1Victor Karady, « De Napoléon à Duruy : les origines et la naissance de l’université contemporaine », dans Jacques Verger (dir.), Histoire des universités en France, Toulouse, Privat, 1986, p. 261-322, p. 270 et suivantes.
2En reprenant la notion développée par William Clark dans son ouvrage Academic Charisma and the Origins of the Research University, Chicago, University of Chicago Press, 2006, à partir du « charisme de fonction » weberien – voir Max Weber, « La transformation du charisme et le charisme de fonction », Revue française de science politique, 63 (3-4), 2013, p. 463-486, DOI : 10.3917/rfsp.633.0463.
3Clark souligne que la concurrence entre les deux titres reste longtemps très vive en Allemagne (William Clark, Academic Charisma and the Origins of the Research University, op. cit., p. 187-196).
4Art. 35 du « Statut sur les facultés des lettres et des sciences, 16 février 1810 », publié dans Arthur de Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, Paris, Delalain frères, 1880, p. 249-261. Cet arrêté modifie donc le décret du 17 mars 1808, qui prévoyait une thèse en latin portant sur « la rhétorique et la logique » et une thèse en français sur « la littérature ancienne » (disposition jamais appliquée). On trouvera les textes réglementaires concernant le doctorat ès lettres dans Claude Jolly et Bruno Neveu (dir.), Éléments pour une histoire de la thèse, Paris, Klincksieck, 1993, p. 126-176.
5Voir Olga Weijers, La « disputatio » à la Faculté des arts de Paris (1200-1350 environ). Esquisse d’une typologie, Turnhout, Brepols, 1995 ; ead., La « disputatio » dans les Facultés des arts au Moyen Âge, Turnhout, Brepols, 2002. Sur la progressive montée en puissance de l’écrit, voir Ku-ming (Kevin) Chang, « From Oral Disputation to Written Text: The Transformation of the Dissertation in Early Modern Europe », History of Universities, 19 (2), 2004, p. 129-187 ; id., « For the Love of the Truth : The Dissertation as a Genre of Scholarly Publication in Early Modern Europe », Know: A Journal on the Formation of Knowledge, 5 (1), 2021, p. 113-166.
6Art. 1 du « Statut sur les facultés des lettres et des sciences, 16 février 1810 », publié dans Arthur de Beauchamp, des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, op. cit. Sur les premières facultés, voir Marie-Madeleine Compère, « Les professeurs de faculté dans l’Université impériale », dans Jacques-Olivier Boudon (dir.), Napoléon et les lycées : enseignement et société en Europe au début du xixe siècle, Paris, Nouveau monde éditions/Fondation Napoléon, 2004, p. 305-326.
7Pour une étude approfondie de cette soutenance, voir Pierre Verschueren, « Prélude : à propos du premier docteur ès lettres (1810) », Carnet Hypothèses du projet ès lettres, 15 février 2022, https://eslettres.hypotheses.org/318 [consulté le 29/05/2024].
8Félix Chambon, « Les débuts d’une Université provinciale : Besançon », Revue internationale de l’enseignement, 48, 1904, p. 516-522, p. 517.
9Françoise Waquet, Parler comme un livre : l’oralité et le savoir (xvie-xxe siècle), Paris, Albin Michel, 2003.
10Athénaïs Mourier, « Notice sur le doctorat ès lettres », Journal général de l’Instruction publique et des cultes, 20 (95), 22 novembre 1851, p. 545-547.
11L’usage du latin pour la soutenance de la thèse de doctorat en médecine est abandonné en 1825, en droit en 1850 seulement.
12Émile Egger, « Le doctorat ès lettres », Journal des débats politiques et littéraires, 2 mai 1880, p. 4.
13Émile Egger narre l’épisode, sans préciser qu’il s’agit de lui-même, dans son article du Journal des débats politiques et littéraires ; il est repris dans Eugène Chatel, « Notice biographique sur Émile Egger », Mémoires de l’Académie nationale des sciences, arts et belles-lettres de Caen, 1886, p. 3-53, p. 9 ; et Anatole Bailly, Notice sur Émile Egger, Orléans, H. Herluison, 1885, p. 16.
14Grâce aux arrêtés suivants : « Arrêté qui détermine les grades de l’Université que peuvent réclamer les anciens gradués, 12 mai 1809 », Recueil des lois et règlemens concernant l’Instruction publique, depuis l’édit de Henri IV en 1598 jusqu’à ce jour, Paris, Claude Brunot-Labbe, 1814, t. 5, p. 156 ; « Arrêté déterminant les différentes classes d’individus auxquels il peut être accordé immédiatement des diplômes de grades dans les sciences ou dans les lettres, 23 mai 1809 », ibid., p. 17 ; et « Arrêté qui détermine les grades auxquels ont droit les membres des anciennes corporations enseignantes, 22 août 1809 », ibid., p. 25.
15Athénaïs Mourier, « Notice sur le doctorat ès lettres », art. cité, p. 546.
16Lettre du doyen de la faculté des lettres de Paris au recteur de l’académie de Paris, 1er août 1822, Archives nationales (AN), AJ/16/30.
17Lettre du recteur de l’académie de Paris au doyen de la faculté des lettres de Paris, 2 août 1822, AN, AJ/16/30.
18Dominique Julia, L’École normale de l’an III, une institution révolutionnaire et ses élèves, Paris, Éditions Rue d’Ulm, 2016, p. 507. Fontanier s’est pourtant réconcilié avec l’Église dans les formes : voir ibid., p. 505-506.
19Voir Georges Mancel, « Notice sur M. Vaultier », dans Frédéric Vaultier (dir.), Souvenirs de l’insurrection normande dite du fédéralisme en 1793, Caen, Le Gost-Clérisse, 1858, p. xi-xxx.
20Pour citer l’article 41 du « Statut du portant règlement général concernant la discipline et la police intérieure des facultés et des écoles secondaires de médecine », 9 avril 1825, publié dans Arthur de Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, op. cit., p. 521-522.
21Sur cet épisode : Pierre Verschueren, « Rouvrir le dossier (1) : les premiers temps du doctorat ès lettres (1810-1830) », Carnet Hypothèses du projet ès lettres, 15 avril 2022, https://eslettres.hypotheses.org/495 [consulté le 29/05/2024].
22La thèse française s’intitule Sur l’Ode ; le titre de la thèse latine est inconnu ; l’une comme l’autre sont à ce jour introuvables.
23La thèse latine s’intitule De duplici hominis substantia (Paris, Cellot, 1811) ; la thèse française, De l’apologue et de la pastorale (Paris, Cellot, 1811).
24La thèse latine s’intitule Maximum orbis hujus aspectabilis miraculum homo (Paris, Fain, 1812) ; la thèse française, Sur l’épopée (Paris, Fain, 1812).
25L’institution Cimttierre Saint-Amand devient en 1837 l’institution Jauffret, lorsqu’Anatole Jauffret la rachète au fils du fondateur ; sous ce nom, elle devient l’un des meilleurs établissements privés de Paris, accueillant par exemple les fils de Victor Hugo.
26Marie-Madeleine Compère, « Les pensions à Paris (1789-1820) », Revue du Nord, 78 (317), 1996, p. 823-835, DOI : 10.3406/rnord.1996.5160.
27André Marie Ruinet, « Mémoire et pièces pour la pension de retraite », 23 juillet 1830, AN, F/17/21676.
28Émile Egger, qui est le premier à établir, à partir de 1836, et à publier, en 1840, une liste des thèses de doctorat ès lettres soutenues à Paris, n’indique qu’un blanc en face du nom de Ruinet dans Émile Egger, « Bibliographie du doctorat ès lettres », Bulletin bibliographique des publications nouvelles, réimpressions et acquisitions de la librairie de Louis Hachette, Paris, L. Hachette, 1840, p. 194-199.
29Victor Cousin et Louis Delahaye, de cette promotion, soutiennent tous les deux une thèse latine, respectivement en 1812 et 1813, mais ne soutiendront jamais de thèse française : le premier parce qu’il est nommé maître de conférences de littérature au Pensionnat normal avant de la soutenir, le second pour des raisons inconnues. Voir le registre de l’Université impériale, AN, AJ/16/4767.
30Rétablie en 1809, l’agrégation ne donne pas lieu à un concours avant 1821 ; les agrégés sont alors purement et simplement nommés par arrêté, en général sur recommandation des recteurs d’académie ou des inspecteurs généraux.
31Victor Cousin, Fragments philosophiques, t. 1, Paris, Ladrange, 1838 (troisième édition), p. 372.
32Henri Wallon, « Notice historique sur la vie et les travaux de M. Joseph-Daniel Guigniaut », Mémoires de l’Institut national de France, 31, 1884, p. 459-492, p. 469 et suivantes.
33« Quod olim e Schola Normali / doctor promovendus facere decreveram. / Nunc post viginti duo annos / tarde ac praepostere candidatus / volens usque exsequor / et hanc qualemcunque opellam / dico atque offero ». (Merci à Marine Miquel et Claire Maligot pour leur aide à la traduction – je reste bien sûr seul responsable du résultat final.)
34Lettre d’Ambroise Bully au ministère de l’Instruction publique et des Affaires ecclésiastiques, 21 octobre 1825, AN, F/17/1791.
35Lettre du ministre de l’Instruction publique à l’inspecteur Louis Gabriel Taillefer, 15 novembre 1825, AN, F/17/1791.
36Proportion calculée avec Françoise Huguet et Boris Noguès, « Répertoire des professeurs des facultés des lettres et des sciences en France au xixe siècle (1808-1880) », juin 2011, http://facultes19.ish-lyon.cnrs.fr [consulté le 29/05/2024].
38Stanislas Rzewuski, De Ionica philosophia commentatio, Paris, Fain, 1824.
39Id., De la poésie lyrique et en particulier de Jean Kochanowski, lyrique polonais, Paris, Imprimerie de Fain, 1824, p. 12.
40Anne-Marie Thiesse, La fabrique de l’écrivain national : entre littérature et politique, Paris, Gallimard, 2019.
41Stanislas Rzewuski, De la poésie lyrique et en particulier de Jean Kochanowski…, op. cit., p. 21.
42Lettre de Jean Cattanach à Georges Cuvier, 20 juillet 1825, AN, F/17/1791.
43Avec une thèse latine intitulée De connexione philosophiam inter et litteras, Paris, E. Duverger, 1827 ; et une thèse française intitulée La poésie grecque, Paris, E. Duverger, 1827.
44Hendrik Adriaan Antonius van Berckel, « Levensschets van Mr. A. A. J. Meylink », Jaarboek van de Maatschappij der Nederlandse Letterkunde, 1866, p. 50-72.
45Sur la trajectoire de Le Clerc : Arnaud Desvignes, Joseph-Victor Le Clerc en son temps (1789-1865), mémoire de maîtrise, université Paris 4 Paris-Sorbonne, 2004 ; id., « La bibliothèque d’un “humaniste” à la Sorbonne au xixe siècle : Joseph-Victor Le Clerc », dans Laurence Bobis et Boris Noguès (dir.), La Bibliothèque de la Sorbonne : 250 ans d’histoire au cœur de l’université, Paris, Éditions de la Sorbonne, 2022, p. 143-152.
46Ernest Renan, « J.-Victor Le Clerc. Doyen de la faculté des lettres de Paris », Revue des Deux Mondes, 74 (2), 15 mars 1868, p. 341-374, ici p. 370-371.
48Joseph-Victor Le Clerc, « Rapport au Conseil académique sur la faculté des lettres de Paris pendant l’année scolaire 1855-1856, de novembre à novembre », novembre 1856, AN, AJ/16/265.
49Jules Simon, Victor Cousin, Paris, Hachette, 1887, p. 20.
50Geneviève Espagne et Udo Schöning (dir.), Claude Fauriel et l’Allemagne : idées pour une philologie des cultures, Paris, Honoré Champion, 2014.
51Monin a ainsi assuré la rédaction du cours de Michelet sur le Moyen Âge de 1830-1831 et 1831-1832 : voir l’annexe « Michelet à l’École normale » dans Aurélien Aramini, Michelet, à la recherche de l’identité de la France : de la fusion nationale au conflit des traditions, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté, 2013, p. 315-317.
52Antoine Charma est le premier à dépasser ce seuil, avec sa thèse de 147 pages soutenue le 4 août 1831 devant la faculté des lettres de Caen, intitulée Essai sur le langage. Sur Antoine Charma, voir l’article de Gabriela Goldin Marcovich dans ce volume (chap. 2).
53Sur cette thèse, voir Joseph Bédier, « De l’édition princeps de la Chanson de Roland aux éditions les plus récentes ; nouvelles remarques sur l’art d’établir les anciens textes (premier article) », Romania, 63 (252), 1937, p. 433-469, DOI : 10.3406/roma.1937.3858. L’article est précis et utile, mais ignore étonnamment la thèse de Barry, de même que le rôle de Michelet. Sur Monin lui-même : Jean-Baptiste Pérennès, « Sur M. Monin, professeur à la faculté des lettres de Besançon », Annuaire des cinq départements de la Normandie, 34, 1868, p. 562-569, et son dossier de carrière AN, F/17/21348.
54Il faut attendre 1837 pour une édition complète, assurée par Francisque Michel, fondée sur le manuscrit d’Oxford, considéré comme le plus ancien et le plus complet, identifié en 1835.
55François Raynouard, Journal des savants, juillet 1832, p. 385-398.
56Francisque Michel, « Dissertation sur le Roman de Roncevaux par H. Monin, élève de l’École normale », Le Cabinet de lecture, 14 août 1832, p. 13-14. Michel en tire aussi une plaquette plus approfondie, l’Examen critique de la dissertation de M. Henri Monin sur le Roman de Roncevaux, Paris, Silvestre, 1832.
57Jules Michelet, Correspondance générale, t. II, 1833-1838, Paris, Honoré Champion, 1994, p. 29-30.
58La première promotion d’agrégés d’histoire et de géographie, en 1831, ne compte pas de normaliens parmi ses six membres.
59Isabelle Durand Le Guern, Le Moyen Âge des romantiques, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2001.
60Françoise Mélonio, Naissance et affirmation d’une culture nationale. La France de 1815 à 1880, Paris, Le Seuil, 2001. Sur le rôle des facultés : Paul Gerbod, « Les facultés des lettres et leur contribution à l’élaboration d’une histoire scientifique de 1830 à 1850 », Revue historique, 288 (2), 1993, p. 305-320.
61Victor Cousin, « Avertissement », De la métaphysique d’Aristote : rapport sur le concours ouvert par l’Académie des sciences morales et politiques, Paris, Ladrange, 1938, p. x. Victor Cousin a fait quatre voyages en Allemagne : en 1817, 1818, 1824 (voyage qui lui vaut un court séjour en prison) et en 1831, en mission officielle pour son enquête sur les systèmes scolaires et universitaires allemands ; il faut ajouter un séjour en Hollande en 1836. Il ne fait pas mention du doctorat dans ses rapports au ministère (Victor Cousin, Rapport sur l’état de l’instruction publique dans quelques pays de l’Allemagne, et particulièrement en Prusse, Paris, Imprimerie royale, 1832), mais c’est sans doute à ce moment-là qu’il a pris connaissance en détail des pratiques doctorales germaniques. Soulignons que s’il évoque bien, en revanche, les doctorats hollandais, c’est surtout pour regretter leur manque de spécialisation (id., De l’instruction publique en Hollande, Paris, F. G. Levrault, 1837, p. 275-277).
62Lettre de Leharivel au ministre de l’Instruction publique, 6 septembre 1840, AN, F/17/1848.
63Selon les propos de Jules Simon : « La révolution de 1830, qui avait fait Louis-Philippe roi des Français, avait fait Victor Cousin roi des philosophes. Mais Louis-Philippe n’était qu’un roi constitutionnel, M. Cousin était un roi absolu », cité par Patrice Vermeren, Victor Cousin : le jeu de la philosophie et de l’État, Paris, L’Harmattan, 1995, p. 176. Sur la puissance de Victor Cousin, voir le chapitre de Gabriela Goldin Marcovich dans ce volume (chap. 2).
64Lettre de Leharivel au ministre de l’Instruction publique, 11 septembre 1840, AN, F/17/1848.
65Rapport du doyen Bertrand sur la thèse de Leharivel, AN, F/17/1735.
66Pierre Leroux est un théoricien du socialisme, adversaire résolu de Cousin, qui a publié une Réfutation de l’éclectisme en 1838 : voir Lucie Rey, « Les Lumières comme enjeu philosophique et politique : Pierre Leroux face à Victor Cousin », Dix-huitième siècle, 47, 2015, p. 501-528, DOI : 10.3917/dhs.047.0501 ; ead., Les enjeux de l’histoire de la philosophie en France au xixe siècle. Pierre Leroux contre Victor Cousin, Paris, L’Harmattan, 2013.
67Brouillon de lettre du ministre de l’Instruction publique au recteur de l’académie de Caen, 11 septembre 1841, AN, F/17/1735.
68Pierre Rosanvallon, Le moment Guizot, Paris, Gallimard, 1985, p. 121-132.
69« Décision portant qu’il ne sera plus accordé de grades par collation », 5 février 1831, publié dans Arthur de Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, op. cit., p. 660.
70On trouvera néanmoins les brouillons reliés d’une thèse française dans Victor Cousin, Notes sur Thucydide : matériaux inédits pour une thèse de doctorat (1812-1813), manuscrits et archives de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, Bibliothèque Victor Cousin, MSVC 48, version numérisée en ligne, https://nubis.bis-sorbonne.fr/ark:/15733/mv2w [consulté le 29/05/2024].
71Sous le Second Empire, on peut ainsi citer un autre cas de professeur non-docteur dans l’ordre des facultés des lettres, celui de Carl Hase, nommé professeur de grammaire comparée à la Sorbonne dans une chaire créée pour lui par Napoléon III ; Hase est membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1824. Voir Christophe Charle, « Hase (Carl, Benedikt) », dans Les professeurs de la faculté des lettres de Paris. Dictionnaire biographique 1809-1908, Paris, Institut national de recherche pédagogique, 1985, p. 95-96.
72Lettre de Narcisse Landois au ministre de l’Instruction publique du 2 juillet 1854, AN, F/17/1917.
73La loi Falloux de 1850 dispose qu’il y aura un recteur par département, ce qui crée un appel d’air dans l’accès à la carrière rectorale ; en 1854, ce système est abandonné à la faveur d’un retour à un total de seize rectorats. Sur le fait que la détention du doctorat est alors imposée aux recteurs, voir Louis André, L’administration académique sous tension : les personnels, leurs caractéristiques, leurs actions, de la IIe République à la fin du Second Empire (1848-1870), thèse de doctorat, université d’Artois, 2020, p. 181-191.
74Jean-François Condette, « Landois, Narcisse », Les recteurs d’académie en France de 1808 à 1940, t. II, Dictionnaire biographique, Paris, Institut national de recherche pédagogique, 2006, p. 242.
75Adolphe Mourier, Notes et souvenirs d’un universitaire : 1827-1889, Orléans, Georges Jacob, 1889, p. 91-92. Voir aussi Jean-François Condette, « Mourier, Adolphe Auguste Corneille », Les recteurs d’académie en France de 1808 à 1940, t. II, Dictionnaire biographique, Paris, Institut national de recherche pédagogique, 2006, p. 288-289.
76Adolphe Mourier, Quomodo a Spinozae doctrina plane et aperte Leibnitzius dissenserit, Paris, Firmin-Didot, 1854. Il s’agit incidemment de l’une des toutes premières thèses abordant les travaux de Spinoza : voir le chapitre de Victor Collard dans ce volume (chap. 15). La thèse française est : Adolphe Mourier, De la preuve de l’existence de Dieu dans Platon, Paris, Firmin-Didot, 1854.
77« Règlement relatif aux examens du doctorat ès lettres », 17 juillet 1840, publié dans Arthur de Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, op. cit., p. 869.
78Victor Cousin, « Circulaire relative aux règlements de la licence et du doctorat ès lettres », 19 juillet 1840, publié dans Arthur de Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, op. cit., p. 870.
79« Arrêté qui fixe le nombre et la répartition des exemplaires des thèses de doctorat ès lettres », 7 décembre 1841, publié dans Arthur de Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, op. cit., p. 917-918.
80Victor Cousin, « Circulaire relative aux règlements de la licence et du doctorat ès lettres », 19 juillet 1840, publié dans Arthur de Beauchamp, Recueil des lois et règlements sur l’enseignement supérieur, t. 1, op. cit., p. 870.
81Brouillon de lettre du ministre de l’Instruction publique, 1er octobre 1840, AN, F/17/1762.
82Ernest Renan, « J.-Victor Le Clerc. Doyen de la faculté des lettres de Paris », art. cité, p. 370.
83Note du 5 mars 1856, AN, F/17/4660.
84On en trouvera un exemple typique dans le chapitre de Matthieu Béra dans ce volume (chap. 9).
85Le texte des premières thèses de Taine est perdu, mais on sait que la thèse française était consacrée à la sensation, la thèse latine à la perception. L’année suivante, la Sorbonne accepte les nouvelles thèses qui lui sont soumises par l’auteur, intitulées Essai sur les fables de La Fontaine (Paris, Veuve Joubert, 1853) pour la thèse française et De Personis Platonicis (Paris, Veuve Joubert, 1853) pour la thèse latine. Voir Charles Coustille, Antithèses. Mallarmé, Péguy, Paulhan, Céline, Barthes, Paris, Gallimard, 2018, p. 40-41.
86François-Tommy Perrens, Jérôme Savonarole, sa vie, ses prédications, ses écrits, d’après les documents originaux et avec des pièces justificatives en grande partie inédites, Paris/Turin, Hachette/Gioanni & Fiore, 1853.
87La richesse du corpus, pas encore complètement constitué au moment de remettre cet article tant ces rapports sont dispersés dans les différents fonds d’archives, appelle bien sûr des analyses bien plus approfondies que ces premières suggestions.
88Rapport de soutenance de Joseph-Victor Le Clerc sur Félix Robiou, 1852, Paris, AN, F/17/4660.
89Rapport de soutenance de Joseph-Victor Le Clerc sur Louis Ménard, 1860, Paris, AN, F/17/4660.
90Sur le doctorat de Duruy lui-même, voir le texte de Jean-Charles Geslot dans ce volume (chap. 8).
91« Note pour monsieur le Ministre », 5 décembre 1865, AN, F/17/4656.
92Gérard Noiriel, « Le jugement des pairs. La soutenance de thèse au tournant du siècle », Genèses, 5, 1991, p. 132-147, DOI : 10.3406/genes.1991.1081. Sur la reconfiguration des carrières universitaires que cette nouvelle donne implique, voir Victor Karady, « Recherches sur la morphologie du corps universitaire littéraire sous la Troisième République », Le Mouvement social, 96, 1976, p. 47-80.
93Cité, sans indication de source, par James Condamin, Le centenaire du doctorat ès lettres (1810-1910) : étude d’histoire universitaire, Lyon, E. Vitte, 1910, p. 39-40. C’est Rudler qui souligne.
94Louis Liard, L’enseignement supérieur en France, t. 2, 1789-1893, Paris, Armand Colin, 1894, p. 110 et suivantes.
95Antoine Prost, Histoire de l’enseignement en France, 1800-1967, Paris, Armand Colin, 1968, p. 227.
96Françoise Mayeur, Histoire générale de l’enseignement et de l’éducation en France, t. 3, De la Révolution à l’école républicaine, 1789-1930, Paris, Perrin, 2004.
97Victor Karady, « Les universités de la Troisième République », dans Jacques Verger (dir.), Histoire des universités en France, Toulouse, Privat, 1986, p. 323-365.
98Christine Musselin, La longue marche des universités françaises, Paris, Presses universitaires de France, 2001.
99Gérard Noiriel, Sur la « crise » de l’histoire, Paris, Belin, 1996.
100Emmanuel Le Roy Ladurie, « Apologie pour les damnés », Le Monde, 19 septembre 1968.
101Circulaire relative au doctorat ès lettres, 14 novembre 1903, citée par Claude Jolly, « La thèse de lettres aux xixe et xxe siècles : les principaux textes législatifs et réglementaires », dans Claude Jolly et Bruno Neveu (dir.), Éléments pour une histoire de la thèse, op. cit., p. 133-134.