Introduction. Un académicien en sabots
p. 9-18
Texte intégral
1Durant l’automne 1822, Charles Weiss qui dirige alors la Bibliothèque municipale de Besançon rend visite à son compatriote Claude Pierre Molard. Ce dernier réside dans l’hôtel de Mortagne à l’extrémité du faubourg Saint-Antoine, au cœur du Paris artisanal de l’époque. L’érudit bisontin témoigne de sa joie de rencontrer ce savant réputé, inventeur de nombreuses machines, et est frappé par la simplicité de son discours et de sa tenue – l’académicien était en effet vêtu d’une simple « redingote grise et avait aux pieds des sabots1 ». En 1841, quelques années après la mort de Molard, le même Weiss lui consacre une notice dans son dictionnaire des hommes célèbres, dans laquelle il rappelle ses nombreuses activités au tournant du xixe siècle2. Claude Pierre Molard, et son frère Emmanuel François, furent en effet des savants, mécaniciens et acteurs importants de l’industrialisation naissante et de la promotion des inventions à la fin du xviiie et au début du xixe siècle. Largement oubliés aujourd’hui, ils formaient un duo de techniciens qui traversa les décennies révolutionnaires et impériales au premier plan des institutions académiques et du fonctionnement de l’État.
2Claude Pierre Molard est né le 6 juin 1759 dans le village des Bouchoux, près de Saint-Claude en Franche-Comté3. La légende, reprise et diffusée par Weiss dans sa notice, voudrait que ses « parents pauvres, frappés de ses dispositions, s’imposèrent des sacrifices pour lui faire faire ses études ». En réalité, les recherches montrent plutôt que par sa famille paternelle il appartient à un milieu de cultivateurs dont les possessions non négligeables sont enregistrées dans le cadastre napoléonien établi ici en 1828. Plusieurs frères (puis neveux) de Molard ont hérité de trois maisons, avec terres et bois, au lieu-dit Chez les Molard, un hameau toujours existant. De plus, la branche maternelle est issue d’une lignée de notables locaux, les Bussod, notaires et chirurgiens aux Bouchoux dès le xviie siècle au moins. L’un d’eux s’installe à Saint-Claude à la fin du xviiie siècle, attestant une ascension sociale. L’historiographie a plutôt retenu les origines paternelles mais la filiation maternelle suggère que Molard et son frère François Emmanuel ont bénéficié d’un capital culturel accumulé sur plusieurs générations. Lorsque Molard suit les cours du collège de Saint-Claude, son oncle maternel, Gaspard Bussod (1737-1812) est chirurgien et notaire aux Bouchoux et le cousin de sa mère, Pierre Bussod (1724-1804) est notaire à Saint-Claude. Cet environnement favorable peut expliquer que Molard rejoigne ensuite le grand séminaire de Saint-Irénée, à Lyon, où il s’occupe de l’entretien des machines du cabinet de physique.
3Dans les années 1780 il est employé dans un régiment du corps du génie où il se forme à l’art du dessin, des fortifications et de la construction. D’abord destiné à la médecine, il se passionne pour la mécanique et se rend à Paris en 1785 où il côtoie des figures montantes des sciences de l’ingénieur comme Gaspard Monge, Gaspard Riche de Prony et Jean-Henri Hassenfratz. La rencontre avec Alexandre Théophile Vandermonde, membre de l’Académie royale des sciences et commissaire au sein du Bureau du Commerce, chargé de diriger le dépôt des machines créé par l’État dans les anciens ateliers de Jacques Vaucanson à l’hôtel de Mortagne, permet à Molard d’y être affecté en 1786 comme démonstrateur car les collections sont publiques4. Cette fonction inclut aussi le dessin, la construction et l’amélioration de machines et la direction des habiles ouvriers employés à cet établissement5. L’hôtel de Mortagne occupe une place centrale dans la carrière de Molard qui s’efforce d’y garder des locaux et y obtient un logement pour sa retraite en 18176. Dans ces lieux, Molard s’intéresse autant aux pratiques agricoles qu’aux nouvelles machines textiles. L’inventaire de l’hôtel de Mortagne en 1791 mentionne une douzaine de machines qu’il a construites, notamment pour la filature du coton, ainsi des jennies7. Mais ses activités inventives se poursuivent tout au long de sa carrière. Dominique De Place a décompté au moins une quarantaine de machines et d’outils dans différents domaines (machines à filer, levier, presse, meule à polir, moulin portatif, noria, etc.)8, ce qui atteste ses compétences mécaniciennes mais aussi sa compréhension opératoire et synthétique des techniques, marque de sa culture technologique au sens fort du mot. Au début de la Révolution, il se rend ainsi à Amiens pour enquêter sur la pratique du rouissage et il se lie d’amitié avec les Milne, constructeurs anglais de machines installés en France (notamment à l’hôtel de Mortagne sous la Révolution). Il contribue aussi à l’Encyclopédie méthodique de Roland de La Platière auquel il fournit les dessins des machines déposées à l’hôtel de Mortagne.
4Après son licenciement en 1791, consécutif aux difficultés financières des premières années de la Révolution, il se lance dans un atelier de construction de mécanique textile attenant à l’hôtel de Mortagne et surtout, il s’insère dans les rouages de l’État nés de la Révolution, au service de la politique scientifique et technique nationale, à un moment de naissance de la notion de patrimoine et de refonte des enseignements et de la formation professionnelle. Il entre dans plusieurs bureaux et commissions révolutionnaires. En 1793, il devient membre de la Commission des monuments, dans laquelle il est maintenu lorsqu’elle devient Commission temporaire des arts (décembre 1793), chargée de recueillir les objets de science et d’industrie. En parallèle, en 1794, il intègre l’Agence des arts et manufactures de la Commission d’agriculture et des arts qui doit informer et conseiller le Comité d’agriculture et des arts. Il est aussi nommé conservateur de l’Hôtel d’Aiguillon (juin 1794) où sont entreposés les instruments de physique et les machines saisis et, en mai 1796, il est affecté comme conservateur de l’hôtel de Mortagne. En quelques années il acquiert donc une position centrale dans les institutions de l’invention. Conservateur des deux dépôts de machines existants, l’hôtel d’Aiguillon et l’hôtel de Mortagne, il est affecté au tout nouveau Conservatoire des arts et métiers né de la Convention, dont il élabore les plans : d’abord secrétaire, il devient démonstrateur en 1796, à la mort de Vandermonde, et s’impose comme administrateur en 1800, jusqu’en 18169. Il rejoint à cette période le Bureau consultatif des arts et manufactures, rouage de la politique d’innovation et de la gestion des brevets10. Il est aussi l’un des fondateurs de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale en 1801 et à ce titre il joue un rôle majeur d’expertise des inventions sous l’Empire11. Son jeune frère François Emmanuel, son cadet de 13 ans, était entré à l’École polytechnique en 1797 après diverses expériences militaires durant les guerres révolutionnaires. Alors que l’aîné organise et développe à Paris le Conservatoire des arts et métiers, le cadet prend la direction, après la paix d’Amiens en 1802, de la nouvelle école d’arts et métiers de Compiègne qu’il déménage à Châlons-sur-Marne. En 1811, il crée l’école d’arts et métiers de Beaupréau, qu’il transfère à Angers en 1815, avant de devenir sous-directeur du Conservatoire des arts et métiers.
5Les deux frères sont donc des administrateurs d’institutions publiques à une époque où l’État napoléonien se renforce et voit son rôle s’accroître dans le champ de l’économie et de la technique. Mais ils sont également des mécaniciens pratiques, inventeurs eux-mêmes de nombreux procédés industriels. Si l’ainé a perfectionné des machines à tisser, à forer et de nombreux types de moulin, le cadet améliore les procédés de fabrication des vis à bois, les systèmes de freinage des voitures à chevaux, et surtout des mécaniques pour l’agriculture. À la charnière entre l’éducation, la promotion des inventions et l’organisation des institutions savantes, ils incarnent les basculements qui s’opèrent entre le xviiie et le xixe siècle dans le domaine des savoirs techniques.
6À côté des savants de l’époque dont le nom est resté dans le panthéon national, à l’image de Lavoisier, les frères Molard demeurent largement inconnus, considérés au mieux comme des acteurs de seconde zone et d’habiles mécaniciens. Le large désintérêt de l’historiographie témoigne de cette marginalité relative et s’explique sans doute par le fait qu’ils furent davantage des techniciens que des théoriciens. Absorbés par leurs tâches ils n’ont pas laissé d’œuvre écrite majeure. À ce jour, exceptés les travaux de René Tresse et Dominique De Place12, Molard n’a pas fait l’objet d’une étude approfondie et son itinéraire depuis son Jura natal demeure flou, comme les multiples fonctions qui l’ont conduit à participer à toutes les institutions technologiques créées depuis la fin de l’Ancien Régime. Membre de la Commission temporaire des arts, académicien en 1815, Molard participe en effet aux sociabilités nouvelles, à Paris comme en province, telles la Société d’agriculture du département de la Seine, la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, la Société philosophique des sciences et arts utiles de Saint-Claude. Il est de tous les jurys d’examen des expositions des produits de l’industrie13.
7Après la chute de l’Empire, les deux frères voient leur activité évoluer, le cadet ouvre un atelier de construction de machines agricoles alors que l’aîné, mis à la retraite, intègre l’Académie des sciences où il continue d’intervenir sur les questions technologiques. S’ils ont laissé une œuvre écrite limitée, les frères Molard ont rédigé des milliers de rapport sur de nombreux sujets concernant l’industrie et la mécanique. Tous les historiens travaillant sur cette période ont d’ailleurs croisé la plume de Claude Pierre Molard, sans toujours savoir qui il était.
8Suivre l’action des frères Molard, à commencer par l’aîné qui est au cœur de ce volume, permet de plonger au plus près des pratiques inventives, au cœur du fonctionnement de l’État dans ses rouages quotidiens et besogneux, mais aussi de la constitution d’une science des arts industriels, la technologie, dont on sait de mieux en mieux qu’elle s’est développée via de multiples supports écrits et visuels14, y compris par la constitution de collections15. Claude Pierre Molard est à ce titre une figure clé de la technologie au tournant des xviiie et xixe siècles. Il s’inscrit dans le sillage de l’abbé Grégoire, à l’initiative de la fondation du Conservatoire des arts et métiers et pour qui « la technologie des arts est très imparfaite, la disette des mots propres pour certains objets, la diversité de dénominations pour d’autres, sont telles que d’une manufacture à une autre souvent on ne s’entend pas ». En 1812, Molard annonce qu’il va établir un vocabulaire à l’usage de la mécanique pour que les élèves de l’école de dessin du Conservatoire emploient les mêmes termes pour la description des machines ; de plus, « au cours de dessin, est joint un cours de bibliographie des machines16 ». Enfin, en 1810, il propose qu’on charge le bibliothécaire du Conservatoire d’un cours de technologie « dans lequel il ferait connaître aux élèves les ouvrages imprimés dans toutes les langues qui traitent des arts et métiers 17». Au-delà de cette ambition normative et pédagogique qui est une caractéristique du développement de la technologie en France au début du xixe siècle18, il produit lui-même nombre de descriptions techniques élaborées et réunit des collections dont la classification contenue dans le premier catalogue en 1818 révèle une ambition encyclopédique et une approche inclusive des arts19, en écho au sens intégrateur de l’industrie en France à cette période20, en même temps que s’exprime son intérêt pour les mécanismes, signe d’une compréhension opératoire des techniques.
9Cet ouvrage collectif est le fruit d’une rencontre organisée à l’université de Bourgogne, en lien avec l’université de Franche-Comté qui en publie les actes. À un premier niveau, le but était de recontextualiser l’itinéraire de Molard, en général envisagé au prisme de ses activités à Paris et au Conservatoire des arts et métiers. La diversité des milieux qui l’ont constitué, depuis le Jura natal, une origine qu’il n’a jamais reniée, méritait de réunir des études récentes, sources de renouvellement des acquis historiographiques sur le personnage, longtemps relativement peu connu. C’est pourquoi l’enjeu était aussi de restituer la place des acteurs négligés dans les transformations industrielles et technologiques qui marquent les années décisives s’étendant de 1780 à 1830. Il s’agit, au-delà de leurs trajectoires biographiques sur lesquelles subsistent de nombreuses ombres, d’étudier à travers eux le fonctionnement de l’État industrialiste, les transformations de la technologie et de l’expertise, les dynamiques de l’innovation technique tout comme la circulation des savoirs et des objets.
10Molard technicien ne laisse pas une œuvre théorique à la différence de son successeur, Gérard-Joseph Christian. Il a peu publié et a surtout œuvré dans les bureaux où il fut très actif à l’image du comité de mécanique de la Société d’encouragement auquel il fut assidu : « Ce que cet homme […] a fait pour [la Société] est considérable, ce qu’il fait pour les arts mécaniques est immense » dira d’ailleurs de Gérando dans son éloge funèbre. À sa mort en 1837, alors qu’il commence à entrer dans l’oubli et que l’industrialisation pour laquelle il a tant œuvré s’accélère, quelques-unes des principales sommités scientifiques du pays lui rendent hommage, comme Charles Dupin dans un discours prononcé le 15 février 1837 à l’Académie royale des sciences. Resté largement à l’écart des débats politiques, Molard ne semble pas être intervenu sur les enjeux sociaux qui commencent à travailler les sociétés du début du xixe siècle. En 1832, alors qu’il est déjà âgé et malade, il publie pourtant avec Pierre-Simon Gérard, grande figure de la science hydraulique de l’époque, un long compte rendu élogieux de l’ouvrage du baron de Morogues qui questionne le modèle industriel britannique et « l’utilité des machines21 ». Aux lendemains de la révolution de juillet et des insurrections lyonnaises de 1831, celui qui a œuvré toute sa vie à la promotion des inventions mécaniques, s’effraie devant le paupérisme effroyable qui sévit outre-Manche et défend un mode d’industrialisation doux, sans rupture avec le monde rural. L’analyse de Molard révèle la place ambiguë de l’Angleterre comme « modèle et contre-modèle22 » et la recherche d’un « productivisme à la française », comme Jérôme Adolphe Blanqui, successeur de Jean-Baptiste Say au Conservatoire ou encore Charles Dupin dans Le petit producteur français (1827)23. Chez Blanqui comme chez Dupin, s’exprime une apologie de la petite entreprise et des « innombrables métiers qui permettent à l’ouvrier […] de déployer toutes les facultés de son intelligence, de vivre de la vie de famille et non pas comme un automate, d’être un homme et non une machine…24 », non sans lien avec le sens inclusif et intégrateur que prend la technologie comme science des arts à cette période et qui transparaît chez Molard. Comme on le comprendra à la lecture du volume, ces considérations doivent être nuancées et contextualisées, Molard ayant aussi œuvré à la construction de l’image de l’Angleterre comme modèle rival et n’ayant pas hésité à tenter lui-même des aventures industrielles capitalistes.
11Molard est donc un praticien et un promoteur de la science technologique à un moment où l’idée de progrès devient un sujet d’intéressement politique et social, mobilisant de multiples niveaux de l’administration, mais aussi toutes les strates du monde du travail et des publics de plus en plus variés, en même temps que se développent l’imprimé technique, la presse spécialisée et que la question des machines commence à animer le débat public. Loin de toute vision apologétique du personnage, il convient de comprendre son œuvre, au sens le plus large possible, à la lumière des transformations économiques que les contemporains ne perçoivent pas de manière univoque.
12Cette publication se donne pour but d’une part de mieux connaître la formation et les activités de Claude Pierre Molard en distinguant successivement le technicien, le technologue et les contextes dans lesquels se déploie son activité. Il s’agit à la fois d’analyser ses sociabilités et son rôle dans la mise en réseau d’institutions et de lieux de production entre la fin de l’Ancien Régime, la Révolution et l’Empire. L’enjeu est d’explorer son action de coordinateur de l’action publique, ses pratiques du contact et de l’interrelation, ses modes de gestion parallèles et connectés d’instances diverses, en bref son travail d’administrateur technicien au service de la politique agricole impériale (Laurent Brassart), au sein des ateliers de l’hôpital des Quinze-Vingts (Liliane Hilaire-Perez), ou en promouvant certaines innovations techniques comme les machines à battre les céréales (François Jarrige) ou les moulins à planche hollandais (Philippe Bruyerre).
13D’autre part, l’enjeu est aussi de cerner la pensée de Molard, non pas l’œuvre d’un théoricien mais la réflexion d’un acteur central dans les recompositions des savoirs techniques et leur institutionnalisation sous de multiples formes. Patrice Bret souligne ainsi l’apport de Molard au Rapport historique sur les progrès des sciences mathématiques depuis 1789 et sur leur état actuel, présenté à l’empereur en 1808 ; Jérôme Baudry, revient sur sa pratique de l’examen des inventions au sein de l’Académie des sciences, Daniel Blouin et Gérard Emptoz décrivent son rôle d’expert au sein de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, et Christiane Demeulenaere-Douyère insiste sur son action décisive au sein du bureau consultatif des arts et manufactures.
14L’ouvrage propose enfin de s’ouvrir à l’étude des sites, des sociétés et des institutions que Molard (ainsi que son frère) a fréquentés, de manière à contribuer à la construction d’une histoire des lieux de savoirs techniques dont les dynamiques (politiques mais aussi économiques), connues en partie, méritent encore un approfondissement et un travail de synthèse collectif. Ce faisant, c’est aussi la dimension intime du personnage, ses choix de vie, ses relations et ses solidarités familiales qui sont analysés, révélant la complexité d’un personnage représentatif d’une ascension sociale confortée par la Révolution et resté fidèle à ses origines.
Notes de bas de page
1 Charles Weiss, Journal (1815-1822), éd. S. Lepin, Paris, Les Belles-Lettres, 1972.
2 Biographie universelle, ou Dictionnaire historique contenant la nécrologie des hommes célèbres de tous les pays, Paris, Furne, 1841, vol. 4, p. 222.
3 Le village, qui est étendu sur plusieurs quartiers, compte 2 032 habitants en 1790. Il devient chef-lieu de canton sous la Révolution. Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes du Jura, Besançon, Bintot, 1853, p. 285.
4 En l’an VIII, il y fait toujours des démonstrations, bien que les collections commencent à rejoindre le Conservatoire des arts et métiers. Dominique De Place, « L’incitation au progrès technique et industriel en France 1783 à 1819 d’après les archives du Conservatoire des arts et métiers », mémoire de l’EHESS, 1981, t. 1.
5 Dominique De Place, « Le sort des ateliers de Vaucanson, 1783-1791, d’après un document nouveau. 2e partie », History and Technology, 1, 1984, p. 213-237.
6 Id., « L’incitation au progrès technique et industriel en France 1783 à 1819 d’après les archives du Conservatoire des arts et métiers », op. cit., 1re partie.
7 Id., « Le sort des ateliers de Vaucanson, 1783-1791, d’après un document nouveau. 2e partie », op. cit.
8 Id., « L’incitation au progrès technique et industriel en France 1783 à 1819 d’après les archives du Conservatoire des arts et métiers », op. cit., t. 3, annexe III : « Machines et outillage inventés ou perfectionnés par C.-P. Molard ».
9 Id., « L’incitation au progrès technique et industriel en France 1783 à 1819 d’après les archives du Conservatoire des arts et métiers », op. cit. ; Claudine Fontanon, « Les origines du Conservatoire national des arts et métiers et son fonctionnement à l’époque révolutionnaire (1750-1815) », Les cahiers d’histoire du Cnam, n° 1, 1992, p. 17-44 ; Alain Mercier, Le Conservatoire des arts et métiers, des origines à la fin de la Restauration (1794-1830), Paris, CNAM, 2018.
10 Dans ce cadre, en 1800, Molard « dresse un mémoire sur les mesures à prendre pour le cardage et la filature mécanique de la laine » et il est chargé en 1804 de diriger la fonte du moule des grandes chaudières de l’appareil pour le blanchissage à vapeur de Cadet de Vaux dans les ateliers des frères Périer ; Dominique De Place, « L’incitation au progrès technique et industriel en France 1783 à 1819 d’après les archives du Conservatoire des arts et métiers », op. cit., 1e partie, n° 638, 2e partie, n° 641. Le Bureau consultatif des arts et manufactures devient sous la Restauration, le Comité consultatif des arts et manufactures. Par contre, Molard n’a pas appartenu au Bureau de Consultation des arts et métiers, qui a précédé le Bureau consultatif et a été de courte durée (1791-1792).
11 Daniel Blouin et Gérard Emptoz, « La Société d’encouragement pour l’industrie nationale et le Conservatoire des arts et métiers (1801-1811) », Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, n° 10, 2019, p. 75-95.
12 René Tresse, « La jeunesse et l’initiation du mécanicien Claude-Pierre Molard de 1759 à 1791 », Revue d’histoire des sciences, 1971, 24-1, p. 13-24 ; Dominique De Place, « L’incitation au progrès technique et industriel en France de 1783 à 1819 d’après les archives du conservatoire des arts et métiers », op. cit.
13 Dossier « Les débuts du Conservatoire des arts et métiers », Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, n° 10, 2019.
14 Liliane Hilaire-Pérez, Marie Thébaud-Sorger « Les techniques dans l’espace public. Publicités des inventions et littérature d’usage en France et en Angleterre au xviiie siècle », Revue de synthèse, n° 2, 2006, p. 393-428.
15 Géraldine Barron, Edmond Pâris et l’art naval. Des pirogues aux cuirassés, Toulouse, PUM, 2019 ; Lionel Dufaux, L’Amphithéâtre, la galerie et le rail. Le Conservatoire des arts et métiers, ses collections et le chemin de fer au xixe siècle, Rennes, PUR, 2017.
16 Dominique De Place, « L’incitation au progrès technique et industriel en France 1783 à 1819 d’après les archives du Conservatoire des arts et métiers », op. cit., 2e partie.
17 Ibid.
18 Joost Mertens, « Technology as a science of the industrial arts: Louis-Sébastien Lenormand (1757-1837) and the popularization of technology », History and Technology, 18 (3), 2002, p. 203-231 ; Guillaume Carnino, Liliane Hilaire-Pérez, « Qu’est-ce que la technologie ? Jalons pour l’histoire longue d’un concept oublié”, in Guillaume Carnino, Liliane Hilaire-Pérez, Jochen Hoock (dir.), La Technologie générale. Johann Beckmann Entwurf der algemeinen Technologie/Projet de technologie générale (1806), Rennes, PUR, 2017, p. 13-36.
19 Marie-Sophie Corcy, Liliane Hilaire-Pérez, « La “salle des produits anglais” du Conservatoire royal des arts et métiers », Artefact. Techniques, histoire et sciences humaines, n° 5, 2017, p. 41-58.
20 Joost Mertens, « The mere handicrafts: Ure’s Dictionary (1839-1853) compared with the Dictionnaire technologique (1822-1835) », dans Patrice Bret, Irina Gouzévitch et Liliane Hilaire-Pérez (dir.), Les techniques et la technologie entre France et Grande-Bretagne (xvie- xixe siècles), Documents pour l’histoire des techniques, 19, 2010, p. 269-277.
21 Claude Pierre Molard et Pierre-Simon Girard, Rapport sur un mémoire de M. le Baron de Morogues intitulé, de l’Utilité des machines, de leurs inconvénients, et des moyens d’y remédier en assurant l’extension et les progrès de notre agriculture, Académie royale des sciences, 20 février 1832, Paris, Firmin Didot, 1832.
22 François Vatin, « Modèle et contre-modèle anglais de Jean-Baptiste Say à Eugène Buret : révolution industrielle et question sociale (1815-1840) », dans Sylvie Aprile et Fabrice Bensimon éd., La France et l’Angleterre au xixe siècle. Échanges, représentations, comparaisons, Paris, Créaphis, 2006, p. 69-88.
23 Francis Démier, « Adolphe Blanqui : la leçon anglaise d’un économiste libéral français », dans Sylvie Aprile et Fabrice Bensimon éd., La France et l’Angleterre au xixe siècle, op. cit., p. 57-59 ; id., « Adolphe Blanqui, un ‘Libéral critique’ à la chaire d’Économie politique du Conservatoire des arts et métiers », Cahiers d’histoire du Cnam, 2, 1993, p. 59-86 ; François Vatin, « Les aventures du bon Monsieur Lerond, le petit fabricant français », dans Carole Christen et François Vatin éd., Charles Dupin (1784-1873). Ingénieur, savant, économiste, pédagogue et parlementaire du Premier au Second Empire, Rennes, PUR, 2009, p. 207-221.
24 Francis Démier, « Adolphe Blanqui, un ‘Libéral critique’ », op. cit., p. 71 ; id., « Adolphe Blanqui : la leçon anglaise », op. cit., p. 59-60.
Auteurs
-
Liliane Hilaire-Pérez
Université Paris Cité / EHESS
-
François Jarrige
Université de Bourgogne
Le texte seul est utilisable sous licence Licence OpenEdition Books. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.
Michelet, à la recherche de l’identité de la France
De la fusion nationale au conflit des traditions
Aurélien Aramini
2013
Fantastique et événement
Étude comparée des œuvres de Jules Verne et Howard P. Lovercraft
Florent Montaclair
1997
L’inspiration scripturaire dans le théâtre et la poésie de Paul Claudel
Les œuvres de la maturité
Jacques Houriez
1998
