1* Nous remercions Samuel Dolbeau et Camille Banse pour leur aide à la réflexion, et Pierre Verschueren et Geneviève Warland pour leur aide à la rédaction. Cette contribution illustre mon intérêt d’une meilleure prise en considération de la discipline théologique au sein de l’histoire des sciences et des savoirs.
Jules Didiot, « Une thèse de doctorat en théologie », Revue des sciences ecclésiastiques, 4e série, t. 10, 40 (234), 1879, p. 134-135. Les documents institutionnels liés à la collation des grades sont conservés dans « Cérémonie de la collation des grades et délégation ad hoc – Cérémonial », Archives patrimoniales de l’université catholique de Lille, fonds patrimoniaux, N/Faculté de théologie, NR/Grades, N7R.
2Sylvie Straehli, « Jean Michel Alfred Vacant », Dictionnaire biographique des prêtres du diocèse de Nancy et de Toul, Nancy, Bibliothèque diocésaine de Nancy, s. d., p. 367.
3Bruno Neveu, « L’enseignement universitaire de la théologie catholique en France de 1875 à 1885 », Revue d’histoire de l’Église de France, 81 (206), 1995, p. 269-294, DOI : 10.3406/rhef.1995.1187.
4En 1877 à Lille, en 1878 à Paris et à Lyon, en 1879 à Toulouse et à Angers. Il a aussi existé une brève expérience à Poitiers, mais les statuts fondateurs de la faculté de théologie n’entraient pas dans le cadre de la loi de 1875. René Epp, « Aperçu sur les facultés et les écoles de théologie catholique en France au xixe siècle », Revue des sciences religieuses, 64 (1), 1990, p. 53-71, DOI : 10.3406/rscir.1990.3135.
5Ces nouvelles institutions d’enseignement supérieur sont désignées ici par « instituts catholiques » et « facultés catholiques », et non « universités catholiques » – termes utilisés par la Congrégation des séminaires et universités –, dans la mesure où elles n’ont le droit légal de s’appeler ainsi que de la loi du 12 juillet 1875 à la loi du 18 mars 1880.
6Pierre-Henri Prelot, Naissance de l’enseignement supérieur libre : la loi du 12 juillet 1875, Paris, Presses universitaires de France, 1987.
7La loi relative à l’organisation des cultes du 18 germinal an X (8 avril 1802) prévoit dix facultés catholiques (mais toutes ne sont pas créées) et trois protestantes. La loi de financement du 21 mars 1885 supprime les crédits des facultés de théologie de l’Université de France et conduit à la fermeture de la dernière en activité à Paris. Voir Bruno Neveu, Les facultés de théologie catholique de l’Université de France (1808-1885), Paris, Klincksieck, 1998, p. 424-433.
8En 1913, les trois diocèses de Quimper, Saint-Brieuc et Vannes passent de la région universitaire du Centre-Est (Paris) à la région universitaire de l’Ouest (Angers). Agostino Gemelli et Josef Schrijnen, « Aperçu historique », Annuaire général des universités catholiques, Nimègue, Centraal Drukkerij, 1927 ; Jean-Paul Duquesnoy, Atlas historique des diocèses de France, Paris, Archives & Culture, 2017.
9Christophe Charle et Jacques Verger, Histoire des universités : xiie-xxie siècle, Paris, Presses universitaires de France, 2012, chap. VI, « La seconde transformation : recherche ou ouverture sociale ? (1860-1940) », p. 105-139.
10Angelo Vincenzo Zani, « Universités catholiques – Facultés ecclésiastiques », dans Bernard Ardura (dir.), Dictionnaire d’histoire de l’Église, Paris, Les Éditions du Cerf, 2022, p. 840-844.
11Gilles Berceville et Brigitte Cholvy, « Cent trente ans de théologie à l’Institut catholique de Paris. Six figures marquantes », Transversalités. Revue de l’Institut catholique de Paris, suppl. 7, 2020, p. 9-39.
12Étienne Fouilloux, « Deux écoles françaises de théologie au xxe siècle. Le Saulchoir et Fourvière », Gregorianum, 92 (4), 2011, p. 768-780.
13Claude Bressolette, « Les instituts catholiques en France. Pourquoi fonder une université catholique à la fin du xixe siècle ? », dans Pierre Hurtubise (dir.), Les universités et collèges catholiques dans le monde, 1815-1962, actes du second symposium du projet Université, église, Culture, Paris, Fédération internationale des universités catholiques (FIUC), 2003, p. 17-25 ; Brigitte Basdevant-Gaudemet, « Histoire des facultés de théologie des universités publiques en France », Revue du droit des religions, 11, 2021, p. 23-40, DOI : 10.4000/rdr.1429.
14Les facultés de Toulouse, Paris et Angers ont publié des listes de ces thèses, complétées à l’aide d’un dépouillement systématique des bulletins institutionnels des cinq instituts et d’autres périodiques liés : La Science catholique (1886-1906), Revue des sciences ecclésiastiques (1860-1910), La Revue de Lille (1889-1914), La Controverse et le Contemporain, devenue L’Université catholique (1884-1914) et la Revue des facultés catholiques de l'ouest (1891-1919). Pour Toulouse, voir « Docteurs reçus par la faculté de théologie de l’Institut catholique de Toulouse, après soutenance de thèse écrite (1899-1931) », Bulletin de littérature ecclésiastique, 33 (1-2), 1932, p. 42-48. La liste comporte une erreur de référencement concernant la thèse de Théophile Azam : le bulletin en donne un compte rendu en 1901, p. 231-239, et non pas en 1901, p. 225-230. Voir l’actualisation de la liste dans Aimé-Georges Martimort, « Cent ans de thèses à la faculté de théologie (1880-1980) », Bulletin de littérature ecclésiastique, 83, 1982, p. 1-10. Pour Paris, voir « Faculté de théologie. Thèses de doctorat. De 1875 à 1975 », Nouvelles de l’Institut catholique de Paris, 27 (1), 1976, p. 173-200 ; Institut catholique de Paris, Le livre du centenaire 1875-1975, Paris, Beauchesne, 1975 ; Claude Bressolette, « La lente formation d’une faculté de théologie à Paris », Revue de l’Institut catholique de Paris, 36, 1990, p. 23-54 ; id., « De l’école de théologie à l’unité d’enseignement et de recherche de théologie et de sciences religieuses. L’évolution d’un “modèle” à travers cent ans », dans Joseph Doré (dir.), Les cent ans de la faculté de théologie, Paris, Beauchesne, 1992, p. 19-63. Pour Angers, voir « III. Bibliographie. Liste des étudiants, 2e période (1897-1909) », dans Alphonse Legendre (dir.), La faculté de théologie d’Angers (1879-1909), Angers, Siraudeau, 1909, p. 47-48.
15Alexis Crosnier, « Les facultés catholiques d’Angers », Revue des facultés catholiques d’Angers, 1 (1), 1891, p. 69.
16Florian Michel, « La réforme universitaire de Pie XI : la Constitution apostolique Deus Scientiarum Dominus et la France », dans Jacques Prévotat (dir.), Pie XI et la France : l’apport des archives du pontificat de Pie XI à la connaissance des rapports entre la Saint-Siège et la France, Rome, École française de Rome, 2010, p. 369-402.
17« Le Catalogue des thèses soutenues devant les facultés de théologie de langue française au xixe siècle ne contient que les thèses imprimées. Dans les facultés de théologie catholique de France, Bordeaux excepté, les thèses pour le doctorat se trouvent seules dans ce cas » (Frédéric Lichtenberger, Encyclopédie des sciences religieuses, t. 13, Paris, Librairie Fischbacher, 1882, p. 235-238). Bruno Neveu donne quant à lui le nombre de 167 docteurs en théologie catholique, de 1811 à 1885. Voir Bruno Neveu, Les facultés de théologie catholique de l’Université de France (1808-1885), op. cit., p. 547.
18Sous l’Ancien Régime, la reconnaissance canonique du grade de docteur en théologie (STD, Sacrae Theologiae Doctor) permet la concession de droits et privilèges et l’accès à certaines fonctions (vicaires capitulaires, par exemple). En régime contemporain de liberté religieuse, ces dignités ecclésiastiques vont avoir tendance à disparaître à des degrés divers dans les espaces européens. Voir Charles Lefebvre, « Docteur », dans Raoul Naz (dir.), Dictionnaire de droit canonique, t. 4, Paris, Letouzey et Ané, 1949, col. 1335-1336.
19Les vagues d’expulsion des congrégations religieuses enseignantes non autorisées (1880 et 1902-1903) sous la Troisième République s’inscrivent dans le cadre d’une politique de laïcisation de l’enseignement. Voir Patrick Cabanel, « Introduction », dans Patrick Cabanel et Jean-Dominique Durand (dir.), Le grand exil des congrégations religieuses françaises, 1901-1904, Paris, Les Éditions du Cerf, 2005, p. 11-12.
20Marcel Launey, Les séminaires français aux xixe et xxe siècles, Paris, Les Éditions du Cerf, 2003, p. 116, et plus largement p. 113-138. Voir aussi Paul Auriau, « Les séminaires diocésains français, 1880-1914 », Revue d’histoire de l’Église de France, 91 (1), 2005, p. 71-89.
21Jean Calvet, « Catholic University Education in France », The Catholic University of America Bulletin, 1906, p. 192-210, en particulier p. 208. À ce moment, Jean Calvet enseigne à l’Institut catholique de Toulouse.
22Au début du xxe siècle, cette difficile acculturation débouche sur ce que ses détracteurs romains ont qualifié de « modernisme » (1907) et de « crise moderniste » stricto sensu (1902-1907). Voir Philippe Boutry, « Modernisme », dans Régine Azria et Danièle Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, Presses universitaires de France, 2010, p. 735-742.
23« N’ont-ils pas aussi une très-réelle vaillance d’esprit, ces curés de village qui, privés de ressources et de bibliothèques, savent ainsi renouveler et élargir le champ de leurs études ? Et ces travaux, suscités et dirigés par la Faculté, n’honorent-ils pas le prêtre, et ne le rendent-ils pas plus utile à l’Église, quelque humble que demeure sa position ? » (Émile-Antoine Blampignon, Les facultés de théologie de France, Paris, Librairie Douniol, 1872, p. 23.)
24Après avoir enseigné à la faculté de théologie de Lyon, Henri Chirat, du diocèse de Lyon, et Antoine Chavasse, du diocèse de Chambéry, accèdent à un poste à Strasbourg, respectivement en 1954 et 1956.
25Jean-Marie Périé, Les vocations sacerdotales et religieuses dans le diocèse de Rodez de 1850 à 1914, thèse de doctorat, université Paul-Valéry Montpellier III, 1978.
26« Francqueville Louis-Eugène », dans Jacques-Olivier Boudon (dir.), Dictionnaire des évêques français du xixe siècle, Paris, Les Éditions du Cerf, 2021, p. 319-320.
27« Maurin Louis », dans Dominique-Marie Dauzet et Frédéric Le Moigne (dir.), Dictionnaire des évêques de France au xxe siècle, Paris, Les Éditions du Cerf, 2010, p. 461-462 ; « Du Pont de Ligonnès Charles », ibid., p. 231-232.
28Jacques Gadille (dir.), Le diocèse de Lyon, Paris, Beauchesne, 1983.
29L’incardination désigne la relation de service entre un clerc et une structure hiérarchique de l’Église catholique. Elle vient qualifier l’obligation d’inscription du prêtre au sein d’un diocèse.
30Pierre Schoulza, Liturgia catholica catholicae fidei magistra, Lille, H. Morel, 1901.
31C’est le cas de l’abbé Pierre Pons, formé au petit séminaire de Toulouse. De la capitale occitane, il se dirige vers le grand séminaire d’Oran, est affilié aux facultés catholiques de Lyon et y est incardiné en 1900. Il rentre à Toulouse et obtient le grade de docteur en 1902.
32C’est le cas du R. P. Humeau, ancien étudiant à la faculté de théologie d’Angers, dominicain, qui soutient une thèse à Lyon en 1934. Voir « Rapport de M. Antoine Collet, doyen de la faculté des sciences », Bulletin des facultés catholiques de Lyon, 56, 1933-1934, p. 30.
33« Chronique de la faculté. Soutenance de thèse », Revue des sciences religieuses, 16 (3), 1936, p. 438-440.
34Albert Müller, curé de Hultenhausen, diocèse de Metz, est licencié de la faculté de théologie catholique de l’université de Strasbourg (allemande). Voir « Réception d’un docteur en théologie », Bulletin des facultés catholiques de Lyon, 31 (1), 1907, p. 41-43.
35Bulletin de l’Institut catholique de Paris, 2e série, 11 (9), 1920, p. 228.
36Revue des sciences religieuses, 17 (4), 1937, p. 521.
37« Résultats des examens des facultés des sciences sacrées (année 1938-1939) », Bulletin de l’Institut catholique de Paris, 3e série, 1 (12), 1939, p. 327. La même publication indique que « les étudiants de 4e et 5e années venus d’autres écoles et facultés de théologie françaises ont été plus nombreux que les années précédentes » (p. 294).
38Dix-huit à Paris, sept à Lyon, deux à Toulouse ; aucun prêtre étranger ne soutient à Lille et à Angers.
39« Les étrangers s’habituent à prendre le chemin de nos facultés canoniques », Revue de l’Institut catholique de Paris, 1903, 8 (3), p. 266.
40À un moment où les discours des théologiens français manifestent une crainte liée à une possible diminution du nombre de prêtres : « le nombre des naissances diminue ; le nombre des prêtres diminue ; le nombre de nos étudiants doit nécessairement diminuer aussi ». Voir « Rapport sur les quatre facultés pendant l’année 1922-1923 lu par M. Tixeront, doyen de la faculté de rhéologie », Bulletin des facultés catholiques de Lyon, 45 (2), 1923, p. 42.
41Nicolas Ginsburger et Christine Laurière, « La Grande Guerre, parenthèse ou nouvelle donne dans l’histoire des sciences de l’homme ? », Revue d’histoire des sciences humaines, 33, 2018, p. 7-58, DOI : 10.4000/rhsh.797 ; Matthieu Boisdron et Gwendal Piégais, « Repenser la Petite Entente. Acteurs et pratiques d’une coalition du temps de paix », 20 & 21. Revue d’histoire, 152, 2021, p. 3-14, DOI : 10.3917/vin.152.0003.
42La distribution par diocèse polonais donne : Poznan (3), Wloclawek (2), Varsovie (1), Plock (1), Siedlce (1) et Loutsk (1). Le plus grand nombre des prêtres du Poznan s’explique par la place occupée par l’archevêque de Poznan dans la hiérarchie épiscopale polonaise.
43« Rentrée solennelle du 17 novembre 1920 », Bulletin des facultés catholiques de Lyon, 43 (1), 1921, p. 1-10, citation p. 9.
44Alexandre Gahs, prêtre diocésain de Zagreb, devient en 1923 professeur adjoint (université de Zagreb en Yougoslavie) de « science comparée des religions », après une thèse d’agrégation intitulée L’idée d’un Être suprême dans la religion originale des Turcs. Voir Manda Svirac, « Aleksandar Gahs – Drugi Požežaninq. Aleksandar Gahs – The Second “Požežanin” », Studia ethnologica Croatica, 18, 2006, p. 299-311.
45Instituée par la convention diplomatique du 5 décembre 1902 entre l’Empire allemand et le Saint-Siège, la faculté de théologie catholique de l’université de Strasbourg ouvre ses portes à l’hiver 1903-1904. À la suite du bref papal du 3 décembre 1903, les grades délivrés (licence et doctorat) sont reconnus canoniques. Voir Fabrice Robardey, Louis Canet et la faculté de théologie catholique de Strasbourg : le double service de l’Église et de l’État 1918-1927, mémoire de maîtrise, université Marc Bloch Strasbourg II, 2005. Voir aussi Francis Messner, « Pourquoi créer et maintenir une faculté de théologie catholique ? L’exemple de l’université de Strasbourg », Revue des sciences religieuses, 98 (1), 2024, p. 47-66, DOI : 10.4000/rsr.14060.
46Dont les voyages de chargés de mission en Yougoslavie, Tchécoslovaquie, Roumanie et Espagne. Maurice Nédoncelle, « Entre les deux guerres… », Revue des sciences religieuses, 43 (3-4), 1969, p. 273-279, DOI : 10.3406/rscir.1969.2541.
47À la fin du xixe siècle, la Compagnie de Saint-Sulpice dirige 27 séminaires diocésains de théologie, dont trois à l’étranger. Le nombre significatif de docteurs sulpiciens se comprend par la place qu’occupe la Compagnie dans la formation du clergé catholique français. Voir Bernard Pitaud, Saint-Sulpice et les séminaires sulpiciens au xixe siècle, Paris, Salvator, 2022.
48Pierre Trichet, « Bibliographie de la Société des Missions Africaines de 1985 à nos jours », Histoire et missions chrétiennes, 2 (2), 2007, p. 153-162, DOI : 10.3917/hmc.002.0153.
49Un à Lyon en 1932 et deux à Toulouse en 1934 et 1935. Voir Aloys de Moulins, Bibliographie des Frères mineurs capucins de la province de Toulouse (1582-1928), Toulouse, Les Voix franciscaines, 1928.
50Yves Krumenacker, Marie-Frédérique Pellegrin et Jean-Louis Quantin (dir.), L’Oratoire de Jésus : 400 ans d’histoire en France (11 novembre 1611 – 11 novembre 2011), Paris, Les Éditions du Cerf, 2013.
51Risto Saarinen, « Magistère », dans Jean-Yves Lacoste (dir.), Dictionnaire critique de théologie, Paris, Presses universitaires de France, 1998, p. 689-690. Voir encore Gilbert Narcisse et Galahad Threepwood, « Docteur de l’Église », ibid., p. 339-340.
52À partir de 1890, les dominicains ont également la charge de la faculté de théologie de l’université de Fribourg. En tant qu’université cantonale, la faculté délivre des diplômes d’État. Rome reconnaît la valeur canonique de ces diplômes. Voir Francis Python (dir.), Histoire de l’Université de Fribourg Suisse. 1889-1989. Geschichte der Universität Freiburg Schweiz. 1889.1989, Fribourg, Éditions universitaires de Fribourg, 1991.
53Sur ces 41 docteurs, 18 obtiennent le grade de 1934 à 1940 : 8 viennent de Paris, 7 de Toulouse, 3 de Lyon.
54Odon Delarc, De l’enseignement supérieur de la théologie en France, Paris, A. Le Clère et Cie, 1871 ; Émile-Antoine Blampignon, Les facultés de théologie de France, op. cit., p. 23 (la liste des « thèses » de la Sorbonne est donnée p. 19-22) ; Henri Didon, L’enseignement supérieur et les universités catholiques, Paris, Didier et Cie, 1876 ; Antoine Dechevrens, Les universités catholiques autrefois et aujourd’hui, Paris, Delhomme et Briguet, 1894 ; René Aigrain, Les universités catholiques, Paris, A. Picard, 1935.
55Émile Valton, « Docteur », dans Alfred Vacant et Eugène Mangenot (dir.), Dictionnaire de théologie catholique, Paris, Letouzey et Ané, 4 (2), 1908, col. 1501-1509. Voir aussi Antoine Villien, « Grades théologiques », dans ibid., 1914, col. 1689.
56De ce point de vue, le discours des cinq facultés est homogène. Voir pour Toulouse : « Rapport de M. le chanoine Duilhé de Saint-Projet. Sur les travaux et les actes de l’école supérieure de Théologie », Bulletin de l’Institut catholique de Toulouse, 1, 1880, p. 207. Pour Paris : « La loi nouvelle réservant aux grades de l’État les appellations de bachelier, licencié et docteur, il fut réglé que l’école théologique reprendrait pour ses gradués les trois noms consacrés par la tradition […], c’est-à-dire ceux d’auditeur, de lecteur et de maître », dans Pierre-Louis Péchenard, L’Institut catholique de Paris, 1875-1901, Paris, Librairie V. Ch. Poussielgue, 1902, p. 73.
57Jusqu’à l’impression de 64 exemplaires en 1884-1885. En 1883, sur les 60 exemplaires à imprimer, 30 sont à destination des universités étrangères. Voir Jules Ferry, « Arrêté fixant la répartition des thèses pour l’année scolaire 1882-1883 », Bulletin administratif de l’Instruction publique, 28 (supplément au 525), 1882, p. 878-886.
58Catherine Masson, « La faculté de théologie de l’Université catholique de Lille », Mélanges de science religieuse, 78 (4), 2021, p. 11. Voir aussi : Université catholique de Lille, 75e anniversaire, facultés catholiques, Lille, 29-30 novembre 1952, Lille, impr. Douriez-Bataille, 1952 ; Jules Didiot, « Inauguration de l’enseignement théologique à l’Université de Lille. Discours de rentrée de l’Université catholique de Lille, 13 novembre 1877 », Revue des sciences ecclésiastiques, 18-2 (36), 1877, p. 469 ; Louis Baunard, Université catholique de Lille. Facultés catholiques. Vingt années de rectorat. Discours de rentrée et annexes, Paris, Librairie V. Ch. Poussielgue, 1909.
59Ad Licentium « contient le texte et la démonstration en langue latine de cinquante thèses, choisies par le candidat dans les diverses branches de l’enseignement théologique », thèses « qui peuvent être manuscrites » (4e de couverture de Charles Rohart, De oneribus biblicis contra gentes, Lille, Taffin-Lefort, 1893).
60« Université catholique de Lille », dans Annuaire général des universités catholiques, op. cit., p. 82.
61Sont publiés 19 volumes de 1879 à 1932, dont 16 en latin et 3 en français. La production s’arrête en 1932-1933 et reprend en 1940-1941. Voir Catherine Masson, La Catho. Un siècle d’histoire de l’Université catholique de Lille, 1877-1977, Villeneuve d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2011, chap. 4, « Le rectorat de Mgr Lesne », p. 227-325.
62Une impression chez Vagner et l’autre chez Sordoillet.
63L’imprimeur Joseph Aimé Lefort participe au financement de l’érection de l’université catholique lilloise. Voir Catherine Dhérent, « Les Lefort, imprimeurs et éditeurs lillois au xixe siècle », Nord’. Revue de critique littéraire des Hauts-de-France, 75, 2020, p. 89-99, DOI : 10.3917/nord.075.0089.
64Desclée De Brouwer & Cie sont renseignés comme « Imprimeurs des facultés catholiques de Lille ».
65L’école supérieure de théologie de 1878 devient une faculté en 1889, puis trois en 1895. Voir « Enseignement donné par nos facultés. I. Faculté de théologie », Bulletin de l’Institut catholique de Paris, 2 (5), 1891, p. 106-111.
66« La maîtrise en théologie à l’école supérieure de théologie de Paris », La Science catholique, 2 (12), 1888, p. 786.
67La première soutenance est fondée sur deux dissertations imprimées, « analogues de forme aux thèses du doctorat ès lettres » ; la seconde s’appuie sur une liste de cent thèses (50 thèses de dogmatique, de saintes Écritures et d’histoire sainte, et 50 autres thèses de théologie). Les deux soutenances durent chacune de cinq à six heures et elles sont séparées par un intervalle d’une semaine environ. Voir les statuts imprimés dans la brochure « École théologique supérieure de Paris. Conditions d’admission aux grades », conservée aux Archives patrimoniales de l’université catholique de Lille, fonds patrimoniaux, N/Faculté de théologie, NR/Grades ; ils ont manifestement servi de modèle pour les statuts dont se dote l’Institut catholique de Lille.
68Pierre-Louis Péchenard, L’Institut catholique de Paris, 1875-1901, op. cit., p. 108.
69Bulletin de l’Institut catholique de Paris, 1, 1890, p. 91-92. La thèse de Loisy est particulière, puisqu’il s’agit d’une impression de ses cours. Voir Claude Langlois, Le continent théologique : explorations historiques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2016, p. 298.
70Les thèses sont alors imprimées à Tours, chez Mame et fils.
71Thèse soutenue le 24 juin 1903 et intitulée La position prise par saint Jérôme à l’égard des livres deutérocanoniques : Paul Gaucher, « Saint Jérôme et l’inspiration des livres deutérocanoniques », La Science catholique, 18 (3), 1904, p. 193-210 ; 18 (4), 1904, p. 334-359 ; 18 (5), 1904, p. 539-555 ; et 18 (6), 1904, p. 703-726.
72La revue publie fréquemment des comptes rendus de soutenances. Voir pour la première (Joseph Tixeront, Les origines de l’église d’Édesse et la légende d’Abgar, Paris, Maisonneuve, 1888) : « La maîtrise en théologie à l’école supérieure de théologie de Paris. Thèses de M. l’abbé Tixeront », La Science catholique, 2 (12), 1888, p. 786-793.
73Lettre du 7 février 1913 du père d’Alès au père Bainvel, Archives de l’Institut catholique de Paris, E15 – théologie, p. 3.
74« Chronique lyonnaise », Bulletin des facultés catholiques de Lyon, 8 (22), octobre 1883, p. 118.
75Ces thèses d’agrégation en théologie sont au nombre de cinq : quatre à Lyon (Marius Lepin en 1896, Emmanuel Podechard en 1912, Joseph Chaine en 1927 et Léon Vaganay en 1930) et une à Paris (Gaston Rabeau en 1926).
76Archives patrimoniales de l’université catholique de Lille, fonds patrimoniaux, N/Faculté de théologie, NR/Grades. Voir note 67.
77Voir Martin Dutron, « Produire et publier de la théologie étudiante aux facultés catholiques de Lyon (France) et à l’université de Fribourg (Suisse). La place de la thèse de doctorat dans la fabrique du théologien catholique contemporain (1888-1940) », dans Sylvio Hermann De Franceschi, Martin Dutron et Jean-Pascal Gay (dir.), Produire et publier de la théologie dans le monde catholique (des restaurations à Vatican II), Turnhout, Brepols, 2025.
78Aurélie Darbour et al., « Emmanuel Vitte, le dernier des libraires catholiques lyonnais ? », Histoire et civilisation du livre. Revue internationale, 2, 2006, p. 213-227.
79Dominique Dessertine, La Société lyonnaise pour le sauvetage de l’enfance (1890-1960). Face à l’enfance en danger, un siècle d’expérience de l’internat et du placement familial, Paris, Érès, 1990.
80François Buton, « L’éducation des sourds-muets au xixe siècle. Description d’une activité sociale », Le Mouvement social, 223, 2008, p. 69-82, DOI : 10.3917/lms.223.0069.
81« Il ne faut pas nous dissimuler que ces travaux sont rendus plus rares par la disparition de notre revue L’Université catholique, et la difficulté qui en résulte de nous procurer les livres » (Bulletin des facultés catholiques de Lyon, 45 (2), 1923, p. 37). Le tournant intégriste (1907-1914) dans le cadre de la « crise moderniste » (1902-1907) et les circonstances de guerre ont mis fin à L’Université catholique (1889-1914) de Lyon, mais aussi à la Revue de l’Institut catholique de Paris (1896-1910), à la Revue des facultés catholiques de l’Ouest (1891-1919) et à la Revue de Lille (1889-1914) ; la publication du Bulletin de littérature ecclésiastique à Toulouse (1899) se poursuit cependant.
82Archives de la province dominicaine de France (APDF), Bibliothèque du Saulchoir à Paris, fonds RSPT, « 2. Secrétariat. 1922/1940 ».
83Voir les trois thèses : à Lyon, Georges Jouassard, L’abandon du Christ par son Père durant sa passion, d’après la Tradition patristique et les docteurs du xiiie siècle, 1923, publiée en deux parties dans la Revue des sciences philosophiques et théologiques, 13 (3), 1924, p. 310-326 et dans la Revue des sciences religieuses, 5 (4), 1925, p. 609-633, DOI : 10.3406/rscir.1925.1319 ; ainsi que Jean Valéty, Le dernier péché du croyant, 1925, publiée avec un titre plus long – pour signaler que ce n’est qu’un « essai » –, « Le dernier péché du croyant. Essai théologique sur l’impénitence finale », dans la Revue des sciences religieuses, 8 (1), 1928, p. 50-68, DOI : 10.3406/rscir.1928.1405 ; et enfin, à Chambéry, Antoine Chavasse, Étude sur l’onction des infirmes dans l’Église latine du iiie au xie siècle, en 1928, publiée sous le titre « L’onction des infirmes dans l’Église latine du iiie siècle à la réforme carolingienne : les textes », Revue des sciences religieuses, 20 (1-2), 1940, p. 64-122, DOI : 10.3406/rscir.1940.3973 et 20 (3-4), p. 290-364, DOI : 10.3406/rscir.1940.1822.
84Jean-François Condette, « L’affirmation de la recherche publiée et ses enjeux chez les universitaires : l’exemple de la faculté des lettres de Lille (1887-1914) », Revue du Nord, 416, 2016, p. 601-628, DOI : 10.3917/rdn.416.0601.
86Gustave Hilion, Le Déluge dans la Bible et les inscriptions akkadiennes et sumériennes, Paris, Geuthner, 1925.
87En outre, la mention n’est proclamée qu’après l’examen oral complémentaire qui suit ou précède la soutenance de la thèse. Voir Jean Rivière, « Chronique diocésaine. L’Institut catholique : soutenance de M. l’abbé Bic », Semaine religieuse d’Albi, juin 1906, p. 397.
88Bulletin de littérature ecclésiastique, 33 (1-2), 1932, p. 42.
89Marie-Joseph Nicolas, « Le concept intégral de Maternité divine », Revue thomiste, 42 (1), 1937, p. 58-83 et 42 (2), 1937, p. 230-272.
90« Les premiers articles, un peu antérieurs à ce livre, sont en relation avec la thèse de théologie soutenue à Toulouse en 1939. Les revues qui les contiennent sont alors, l’une et l’autre, publiées dans cette ville : Revue d’ascétique et de mystique et Bulletin de littérature ecclésiastique. Le Père Châtillon avait gardé un excellent souvenir de son séjour à Toulouse, il en parlait avec sympathie et il était resté un fidèle abonné et lecteur des deux périodiques. » Voir Jean Longère, « Jean Châtillon (1912-1988) », Revue des études augustiniennes, 34, 1989, p. 3-11.
91Jean Châtillon, « Les quatre degrés de la charité d’après Richard de Saint-Victor », Revue d’ascétique et de mystique, 20, 1939, p. 237-264.
92Le titre de l’article ne reprend pas celui de la thèse soutenue. La note de bas de page 1 de l’article indique « Extrait d’une thèse pour le doctorat en théologie, présentée à la Faculté de théologie de Toulouse : “Un maître de saint Thérèse, le P. François d’Osuna” ». Voir Fidèle de Ros, « La doctrine de François d’Osuna : éclaircissements et controverses », Bulletin de littérature ecclésiastique, 35 (7-8), 1934, p. 145-172.
93Une exception est à signaler en 1929 dans la mesure où le récipiendaire est lui-même jésuite, comme les membres de la rédaction de la revue : Léon-Marie Froideveaux, « Le symbole de saint Grégoire le Thaumaturge », Recherches de science religieuse, 19 (3-4), 1929, p. 193-247. La note de bas de page 1 dit : « Ce m’est un devoir de remercier ici, outre la Direction des Recherches qui a bien voulu accueillir ce travail, les RR. PP. d’Alès, de Ghellinck, Lohn et Frey qui l’ont relu et corrigé, et surtout le R. P. Lebreton à qui il doit son existence et tout son intérêt […]. »
94Un nombre significatif de thèses de doctorat ès lettres sont la continuation de recherches entamées dans le cadre d’une thèse de doctorat en théologie – on peut faire le même constat pour le droit canonique et les thèses de doctorat en droit. C’est le cas par exemple de la thèse en théologie soutenue en 1924 à Toulouse par Jacques Farges, du diocèse de Carcassonne. Sa thèse intitulée Saint Méthode d’Olympe et ses œuvres, étude de théologie positive lui sert en effet de base aux thèses principale et complémentaire pour le doctorat ès lettres : Les idées morales et religieuses de Méthode d’Olympe. Contribution à l’étude des rapports du christianisme et de l’hellénisme à la fin du iiie siècle, Paris, Beauchesne, 1929 et Méthode d’Olympe. Du libre arbitre. Traduction précédée d’une introduction sur les questions de l’origine du monde, du libre arbitre et du problème du mal dans la pensée grecque, judaïque et chrétienne avant Méthode, Paris, Beauchesne, 1929.