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    Plan

    Plan détaillé Texte intégral 1. Introduction2. Présentation des notions3. L’inventaire des phonèmes consonantiques du japonais et leurs traits distinctifs4. Conclusion Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Les études françaises au Japon

    Ce livre est recensé par

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    Table des matières

    Neutralisation en japonais

    Une application de la théorie d’André Martinet au Japon

    Koichiro Kawashima

    p. 119-126

    Texte intégral Bibliographie Bibliographie Notes de bas de page Auteur

    Texte intégral

    1. Introduction

    1La neutralisation d’une opposition phonologique est sans doute une des notions les plus controversées de la linguistique contemporaine. Dans l’école de Prague ou dans la linguistique fonctionnelle d’André Martinet, par exemple, elle est censée être une conception importante et incontournable, tandis que dans le structuralisme américain ou dans la grammaire générative, elle est totalement ignorée ou refusée. En fait, cette notion est tellement abstraite et elle pose tellement de problèmes épistémologiques qu’il n’y en a toujours pas de définition unanime et univoque.

    2Il faut, certes, manier cette notion avec précaution. Mais il existe sans aucun doute des phénomènes qu’on appelle neutralisation d’une opposition phonologique.

    3Dans le présent article, en effet, nous montrerons qu’en japonais il y a au moins une neutralisation incontestable, celle où est perdue l’opposition entre les phonèmes /m/ et /n/. Cette neutralisation en japonais, qui a été déjà décrite par plusieurs phonologues, est si évidente qu’il n’est plus possible de nier cette notion. Nous démontrerons aussi la possibilité qui existe d’appliquer à la gémination en japonais la théorie de la neutralisation, telle qu’elle est développée par André Martinet, ce qui constitue le but principal de cet article.

    2. Présentation des notions

    2.1. Les phonèmes

    4Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous rappellerons quelques notions indispensables pour préciser ce qu’est la neutralisation.

    5Les phonèmes sont des unités minimales distinctives qui servent à distinguer un signe des autres signes dans une langue. Par exemple, si l’on peut faire une distinction entre poids [pwa] et bois [bwa], c’est qu’il existe un phonème à l’initiale de chaque signe. De même, les distinctions entre onze signes comme toit [twa], doigt [dwa], noix [nwa], mois [mwa], fois [fwa], voix [vwa], soie [swa], choix [∫wa], quoi [kwa], loi [lwa], roi [Rwa] démontrent l’existence de onze phonèmes. Soulignons qu’il s’agit là de la distinction de valeurs intellectuelles, et non de valeurs affectives. La signification intellectuelle d’un signe est objective et discrète. La valeur affective est, en revanche, subjective et continue. En français, par exemple, Mamaaaan ! avec une voyelle allongée peut avoir un sens que Maman ! normal ne possède pas. Il faut remarquer cependant que Mamaaaan est le même mot que Maman et donc qu’il ne s’agit que d’une distinction des valeurs affectives. Il est donc impossible de penser que dans Mamaaaan ! il y ait des phonèmes qui n’apparaissent pas dans Maman ! Un phonème existe, non pas pour ajouter du sens, mais pour distinguer un signe d’un autre signe.

    2.2. Les variantes

    6Il faut distinguer nettement un phonème et une variante de phonème. Les phonèmes n’ont qu’une existence abstraite, comme la notion géométrique de triangle, qui n’existe jamais dans la réalité. Pour être perceptible pour l’homme, donc, il faut qu’un phonème se réalise dans la réalité. On appelle variantes de phonèmes les réalisations de phonèmes. Par convention, les transcriptions de phonèmes sont placées entre barres obliques (/.../) et celles de variantes de phonème, entre crochets droits ([...]). Par exemple, le phonème /r/ en français peut être réalisé de façon différente : [r] grasseyé dorsal et [r] roulé apical.

    2.3. La commutation

    7Puisqu’un phonème est une unité distinctive, il ne fonctionne que dans un environnement où l’on peut obtenir un autre signe en remplaçant une tranche phonique par une autre. Les phonèmes /t/ et /d/ en français existent, par exemple, afin de distinguer deux signes comme touche et douche, où [t] et [d] peuvent commuter en un point du mot. Le fait que touche et douche se distinguent l’un de l’autre signifie justement que [t] et [d] peuvent être remplacés l’un par l’autre. Pour désigner cette relation, on utilise aussi le terme opposition. [t] dans [tu∫] et [d] dans [du∫], par exemple, sont dits opposés ou en opposition. S’il existe deux phonèmes distincts, c’est parce qu’ils sont opposés. Pas d’opposition, pas de phonème. Car là où il n’y a pas d’opposition, on n’a pas besoin de distinguer deux phonèmes.

    8Pour mieux comprendre ce principe, imaginons une langue où les consonnes autres que [t] n’apparaîtraient pas à l’initiale du mot. De ce fait, on ne pourrait pas remplacer [t] dans cette position par une autre consonne. Et admettons que dans cette langue [talba] soit un tout autre mot que [alba]. Pourrait-on dire dans ce cas que [t] dans [talba] est une variante de phonème ? La réponse est non. Le problème est de savoir quel est ce phonème. Si l’on ne peut pas commuter [t] dans cette position avec une autre consonne, c’est parce que cette langue ne fait pas de distinction phonologique entre [t] et toutes les autres consonnes. Il en résulte que [t] à l’initiale du mot pourrait être une variante de n’importe quel phonème consonantique. En d’autres termes, on ne pourrait pas déterminer quel est ce phonème.

    2.4. Les traits distinctifs

    9Le phonème est aussi défini comme un ensemble de traits distinctifs. Les traits distinctifs sont des caractères qui distinguent un phonème des autres phonèmes dans le système phonologique d’une langue donnée. Le phonème /d/ en japonais, par exemple, possède trois traits distinctifs : alvéolaire, occlusif, sonore (voir l’inventaire des phonèmes consonantiques du japonais et leurs traits distinctifs). C’est le trait alvéolaire qui distingue /d/ de /g/. C’est le trait occlusif qui distingue /d/ de /z/. Enfin c’est le trait sonore qui distingue /d/ de /t/.

    2.5. La neutralisation d’une opposition phonologique

    10Il y a neutralisation lorsque les conditions suivantes sont remplies1 :

    1. il existe des environnements phoniques où deux ou plus de deux sons peuvent être mutuellement remplacés, avec un changement de sens. Cela signifie qu’il existe des phonèmes distincts. Parce que [t] et [d] sont opposés, par exemple dans Teich « étang » et Deich « digue », on peut distinguer en allemand deux phonèmes /t/ et /d/ ;

    2. il existe des environnements phoniques où les phonèmes en question ne peuvent plus être remplacés l’un par l’autre. Dans de pareils cas, l’opposition entre ces phonèmes est dite neutralisée. En allemand, par exemple, Rat « conseil » et Rad « roue » se prononcent tous deux [ra : t]. En effet, [t] et [d] ne sont plus interchangeables dans un tel environnement. Cela implique que l’opposition entre les phonèmes /t/ et /d/ y est neutralisée ;

    3. les phonèmes en question entretiennent un rapport exclusif dans le système phonologique d’une langue donnée2.

    2.6. Le rapport exclusif

    11Les phonèmes sont dits entretenir un rapport exclusif lorsque les trois conditions suivantes sont remplies :

    1. les phonèmes en question ont le même ou les mêmes traits distinctifs. On appelle une telle partie commune la base commune ;

    2. dans un système phonologique donné, les phonèmes en question sont les seuls à posséder les traits distinctifs qui constituent la base commune.

    3. les phonèmes en question se distinguent l’un de l’autre par un seul trait distinctif.

    12Par exemple, les phonèmes /t/ et /d/ en japonais entretiennent un rapport exclusif (voir plus bas, l’inventaire des phonèmes consonantiques du japonais et leurs traits distinctifs). /t/ et /d/ ont tous deux comme traits distinctifs, alvéolaire et occlusif. Les autres phonèmes consonantiques ne les possèdent pas. Enfin, /t/ et /d/ se distinguent par un seul trait distinctif : sourd ou sonore.

    2.7. Les archiphonèmes

    13Les phonèmes en question n’apparaissent jamais dans un environnement phonique où leur opposition se neutralise. Par exemple, [t] dans Rat ou dans Rad n’est une variante ni de /t/ ni de /d/. Car à la finale du mot allemand, ni /t/ ni /d/ n’apparaissent. Là où l’opposition entre /t/ et /d/ n’existe pas, /t/ ni /d/ n’existent pas plus. Si la distinction entre le sexe masculin et le sexe féminin n’existait pas, ni la notion de sexe masculin ni la notion de sexe féminin n’existeraient. C’est la même logique que celle dont il est question ici.

    14Dès lors, ce n’est pas un phonème, mais un archiphonème qui apparaît dans un environnement phonique où il y a neutralisation3. L’archiphonème est noté traditionnellement en majuscule. Par exemple, [t] dans Rat ou dans Rad est une variante de l’archiphonème /T/. Par conséquent, Rat [ra : t] et Rad [ra : t] sont tous deux phonologiquement interprétés comme /raT/.

    15Les traits distinctifs d’un archiphonème sont identiques à la base commune des phonèmes dont l’oppositon se neutralise. Mettons que le phonème /x/ ait comme trait distinctif a, b, et c et que le phonème /y/ possède a, b et d. Les deux phonèmes entretiennent un rapport exclusif.

    /x/ {a, b, c}
    /y/ {a, b, d}
    /Z/ {a, b}

    16Mettons encore que, dans un certain environnement phonique, l’opposition entre /x/ et /y/ soit neutralisée. Il y apparaît donc un archiphonème, nommé /Z/. Les traits distinctifs de cet archiphonème sont logiquement a et b (la base commune de /x/ et /y/). C’est parce que là où l’opposition entre /x/ et /y/ est perdue, c’est c et d, qui distingue /x/ et /y/, qui perdent leur fonction distinctive dans la neutralisation.

    3. L’inventaire des phonèmes consonantiques du japonais et leurs traits distinctifs

    17Les phonèmes consonantiques du japonais standard et leurs traits distinctifs respectifs sont :

    /p/ {labiale, non nasale, sourd}
    /b/ {labiale, non nasale, sonore}
    /s/ {alvéolaire, fricative, sourd}
    /z/ {alvéolaire, fricative, sonore}
    /t/ {alvéolaire, occlusive, sourd}
    /d/ {alvéolaire, occlusive, sonore}
    /k/ {vélaire, occlusive, sourd}
    /g/ {vélaire, occlusive, sonore}
    /m/ {labiale, nasale}
    /n/ {alvéolaire, nasale}
    /h/ {non-alvéolaire, fricative}
    /r/ {liquide}
    /y/ {palatale, glide}
    /w/ {vélaire, glide}

    18Il s’agit d’une des interprétations les plus courantes du système consonantique. Nous n’entrerons pas ici dans le détail de la phonologie du japonais. Cette liste suffira en tout cas pour répondre à l’objectif de cet article.

    3.1. Neutralisation de l’opposition entre /m/ et /n/

    19En japonais il existe des environnements phoniques où [m] et [n] peuvent se remplacer l’un par l’autre avec un changement de valeur intellectuelle, comme dans [miru] « regarder » et [niru] « faire cuire », [mori] « bois » et [nori] « colle ». L’existence de pareils environnements montre qu’il existe deux phonèmes bien distincts. On les note traditionnellement /m/ et /n/ : [miru] est donc phonologiquement interprété comme /miru/ et [niru] comme /niru/. Ces deux phonèmes entretiennent un rapport exclusif (voir ci-dessus, l’inventaire des phonèmes consonantiques du japonais et leurs traits distinctifs). Or l’opposition qu’il y a entre /m/ et /n/ se neutralise en position finale de la syllabe. On n’a, d’abord, que [m] avant [m], [p] et [b]. Par exemple : [sammi] « acidité », [sampo] « promenade », [samba] « femme-sage ». Deuxièmement, seul apparaît [n] devant [n], [t] et [d], comme dans [annai] « guide », [hantai] « contraire », [mondai] « problème ». Enfin, avant les autres consonnes ou avant une pause, ni [m], ni [n] n’apparaissent. Ce sont des voyelles nasales ou des consonnes nasales autres que [m] et [n] qui peuvent y figurer, comme dans [mãzoku] « être content » et [hoN] « livre ». On peut en déduire que [m] et [n] ne peuvent plus être remplacés l’un par l’autre en position finale de la syllabe et donc qu’il y a là une neutralisation. Une consonne nasale qui apparaît en position finale de la syllabe n’est une variante ni de /m/ ni de /n/, mais une variante de l’archiphonème /N/, dont le trait distinctif est nasale. Par conséquent, [sampo], par exemple, est phonologiquement interprété comme /saNpo/ et [mondai] comme /moNdai/. Pour les japonophones, il est indiscutable que /N/ est une tout autre chose que /m/ et /n/, bien qu’ils se réalisent souvent de façon identique4. La preuve, c’est que dans l’orthographe du japonais, on utilise pour représenter /N/ un autre caractère spécial que ceux qu’on emploie pour /m/ et /n/.

    3.2. La géminée et le phonème /q/

    20Il arrive que deux consonnes identiques soient prononcées consécutivement, comme [pp], [ss], [tt], [kk]. On appelle géminées les consonnes doubles. En japonais, une géminée peut avoir une fonction distinctive par rapport à la prononciation d’une consonne simple, même si à l’inverse du français, celle-ci reste sourde. En effet, il y a des environnements phoniques où une géminée s’oppose à une seule consonne, comme dans [suppai] « aigre » et [supai] « espion », [isso] « plutôt » et [iso] « rivage », [otto] « mari » et [oto] « bruit », [akka] « aggravation » et [aka] « rouge ». En linguistique japonaise, on considère normalement la première partie de la géminée comme un phonème particulier. On le note traditionnellement /q/5. Par exemple, [suppai] est phonologiquement interprété comme /suqpai/. De même, [isso] est normalement interprété comme /iqso/, [otto] comme /oqto/ et [akka] comme /aqka/. Le phonème /q/ se réalise phonétiquement comme une petite pause d’articulation. Il ne correspond donc à aucun son physique. Pour les japonophones, toutefois, le fait qu’il s’agisse d’un phonème est tellement évident que dans l’orthographe du japonais on utilise pour représenter /q/ un caractère spécial.

    3.3. Les géminées sonores : [bb], [zz], [dd], [gg]

    21En principe, les géminées sonores [bb], [zz], [dd], [gg] n’existent pas en japonais, sauf les cas d’emprunt, de renforcement de sens ou d’onomatopée. Il est vrai qu’il existe des emprunts avec une géminée sonore. Par exemple, [bazz∫i] est un emprunt de l’anglais badge. De même, [beddo] est un emprunt de l’anglais bed et [baggu] vient du mot anglais bag. L’existence de ces emprunts, cependant, ne signifie pas qu’il existe des géminées sonores en japonais. Les japonophones ont tendance, d’ailleurs, à les prononcer respectivement [batt∫i], [bakku], [betto], avec une géminée sourde. Il arrive aussi qu’on double une consonne pour renforcer le sens. Par exemple, [suggoi] « terrrrrrible » est plus expressif que [sugoi] « terrible ». Notons cependant que [suggoi] est le même mot que [sugoi] et que leur distinction est de l’ordre des valeurs affectives (voir, plus haut, la présentation des notions : les phonèmes) ; [suggoi] et [sugoi] doivent être donc tous deux phonologiquement interprétés de la même façon, comme /sugoi/. Il en va de même pour [subbara∫ii] « maaaagnifique » et [subara∫ii] « magnifique », [mahhantai] « tout à fait contraire » et [mahantai] « contraire ». Enfin, cela va de soi pour le cas des onomatopées. L’existence des géminées sonores dans les onomatopées ne démontre évidemment pas qu’il y ait des géminées sonores dans le système phonologique du japonais.

    22On tirera de ces observations que, phonétiquement, il peut exceptionnellement exister des géminées sonores [bb], [zz], [dd], [gg] en japonais, mais que phonologiquement, il n’en existe pas.

    3.4. Neutralisation après le phonème /q/

    23On peut déduire de ce qui précède que l’opposition, entre /p/ et /b/ qui entretiennent un rapport exclusif, est neutralisée après /q/. C’est parce que la géminée sonore est phonologiquement impossible contrairement à la sourde [pp]. Dans cette position, en effet, [p] et [b] ne sont plus interchangeables. Ce n’est donc ni /p/ ni /b/, mais l’archiphonème /P/ qui apparaît après /q/. Par conséquent, [suppai] est phonologiquement interprété comme /suqPai/. Les traits distinctifs de /P/ sont labiale et non nasal (la base commune de /p/ et /b/).

    24Il en va de même pour les oppositions /s-z/, /t-d/, /k-g/. Elles sont toutes neutralisées après /q/ : [isso], [otto] et [akka] sont donc phonologiquement interprétés comme, respectivement, /iqSo/, /oqTo/ et /aqKa/. Les traits distinctifs de /S/ sont alvéolaire et fricatif (la base commune de /s/ et /z/). Ceux de /T/ sont alvéolaire et occlusif (la base commune de /t/ et /d/). Ceux de /K/ sont vélaire et occlusif (la base commune de /k/ et /g/).

    4. Conclusion

    25Cette analyse montre à partir d’observations sur la gémination en japonais que les oppositions /p-b/, /s-z/, /t-d/, /k-g/ sont neutralisées après /q/. Ce n’est donc pas un phonème normal, mais un archiphonème qui apparaît après /q/. En conséquence, par exemple, [t] dans [oto] « bruit » est une variante du phonème /t/ tandis que [t] dans [otto] « mari » est une variante de l’archiphonème /T/, bien qu’ils soient phonétiquement identiques.

    Bibliographie

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    Format

    Akamatsu, T. (1988). The Theory of Neutralization and the Archiphoneme in Functional Phonology. John Benjamins Publishing Company. https://doi.org/10.1075/cilt.43
    Akamatsu, Tsutomu. “The Theory of Neutralization and the Archiphoneme in Functional Phonology”. Current Issues in Linguistic Theory. John Benjamins Publishing Company, January 1, 1988. doi:10.1075/cilt.43.
    Akamatsu, Tsutomu. “The Theory of Neutralization and the Archiphoneme in Functional Phonology”. Current Issues in Linguistic Theory, John Benjamins Publishing Company, 1 Jan. 1988. Crossref, https://doi.org/10.1075/cilt.43.

    Cette bibliographie a été enrichie de toutes les références bibliographiques automatiquement générées par Bilbo en utilisant Crossref.

    Bibliographie

    10.1075/cilt.43 :

    Akamatsu, T. 1988. The Theory of Neutralization and the Archiphoneme in Functional Phonology. Amsterdam : John Benjamins.

    Akamatsu, T. 2000. Japanese Phonolology : A Functional Approach. München : Lincom Europa.

    Kawashima, K. 2003. The Moraic Obstruent /q/ and Neutralization in the Japanese Language, Bulletin of the Musashino Art University, XXXIV, 25-32 (en japonais).

    Labrune, L. 2006. La phonologie du japonais. Leuven : Peeters.

    Martinet, A. 1936. Neutralisation et archiphonème, Travaux du Cercle Linguistique de Prague, VI, 46-57.

    Martinet, A. 1956. La description phonologique, avec application au parler franco-provençal d’Hauteville (Savoie). Genève : Droz.

    Martinet, A. 1974. La linguistique synchronique. Paris : Presses Universitaires de France.

    Pierret, J.-M. 1983. Phonétique du français. Notions de phonétique générale et phonétique historique du français. Louvain-la-Neuve : Cabay.

    Walter, H. 1977. La phonologie du français. Paris : Presses Universitaires de France.

    Notes de bas de page

    1 Akamatsu (1988 : 111) : « By neutralisation is to be meant the inoperability of a phonological opposition between two or more phonemes in some context or contexts (context(s) of neutralization) which is operative elswhere (context(s) of relevance) in a given phonological system. A neutralizable opposition is necessarily an exclusive opposition. Neutralization is effected with the cancellation of the opposition or oppsitions between the relevant features which serves or serve to distinguish from each other the member phonemes of the neutralizable opposition in the context(s) of relevance. »

    2 Akamatsu (1988 : 56-57) : « In the theory of neutralization and the archiphoneme in functional phonology, the notion of ‘exclusive relation’ is absolutely indispensable because, as I hope to demonstrate in various parts of this book, this notion serves (i) to account for each and every case of neutralizations ; (ii) to distinguish neutralization from defective distribution ; (iii) to specify the type of neutralizable opposition ; (iv) to identify a given neutralizable opposition ; (v) to define the nature of the archiphoneme ; (iv) to determine the phonological content of, hence the identity of, a given archiphoneme ; and so on. »

    3 Akamatsu (1988 : 199) : « The archiphoneme is a distinctive unit whose phonological content is identical with the relevant features common to the member phonemes of a neutralizable opposition, which is distinct from any of these member phonemes and which occurs in the position of neutralization. »

    4 /N/ est un des phonèmes mores. Le phonème more est un phonème consonantique qui, comme les phonèmes vocaliques, forme un more à lui seul au niveau de la réalisation.

    5 Dans la tradition linguistique japonaise, on note les phonèmes mores en majuscules comme /Q/. Si nous le notons /q/ en minuscules dans cet article, c’est pour le distinguer d’un archiphonème.

    Auteur

    • Koichiro Kawashima

      Université de Fukuoka

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    1 Akamatsu (1988 : 111) : « By neutralisation is to be meant the inoperability of a phonological opposition between two or more phonemes in some context or contexts (context(s) of neutralization) which is operative elswhere (context(s) of relevance) in a given phonological system. A neutralizable opposition is necessarily an exclusive opposition. Neutralization is effected with the cancellation of the opposition or oppsitions between the relevant features which serves or serve to distinguish from each other the member phonemes of the neutralizable opposition in the context(s) of relevance. »

    2 Akamatsu (1988 : 56-57) : « In the theory of neutralization and the archiphoneme in functional phonology, the notion of ‘exclusive relation’ is absolutely indispensable because, as I hope to demonstrate in various parts of this book, this notion serves (i) to account for each and every case of neutralizations ; (ii) to distinguish neutralization from defective distribution ; (iii) to specify the type of neutralizable opposition ; (iv) to identify a given neutralizable opposition ; (v) to define the nature of the archiphoneme ; (iv) to determine the phonological content of, hence the identity of, a given archiphoneme ; and so on. »

    3 Akamatsu (1988 : 199) : « The archiphoneme is a distinctive unit whose phonological content is identical with the relevant features common to the member phonemes of a neutralizable opposition, which is distinct from any of these member phonemes and which occurs in the position of neutralization. »

    4 /N/ est un des phonèmes mores. Le phonème more est un phonème consonantique qui, comme les phonèmes vocaliques, forme un more à lui seul au niveau de la réalisation.

    5 Dans la tradition linguistique japonaise, on note les phonèmes mores en majuscules comme /Q/. Si nous le notons /q/ en minuscules dans cet article, c’est pour le distinguer d’un archiphonème.

    Les études françaises au Japon

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    Kawashima, K. (2010). Neutralisation en japonais. In J. R. Klein & F. Thyrion (éds.), Les études françaises au Japon. Louvain-la-Neuve: Presses universitaires de Louvain. Consulté à l’adresse https://books.openedition.org/pucl/3972
    Kawashima, Koichiro. « Neutralisation en japonais ». In Les études françaises au Japon, édité par Jean René Klein et Francine Thyrion. Louvain-la-Neuve: Presses universitaires de Louvain, 2010. https://books.openedition.org/pucl/3972.
    Kawashima, Koichiro. « Neutralisation en japonais ». Les études françaises au Japon, édité par Jean René Klein et Francine Thyrion, Presses universitaires de Louvain, 2010, https://books.openedition.org/pucl/3972.

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    Format

    Klein, J. R., & Thyrion, F. (éds.). (2010). Les études françaises au Japon. Louvain-la-Neuve: Presses universitaires de Louvain. Consulté à l’adresse https://books.openedition.org/pucl/3817
    Klein, Jean René, et Francine Thyrion, éd. Les études françaises au Japon. Louvain-la-Neuve: Presses universitaires de Louvain, 2010. https://books.openedition.org/pucl/3817.
    Klein, Jean René, et Francine Thyrion, éditeurs. Les études françaises au Japon. Presses universitaires de Louvain, 2010, https://books.openedition.org/pucl/3817.
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