Le groupe d’Éducation nouvelle d’Eure-et-Loir et l’essor du mouvement Freinet (1927-1947)
Pacifistes et progressistes au sortir de la Grande Guerre, des instituteurs du département d’Eure-et-Loir étayent leurs pratiques pédagogiques, telle l’imprimerie à l’école, sur les théories de l’Éducation nouvelle. Retrouver les mobiles et les pensées de cette première génération d’instituteurs devenus adultes en même temps que Célestin Freinet nécessite d’adopter une démarche qui, au-delà de l’histoire des institutions, ne peut ni ne doit méconnaître l’histoire économique, sociale, politique...
Note de l’éditeur
Couverture : En marge du congrès de la Fédération unitaire de l’enseignement à Tours en 1927, Freinet réunit une trentaine de syndicalistes intéressés par l’imprimerie à l’école. Certains utilisent déjà cette technique dans leur classe, d’autres non. Convaincus, les couples Pichot et Cornec deviendront « imprimeurs » à la rentrée 1927. Il s’agit pour Freinet du « premier congrès des imprimeurs ». © Archives des Amis de Freinet.
Éditeur : Presses universitaires de Caen
Lieu d’édition : Caen
Publication sur OpenEdition Books : 27 octobre 2016
ISBN numérique : 978-2-84133-825-2
DOI : 10.4000/books.puc.7686
Collection : Quæstiones
Année d’édition : 2015
ISBN (Édition imprimée) : 978-2-84133-523-7
Nombre de pages : 274
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Alain Vergnioux
PréfaceTerre d’accueil du premier groupe d’Éducation nouvelle
Un groupe d’Éducation nouvelle en Eure-et-Loir
Au temps du Front populaire
Espérances déçues
L’essor du mouvement Freinet
Pacifistes et progressistes au sortir de la Grande Guerre, des instituteurs du département d’Eure-et-Loir étayent leurs pratiques pédagogiques, telle l’imprimerie à l’école, sur les théories de l’Éducation nouvelle. Retrouver les mobiles et les pensées de cette première génération d’instituteurs devenus adultes en même temps que Célestin Freinet nécessite d’adopter une démarche qui, au-delà de l’histoire des institutions, ne peut ni ne doit méconnaître l’histoire économique, sociale, politique et culturelle. Cette période marquée par la montée des fascismes et les déchirements de la société civile incite ces instituteurs de la France rurale à un regain d’ardeur démocratique, à une mobilisation contre les mesures conservatrices des ministères, à une critique sévère de l’école de Jules Ferry qui n’a pas su anticiper les mutations d’un monde nouveau.
Comment en restant solidaires et unis dans leurs combats, ces maîtres ont-ils traversé ces années de crise, comment leur exemple a-t-il encouragé d’autres groupes départementaux à se constituer, comment leur détermination a-t-elle réussi à imposer là et ailleurs une pédagogie centrée sur l’enfant, comment enfin leur engagement a-t-il favorisé l’essor du mouvement Freinet ?
Josette Ueberschlag, chercheur au CIMEOS à l’université de Bourgogne, est l’auteur de plusieurs articles sur la pédagogie Freinet et le cinéma d’enseignement, ainsi que de deux ouvrages, Le film à intention heuristique, un média en faveur de l’apprentissage des sciences et Jean Brérault, l’instituteur cinéaste (1898-1973).
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