Chapitre 2. La Société des Nations, fille de la « Très Grande Guerre »

p. 37-48


Extrait

1Dans une note datée du Ier août 1917 et publiée le 14, le pape Benoît XV lance un appel à la paix : « Exhortation à la paix adressée aux chefs des peuples belligérants. » Ce document débute par une déclaration de principes préconisant le droit et la justice dans les rapports internationaux et la substitution de l’arbitrage à la force et se termine par des propositions concrètes pour le rétablissement de la paix : évacuation des territoires occupés, liberté des mers, renonciation à toute indemnité et dommage de guerre, examen dans un esprit de conciliation des litiges territoriaux... Cette tentative fut un échec complet. Les omissions sont en effet importantes, l’Allemagne et l’Autriche, d’abord plutôt favorables, ne font rien pour appuyer sa démarche et les Alliés n’apprécient pas une initiative trop favorable aux puissances centrales. Les principales puissances de l’Entente continuent la guerre, mais dans les projets d’après-guerre, l’idée d’une organisation de la paix avec u

Les formats HTML, PDF et ePub de cet ouvrage sont accessibles aux usagers des bibliothèques partenaires qui l’ont acquis. L’ouvrage pourra également être acheté sur les sites des libraires partenaires, aux formats PDF et ePub, si l’éditeur a fait le choix de cette diffusion commerciale. Si l’édition papier est disponible, des liens vers les librairies sont proposés sur cette page.


Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.