 70-70v), Avexy — aujourd'hui commune de Graçay — (fol. 71-75), Bagneux (fol. 75v-78), Saint-Christophe-en-Bazelle (fol. 78v-79v), Sainte-Cécile (fol. 80v-82v), Sembleçay (fol. 83-85), Anjoin (fol. 86-96), Genouilly (fol. 96v-108), Poulaines (fol. 109v-110v), Parpeçay (fol. 111-l1v), Chabris (fol. 113-113v), La Chapelle-Montmartin (fol. 114-118), Saint-Julien-sur-Cher (fol. 118v-120), Maray (fol. 120), Doulçay — aujourd'hui commune de Maray — (fol. 121), Saint-Georges-sur-la-Prée (fol. 121v-122v), Massay (fol. 123-123v), Saint-Hilaire-de-Court (fol. 125), Chéry (fol. 125v), Gy — actuellement commune de Massay — (fol. 126).

    4 A.D. Cher, 8 G 2101-2103.

    5 De nombreux actes passés sous le sceau de la prévoté de Graçay ont été rédigés et souscrits par Pierre Seurrat, clerc juré et notaire, jusqu'au printemps de 1467 (n. st.) où il prit l'office de prévot de Graçay.

    6 A.D. Cher, 8 G 2201, fol. 35v-36 : Pierre Seurrat avait une maison et une petite place vide à Graçay sur la rue pavée qui allait de la porte du château à l'église paroissiale Saint-Martin, voisine de celle de Jean Seurrat, une autre sur la même rue, flanquée du verger « de Jehanne femme dudit Seurrat », son « ourouer assis ou chastel de Gracay, joignant d'une part au portail dudit chastel... », et à Saint-Phallier, paroisse limitrophe, au sud-est de Graçay, une terre de trois sextérée qui avait dû être une vigne... l'addition des cens le taxe à 24 deniers.

    7 A.D. Cher, 8 G 2119, [1372 (n. st.)-1379 (n. st.)], parchemin.

    8 Ces baux subistent pour certains dans les liasses recueillies par le chapitre cathédral. On peut voir que le receveur a très consciencieusement collationné les actes qu'il avait lui même passés. Certains sont en outre rajoutés entre les lignes ou dans les bas de page et concernent les armées 1467-1470, le registre de 1467 étant considéré comme un ouvrage de référence.

    9 Certains baux précisent la nature des toitures, les bâtiments remarquables, les puits etc. : « De Philipppon Vaslin, pour un chezal assis ou Terdre au Seurre ouquel a une maison qui a deux chas et une croppe, couverte de paille... » (8 G 2102, fol. 35). Le Terdre, aujourd'hui disparu, figure sur la carte de Cassini.

    10 A.D. Cher, plan 700*, plan cadastral du canton de Graçay 1807-1811). (

    11 Le glissement de sens du francique « *baro » homme libre à « homme » tout court puis à homme dépendant donc « non libre » est tout à fait intéressant à suivre, d'autant plus que parallèlement s'est produit l'autre glissement qui a mené le « baron » du simple homme libre à la catégorie nobiliaire juste en dessous des princes. Je reviendrai plus loin sur l'anthroponyme « Baron ».

    12 La Thaumassière, Les anciennes coutumes locales de Berry et celles de Lorrix commentées, Bourges, 1679, p. 86 : sciendum est enim quod quicumque eorum in praedicta libertate existentium qui cum bobus, jumentis, equis, asinis, terras excollent et excolli facient, quinque solidos turonensis pro consuetudine, nobis et heredibus nostris, Gradad dominis, annis singulis, in dicto festo santi Michaelis reddere tenebuntur.

    13 A.D. Cher, 8 G 2119 (1372, n. st.), fol. 30 : « Deniers de la franchise de Vonne qui est tele que qui tient chesau et tient feu et fait laborage, il doit chascun an XII d. I setier d'avene et I geline ; et se il tient plusieurs chesaulx en la dite franchise, il doit pour chascun VI d. mine d'avene et I geline. Et aussi qui tient chesau et ne fait laborage, il ne doit que VI d. mine d'avene et I geline ; et s'il tient plusieurs chesaulx il doit pour chascun chesau VI d. mine d'avene ». La qualité de dépendant de Vonne suit le dépendant dans ses déplacements dans la seigneurie, c'est aussi un semi-servage personnel, indépendamment des avenages, marques de servage réel.

    14 A.D. Cher, 8 G 2201, fol. 4v : « ...est assavoir que en la dite terre de Sauveterre et en la paroisse de Saint-Loup sur Chier a ung lieu nommé et vulgairement appellé la Grange, que tiennent à present par certains moiens messeigneurs les venerables doyens, thresaurier et chapitre de Saint-Martin de Tours qui est tenu en fief de l'oustel de Gaulteret, assis et situé en la terre de Saint-Georges de la Pree. En laquelle Grange a plusieurs hommes et femmes de corps, desquels le dit seigneur de ladite Grange n'a point de suyte en la dicte terre et justice de Gracay. Aussi les y pert touteffois qu'ilz viennent demourer en la dicte terre de Gracay, ainsi qu'il apparroit plus à plain par une lectre signee Jacques Combaut et Pierre Garsonnet qui est ou tresor de messeigneurs, à Bourges. Signé Seurrat ».

    15 En réalité les mariages sont si libres de contrainte seigneuriale qu'il n'en n'est jamais question, même pas lors de la rédaction de la charte de 1246. En revanche le formariage a subsisté fort tard dans d'autres seigneuries, ainsi à Maisonnais (act. Cher) en 1522 (A.N. P 1039).

    16 R. Fossier, « Remarques sur les mouvements de population en Champagne méridionale au XVe siècle », Bibliothèque de l’École des chartes, CXII, 1964, p. 177-215, repris dans Hommes et villages d'occident au Moyen Âge, Paris, 1992, p. 141-174.

    17 A.-M. Patault, Hommes et femmes de corps en Champagne méridionale à la fin du Moyen Âge, Nancy, 1978 (Annales de l'Est, mémoires, no 58).

    18 H. Dubois, « L'histoire démographique de Chalon-sur-Saône à la fin du XIVe siècle et au début du XVe siècle d'après les “cherches de feux” », La démographie médiévale, sources et méthodes, 1er congrès de l'Association des historiens médiévistes de l'Enseignement supérieur, Nice 1970, Annales de la Faculté des lettres et sciences humaines de Nice, 17,1972, p. 89-102. M. A. Arnould, Les relevés de feux, Tumhout, 1976 (Typologie des sources du Moyen Âge, 18). La question du feu, dans le monde rural de la France du centre a été reprise récemment par R. Germain, « Le feu, un comportement social (Bourbonnais, XIVe-début XVe siècle) », Population et démographie au Moyen Âge, 118e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, Pau, 1994, Paris, 1995, p. 27-49.

    19 A.D. Cher, 8 G 2103, fol. 28 : « partaiges faits par Pierre Seurrat, clerc, procureur de Messeigneurs depuis le xixe jour de fevrier milccccxlii [1443 n. st.] ».

    20 8 G 2103, fol. 7 : le « samedi xviie de juillet mil cccc xxx », a été fait le partage entre Jean de la Brosse, seigneur de Fins, et les chanoines des enfants de Jean Ravigneau, nous avons Jean, Laurence, Mery, Berthomier, Philippe, Perrote, mais plus loin (fol. 24v) le même partage est daté du 15 juillet (erreur bénigne), les enfants s'appellent Laurent, Mery, Jean, Jeanne, Berthomier et Perrote. Il y a toujours six enfants mais Jeanne est devenue Philippe, Laurent Laurence.

    21 Feu Benoit Rivière a eu trois fils Etienne, Jean et Perrrin ; une première généalogie laisse les noms des épouses d'Etienne et Jean en blanc et dit seulement pour chacun « a este marié à... survenue de la paroisse de Vierzon qui s'est faicte bourgeoise de Messeigneurs » (fol. 227v) ; ensuite (fol. 229v) on nous dit que feu Etienne, d'ailleurs appelé du nom de Bourdoise et non de Rivière, « a este marié à Martine fille de feu Michau Harnault qui fist adveu de bourgeoisie », Jean a épousé une femme de Graçay, et c'est Perrin dont la première généalogie ne signalait pas le mariage, qui a comme femme Clémence « fille de dudit Michau Arnault de la terre de Vierzon qui a fait adveu de bourgeoisie etc. ». Aucun aveu, ni du père ni des filles — avec ou sans H — ne figure dans le registre.

    22 8 G 2103, fol. 224-224v : le partage des enfants de Jean Des Champs et de Jeanne sa femme dont la date n'est pas donnée mais qui fut passé devant Pierre Seurrat alors procureur des chanoines, et celui de leurs petits-enfants, fils de Perotte et de Guillaume Blanchart daté du 18 janvier 1445 (1446).

    23 Massay commune, canton de Vierzon, arr. Bourges, Cher.

    24 8 G 2103, fol. 339-350 : 36 généalogies comportant 27 partages — dont quatre donnés deux fois — sont réparties entre 1422 et 1466.

    25 Poulaine commune, canton de Saint-Christophe-en-Bazelles, arr. Issoudun, Indre.

    26 Descendance des frères Jean et Etienne Le Seurre, (8 G 2103, fol. 82-84v) dont les membres se retrouvent, par de multiples alliances, dans une demi-douzaine de paroissses de la seigneurie.

    27 J. Dupâquier, Statistiques démographiques du Bassin parisien, 1636-1720, Paris, 1977, p. 127-128, Généralité de Bourges, élection d'Issoudun pour Coulon et p. 355-358, Généralité d'Orléans, élection de Romorantin pour Graçay, Saint-Outrille, Avexy et Saint-Phalier. En 1565 Saint-Outrille et Avexy comptent pour 92 feux, Coulon pour 203 et Graçay pour 97. On peut penser que le chiffre de Coulon est à considérer avec circonspection car en 1694 Coulon ne comptait plus que 111 feux alors que Graçay en fournissait 115.

    28 Il y a cinquante-deux double (voire triple) partages, ce qui en réduit le nombre à deux-cent-soixante-et-un, deux-cent-vingt-sept entre les chanoines et trente-six partenaires différents, vingt-neuf entre « bourgeois » et « barons », internes donc au systême de Graçay, et sept qui ne concernent pas directement les chanoines, sinon pour justifier ultérieurement l'appartenance d'un conjoint de leurs dépendants.
    En ce qui concerne les aveux, une fois déduits les doublets nous obtenons quatre-cent-quatre-vingts nouveaux arrivants ayant fait aveu de bourgeoisie entre 1422 et 1467, les généalogies ne permettent pas de les retrouver tous mais en rajoutent au moins une centaine dont les aveux ne figurent pas dans les relevés de Pierre Seurrat.

    29 Genouilly commune, canton de Graçay, arrrondissement de Vierzon, Cher. La commune a une superficie de 3466 ha et actuellement 720 habitants.

    30 Commune de Genouilly.

    31 Commune de Saint-Georges-sur-la-Prée, Cher.

    32 A.D. Cher, 8 G 2102, fol. 11v-12 : « La maison, vergiers murailles et tranchees que mesdits seigneurs ont a Genoilly nommee et vrayment appellee la Salle de Genoilly ainsi que tout se tend poursuit et comporte par ses fins et mectes ainsi que feu tres excellent et puissant prince monseigneur de Berry la souloit tenir... ».

    33 8 G 2230-2241,2295.

    34 Ce terme, apparu au début du XXe siècle, est commode, il est malheureusement peut-être assez inadapté au système anhroponymique médiéval, en particulier pour la désignation des femmes.

    35 « Il faut manipuler des quantités de chartes, des cartulaires ou dépouiller d'abondants registres fiscaux pour se procurer un matériel qui se prête à un traitement statistique. Les femmes y sont rares : de 10 à 14 %, en règle générale... » dans M. Bourin et P. Chareille (dir.), Genèse médiévale de l'anthroponymie moderne, t. II, Persistance du nom unique, Me et IVe rencontres d'Azay-le-Perron, 1989-1990, Tours, 1992, p. 207 (conclusion).

    36 R. Fossier, « Population en Champagne... », p. 184 : l'auteur trouve même une légère supériorité en nombre des femmes, ce qui n'est pas le cas ici.

    37 Onze femmes et trois hommes lesquels sont des rappels de mariages antérieurs.

    38 Rappelons que, pour le Beauvaisis du XVIIe siècle, Pierre Goubert arrivait à un chiffre moyen de 7 à 8 naissances pour les familles complètes et de 4,8 en prenant en compte les incomplètes. Ici, on peut considérer les familles comme complètes au moment de la collation des données utilisées par le receveur. L'ennui est que nous ne savons pas toujours de quand elles dataient réllement quand il les a reportées dans le registre.

    39 René Germain, Les campagnes bourbonnaises à la fin du Moyen Âge (1370-1530), Clermont-Ferrand, 1987, p. 152 et suivantes.

    40 8 G 2103, fol. 226v-228. Etienne a eu cinq enfants, treize ou quatorze petits-enfants (9 ou 10 garçons, 4 filles) et avait lors de la rédaction du registre au moins 6 arrière-petits-enfants (5 garçons, une fille...).

    41 Il y a dû même y avoir trois Guillaume Rivière contemporains car le registre terrier signale dans la liste des tailles de Genouilly un Guillaume Riviere, mort « sans hoirs masles » (8 G 2202, fol. 27v).

    42 À Genouilly, la prédominance des bourgeois est absolue : sur 222 personnes dont l'appartenance est donnée clairement dans les généalogies 101 hommes et 89 femmes sont bourgeois (85,5 %), contre 9 barons et 6 femmes de la baronnie, en outre nous avons 22 hommes et femmes de corps de seigneuries voisines et sept qui sont partagés de façons diverses.

    43 Cf. Annexe I.

    44 Étienne et Pierre 26 personnes chacun (9,9 %), Guillaume 32 personnes (12,2 %) et Jean 60 personnes (25,2 %). Je n'ai pas indu Perrin (8 cas) et Je(h)annet non plus que Guillemin et Guillot, variantes de Pierre, Jean et Guillaume, car ils sont devenus des prénoms à part entière, qui apparaissent toujours dans nos textes attribués au même individu tout au long de sa vie.

    45 La Chapelle-Montmartin, canton de Mennetou, arrondissement de Romorantin, Loir-et-Cher.

    46 Reuilly, canton d'Issoudun-nord, arrondissement d'Issoudun, Indre.

    47 Certains couples apparaissent dans les aveux de bourgeoisie de 1422-1430 et sont repris tels quels dans les relevés par paroisses, on ne sait trop ce qui leur est arrivé entre temps, ni même s'ils sont toujours là, en particulier si on ne les rencontre pas dans la partie « terrier » de l'œuvre de Pierre Seurrat.

    48 A.N. P 13 et 14, et A.D. Cher, C 814. Cf. Liste en annexe II.

    49 R. Fossier, « Aperçus sur la population du Cambrésis et du Vermandois à la fin du XIIIe siècle », Commerce finances et société (XIe-XVIe siècles), Recueil de travaux d'Histoire médiévale offerts à H. Dubois, Paris, 1993, p. 451 a noté que déjà un siècle et demi avant l'époque qui est ici étudiée les paysans ne portaient pas de noms royaux. On pourrait penser qu'après le retour de la paix les Charles ou les Louis deviendraient à la mode dans le fidèle royaume de Bourges, il n'en fut rien.

    50 A.D. Cher, 8 G 2103,fol. 235v : Pierre Limosin et sa femme Lucque, bourgeois, sont venus de Pruniers (Pruniers c., can. d'Issoudun-sud, arr. Issoudun, Indre).

    51 M.-T. Morlet, « Noms de personne à Blois en 1388 », Population et démographie au Moyen Âge, op. cit., p. 160, a relevé 16 hommes appelés Philippe, aucun Philippon, et deux femmes nommées Philippe.

    52 P. Beck, « Anthroponymie et désignation des femmes en Bourgogne au Moyen Âge », Genèse médiévale..., op. cit., p. 98-99. Le tableau présenté par l'auteur où l'on voit Marie en tête en 1191-1250, y rester pendant deux génération puis rétrograder et disparaître avant 1400 est en conformité avec ce que l'on trouve en Berry.

    53 Denis Bigarre et Jehanne ont appelé leur fille ainée Thomasse, du nom de leur belle-soeur, épouse de Guillaume Bigarre « mariee chez son frere » (A.D. Cher, 8 G 2103, fol. 233v), veuve en 1466-1467 : « Thomasse veuve feu Guillaume Bigarre » (8 G. 2102, fol. 27, franchises de Genouilly).

    54 A.D. Cher, 8 G 2103, fol. 229, voir annexe III.

    55 Id. fol. 233v.

    56 Une autre ambiguïté, Moireau et Moreau, comme pour Seurrat et Le Seurre, vient de la calligraphie : Pierre Seurrat avait sans doute un clerc. La lecture rapide de Briffault et de Brissault a entraîné de regrettables erreurs.

    57 Geoffroy Thoureau dans les registres terriers (par exemple 8 G 2102, fol. 26v, tailles de Genouilly, et fol. 62 à 66, description des tenures des frères Geoffroy, Guillaume, Pierre, et Philippon Thoureaulx alias les Chappeliers) est Thouveau au moment des généalogies 8 G 2103 fol. 214v (Dun le Poëlier) et fol. 226v (Genouilly). Or il n'y a pas de doute possible sur les identifications, en particulier à cause des alliances matrimoniales.

    58 On ne trouverait comme origine méditérranéenne qu'Andrieux et Colas.

    59 8 G 2103, fol. 231.

    60 8 G 2103, fol. 231v, Osmoy, com., c. de Baugy, arr. Bourges, Cher.

    61 8 G 2103, fol. 225v.

    62 8 G 2103, fol. 35 : Philippon et Laurence du côté des chanoines, Huguette et Jehan à Sainte-Croix. Même partage au folio 226v. Le 18 janvier 1445 (1446) a eu lieu la répartition des quatre enfants de Laurence, fille d'Etienne Vaslin et de Macé Lorio, homme de Massay.

    63 8 G 2102, fol. 92 : « Jehan Vaslin dit Galois pour une piece de terre contenant six boisselees [...]en laquelle le dit Galois a naguere basty deux maisons et une grange couvertes de rabardeau et de chaulme [....] jouxte le pré jehan Vaslin d'autre part ». L'énumération des treize autres parcelles se fait toujours en commençant par le dit Galoys (ou Galois, selon le cas).

    64 8 G 2102, fol. 75 : « l'ousche Jehan Vaslin dit GrosJean ».

    65 8 G 2103, fol. 224, il venait du Limousin.

    66 Id., fol. 133.

    67 C'est le beau père de Guillaume et Philippon Thoureau ; est-il légitime de l'inclure ici alors qu'il semble avoir habité Mery-sur-Cher et n'apparaître que parce que deux de ses filles ont épousé les deux frères ? Le surnom est trop joli...

    68 Le nom patronymique de Martin, des plus répandu en Europe, n'est porté que par trois familles dans la baronnie de Graçay, une alliée aux Le Seurre (celle qui est à Genouilly), une autre demeurant à Sainte-Cécile, la dernière à Poulaine, il y a peu de chance de confusion.

    69 8 G 2102, fol. 42, et Guillaume Hervier alias Solloigneau, id. fol. 82.

    70 8 G 2103, fol. 230.

    71 Id., fol. 229, ce troisième enfant issu d'Etienne Bourdoise et de la première de ses trois femmes Marguerite, fille de feu Chaploteau, un couple de « baronnie », est désigné ainsi : « et Claude Feurier demourant audit lieu de Genouilly, bourgeois dudit Gracay », sans que nous sachions quand il a changé de condition. Dans la liste des franchises (ou bourgeoisie), il est dit Claude Feurier (8 G 2102, fol. 27).

    72 8 G 2103, fol. 233v. Les suggestions fournies par Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille, Paris, 1991, ne donnent pas de solution satisfaisante : Penot viendrait soit du pennon et l'origine en serait un porte-enseigne, soit de penau (équivalent du bichet) et désignerait un mesureur...

    73 8 G 2102, fol. 233v.

    74 Personnellement, le fait de dire qu'une lignée disparaît quand elle tombe en quenouille m'a toujours paru d'un navrant parti-pris patrilinéaire. Il est assez amusant de voir aujourd'hui des châtelains être fiers de leurs châteaux restés « dans la même famille par les femmes », même s'il y a eu des alliances des plus flatteuses, alors qu'il y a une génération encore on énumérait avec complaisance les « familles » successives qui avaient tenu les biens.

    75 Ces listes sont publiées en annexe IV.

    76 André Troppart qui participe en 1475 à un charroi de bois pour la réparation du bayle de Graçay n'est pas de la même famille, c'est un homme de Sainte-Croix ayant épousé une bourgeoise (8 G 2103, fol. 187 : généalogie d'André Troppart à Avexy) ; id., fol. 197 : généalogie de sa femme Guillemette, fille de Laurent Le Brun de Baigneux, incluant la répartition des enfants le Brun du 18 novembre 1463. Partage déjà relevé par Pierre Seurrat au folio 74.

    77 8 G 2103, fol. 235 : Jean, Guillaume, Etienne, Pierre pour le premier lit et pour le second Jean et André.

    78 8 G 2103, fol. 38 : chezal des frères Charrier comprenant ceux de feu Pierre Andrieu et de feu Thomas de la Haie, jouxte les ouches de la Guibourete.
    Id., fol. 99v : verger de Colin Betau alias Charrier jouxte la veuve de Jehan Guibouret.

    79 Id., fol. 189v.

    80 8 G 2119, fol. 15 : Denis et Michau Charrier occupaient deux chezaux jointifs à Piedemont (le Tertre aux Seurre).

    81 8 G 2103, fol. 235, « De Colin Betatz alias Charrier et de feue (...) sa femme, survenuz de Villefranche esquelz firent adveu de bourgoisie a mes dis seigneurs de Gracay ».

    82 La rédaction des généalogies de cette famille peut intriguer le lecteur : il semblerait que le rédacteur se soit quelque peu embrouillé et ait fait se marier un frère et une sœur utérins, ce qui est évidemment impossible. Il est vraisemblable que le garçon et la fille issus d'une première union de chacun des parents ont ensuite contracté mariage.

    83 Carte I.G.N. 1/20 000e, 2223, Vierzon-ouest.

    84 8 G 2219, fol. 13v, « x boisseaux de terre (...) joignant la terre aux Rousseaux d'une part et ou chemin parlequel l'en vait dudit lieu a la Massuatere ».

    85 8 G 2103, fol. 69v : partage de « Perrote, Marguerite, Miton alias Guillemette, enfans de feu Estienne Massuat, homme de Maison Fort et de Perotte, fille de feu Pierre Seurrat, femme de messeigneurs de Gracay », le lundi 22 mars 1434 (n. st.).

    86 Et encore : Charonne, Duvelle (Duveau), Gauchiere, Jagaude, Lardiere, Parisse, Picarde, Pilorjone, Poeslete, Saddone, Seurrate, Taillandiere...

    87 8 G 2102, fol. 5 : « joignant a la terre Bertheline Riviere vesve de feu Jehan de Bourbon ».

    88 P. Beck, « Anthroponymie et désignation des femmes en Bourgogne au Moyen Âge (Xe-XIVe siècles) », Genèse médiévale, op.cit., Tours, 1992, p. 92 : « Osanne la Bolenne ».

    89 Arch. nat. LL 987 B, no 22 : sur les quarante femmes qui ont dans ce document une désignation à deux éléments — ce qui n'existe que pour 11 % d'entre elles —, vingt-deux introduisent le second terme, en général un sobriquet personnel, par « la ». (cf. F. Michaud-Fréjaville, « Hommes et femmes dépendants de Déols au XIIIe siècle, l'apport de l'étude anthroponymique », Campagnes médiévales, l'homme et son espace, Études offertes à Robert Fossier, Paris, 1995, p. 321-22).

    90 8 G 2102, fol. 100 : au tertre aux Seurre se trouve le « chesal a la Retorée ». Jaquet Retoré d'Anjouin a eu six enfants dont trois filles (8 G 2103, fol. 220v) et Guillaume Retoré une fille Etiennette (Id., fol. 325v à Doulçay).

    91 8 G 2102, fol. 77 : « Perrotte, fille feu Mace Pillorjon, femme de Estienne de May, bourgeois de Vastan, pour un chesal assis au villaige de Neilly »... Id., fol. 74v et fol. 85v : « vigne jouxte à la vigne Perrotte Pillorjonne femme de Estienne de May de Vastan ». Perrotte était la fille de Macé Pilorjon et de Jeanne Vaslin (8 G 2103, fol. 104).

    92 8 G 2203, fol. 228.

    93 8 G 3103, fol. 233. Le soulignement n'est pas dans le texte. Pierre Seurrat a laissé en blanc le nom du seigneur dont dépendait Jean Garnier.

    94 Pour les garçons 81,3 % (74 sur 96), et en ce qui concerne les filles 88,2 %, (67 sur 76).

    95 8 G 2103, fol. 228v : « De Jehan Gabereau survenu de la terre de de Vierzon et de feue Guillemette sa femme de la paroisse de Sainct Ylaire de Court [...] yssirent les enfans dont les noms cy apres sensuivent, c'est assavoir,

    Estienne

    Perrotte

    Thomasse

    Johanne

    Jacquet

    et Guillemette.


    Le dict Estienne Gabereau homme bourgeois de Gracay et fils dudict Jehan Gabereau a esté marié a une nommee Estiennette, survenue de Vierzon... etc. ».

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    Michaud-Fréjaville, F. (2002). Les dépendants de la Sainte-Chapelle de Bourges à Genouilly (seigneurie de Graçay) en 1466. In M. Bourin & P. Chareille (éds.), Genèse médiévale de l’anthroponymie moderne. Tome V-2 : Intégration et exclusion sociale, lectures anthroponymiques. Tours: Presses universitaires François-Rabelais. https://doi.org/10.4000/books.pufr.16620
    Michaud-Fréjaville, Françoise. « Les dépendants de la Sainte-Chapelle de Bourges à Genouilly (seigneurie de Graçay) en 1466 ». In Genèse médiévale de l’anthroponymie moderne. Tome V-2 : Intégration et exclusion sociale, lectures anthroponymiques, édité par Monique Bourin et Pascal Chareille. Tours: Presses universitaires François-Rabelais, 2002. doi:10.4000/books.pufr.16620.
    Michaud-Fréjaville, Françoise. « Les dépendants de la Sainte-Chapelle de Bourges à Genouilly (seigneurie de Graçay) en 1466 ». Genèse médiévale de l’anthroponymie moderne. Tome V-2 : Intégration et exclusion sociale, lectures anthroponymiques, édité par Monique Bourin et Pascal Chareille, Presses universitaires François-Rabelais, 2002, https://doi.org/10.4000/books.pufr.16620.

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    Bourin, M., & Chareille, P. (éds.). (2002). Genèse médiévale de l’anthroponymie moderne. Tome V-2 : Intégration et exclusion sociale, lectures anthroponymiques. Tours: Presses universitaires François-Rabelais. https://doi.org/10.4000/books.pufr.16587
    Bourin, Monique, et Pascal Chareille, éd. Genèse médiévale de l’anthroponymie moderne. Tome V-2 : Intégration et exclusion sociale, lectures anthroponymiques. Tours: Presses universitaires François-Rabelais, 2002. doi:10.4000/books.pufr.16587.
    Bourin, Monique, et Pascal Chareille, éditeurs. Genèse médiévale de l’anthroponymie moderne. Tome V-2 : Intégration et exclusion sociale, lectures anthroponymiques. Presses universitaires François-Rabelais, 2002, https://doi.org/10.4000/books.pufr.16587.
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