Planification du cours de science : le cas d’un professeur novice
p. 179-180
Texte intégral
1Dans le cadre de la dernière journée d’étude du CRIPEDIS, il a été demandé à plusieurs professeurs de sciences de présenter la planification de leurs cours. Volontairement, les organisateurs sont restés vagues concernant les instructions, afin d’obtenir un maximum de diversité de la part des intervenants. Voici donc un résumé de ce qui est ressorti dans mon cas…
1. Avant toute chose, posons un cadre…
2Il me semble primordial, avant de parler de planification proprement dite, de brièvement décrire ma situation de professeur. Ceci permettra en effet d’expliquer certains des choix que j’ai pu réaliser en termes de planification. J’ai commencé à travailler voici maintenant un an. Durant cette première année d’enseignement, j’ai enchainé deux intérims : un premier dans une école huppée ne proposant que de la transition générale et un deuxième dans une école plus hétérogène comprenant différentes options, allant du professionnel à la transition générale. Lors de ce second intérim, j’ai été la quatrième enseignante que les élèves ont pu rencontrer sur l’année.
2. Premier interim
3Tout d’abord, il est important de préciser à ce stade que l’agencement des trois sciences les unes par rapport aux autres, pour une classe, dépendait fortement du nombre de professeurs responsables de l’enseignement des sciences. Si le cours était donné par trois professeurs différents, il va de soi que les élèves avaient un cours de chaque science chaque semaine. Par contre, s’il n’était dispensé que par un seul professeur, deux options étaient possibles : soit donner science par science sous forme de « blocs » s’étalant sur plusieurs mois, soit alterner les chapitres de manière à ce que les élèves passent régulièrement d’une science à l’autre. Dans le cas présent, il m’a semblé que la première option – enseigner par bloc – était la plus appropriée, car elle permet de gagner du temps – pas besoin de rappels – et est plus efficace, d’après mes collègues plus expérimentés.
4Par ailleurs, il me faut avouer que les plannings, au sein de chaque cours de science, étaient « assez absents ». Je me suis généralement contentée de simplement prévoir l’ordre des chapitres et, pour chacun d’entre eux, de prendre le temps qu’il fallait en fonction des élèves… Les rares calendriers que j’ai préparés ont rarement été suivis (pertes d’heures de cours, difficultés à prévoir le rythme des élèves, etc.).
3. Deuxième interim
5Concernant les cours donnés en transition, j’ai préféré alterner les sciences tout au long de mon intérim. En effet, j’ai très rapidement ressenti qu’il me serait plus facile de « garder les élèves avec moi » en agissant ainsi. Par ailleurs, un planning avait déjà été mis en place par les autres professeurs de l’école ; celui-ci concernait l’agencement des chapitres de sciences ainsi que le nombre d’heures à leur accorder, et je l’ai suivi, dans la mesure du possible. Dans la mesure du possible car, les élèves étant déjà très en retard, il me fallait privilégier les chapitres dont ils allaient avoir besoin ultérieurement.
6Concernant les cours donnés en professionnelles, il me faut avouer que la planification était plus… chaotique. En effet, vu l’imprévisibilité des élèves, il m’était tout simplement impossible de prévoir parfois même ce que j’allais pouvoir voir au cours suivant. Avec ces classes, l’important était d’être souple et, justement, d’être capable de sortir de ce qui avait été prévu, d’improviser.
4. Conclusion
7Dans mon cas, il est notable que ma planification est encore à un stade très expérimental. Dans l’état actuel des choses, pour être tout à fait honnête, je n’en ressens pas encore une grande utilité et préfère simplement, une fois l’ordre des chapitres décidé, m’adapter aux élèves… Cependant, suite aux interventions de mes confrères plus expérimentés, il m’a semblé que planifier efficacement est aussi quelque chose qui s’apprend et je ne doute pas qu’avec l’expérience, il me sera de plus en plus facile de faire des plannings efficaces, et par conséquent utiles.
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