Henrik et Märta Tikkanen : couple d’écrivains et écrivains du couple
p. 179-185
Résumés
En passant en revue l’œuvre littéraire des époux Tikkanen, l’auteur souligne à quel point celle-ci est centrée sur le couple. Chacune possède son originalité, mais Märta a en outre élaboré une parole particulière, une « proésie » qui restera sa marque particulière. Si Henrik est le maître du trait, Märta, elle, aura surtout écrit en « désespoir d’amour ».
This paper investigates the literary works of Märta and Henrik Tikkanen, drawing attention to the central position of the couple. They both have their originality; Märta has even developed a form of expression of her own, called in this article “proésie”, that characterises her work. Henrik is the master of the art, whereas Märta mainly writes in “despair of love”.
Texte intégral
1La France ne manque pas de couples littéraires, à l’époque récente : Sartre et le Castor, Louis Aragon et Elsa Triolet, Marcel et Élise Jouhandeau (dans un genre plus strindbergien que nature) ou encore Albert Camus et Maria Casarès (même si Maria n’écrivait pas vraiment et si ce couple a dû rester dans la clandestinité). Pour se faire une idée de ce qu’a été celui formé par Henrik et Märta Tikkanen, il est bon de les ajouter les uns aux autres. C’est dire ce qu’il a été et la variété de ses aspects, pour ne pas parler de sa notoriété, surtout au sein d’une communauté suédophone de 300 000 âmes (même si Henrik était parfaitement bilingue et écrivait aussi en finnois et si Märta a été éditée dans cette langue et supervise les traductions de ses œuvres).
2Il convient de commencer par Henrik, car c’est lui qui est à l’origine de tout, et de rappeler qu’il a d’abord été artiste graphique mais que, étant donné la richesse de ses dons et la vivacité de son esprit, il a vite été happé par la littérature. Son crayon excelle dans tous les domaines puisqu’il est capable d’allier la finesse d’un paysage (urbain ou marin) à la puissance de la caricature. Et il est peut-être à son comble lorsqu’il s’allie à la forme la plus spirituelle de la littérature, l’aphorisme, comme dans les célèbres « Henrikar » qu’il a publiés par centaines (voire milliers) dans la presse nordique. Henrik Tikkanen, c’est l’art du trait – d’esprit autant que de crayon – et là, il fait merveille. Son œuvre littéraire est riche et variée et compte aussi bien des récits de voyage (Renault, mon amour, 19831) que des satires antimilitaristes (30-åriga kriget, 19772), des essais, des pièces de théâtre, etc. En ce qui concerne le thème du couple, il est surtout illustré dans ses « livres d’adresses » (Brändövägen 8, Bävervägen 11, Mariagatan 26, Georgsgatan, Henriksgatan, 1975-1982). Ce sont eux qui ont assis sa réputation, car il s’y montrait peu discret et souvent peu flatteur pour son entourage familial et amical, se faisant une réputation de blottare (exhibitionniste) assumée sans aucun scrupule, et affichant de même son hédonisme et une passion pour la dive bouteille de toute façon difficile à cacher. Dès le premier volume, il reproche par exemple à ses parents de l’avoir engendré « sans se demander à quoi il allait bien pouvoir leur servir »3. Dans le deuxième, il parle de « la tendance innée à l’autodestruction » qui règne dans sa famille4. L’auto-ironie permet à toutes ces « méchancetés » de passer, car il ne s’épargne pas lui-même. C’est à la fin de ce deuxième volume qu’éclate la « bombe » : sa rencontre avec une jeune fille en « robe de coton bleue à rayures »5, alors qu’elle est intérimaire dans le journal où il travaille à l’époque. C’est le coup de foudre réciproque, à tel point qu’elle répond positivement à une demande en mariage originale (presque autant que celle de Strindberg à Harriet Bosse) car « conditionnelle » : s’il n’était pas déjà marié, l’épouserait-elle ? Il s’ensuit sept années d’amours clandestines (de sa part à lui) à l’issue desquelles elle épouse… un autre. Mais le couple (légal) qu’ils finiront par former (après avoir divorcé tous les deux) semble vraiment destiné à vivre « l’histoire d’amour du siècle », titre d’un futur livre de Märta dont Henrik revendique la paternité6 ajoutant que, dans son esprit, c’était totalement dépourvu d’ironie. Leur vie conjugale a été aussi orageuse qu’on pouvait le craindre, sachant qu’ils se sont fiancés avant d’être divorcés chacun de leur côté, et quand Henrik définit l’amour comme « la lutte commune »7, on a un peu le sentiment qu’il veut dire « mutuelle ». Contrairement à ce qu’on a laissé entendre, il ne se donne pas le beau rôle. Il ne tarit pas d’éloges sur Märta (« Je ne lui trouvais aucun défaut »8), il estime qu’elle est la femme la plus désirable au monde, il admet qu’elle lui pardonne tout et que c’est elle qui l’a convaincu de consulter un psy pour soigner son alcoolisme (déçu de ne pas trouver de… divan, il n’y retourne pas). Son seul défaut : être « gauchiste » (vänstervriden9) et surtout : soucieuse de se réaliser. Autrement dit de sortir du rôle féminin traditionnel dans lequel il aimerait bien la cantonner. Il déclare certes ne rien avoir contre la libération de la femme, mais sans doute en sous-entendant : sauf dans son cas ! Et ajoute : « Mais je n’aimais pas l’idée d’être supposé être contre pour la simple raison que j’étais un homme »10. Puis il déclare à sa façon piquante : « La Première Guerre mondiale a libéré la femme jusqu’aux genoux, la Seconde jusqu’au nombril et après la troisième régnera l’égalité parfaite »11. Il comprend que son amour est d’un modèle « qui cadre mal avec une vie en commun avec une femme vivant à cette époque-ci »12 du fait d’une conception désuète quant aux « rôles de sexes » (je fais ici allusion au célèbre könsrollsdebatten des années 1970 dans les pays du Nord). La maladie (hémorragie gastrique, attaques d’épilepsie puis leucémie) va tout assombrir : à cinquante-quatre ans, il est condamné (à une échéance de cent vingt mois qu’il ne respectera pas). Et, comme il lui fournit lui-même des preuves d’indignité qu’elle ne peut réfuter, la situation est grave. Il reconnaît qu’elle fait de son mieux pour le supporter mais ajoute, bien à sa façon, qu’il « doit lui empoisonner la vie pour l’en empêcher »13. Il vante le dévouement de Märta auprès de lui et de sa fille handicapée légère, alors même qu’elle refuse l’idée de devoir de sacrifice. Il est maintenant jaloux de sa gloire littéraire à elle, estimant que le mérite lui en revient – c’est sans doute sur ce point qu’il est le plus injuste, peut-on estimer maintenant, à la lumière de ce qui a suivi. Il reconnaît ne jamais être devenu adulte14 et parle de la femme mariée comme d’une « pute domestique sous-payée »15, ce qui est du Henrik Tikkanen tout craché : aussi progressiste que marqué par le pire des préjugés (rappelant en cela Strindberg, à nouveau). Mais il doit aussi admettre que leur ménage est un peu leur fonds de commerce : « Dans notre foyer, l’amour est en outre une source de revenus, qui est à la base de nos œuvres littéraires et de notre succès. Nous n’avons aucune raison de dire du mal de l’amour »16. Il se demande enfin ce qui vaut le mieux : « L’égalité sans amour ou l’amour sans égalité » – grave question en effet – et conclut sur cette pensée très désabusée : « Cela fait maintenant vingt-cinq ans que je souffre du mal d’amour sans que cela ait mis fin à mes jours, alors qu’il ne faut pas badiner avec l’amour, comme on sait, et alors qu’aucun médecin ne l’a encore comparé au cancer »17.
3Chez Märta, le couple (la famille, de façon plus générale) n’est pas seulement un thème récurrent, c’est le fil rouge, voire la charpente de son œuvre. On le trouve en filigrane dès Nu imorron (1970) et Ingenmansland (1972), qui met en scène une femme au foyer en mal de libération et les conflits que cela entraîne. Elle n’a donc pas attendu la « provocation » des « livres d’adresses » de Henrik pour aborder le sujet. Dans Vem bryr sig om Doris Mikhailov (1974), elle met en scène les relations de couple (et professionnelles) sous l’angle du rapport de force, dans une perspective expressément psychanalytique. En 1976, elle fait paraître Män kan inte våldtas18, livre qui dément son titre et qui a fait l’effet d’une bombe littéraire dans la Finlande d’alors. On a du mal à le croire, chez nous, a une époque où les Françaises s’acharnent à porter leur sexualité en sautoir (le mot n’est pas trop fort) en littérature. Pourtant, le viol – le thème du couple poussé dans son dernier retranchement – était encore tabou, là-haut, surtout dans ce sens-là. Et peu nombreuses sont les femmes de lettres du monde entier (en dehors des pays du Nord, où le livre a eu un grand retentissement, mais dont il n’a guère franchi les frontières) qui savent la part qu’a prise Märta dans la libération de cette parole. Århundradets kärlekssaga (1978)19 est sans doute son chef-d’œuvre littéraire, car c’est le livre dans lequel elle a trouvé son style, en plus de son sujet. À tel point que j’y reviendrai après avoir rapidement passé en revue ses autres livres : Mörkret som ger glädjen djup (1981), sur la maternité dans la société, puis Sofias egen bok, sur la maladie infantile (1982), avant que le thème de la famille dans son ensemble ne soit illustré dans Rödluvan (1986)20, qui réussit le prodige de faire du conte un mode d’exploration du réel (à la fois personnel et social) actuel. Un beau tour de force que j’espère que l’on enseigne dans les écoles de creative writing, discipline qui n’existe pas en France (où le besoin ne s’en fait pas sentir, n’est-ce pas ?). À partir de là, on peut dire que Märta opère un retour définitif et presque exclusif au thème du couple. Mais elle va le faire en variant la façon de l’aborder et en sachant adapter le style au sujet. C’est d’abord le cas dans ce beau et curieux livre qu’est Storfångaren (1989)21, où l’histoire tâtonnante d’un couple sert de substrat à la découverte du Groenland à la fois dans sa réalité actuelle et dans sa permanence mythologique. Puis c’est Arnaía kastad i havet (1992) qui se rattache, dans une écriture très poétique, au thème de Pénélope. Ensuite vient un autre livre très original Personliga angelägenheter (1996), dans lequel deux histoires d’amour sont mises en abîme et se répondent à quelques dizaines d’années de distance. C’est une sorte de « dialogue à une voix », un roman « semi-épistolaire » à la structure très étudiée et complexe dans lequel se superposent deux journaux intimes (dont l’un est faux, car reconstitué), qui nous présente deux visages de l’amour et du couple (l’un féminin, l’autre masculin) et prouve que Märta n’a pas de leçon de subtilité formelle à recevoir même des pires théoriciens de la littérature. Si L’histoire d’amour du siècle était un livre sur la présence et la difficulté de vivre l’amour au quotidien, celui-ci porte sur l’absence et la façon de le vivre malgré tout. Bel exemple de souplesse d’esprit et d’aptitude à se mettre dans la peau de l’autre. Le livre suivant, Två (2004), rassemble des souvenirs de Henrik et se présente comme une tentative subjective de cerner les fils emmêlés qui rattachent la vie à l’écriture au cours d’une vie commune de vingt-huit ans. C’est une sorte de « vingt ans après » (la mort de Henrik) qui pose le principe qu’il « aurait fallu être deux pour l’écrire ». La dernière variation sur le thème est parue en 2010 et son titre, Emma & Uno, indique bien la façon simple et sans détour dont le sujet (l’histoire de son grand-père et de sa grand-mère maternels) est abordé, ce qui ne veut pas dire qu’il manque de subtilité et de pénétration, au contraire, puisqu’elle s’y interroge sur ce qui a séparé – en même temps qu’uni – deux êtres faits l’un pour l’autre (en nous racontant donc une sorte d’histoire d’amour du siècle… précédent, en quelque sorte).
4Mais revenons à L’histoire d’amour du siècle, surtout maintenant que l’édition française a rétabli la belle interaction entre le crayon de Henrik et la plume de Märta. L’originalité première de ce livre est d’insérer le réalisme le plus quotidien et le plus volontiers « repoussant » dans le cadre d’une histoire d’amour, qui insiste en général sur ce qui est séduisant. La seconde est le langage que Märta y élabore et que, faute de mieux, je qualifie de « proésie », car c’est un hybride de prose et de poésie sans pour autant être de la prose poétique, et qui restera sa marque, utilisée à nouveau, avec les modulations imposées par le sujet, dans chacune de ses œuvres ultérieures. Malgré ce qu’on en a dit, ce n’est pas un livre polémique. Plutôt complémentaire de celui de Henrik puisqu’elle y livre la même histoire de son point de vue à elle. La preuve que c’est la même est que l’on y retrouve « la robe de coton rayée de bleu »22. Le ton, lui, est bien différent : beaucoup moins spirituel, même si les touches d’humour n’y manquent pas. Märta n’a pas l’esprit d’aphorisme de Henrik, le sien est beaucoup plus chargé d’affectivité. C’est une revue de presque tous les sentiments possibles. Cela commence par les (bonnes) raisons qu’elle aurait de partir, mais qu’elle ne saisit pas, puis elle expose l’alternative à laquelle elle est sans cesse confrontée : se montrer « très compréhensive » et passer pour une « sale pimbêche » ou bien faire la sourde oreille à tous les malheurs de l’être aimé et alors être une « dangereuse intrigante ivre de vengeance »23. Autre alternative, tout aussi viciée : « avoir trop peu aimé » ou « avoir aimé beaucoup trop »24. Ensuite elle détaille les odeurs peu ragoûtantes de l’ivresse25, la peur26 ou plutôt les peurs, si l’on tient compte de celles des enfants27. La « belle vie » de la famille, lorsque l’ivresse n’a pas encore dépassé un certain stade28. Ses propres indispositions dont il ne tient aucun compte29, les reproches30 et cette triste constatation : « Si c’est de la haine / qu’est-ce donc que l’amour »31. Elle ne masque pas son sentiment d’injustice32 ni sa contrariété devant le stupide sentiment de jalousie de Henrik : pour qui donc (sous-entendu : pour quel amant) se rase-t-elle les aisselles ?33 ou devant sa cécité et son égocentrisme érotiques34. Elle déplore l’absence de communication entre eux35 et sa mauvaise foi glorieuse : « Tu ne les as nullement méprisées [les femmes] / dis-tu fièrement / même pas les putes : vraiment ». Notons au passage cette façon de lui faire partager l’écriture du poème au moyen de la deuxième personne du singulier. Il y a aussi les fausses auto-accusations36, les trahisons37 et le pardon impossible38, avant que le livre ne se termine sur la revendication de l’identité au moyen de son nom de jeune fille écrit en capitales (MÄRTA ELEONORA CAVONIUS) et un manifeste féministe en quatre mots revendiquant le droit, pour la femme, à « déception / fureur / colère / haine ».
5Ce qui est remarquable, dans ce livre, c’est sa faculté de passer du sommet (ou de l’abîme, cela dépend du moment) des passions humaines au problème de linge sale du mari volage39, et comment mieux donner une idée de son originalité qu’en citant l’un de ses plus brefs poèmes :
Garde tes roses
débarrasse plutôt
la table
garde tes roses
mens plutôt
un peu moins
garde tes roses
écoute plutôt
ce que je dis
aime-moi moins
crois-moi plus
garde tes roses !
6Ne parle-t-on pas du « langage des fleurs dans la littérature finlandaise » dans un autre article du présent recueil ? Langage certes assez particulier, mais de ce point de vue le couple Tikkanen sort lui aussi de l’ordinaire. Il est d’une dignité qu’auraient dû préserver tous ceux (à commencer par Strindberg, encore une fois) qui ont réglé des comptes conjugaux par le biais de la littérature. Le féminisme de Märta ne peut heurter personne – même pas le pire machiste ni, au fond, Henrik lui-même, à preuve les hommages qu’il lui a rendus – car il vient du cœur et non de l’intellect, et a permis que ce livre soit écrit non dans la haine ni dans le manque d’amour mais, comme Märta le dit elle-même au moyen d’une magnifique expression : en « désespoir d’amour »40.
Bibliographie
Tikkanen Henrik, Brändövägen 8, Helsinki, Söderström, 1975.
Tikkanen Henrik, Bävervägen 11, Helsinki, Söderström, 1976.
Tikkanen Henrik, Mariagatan 26, Helsinki, Söderström, 1977.
Tikkanen Henrik, 30-åriga kriget, Helsinki, Söderström, 1977 ; trad. : Le héros oublié, P. Bouquet (trad.), Larbey, Gaïa, 2002.
Tikkanen Henrik, Georgsgatan, Stockholm, Alba, 1980.
Tikkanen Henrik, Henriksgatan, Stockholm, Alba, 1982.
Tikkanen Henrik, Renault, mon amour, Stockholm, Alba, 1983 ; trad. : Renault, mon amour, P. Bouquet (trad.), Larbey, Gaïa, 2002.
Tikkanen Märta, Nu imorron, Helsinki, Söderström, 1970.
Tikkanen Märta, Ingenmansland, Helsinki, Söderström, 1972.
Tikkanen Märta, Vem bryr sig om Doris Mikhailov, Helsinki, Söderström, 1974.
Tikkanen Märta, Män kan inte våldtas, Helsinki, Söderström, 1976 ; trad. : Les hommes ne peuvent être violés, P. Bouquet (trad.), Le Mans, Cénomane, 2006.
Tikkanen Märta, Århundradets kärlekssaga, Helsinki, Söderström, 1978 ; trad. : L’histoire d’amour du siècle, P. Bouquet (trad.), Le Mans, Cénomane, 2011.
Tikkanen Märta, Mörkret som ger glädjen djup, Stockholm, Trevi, 1981.
Tikkanen Märta, Sofias egen bok, Helsinki, Söderström, 1982.
Tikkanen Märta, Rödluvan, Stockholm, Trevi, 1986 ; Chaperon rouge, P. Bouquet, A. Ségol (trad.), Nantes, L’Élan, 1999.
Tikkanen Märta, Storfångaren, Stockholm, Trevi, 1989 ; Le grand chasseur, P. Bouquet (trad.), Le Mans, Cénomane, 2008.
Tikkanen Märta, Arnaía kastad i havet, Helsinki, Tammi, 1992.
Tikkanen Märta, Personliga angelägenheter, Stockholm, Trevi, 1996.
Tikkanen Märta, Två, Helsinki, Söderström, 2004.
Tikkanen Märta, Emma & Uno, Helsinki, Söderström, 2010.
Notes de bas de page
1Traduction française : H. Tikkanen, Renault, mon amour, P. Bouquet (trad.), Larbey, Gaïa, 2002.
2Traduction française : H. Tikkanen, Le héros oublié, P. Bouquet (trad.), Larbey, Gaïa, 2002.
3H. Tikkanen, Brändövägen 8, Helsinki, Söderström, 1975, p. 8 (les traductions sont de nous).
4H. Tikkanen, Bävervägen 11, Helsinki, Söderström, 1976, p. 135.
5Ibid., p. 137.
6H. Tikkanen, Henriksgatan, Stockholm, Alba, 1982, p. 67.
7H. Tikkanen, Georgsgatan, Stockholm, Alba, 1980, p. 38.
8H. Tikkanen, Mariagatan 26, Helsinki, Söderström, 1977, p. 94.
9Ibid., p. 117.
10H. Tikkanen, Georgsgatan, p. 12.
11H. Tikkanen, Henriksgatan, p. 92.
12H. Tikkanen, Georgsgatan, p. 22.
13Ibid., p. 54.
14H. Tikkanen, Henriksgatan, p. 69.
15Ibid., p. 73.
16Ibid., p. 80.
17Ibid., p. 101.
18Traduction française : M. Tikkanen, Les hommes ne peuvent être violés, P. Bouquet (trad.), Le Mans, Cénomane, 2006.
19Traduction française : M. Tikkanen, L’histoire d’amour du siècle, P. Bouquet (trad.), Le Mans, Cénomane, 2011.
20Traduction française : M. Tikkanen, Chaperon rouge, P. Bouquet, A. Ségol (trad.), Nantes, L’Élan, 1999.
21Traduction française : M. Tikkanen, Le grand chasseur, P. Bouquet (trad.), Le Mans, Cénomane, 2008.
22M. Tikkanen, L’histoire d’amour du siècle, p. 88.
23Ibid., p. 15-16.
24Ibid., p. 18.
25Ibid., p. 22.
26Ibid., p. 27.
27Ibid., p. 30.
28Ibid., p. 65.
29Ibid., p. 68.
30Ibid., p. 72.
31Ibid., p. 86.
32Ibid., p. 90.
33Ibid., p. 108.
34Ibid., p. 127.
35Ibid., p. 125.
36Ibid., p. 135.
37Ibid., p. 145.
38Ibid., p. 162.
39Ibid., p. 157.
40Ibid., p. 188.
Auteur
-
Philippe Bouquet
Université de Caen Basse-Normandie
Philippe Bouquet, agrégé d’anglais et docteur d’État en langues scandinaves, a été professeur de langues scandinaves à l’université de Caen Basse-Normandie, et est docteur honoris causa de l’université de Linköping (Suède). Sa thèse de doctorat porte sur L’individu et la société dans les œuvres des romanciers prolétariens suédois, 1910-1960 (Paris, H. Champion, 1980). Parmi les nombreux auteurs de langue scandinave qu’il a traduits figurent Stig Dagerman, Harry Martinson, Vilhelm Moberg, Märta et Henrik Tikkanen.
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