1Le décret du 15 avril 1941 organisant l’École sous régime civil selon les exigences de l’occupant allemand avait bien pour la première fois prévu formellement l’existence de laboratoires, mais il distinguait entre « laboratoires des élèves » (pour leurs manipulations et exercices pratiques en physique, chimie, mécanique et astronomie) et « laboratoires de recherche » (associés à chaque chaire professorale de physique, mécanique et chimie), ce qui montre bien que la recherche n’était pas véritablement intégrée à l’enseignement ; Journal officiel de l’État français, 22-23 septembre 1941, p. 4080-4088. Ce décret est aboli à la Libération sans que ces dispositions soient reprises dans la version de 1930 rétablie.
2Isabelle Havelange, Françoise Huguet et Bernadette Lebedeff-Choppin, « Bourdon Louis Pierre Marie », Les inspecteurs généraux de l’Instruction publique. Dictionnaire biographique 1802-1914, Paris, Institut national de recherche pédagogique, 1986, p. 187-188.
4Hervé Joly, À Polytechnique. X 1901, Paris, Flammarion, 2021.
5Maurice Maire se présente comme docteur ès sciences dans l’édition de 1914 (p. 321), par exemple.
6Même adresse que pour « La famille polytechnicienne », base de données citée. Je dois à l’archiviste Olivier Azzola de m’avoir signalé cette possibilité.
7Louis Bouveault (X 1883 démissionnaire) a soutenu une thèse de doctorat ès sciences (1890) et une en médecine (1892) ; Paul Logié (X 1921 démissionnaire), une thèse de doctorat ès lettres (1944) et une en droit (1949) ; Michel Corbin (X 1954 Mines), une thèse de doctorat ès lettres (1972) et une en théologie (1979) ; Henri Lacape (X 1905 Poudres), une thèse de doctorat en droit (1910), une en sciences (1934) et une en lettres (1941). Les quelques-uns, en sciences ou en lettres, qui ont soutenu deux doctorats successifs dans la même discipline, de troisième cycle après 1954 puis d’État, ne sont en revanche comptabilisés qu’une fois.
8Un croisement avec les polytechniciens figurant dans la base de données des doctorats de mathématiques soutenus dans une faculté des sciences française entre 1918 et 1968, constituée par Pierre Verschueren, permet d’en ajouter 11 aux 37 recensés, ce qui, si l’on appliquait ce ratio à l’ensemble du corpus, augmenterait son effectif de 30 %, soit 2,0 % des anciens élèves.
9Insee, Annuaire statistique de la France, Paris, Imprimerie nationale/Presses universitaires de France, 1953, p. 61.
10Michel Armatte, « L’économie à l’École polytechnique », dans Bruno Belhoste, Amy Dahan et Antoine Picon (dir.), La formation polytechnicienne, 1794-1994, Paris, Dunod, 1995, p. 375-396.
11Sur 66 docteurs en droit recensés, la thèse n’a pas été retrouvée dans quatre cas.
12Voir le chapitre de Jean-Paul Barrière dans ce volume (chap. 4).
13Daniel Benamouzig, « La connaissance économique à travers ses motifs. Une sociologie cognitive de l’économie de la santé en France », Revue Interventions économiques, 33, 2006, DOI : 10.4000/interventionseconomiques.776.
14La thèse n’a pas été datée dans deux cas.
15Insee, Annuaire statistique de la France, op. cit., p. 61.
16Sur 17 docteurs en médecine, la thèse n’a pas été datée dans quatre cas. Un autre cas n’est pas pris en compte, celui d’un élève vietnamien (X 1931) qui soutient sa thèse à Hanoï dès 1937, quatre ans seulement après sa sortie de l’École.
17Voir sa fiche dans « La famille polytechnicienne », base de données citée.
19Archives biographiques françaises, Londres, Saur, 1988-1991, microfiches II 108,186-190, et IIS 16,283.
20Insee, Annuaire statistique de la France, op. cit., p. 61.
21Virginie Fonteneau, « Former à la recherche pour l’industrie en France ? La création du titre d’ingénieur-docteur dans l’entre-deux-guerres », Artefact, 13, 2020, p. 119-144, DOI : 10.4000/artefact.6441.
22Sur 220 docteurs ès sciences recensés, la thèse n’a pas été datée dans onze cas.
23Arrêté du ministre du 16 avril 1974, article 4, Journal officiel de la République française (JORF), 2 mai 1974, p. 4668-4669.
24Dominique Pestre, « Le renouveau de la recherche à l’École polytechnique et le laboratoire de Louis Leprince-Ringuet (1936-1965) », dans Bruno Belhoste, Amy Dahan et Antoine Picon (dir.), La formation polytechnicienne, 1794-1994, Paris, Dunod, 1995, p. 333-356.
25Décret no 49-1022 du 27 juillet 1949, JORF, 29 juillet 1949, p. 7431.
26Du nom de Louis Suquet, alors directeur de l’École nationale des ponts et chaussées.
27Procès-verbal (PV) du conseil de perfectionnement, tome 17, 1955-1960, séance du 27 juillet 1956, Archives de l’École polytechnique (AEP), X2C 29.
28PV du conseil d’administration (CA), tome 1, 1971-1980, séance du 1er juillet 1975, AEP, X2C 29.
30Ibid., séance du 30 octobre 1975, AEP, X2C 29.
31Amy Dahan Dalmedico, « Rénover sans se renier. L’École polytechnique de 1945 à nos jours », dans Bruno Belhoste, Amy Dahan et Antoine Picon (dir.), La formation polytechnicienne, 1794-1994, op. cit., p. 299-332, citation p. 316.
32Article 1er du décret no 47-1063 du 12 juin 1947, JORF, 14 juin 1947, p. 5521.
33PV du conseil d’instruction, tome 14, 1947-1953, séance du 22 avril 1948, AEP, X2C 30.
34Ibid., séance du 6 avril 1950, AEP, X2C 30.
35Ibid., séance du 24 avril 1951, AEP, X2C 30.
36Décret no 59-808 du 4 juillet 1959 relatif à la dispense de remboursement des frais de scolarité en faveur d’anciens élèves de l’École polytechnique, liste des organismes en annexe, JORF, 8 juillet 1959, p. 6794.
37Amy Dahan Dalmedico, « Rénover sans se renier… », art. cité, p. 315-317.
38Article 96 de la loi de finances no 59-1454 du 26 décembre 1959, JORF, 27 décembre 1959, p. 12375.
39Ce succès exacerbe d’ailleurs la concurrence que représente l’École polytechnique pour l’École normale supérieure : un nombre croissant de bi-admis aux deux écoles choisissent alors la première ; voir Pierre Verschueren, « La science comme vocation ? Les élèves scientifiques de l’École normale supérieure et l’espace de leurs carrières (1944-1962) », Histoire de l’éducation, 144, 2015, p. 79-103, DOI : 10.4000/histoire-education.3049.
40Seul subsiste comme débouché significatif celui dans le nouveau corps unique des ingénieurs de l’armement, qui rassemble en 1968 les anciens corps techniques militaires (génie maritime, poudres, fabrications d’armement, aéronautique, etc.).
41PV du conseil d’instruction, registre Mathématiques et mécaniques, 1959-1968, séance du 4 mai 1961, AEP, X2C 30.
42Décret no 70-323 du 13 avril 1970, JORF, 16 avril 1970, p. 3613.
43PV du conseil d’administration, tome 1, séance du 18 avril 1972, AEP, X2C 29.
44PV du conseil de perfectionnement, tome 18, 1960-1968, séance du 21 juin 1963, AEP, X2C 29.
45Ibid., séance du 18 novembre 1965, AEP, X2C 29.
46Ibid., séance du 27 avril 1966, AEP, X2C 29. Ce décret dont l’intitulé exact n’est pas connu n’a pas été retrouvé au Journal officiel.
47Enquête bottiers recherche, 15 novembre 1978, AEP, II 3 (1978). L’enquête en recense 363, mais d’autres sources ont permis d’en repérer deux de plus.
48Sur le fait qu’au CEA, le titre d’ancien élève de l’École polytechnique est plus important que le doctorat, voir Pierre Verschueren, Des savants aux chercheurs. Les sciences physiques comme métier (France, 1945-1968), thèse de doctorat, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2017, p. 227.
50Chimie toujours confondue.
51PV du conseil de perfectionnement, tome 18, séance du 18 avril 1967, AEP, X2C 29.
52Ibid., séance du 13 juillet 1967, AEP, X2C 29.
53Ibid., séance du 5 janvier 1968, AEP, X2C 29.
54Ibid., séance du 3 juin 1964, AEP, X2C 29.
55Ibid., séance du 27 novembre 1967, AEP, X2C 29.
56Ibid., séance du 5 janvier 1968, AEP, X2C 29.
57PV du conseil d’instruction, registre disciplines physiques, 1959-1968, séance du 12 juillet 1967, AEP, X2C 30.
58PV du conseil d’administration, tome 1, séance du 21 octobre 1977, document annexe, AEP, X2C 29.
59Ibid., séance du 21 octobre 1977, AEP, X2C 29.
60Adrien Delespierre, François-Xavier Dudouet et Hervé Joly, « Les polytechniciens et l’État. Un éloignement réciproque », Gouvernement et action publique, 11 (2), 2022, p. 127-152, DOI : 10.3917/gap.222.0127.